Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?

10 11 2007

repris de Voltairenet:

Des citoyens français intoxiqués par la propagande atlantiste ont été convaincus qu’un génocide se déroulait au Darfour et qu’ils pouvaient sauver des enfants d’une mort certaine. Ils ont financé l’équipée de « l’Arche de Zoé » qui a tenté d’enlever des enfants au Tchad. Étrangement, lorsque la presse s’est emparée de cette affaire, le président Sarközy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles d’accueil abusées, mais des voleurs d’enfants. Pour protéger qui ?


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La presse française ne manque pas un éditorial pour brocarder le président tchadien Idriss Déby qui a accusé sans retenue l’association humanitaire l’Arche de Zoé d’avoir tenté d’enlever des enfants pour satisfaire des pédophiles et se livrer à un trafic d’organes. Simultanément, elle loue le président français Nicolas Sarközy, qui s’est immédiatement déplacé au Tchad pour faire baisser la tension et rapatrier plusieurs prévenus.

L’ombre de Cécilia

Le Figaro s’est fait l’écho de la colère de la nièce d’un des bénévoles de l’Arche de Zoé incarcéré au Tchad : ce sapeur-pompier aurait été abusé par les dirigeants de l’association qui lui aurait fait croire que l’opération de sauvetage des enfants était patronnée par Cécilia Sarközy [1].

Mais le quotidien n’indique pas de quelle manière les dirigeants de l’Arche de Zoé avaient pu convaincre les bénévoles d’un tel patronage s’il n’existait pas.

Et si ce patronage était imaginaire, pourquoi le président Sarközy s’est-il cru obligé de monter immédiatement en première ligne ? [2]

Un Sarközy peut en cacher un autre

L’objet social de l’association l’Arche de Zoé est d’« intervenir en faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh (Sumatra, Indonésie) pour leur permettre de retrouver des conditions de vie décentes par des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs ; développer, mettre en œuvre et coordonner des programmes de réhabilitation de l’environnement familial et social de ces enfants ; développer tout programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement de manière à favoriser le retour à l’autonomie, de façon plus générale ; mettre en œuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles ». Comme ne le laisse pas deviner cet énoncé humanitaire, l’association est une initiative d’un organisme semi-public français, Paris Biotech Santé. Celui-ci a été fondé conjointement par l’Université Paris-V Descartes, l’INSERM, l’École centrale de Paris, et l’ESSEC, et dispose de tous les agréments officiels nécessaires. Son objet est de soutenir des projets de création d’entreprises dans le domaine du médicament, des dispositifs médicaux et des services aux malades [3]. Paris Biotech Santé gère un immeuble de 3 200 m², dont 2 500 m² de laboratoires, à l’hôpital Cochin. Ces installations ont été inaugurées en grande pompe, il y a trois semaines par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et le président de l’université Paris-V Descartes, Jean-François Dhainaut [4].

Il résulte de ce montage que la finalité ultime de l’Arche de Zoé est de tester des programmes sanitaires sur des enfants en difficulté dans le tiers-monde en vue de leur développement commercial.

Les liens organiques de l’Arche de Zoé et de Paris Biotech Santé sont attestés par l’avis de création de l’association publiée au Journal officiel de la République française du 2 juillet 2005. Il précise : « Siège social : 23, rue Hallé, 75014 Paris. Courriel : lefebvre.s@parisbiotech.org ».
Au demeurant, Stéphanie Dhainaut-Lefèbvre, contact légal de l’Arche de Zoé est aussi la directrice adjointe de Paris Biotech Santé et l’épouse du président de l’université.
En outre, l’Arche de Zoé est la déclinaison française de la Zoe’s Ark Foundation Inc. (154 A’Becket Street, Melbourne 3000, Victoria, Australie). Malgré le communiqué de la Fondation assurant n’avoir aucun lien avec l’association homonyme française, tous les responsables français sont membres de l’organisation-mère australienne, y compris Paris Biotech Santé qui figure parmi la liste fiscale en notre possession.

Contacté par téléphone, Paris Biotech Santé indique que seul son directeur, le professeur Olivier Amedée-Manesme, est habilité à répondre à la presse et que celui-ci n’est pas joignable. C’est dommage car il aurait été en mesure d’indiquer quel avis le Comité d’évaluation de Paris Biotech Santé a émis sur le programme Arche de Zoé ; un Comité d’évaluation où siège le docteur François Sarközy, médecin pédiatre. Contacté à son tour par téléphone, le secrétariat de François Sarközy nous assure qu’il transmet notre question et nous rappelera.

François Sarközy est politiquement proche de son frère aîné, le président Nicolas Sarközy, au point que celui-ci, lorsqu’il était maire de Neuilly et ministre de l’Intérieur, l’avait fait nommer médiateur dans le conflit social de l’hôpital américain de Neuilly [5].

Le Figaro le présentait au lendemain de l’élection présidentielle comme l’une des 100 personnalités qui compteraient désormais « au coeur de la future équipe de France » [6]. Le média sarközyste (excusez le pléonasme) précisait : « Ce pédiatre de 48 ans, vice-président du Conseil de surveillance d’une société de biopharmaceutique, s’est beaucoup rapproché de son grand frère Nicolas lors de la campagne, notamment à l’occasion de séjours brefs mais studieux dans la maison de François, en Provence. » De son côté, Le Nouvel Observateur indique : « Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses amis, le soir de son discours “fondateur” du 14 janvier, et c’est dans sa maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne » [7]. Le Monde note : « Le frère cadet de M. Sarkozy a été beaucoup vu au cours de la campagne. C’est chez lui, dans sa maison des Alpilles, que l’ex-ministre a passé de nombreux week-ends ces derniers mois. En l’absence de Mme Sarkozy – qui n’a été officiellement présente au côté de son mari que le 14 janvier et le 22 avril, et enfin dimanche 6 mai sur le podium dressé place de la Concorde, à Paris, au soir de la victoire -, il a symbolisé une présence familiale autour du candidat. Interrogé un jour sur le sens de sa présence, François Sarkozy, soucieux de lever toute ambiguïté, avait précisé : “Je ne le soutiens pas, je l’accompagne”. » [8]

François Sarközy est aussi une personnalité influente des médias. Ainsi Libération lui a attribué un rôle dans l’éviction de Robert Namias de la direction de TF1 au lendemain de l’élection présidentielle [9].

