Quand Alcan subventionne la vente de l’Afrique

24 11 2007

repris de la lettre du Continent:

CONGO-K
Forum d’Etat… du secteur privé sur la RDC, Paris, 28 novembre
La RDC est un pays tellement compliqué que la Banque mondiale et le Medef international ont décidé de conjuguer leurs efforts pour une journée de décryptage de l’investissement privé dans ce pays. Les ministres congolais du portefeuille, des mines, du plan, de l’industrie et de l’agriculture seront présents pour signer les contrats…


GUINEE
Kouyaté en séminaire d’investisseurs, Paris, 10 et 11 décembre
Le premier ministre Lansana Kouyaté viendra lui-même “vendre” la Guinée au cours d’un séminaire “Investir en République de Guinée”, organisé au Novotel Tour Eiffel par Stratégies & Développement et sponsorisé par Rio Tinto, Alcan, UMS, BHP Billiton, Dadco et Cassidy Gold. Que des amis !

repris de GuinéeNews:
« La question qui nous hante toujours l’esprit c’est de savoir comment certains cadres chargés d’assurer le bien être des guinéens peuvent dormir tranquillement le soir chez eux après avoir traversé toute la piteuse ville de Conakry et après avoir vu cette pauvre population pataugée dans la misère absolue, alors que la sueur de cette masse populaire prisonnière de leurs déshydratas paie son salaire et avec ce salaire, ils nourrissent leurs rejetons et leurs nombreuses épouses et maîtresses », fulminent les critiques.Un autre dossier pour lequel notre attention a été retenue demeure encore une fois, les dessous de certaines opérations entre les sociétés minières et les sous traitants miniers. Ces dernières années ont enregistré en Guinée l’arrivée sur le marché de plusieurs entreprises de prospection et d’exploitation minière. Ces entreprises bénéficient de larges avantages fiscaux au regard de l’importance et du coût des investissements à réaliser. Jusqu’ici rien d’anormal selon un spécialiste des questions minières, sauf que certains sous traitants, qui ne sont en rien, liés à l’État, tirent amplement profit, des avantages pourtant réservés uniquement aux entreprises disposant de licence ou concessions minières, nous informe-t-on.La stratégie est d’une ingéniosité magistrale et requiert une connaissance très approfondie sur des questions fiscales et d’opérations douanières pour déceler la trame de la forfaiture et le drible à la législation financière en Guinée. Illustration est faite avec le complexe qui existe entre UMS, spécialisé dans le transport et le déménagement, la SMD (société minière de Dinguirage), bénéficiaire d’une concession minière et TRANSCO, transitaire attitré.

Suivant l’adage qui dit « dis-moi qui tu hantes je te dirais qui tu es », et après avoir établi que la société Transco a pris une part active dans l’évaporation des ressources de l’État, Guinéenews© s’est intéressé de près aux implications des relations contractuelles entre le trio (UMS-SMD-TRANSCO). À travers les enquêtes et les documents qui sont en notre possession, ce que nous avons découvert est choquant et mérite d’être porté à la connaissance du monde entier pour que des dispositions urgentes soient prises.

En effet, la SMD a signé avec UMS un contrat de transport de ses gisements du point d’extraction à celui de traitement pour éviter de le faire elle-même et ce faisant réduire ses charges de fonctionnement en évitant d’avoir à gérer un parc de camions, de chauffeurs et de charges d’entretiens. Pour une mesure de minimisation des coûts de ce type, la loi autorise le recours à des sous traitants sous réserve bien sûr de préciser pour la partie contractante que les avantages fiscaux ne peuvent faire objet de glissement du concessionnaire minier au sous traitant minier. Le rattachement juridique des équipements et la responsabilité juridique qui les couvre, les mets en dehors de la sphère d’application d’avantages fiscaux qui sont octroyés intitus personae et ad hoc, non cessibles et non transmissibles à d’autres entreprises.

Fort malheureusement, aussi bien TRASCO que UMS procèdent à des importations pour leur compte mais sous le couvert des équipements importés pour le compte de la SMD. UMS qui dispose à ce jour plusieurs dizaines de camions n’a payé aucun franc au Trésor public lors de l’importation de ces camions, ce qui est contraire à la licence de la boite et à la réglementation douanière, puisque les camions sont ses propriétés et non celles de la SMD. Dès lors, ces camions devaient être soumis au même régime douanier que toutes autres importations ordinaires.

La cupidité est un vilain défaut et il fait perdre la raison à celui ou celle qu’elle contamine, dit-on. Voyant sans nul doute l’aubaine qui s’offre à l’avenir aux intervenants dans le secteur des transports, plusieurs autres sociétés ont concocté et obtenu de nos autorités une licence pour exercer, elles aussi des activités de transports. Car le marché est promoteur pour tous ceux qui aspirent à un enrichissement rapide et sans grande difficulté, puisque la faiblesse des capacités humaines au sein des douaniers et la complicité active des autres structures de contrôle, sont des gages certains d’une protection sans faille et durable.

En outre, la question que se posent plusieurs observateurs aujourd’hui, est de savoir que fait le gouvernement en l’occurrence le ministère du Contrôle économique, de l’ethnique et de la transparence pour lutter efficacement contre ces pratiques peu orthodoxes. Car malgré que plusieurs dossiers de corruption soient mis sur la place publique, aucune enquête sérieuse n’a été entamée jusque là pour atténuer ces scandales financiers qui retardent le redécollage économique du pays.

À suivre…

Notes:

SMD appartient à Crew Gold, société cotée à la bourse de Toronto

Cassidy Gold est une société de Colombie-Britannique cotée à la bourse de Toronto

Dadco est très mystèrieuse et ne révèle pas tout l’étendu du groupe de la compagnie mais elle semble avoir des liens avec UBS et Alcoa (Dadco se spécialise dans l’aluminium et Alcoa a le monopole de la Bauxite en Guinée via la Compagnie des Bauxites de Guinée) car elles sont à la même adresse: Avenue d’Ouchy 61, Lausanne

Le site du séminaire d’investissement en Guinée est http://www.forumguinee.com/



La privatisation de l’argent: une introduction

22 11 2007

Faux 3 piastres

Après avoir discuter avec certaines personnes, dont certains banquiers, à propos de la fraude qu’est le système bancaire à réserve fractionnelle et m’être vu répondre en premier lieu que «c’était normal», je me suis rendu compte que si même les banquiers ne voient pas l’ampleur de la fraude à moins d’être présenté avec un exemple vraiment flagrant, je ne peux pas m’attendre à ce que tout le monde puisse voir la fraude pour ce qu’elle est sans que je donne un exemple vraiment flagrant. Donc, avant de procéder à la partie III de la série (à propos de l’inflation et des cycles économiques), je vais rajouter une introduction (le présent billet) à la partie I, qui sera simplement un exemple flagrant, un exemple presque caricatural: l’exemple du Canada.

Mais avant il convient de reprendre, en quelques mots l’analogie de l’île. Admettons qu’une dizaine de personnes décident de s’établir sur une île déserte afin de bâtir une communauté. Ils sont arrivés avec beaucoup de matériel pour construire leur île mais qu’avec très peux d’argent: seulement la monnaie qui s’adonnait à se trouver dans leur portefeuille. Ils réalisent donc très vite qu’ils vont devoir créer de l’argent afin de satisfaire à leurs échanges économiques. Une personne, appelons-la Sophie, propose une solution: elle va imprimer de l’argent chez elle et va le prêter, moyennant intérêts, à tout ceux et celles dans lesquels elle aura confiance d’être repayée. Si vous étiez une des personnes de l’île (autre que Sophie) serriez vous d’accord avec ce marché? J’espère croire que toute personne sensée refuserait cette arnaque pas très subtile. Et pourtant, c’est exactement le système mis en place à peu près partout dans le monde!

Le Canada, le «plusse meilleur pays au monde», est un exemple particulièrement flagrant parce qu’il n’y a pas de taux de réserve minimale. Ceci veut dire la chose suivante. Je peux être complètement fauché, mais si j’obtiens l’autorisation du ministère d’ouvrir ma banque, sans avoir une seule cenne (centime pour les utilisateurs/rices de francs), je peux commencer à prêter de l’argent, pire encore, il n’y a pas de limite sur la quantité d’argent que je peux prêter. C’est pas des blagues, j’ai vraiment aucun argent, même pas l’argent de quelqu’un d’autre qui aurait déposé de l’argent chez ma banque, zéro, nada, niet, pas une cenne, mais je peux prêter autant d’argent que je veux. L’argent que je prête c’est de l’argent virtuel que je crée de toutes pièces, je ne fais qu’inscrire le montant au compte de la personne qui emprunte. Sur ce «prêt» que je fournie à la malheureuse personne qui m’emprunte de l’argent je demande des intérêts qui peuvent varier entre 6% pour un prêt hypothécaire à 30% pour les cartes de crédit* les plus usurières (au Canada). Mais d’un autre coté, l’argent que je crée de toutes pièces est bien réelle dans le sens que peux acheter ce que je veux avec: je peux acheter une voiture si je le veux, sans avoir une cenne, je n’ai qu’à inscrire le montant au compte du concessionnaire automobile. Mais, comme je suis une banque, la majorité de l’argent que je crée sert à faire des prêts aux gens. Notez aussi que si j’ai pas d’argent pour commencer mais je prête un million de dollars à quelqu’un, j’inscris ce montant dans son compte et donc, dans mon livre comptable j’ai 1 million de dollars de dépôts et un million de dollars de prêts, donc superficiellement on dirait que je prête l’argent que les gens déposent chez ma banque! Cette exemple n’est pas juste un exemple farfelu, la quasi-totalité de l’argent créé (95% environ) au Canada (et dans la majorité des autres pays) l’est par les banques, exactement de la même manière qu’illustré par mon hypothétique banque qui commence sans le sou.

