Lewis Black on KKR

12 06 2008



Film de la semaine: L’Argent: Chute de l’Argentine

31 05 2008

Voici un excellent film:


L’Argent Chute de l’Argentine 1 sur 4
envoyé par LeLibrePenseur
L’Argent Chute de l’Argentine 2 sur 4
envoyé par LeLibrePenseur
L’Argent Chute de l’Argentine 3 sur 4
envoyé par LeLibrePenseur
L’Argent Chute de l’Argentine 4 sur 4
envoyé par LeLibrePenseurPour en savoir plus sur la création de l’argent, cliquez ici.



Film de la semaine: L’affaire Clearstream

11 05 2008


Affaire clearstream 1
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Affaire clearstream 2
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Affaire clearstream 3
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Affaire clearstream 4
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Censure pour protéger l’évasion fiscale

21 02 2008

repris de Branchez-vous, une partie des documents censurés, incluant les documents montrant les fraudes fiscales et le blanchissement d’argent ont été recopiés ici sur mon blogue, jusqu’à dernière nouvelle ils étaient aussi disponible sur les sites mirroir de wikileaks comme wikileaks.cx:

Wikileaks.org mis hors service par une cour de Californie

wikileaks.gif

Wikileaks, un site collaboratif controversé mettait à la disposition du public des documents confidentiels de société ou d’États.

Wikileaks, qui encourageait, par souci de transparence, les fuites au sein des entreprises et des gouvernements a été désactivé à la suite d’une injonction émise par une cour californienne.

Des documents liés aux activités d’une banque suisse dans les Îles Caïman sont à l’origine de cette injonction.

L’ex-vice-président de la succursale du groupe bancaire Julius Baer aux Îles Caïman serait responsable de cette fuite de documents qui prêtent à la banque suisse des activités de blanchiment d’argent et d’évasion fiscale.

Dynabot, l’hébergeur de Wikileaks, a reçu l’ordre d’effacer toutes traces du site sur ses serveurs aux États-Unis. Toutefois, certaines pages du site, hébergées en Belgique et en Inde seraient encore accessibles.

De plus, la cour exige que lui soit transmises toutes les informations relatives aux souscripteurs, aux contacts, aux factures ainsi que les adresses IP utilisées pour accéder au compte du nom de domaine de Wikileaks.

Wikileaks affirme que l’ordre de la cour est inconstitutionnel et que le site a vigoureusement été censuré.

Depuis sa fondation en 2006 par des journalistes, mathématiciens et informaticiens dissidents des États-Unis, d’Europe, d’Australie, de Taïwan et d’Afrique du Sud, Wikileaks aurait publié plus de 1,2 million de documents provenant de sources anonymes.

par Marc-André Brouillard


Appérçus de la Françafrique

15 02 2008

NOIR SILENCE, FX Verschave JT
envoyé par sur_vivant


trafic d’armes itw verschave
envoyé par sur_vivant



Film de la semaine: Or noir au Tchad

2 02 2008


or noir tchad 90 mn
envoyé par sur_vivantL’armée française et la force européenne sont super bien bien implantés au Tchad. Les rebelles n’aurraient jamais puent prendre la capitale sans la bénédiction de la France. Total essaie-t-elle de reprendre le pétrole à Exxon, Rebels interposés?



Film de la semaine: Quand le FMI fabrique la misère

27 01 2008


Mondialisation Quand le FMI fabrique la misère - kewego
Bogoso Gold Limited (BGL)/Gold Star est une compagnie minière canadienne comme beaucoup de ces compagnies.Gold Star est listée sur la bourse de Toronto et a la CIBC pour banquier.



Paradis fiscal 101

24 01 2008

text de Benoît Perron repris de la Tribu du Verbe (le texte a depuis été enlevé mais peut être accédé via l’archive internet):

http://linsubversible.blog.lemonde.fr/files/les_paradis_fiscaux_en_2003_4.jpg

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Ça dure depuis l’Antiquité – L’évasion est illégale mais pas l’évitement

Présent au Québec depuis quelques années, Sovereign offre une formation complète sur les paradis fiscaux par l’entremise d’annonces placées régulièrement dans La Presse et Les Affaires. En association avec le Groupe Forsythe International Inc., les journées de formation se déroulent soit à l’Hôtel Crown Plaza à Montréal ou à l’Hôtel des Gouverneurs de l’Île Charron à Longueuil. Coût de la formation : 150 $ plus taxes. Désireux d’en savoir davantage, j’ai composé le numéro de téléphone apparaissant au bas de l’annonce et c’est le directeur général Jacques Lépine en personne qui m’a répondu.
Je lui ai demandé s’il m’était possible d’assister à la formation qu’il offrait prochainement à l’Hôtel des Gouverneurs à titre de journaliste. Embarrassé, il m’a répondu que la présence dans la salle d’un journaliste pourrait indisposer certains de ses clients. Devant le mutisme de rigueur dans ce milieu cloîtré, j’ai dû revoir ma tactique. Quelques semaines plus tard, j’ai repris contact avec Lépine non pas en tant que journaliste mais en tant qu’investisseur potentiel. Sa réponse fut nettement plus favorable.

Jacques Lépine est consultant et directeur général de la firme Sovereign Company Services (Canada) Ltd de Saint-Léonard depuis trois ans. Il est détenteur d’un MBA (Maudit Baveux en Affaires, dixit Michel Chartrand). Avant de joindre les rangs de Sovereign, il dirigeait la International Company Services (USA) Ltd, une entreprise spécialisée dans les conseils professionnels sur l’évitement fiscal dans des paradis fiscaux.

