Le rapport confidentiel de leurs excellences

20 02 2008

repris de la Lettre du Continent:

  Le rapport confidentiel de leurs excellences
 
    Le Quai d’Orsay a demandé aux ambassadeurs de France en poste sur le continent noir ce qu’ils pensaient de la politique en Afrique. Pas bête… Voici les réponses intelligentes.
 
A l’exception de quelques « opinions dissidentes » qui réclament « plus de multilatéralisation de l’aide ou une force navale en remplacement des bases militaires terrestres », les ambassadeurs de France en Afrique sont pour la plupart favorables à un retour à la bonne vieille aide bilatérale, certains plaidant même pour une aide liée aux contrats pour les groupes français. « Face à l’arrivée des nouveaux venus, les entreprises françaises ont trop tendance à s’endormir sur leur capital historique, privilégiant le retour sur investissement rapide à la vision à long terme », relève la synthèse du Quai d’Orsay des « contributions nourries, diversifiées et riches » des ambassadeurs. Ces chefs de poste notent cependant que ces sociétés, qui constituent « un socle solide » pour saisir les nouvelles opportunités sur un continent en plein boom, ont su « résister aux crises » comme celle de la Côte d’Ivoire. Les diplomates en profitent pour envoyer une boule puante sur leurs collègues de Bercy qui ferment les missions économiques ou réduisent le nombre de postes en « totale déphasage avec le dynamisme africain ».

L’image de la France est « brouillée ». Après avoir reconnu la réelle créativité des Africains pour utiliser « le levier concurrentiel » avec l’arrivée des nouveaux pays émergents (Chine, Inde, Malaisie, Indonésie, Brésil et pays du Golfe) et l’entrée à la vitesse grand V de la « jeunesse africaine dans le village global », leurs excellences reconnaissent que l’image de la France en Afrique est « brouillée ». Ce qui, en langage diplomatique, est déjà très grave… « Moins négative qu’on ne pourrait le croire en Afrique anglophone (…), cette image oscille entre attirance et répulsion dans nos anciennes colonies, au gré du soutien politique ou des interventions militaires. Leur reproche balance, inconfortablement pour nous, entre l’accusation d’ingérence ou d’inaction suivant la posture adoptée ». Les diplomates estiment que « la présence militaire est reconnue sauf exception comme positive, pourvu qu’elle ne vienne pas en appui à des régimes peu recommandables et qu’elle soit limitée dans la durée. Nous ne devrons pas pour autant nous dispenser d’un réexamen des textes dépassés (accords de défense…) ». Il n’y a plus qu’à le demander gentiment au ministère de la défense…

Faire à nouveau claquer le drapeau tricolore ! Non seulement les « francophones les plus modérés » ont l’impression d’être « délaissés, voire de ne pas être payés en retour par une France en repli (immigration-visas, rédaction de l’aide, traitement des anciens combattants), avec le risque réel que les jeunes générations se détournent de la France pour rejoindre de nouveaux partenaires ». Mais les Africains en général se disent « fatigués de recevoir des leçons de morale, de bonne gouvernance et de gestion, mêlant arrogance et charité, de tous les contributeurs ». Cette critique s’applique aussi aux « conditionnalités » des institutions financières internationales. L’Union européenne, « premier contributeur en Afrique », est ainsi exécutée par les ambassadeurs de France. Ils jugent qu’elle n’est plus « une alternative crédible à l’aide bilatérale du fait de sa faible efficacité ». Dommage de ne pas s’en être aperçu avant… Bref, leurs excellences souhaitent redéployer en grand le drapeau tricolore sur la hune de leur résidence et, si on leur donne des sous, reprendre la coopération de substitution ! « Notre compétence est particulièrement reconnue et attendue en matière de formation des formateurs, de gouvernance, de justice, de sécurité et d’environnement », se rassurent les ambassadeurs.

La francophonie en berne à Paris, encore fleurie en Afrique. Au moment où l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) a, enfin, trouvé sa « maison » à Paris, avenue Bosquet, à un jet d’encre du Medef (patronat français), et que la chaîne francophone TV 5 est martyrisée par l’audiovisuel extérieur français, la demande de culture francophone serait forte sur le terrain. « La baisse des budgets, la saturation du réseau des établissements français, la diminution des bourses scolaires et surtout les restrictions en matière de visas pour études » ne répondent pas vraiment à l’engouement local pour la langue (et les manières) de Voltaire, se lamentent les ambassadeurs de France.