À la rubrique « François SARKÖZY de NAGY-BOCSA », le Who’s Who in France indique : « Interne des Hôpitaux de Paris en pédiatrie (1983-85 et 1987-89), Assistant au laboratoire de physiologie respiratoire de l’hôpital Trousseau à Paris (1989-90) ; aux laboratoires Roussel-Uclaf : Chef de projet international pour les antibiotiques (1990-93), Directeur du développement clinique international (1994-95), Responsable du développement international (1995) ; au groupe Hoechst Marion Roussel : Vice-président, Directeur de la gestion du portefeuille et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis) (1996-98), Directeur médical et pharmaceutique pour la France (1998-99) ; Président-directeur général du Centre international de toxicologie (1998-99) ; Directeur médical pour la France à Aventis (1999-2000), Associé du Cabinet de conseil en stratégie et en organisation devenu AEC Partners (depuis 2001), Président d’AEC Partners Inc. (depuis 2006) ; Vice-président, Membre du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma (depuis 2005) »

Bio Alliance Pharma termine ses expérimentations humaines pour le lancement de médicaments luttant contre des maladies opportunistes du cancer et du HIV, Loramyc, Lauriad et Transdrug [10].

Le monde étant petit, en 2006, le principal client de François Sarközy à AEC Partners est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM), lequel emploie aussi Stéphanie Lefebvre de Paris Biotech Santé et de l’Arche de Zoé, via LEEM-Recherche.

Le président Idriss Déby ne s’est certainement pas exprimé à la légère. Le rapatriement des journalistes et des hôtesses de l’air impliqués dans cette opération a dû être chèrement négocié. Au demeurant, le Tchad, en traduisant en justice les responsables de l’Arche de Zoé, conserve un moyen de pression non-négligeable sur le président français.

 Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
Les articles de cet auteur


[1] « La nièce d’un des Français détenus dénonce les mensonges de l’association », par Angélique Négroni, Le Figaro, 3 novembre 2007.

[2] « Nicolas Sarkozy en première ligne dans l’affaire de l’Arche de Zoé », AFP, 4 novembre 2007.

[3] « Paris Biotech : un cocon protecteur pour jeunes entreprises de la santé », AFP, 3 octobre 2006.

[4] « Inauguration de la pépinière d’entreprises Paris Santé Cochin », AFP, 17 octobre 2007.

[5] « Fin de la grève du personnel de nuit à l’Hôpital américain de Neuilly » et « Accord direction/personnel de nuit à l’Hôpital américain de Neuilly », AFP, 17 et 28 février 2006.

[6] « Les 100 noms qui vont compter » par Yves Derai, Le Figaro, 12 mai 2007.

[7] « Aujourd’hui, ce sont eux qui incarnent la fameuse “rupture” – Les 100 de Sarkozy », par Hervé Algalarrondo, Le Nouvel Observateur, 10 mai 2007.

[8] « Eux aussi ont fait gagner Sarkozy », Le Monde, 8 mai 2007.

[9] « …Des rides, et c’est pas fini » par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, Libération du 22 mai 2007.

[10] « BioAlliance Pharma Names Francois Sarkozy as Vice-Chairman of its Supervisory Board ; Healthcare Industry Professional Brings Further Operational and International Experience to Specialty Pharma Company », Business Wire, 5 janvier 2006.



Le Venezuela et la Démocratie

10 11 2007

repris du CMAQ (note: l’Humanité est en partie détenue par le groupe Bouygues via le groupe TF1 et Lagardère via Hachette; le groupe TF1 en retour est majoritairement detetenu par Bouygues (42%) mais aussi par la banque JP Morgan (10%) et par les Demarais via Power Corporation via Putnam Investements (6%); Le Monde est détenu par plusieurs entreprise via un réseau complexe de sociétés de holding [1 2 3 4] dont les plus importantes semblent être Lagardère (17%), Banque Fédérative du Crédit Mutuel (~15%) via InvestMonde, Monde Entreprises etc. (pour en savoir plus sur le Crédit Mutuel je vous recommande fortement le Site des victimes du Crédit mutuel) , PRISA (15%), Fiat (5%)) :

Le Venezuela et la Démocratie

 

AVEC LA DÉSINFORMATION À LAQUELLE NOUS SOMMES TOUS SOUMIS PAR RAPPORT À CE QUI SE PASSE AU VENEZUELA, IL EST BON DE FAIRE QUELQUES RECTIFICATIFS, NE SERAIT-CE QUE POUR DONNER MAUVAISE CONSCIENCE À CEUX QUI S’INGÉNUENT À TROMPER.