Sovereign possède des bureaux un peu partout dans le monde : Îles Vierges Britanniques, Canada, République Tchèque, Gibraltar, Hong Kong, Irlande, Île de Man, Japon, Portugal, Russie, Espagne, Afrique du Sud, Îles Turks et Caïcos, Royaume-Uni, États-Unis et Grèce.

Tout ce que vous n’avez jamais osé demander sur les paradis fiscaux

Je me suis donc rendu tel que convenu à l’Hôtel des Gouverneurs de Longueuil par un magnifique jeudi ensoleillé suivre une formation authentique sur les paradis fiscaux. Après avoir acquitté les frais de 150 $ et m’être fait remettre des notes de cours d’une centaine de pages (en anglais et en français) intitulées Tout savoir sur les paradis fiscaux, j’ai pris place parmi un groupe d’environ 40 personnes.

Après s’être présenté, Jacques Lépine fait un tour de salle, question de mieux connaître les gens présents dans la salle. 75 % des gens présents sont des comptables venus écouter l’Oracle leur refiler les meilleurs tuyaux pour sortir l’argent du pays en toute légalité, tuyaux qu’ils factureront ensuite grassement à leurs meilleurs clients. Le reste est composé d’avocats, de fiscalistes et de quelques hommes d’affaires qui éviteront soigneusement de se nommer. Selon Lépine, la plupart des gens qui assistent à ses formations sont des comptables.

D’entrée de jeu, Lépine fait une mise en garde. Il ne veut pas inciter personne à faire de l’évasion fiscale (illégale) mais nous informer sur les paradis fiscaux qui existent dans le monde, comment y avoir accès, y faire des affaires en minimisant les impacts fiscaux de nos transactions grâce à l’évitement fiscal (légal). Lépine mentionne, pour mieux nous rassurer, que toutes les banques canadiennes sont installées dans des paradis fiscaux par l’entremise de filiales « off shore ».

Suivez l’exemple de Paul Martin

Les conseils qu’offre Lépine visent à exploiter les failles dans la loi anti-évitement canadienne et permettent à des margoulins de sortir leur argent du pays en toute impunité de façon légale. Pour Lépine, il est plus facile de sortir du fric du Canada que de le sortir de la France, parce que nos lois sont plus floues. Au Canada, pour éviter d’attirer l’attention du fisc, il faut faire des placements corporatifs avec motif commercial dans une corporation « off shore » (International Business Corporation ou IBC). C’est l’arme absolue de l’évasion fiscale et elle offre une confidentialité en béton pour les capitaux flottants d’origine douteuse ou mafieuse. Cependant, il importe de ne pas faire affaire dans le paradis fiscal avec une banque canadienne « off shore » pour éviter des pressions politiques pour retracer l’origine de l’argent douteux.

Toutes les raisons sont bonnes pour créer une IBC : investissement, location, gestion de portefeuille, import-export, assurances, brevets, holdings, expédition, etc. Dans ce dernier cas, Lépine cite comme exemple le ministre canadien des Finances Paul Martin qui utilise une IBC dans un paradis fiscal (Bahamas) pour éviter l’impôt sur sa flotte de navires, la Canada Steamship Lines. Pour Lépine, si Paul Martin le fait, c’est que cela doit être légal. À savoir si c’est moral, c’est une autre affaire.

Le fisc a l’œil sur les lettres en provenance des Bahamas

Un comptable dans la salle se lève et pose la question suivante à Lépine : lui est-il possible de devenir citoyen des Îles Turks et Caïcos tout en restant citoyen canadien pour ainsi pouvoir revenir à sa guise au Canada pour profiter de ses soins de santé exceptionnels et de sa qualité de vie, car il ne désire pas prendre toute sa retraite dans ce paradis fiscal ? Pour 50 000 $ US, Lépine peut vous procurer une seconde citoyenneté dans n’importe lequel paradis fiscal de votre choix et cela en un peu plus de 24 heures, et tout est légal.

Un homme d’affaires présent dans la salle demande à Lépine comment il pourrait s’y prendre pour « brouiller les pistes » au fisc canadien pour son IBC incorporée au Liechtenstein. L’homme a déjà séjourné trois mois dans ce paradis fiscal mais il ne s’y plaît pas et préfère vivre au Québec tout en ne payant que moins de 5 % d’impôts. Lépine lui a suggéré de venir le rencontrer à son bureau pour une consultation à 300 $ l’heure. Un détail pour quelqu’un qui ne paie presque pas d’impôts au pays. Pour des montages financiers plus complexes, Lépine fait affaire avec Me Marcel Racicot, avocat chez Desjardins, Duchesnes, Stein et Monast. Pour la constitution de fiducies « off shore », c’est l’avocate Ginette Méroz (présente lors de la formation) qui prend la relève.

Les services offerts par Lépine sont très nombreux, mais les plus prisés sont : création d’une fiducie active ou passive (2000 à 3000 $ US), création d’une corporation «off shore » (2000 $ US), ouverture d’un compte « off shore » (500 $ US), devenir un directeur nominal (nominees agent) ou agent de correspondance (750 $ US).

Le paradis terrestre, c’est un paradis fiscal

Lépine conclut la formation en jurant, la main sur le cœur, qu’il est là pour offrir des services internationaux et non pour juger de ce qui est bien ou mal pour ce qui est de placements ou d’investissements étrangers. Ponce Pilate a dit sensiblement la même chose il y a 2000 ans, en pleine décadence.

