Kucinich sur le vote utile

20 01 2008



Film de la semaine: Sibel Edmonds: Kill the Messanger

18 01 2008

Désolé mais la version française semble avoir été censurée par google: Sibel Edmonds – Une femme à abattre

Mais il y a toute même cette bande annonce sous-titrée:



Avec la mort de Bhutto, les échecs des États-Unis s’approfondissent

28 12 2007

courriel reçu:

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Avec la mort de Bhutto, les échecs des États-Unis s’approfondissent

par Mike Ely

Benazir Bhutto, une libérale pro-occidentale notoirement connue pour sa corruption, éduquée à Oxford et Harvard, est retournée au Pakistan au moment où le présent allié des États-Unis dans ce pays, le général-dictateur Musharraf, commençait à vaciller. Elle attendait de Musharraf qu’il se stabilise en lui offrant de partager une partie de son pouvoir (et de son argent).

Maintenant elle est morte. Il est difficile de mettre le doigt sur toutes les retombées qu’aura cet assassinat, mais il est presque certain qu’elles seront majeures. La mort de Bhutto est un moment problématique majeur pour l’impérialisme américain et sa campagne pour l’hégémonie.

CNN a immédiatement présenté les nouvelles d’un angle tendancieux en demandant si des éléments «voyous» au sein du gouvernement pakistanais auraient pu être impliqués. Mais les supporters de Bhutto n’ont pas vu de raison de soupçonner autre chose qu’une implication officielle au plus haut niveau – et dans les émeutes nationales qui ont suivi, ils et elles ont ciblé tous les symboles visibles du dictateur militaire Musharraf.

Il y a une courte liste de suspects pour cet assassinat: Musharraf lui-même et son appareil militaire, qui ne font désormais plus face à une rivale pour le pouvoir et le soutien des États-Unis. Les brutales forces théocratiques islamistes au sein de l’ISI (les services secrets pakistanais). Ou les différentes forces islamistes entretenues et défendues par l’ISI – incluant les talibans afghans et les «combattants étrangers» d’Al-Qaeda (ces deux groupes qui sont d’ailleurs basés dans le nord-ouest du Pakistan avec la protection de l’ISI).

Il y a eu précédemment d’intenses conflits entre Musharraf et les islamistes de l’ISI – à propos de son approbation à l’invasion impérialiste de l’Afghanistan et aux intrusions américaines au Pakistan. Il est probable que des islamistes étaient derrière plusieurs tentatives d’assassinat contre Musharraf. Toutefois, quand il était question de Bhutto, ces forces avaient un vrai terrain d’entente. N’importe lequel d’entre eux pourrait l’avoir tuée, ou il pourrait fort bien s’agir d’un complot conjoint contre un ennemi commun.

Cet évènement détériore grandement la situation globale des États-Unis et ce, pour plusieurs raisons:

1) Les États-Unis n’ont maintenant plus de solution de rechange pour Musharraf. C’était une révélation publique embarrassante pour les États-Unis de prétendre «lutter pour la démocratie» à travers le monde – tout en soutenant en même temps le dictateur militaire Musharraf au Pakistan, en finançant ses opérations à coups de plusieurs millions, en minimisant l’importance de sa répression éhontée du système judiciaire, de la primauté du droit et des élections à l’occidentale. Encore pire (du point de vue des États-Unis) était le fait que Musharraf perdait sa mainmise sur le pays, puisque la population était presque unanimement opposée à son alliance avec les États-Unis. Bhutto, qui dirigeait une des rares forces laïques ayant des racines profondes parmi les masses pauvres du Pakistan, attendait dans les coulisses (peut-être pour une victoire présidentielle démocrate en novembre et un «nouveau visage» pour la soi-disant «guerre au terrorisme». La mort de Bhutto ne met pas fin à l’instabilité au Pakistan – elle va maintenant s’intensifier, alors que les États-Unis ont perdu leur principale candidate de remplacement à Musharraf.

2) La mort de Bhutto renforcit la position des forces théocratiques islamistes au Pakistan. Son parti, le Parti du peuple pakistanais était si étroitement centré sur elle (et l’héritage de sa famille) qu’il est difficile d’imaginer que, sans elle, ce parti pourra continuer à viser d’accéder au même niveau de pouvoir. Le reste de l’opposition libérale au gouvernement actuel est extrêmement fragmenté et souvent discrédité aux yeux de la population.

3) L’élimination de Bhutto poursuit l’objectif de rendre encore plus difficile pour les États-Unis de «pourchasser» Al-Qaeda et les théocrates islamistes talibans au Pakistan. Et il est bien possible que c’est ce qui se produira. Il va être plus difficile pour plusieurs forces de s’exprimer en faveur des actions des États-Unis, ne serait-ce parce qu’elles pourraient subir le même sort que Bhutto. Par ailleurs, cet assassinat arrive à un moment où la situation des États-Unis en Afghanistan a empiré, et où les États-Unis considéraient ouvertement l’augmentation de la taille de ses forces d’occupation afin de prévenir une perte stratégique majeure là-bas.