En fait, c’est comme une taxe, collectivement, on paie plus de 6% d’intérêts sur tout l’argent en existence au pays! Pour tout dollar en existence, il y a quelqu’un qui paie de l’intérêt dessus! En fait on peu même le vérifier facilement l’exactitude de cette affirmation. Selon la Banque du Canada, en 2006, il y avait environ 1000 milliards de dollars en circulation au Canada (incluant les devises étrangères), dont seulement environ 46 milliards en argent comptant hors des banques (argent créé par la Banque du Canada). Parallèlement, en regardant sur Reuters et les sites respectifs des banques ont voit que collectivement, la CIBC, la Banque de Montréal, TD, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Royale, la Banque Nationale, les Caisses Desjardins et la Banque Laurentienne (les banques privés [car c'est pratiquement ce que Desjardins est devenu] ayant les plus grosses parts de marché au Canada), ont récoltés 87 milliards de dollars en intérêts**. Si ont suppose que les banques mentionnée ci haut ont collectivement 100% des parts du marché, ça veut dire que collectivement, nous payons 8,7% d’intérêt par année sur toute l’argent en circulation.

Nous payons une taxe de 8,7% par année aux banques privés pour utiliser les dollars canadiens créés par les banques privées. Mais cette taxes fonctionne à l’inverse de la l’impôt sur le revenu avec lequel nous sommes familiers. En effet, l’impôt sur le revenu est gradué de façon que les pauvres n’en paient presque pas tandis que les riches en paient (ou du moins seraient censé payer s’il n’y avait pas de paradis fiscaux) une portion croissante de leurs revenus. Pour la taxe sur l’argent c’est le contraire, les pauvres qui n’arrivent même pas à payer leur facture de carte de crédit paient un taux d’environ 20% sur l’argent qu’ils utilisent, tandis que les riches qui ont trop d’argent reçoivent un «remboursement de taxe» d’environs 5% sur l’argent qu’ils ont.

Comparons cette taxe perçoivent les banques sur la création de l’argent aux taxes et impôts des gouvernements. Le gouvernement fédéral a perçu environs 200 milliards de dollars en taxes, impôts et cotisations de toutes sortes en 2006 (ceci n’inclue pas les revenus des sociétés d’État ou des activités de l’État), de ce montant, 33 milliards étaient utilisés pour payer les intérêts sur la dette. Ceci veut dire qu’en 2006 nous avons payé 167 milliards de dollars pour les services du gouvernement fédéral*** comparé à 87 milliards de dollars en taxes pour le droit d’utiliser l’argent créé par les banques. Cela veut dire qu’un tiers [87/(87+167)*100% = 34% ] de nos «taxes» servent à payer les banques pour le droit d’utiliser l’argent qu’elles crée. Regardons les choses d’une perspective. Admettons que l’argent est créé par le gouvernement au lieu d’être créé par les banques, déjà le gouvernement n’aurait pas besoin d’emprunter donc il n’aurait pas de dette et donc n’aurait pas à payer 33 milliards pour servir la dette mais en plus, au cours de 2006, les banques ont créé environ 100 milliards de dollars donc si gouvernement était celui qui créait l’argent, il aurait eu, en 2006, 100 milliards de dollars de plus qu’il aurait créé à la place des banques et donc aurait besoin de collecté 100 milliards de dollars de moins en taxes et impôts. Ce qui fait, qu’au lieu de collecter 200 milliards de dollars en taxes et impôts comme le gouvernement du Canada l’a fait en 2006, il aurait pu collecté seulement 67 milliards de dollars en taxes et impôts et fournir exactement les mêmes services! Ceci représente un rabais de 67% sur les taxes et impôts collectés!

J’imagine qu’à ce point-ci vous vous demandez, si c’est si profitable d’être une banque, pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de gens qui fondent des banques au lieu de faire autre chose. «C’est quoi la pogne?» En fait, collectivement les banques sont très profitables, mais individuellement ce n’est pas nécessairement le cas. Toute la profitabilité usurière repose sur l’hypothèse que les banques peuvent prêter de l’argent qu’elles créent. Cela peut seulement se faire si les gens qui emprunte de l’argent ne demandent pas d’avoir leur argent en main propre ou ne transfère pas cet argent vers un autre banque, i.e. l’argent qui est prêté par la banque reste dans cette banque, la banque récolte alors de l’intérêt sur l’argent mais elle n’a pas a fournir l’argent. Ceci n’est pas un problème pour une grosse banque car si elle prête 100 000 $ à quelqu’un, même si la personne dépense son 100 000$ d’un coup, il y a de grosses chances que la personne qui reçoit les 100 000$ va encaisser son chèque dans son compte chez la même grosse banque et donc l’argent ne sortira jamais de cette banque, la banque n’aura jamais à vraiment fournir l’argent. Et même si la personne qui reçois le 100 000$ va le déposer chez une autre banque, en moyenne il y aura quelqu’un d’autre qui déposera un 100 000$ provenant de la seconde banque dans un compte de la première banque, ce qui rééquilibra la chose et ferra en sorte qu’aucune banque ne fournira réellement d’argent. En pratique les grandes banques n’ont besoins que de 2-3% de tout l’argent qu’elles prêtent pour satisfaire à la demande. Mais évidemment s’il y a un flux net d’argent d’une banque vers une autre, la banque déficitaire devra emprunter l’argent qui lui manque ce qui aura pour effet qu’elle récoltera de l’intérêt non pas sur de l’argent qu’elle a créé mais sur de l’argent qu’elle a emprunté. Cela et largement moins profitable et si le transfert d’argent se fait trop vite, la banque n’aura pas le temps d’emprunter assez d’argent pour répondre à ses obligations et sera forcée de faire faillite. Ce genre de situation est beaucoup plus probable pour une petite banque. Mais, cela peut arriver même aux grosses banque, si tout le monde allait sortir son argent en argent comptant, toutes les banques ferraient faillite, car collectivement elles possèdent moins de 5% de tout l’argent qui est déposée chez elles. L’autre 95% est de l’argent qu’elles ont créé en faisant des prêts mais qui est resté déposé (pas nécessairement par la même personne) chez les banques.

La majorité des pays ne sont pas comme le Canada, et fonctionnent avec un système bancaire à réserve fractionnelle avec un taux de réserve minimum non nul. Quoi que cela soit mieux en théorie, en pratique cela revient exactement au même simplement parce que c’est toujours les banques privées qui créent la majorité de l’argent. La partie I de cette série parle donc du cas plus général du système bancaire à réserve fractionnelle ou le taux de réserve minimal est arbitraire. Le cas du Canada que l’on vient de considérer est le cas spécifique où le taux est nul. La partie II de la série est une analyse comptable plus détaillée du processus de création d’argent dans un système bancaire de réserve fractionnelle. La partie III traitera de l’inflation et des cycles économiques. Une grande majorité des articles ou médias ou politiciens qui critiquent le système bancaire à réserve fractionnelle préconisent de retourner en arrière et de remettre en place un système monétaire basé sur l’or. La partie IV expliquera pourquoi cela n’est pas la bonne solution et proposeras certaines solutions alternatives. Finalement la partie V fournira des références pour des ressources supplémentaires sur le sujet.

*Visa appartient aux banques membres (quoiqu’elle va bientôt être introduite en bourse) et MasterCard quoique coté en bourse appartient surtout aux banques dont les plus grosses parts appartiennent à Banque of América (11% via Marisco), Fidelity Investements (8%) et Goldman Sachs (4,5%) . Mais, de toute façon, Visa et MasterCard ne sont que fournisseurs de solutions informatiques, ce sont les banques émettrices qui perçoivent l’intérêt sur les dettes de carte de crédit et ce sont les banques qui perçoivent aussi les frais de transactions d’environ 2% (et de 1% environ pour les carte de débit) auprès des commerçant(e)s sur toutes les transactions effectuées par le biais des réseau Visa, MasterCard (et aussi Interac).

**RBC: 22,2 milliards, Scotia: 17,7 milliards, TD: 15,5 milliards, CIBC: 13,2 milliards, BMO: 13 milliards, BN: 4 milliards, Laurentienne:  0,8 milliards, Desjardins: 0,6 milliards.