J’ai quitté l’Hôtel des Gouverneurs en état de transe, la tête remplie de projets. Désormais, je pourrais moi aussi utiliser le système en toute impunité, légalement et jouir d’une retraite dorée à 40 ans. Liberté 55, c’est pour les paumés. Il suffit d’avoir le fric et les contacts et faire comme tous les autres margoulins dont le seul objectif est de prendre l’oseille et de se tirer ! Pendant 2000 ans, et question de nous garder sous sa tutelle, l’Église nous a promis le paradis à la fin de nos jours. Une fadaise. L’Oracle Lépine m’a promis un paradis fiscal sur le champ, la culpabilité en moins. Pour ce qui est de la morale… enfin !

Loin des yeux, loin de l’impôt

Jacques Lépine définit le paradis fiscal comme étant un pays, qu’il soit sur un continent ou sur une île, où les impôts sont tenus au niveau zéro ou à un niveau très bas. Les paradis fiscaux existent depuis l’Antiquité mais se sont surtout développés à partir de 1945. Les grands États y voyaient l’occasion de faciliter certaines opérations, tandis que les petits États y voyaient le moyen d’attirer des capitaux. L’expression «off shore » (loin du rivage) est utilisée par analogie avec les bateaux qui, hors des eaux territoriales américaines, permettaient de boire et de jouer en paix au temps de la prohibition (1920-1930). D’ailleurs, c’est durant cette période que naissent des paradis fiscaux pour des motifs économiques, destinés à soustraire les fortunes privées à l’impôt: Île de Man, Bahamas, Liechtenstein, Suisse, Luxembourg, etc. Un bon paradis fiscal doit garantir trois choses : un excellent secret bancaire, une fiscalité très basse (moins de 5 %) ou inexistante et une excellente protection juridique (le paradis fiscal ne doit pas reconnaître les crimes commis en dehors de sa principauté).

Une deuxième citoyenneté dans les vingt-quatre heures

Selon le gourou Lépine, les paradis fiscaux ne veulent pas l’argent sale issu du trafic de drogue et des armes, mais acceptent volontiers l’argent provenant de l’évasion fiscale en toute confidentialité. Cependant, pour profiter pleinement d’un paradis fiscal, certaines précautions doivent être prises. Celui qui incorpore une compagnie enregistrée dans un paradis fiscal (qui n’est en réalité qu’une vulgaire boîte aux lettres) doit s’assurer que la correspondance postale n’est pas envoyée à son adresse postale au Canada. Lépine mentionne que dans les années 80, le gouvernement canadien avait demandé à ses fonctionnaires postaux d’ouvrir toutes les correspondances en provenance des Bahamas, de refiler les noms à Revenu Canada, de refermer les enveloppes et de les expédier à leur destinataire canadien. Puis Revenu Canada a attendu la période des impôts pour voir quels contribuables effectueraient de fausses déclarations d’impôt.



L’envers de la dette en Afrique

6 01 2008


L’Envers De La Dette en Afrique
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Quand la BNP affame les Comores par chantage

17 12 2007

repris de Bakchich.info:

Comores : la BNP et les indigènes

Néo-colonialisme | vendredi, 7 décembre 2007 | par Xavier Monnier

Lourdement condamnée par la justice comorienne la filiale de la BNP-Paribas, BIC-Comores, n’en a que faire et veut faire sa loi dans le petit archipel.

Le 6 novembre dernier, à 10h30 précises, les salariés du siège parisien de la vénérable et respectable banque BNP-Paribas ont eu la mauvaise surprise de voir débarquer des huissiers de justice du cabinet Manceau. En forme, ces gaillards se sont même permis de perturber les augustes travailleurs dans leur dur labeur en bloquant les comptes parisiens de la filiale comorienne de la banque, la BIC-Comores, détenue à 51 %. Un petit pécule, huit millions d’euros. Une paille par rapport aux pertes de l’établissement dans la crise des sub-primes mais, quand même, l’affaire est un peu douloureuse.

Politiquement dirions-nous, le débarquement des huissiers marque une nouvelle étape dans le rafraîchissement des relations entre BNP-Paribas et le petit archipel des Comores. A l’origine de la brouille l’on trouve (cf. Bakchich n°45, « BNP-Comores, les liaisons dangereuses ») un léger différent judiciaire entre une entreprise de cimenterie, la Nicom de l’homme d’affaires Shamir Kamoula, et la BIC-Comores. Poursuivi d’abord par la filiale de BNP-Paribas pour usage de faux-documents, le cimentier a décroché la relaxe au pénal pour défaut de preuves puis a fait condamner la BIC à titre de dommages et intérêts. Shamir Kamoula avait en effet flairé l’entourloupe puisque le conseil de la BIC n’était autre que le bon ami du principal rival de M. Kamoula sur le marché du ciment, un certain Eli Biqueri. Et, notent les défenseurs de la Nicom, sitôt l’ami Biqueri entré en relation commerciale avec la BIC, Shamir Kamoula a commencé à avoir des ennuis. Une malheureuse coïncidence, sans doute.

La BNP prépare sa défense

Une juge française, Stéphanie Lemoine, s’est chargée de prolonger les décisions de la justice comorienne. En l’occurrence, une amende de 5,6 millions d’euros que la BIC et son directeur général, Christian Gout rechignent à payer. Condamné à quatre mois de prison ferme aux Comores, l’ami Gout n’a, quant à lui, jamais remis les pieds sur le territoire depuis juin dernier. Officiellement pour raisons médicales.

De son côté, mauvaise joueuse, la BNP multiplie les mesures de rétorsion. Dès le mois de juin, elle a bloqué une lettre de crédit pour la commande trimestrielle de riz par la firme étatique Onicor, comme l’a précisée la Lettre de l’Océan Indien. Et, la BNP-Paribas a, un temps, retiré sa garantie financière aux autorités comoriennes. Bref : pénurie de riz et impossibilité de commercer avec l’étranger, telle était la punition infligée aux Comores par la banque. Une charmante attitude.