Thomas Sankara et la Françafrique

7 12 2007



Le Québec aurait été infiltré par les services secrets français

27 11 2007

Il semblerait que le SDECE, l’ancêtre de la DGSE, ait infiltré les groupes d’indépendantistes québécois afin de leur prêtre main forte. L’opération nommée « Assistance et cooperation technique » ou « Opération Ascot aurait été demandée par Charles de Gaulle.   Charles de Gaulle, apparemment,  appuyait l’indépendance du Québec, et pas seulement avec certains mots prononcés à l’hôtel de ville de Montréal mais aussi avec toutes les ressources des services secrets français.

sources:



La Francophonie: un organisme de versement de pots-de-vins au service de l’impérialisme?

26 11 2007

repris de la lettre du Continent:
Dans la maison de Voltaire, le train de vie serait un peu trop royal et dispendieux selon les rapporteurs de la Cour des comptes, qui n’ont pas la culture du verbe des grands voyageurs de l’expression française.

Selon nos informations, un rapport de la Cour des comptes du 31 octobre épingle gravement la Délégation à la paix, à la démocratie et aux droits de l’homme (DDHP) de l’Organisation internationale de la francophonie (OIF). Les rapporteurs s’interrogent sur « l’absence à l’OIF de règles de déontologie » et critiquent les modes « opaques » de recrutement et de rétribution des experts et consultants (un professeur d’université a émargé à 50 000 € en 2006 !), ainsi que les coûts de la location de véhicules (441 € par jour à Cotonou !), la faible exécution du budget en 2007 (35% au 19 septembre), le versement d’honoraires sur le compte de tiers, le « recours excessif aux avances en argent liquide » : une équipe de l’OIF est ainsi partie au Brésil avec 48 000 € en poche. Entre autres.

Poste le plus important de l’OIF, la DDHP qui « pèse significativement » dans le budget de l’organisation « dispose d’une délégation directe de la part du secrétaire général, au même titre que l’administrateur, ce qui pose des difficultés d’applicabilité et d’application de certaines normes internes à l’OIF ». Est-ce la raison pour laquelle le secrétaire général de l’organisation, Abdou Diouf, a signé le 31 octobre, le jour même de la publication du rapport de la Cour des comptes, une note interne (SG/207771030-038) désignant l’administrateur Clément Duhaime comme « l’ordonnateur unique » des budgets de l’organisation ? « Pas du tout », a expliqué à La Lettre du Continent Hugo Sada, le délégué à la DDHP (depuis le 1er janvier). « Cette décision était dans le droit fil de la réforme de la francophonie et n’a rien à voir avec le rapport de la Cour des comptes ». Hugo Sada affirme que « rien n’a changé » et qu’il dispose toujours d’une délégation de signature. Il conteste en outre le très faible taux de réalisation de son budget avancé par la Cour des comptes : 70% (85% à la fin de l’année) selon lui, contre 35% d’après les rapporteurs.

Ces derniers relèvent également la « croissance importante » de la rémunération de la déléguée précédente, Christine Desouches, qui est devenue, à l’âge de la retraite, « conseillère spéciale » du secrétaire général. Ils étrillent, par ailleurs, les conditions de fonctionnement du bureau d’Abidjan, en particulier du salaire et des indemnités de logement du représentant spécial qui était alors Lansana Kouyaté [qui maintenant donne la Guinée en cadeau aux grandes entreprises], aujourd’hui premier ministre en Guinée. Le contrôleur financier avait refusé son visa sur ses émoluments. Au 30 septembre, 22 921 € de dépenses « demeuraient non justifiées » et, cerise sur le gâteau : « les personnels locaux ont continué au 1er semestre 2007 à travailler – et à percevoir leur salaire – alors que leurs contrats ont expiré fin 2006 ». Le bureau est toujours en cours de liquidation… Nul doute que l’OIF va éclaircir tous les points litigieux de ce rapport « pour avis » de la Cour des comptes.




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