***Bon d’accord, c’est vrai que je ne vois pas trop l’utilité des «services» du gouvernement fédéral (la guerre en Afghanistan je ne trouve pas que c’est un service qui m’est rendu), mais le problème est que c’est difficile de faire une comparaison avec le gouvernement du Québec puisque je ne peut pas trouver les données de l’intérêt perçu seulement au Québec. Mais juste pour avoir une idée, les revenus du gouvernement du Québec étaient de 55,1 milliards de dollars en 2006 incluant 9,6 milliards de transferts fédéraux et les revenus des sociétés d’États et de ce montant 7 milliards était utilisés pour servir la dette. On peut estimer les intérêts perçus au Québec par les Banque en multipliant les intérêts perçus au Canada par la proportion de l’économie canadienne qui est québécoise: en 2006 le PIB du Québec était de 260 milliards et le PIB du Canada était 1280 milliards, donc le Québec représente à peu près 20% de l’économie canadienne donc on s’attendrait à ce que les banques aient récoltés 20%*87 milliard = 18 milliards de dollars en intérêts. Donc au Québec on a payé une taxe d’environ 18 milliards de dollars pour pouvoir utiliser l’argent créé par les banques [ce montant est à comparer aux 550 millions par année qu'il faudrait pour instaurer la gratuité scolaire à tous les niveaux au Québec] tandis qu’on payait 48 milliards de dollars pour recevoir les services du gouvernement (santé, éducation, transport en commun, etc.) ce qui veut dire que les taxes pour payer l’utilisation de l’argent créé par les banques représentaient 27% du montant total!

Allez à la partie: I II III IV V



Image du jour: Coupes à blanc

22 11 2007

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Coupes à Blanc



IEDM: Idées pour enrichir le boss

19 11 2007



Castonguay: l’histoire d’un vendeur d’assurance acheté

16 11 2007

repris de l’Aut’Journal:

04 novembre 2007

Pierre Dubuc

Présenté comme le « père » de l’assurance-maladie, Claude Castonguay a été nommé par le gouvernement Charest à la tête d’un comité dont on s’attend paradoxalement à ce qu’il ouvre grande la porte au privé dans notre système de santé. Pourquoi ce revirement à 180% ?

Depuis le début des années 1960, Claude Castonguay a joué un rôle important dans plusieurs dossiers politiques et économiques. Son parcours est à maints égards celui d’une certaine élite québécoise. Dans cette série d’articles, nous revenons sur la carrière de Claude Castonguay.

Quand René Lévesque traitait Claude Castonguay de « profiteur du milieu des affaires »

« Je n’ai aucune leçon à recevoir des profiteurs du milieu des affaires ! », lance René Lévesque à Claude Castonguay lors d’une prise de bec publique en 1978 au Grand Théâtre de Québec. C’est Castonguay lui-même qui relate l’anecdote dans « Mémoires d’un révolutionnaire tranquille » publié chez Boréal en 2005.

Castonguay s’était dit contrarié que Lévesque fasse campagne pour Louise Beaudoin qui briguait les suffrages lors d’une élection partielle dans un événement commandité par La Laurentienne.

La réaction de Lévesque était pourtant bien légitime. Claude Castonguay faisait partie de cette élite nationaliste québécoise qui a tourné le dos au Parti Québécois après avoir obtenu des avantages des milieux d’affaires canadiens-anglais à la faveur de la montée du mouvement souverainiste.

Claude Castonguay avait signé en juin 1977 avec 325 autres personnes une lettre adressée à René Lévesque et à Camille Laurin affirmant que le projet de loi 101 allait trop loin et qu’il aurait de graves répercussions sur le développement économique du Québec.

Cette dénonciation de l’exode des sièges sociaux de Montréal vers Toronto était bien hypocrite de la part des milieux d’affaires francophones qui allaient en profiter pour occuper l’espace laissé vacant. D’ailleurs, le même Castonguay raconte avec un délice non dissimulé l’établissement en 1987 du siège social de la Laurentienne en face de l’édifice de la Sun Life.

Un parcours caractéristique

Le parcours de Claude Castonguay est caractéristique de la trajectoire de la bourgeoisie québécoise au cours des années 1960 et 1970. Un des tout premiers actuaires québécois, il se joint à deux petites compagnies d’assurances québécoises, l’Industrielle et la Laurentienne. En 1957, le financier Jean-Louis Lévesque lui offre la direction de la branche d’assurance sur la vie de la Prévoyance.

Castonguay reconnaît qu’à cette époque, les compagnies d’assurances québécoises « faisaient figure de naines face aux nombreuses sociétés canadiennes et américaines actives dans notre marché ». Elles « embauchaient, écrit-il, plusieurs des agents et courtiers francophones les plus compétents, lesquels contribuaient à maintenir l’emprise de ces sociétés sur le marché québécois des assurances ».

« J’avais du mal, poursuit-il, à accepter le comportement de certains de ces individus qui, à cause de la petite taille de notre compagnie, nous considéraient comme inférieurs et ne se gênaient pas pour nous dénigrer auprès de leurs clients. C’est au cours de ces années que j’ai conçu un profond désir non seulement de réussir sur le plan professionnel, mais surtout de contribuer chaque fois que l’occasion se présenterait, à notre développement et à notre affranchissement collectifs. »

On s’émancipe de la tutelle étrangère avec l’aide d’Hydro-Québec

En 1962, il forme avec son collègue Pierre Lemay le premier cabinet de conseillers en actuariat. Mais, incapable de trouver une source de crédit local à cause de la faiblesse des institutions financières québécoises, il se résout « à céder, en retour d’une marge de crédit limitée, la moitié de la propriété de notre cabinet à une grande firme américaine de courtage en assurances ».

Quelques années plus tard, ils rachètent « à coût exorbitant », avoue-t-il, la pleine propriété de son cabinet. Ce rachat fut rendu possible par l’intervention de l’État québécois. Son associé Pierre Lemay décrochera un important contrat d’Hydro-Québec, soit d’intégrer tous les régimes de retraite et d’assurance collective des employés des compagnies nationalisées.

En 1966, Claude Castonguay se verra confier la co-présidence de la Commission royale d’enquête sur la santé et le bien-être social qui accouchera, entre autres, de notre régime d’assurance santé. Le plan proposé s’inscrivait dans la perspective du rapport Marsh en Angleterre et des politiques préconisées par le néo-démocrate canadien Tommy Douglas. Au Québec, dans un marché de l’assurance dominé par les entreprises étrangères, l’intervention de l’État faisait consensus, même parmi les milieux d’affaires québécois.

La politique, c’est pas assez payant !

En 1970, Castonguay répond à l’appel de Robert Bourassa et devient le ministre chargé de l’implantation du régime d’assurance santé. Son entrée en politique n’est sans doute pas étrangère à son mariage avec Mimi Fauteux, arrière-petite fille du premier ministre Honoré Mercier, dont le grand oncle Lomer Gouin a occupé la même fonction. L’oncle Gérard Fauteux a été juge en chef de la Cour suprême du Canada et le père a été député à Québec et à Ottawa avant de terminer sa carrière comme lieutenant-gouverneur du Québec.

Trois ans plus tard, à la surprise générale, Castonguay quitte la politique. À l’époque, on a beaucoup spéculé sur ses motifs. Les souverainistes croyaient y déceler des divergences politiques avec Robert Bourassa et un ralliement possible de l’ancien ministre à leur camp. Dans ses mémoires, Castonguay nous apprend que ses raisons étaient beaucoup plus triviales.
« Mes dépenses courantes, écrit-il, étaient plus élevées que mon salaire de ministre. »

Quand les milieux d’affaires profitent de l’essor du mouvement souverainiste

L’élection du Parti Québécois en 1976 allait provoquer un grand branle-bas économico-politique au Québec et au Canada-anglais. Pour empêcher l’élite des affaires québécoises d’apporter son appui au mouvement souverainiste, les milieux d’affaires canadiens-anglais consentirent à une série de concessions.

Claude Castonguay décrit très bien ce qui s’est passé dans le cas de La Laurentienne dont il a rejoint la direction en 1977. La Laurentienne se vit offrir par Paul Desmarais l’Imperial Life, une entreprise basée à Toronto « dont l’acquisition, reconnaît Castonguay, ferait en quelque sorte entrer La Laurentienne dans la cour des grands ». Mais le défi était de taille, car le chiffre d’affaires de l’Imperial était au moins cinq fois plus élevé que celui de La Laurentienne.

Castonguay raconte comment « Paul Desmarais avait accepté de nous rencontrer et, à notre grand soulagement, de garder sous le sceau de la confidence, les discussions qui s’amorçaient, alors qu’il aurait fort bien pu annoncer haut et fort son intention de se départir de l’Imperial Life, ce qui aurait sûrement attiré des offres plus intéressantes que la nôtre ».

Castonguay ajoute que « Desmarais me confia qu’il savait très bien qu’il aurait pu obtenir davantage, mais qu’il préférait voir l’Imperial passer entre des mains québécoises ». La Laurentienne dont l’actif était de 150 millions avala donc l’Imperial Life et son actif de 750 millions. Castonguay fut nommé au poste de président du conseil de la compagnie et à la présidence du holding créé en vue de cette acquisition.

Attaché à double tour à la cause fédéraliste

Mais ce n’était pas tout. Au début de l’année référendaire 1980, La Laurentienne acquiert de l’homme d’affaires montréalais Lorne Webster le groupe Prenor, constitué principalement des Prévoyants du Canada, assurance vie et assurances générales. Comme les affaires des Prévoyants et celles de la Laurentienne et de la Prévoyance étaient largement complémentaires, on put procéder assez rapidement à la fusion des entreprises.