Il y a mieux encore. Un mois avant l’arrivée des huissiers à Paris le 4 octobre dernier, la BNP-Paribas se fend d’un courrier à l’attention du gouverneur de la Banque centrale des Comores, en vue d’une « médiation » dans « l’affaire Bic Nicom ». Bien sûr, elle fait profil bas. Et en tant que condamnée elle dicte ses « préalables à toute discussion ». À savoir : « l’abandon de toutes les procédures en cours contre la Bic et son directeur général ; renonciation par la partie adverse à toute prétention financière, y compris au franc symbolique ». Bonne fille, en contre-partie, la BNP daigne « procéder à la réouverture d’un compte au nom de la société Nicom ». Une vraie fleur faite par le condamné au plaignant, mais, précise la missive, cet « accord » reste bien évidemment « suspendu à la décision de relaxe de M. Christian Gout (NDR, le directeur de la Bic) ». En clair, le condamné demande à la justice comorienne de bien vouloir calmer les ardeurs du plaignant tout en posant ses conditions. Du côté de Moroni, le courrier a été fraîchement accueilli. « En gros, tempête un entrepreneur local, ils nous prennent pour des indigènes ». Bien résumé

Dernière minute : Fort impartial, le ministre de la Jutice comorienne a fait mettre en détention Shémir Kamoula, sans jugement et sans possibilité de voir son avocat depuis le 30 novembre dernier. Sans doute un hasard, l’appel final de la procédure BIC-Nicom a lieu demain….

cliquez pour aggrandir

Repris de la lettre de l’Océans indien:

  La BIC/BNP condamnée en appel
 
  En prison pour fraude fiscale, Shamir Kamoula a vu confirmer en appel le jugement condamnant la BIC à verser 3 milliards FC de dommages et intérêts à sa société.
 
Malgré le recours à un as des litiges commerciaux, Christian Orengo, du cabinet Kramer, Levin, Naftalis & Frankel (voir alerte e-mail nº141 du 05/12), BNP Paribas n’a pas réussi à emporter le morceau devant la cour d’appel de Moroni, le 9 décembre, dans le litige qui oppose sa filiale, la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC), à la société comorienne Nicom de Shamir Kamoula. Les juges comoriens ont en effet annoncé, le 12 décembre au matin, leur décision de confirmer en appel le jugement précédent condamnant la BIC/BNP à verser des dommages et intérêts à Nicom. Par contre, cette confirmation ne porte pas sur la condamnation à la prison de l’ancien directeur général de la BIC, Christian Gout.Cette décision en appel devrait clore définitivement le dossier. Théoriquement, la BIC/BNP n’a plus d’autre recours que de passer à la caisse ou de trouver un arrangement à l’amiable avec Kamoula. Dans les deux cas, cela va retarder le projet de vente de ses parts dans la BIC à la BRED [ndlr: Banques populaires].

Cet arrêt de la cour d’appel a fait l’effet d’un coup de massue sur les dirigeants de la BIC et sur le gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi. Le plus touché est le ministre de la justice Mourad Saïd Ibrahim. Il n’avait en effet pas ménagé sa peine pour obtenir un jugement favorable à la BIC/BNP. Mais le président du tribunal suprême d’appel qui devait diriger la séance du 12 décembre a dû être remplacé après avoir été récusé par les défenseurs de Nicom car c’était un ancien conseiller dudit ministre de la justice. Mourad Said Ibrahim cherche maintenant à faire annuler le jugement de la cour d’appel par décret présidentiel tandis que l’avocat de Kamoula, Ali Ibrahim Mzimba, a réclamé sa démission. De son côté, l’ambassadeur de France à Moroni, Christian Job, maîtrise à peine sa colère et dénonce en privé « une offensive inamicale orchestrée contre les intérêts français aux Comores ».



Le nouveau réseau international de Hakluyt

2 12 2007

Repris de Intelligence Online:

Le nouveau réseau international de Hakluyt

Le cabinet de renseignement Hakluyt s’est longtemps reposé sur un réseau d’ex-PDG britanniques. Ces dernières années, la firme s’est efforcée d’élargir son conseil consultatif.

Doté depuis l’an dernier d’un nouveau directeur en la personne de Keith Craig (IOL nº517), le très discret cabinet d’intelligence économique londonien Hakluyt n’a pas abandonné le mode de fonctionnement développé par le fondateur de la firme, Christopher James. Depuis sa création en 1995, Hakluyt est doté d’un conseil consultatif composé d’anciens PDG et de diplomates à la retraite, qui servent à la fois de cautions et d’apporteurs d’affaires. Ce conseil a longtemps été constitué de Britanniques et d’Américains, parmi lesquels l’ex-président de Ford, Alex Trotman ; l’ancien Chairman de Royal Dutch/Shell, Peter Holmes ; et l’ex-PDG de Vodafone, Christopher Gent. Ces dernières années, la composition de cette structure a évolué vers un modèle international. La moitié des conseillers sont désormais allemands, japonais et australiens. Ils disposent en outre de nombreuses entrées dans le secteur bancaire et dans les fédérations d’entreprises de leurs pays respectifs.