4) Un véritable cauchemar se dessine pour l’impérialisme américain – leurs attaques contre Al-Qaeda, leur invasion de l’Afghanistan et toute leur offensive globale pourrait mener à ceci: provoquer l’émergence d’une théocratie possédant l’arme nucléaire dans l’un des plus grands pays musulmans du monde. Il est difficile d’imaginer un plus grand échec pour sa politique et sa guerre. Les États-Unis ont transféré des technologies de contrôle nucléaire sophistiquées à des forces au sein de l’armée pakistanaise qu’ils considéraient «fiables» – cela signifiant que les États-Unis ont demandé (en échange pour leur aide grandissante) un contrôle – secret, mais néanmoins réel – sur l’arsenal nucléaire pakistanais. Mais ces mesures désespérées révèlent la peur des États-Unis d’une théocratie islamiste au Pakistan, non pas sa confiance qu’une telle théocratie peut être évitée.

5) Tout accroissement de l’instabilité du Pakistan et tout renforcement des forces islamistes pakistanaises ont un grand impact sur les frontières du pays. Une crise renouvelée pourrait surgir n’importe quand dans le territoire contesté du Cachemire et le long de la frontière indo-pakistanaise. Cela signifie qu’il y a un réel danger d’une confrontation militaire régionale, d’une guerre même (et même d’échanges nucléaires d’un côté à l’autre de la frontière, avec des pertes humaines horrifiques).

6) L’instabilité grandissante au Pakistan «fixe sur place» des parties énormes de l’armée indienne. Cela a des implications réelles pour les mouvements révolutionnaires en Asie du Sud. La pression monte pour que le gouvernement indien et son armée concentrent leur attention sur sa région frontalière occidentale et sur la possibilité d’une guerre majeure – plutôt que sur la mise en place de campagnes de contre-insurrection contre les forces maoïstes à l’intérieur de l’Inde. Et l’imprévisibilité croissante de son ennemi nucléaire à l’ouest signifie que le gouvernement indien pourrait être considérablement plus réticent à considérer des expéditions militaires réactionnaires contre le Népal (comme la militarisation de sa frontière nord et l’occupation de la région frontalière agricole du Terai dans le sud du Népal, dans l’éventualité d’une victoire maoïste).



Washington avait donné son feu vert pour l’état d’urgence au Pakistan et pour l’invasion du Koweït

4 12 2007

repris de Voltairenet:


Le Wall Street Journal [1] révèle les dessous de la proclamation de la loi martiale au Pakistan : les membres du cabinet de Pervez Musharraf ont montré aux journalistes les comptes-rendus des réunion qu’ils ont eu avec les officiels US pour les informer de leur projet. George Bush et Condoleeza Rice —qui se sont déclarés « surpris » par la décision de Musharraf— étaient au courant au moins une semaine des projets du dictateur.

À l’époque, ni le Département d’État, ni la Maison-Blanche n’ont manifesté d’opposition notable à ces projets…

Dans les jours qui ont précédé l’annonce de l’instauration de la loi martiale, le 3 novembre 2007, les conseillers et directeurs de cabinet de Pervez Musharraf ont eu une série de réunions avec des diplomates U.S. à Islamabad au cours desquels ils ont exposé à plusieurs reprises les intentions du général-président et son projet d’instauration de la loi martiale. Ces affirmations sont confirmées par des officiels pakistanais et U.S.

L’un des principaux conseillers de Pervez Musharraf a déclaré que les critiques U.S. de ce projet ont été retenues, voire inexistantes, ce qui avait été interprété par l’état-major pakistanais comme un signe que la Maison-Blanche donnait son feu vert à l’opération. « Je leur ai dit, si vous avez une meilleure solution, donnez-la nous » explique un officiel pakistanais. « On nous a répondu, nous n’avons pas d’opinion sur cette affaire ».

Voilà qui rappelle une autre histoire, vieille de 17 ans : le 25 juillet 1990 un certain Saddam Hussein avait eu une réunion avec l’ambassadrice US à Bagdad, April Glaspie, et lui avait demandé par écrit si les USA émettaient une objection à ce que les troupes irakiennes interviennent en territoire frontalier koweitien pour s’emparer des installations de pompage qui captaient illégalement du pétrole irakien.

Après consultation avec le secrétaire d’État de George Bush Senior, James Baker III, l’ambassadrice avait répondu (l’enregistrement a été rendu public en 1991 lors de la commission d’enquête du Congrès) :

« Nous n’avons pas d’opinion sur votre dispute frontalière avec le Koweit.. (…) Cette affaire ne concerne pas l’Amérique. James Baker a donne des instructions à nos porte-parole officiels pour qu’ils insistent particulièrement sur ce point. »

« Nous n’avons pas d’opinion… », en langage diplomatique, cela veut dire « OK, vous pouvez y aller ». Glaspie avait d’ailleurs reconnu, toujours lors de la commission d’enquête de 1991 que : « Nous avons tacitement donné le feu vert à Saddam Hussein pour envahir l’Irak ».

[1] « Pakistan Alerted U.S. It Planned Emergency Rule », par Jay Solomon and Peter Wonacott, The Wall Street Journal, 23 novembre 2007.