 

Pour ceux et celles qui suivent de près ce qui se passe actuellement au Venezuela, qui connaissent les étapes mises en place pour l’adoption ou le rejet d’une nouvelle Constitution, ne peuvent que lamenter la désinformation qui est subtilement utilisée par nos médias. À les lire, nous pourrions croire à un despote, du nom de Chavez, qui n’a d’autre objectif que de s’imposer à vie comme Président omniprésent dans les destinées du Venezuela, mettant fin à toute liberté d’expression. Que ce soit le journal Le Monde, l’Humanité, l’AFP et tous les autres qui en reproduisent les articles et les communiqués, tous rejoignent la version que les journaux et les médias d’opposition du Venezuela imposent. On prendra soin de ne pas se référer aux informations provenant de sources gouvernementales pas plus d’ailleurs qu’à celles des organisations et des personnalités supportant l’actuel gouvernement.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-05-30-Venezuela

Qu’en est-il vraiment de ce gouvernement et de son projet de nouvelle Constitution? D’abord, il faut rappeler, plutôt deux fois qu’une, que l’actuel gouvernement a été élu par une grande majorité du peuple Vénézuela. Ce n’est pas un gouvernement qui s’est imposé par la force ou en simulant mille et une tromperies. Il est là en toute légitimité démocratique et il gouverne dans le sens des objectifs qui ont été mis de l’avant lors des campagnes électorales. Il apporte éducation, santé, participation politique à plus des deux tiers de la population qui étaient laissés pour compte dans les gouvernements antérieurs. Les richesses du pays sont mis à contribution dans le sens des intérêts de ces politiques. Cette majorité est d’accord avec ce qu’il fait et tant qu’elle l’appuiera, il poursuivra dans cette direction.
La Réforme constitutionnel proposée est à l’effet de faciliter la mise en place des orientations prises et d’assurer pour l’avenir que la majorité des vénézuéliens ait prise sur leur destiné. Il s’agit d’une proposition votée par une large majorité des députés, après des consultations et des discussions à travers tout le pays. Ce projet est maintenant soumis au peuple qui aura à se prononcer par Référendum national sur ce projet de Constitution. Deux comités sont mis en place : ceux qui sont pour le OUI et ceux qui sont pour le NON. Les débats doivent se faire à l’intérieur de certaines règles établies par le Conseil national électoral (CNE). Ces deux comités peuvent sillonner tout le pays, débattre de leur option et se gagner tous les appuis qui pourront leur permettre de remporter le Référendum. C’est LE PEUPLE qui assumera la décision d’adopter ou de rejeter la proposition. N’est-ce pas là la voie la plus démocratique qui puisse être observée. Ce n’est ni Chavez, ni le gouvernement, ni tel ou tel groupe d’intérêt qui décidera, mais LE PEUPLE. Bien des pays ont des Constitutions qui n’ont jamais été soumises au Peuple par voie référendaire. C’est le cas du Canada et de bien d’autres. Qui crient au scandale anti-démocratique?

Chavez, avec cette nouvelle Constitution, sera-t-il élu à vie, comme le suggère le journal Le Monde dans son édition du 7 novembre dernier : « La réforme permet à M. Chavez de se faire réélire indéfiniment et de décréter un “état d’exception” supprimant la liberté de la presse. » Il ne fait aucun doute que l’effet souhaité par cette mise en forme du journal Le Monde suggère fortement l’arrivée en force d’un dictateur, supprimant toutes les libertés d’expression. Pourtant, nombreux sont les pays où une personne peut se présenter autant de fois qu’elle le souhaite au poste de chef d’État. Ici au Canada nous avons eu des Premiers ministres qui se sont présentés à plusieurs reprises au poste de chef d’État. Aucune restriction ne les y empêche. Ainsi nous avons eu un Pierre Eliot Trudeau qui a régné plus de 14 ans. La seule condition c’est que le peuple soit celui qui décide, par voie électorale, de le reconduire à son poste. Le jour où le peuple n’en veut plus il lui retire son appui et c’est fini. N’est-ce pas là la Démocratie? N’est ce pas ce que prévoit la nouvelle Constitution. À ce que je sache, la procédure électorale, par cette nouvelle Constitution, n’est pas abolie, pas plus d’ailleurs que le multiparti.

Pourquoi alors autant de conflits? Chacun peut avoir son explication, mais la mienne est la suivante : ces gens qui se réclament de la démocratie pour crier au scandale et à la dictature n’en ont que faire de cette démocratie, ce qui leur importe c’est le contrôle du pouvoir et des intérêts qui l’accompagnent. Si la démocratie leur importait autant qu’ils le disent, ils profiteraient des espaces que leur fournit le Référendum pour aller chercher auprès du peuple tous les appuis qui leur assureront la victoire. Ils savent bien que la majorité du peuple veut cette réforme, que ce peuple est souverain et que Chavez est leur candidat pour mener à terme le projet de société qu’il veut bien se donner. Cela ils ne veulent pas.

Quoi faire alors sans perdre la face devant nos grandes valeurs de démocratie et de liberté? C’est là que les centaines de millions de dollars US sont mis à contribution pour transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, faire de la démocratie une dictature et d’un coup d’État une démocratie. C’est là une opération qui va chercher beaucoup de sous. Une bonne partie des 44 milliards $ US, investis annuellement par les étasuniens pour faire de l’infiltration et de la désinformation, va à de pareils projets. Ainsi l’obstruction à la tenue d’un référendum sera perçue comme un acte de sauvegarde de la démocratie et la réalisation d’un coup d’État deviendra un acte au service de la liberté.
Oscar fortin
7 novembre 2007

 


OSCAR FORTIN

 


oscar fortin


os.fortin@sympatico.ca

 

Ceci dit, la réforme constitutionnelle semble être affreuse. Chavez aurait-il finalement plié sous les pressions dont mentionne John Perkins?