Hakluyt

(Cliquez pour agrandir)

Notes:

  • Hambros Bank a été acheté par la Société Générale en 1998.
  • Selon Wikipedia (qui cite Saving the Sun : A Wall Street Gamble to Rescue Japan from Its Trillion-Dollar Meltdown): Shinsei était auparavant la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme» qui avait un monopole gouvernemental sur les obligations à long-terme. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative japonaise en 1989, cette banque était surchargée de mauvaises dettes, elle fût donc nationalisée et décotée de la bourse de Tokyo en 1998. Après des tentatives infructueuse de fusionner la banque avec d’autres banques japonaises, la banque fût vendue au fond d’investissement par capitaux propres New LTCB Partners C.V. de la compagnie d’investissement par capitaux propres Ripplewood Holdings LLC (cette dernière est dirigée et a été fondée par Tim Collins, ami personnel de Bill Clinton, qui travailla entre autres pour la controversée Booz Allen Hamilton [1 2 3 4] et pour Lazard Frères et qui est membre de la commission Trilatérale) en mars de 2000 pour 121 milliards de yens. C’est la première fois dans l’histoire du Japon qu’une banque japonaise passe sous contrôle étranger. Après la vente la banque fût renommée Shinsei (voulant dire «Nouvellement Née») . Insérée dans le contrat de vente était une «close de garantie de défauts» qui permettait à Shinsei de réclamer que le gouvernement achète toute dette dont la valeur avait chuté en deçà de 20% de sa valeur comptable. Shinsei fût lancée en juin 2000 avec une nouvelle équipe de gestionnaires dont plusieurs membres travaillaient préalablement dans des institutions bancaires étrangères implantées au Japon comme par exemple le pdg qui était chez Morgan Stanley et le directeur des systèmes d’information qui travaillait chez Citi. Shinsei garda le code SWIFT (LTCBJPJT) de la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme».Shinsei utilisa la close de garantie de défauts pour se débarrasser des pires dettes du portefeuille de la banque (aux dépends du gouvernement japonais) suite à quoi plusieurs compagnies, telles Sogo et Dai-Ichi Hotel, qui avaient comme principal banque Shinei, durent déclarer faillite. Ceci souleva l’indignation générale au Japon et les politiciens critiquèrent tout spécialement Goldman Sachs, qui avait agit de conseiller auprès du gouvernement lors de la vente de la banque, de ne pas avoir avertit le gouvernement des risque inhérents à la close de garantie.Quatre ans après se vente à Ripplewood, Shinsei fût introduite en bourse pour la rondelette somme de 230 milliards de yens (ce qui à l’époque équivalait 2,8 milliards de dollars canadiens ou 1,7 milliards d’euro), ce qui signifie un profit de plus de 100 milliards de yens en quatre ans pour Ripplewood et consorts. Ces profits furent réalisés à grand prix pour le Japon par contre car en plus de tous les emplois perdus par la fermeture des compagnies telles Sogo, le gouvernement japonais dû débourser entre 4000 et 5000 milliards de yen pour reprendre les mauvaises dettes de Shinsei à cause de la clause de garantie de défauts et pire encore, les profits réalisés étaient à l’abri de taxes et impôts du gouvernement japonais de par l’utilisation d’un partenariat d’investissement étranger.


Quand Alcan subventionne la vente de l’Afrique

24 11 2007

repris de la lettre du Continent:

CONGO-K
Forum d’Etat… du secteur privé sur la RDC, Paris, 28 novembre
La RDC est un pays tellement compliqué que la Banque mondiale et le Medef international ont décidé de conjuguer leurs efforts pour une journée de décryptage de l’investissement privé dans ce pays. Les ministres congolais du portefeuille, des mines, du plan, de l’industrie et de l’agriculture seront présents pour signer les contrats…


GUINEE
Kouyaté en séminaire d’investisseurs, Paris, 10 et 11 décembre
Le premier ministre Lansana Kouyaté viendra lui-même « vendre » la Guinée au cours d’un séminaire « Investir en République de Guinée », organisé au Novotel Tour Eiffel par Stratégies & Développement et sponsorisé par Rio Tinto, Alcan, UMS, BHP Billiton, Dadco et Cassidy Gold. Que des amis !

repris de GuinéeNews:
« La question qui nous hante toujours l’esprit c’est de savoir comment certains cadres chargés d’assurer le bien être des guinéens peuvent dormir tranquillement le soir chez eux après avoir traversé toute la piteuse ville de Conakry et après avoir vu cette pauvre population pataugée dans la misère absolue, alors que la sueur de cette masse populaire prisonnière de leurs déshydratas paie son salaire et avec ce salaire, ils nourrissent leurs rejetons et leurs nombreuses épouses et maîtresses », fulminent les critiques.Un autre dossier pour lequel notre attention a été retenue demeure encore une fois, les dessous de certaines opérations entre les sociétés minières et les sous traitants miniers. Ces dernières années ont enregistré en Guinée l’arrivée sur le marché de plusieurs entreprises de prospection et d’exploitation minière. Ces entreprises bénéficient de larges avantages fiscaux au regard de l’importance et du coût des investissements à réaliser. Jusqu’ici rien d’anormal selon un spécialiste des questions minières, sauf que certains sous traitants, qui ne sont en rien, liés à l’État, tirent amplement profit, des avantages pourtant réservés uniquement aux entreprises disposant de licence ou concessions minières, nous informe-t-on.La stratégie est d’une ingéniosité magistrale et requiert une connaissance très approfondie sur des questions fiscales et d’opérations douanières pour déceler la trame de la forfaiture et le drible à la législation financière en Guinée. Illustration est faite avec le complexe qui existe entre UMS, spécialisé dans le transport et le déménagement, la SMD (société minière de Dinguirage), bénéficiaire d’une concession minière et TRANSCO, transitaire attitré.

Suivant l’adage qui dit « dis-moi qui tu hantes je te dirais qui tu es », et après avoir établi que la société Transco a pris une part active dans l’évaporation des ressources de l’État, Guinéenews© s’est intéressé de près aux implications des relations contractuelles entre le trio (UMS-SMD-TRANSCO). À travers les enquêtes et les documents qui sont en notre possession, ce que nous avons découvert est choquant et mérite d’être porté à la connaissance du monde entier pour que des dispositions urgentes soient prises.