« Grâce à cette transaction, écrit Castonguay, La Laurentienne voyait sa taille doubler. La Prévoyance gagna les premiers rangs des sociétés d’assurances générales au Québec et était désormais active dans toutes les provinces à l’ouest du Québec. » Avec des intérêts coast-to-coast, les dirigeants de La Laurentienne avaient maintenant un intérêt au maintien de l’unité du Canada.

C’est sans doute également pour s’assurer de la fidélité de Castonguay au fédéralisme canadien, qu’il reçoit au printemps 1978 une invitation de David Rockefeller de faire partie de la Commission Trilatérale.

Faut-il se surprendre que lors du référendum de 1980, Claude Castonguay se prononce publiquement contre la souveraineté avec l’accord des principaux actionnaires de La Laurentienne!? Et que René Lévesque l’ait traité, dès 1978, de « profiteur du milieu des affaires »?

Quand la loi Mulroney l’emporte sur la loi Parizeau

En 1981, on assiste à la création de la Corporation du Groupe La Laurentienne. En novembre 1982, Claude Castonguay s’en voit confier l’entière direction. La Laurentienne avait alors besoin de lever des capitaux pour assurer sa croissance, mais faisait face à un obstacle de taille puisque la loi sur les assurances ne permettait pas à une mutuelle d’assurance de créer un holding.

Castonguay rappelle qu’il obtint alors du ministre des Finances du Québec, Jacques Parizeau, l’adoption d’une loi permettant la création d’un holding québécois regroupant sous un même chapeau un ensemble de services financiers qui donnerait à La Laurentienne une longueur d’avance sur les compagnies d’assurance à charte fédérale.

La prise de contrôle de la Banque d’Épargne

Mais les appétits de La Laurentienne et de Castonguay ne s’arrêtent pas là. Ils élaborent le projet de prendre le contrôle de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal.

Déjà en 1977, le Mouvement Desjardins avait tenté d’opérer une fusion entre la Banque d’Épargne dont elle détenait 12% du capital-actions et la Banque Provinciale qu’elle contrôlait à 25%. Jacques Parizeau avait salué l’initiative en déclarant : « Il ne serait pas mauvais de regrouper les avoirs fermes des Québécois ».

Cela avait provoqué une violente et rapide contre-offensive menée tambour battant par la Banque Royale et sa quasi-filiale la Banque Canadienne-Nationale. En une seule journée, des blocs entiers d’actions avaient changé de mains, provoquant la réorganisation complète de l’organigramme de la Banque d’Épargne de façon à empêcher sa prise de contrôle par le Mouvement Desjardins.

Au cours des années 1980, La Laurentienne est devenue le principal actionnaire de la Banque d’Épargne. Elle en détenait en propre un bloc de 10% de ses actions, un autre 10% obtenu lors de la transaction avec Lorne Webster de Prenor et, enfin, un bloc de 20% avec deux autres actionnaires, Marc Bourgie et Antoine Turmel président de Provigo, qui détenaient chacun un bloc représentant 10%.

La loi Parizeau, c’est bien ! Mais la loi Mulroney, c’est mieux !

Le surintendant des banques à Ottawa voulut bloquer cette prise de contrôle en rappelant que la loi sur les banques ne permettait pas à un actionnaire de détenir plus de 10% des actions.

Cependant, les dirigeants de La Laurentienne lui firent remarquer que, si la Loi sur les banques d’épargne stipulait qu’un actionnaire ne pouvait disposer de plus de 10% des votes, elle ne restreignait pas, contrairement à la Loi sur les banques à charte, le nombre d’actions que pouvait détenir un même actionnaire. Mais le gouvernement libéral ne voulait rien savoir.

La situation changea du tout au tout avec l’arrivée des conservateurs de Brian Mulroney au pouvoir à la faveur, rappelons-le, du « beau risque » de René Lévesque. La loi fut rapidement modifiée et dès le lendemain de son adoption, relate Castonguay, « nous prenions le contrôle de la banque qui devint la Banque Laurentienne du Canada ».

Faut-il se surprendre que Claude Castonguay ait appuyé l’entente du Lac Meech et l’Accord de Charlottetown ? Faut-il s’étonner qu’il se montre dans ses mémoires très critique à l’égard de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien et qu’il considère que Mulroney – qui l’a nommé sénateur –« a été un grand Premier ministre »!?

Réécrire l’assurance santé à la lumière du jugement Chaoulli

Après avoir bouffé l’Imperial Life et la Banque d’Épargne, Claude Castonguay et les dirigeants de La Laurentienne avaient de grandes ambitions internationales et voulaient entre autres s’implanter sur le marché américain.

Dans ses mémoires, Claude Castonguay raconte la mésaventure de La Laurentienne dans sa tentative de prendre le contrôle d’une compagnie d’assurance dont le siège social était situé à Wilmington au Delaware.

Une séance publique fut convoquée, conformément aux lois de l’État, pour l’étude du projet par le commissaire aux assurances qui est, aux États-Unis, un fonctionnaire élu. Avant la comparution, « un digne monsieur nous approcha », relate Castonguay, qui se présenta comme représentant de la puissante famille Dupont, dont le siège social est à Wilmington.

« Il nous annonça en termes plutôt directs, poursuit Castonguay, que les Dupont n’accepteraient jamais que la seule compagnie d’assurance vie de Wilmington passe sous contrôle étranger » tout en soulignant que le commissaire aux assurances, qui devait songer à sa réélection, était bien au fait de cette réalité. « Presque au même moment, le commissaire informait les personnes présentes que, comme par hasard, l’audience était reportée à une date indéterminée », de conclure un Castonguay qui venait de goûter au double discours des Américains sur le libre-échange.

Quand on se fait « planter » dans sa propre cour

Les avancées de La Laurentienne sur la scène internationale furent somme toutes modestes. Bien plus, sur la scène locale, les compagnies d’assurance du groupe – qui détenaient d’importants investissements dans l’immobilier – furent incapables de faire face au krach immobilier des années 1990. Elles n’eurent d’autre choix que de « fusionner » avec le Mouvement Desjardins pour le plus grand déplaisir de Castonguay qui voyait ainsi s’écrouler le travail de plus quinze années.

Aujourd’hui, les compagnies d’assurances québécoises n’ont plus comme objectif principal sur le marché local de prendre la place d’institutions étrangères comme c’était le cas au cours des années 1960 et 1970. C’est en grande partie fait. Elles cohabitent entre autres avec la Great-West et la London Life de Paul Desmarais, celui-là même qui leur est venu en aide au cours des années 1970. Elles n’expriment plus non plus les mêmes ambitions internationales qu’au cours des années 1980. La « balloune » s’est dégonflée.

Désormais, leur cible est le système public qui leur apparaît comme leur principal « concurrent » et elles s’emploient à le démanteler.

Dans ce contexte, il ne faut pas se surprendre de voir Claude Castonguay saluer le jugement Chaoulli de la Cour suprême du Canada et essayer d’en élargir la portée. Le jugement Chaoulli remet en cause l’interdiction d’un système privé parallèle dont Castonguay rappelle pourtant que « c’est moi qui ai fait introduire cette prohibition en 1970 alors que j’étais ministre de la Santé » !!!

Castonguay souligne que « la possibilité de souscrire à une assurance privée implique nécessairement l’accès à des services privées qui, à toutes fins utiles, n’existent pas aujourd’hui ». Le jugement Chaoulli permet, selon son interprétation, l’injection de ressources financières pour la création de cliniques privées, d’hôpitaux et d’autres ressources. « Le jugement autorise même, écrit-il, l’utilisation par le privé des ressources du système public, comme les blocs opératoires au-delà des heures régulières. »

Autrement dit, le secteur privé québécois, qui n’aurait pu grandir sans l’appui du secteur public, s’apprête aujourd’hui à le cannibaliser avec la bénédiction de celui qui l’a créé !



État de la grève étudiante au Québec

15 11 2007

Supportons la gratuité scolaire à tous les niveaux!