voici un texte de Tercer Camino à ce sujet trouvé ici:

 

El constitucionalista alemán Ferdinand La Salle, casado con una hija de Carlos Marx, y además militante del Partido Comunista Alemán, advierte que existen dos constituciones: una escrita y otra real no escrita. Dice que las constituciones son en última instancia el resumen de los intereses de los Factores Reales de Poder. En nuestro país esos factores son en primer lugar, las Multinacionales privadas, en segundo lugar la Burguesía paraestatal que ejerce el poder y en tercer lugar la Burguesía tradicional. Observamos que en 1999,  la Constituyente derivada que presidía Luis Miquilena aprobó una nueva constitución que le dio el marco jurídico necesario a la apertura petrolera y a aquellos acuerdos que en materia económica favorecen los intereses del esos factores reales de poder (recordemos la base 8 del referéndum aprobatorio de esa constitución).  Ahora en la  carta magna a aprobarse en Diciembre del 2007, se le da rango constitucional a las Empresas Mixtas, con lo cual las multinacionales petroleras se adueñan del 40% del petróleo venezolano.

 

 En las últimas dos oportunidades (1999 y 2007), las constituciones escritas vigentes tienen que dar paso, tienen que ser modificadas, tienen que adecuarse a los intereses de esos factores reales de poder; intereses que gravitan y hacen que realmente tenga que implementarse nuevas constituciones para asentar jurídicamente su poder y ventajas económicas y políticas. Todo esto ocurre independientemente de los sueños revolucionarios de un pueblo manipulado por un discurso  oficial anti-imperialista.

 

Sin embargo, nuestra propia historia señala el camino a seguir: el 19 de abril de 1810, se produjo el hecho de fuerza constituyente originario y el 05 de julio de 1811 el acto constituyente de registro de la constitución emancipatoria.  Repetirlo es una obligación histórica.

 

Tercer Camino

 

 

Critica parcial a la Constitucion nacional del año 2007   

 

1-      EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

2-      ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR.

 

3-      REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS

 

4-      DICTADURA POLITICA

 

Agosto 2007

Tercer Camino

 

 

 

1.- EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

 

 

Los artículos 112, 113 y 115 le dan Rango Constitucional a la propiedad mixta entre el Estado y el sector privado sobre la explotación de los recursos naturales o de cualquier otro bien del dominio de la nación de carácter estratégico y sobre la prestación de servicios públicos vitales para la nación.

 

De esta manera el capital privado multinacional consolida su condición de propietario de los recursos naturales de carácter estratégicos y la prestación de servicios públicos vitales, situación esta que se inició el 31 de Marzo del 2006 con la aprobación por parte de la Asamblea Nacional del contrato marco para la FORMACION DE EMPRESAS MIXTAS para la explotación de hidrocarburos, modelo este que ahora podrá extenderse a la explotación del uranio, hierro, carbón, agua, plutonio, oro y otros recursos naturales. Además, podrán ser privatizados los servicios públicos de educación, salud, vivienda, seguridad social, telefonía, transporte, etc.

 

Es necesario destacar, que de conformidad con la disposición transitoria décimo octava, de la Constitución de la República de 1999, que se mantiene plenamente vigente, el artículo 113 priva sobre el artículo 302 en el cual se declara que el Estado se reserva por razones de soberanía la actividad de explotación de los hidrocarburos, así como la explotación de servicios y bienes de interés público y de carácter estratégico.

 

La constitucionalización de las empresas mixtas establece el piso jurídico necesario para permitir la entrega de la soberanía económica y política de la nación. Debemos recordar que según el señalado contrato marco de dichas empresas, para decidir sobre asuntos de gran interés nacional en la explotación de grandes riquezas naturales se requiere el voto favorable del 75% del capital social que conforman las empresas mixtas, del cual sólo el 60% pertenece al Estado venezolano, lo que indica que las empresas extranjeras multinacionales tendrán un peso determinante al momento de tomar las referidas decisiones estratégicas para el país, circunstancia esta que menoscaba absolutamente la soberanía económica y política de la República de Venezuela. La implantación de este nuevo modelo para la economía venezolana tiene doble carácter: por un lado,  será dominante sobre el conjunto de nuestra economía por cuanto está referido a las materias primas y a las empresas estratégicas sobre todo a la energía fósil; por otra parte es el nuevo modelo de recolonización   de las multinacionales sobre los países dependientes. La privatización de las  materias primas estratégicas que se inició en el año 2006, mediante la aprobación del Contrato Marco para las Empresas Mixtas, por parte de la Asamblea Nacional, tendrá ahora Rango Constitucional, quedando jurídicamente apuntalada, gracias a la reforma del articulo cuyo análisis nos ocupa. .

 

2.-  ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR

 

 La Constitución Nacional del año 2007 pretende institucionalizar al movimiento popular. En el artículo 16 del nuevo texto constitucional se considera que las comunidades constituyen la unidad política primaria de la organización territorial nacional. En ese sentido se establece que la comunidad y la comuna conforman el Poder Popular, el cual desarrollará formas de agregación político – territorial que serán reguladas legalmente.

 

Por su parte, el artículo 184 ordena que mediante una ley nacional el poder nacional, estadal y municipal, transferirán al indicado Poder Popular la prestación de servicios en materia de vivienda, deporte, cultura, programas sociales, ambiente, mantenimiento de áreas industriales, mantenimiento y conservación de áreas urbanas, construcción de obras y prestación de servicios públicos.

 

Además, el artículo 167 en su ordinal 4° establece que el situado constitucional, equivalente a un 25% de los ingresos ordinarios estimados en la Ley de Presupuesto, será distribuido entre los estados, el distrito federal y el poder popular.