En effet, la SMD a signé avec UMS un contrat de transport de ses gisements du point d’extraction à celui de traitement pour éviter de le faire elle-même et ce faisant réduire ses charges de fonctionnement en évitant d’avoir à gérer un parc de camions, de chauffeurs et de charges d’entretiens. Pour une mesure de minimisation des coûts de ce type, la loi autorise le recours à des sous traitants sous réserve bien sûr de préciser pour la partie contractante que les avantages fiscaux ne peuvent faire objet de glissement du concessionnaire minier au sous traitant minier. Le rattachement juridique des équipements et la responsabilité juridique qui les couvre, les mets en dehors de la sphère d’application d’avantages fiscaux qui sont octroyés intitus personae et ad hoc, non cessibles et non transmissibles à d’autres entreprises.

Fort malheureusement, aussi bien TRASCO que UMS procèdent à des importations pour leur compte mais sous le couvert des équipements importés pour le compte de la SMD. UMS qui dispose à ce jour plusieurs dizaines de camions n’a payé aucun franc au Trésor public lors de l’importation de ces camions, ce qui est contraire à la licence de la boite et à la réglementation douanière, puisque les camions sont ses propriétés et non celles de la SMD. Dès lors, ces camions devaient être soumis au même régime douanier que toutes autres importations ordinaires.

La cupidité est un vilain défaut et il fait perdre la raison à celui ou celle qu’elle contamine, dit-on. Voyant sans nul doute l’aubaine qui s’offre à l’avenir aux intervenants dans le secteur des transports, plusieurs autres sociétés ont concocté et obtenu de nos autorités une licence pour exercer, elles aussi des activités de transports. Car le marché est promoteur pour tous ceux qui aspirent à un enrichissement rapide et sans grande difficulté, puisque la faiblesse des capacités humaines au sein des douaniers et la complicité active des autres structures de contrôle, sont des gages certains d’une protection sans faille et durable.

En outre, la question que se posent plusieurs observateurs aujourd’hui, est de savoir que fait le gouvernement en l’occurrence le ministère du Contrôle économique, de l’ethnique et de la transparence pour lutter efficacement contre ces pratiques peu orthodoxes. Car malgré que plusieurs dossiers de corruption soient mis sur la place publique, aucune enquête sérieuse n’a été entamée jusque là pour atténuer ces scandales financiers qui retardent le redécollage économique du pays.

À suivre…

Notes:

SMD appartient à Crew Gold, société cotée à la bourse de Toronto

Cassidy Gold est une société de Colombie-Britannique cotée à la bourse de Toronto

Dadco est très mystèrieuse et ne révèle pas tout l’étendu du groupe de la compagnie mais elle semble avoir des liens avec UBS et Alcoa (Dadco se spécialise dans l’aluminium et Alcoa a le monopole de la Bauxite en Guinée via la Compagnie des Bauxites de Guinée) car elles sont à la même adresse: Avenue d’Ouchy 61, Lausanne

Le site du séminaire d’investissement en Guinée est http://www.forumguinee.com/



Les Congolaises et Congolais sont trahi(e)s de nouveau!

14 11 2007

jianada digu0zhuyiLors de la dernière campagne électorale de la RDC, l’opinion publique congolaise avait réussi à soutirer une unique promesse aux candidats imposés au Congo par les puissances impérialistes (Canada, ÉU, Europe, Australie): réviser les contrats scandaleux (dit léonins au Congo) attribuées aux compagnies minières qui ont (entre beaucoup d’autres choses) financé Laurent D. Kabila (père de l’actuel « président ») lors de sont coup d’État pour venir au pouvoir au Congo. «Élu», Joseph Kabila a en effet procédé à l’établissent d’une commission pour réviser les contrats, mais il y a quelques jours, Kabila, fidèle à ses Maîtres impérialistes et trahissant le peuple congolais de nouveau, abandonna la vraie révision. Voici des précision de Congolite:

La révisitation face à une tentative de crime presque parfait (1)

12 novembre 2007 – Alors que la Commission Gouvernementale de Révisitation des Contrats Miniers devait rendre son rapport en toute transparence, les travaux ont été clôturés dans la précipitation, et sans le concours des experts et des représentants de la Société Civile qui avaient été conviés. Par coïncidence, les trois contrats les plus décriés (TFM [Tenke Fungurume Mining], KCC [Kamoto Copper Company = Groupe George Forrest et sa filiale Katanga Mining] et DCP [DRC copper/cobalt project= Nikanor depuis acheté par Katanga Mining, projet financé par Glencore]) se sont renforcés, ce qui vide l’exercice de sa véritable substance. Par coïncidence, les décideurs des combinaisons minières décriées ont été installé à la tête d’organes politiques, ce qui constitue un obstacle à tout débat public à des réajustements équitables. Face à cette organisation, la désinformation est organisée, et même assumée par une presse muette et un public qui n’a pas soif de l’information. La boucle est presque bouclée, comme pour un crime (presque) parfait. Le pillage minier est à l’ordre du jour depuis 2000, depuis que l’ONU avait lancé le fameux Panel qui avait mis au grand jour la politique du pillage des ressources naturelles et non renouvelables et l’implication des belligérants congolais et de leurs sponsors ou alliés étrangers. Les rapports du Panel furent ensuite adoptés par le Dialogue InterCongolais de Sun City où il fut décidé que le Parlement de Transition monterait une commission ayant le pouvoir d’inspecter et de redresser tous les contrats conclus de 1996 à 2003. Ce fut la fameuse Commission Lutundula qui avait dévoilé le pillage orchestré en haut lieu et même sa poursuite sous la Transition. Mais non seulement le rapport Lutundula n’a jamais été débattu, les contrats les plus importants et, par cela même, les plus léonins, ont été conclus dans la précipitation en automne 2005. Ce fut le bradage ultime destiné à léguer à la postérité un déséquilibre évident en faveur de spéculateurs internationaux, contre, selon toute vraisemblance, des dividendes cachées en faveur des décideurs d’époque, et dirigeants d’aujourd’hui et de demain. Mais les pressions de l’opinion publique ont été telles que les deux camps des présidentiables du second tour des élections avaient fini par faire du réexamen des contrats miniers l’une de leurs rares promesses électorales.