Image du jour: pétrole, consomation et production

12 11 2007

Pétrole



Film de la semaine: ZEITGEIST

10 11 2007

english con subtítulos en español

Et voici une adaptation française de la première partie faite par James:


Notes:

It is not the «central banking system» which is a problem as such but the fractional reserve banking system. The USA is a notable exception but most countries’ central bank (including the UK now) is owned by the governement and redistributes its profites to the governement.

Warburg = Warburg Pincus + M.M. Warburg&Co + UBS

Rockefeller = Exxon (ex-Standard Oil) + JP Morgan Chase

John Pierpont Morgan = JP Morgan Chase + Morgan Stanley + Deutsche Bank +USX (ex US-Steel)

I.G. Farben = Agfa+BASF+Bayer+Aventis

Washington Post= 18% Berkshire Hathaway, 7% JP Morgan, Barclay’s 2% etc.

New York Times Co. = 22% T. Rowe Price, 7% Morgan Stanley, 10% Fidelity Inv., 5% Barclay’s, etc.

Time magazine = Time Warner

The complete interview with Aaron Russo can be found here: http://video.google.ca/videoplay?docid=5420753830426590918

Clarifications from the makers of the film:

15:25-15:27
The December 25th birthday denoted to Jesus Christ, as stated by the narration, is not written in the Bible, although it is practiced traditionally. However, this date, known in the Pagan world for the birth of the ‘Sun God’ at the Winter Solstice, is in fact implied by the astronomical symbolism during the birth sequence.
More on this point is addressed in the Interactive Transcript.

53:56-53:59
The text reads:
[« Collapse Characteristics of World T. Center 1, 2 & 7 fit the Controlled Demolition Model Exactly »]
-WTC 7 fits the C.D. model exactly, however Towers 1 and 2 were, in fact, EXPLOSIONS rather than implosions. The means of the demolition of Towers 1 and 2 would be considered « unconventional ». The free fall speed; collapse « into its own footprint » and other such goals of controlled demolition, are however confluent.

1:04:09 -1:04:16
The video here is of the Madrid Bombings of 2004, not the London Bombings of 2005.
It is used as a creative expression and example.

1:09:22- 1:11:05
These extracts from the JFK speech entitled « The President and the Press » from April 27, 1961,
are used as a dramatized introduction to Part 3, and are not exactly in context with the original intent
of JFK’s speech. Though President Kennedy does indeed address the peril of secrecy, denouncing

« secret societies », « secret oaths » and « secret proceedings » in his statements, the latter section is
related to his views on Communism and not these societies.

1:17:14-1:17:20:
The narration states regarding W.Wilson and the Federal Reserve Act:
« Years Later Woodrow Wilson wrote in regret… »
– The notion of « years later » is incorrect. The quote is taken from his book
« The New Freedom » and it was written the same year he signed the Federal Reserve Act.

1:23:35 -1:23:38
There are 2 errors stated in the narration, one computational, the other technical.
1) It should say: (correction in italics) « Roughly 25% of the average worker’s income is taken via this tax »
[According the Bureau of Labor Statistics, the average US salary is about $36,000
which translates to a 25% Federal Income Tax. * 35% is the high tax bracket ]

2) This 25% is not a flat tax against the entire income of that single person for the year.
Rather, the tax is « graduated ». In other words, it is a generalization to say « 25% is taxed », where as there are 2 tax rate brackets under this one, and income is taxed based on each bracket combined, in a graduated manner. Consequently, the statement « you work 3 months out of the year… » is not accurate as it would be less than that in light of the « graduated » nature.

1:27.35-1:27:40:
There is a statement error in the narration. It should say: (correction in italics)
-« J.D. Rockefeller made 200 million dollars off of it [WWI]. That’s about 1.9 Billion by today’s standards »
[It was stated as « 1.9 Trillion », which was misspoken and intended to have been read « Billion », not « Trillion ».
Note: Based on the Consumer Price Index (not the GDP used initially), this conversion can also be figured
at about 3 Billion dollars]



La situation au Pakistan: Musharaf, juge à la cour suprême, talibans etc.

11 10 2007

Entrevue (en anglais) en trois parties avec la correspondante pour New Dehli TV:

Partie I:

[kml_flashembed movie= »http://therealnews.com/permalinkedembed/mediaplayer.swf?file=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg01_500.flv&height=320&image=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg01.jpg&width=450&frontcolor=0xdddddd&backcolor=0x000000&lightcolor=0xffffff&largecontrols=false&autostart=false&link=http://therealnews.com&linkfromdisplay=true » width= »450″ height= »320″ wmode= »transparent » /]

Partie II:

[kml_flashembed movie= »http://therealnews.com/permalinkedembed/mediaplayer.swf?file=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg02_500.flv&height=320&image=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg02.jpg&width=450&frontcolor=0xdddddd&backcolor=0x000000&lightcolor=0xffffff&largecontrols=false&autostart=false&link=http://therealnews.com&linkfromdisplay=true » width= »450″ height= »320″ wmode= »transparent » /]

Partie III:

[kml_flashembed movie= »http://therealnews.com/permalinkedembed/mediaplayer.swf?file=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg03_500.flv&height=320&image=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg03.jpg&width=450&frontcolor=0xdddddd&backcolor=0x000000&lightcolor=0xffffff&largecontrols=false&autostart=false&link=http://therealnews.com&linkfromdisplay=true » width= »450″ height= »320″ wmode= »transparent » /]



La BBC partenaire des services secrets anglo-saxons?