 

De las normas constitucionales citadas se evidencia que se pretende burocratizar al movimiento popular. De las comunidades surgen las organizaciones sociales (vecinales, estudiantiles, profesionales, campesinas, etc.), que históricamente han asumido el papel de defender los derechos sociales, los derechos humanos y la soberanía de la nación. Las organizaciones sociales populares o comunitarias generalmente han tenido la característica de ser anti-gubernamentales, de ser factores de poder que enfrentan al poder constituido,  a la institucionalidad gobernante en defensa de los derechos sociales.

 

Históricamente solo los movimientos populares autónomos e independientes han sido capaces de librar grandes gestas patrióticas en defensa de la nación y de los derechos sociales. De allí que resulta altamente peligroso convertir a las comunidades en entes paraestatales e institucionales encargados de cumplir funciones oficiales previamente regladas por el poder nacional.

 

Es obvio que se pretende liquidar al movimiento popular en su capacidad de expresar con fuerza tendencias sociopolíticas,  anti-institucionales y de abrir cauces a nuevas situaciones históricas que impliquen la consecución de sus reivindicaciones como pueblo y como nación.

 

La única manera de consolidar el poder popular es respetando el derecho a las manifestaciones públicas, a la disidencia política e ideológica, el derecho a la vida y a la libertad de los dirigentes populares y los derechos humanos del pueblo en general, respetando el derecho a la huelga y a la organización. Por el contrario estatizar a la comunidad es negar la libertad popular y el derecho del pueblo a su autodeterminación histórica.

 

La ejecución presupuestaria que se otorga al llamado poder popular para la construcción de obras y de otros servicios, persigue mantener la paz social.

 

 

3.- REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS.

El nuevo artículo 328 de la Constitución de la República incorpora como función de la Fuerza Armada Nacional, “la participación permanente en la tarea de mantenimiento de la seguridad ciudadana”. Además, en una nueva disposición transitoria se señala que la Guardia Nacional podrá constituirse en “cuerpos policiales con una parte de sus recursos humanos, técnicos y materiales”.

 

Involucrar a la Fuerza Armada Nacional en tareas de seguridad ciudadana y darle carácter de policía a la Guardia Nacional, significa la total militarización de la sociedad venezolana. Según el artículo 55 de la Constitución de la República del año 1999 “los órganos de seguridad ciudadana”, tienen como función proteger a las personas frente a situaciones que constituyan amenazas o riesgo para su integridad física o de sus propiedades.

 

De tal manera, que según el artículo 328 del nuevo texto constitucional el ejército puede actuar ante una situación de hurto, de estafa, de robo, de lesiones, de violación o de homicidio, lo cual, insistimos constituye una extrema militarización de la sociedad venezolana.

 

Es importante destacar que el mencionado artículo 55 de la Constitución de 1999, ordena que los cuerpos de seguridad del Estado respetarán la dignidad y los derechos humanos de todas las personas en las tareas propias de la seguridad ciudadana. También establece que el uso de armas o sustancias tóxicas por parte del funcionario policial y de seguridad estará limitado por principios de necesidad, conveniencia, oportunidad y proporcionalidad conforme a la ley.

 

Estos mandatos constitucionales son totalmente inobservados por los cuerpos policiales civiles, que usan armas de guerra, uniformes camuflados, pasa montañas y que generalmente están comandados por militares, razón por la cual siempre se ha clamado por la desmilitarización de los cuerpos policiales llamados a cumplir tareas de protección ciudadana, sin embargo, la nueva constitución se pronuncia en sentido contrario militarizando totalmente la indicada función.

 

De tal manera, que la grave crisis de los derechos humanos que sacude a la sociedad venezolana, será profundizada aún más.

 

4.-  DICTADURA POLITICA

Las comentadas estrategias políticas, sociales, económicas y militares, constituyen las grandes líneas que permitirían la continuidad indefinida de Hugo Chávez en la Presidencia de la República. De predominar tales estrategias la reelección presidencial por una sola vez, tal como lo establecía el artículo 230 de la Constitución de la República de 1999, constituía un obstáculo jurídico para las pretensiones hegemónicas del presidente Chávez, razón por la cual en el nuevo artículo 230 se remueve dicho obstáculo jurídico – constitucional.

 

La burocratización del movimiento popular, la entrega de nuestras riquezas naturales al capital privado multinacional y la militarización de la sociedad son los requisitos que deberá   poner en práctica Hugo Chávez para perpetuarse en el poder.

 

 PROPOSICION

Esta nueva coyuntura histórica exige un gran esfuerzo de los sectores populares, patrióticos y nacionalistas, civiles y militares, para construir un amplio movimiento nacional en defensa de los derechos sociales, de los derechos humanos, de la soberanía económica y política de la nación venezolana y producir hechos constituyentes originarios que posibiliten la redacción y aplicación de una constitución libertaria y que represente la emancipación y una nueva civilización socialista y anti-capitalista.

 



Quand le Québec vend à prix fort la maladie et la mort aux Algériens

7 11 2007

repris du CMAQ:

Alors qu’on parle de mondialisation et de coopération internationale, voici un exemple parmi des millions de ces échanges qui non seulement appauvrissent les pays du tiers-monde, mais également transmettent les maladies aux populations tout en leur faisant payer le prix fort.