Le gouvernement du marxiste et intransigeant Gizenga allait-il rétablir la Nation dans ses droits à la juste et meilleure rémunération de ses richesses naturelles? Il semble que non. Certes Gizenga a désigné un filleul politique comme ministre des mines, mais les observateurs ont relevé que c’est le vice-ministre issu du clan présidentiel qui dirige le ministère des mines. De même, le plan de gouvernement quinquennal et le budget 2007 n’ont jamais intégré les ressources pouvant provenir d’une meilleure gestion des richesses minérales. Gizenga n’aurait pas fait une omission dissemblable s’il avait opté pour le maintien des contrats miniers décriés. Par contre, le gouvernement issu des urnes avait la capacité de légitimer les contrats issus des régimes dits « illégitimes ». Dès lors, certains analystes craignaient que la mise sur pied d’une Commission Gouvernementale de Révisitation des Contrats Miniers ne fût qu’une astuce pour blanchir ce qui est le plus décrié. Mais à la condition qu’on éloigne le débat de la scène publique. Dans la transparence, l’énumération du standard général des contrats miniers avec la précipitation à allouer des gains abusifs et à long terme ne pourrait jamais résister à l’indignation de l’opinion publique. Partenaires extérieurs et complices au Pouvoir étaient alliés objectivement pour que la Commission fonctionne comme une sorte de blanchisserie et à guichet fermé. Cette alliance aura été facilitée par le fait que les dossiers miniers sont entre les mêmes mains, depuis toutes ces dernières années; et ceux qui avaient dribblé tour à tour le Panel de l’ONU et la Commission Lutundula détiennent toujours le pouvoir politique.

Lorsque fin 2005, il devint évident que le rapport Lutundula serait étouffé, des fuites généreuses furent organisées, et le document se retrouva sur Internet. Les responsables politiques se réfugièrent derrière l’absence de validité d’un document qui n’ avait pas connu de publication officielle. Mais aucune autorité n’avait jamais mis en cause les constats et les conclusions des commissaires. En 2007, plusieurs verrous avaient été mis en place pour encadrer la Commission de Révisitation meublée de fonctionnaires méprisés que l’on a même tenté d’encadrer avec une maison suisse qui avait représenté les intérêts étrangers dans les mêmes contrats. La pourriture du dossier aurait été telle que tous les verrous de sécurité auraient sauté. Les nouveaux commissaires de 2007 n’ont retenu aucun contrat. Autrement dit, tous les contrats ont été rejetés, avec, en prime, des critiques acerbes et des recommandations pour en renégocier certains. Suite à des pressions pour modifier le texte, le rapport a connu des fuites organisées. Tout aussi généreusement qu’en 2005. Une fois de plus, l’autorité a dénoncé l’absence de validité d’un rapport qui n’aurait pas encore été signé. Une fois de plus, aucune autorité n’a contesté le moindre aspect récriminatoire des conclusions de la Commission de Révisitation. Il avait été aisé de bloquer le rapport parlementaire Lutundula, d’autant que l’intéressé aurait avoué une complicité objective en intégrant l’Alliance Pour la Majorité Présidentielle (AMP) dont des ONG avaient retracé le financement par les contrats miniers. En 2007, une marge de manœuvre existe encore, selon des observateurs. Toutes les sociétés impliquées, particulièrement dans le Katanga minier, réalisent des actions dites sociales pour faire croire qu’elles sont profitables aux populations. Entre un démagogue comme le gouverneur Moïse Katumbi et les contractants léonins il se crée ainsi des synergies pour la désinformation et empêcher toute relecture des contrats. L’autre piste suivie est de mettre le pays devant le fait accompli. Tel est le cas avec les contrats miniers chinois en échange de travaux d’infrastructures que personne ne rejetterait. Est-ce à dire que les dés sont pipés. La réponse serait affirmative.

Hilaire Kashala (A suivre)
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AVERTISSEMENT : De commun accord, notre groupe d’experts comprenant Hilaire Kashala, Nestor Kisenga, Philippe Mutamba, Victor Ngoy, Valérien Ngoy et Jean Kyalwe, nous avions renoncé à diffuser nos analyses sur la question minière. L’israélien Dan Gertler nous avait menacés, ainsi que les sites qui nous diffusaient, alors que les faits et toutes les sources étaient exacts. En particulier, un magazine avait estimé sa fortune personnelle à 500 millions de dollars, mais dans sa réplique Gertler avait avoué qu’il ne pesait 250 millions, qui restent excessifs et qui proviennent essentiellement de ses affaires et affinités congolaises qui lui ont servi de tremplin. Nous avions décidé d’ignorer Gertler, jusqu’au jour où l’israélien avait loué un bandeau publicitaire sur un des sites qui nous diffusaient. On a arrêté. Car l’essentiel avait été fait : nous avions montré que l’accès à l’Internet et aux dépêches boursières sont des outils indispensables. Malheureusement, il ne se trouve toujours pas de journaux ou sites congolais qui suivent cette actualité. Le sujet n’intéresse pas davantage la presse francophone internationale. Nous avons maintenant décidé d’écrire de temps à autre, chaque fois que nous sentirons un silence pesant et insultant pour notre intelligence et notre nationalisme



Quand le Québec vend à prix fort la maladie et la mort aux Algériens

7 11 2007

repris du CMAQ:

Alors qu’on parle de mondialisation et de coopération internationale, voici un exemple parmi des millions de ces échanges qui non seulement appauvrissent les pays du tiers-monde, mais également transmettent les maladies aux populations tout en leur faisant payer le prix fort.