10 10 2007

Il semblerait que la BBC collabore intensivement avec les services secrets anglais et étasuniens (et surement avec tout les pays echelon: Japon, Aotearoa, Autralie, Canada) pour la collecte de données de par sa branche appelée BBC Monitoring. BBC Monitoring fut créée en 1939 pour renseigner le gouvernement britannique sur ce qui se disait dans les médias étrangers. En 1946 BBC Monitoring signe une attente avec Open Source Center (anciennement le Foreign Broadcast Information Service), la branche de la CIA qui récolte les informations publiques et librement disponibles et entre autre la branche de la CIA qui surveille les blogues (en passant, ce blogue a soi jamais reçu de visite du Open Source Center, soit l’Open Source Center cache son identité). L’entente stipule que BBC Monitoring et l’Open Source Center mettent leur trouvailles en commun. En effet comme on peut le constater en visitant https://www.opensource.gov/login/RegistrationAffiliation.jsp ou sur l’image ce dessous (sur laquelle vous pouvez cliquez pour l’agrandir), l’information collecté et cataloguée par la CIA est librement disponible aux employé(e)s de BBC Monitor.

Notons que la BBC est la seule organisation à part les différents niveaux du gouvernement étasunien qui a automatiquement accès à la base de donnée, le site internet avise toute autre personne de déguerpir de ce site au plus vite: «This is a U.S. Government computer system. You have reached a United States Government computer system. Unauthorized access is prohibited by U.S. Public Law 99-474 (the Computer Fraud and Abuse Act of 1986) and can result in administrative, disciplinary, and/or criminal proceedings. If you are not an authorized user, exit this system immediately. Use of this system constitutes consent to monitoring at all times.» .

La BBC informe donc les services secrets et est informée de manière privilégiée par les différents services secrets. Serait-ce de cette façon que la BBC a su à l’avance que la tour numéro 7 du World Trade Center allait s’effronder et de diffuser cette information 30 minutes avant les faits comme le montre le vidéo ci-bas?

[kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/6mxFRigYD3s" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

Mais de façon plus inquiétante, ce mécanisme de diffusion privilégiée à la BBC pourait-il être utilisé pour faire des Psyops ou de la propagande à travers un média généralement réputé comme étant crédible?

Sinon, fait intéressant, BBC Monitoring recrute et elle place surtout ses annonces les Lundi dans le Guardian. Apparement les lectrices et lecteurs du Guardian seraient de meilleur(e)s espions, pas exactement la même caractérisation qu’avait fait le feuilleton satirique politique «Yes, Minister» qui caractérisa plutôt ces derniers comme croyant qu’elles et ils devraient diriger le Royaume-Uni:

«

Jim Hacker: Don’t tell me about the press. I know exactly who reads the papers:

  • The Daily Mirror is read by people who think they run the country;
  • The Guardian is read by people who think they ought to run the country;
  • The Times is read by people who actually do run the country;
  • The Daily Mail is read by the wives of the people who run the country;
  • The Financial Times is read by people who own the country;
  • The Morning Star is read by people who think the country ought to be run by another country;
  • And the Daily Telegraph is read by people who think it is.
Sir Humphrey: Prime Minister, what about the people who read the Sun?
Bernard Woolley: Sun readers don’t care who runs the country, as long as she’s got big tits.

»

Pour divaguer encore plus loins du sujet original, ce dialogue a été tenu dans une émission de 1986, cinq ans après l’achat du Times par Rupert Murdoch et sa compagnie News Corp. (propriétaire entres beaucoup d’autres de Fox News et plus récemment du Wall Street Journal), donc si cette affirmation est relativement vraie, c’est quand même légèrement inquiétant que Murdoch contrôle (la première chose qu’il fit fut de changer l’éditeur en chef du Times) une des principale source d’information des dirigeants de Grande-Bretagne.

Mais pour revenir à BBC Monitoring, j’ai contacté BBC Monitoring pour en savoir plus et il semble que n’importe qui peu avoir accès à leur données en autant de payer le prix: 5000 livres anglaises (environ 10 000 dollars canadiens) par année pour avoir un accès à tout, sinon le forfait le moins cher, pour avoir qu’un seul pays, est de 600 livres par année. Vous pouvez voir toute les modalités et les prix ici. Par ailleurs on m’a aussi envoyé des exemples de l’information reçue que vous pouvez regarder ici: l’info pour le proche et moyen orient et l’info pour l’afrique. Notez que l’information semble quand même considérablement meilleure que ce que l’on trouve dans un journal normal. Par exemple dans les deux fichiers qui m’ont été envoyés on apprends entres autres que le PKK (Parti travailleur kurde) est super infiltrer par l’Europe et les ÉU et que ces deux puissances se batte pour le contrôle du PKK!? Ou bien les dernière nouvelles sur l’oléoduc irano-pakistano-indien.