 

Le feuilleton de la pomme de terre avariée qui a alimenté le débat public ces derniers temps livre ses premiers secrets. L’agence canadienne d’inspection des aliments vient de confirmer l’exportation de pomme de terre infectée par la maladie de la pourriture bactérienne circulaire vers l’Algérie. Précisions: la pomme de terre exportée vers l’Algérie s’est faite de la province du Québec et non de celle de l’Ile-du-Prince-Edouard comme annoncé auparavant.

Ces affirmations «descendent» en flammes les assurances avancées par l’ambassade du Canada à Alger qui avait, dans un communiqué, affirmé que la pomme de terre exportée vers l’Algérie était de bonne qualité. Le 10 octobre dernier, la représentation diplomatique canadienne avait, après que 10 tonnes de ce tubercule contaminé eurent été saisies au marché de gros des Eucalyptus près d’Alger, expliqué que la pomme de terre vendue sur le marché algérien était de bonne qualité, avant de remettre en cause les conditions de stockage en Algérie. «Le cas des dix tonnes saisies a été imputé au mauvais entreposage d’un acheteur, ce qui a provoqué de la pourriture et la saisie du lot incriminé, comme l’ont récemment signalé différents articles de presse. Cette saisie ne doit pas entacher la réputation de la pomme de terre canadienne, d’autant plus que la demande est toujours très forte pour notre produit et que près de 20 000 tonnes ont été vendues à la satisfaction des acheteurs», soulignait le communiqué de l’ambassade. Cette dernière avait annoncé l’organisation de séminaires pour faire connaître les qualités de la pomme de terre canadienne aux Algériens.
Cette version des faits a été déjà remise en cause, jeudi, par le ministre de l’Agriculture de la Province canadienne de l’Ile-du-Prince-Edouard. Selon un député de cette province, les pommes de terre exportées vers l’Algérie sont atteintes d’une maladie appelée «bacterial ring tot» une pourriture bactérienne circulaire. Une maladie qui nécessite, selon les experts, la mise en quarantaine de la cargaison et du bateau qui la transporte. Selon les médias canadiens ayant rapporté l’information, les parlementaires de l’opposition ont révélé que le gouvernement canadien était au courant de cette exportation sans pour autant intervenir pour empêcher la transaction. Mais, ce qui est encore plus scandaleux c’est le silence radio des autorités algériennes sur un problème concernant la santé publique.
La presse nationale dans son édition d’hier a fait étalage de la «filouterie» dont aurait été victime le consommateur algérien. Pour rappel, l’importation de cette pomme de terre a été autorisée dans le but de faire face à la pénurie de ce tubercule constatée sur le marché local. Aussi, pour encourager cette solution, le gouvernement a opté pour le démantèlement des taxes douanières et la TVA sur l’importation de la pomme de terre durant la période allant du 1er juillet au 31 octobre derniers. En effet, sur les 66.000 tonnes importées à la fin du mois d’octobre dernier sur les 100.000 prévues, plusieurs dizaines de tonnes étaient impropres à la consommation. Quant à la qualité de la marchandise importée, le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, a admis que celle importée «est de mauvaise qualité par rapport au produit local.» Pourtant, rien n’a été fait pour stopper l’«arnaque» dont est victime l’Algérie. Mais qu’est-ce qui a favorisé un tel trafic à grande échelle? Une telle «arnaque» n’aurait pas été possible si les services du ministère du Commerce avaient dépêché, sur les lieux, une équipe de contrôle. Y-a-t-il complicité? Tout porte à le croire d’après l’ancien chef de gouvernement et secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia.

Smail ROUHA
Source : Journal l’Expression, Algérie 4 novembre 2007

PAR-DELÀ LA CONDAMNATION DES FONCTIONNAIRES ALGÉRIENS POUR MANQUE DE VIGILANCE, VOIRE POUR COMPLICITÉ, UNE PART DE RESPONSABILITÉ PLUS IMPORTANTE REVIENT AU QUÉBEC ET CANADA D’ACCEPTER DE FOURGUER AUX POPULATIONS ALGÉRIENNES DES CONTENAIRES DE POMME DE TERRE POURRIS DESTINÉE AUX POUBELLES ET EN PLUS DE SE FAIRE PAYER AUX PRIX FORT. VOILA QUI DONNE UNE IDÉE DE COMMENT S’EXERCE CONCRETEMENT LA MONDIALISATION, TOUJOURS AU DÉTRIMENT DES PLUS FAIBLES.

 


zehira


zehira@sympatico.ca



Manifestation contre les privatisations du système de santé

2 11 2007

Vous êtes invité(e) à joindre Françoise David et Amir Khadir à l’occasion du « World Health Executive Forum », mieux connu sous le nom de « Davos de la santé » le lundi 5 novembre à midi au Manoir Saint-Sauveur à Saint-Sauveur dans les Laurentides. L’événement est organisé par la « Coalition Solidarité Santé »

Sur invitation seulement, une centaine de leaders provenant des pays les plus avancés en matière de santé vont partager leurs solutions pour en arriver à des « transformations majeures et profondes des systèmes de santé ». Il y a tout lieu de croire que cette concertation internationale vise à faciliter l’élargissement du rôle des entreprises privées dans les soins de santé et le développement d’une industrie de la santé hautement lucrative.

Un des arguments utilisés pour susciter la participation des personnalités influentes et des décideurs qu’on espère à ce rendez-vous de classe mondiale, c’est que le tout se passe à huis clos, « loin des lobbies, des médias et des groupes de pression ». Le monde syndical a de petites nouvelles pour eux !!! Des discussions de cette importance concernant les systèmes de santé que se sont donnés tous ces pays pour répondre aux besoins de l’ensemble de la population ne sauraient se faire derrière des portes closes.