État des mandats de grève
En date du 14 novembre 2007 à 15h20

 

Association en grève générale illimitée

- Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM)
Depuis le 6 novembre
AG de reconduction : 19 novembre
Nombre de membres : 5 400

Association en grève générale reconductible

- Association facultaire étudiante des arts de l’UQAM (AFÉA-UQAM)
Depuis le 7 novembre en soirée
AG de reconduction : à confirmer
Nombre de membres : 4 045

- Association facultaire étudiante des langues et communications de l’UQAM (AFELLC-UQAM)
À partir du 12 novembre
AG de reconduction : 19 novembre
Nombre de membres : 3 720

Associations en grève du 12 au 16 novembre

- Association facultaire de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED-UQAM)
Nombre de membres : 2 260

- Association étudiante du secteur des sciences de l’UQAM (AESSUQAM)
Nombre de membres : 3 200

Total en grève à l’UQAM, 12 au 16 novembre : 18 625

Associations en grève les 14, 15 et 16 novembre

- Association des étudiants et étudiantes de science politique de l’Université Laval (AÉÉSPUL)
Nombre de membres : 320

- Association étudiante du module de sciences sociales de l’UQO (AEMSS-UQO)
Nombre de membres : 280

- Association générale des étudiantes et étudiants en théatre de l’Université Laval (AGÉÉTUL)
Nombre de membres : 93

- Regroupement des étudiants de sociologie de l’Université Laval (RÉSUL)
Nombre de membres : 80

- Association des étudiantes et étudiants en anthropologie de l’Université Laval (AÉÉA-UL)
Nombre de membres : 265

- Association générale des étudiants et étudiantes prégradué-e-s en philosophie de l’Université Laval (AGEEPP-UL)
Nombre de membres : 176

- Association générale étudiante du Cégep de Drummondville (AGECD)
Nombre de membres : 2 200

- Regroupement des étudiantes et étudiants de travail social de l’UQO (REETS-UQO)
Nombre de membres : 300

- Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal (AGECVM)
Nombre de membres : 6 800

- Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep Lanaudière à Terrebonne (AGEECLT)
Nombre de membres : 950

- Association étudiante de sociologie de 2e et 3e cycle de l’Université Laval (ACCES-UL)
Nombre de membres : 111

- Regroupement des étudiantes et étudiants de sociologie de l’Université de Montréal (RÉÉSUM)
Depuis le 13 novembre à 8h
Nombre de membres :

- Association étudiante en anthropologie de l’Université de Montraél (AÉAUM)
Depuis le 13 novembre à 13h
Nombre de membres : 427

- Dawson Student Union (DSU)
Nombre de membres : 7 500

- Association des étudiants chercheurs en philosophie de l’Université Laval (AECP-UL)
Nombre de membres : 120

Total en grève les 14, 15 et 16 novembre : 19 722

Associations en grève les 14 et 15 novembre

- Association de créations et d’études littéraires de l’Université Laval (ACÉLUL)
Nombre de membres : 315

- Association des étudiants et étudiants en histoire de l’Université Laval (AÉÉH-UL)
Nombre de membres : 248

- Mouvement des étudiants de service social de l’Université Laval (MÉSSUL)
Nombre de membres : 502

- Syndicat étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV)
Nombre de membres : 3 300

- Association étudiante en histoire de l’art de l’Université Laval (AÉHA-UL)
Nombre de membres : 117

- Association étudiante en sciences historiques et études patrimoniales de l’Université Laval (AÉSCHEP-UL)
Nombre de membres : 46

Total des associations en grève les 14 et 15 novembre : 4 528

Associations en grève le 15 novembre

- Association étudiante du Cégep de Saint-Laurent (AECSL)
Nombre de membres : 3 247

- Association générale étudiante des sciences de l’Université Sherbrooke (AGES)
Nombre de membres : 1 174

- Association des étudiants en sociologie et anthropologie de l’UQAC (AESA-UQAC)
Nombre de membres : 26

- Association des étudiants et étudiantes au premier cycle en psychologie de l’Université Laval (AEEPCPUL)
Nombre de membres : 700

- Association des étudiants en science politique et coopération internationale de l’UQAC (AESPCI-UQAC)
Nombre de membres : 50

- Association générale des étudiants et étudiantes de service social de l’Université de Sherbrooke (AGEESSUS)
Nombre de membres : 198

- Regroupement des étudiants du diplôme d’étude politique de l’Université de Sherbrooke (REDEPUS)
Nombre de membres : 20

- Association générale du Cégep François-Xavier Garneau (AGECFXG)
Nombre de membres : 6 343

- Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep La Pocatière (AGEECLP)
Nombre de membres : 750

- Association générale des étudiants de la faculté de lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke (AGEFLESH)
Nombre de membres : 2 398

- Association étudiante en arts de l’UQAC (AÉA-UQAC)
Nombre de membres : 272

- Association étudiante en philosophie de l’Université de Montréal (AÉPUM)
Nombre de membres : 337

Total des associations en grève le 15 novembre : 15 151

Totaux

- En grève le 14 novembre : 42 875 (26 associations)
- En grève le 15 novembre : 58 390 (38 associations)
- En grève le 16 novembre : 38 347 (20 associations)

 

source: ASSÉ



Les infirmières maltraitées dans le secteur privé

15 11 2007

repris de l’Aut’Journal:

La FIQ interpelle le Groupe Castonguay

09 novembre 2007

Pierre Dubuc

« En Angleterre, les infirmières veulent revenir au secteur public. Elles avaient trouvé alléchant d’aller au secteur privé. Mais leur salaire a diminué de 11% en trois ans. » Voilà une des leçons que Lina Bonamie, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), rapporte de sa participation au congrès de l’Internationale des services publics qui s’est tenu à Vienne en Autriche, du 24 au 28 septembre.

« L’atelier sur l’Angleterre était fort couru, nous dit-elle, particulièrement pour ceux oeuvrant dans le domaine de la santé. Comme cela est en train de se passer ici, les agences privées ont servi de fer de lance à la privatisation. Mais les conditions ont radicalement changé en quelques années. »

Une offensive mondiale généralisée

Lina Bonamie raconte que le gouvernement garantissait les fonds de retraite des infirmières qui passaient au privé, mais que les nouvelles infirmières qui s’inscrivent maintenant au privé n’y ont pas droit.

« On a fait miroiter une diminution des listes d’attente avec les partenariats public-privé mais, après cinq ans, on constate que les listes s’allongent tant au privé qu’au public. On n’a rien réglé », a-t-elle appris.

« La situation est similaire au Nicaragua, enchaîne-t-elle. Avec la privatisation, on a constaté une détérioration importante des indicateurs de santé, comme le taux de mortalité infantile. On veut revenir au public. »

Ces deux exemples illustrent bien ce que la délégation québécoise a entendu au congrès de l’Internationale des services publics où des représentants de 120 pays étaient présents. « Partout, c’est une offensive généralisée contre les services publics. Dans certains pays, on commence par vouloir privatiser l’eau. Dans d’autres, c’est la santé qui est dans le collimateur. »

« Mais, selon elle, partout, le pattern est le même. On fait mauvaise presse aux services publics pour que la privatisation apparaisse comme la solution. »

Castonguay veut le ticket modérateur

La FIQ a rencontré le Groupe de travail de Claude Castonguay dont le mandat est de proposer des voies pour la privatisation du réseau de la santé. « On connaissait le mandat du comité et on a bien vu la tangente qu’il prend, nous confie Lina Bonamie. Mais on a quand même proposé des alternatives. »

« On a insisté particulièrement sur le rôle des compagnies pharmaceutiques. En deux ans et demie, nos salaires ont augmenté d’à peine 2% alors que le coût des produits pharmaceutiques a grimpé de 205% ! On a plaidé pour la diminution de la durée des brevets des médicaments. M. Castonguay nous a ressorti l’argument usé que les entreprises vont quitter le Québec », raconte la présidente de la FIQ.

Un autre sujet majeur abordé lors de la rencontre avec le Groupe Castonguay : le ticket modérateur. « M. Castonguay a dû reconnaître qu’il n’y avait aucune étude à travers le monde en appui à cette politique mais, de toute évidence, il veut l’essayer quand même. »

« Notre pratique nous apprend que, dans les salles d’urgence, il y a beaucoup plus de gens qui ont trop attendu avant de se présenter que d’abuseurs. La preuve a été faite avec l’assurance-médicaments : quand les gens ont à débourser un montant d’argent, plusieurs retardent l’achat et la prise de leurs médicaments. »

« On a compris à ses propos que M. Castonguay exempterait les gens qui sont à la sécurité du revenu, mais ce sont ceux qui ont des revenus à peine supérieurs, qui sont juste à la marge, qui écoperont », ajoute-t-elle.

Une pénurie maintenue volontairement

Bien évidemment, la FIQ mène le combat contre l’ouverture de cliniques privées comme le projet Rockland MD. « Où le privé va-t-il aller chercher son personnel, ses infirmières sinon dans le public? On va les former dans le public pour le privé !? Est-ce là la solution?! », lance-t-elle.

Les cliniques privées ne vont qu’accentuer le problème criant de la pénurie de personnel. Une pénurie maintenue volontairement, selon elle.

Le rôle clef des agences privées dans le processus de privatisation n’échappe pas à Lina Bonamie. L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec vient de révéler à cet égard des chiffres troublants. En un an, le secteur privé a vu ses rangs grossir de quelque 350 infirmières. Du coup, ses effectifs ont atteint les 6000 professionnels. Depuis l’an 2000, la proportion d’infirmières travaillant dans le réseau public est passé de 87% à 83%.