ADDENDUM (10/10/2007):

«Israël doit être rayé de la carte» , on a tous entendu cette citation attribuée à Ahmadinejad. Comme vous le savez peut-être, ce n’est pas ce que Ahmadinejad a dit. La réalité est qu’il citait l’ayatollah Khomeiny qui disait «Le régime sioniste en poste en Israël doit être effacé des pages de l’histoire». La citation déformée «Israël doit être rayé de la carte» est apparu au public la première fois de par l’agence de presse Reuters qui disait citer l’agence de presse iranienne IRNA en octobre 2005 et a été repris de là par la majorité des autres conglomérats médiatiques par la suite. Mais Reuters a-t-elle même lu les dépêches de l’IRNA en parsi est fait cette traduction déformée, ou a telle utilisé les services des BBC Monitoring qui traduit régulièrement les articles de l’IRNA? La seule façon de le savoir c’est d’avoir accès aux archives de BBC Monitoring (ce qui coûte un peu trop chère pour moi) et de vérifier si autour du 26 octobre 2005 BBC Monitoring a traduit un article de l’IRNA en utilisant «Israël doit être rayé de la carte». Et si Reuters a obtenu la traduction de BBC Monitoring, BBC Monitoring a-t-elle produit cette intoxication médiatique au compte de la CIA?



Karzaï ce pantin de l’occupant

28 09 2007

Il y a deux jours, Louis, du blogue «Un homme en colère» a écrit un billet très révélateur ou on apprend deux choses partculièrement troublantes au sujet d’Hamid Karzaï qui, je crois, valent la peine d’être répétées ici.

Premièrement on apprend que Karzaï a travaillé pour Unocal (après une recherche sommaire sur internet on voit que plusieurs sources confirme cela mais que Karzaï lui-même le nie). Unocal, rappelons-le, fait maintenant parti de Chevron, la compagnie de Condeleeza Rice. Mais ce qui est vraiment choquant est la chose suivante. Il y de grandes suspicions que les États-Unis ont décidé d’envahir l’Afghanistan non pas à cause du 11 septembre (le plan d’invasion a été rédigé avant le 11 septembre 2001) mais bien pour se débarrasser des Talibans une fois qu’il était claire que les négociations pour construire l’oléoduc trans-afghanistan (pour amener le pétrole de la mer caspienne) ne débouchaient pas. Car après tous, les Talibans ont été financés par la CIA durant la guerre civile afganne par le biais des services secrets pakistanais et saoudiens, l’argent étant transférée à ces dernier par la fameuse banque BCCI (pour plus d’info sur cette sombre histoire un chapitre du livre A Game as Old as Empire y est consacré). Or, la plus importante entreprise derrière le projet d’oléoduc est justement Unocal! Donc (si Karzaï a travaillé pour Unocal) Karzaï travaillait chez Unocal alors même que cette entreprise poussait l’Afghanistan a accepter son projet d’oléoduc et maintenant il est président d’Afghanistan!!

Deuxièmement, on apprend que le NPD a découvert que le discourt de Karzaï a été en grande partie rédigée par l’armé canadienne! Cela fait un peu pensé à Bernard Kouchner…

Pour finir, rappelons que Karzaï a été «élu» au cour d’élections frauduleuses (même pires que celles de Bush ou de Calderon 😉 ).

ADDENDUM:

Vous pouvez consulter ici le document obtenu par le NPD en vertu de la loi d’accès à l’information. Et si ce lien ne marche plus j’en ai fait une sauvegarde ici.



Un autre indice que le Canada et la France veulent renverser le gouvernement soudanais

27 09 2007

Darfur peace talks Abuja May 2006Je suis dernièrement tombé sur un article qui révèle que le chef d’une faction du Mouvement de libération du Soudan (un des plus grands groupes opposés à Khartoum), Abdulwahid Mohamed Nour, est hébergé par la France et dirige son mouvement depuis Paris!

Voici les billets précédent à propos du Canada et de la France au Soudan: 1 2 3 4 5 6

J’ai aussi trouvé un site internet fort intéressant (http://www.ecosonline.org/) où on peut trouver l’info sur les compagnies opérant au Soudan:

 

Companies (click on the link for additional info)

  • Consortia
    • Al Qahtani & Others (block 12A)
      Shareholders are:

      • 33% Al Qahtani
      • 20% Ansan
      • 20% Sudapet
      • 15% Dindir
      • 7% Hi Tech
      • 5% A.A. In.
    • Ansan (block 17)
      Shareholders are:

      • 66% Ansan Wikfs
      • 34% Sudapet
    • CNPCIS (block 6)
      Shareholders are:

      • 95% CNPC
      • 5% Sudapet
    • Greater Nile Petroleum Operating Company (GNPOC) (block 1,2 and 4)
      Joint operating company, owned by:

      • 40% CNPC International (Nile) Ltd. , (CINL), a subsidiary of China National Petroleum Corporation

      • 30% PETRONAS Carigali Nile Ltd. , (PCNL), a subsidiary of PETROLIAM NASIONAL BERHAD (Petronas)

      • 25% ONGC Nile Ganga BV, (ONGBV), a subsidiary of ONGC Videsh Limited

      • 5% Sudapet Ltd. (Sudapet)
    • Petro Sa (block 14)
      Joint operating company, owned by:

      • 80% Petro SA
      • 20% Sudapet
    • SudaPak I (block 9 and 11)
      Joint operating company, owned by:

      • 85% Zafir Petroleum
      • 15% Sudapet
    • SudaPak II (block A)
      Shareholders are:

      • 83% Zafir
      • 17% Sudapet
    • Total (block B)
      Joint operating company, owned by:

      • 32,5% Total
      • 32,5% Marathon
      • 25% Kufpec
      • 10% Sudapet
  • National companies

    • Hegleig (Sudan)
      Holds:

      • 8% of block C (Operated by APCO)
    • Hi Tech Petroleum Group (Sudan)
      Holds:

      • 60% of block C (Operated by APCO)
      • 8% of bloc 8 (Operated by WNPOC-3)
      • 7% of block 12A (Operatted by Qahtani & Others)
      • 5% of block 15 (Operated by Petronas)
    • Sudan Petroleum Company (Sudapet) (Sudan)
      Holds:

      • 34% of block 17 (Operated by Ansan)
      • 20% of block 12A (Operated by Qahtani & Others)
      • 20% of block 14 (Operated by PetroSa)
      • 17% of block A (Operated by Sudapak II)
      • 17% of block C (Operated by APCO)
      • 15% of block 8 (Operated by WNPOC-3)
      • 15% of block 9 and 11 (Operated by Sudapak I)
      • 15% of block 15 (Operated by Petronas)
      • 10% of block B (Operated by Total)
      • 13% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
      • 8% of block 3 and 7 (Operated by PDOC)
      • 7% of block 5A (Operated by WNPOC-1)
      • 5% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
      • 5% of block 6 (Operated by CNPCIS)
  • International companies

    • Al Qahtani (Saudi Arabia)
      Holds:

      • 33% of block 12A (Operated by Al Qahtani & Others)
    • China National Petroleum Company (CNPC) (China)
      Holds:

      • 95% of block 6 (Operated by CNPCIS)
      • 41% of block 3 and 7 (Operated by PDOC)
      • 40% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
      • 35% of Block 15 (Operated by Petronas)
    • Ansan (Yemen)
      Holds:

      • 66% of block 17 (Operated by Ansan)
      • 20% of block 12A (Operated by Al Qahtani & Others)
    • Dindir Group Holds:
      • 12% of block 12A (Operated by Al Qahtani & Others)
    • Lundin Petroleum (Sweden/Switzerland)
      Holds:

      • 24,5% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
    • ONGC Videsh Ltd (India)
      Holds:

      • 25% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
      • 24,125% of block 5A (Operated by WNPOC-1)
      • 23,5% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
    • Petronas (Malaysia)
      Holds:

      • 77% of block 8 (Operated by WNPOC-3)
      • 68, 875% of block 5A (Operated by WNPOC-1)
      • 39% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
      • 40% of block 3 and 7 (Operated by PDOC)
      • 35% of block 15 (Operated by Petronas)
      • 30% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
    • PetroSA (South Africa)
      Holds:

      • 80% of block 14
    • Sinopec (China)
      Holds:

      • 6% of block 3 and 7 ( Petrodar)
    • Total (France/Belgium)
      Holds:

      • 32,5% of block B (Operated by Total)


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Le système bancaire à réserve fractionnelle: la privatisation de l’argent (partie I)

9 08 2007

dixpiastresbmo

Ce billet est la suite logique de l’introduction que vous pouvez trouver ici: «La privatisation de l’argent: une introduction».

Qui crée la monnaie? Vous croyez surement, comme la majorité des gens, que c’est votre gouvernement qui crée la monnaie de votre pays. Rien n’est plus faux. La grande majorité de l’argent est créée par des banques privées, environs 95% [7] pour être plus précis (on parle ici de création net d’argent et non pas du renouvèlement des vieux billets par des nouveaux). Autrement dit, seulement environs 5% de l’argent en circulation est créée par votre gouvernement, on comprend mieux alors pourquoi le gouvernement doit continuellement emprunté de l’argent aux frais des contribuables et aux profits des banques! En 1912, comme l’atteste la photo ci-haut, cela était plus visible car les banques privées imprimaient monnaie (et étaient pratiquement les seules à le faire [5]), ce qu’elles ne font plus. L’argent imprimé par les banques privées étaient en circulation au Canada jusqu’en janvier 1950 et ces billets sont encore valide dans le sens que la Banque du Canada est toujours tenue de les accepter et de les échanger pour des nouveau billets ([11] article 26 alinéa 2). Mais, comment les banques privées peuvent créée de l’argent sans en imprimer? C’est ce que nous allons voir.