Les informations concernant le trajet seront bientôt disponibles à l’adresse :

http://quebecsolidaire.net/montreal

Les personnes qui recherchent ou veulent offrir un moyen de transport peuvent écrire à : montreal@quebecsolidaire.net



Film de la semaine: The War on Democracy

27 10 2007

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Note: United Fruit a depuis changé de nom pour devenir Chiquita.



Film de la semaine: The Drugging of our Children

20 10 2007

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Génocide d’indigènes en Argentine

29 09 2007

texte repris d’amerikenlutte, (pulse aquí para un texto en española):

IMG_3147.JPG

Le Chaco, province du nord-est de l’Argentine, fait l’objet de l’attention de certains médias en raison de la mort de dénutrition de plusieurs indigènes, morts utilisées avant les élections. En fait la situation est beaucoup plus dramatique que les quelques images montrées. Le Chaco est la cible d’entreprises de culture de soja (transgénique) qui sont en train de faire disparaître les forêts chaqueñas et les indigènes tobas qui y vivent. Ci dessous un article de Mempo Giardinelli. amerikenlutte

L’IMPENETRABLE OU L’AGONIE QOM

Ces derniers temps, la province du Chaco attire l’attention de tout le monde. Presse et télévision globale viennent surveiller les dommages de la malnutrition qui affecte des milliers d’aborigènes dans les forêts qui sont connues – maintenant improprement – comme L’Impénétrable (El Impenetrable”).

Ma collègue et amie Cristina Civale, auteure du blog Civilisation et Barbarie, du quotidien Clarin, m’invite à l’accompagner. Ce n’est pas la première invitation que je reçois, mais c’est la première que j’accepte. J’ai refusé de m’y rendre avant les récentes élections, parce que toute impression écrite est interprétée, évidemment, comme dénonciation électorale. Et je suis convaincu, depuis longtemps, que l’effroyable situation socio-économique dans laquelle se trouve les peuples originaires du Chaco, et son détournement socio-culturel, n’est le fait d’aucun gouvernement en particulier de ceux des 30 ou 40 dernières années (il y en a eu des civils et militaires ; des péronistes, dictatoriaux et radicaux) mais de tous.

D’abord nous nous sommes arrêtés à Sáenz Peña, la deuxième ville du Chaco (90 mille habitants), pour une visite clandestine – non demandée ni autorisée – à l’Hôpital Ramón Carrillo, le second le plus important de cette province. Civale prend des notes et interview des patients indigènes dans les salles, tandis que je parcours les couloirs mouillés sous les infinies fuites des plafonds, et regarde les parois défaites, dépeintes et sales, les cours sordides et un puits noir ouvert avec de l’eau stagnante près de la cuisine.

Bien que la devanture de l’hôpital ait été peinte récemment, il y a derrière une décharge d’ordures à ciel ouvert au milieu de deux pavillons. Du verre et des meubles cassés, des déchets, des radiographies, des décombres et des déchets chirurgicaux encombrent les salles où les patients sont seulement des corps absorbés par des maladies comme la tuberculose ou le mal de Chagas. Je suis impressioné par la quantité de gens allongés sur les sols, je ne sais pas s’ils sont des patients ou des familles, c’est pareil.

Un heure plus tard, sur le chemin jusqu’à Juan Jose Castelli – population de 30 mille habitants qui s’autoqualifie « Vestibule de l’Impénétrable » – l’amertume et la colère se perfectionnent en observant ce qu’il reste du Chaco boisé d’autrefois. Ce qui fut l’empire de quebrachos centenaires et d’une faune merveilleuse, sont maintenant des champs brûlés, des sols sablonneux et désertique, avec des racines attendant les pelleteuses qui prépareront cette terre pour le festival de soja transgénique qui dévaste notre pays.

Nous entrons – à nouveau par derrière – dans l’Hôpital de Castelli, qui est supposé s’occuper de 90 ou 95 pour cent des aborigènes de tout l’Impénétrable. Ce que je vois là moi frappe la poitrine, les tempes, les yeux : au moins deux douzaines d’êtres dans des conditions définitivement inhumaines. Ils ressemblent à des ex personnes, avec à peine de la peau sur les os, des corps comme ceux des camps de concentration nazis.

Une femme de 37 ans qui pèse moins de 30 kilos paraît en avoir plus de 70. Elle ne peut pas lever les bras, elle ne comprend pas ce qu’on lui demande. Cinq mètres plus loin une ancienne (ou cela y ressemble) est à peine un petit tas d’os sur un lit déglingué. L’odeur rance est insupportable, les mouches grasses paraissent être la seule chose saine, il n’y a pas de médecins en vue et il règne un épais silence, lourd et accusateur, comme celui des parents qui attendent près des lits, ou assis sur le sol du couloir, aussi ici, sur des couvertures crasseuses, calmes comme celui qui attend la Mort, cette condamnation qui, en plus, ici tarde à venir.

Je sens une nouvelle et croissante fureur, une impuissance absolue. Je demande à une jeune infirmière qui nettoie un meuble si c’est toujours ainsi. « Toujours », me répond elle en se relevant avec un chiffon sale dans la main, « bien que dernièrement ils en ont sorti beaucoup, depuis qu’a commencé à venir la télé ».

Elle est mince et un visage de bonne personne : on lui voit davantage de résignation que de ressentiment. Ils sont 44 infirmiers dans tout l’hôpital mais ils ne suffisent pas pour les trois tours. Ils travaillent huit heures par jour cinq jours par semaine et les universitaires perçoivent autour de mille pesos (250 euros) , et les contratuels moins de 600, comme elle. Les jours de pluie, celle-ci entre par les plafonds et ceci est un enfer, dit elle et indique les machimbres putréfiés et les puits noirs saturés qui débordent d’excrément dans les toilettes et les cours. Et tout est lavé avec de l’eau, rien de plus, parce que « nous n’avons pas de javel ».