« On nous dit que les agences répondent aux besoins des jeunes infirmières qui ne voudraient pas travailler à temps plein, qui voudraient pouvoir choisir leurs horaires, leur lieu de travail. C’est évident, rétorque Lina Bonamie, que si le choix est d’être précaire dans le public ou travailler pour une agence, plusieurs vont choisir l’agence. »

« Les administrations publiques aiment bien, précise-t-elle, engager des gens à statut précaire, en leur offrant deux jours de travail garantis et le reste sur appel. Mais cela a des conséquences désastreuses sur l’organisation du travail. Le nombre d’heures supplémentaires a augmenté de 144% en trois ans. »

Pour contrer la privatisation, offrir des emplois à temps plein

Quelle est alors la solution? « Elle est bien simple, nous dit Lina Bonamie. Il faut offrir des postes à temps complet. Dans le réseau, à peine 47% des infirmières sont à temps complet ! On nous dit que les jeunes ne veulent pas travailler à temps complet. C’est bizarre, mais cela ne concernerait que le personnel de la santé. Dans les autres secteurs d’activité, dans les nouvelles technologies, dans l’industrie, les gens s’arrachent les emplois à temps complet. Pourquoi ce serait différent dans la santé? »

La FIQ, avec ses partenaires du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), va poursuivre cet automne sa campagne contre la privatisation de la santé. « À Vienne, raconte Lina Bonamie, nous avons fait en atelier une présentation fort appréciée par les congressistes des campagnes menées avec nos collègues du Syndicat de la fonction publique du Québec, du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux et de la Centrale des syndicats du Québec. Ça nous a stimulé à continuer. »

 



3000 étudiantEs de Québec en grève pour la manifestation nationale aujourd’hui

15 11 2007

repris de Voix de Faits :


Près de 3000 étudiantEs de l’Université Laval à Québec ont adhéré au «Plan B» de l’ASSÉ (qui consiste en une mobilisation appuyée par des journées de grève cette semaine). Pour le moment, aucun collège de la région n’a emboîté le pas (mais il y a un vote de grève à FXG demain… pour la forme semble-t-il car c’est perdu d’avance selon la plupart des camarades).

Selon le décompte du syndicat étudiant plus de 48 000 étudiantEs membres de 32 associations étudiantes dans 12 établissements (6 universités et 6 cégeps) seront en grève pour la manifestation nationale du 15 novembre.

Pour les camarades étudiantEs qui se rendront à Montréal pour la manifestation nationale du 15 novembre, notons que la NEFAC-Montréal appelle à un contingent rouge et noir dans la marche de l’ASSÉ. Rendez-vous à 13h30 au Square Dorchester, métro Peel, sous la bannière rouge et noire.



L’ingéniosité des Nigérien(ne)s

8 11 2007

Pavés de sacs de plastiqueLes sacs de plastiques sont une vraie plaie dans plusieurs régions d’Afrique.  L’édition de novembre 2007 de Québec Science fait part d’une solution ingénieuse trouvée l’organisme RESEDA au Niger: récuper les sacs de plastique, les faire fondre et les mélanger à du sable, verser le tout dans un moule, attendre 30 minutes et le pavé est prêt. Tout le procédé prends moins de 45 minutes selon le responsable de la production Osseinni Amadou. Les pavés fabriqués par le RESEDA sont aussi les plus solides et résistants selon les tests du ministère des Travaux publics du Niger. Ils sont aussi moins chers que les autres pavés et ils sont bon pour l’environnement.

Voici un article à ce sujet trouvé sur IPS:

ENVIRONNEMENT-NIGER :

Récupérer les déchets plastiques pour fabriquer des pavés

Ousseini Issa

NIAMEY, 20 fév (IPS) – Pour lutter contre la pollution de l’environnement, une technique de recyclage des déchets plastiques en pavés a été mise au point par le Réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale basée à Niamey, la capitale du Niger.

”Le pavé s’obtient à partir d’un mélange de déchets plastiques fondus et de sable fin qu’on malaxe avant de passer dans des moules traditionnels. Les déchets plastiques servent aussi de combustible pour la cuisson (des pavés)”, explique à IPS, Housseini Hamidou, le président du Club UNESCO de l’Université de Niamey, producteur de pavés. (L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le produit obtenu de ce mélange résiste à une pression de plus de neuf bars (unité de mesure de pression), selon le Laboratoire de la direction des travaux publics, basé à Niamey et cité par Hamidou.

La technique des pavés est de plus en plus utilisée pour le revêtement des rues dans plusieurs villes d’Afrique de l’ouest depuis le début des années 1990, avec l’appui financier des donateurs étrangers. Selon des techniciens, les revêtements effectués avec des pavés sont moins coûteux, plus résistants et plus durables que le bitume.

Selon Hama Attahirou, le secrétaire général adjoint de l’association, cette idée de recycler les déchets plastiques en pavés a germé à partir d’un constat : ”Nous avons constaté que la gestion des déchets plastiques pose un gros problème au niveau de la communauté urbaine de Niamey, où nous avons collecté, à travers un mini-projet dénommé ‘Rendons notre ville propre’, 600 tonnes de déchets plastiques dans une seule commune de Niamey”.

”Nous avons donné une partie (des plastiques) à une briqueterie qui s’en est servi comme combustible, mais il nous restait encore sur les bras une grosse quantité dont nous ne savons pas quoi en faire”, explique Attahirou à IPS. ”C’est à ce moment qu’un volontaire de Oxfam Québec, qui a travaillé au Tchad sur la question, nous a donné l’idée en nous aidant à mettre au point la technologie permettant le recyclage des déchets plastiques en pavés”.

Implantée à Kourterey, une bourgade située à environ cinq kilomètres de Niamey, l’usine de recyclage des déchets plastiques a démarré ses activités au début de 2005, et est actuellement exploitée par le Club UNESCO de l’Université de Niamey, avec une dizaine d’ouvriers pour une production moyenne de 32 pavés par jour, a constaté IPS sur place.

Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés. ”La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés”.

Actuellement, c’est le seul groupe qui fabrique ces pavés au Niger pour l’instant, mais les promoteurs envisagent de l’étendre aux autres régions du pays avec le temps.

Le Club UNESCO de l’Université de Niamey est une association d’étudiants et scolaires qui intervient dans la promotion de l’éducation et l’alphabétisation fonctionnelle, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la désertification. Il est basé à l’université. Selon Tafio Ibrahima, son secrétaire général, la ”fabrication de pavés avec les déchets plastiques entre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Niamey”.

”Au RESEDA, nous n’avons pas vocation à exploiter les technologies que nous mettons au point, c’est pourquoi nous avons rétrocédé l’usine au Club UNESCO de l’université qui est venu nous voir avec un projet de transformation des déchets plastiques en pavés”, déclare à IPS, Rékia Mamane, la trésorière de l’association.

”Le RESEDA bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et œuvre pour la promotion de l’artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération”, ajoute Attahirou. Hamidou du Club UNESCO a confié à IPS avoir eu l’idée de ce projet de fabrication de pavés au sortir d’un forum des jeunes francophones sur l’éducation environnementale, tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en juillet 2005.

”Le projet a pu se matérialiser grâce à l’appui du RESEDA qui nous a rétrocédé son usine et les ouvriers, et au soutien financier de l’Agence française de développement pour un montant de 2,155 millions de francs CFA (environ 4.000 dollars)”, reconnaît-t-il.

Ibrahima ajoute : ”Pour l’heure, le produit n’est pas encore commercialisé, mais nous entendons le faire pour permettre à l’usine de continuer à tourner après la fin du financement que nous avons reçu”.

De couleur noire, ce pavé orne déjà un pan de route à Niamey, à titre expérimental, et se présente ”comme une solution efficace contre la prolifération des déchets plastiques qui causent beaucoup de dégâts dans les centres urbains et en campagne”, affirme Attahirou.

Selon Sani Mahazou, chef de la Division lutte contre les pollutions et nuisances à la direction nationale de l’environnement à Niamey, ”les déchets plastiques agressent la vue aussi bien en ville qu’en brousse, mais constituent surtout un danger pour les ressources naturelles et les animaux”.

”Le plastique est une matière non biodégradable qui empêche l’air de circuler et l’eau de s’infiltrer pour alimenter les plantes lorsqu’il est enfoui dans le sol; en ville, il bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées”, souligne Mahazou à IPS. Il déplore également la mort provoquée des animaux qui ingurgitent des déchets plastiques sur les parcours pastoraux.

Doulaye Garba, un habitant de Kourterey interrogé par IPS, ne cache pas sa satisfaction par rapport au changement de son environnement depuis l’installation de l’usine de recyclage : ”Notre cadre de vie et même les champs environnants présentent un visage avenant grâce au ramassage systématique des déchets plastiques par les enfants qui les vendent sur le site”.

Ce sentiment de satisfaction est partagé par Zalika Boureïma, une conseillère communale à Niamey, pour qui ”ce recyclage des déchets plastiques en pavés apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les autorités communales qui ont désormais un moyen pour s’en débarrasser”.

”Le ramassage des déchets plastiques est fait par des enfants désœuvrés dans les quartiers et en brousse moyennant une rémunération de 400 FCFA (environ 74 cents US) par sac de 50 kilogrammes de plastiques collectés”, déclare Hamidou, précisant que cette politique vise également à la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Selon Mahazou, une stratégie nationale et opérationnelle sur la gestion des déchets plastiques est actuellement en phase d’élaboration par le ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, avec le soutien de certains donateurs.

Cette stratégie vise à mettre fin aux dégâts causés par le plastique sur l’environnement. ”Elle sera financée par le gouvernement et certains donateurs intéressés par la question, notamment l’Union européenne, les coopérations allemande, canadienne et italienne, affirme Mahazou. Il ajoute que ce projet bénéficie déjà du soutien gouvernemental à travers la direction nationale de l’environnement, qui assiste et conseille ses promoteurs.