Le système bancaire à réserve fractionnelle, si simple mais que personne ne comprend

À la base, la création d’argent commence en effet par l’impression de billet papiers et le battage de pièces de monnaie par le gouvernement (à l’exception des États-Unis où, pour créer de l’argent, le gouvernement fédéral doit préalablement s’endetter en émettant des obligations, mais nous ne parlerons pas de cet cas particulièrement frauduleux et nous nous concentrerons plutôt sur le cas générique). Par exemple, au Canada, la Banque du Canada (banque centrale) imprime les billets et peut créer de la monnaie électronique et la Monnaie royale canadienne (société de la Couronne depuis 1969 [6]) bat la monnaie. Une fois cette argent fraichement créée il y a deux façon de la distribuer:

  1. Payer les créditeurs de la banque centrale: c’est-à-dire payer les gens qui travaillent à la banque centrale ou eux qui ont vendu de l’or, de l’argent, de l’équipement, de la machinerie, des immeubles, etc. à la banque centrale ([11] article 25 alinéa 1).
  2. Échanger cet argent contre d’autres formes d’argent comme par exemple: des devises étrangères, de l’argent électronique créée par des banque privées, des billets de banque imprimées par des banques privées qui étaient en circulation avant 1950 (pour ce qui est du Canada, maintenant ce genre d’échange n’a pas lieu souvent mais en ’49-’50 la Banque du Canada a converti la majorité des billets de banque privés en l’argent que nous utilisons maintenant), des billets de la Banque du Canada usés, etc.

Et c’est ici que commence la deuxième vague de création de l’argent, celle qui produit la majorité de l’argent: l’argent électronique créée par les banques commerciales. Bien que cette argent soit créée sous forme électronique, elle est toute aussi vraie que l’argent en papier ou en métal, car la banque centrale a l’obligation ([11] art. 26, al. 1-2) d’imprimer assez de billets pour échanger l’argent électronique déposée par une banque privée à la banque centrale en billets de banque de papier.

Mais comment-donc cet argent électronique est-il créé par les banques commerciales? Chaque pays, de par ses lois, défini un taux de réserve T (qui peut changer de temps à autre mais qui est toujours inférieur à 100%), nous utiliserons T=10% par la suite ce qui correspond au taux en vigueur aux États-Unis. Pour connaitre le taux en vigueur dans d’autre pays, référez-vous à la Table 1 colligée d’après [2].
TABLE 1:

  Réserves minimales légales
     

Pays Réserve
    fractionnelle
    requise (%)
  Australie 0.00
  Canada 0.00
  Mexique 0.00
  Suède 0.00
  Royaume-Uni 0.00
  Eurozone 2.00
  Slovaquie 2.00
  Suisse 2.50
  Chili 4.50
  Inde 7.00
  Bulgarie 8.00
  Lettonie 8.00
  Burundi 8.50
  Hongrie 8.75
  Chine 11.50
  Pakistan 7.00
  Ghana 9.00
  États-Unis 10.00
  Estonie 15.00
  Zambie 17.50
  Croatie 19.00
  Tadjikistan 20.00
  Surinam 35.00
  Jordanie 80.00