 

Le feuilleton de la pomme de terre avariée qui a alimenté le débat public ces derniers temps livre ses premiers secrets. L’agence canadienne d’inspection des aliments vient de confirmer l’exportation de pomme de terre infectée par la maladie de la pourriture bactérienne circulaire vers l’Algérie. Précisions: la pomme de terre exportée vers l’Algérie s’est faite de la province du Québec et non de celle de l’Ile-du-Prince-Edouard comme annoncé auparavant.

Ces affirmations «descendent» en flammes les assurances avancées par l’ambassade du Canada à Alger qui avait, dans un communiqué, affirmé que la pomme de terre exportée vers l’Algérie était de bonne qualité. Le 10 octobre dernier, la représentation diplomatique canadienne avait, après que 10 tonnes de ce tubercule contaminé eurent été saisies au marché de gros des Eucalyptus près d’Alger, expliqué que la pomme de terre vendue sur le marché algérien était de bonne qualité, avant de remettre en cause les conditions de stockage en Algérie. «Le cas des dix tonnes saisies a été imputé au mauvais entreposage d’un acheteur, ce qui a provoqué de la pourriture et la saisie du lot incriminé, comme l’ont récemment signalé différents articles de presse. Cette saisie ne doit pas entacher la réputation de la pomme de terre canadienne, d’autant plus que la demande est toujours très forte pour notre produit et que près de 20 000 tonnes ont été vendues à la satisfaction des acheteurs», soulignait le communiqué de l’ambassade. Cette dernière avait annoncé l’organisation de séminaires pour faire connaître les qualités de la pomme de terre canadienne aux Algériens.
Cette version des faits a été déjà remise en cause, jeudi, par le ministre de l’Agriculture de la Province canadienne de l’Ile-du-Prince-Edouard. Selon un député de cette province, les pommes de terre exportées vers l’Algérie sont atteintes d’une maladie appelée «bacterial ring tot» une pourriture bactérienne circulaire. Une maladie qui nécessite, selon les experts, la mise en quarantaine de la cargaison et du bateau qui la transporte. Selon les médias canadiens ayant rapporté l’information, les parlementaires de l’opposition ont révélé que le gouvernement canadien était au courant de cette exportation sans pour autant intervenir pour empêcher la transaction. Mais, ce qui est encore plus scandaleux c’est le silence radio des autorités algériennes sur un problème concernant la santé publique.
La presse nationale dans son édition d’hier a fait étalage de la «filouterie» dont aurait été victime le consommateur algérien. Pour rappel, l’importation de cette pomme de terre a été autorisée dans le but de faire face à la pénurie de ce tubercule constatée sur le marché local. Aussi, pour encourager cette solution, le gouvernement a opté pour le démantèlement des taxes douanières et la TVA sur l’importation de la pomme de terre durant la période allant du 1er juillet au 31 octobre derniers. En effet, sur les 66.000 tonnes importées à la fin du mois d’octobre dernier sur les 100.000 prévues, plusieurs dizaines de tonnes étaient impropres à la consommation. Quant à la qualité de la marchandise importée, le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, a admis que celle importée «est de mauvaise qualité par rapport au produit local.» Pourtant, rien n’a été fait pour stopper l’«arnaque» dont est victime l’Algérie. Mais qu’est-ce qui a favorisé un tel trafic à grande échelle? Une telle «arnaque» n’aurait pas été possible si les services du ministère du Commerce avaient dépêché, sur les lieux, une équipe de contrôle. Y-a-t-il complicité? Tout porte à le croire d’après l’ancien chef de gouvernement et secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia.

Smail ROUHA
Source : Journal l’Expression, Algérie 4 novembre 2007

PAR-DELÀ LA CONDAMNATION DES FONCTIONNAIRES ALGÉRIENS POUR MANQUE DE VIGILANCE, VOIRE POUR COMPLICITÉ, UNE PART DE RESPONSABILITÉ PLUS IMPORTANTE REVIENT AU QUÉBEC ET CANADA D’ACCEPTER DE FOURGUER AUX POPULATIONS ALGÉRIENNES DES CONTENAIRES DE POMME DE TERRE POURRIS DESTINÉE AUX POUBELLES ET EN PLUS DE SE FAIRE PAYER AUX PRIX FORT. VOILA QUI DONNE UNE IDÉE DE COMMENT S’EXERCE CONCRETEMENT LA MONDIALISATION, TOUJOURS AU DÉTRIMENT DES PLUS FAIBLES.

 


zehira


zehira@sympatico.ca



La Françafrique de Sarkozy

30 09 2007

Ces vidéos peuvent être considérés comme étant à la suite de ceux du billet «Qu’est-ce que la Françafrique?».

PARTIE I:

De Chirac à Sarkozy 1
envoyé par sur_vivantPARTIE II:

De Chirac à Sarkozy 2
envoyé par sur_vivantPARTIE III:

De Chirac à Sarkozy 3
envoyé par sur_vivantPARTIE IV:

De Chirac à Sarkozy 4
envoyé par sur_vivantPARTIE V:

De Chirac à Sarkozy 5
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