”Au Niger, l’emballage plastique est fortement utilisé dans le commerce en raison de son faible coût et de sa praticabilité”, explique Mahazou, estimant que seule une sensibilisation soutenue des populations sur ses dangers peut mettre fin à son utilisation.

Selon le commandant Ibrahim Yacouba interrogé par IPS dans un bureau des douanes à Niamey, ”entre janvier et décembre 2005, plus de 5,215 millions de kilogrammes de sacs, sachets, pochettes, cornets et autres matières plastiques sont entrés dans notre pays par le cordon douanier”.

”Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, à cause notamment des quantités importantes de plastiques qui échappent au contrôle douanier et entrent par la fraude”, ajoute-t-il. (FIN/2006)



Quand le Québec vend à prix fort la maladie et la mort aux Algériens

7 11 2007

repris du CMAQ:

Alors qu’on parle de mondialisation et de coopération internationale, voici un exemple parmi des millions de ces échanges qui non seulement appauvrissent les pays du tiers-monde, mais également transmettent les maladies aux populations tout en leur faisant payer le prix fort.

 

Le feuilleton de la pomme de terre avariée qui a alimenté le débat public ces derniers temps livre ses premiers secrets. L’agence canadienne d’inspection des aliments vient de confirmer l’exportation de pomme de terre infectée par la maladie de la pourriture bactérienne circulaire vers l’Algérie. Précisions: la pomme de terre exportée vers l’Algérie s’est faite de la province du Québec et non de celle de l’Ile-du-Prince-Edouard comme annoncé auparavant.

Ces affirmations «descendent» en flammes les assurances avancées par l’ambassade du Canada à Alger qui avait, dans un communiqué, affirmé que la pomme de terre exportée vers l’Algérie était de bonne qualité. Le 10 octobre dernier, la représentation diplomatique canadienne avait, après que 10 tonnes de ce tubercule contaminé eurent été saisies au marché de gros des Eucalyptus près d’Alger, expliqué que la pomme de terre vendue sur le marché algérien était de bonne qualité, avant de remettre en cause les conditions de stockage en Algérie. «Le cas des dix tonnes saisies a été imputé au mauvais entreposage d’un acheteur, ce qui a provoqué de la pourriture et la saisie du lot incriminé, comme l’ont récemment signalé différents articles de presse. Cette saisie ne doit pas entacher la réputation de la pomme de terre canadienne, d’autant plus que la demande est toujours très forte pour notre produit et que près de 20 000 tonnes ont été vendues à la satisfaction des acheteurs», soulignait le communiqué de l’ambassade. Cette dernière avait annoncé l’organisation de séminaires pour faire connaître les qualités de la pomme de terre canadienne aux Algériens.
Cette version des faits a été déjà remise en cause, jeudi, par le ministre de l’Agriculture de la Province canadienne de l’Ile-du-Prince-Edouard. Selon un député de cette province, les pommes de terre exportées vers l’Algérie sont atteintes d’une maladie appelée «bacterial ring tot» une pourriture bactérienne circulaire. Une maladie qui nécessite, selon les experts, la mise en quarantaine de la cargaison et du bateau qui la transporte. Selon les médias canadiens ayant rapporté l’information, les parlementaires de l’opposition ont révélé que le gouvernement canadien était au courant de cette exportation sans pour autant intervenir pour empêcher la transaction. Mais, ce qui est encore plus scandaleux c’est le silence radio des autorités algériennes sur un problème concernant la santé publique.
La presse nationale dans son édition d’hier a fait étalage de la «filouterie» dont aurait été victime le consommateur algérien. Pour rappel, l’importation de cette pomme de terre a été autorisée dans le but de faire face à la pénurie de ce tubercule constatée sur le marché local. Aussi, pour encourager cette solution, le gouvernement a opté pour le démantèlement des taxes douanières et la TVA sur l’importation de la pomme de terre durant la période allant du 1er juillet au 31 octobre derniers. En effet, sur les 66.000 tonnes importées à la fin du mois d’octobre dernier sur les 100.000 prévues, plusieurs dizaines de tonnes étaient impropres à la consommation. Quant à la qualité de la marchandise importée, le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, a admis que celle importée «est de mauvaise qualité par rapport au produit local.» Pourtant, rien n’a été fait pour stopper l’«arnaque» dont est victime l’Algérie. Mais qu’est-ce qui a favorisé un tel trafic à grande échelle? Une telle «arnaque» n’aurait pas été possible si les services du ministère du Commerce avaient dépêché, sur les lieux, une équipe de contrôle. Y-a-t-il complicité? Tout porte à le croire d’après l’ancien chef de gouvernement et secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia.

Smail ROUHA
Source : Journal l’Expression, Algérie 4 novembre 2007

PAR-DELÀ LA CONDAMNATION DES FONCTIONNAIRES ALGÉRIENS POUR MANQUE DE VIGILANCE, VOIRE POUR COMPLICITÉ, UNE PART DE RESPONSABILITÉ PLUS IMPORTANTE REVIENT AU QUÉBEC ET CANADA D’ACCEPTER DE FOURGUER AUX POPULATIONS ALGÉRIENNES DES CONTENAIRES DE POMME DE TERRE POURRIS DESTINÉE AUX POUBELLES ET EN PLUS DE SE FAIRE PAYER AUX PRIX FORT. VOILA QUI DONNE UNE IDÉE DE COMMENT S’EXERCE CONCRETEMENT LA MONDIALISATION, TOUJOURS AU DÉTRIMENT DES PLUS FAIBLES.

 


zehira


zehira@sympatico.ca



Statistiques du mois d’octobre

3 11 2007

Les dix billets les plus consultés d’octobre:

1) Carlyle, les Desmarais et le toujours corrompu Sarkozy

2) Xavier Caféïne censuré

3) L’eau en bouteille de Pepsi, Aquafina, est de l’eau du robinet

4) L’Affaire Elf et le pillage de l’Afrique

5) World Bank accused of razing Congo Forests

6) Une équation économique pour combattre l’itinérance

7) Gécamines: un conolisateur à peine chassé qu’un autre arrive

8) Image du jour (Hugo Boss)

9) Une super bonne technique de propagande: semer le doute

10) Esso pousiut Terre-Neuve et le Canada

Les pages consultées par certaines institutions:

La mairie de Paris:

Ministère de l’économie, des finances du budget et de la privatisation[sic] (Gabon)(au moins ils sont honnête quant à leurs politiques!):

Stentor (Lobby des compagnies de télécom du Canada):

Indigo Publication (ceux qui publient les lettres d’intelligence économique dans la bar de droite du blogue: Lettre du Continent, etc.):

BNP-Paribas:

Google:

KPMG:

Ministère de l’économie et des finance (France):

Ministère de la Solidarité et de la Sécurité Sociale (Québec):

PriceWaterhouseCoopers:

Région Wallonne:

Total S.A.:

Caisse Centrale des Banques Populaires(France):

Recherche et développement pour la défense Canada:

École de guerre économique (France):

Gaz de France:

Thales:

Airbus (EADS):

Allianz:


Assemblée Nationale (Québec) :

  • Après une recherche sur google pour connaître les compensations attribués pour violation de droits d’auteurs de photographie, la personne a regarder un des billets suivants: cliquez ici pour voir.

Cour constitutionnelle de Belgique :

AXA:

Base aérienne près de Vanve en Île de France:

Calyon:

HSBC:

Conseil générale de Gironde:

CRC Sogema:

Cowen & Co (Banque d’investissement spécialisée):

  • Recherche google pour Bouygues et Heinz, a regardé cette page.

Ernst & Young:

Euroclear:

Bureau des brevets européen:

Fidelity Investements:

Caisses populaires Desjardins:

Fonds social européen:

Ford:

Banque Fortis:

Colt (la compagnie d’armes à feu)

Le Nouvel Observateur:

Lincoln Group:

Natexis (la Coface):

Bryan, Garnier & Co (Banque d’investissement):

France 2:

Generali:

Lehman Brothers:

Libération (le journal):

McCarthy Tétreaux (cabinet d’avocats et lobbyistes au Canada):

Ministère des transports du Québec:

Merck KGaA:

Ministère de l’éducation nationale (France):

Mission de l’OSCE en Serbie et au Monténégro (cliquez ici pour le site officiel de la mission):

RTL:

Serviço de Informações Estratégicas de Defesa (Service d’information stratégique de défense du Portugal):

Shell:

Simmons & Simmons (gros cabinet de droit international se spécialisant surtout en droit des affaires et financier):

SNC-Lavalin:

Société générale de financement du Québec:

Sofema:

Sofreco (ils se sont rendu compte qu’on parlait d’eux):

Banque Mondiale:

Administration municipale de la ville de Genève:

Organisation mondiale de la Santé:



Manifestation contre les privatisations du système de santé

2 11 2007

Vous êtes invité(e) à joindre Françoise David et Amir Khadir à l’occasion du « World Health Executive Forum », mieux connu sous le nom de « Davos de la santé » le lundi 5 novembre à midi au Manoir Saint-Sauveur à Saint-Sauveur dans les Laurentides. L’événement est organisé par la « Coalition Solidarité Santé »

Sur invitation seulement, une centaine de leaders provenant des pays les plus avancés en matière de santé vont partager leurs solutions pour en arriver à des « transformations majeures et profondes des systèmes de santé ». Il y a tout lieu de croire que cette concertation internationale vise à faciliter l’élargissement du rôle des entreprises privées dans les soins de santé et le développement d’une industrie de la santé hautement lucrative.