Je marche par un autre couloir et j’arrive à Obstétrie et Pédiatrie. Là, ils sont tous tobas (indigènes). Une gamine pleure devant son fils, un petit sac d’os bruns avec deux yeux énormes que l’on regarde avec douleur. Un autre jeune dit qu’il ne sait pas ce qu’a sa fille mais il ne veut pas qu’elle meure, bien qu’il soit évident qu’elle est en train de mourir. Il y a une vingtaine de lits dans le secteur et dans touts la même chose : malnutrition extrême, crasse dans les draps, milliers de mouches, désolation et peur dans les regards.

Ensuite nous voyageons une heure et le tableau se fait de plus en plus grotesque. Nous nous arrêtons à Fortin Lavalle, Villa Rio Bermejito, les terres au-delà du Pont La Sirena, les endroits El Colchon, El Espinillo et plusieurs autres. Il y a des dizaines de baraques de boue et de paille, réduits infâmes où s’entassent des familles de l’ethnie Qom (tobas). Toutes, sans exception, dans des conditions sous-humaines.

Ces terres – plus de trois millions d’hectares – ont été vendues avec les aborigènes à l’intérieur. Ils sont plusieurs milliers et sont là depuis toujours, mais ils n’ont pas de titres, de papiers, ni ne savent comment les obtenir. Les amis du pouvoir, eux, oui les ont, et les font valoir. Le résultat est la dévastation de l’ Impénétrable : quand on coupe la forêt, les espèces animales disparaissent, elles s’éteignent. Les êtres humains aussi.

Et bien que quelques bonnes âmes urbaines disent le contraire, et que se scandalisent certains dirigents, dans le maintenant ex Impénétrable du Chaco des mots durs comme extermination ou génocide sont en vigueur.

Défilent devant nos yeux des malades de tuberculose, de Chagas, de lesmaniasis, des enfants qui ont seulement mangé de la farine mouillée dans de l’eau, entourés des chiens maigres et osseux comme leurs maîtres. Ils s’appellent Margarita, Nazario, Abraham, Maria et c’est la même chose. Ils disent presque tous être évangélistes, de l’Assemblée de Dieu, de l’Eglise Universelle, des “pentecopistes” ou des “anglicains”.

Involontairement ironique, j’évoque Yupanqui : “Par-ci, Dieu n’est pas passé”.

À la tombée de la nuit je suis cassé, brisé, et je ne peux que griffoner ces notes, indigné, conscient de leur inutilité. En repartant je vois dans un hameau une affiche déchirée sur le sol : “Avec la force de Rozas, votez liste 651″. Et sur le mur d’un ranch de boue, sûrement infesté de vinchucas (insectes qui transmettent le mal de Changas, NdT), je vois un coeur rouge comme celui des pasteurs médiatiques brésiliens de “Arrête de souffrir”. En dessous il est écrit : “Le Chaco mérite mieux. Votez Capitanich” (en septembre on eu lieu les élections à gouverneur de la province, NdT).

À environ 400 kilomètres de là, le scrutin final des élections avance lentement, nerveusement. Dans un bureau le ministre de la Santé de cette province continuera de nier tout cela, tandis que le gouverneur se prépare à être sénateur et à vivre à Buenos Aires, bien loin d’ici, comme presque tous les législateurs.

Jamais auparavant, le Chaco ni ce pays ne m’avaient fait mal autant.

Mempo Giardinelli, Pagina/12, 25 septembre 2007. Traduction: http://amerikenlutte.free.fr

Pour plus d’info sur le soya en Argentine voir ce vidéo .



Image du jour

29 09 2007

Pour plus d’info sur le soya en Argentine voir ce vidéo .



Image du jour

21 09 2007



Image du jour

19 09 2007

Carte du monde du SIDA 2005



Image du jour

29 08 2007

http://graphics8.nytimes.com/images/2007/01/17/business/0117-biz-webLEONHARDT.gif

cliquez pour agrandir



Système de santé: 2 problèmes, 2 solutions

11 08 2007

Le système de santé fait face à deux problèmes majeurs présentement:

  • Le sous-financement
  • Le manque d’effectif

50% des coûts du systèmes de santé proviennent des médicaments (surtout non génériques) et cette proportion va en augmentant. La privatisation ou un système «mixte» ne diminue en rien ces coûts. Pour diminuer le coût des médicament il faut diminuer la durée des brevets afin que des générique peuvent être commercialisés plus vite ou, encore mieux, partir une compagnie d’État qui dévelope les médicaments nécessaires à moindre prix, c’est la solution de Québec Solidaire qui a pour projet de créer QuébecPharma.

Pour ce qui est du second problème, une privatisation du système de santé empirerait la situation en drainant les docteur(e)s et infirmièr(e)s du système public vers le privé. Et comme les gens riches cherchant des soins privés requiereront plus de temps des docteur(e)s/infirmièr(e)s pour un même problème, le système sera globallement moins efficace. La solution à ce problème à long terme est d’augmenté la formation médicale et à cours terme la solution est de faire comme l’Ontario et de facilité la certifications des médecins et infirmièr(e)s qui ont obtenu leurs diplômes à l’extérieur du Québec. J’ai un voisin chirurgien cardiaque qui vit au Québec deux semaines à la fois et ensuite retourne en Europe deux semaines pour pratiquer car il ne peut pratiquer ici.

Voici un petit vidéo:




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