Exemple: le tour de magie, 100$ dans un chapeau/banque magique devient 1000$

Le principe de base pour que les banques puisse créer de l’argent est le suivant: elle peuvent prêter plus d’argent qu’elles ont dans leurs coffres! Le montant maximal qu’elles ont le droit de prêter est déterminer par le taux de réserve minimal (10% pour le prochain exemple) et le montant d’argent qu’elles ont dans leurs coffres (leurs réserves). Les banques peuvent «créer» et prêter autant argent qu’elles le veulent tant que le ratio de leurs réserves (l’argent dans leurs coffres) par rapport à l’argent total inscrit dans les comptes des gens, le taux de réserve, soit supérieur au taux minimal. Donnons notre premier exemple concret: Moi, Monsieur Banquier, va voir le gouvernement de mon pays et me fais octroyer une licence pour partir ma propre banque: Grôssbanque. Je ne suis pas bien riche mais il me reste 100$ de mon remboursement de taxes du gouvernement que j’utilise comme capital de base pour Grôssbanque: Grôssbanque a un réserve d’argent de 100$. Le lendemain, Mlle. Entrepreneuse vient à mon bureau pour faire un emprunt pour démarrer son entreprise. Comme le taux de réserve minimal est de 10% et que j’ai une réserves de 100$ et que 10% de 1000$ est 100$, j’ai le droit de prêter jusqu’à 1000$ à Mlle. Entrepreneuse. Je lui fais donc une offre super concurrentielle: je lui prête 1000$ pour 2 ans à un taux d’intérêt de 7% annuel payable annuellement. Ainsi, je sort le livre comptable de Grôssbanque et sous la colonne «compte chèque de Mlle. Entreprise» j’inscris 1000$. Il va s’en dire que je ne paie pas d’intérêt sur les comptes chèque. Je vends ensuite un carnet de chèque à Mlle. Entrepreneuse pour 10$, j’ai donc maintenant 110$ de réserve. Mes réserves sont de 110$ et le total d’argent inscrit dans les comptes des gens est de 1000$, le ratio est donc 11% ce qui est supérieur au 10% minimal, je pourrais donc faire d’autres prêts. Bien entendu, je viens de prêter, 1000$ à Mlle. Entrepreneuse mais ces 1000$ n’existaient pas avant, je les ai inventé de toutes pièces. Mais c’est pas trop grave, tant que Mlle. Entrepreneuse n’essaie pas de sortir plus que 110$ de son compte, elle ne se rendra compte de rien. Et au pire, même si elle veux retirer plus de 110$, je peux toujours me tirer d’affaire en empruntant l’argent nécessaire à la banque centrale à un taux d’intérêt annuel de 5%, je sort donc toujours gagnant (Mlle. Entrepreneuse, n’étant pas une banque, n’a malheureusement pour elle et heureusement pour moi, pas le droit d’emprunter directement à banque centrale). Aussi, j’essaie de minimiser la propension de Mlle. Entrepreneuse à retirer de l’argent en chargeant des frais relativement élevés pour ces transactions, cela l’encourage de payer par chèque. D’ailleurs, deux jour plus tard un M. Fournisseur vient chez Grôssbanque avec un chèque de 200$ tiré sur le compte de Mlle. Entrepreneuse car il lui a vendu de l’équipement pour son entreprise. Tant bien que mal, je réussi à le convaincre de ne pas retirer les 200$ (que je n’ai pas) tout de suite mais de plutôt ouvrir un compte Super-méga-ultra-épargne chez Grôssbanque payant un intérêt annuel faramineux de 3% payable annuellement. Je sort donc encore une fois le livre comptable de Grôssbanque et je modifie l’entrée sous «compte chèque Mlle. Entrepreneuse» à 800$ et je commence une nouvelle colonne, «compte épargne M. Fournisseur», sous laquelle j’écris 200$. Mes réserves sont alors toujours 110$ et le total d’argent dans les comptes des gens est de 200$ + 800$ = 1000$, le ratio est donc toujours 11%, j’ai donc des réserves excessives comme on dit. Un ans passe sans qu’il n’y ait plus aucune transaction dans ces comptes. À la fin de l’année Mlle. Entrepreneuse me doit 70$ = 7% de 1000$ en intérêts et je dois 6$ = 3% de 200$ à M. Entrepreneur. Je ressorts donc le livre comptable et je change le montant sous la colonne «compte chèque Mlle. Entrepreneuse» à 730$ et le montant sous la colonne «compte épargne M. Fournisseur» à 206$. Au bout de la première année donc, j’ai fais un profit de 74$ (=10+70-6) sur un capital initial de 100$ en prêtant 1000$ qui n’avait jamais existé. C’est pas mal quand même! Et ce qui est encore mieux, c’est que mes réserves sont toujours 110$ mais le total de l’argent inscrit dans les comptes des gens est de 730$ + 206$ = 936$ et donc le ratio,le taux de réserve, est de 11,8%, je pourrais donc créer et prêter encore 164$ pour ramener mon taux de réserve à 10%. Dans un an encore, Mlle. Entrepreneuse me devra 70$ d’intérêts plus 1000$ pour repayer son prêt initial mais comme elle n’a que 730$ dans son compte chèque, elle devra trouver ailleurs (les profits de son entreprise peut-être) les 340$ restant pour me les donner. Si elle n’est pas capable de payer je pourrai peut-être lui fournir un autre prêt pour qu’elle puisse payer son prêt antérieur, mais cette fois si à un taux d’intérêt plus élevé car elle aura une mauvaise cote de crédit.

En fait, je vous ai menti un petit peu dans le dernier exemple, car seulement les comptes en banque considérés comme «liquides» doivent être pris en considération dans le calcul du ratio, cela veut dire que les comptes d’épargne ne sont généralement pas compris dans ce calcul, donc le compte de M. Fournisseur n’a pas besoin d’être inclus. Donc, après la première année le taux de réserve serait vraiment 110$/730$ * 100% = 15% et Grôssbanque pourrait en effet créer et prêter 364$ de plus à la place de 164$ de plus afin de ramener le taux de réserve au taux minimal de 10%! Dans le prochain exemple, pour se simplifier la vie, on fait comme si les comptes d’épargnent étaient pris en compte dans le calcul du taux de réserve. Dans la table 2 (source: [2] ) ci-bas on voit les vrais taux de réserves moyens de différents pays au cours du temps.

TABLE 2:

  Taux de réserves
moye ns
 
  Pays 1968 1978 1988 1998
  Royaume-Uni 20.5 15.9 5.0 3.1
  Turquie 58.3 62.7 30.8 18.0
  Allemagne 19.0 19.3 17.2 11.9
  États-Unis 12.3 10.1 8.5 10.3


Autres parties de la série: Introduction, Partie I, Partie II, Partie III, Partie IV
ERRATUM: Le taux de réserve minimal pour le RU est en fait pas exactement 0 mais 0,35% mais ce taux est purement symbolique puisque les banques gardent en fait un taux bien plus élevé (1-2%) afin de pouvoir répondre à la demande des gens qui veulent retirer de l’argent comptant.

sources:

  1. http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional_reserve_banking
  2. http://en.wikipedia.org/wiki/Reserve_requirement
  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Local_currency
  4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_du_Canada#Histoire
  5. http://en.wikipedia.org/wiki/Bank_of_Canada#History
  6. http://en.wikipedia.org/wiki/Royal_Canadian_Mint
  7. http://en.wikipedia.org/wiki/Full-reserve_banking#Monetary_reform
  8. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_social
  9. http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique
  10. http://en.wikipedia.org/wiki/Islamic_banking#Principles
  11. Lois sur la Banque du Canada



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