Un des arguments utilisés pour susciter la participation des personnalités influentes et des décideurs qu’on espère à ce rendez-vous de classe mondiale, c’est que le tout se passe à huis clos, « loin des lobbies, des médias et des groupes de pression ». Le monde syndical a de petites nouvelles pour eux !!! Des discussions de cette importance concernant les systèmes de santé que se sont donnés tous ces pays pour répondre aux besoins de l’ensemble de la population ne sauraient se faire derrière des portes closes.

Les informations concernant le trajet seront bientôt disponibles à l’adresse :

http://quebecsolidaire.net/montreal

Les personnes qui recherchent ou veulent offrir un moyen de transport peuvent écrire à : montreal@quebecsolidaire.net



Manifestation Contre Rabaska

25 10 2007

Voici un courriel que j’ai reçu que j’aimerais partager avec vous. Comme vous le savez, Charest vient d’approuver le projet Rabaska. Désolé si je ne réponds pas trop dernièrement aux commentaires et message. Je serai de retour le 1er novembre.

DÉNONCER le gouvernement CHAREST dans L’AFFAIRE RABASKA

GRANDE MANIFESTATION DEVANT LE PARLEMENT DIMANCHE, 28 OCTOBRE

14 H 30

DÉPART PRINCIPAL SUR LES PLAINES, FACE AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC, À 13 H 30

AUTRE DÉPART : TRAVERSE DE QUÉBEC, 14 H

Arborez pancartes thématiques et banderoles, rubans, ballons de couleurs rouge, orange, bleu, jaune, noir, vert et blanc afin de symboliser quelques uns des multiples impacts néfastes du projet de terminal méthanier Rabaska à Lévis, en face de l’Île d’Orléans.

Invitation du CMSQ, Nature Québec, CRE de la Capitale, AQLPA GIRAM, APPEL, Rabat-Joie, ACPM et plusieurs autres organismes.



Le Transport en commun: la solution la plus productive, l’exemple de Vancouver

16 10 2007

Merde! Aujourd’hui (techniquement hier) était le blog action day pour l’environnement, et j’ai complètement oublié je n’est donc pas le temps d’écrire un article moi-même (c’est dommage parce que j’ai un super bon sujet que je devrai malheureusement reprendre plus tard). Je reprends donc un article d’Option Transport Durable très pertinent. Désolé pour le léger retard sur le blogue action day.

Montréal dévoile son Plan de transport 2007
18 mai 2007 – La ville a dévoilé son Plan de transport 2007 (4,5meg). Ce plan permettra assurément de réduire le temps d’attente pour les citoyens de la région de Montréal. Tous en bénéficierons, car il y aura moins de congestion routière.
Rappelons que les citoyens de la ville de Vancouver ont réduit leurs temps de déplacement après qu’il y ait eu des investissements majeurs dans le transport collectif. À Montréal, en 2005, chaque travailleur avait augmenté de 56 heures sa perte de temps dans la congestion par rapport à 1992.

Faites votre calcul du coût annuel des pertes : 56 heures par an X taux horaire ($) X 1 millions de travailleurs = ?

Ville Chaque jour Chaque semaine Année
(48 semaines)
Montréal 14 minutes 70 minutes 56 heures
Vancouver -3 minutes -15 minutes -12 heures

Le temps moyen des déplacements pour faire l’aller-retour entre la maison et le lieu de travail


Télécharger l’étude de Statistique Canada



En Bref du PCR

16 10 2007
IDENTITÉ NATIONALE VS IDENTITÉ DE CLASSE :

DANY LAFERRIÈRE SE PRONONCE.
Dans le cadre de la chronique qu’il tient à chaque lundi à l’émission Bazzo.tv diffusée sur les ondes de Télé-Québec, l’écrivain Dany Laferrière a tenu des propos extrêmement pertinents – et beaucoup trop rares, malheureusement – à propos des travaux de la commission Bouchard-Taylor sur les accommodements raisonnables, dont les audiences se poursuivent un peu partout en province. Le point de vue de Laferrière rejoint celui que nous avons nous-mêmes exprimé il y a un mois (Le Drapeau rouge-express n° 154, le 16 septembre 2007), quand nous avons écrit que le « malaise identitaire québécois », s’il en est, tient surtout à la disparition de la conscience de classe au profit de l’unique conscience nationale. Dans sa chronique du 1er octobre, l’écrivain a en effet tenu ces propos, au grand étonnement de l’animatrice et ex-militante anarchiste de l’UQAM, Marie-France Bazzo :

« Tout le monde sait qu’il y a des riches et des pauvres, des ouvriers et des bourgeois; pourtant, on n’en entend jamais parler. Les intellectuels québécois ont surfé sur ce mensonge, si bien qu’on est maintenant dans une sorte de vide intellectuel. Les intellectuels ne savent pas quoi dire devant la nouvelle situation – celle de l’immigrant. L’immigrant, qui est surtout identifié comme Arabe et noir, est d’une race différente. Or, on ne peut pas “rentrer” dans la race blanche rapidement; par contre, on peut s’intégrer rapidement à la classe sociale, à la classe ouvrière. Si on avait un discours basé sur les classes sociales et sur la classe ouvrière, eh bien ! il n’y aurait pas tout ce débat sur le multiculturalisme. Parce qu’il n’y aurait pas de “communautés culturelles”. Les riches immigrants se mettraient avec les riches Québécois et formeraient la classe des bourgeois. Les pauvres immigrants se mettraient avec les pauvres Québécois et formeraient la classe ouvrière. Mais qu’est-ce qu’on voit à la télévision durant la commission Bouchard-Taylor? On voit uniquement des pauvres insulter d’autres pauvres. On leur laisse la parole, on leur laisse le débat sur l’identité. Alors, les pauvres se bouffent entre eux, pendant que le riche regarde tout ça de l’extérieur. Parce que lui – le riche – ne participe jamais à ce genre de débat sur l’identité : il est bien trop occupé à faire du fric… »

Reste à voir, maintenant, s’il y aura au Québec unE autre intellectuelLE – unE seulE autre! – pour prendre le relais de Dany Laferrière…

ÉLECTION PROVINCIALE EN ONTARIO : TAUX RECORD D’ABSTENTION. Les médias québécois se sont surtout attardés sur le fait que même s’ils étaient donnés perdants il y a deux mois, les libéraux de Dalton McGuinty ont néanmoins été reportés au pouvoir suite aux élections qui ont eu lieu mercredi dernier en Ontario. Mais peu ont fait état du faible taux de participation enregistré lors de ce scrutin, qui a atteint un creux historique de 52,8%. Cela, malgré le fait que le vote était doublé d’une consultation référendaire visant à établir un système de représentation proportionnelle mixte. Cette proposition fut d’ailleurs massivement rejetée par l’électorat : décidément, les forces « de gauche » qui se consacrent à revamper le vieux système parlementaire bourgeois ne sont pas à la veille d’atteindre leur objectif…

Il y a quatre ans, déjà, le taux de participation à l’élection ontarienne avait chuté à 58%, ce qui avait fait dire à la Coalition ontarienne anti-pauvreté (l’OCAP) que « contrairement à ce que prétendent certains snobs, le sentiment d’indignation un peu passif qui recouvre ce rejet des élections cache un profond sentiment de colère et de mécontentement » face au système. Il faut croire que certains ne se résoudront jamais à se mettre au diapason de la colère des masses. Ainsi, le vieux Parti communiste canadien révisionniste a encore une fois présenté sa petite brochettes de huit candidates et candidats (sur les 107 circonscriptions électorale que compte la province), qui ont obtenu quelque… 1 715 votes, soit 0,04% des suffrages exprimés (une chance pour eux qu’on ne tient pas compte des abstentions!). Pour les férus de statistiques, précisons qu’il s’agit là d’une baisse de 0,01% par rapport au scrutin de 2003. Est-ce ainsi, vraiment, que certains pensent en arriver à « changer le système »?

Pendant ce temps, pour la première fois depuis 40 ans, aucun bureau de vote n’a été installé sur le territoire mohawk de Tyendinaga, situé dans le centre de l’Ontario. Habituellement, Élection Ontario installe un bureau de scrutin au Centre communautaire mohawk; sur environ 1 500 électeurs et électrices inscrites, environ 200 exercent le droit de vote que l’État colonialiste daigne leur conférer. Mais cette année, compte tenu de la lutte qui se poursuit pour faire valoir les revendications territoriales toujours non résolues de la nation mohawk, Élection Ontario fut contrainte de déménager son bureau de scrutin à l’extérieur de la réserve. Dans une lettre, le conseil de bande de la réserve a expliqué à Élection Ontario que « la question de permettre la tenue d’une élection provinciale alors même qu’une série de dossiers traînent impliquant le gouvernement, s’avère très litigieuse au sein de notre communauté ».

plagié du PCR




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