La FAO rend les armes devant la faim

13 06 2008

article repris de L’UITA:

Inséré sur le site web de l’UITA le 13-Jun-2008

Organisée dans un contexte d’hyperinflation du prix des aliments de base et d’émeutes causées par la faim à travers le monde, la récente Conférence de haut niveau de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale tenue à Rome a eu comme principal résultat un appel retentissant à continuer comme si de rien n’était. Manifestement organisée pour résoudre des enjeux urgents reliés à la sécurité alimentaire, au changement climatique et à la bioénergie, la Conférence n’avait rien à offrir sur aucun de ces sujets dans sa déclaration finale.

Grâce à un lobbying soutenu de la part des États-Unis, de l’UE et du Brésil, le glissement massif de cultures pour l’alimentation vers la production de carburant et son rôle dans l’inflation du coût des denrées de base ont été réduits à un « défi » ou à une « occasion » – sans que soit expliqué comment l’expansion de la production des agrocarburants pourra atténuer la faim. Le glissement se poursuivra donc – tout comme la hausse des prix et de la faim.

La Conférence n’a offert aucune solution à l’influx massif de capitaux spéculatifs dans le marché à terme des produits de base, qui contribue avec le développement des agrocarburants à pousser le prix des denrées à des sommets sans précédents. Un soutien rhétorique à des méthodes d’agriculture moins intensives était inséré dans une intention de relier un plus grand nombre de petits producteurs à un marché mondial dont la volatilité mine les moyens de subsistance depuis des décennies – sans égard à la hausse ou à la baisse des prix. Les enjeux auxquels sont confrontés les travailleurs/euses agricoles – pauvreté, famine, violence, accès à l’eau potable et violations quotidiennes des droits fondamentaux – n’étaient même pas à l’ordre du jour. Malgré les appels à une « action rapide », cela ne laisse que l’aide humanitaire – et un appel à une conclusion rapide des négociations du cycle de Doha de l’OMC sur une libéralisation plus poussée du système agricole, dont la libéralisation progressive est pourtant au cœur du problème.

La Conférence a échoué parce que la crise alimentaire a été pour l’essentiel réduite à l’augmentation rapide du prix des aliments au cours des trois dernières années. Pourtant, ce n’est là que l’une des manifestations d’une crise persistante et à long terme dans laquelle le droit à des aliments adéquats est régulièrement refusé à plus de 800 millions de personnes, incluant celles qui travaillent en agriculture.

Les organisateurs de la conférence ont oublié de demander comment il se faisait que tant de millions de personnes soient déjà au bord de la famine, et comment il se faisait que tant d’entre elles soient employées dans l’agriculture. On estime que chaque augmentation d’un point de pourcentage du prix des denrées de base peut pousser 16 millions de personnes additionnelles dans la famine dans les pays en développement. Le prix de certaines denrées de base a doublé, voire triplé en un an, parfois en quelques mois. Le 31 mars, le prix du riz sur les marchés à terme au augmenté de 31 pour cent dans une seule journée; le 25 février, celui du blé de 27 pour cent. Les émeutes de la faim ne devraient surprendre personne.

Alors qu’il est urgent de mettre fin à la hausse des prix, pourquoi n’y a-t-il aucune proposition officielle de hausser le revenu des travailleurs/euses ruraux/rales pour compenser la perte de pouvoir d’achat et la réduction des calories disponibles? Pourquoi des millions de travailleurs/euses agricoles ont-ils glissé dans la pauvreté et la faim lorsque les prix des denrées de base ont été en baisse constante, comme ce fut le cas durant les années 1990? Nous devrions demander pourquoi le prix au détail du thé, du café ou du sucre, par exemple, est resté essentiellement stable ou a même augmenté pendant plus d’une décennie, pendant que les prix mondiaux pour ces produits de base étaient en chute libre. Pourquoi, durant toutes ces années, les bénéfices des société transnationales de transformation et de commerce ont-ils augmentés, en même temps que leur pouvoir d’achat et de commercialisation; pendant que les salaires des travailleurs/euses du thé, du café et du sucre stagnaient ou dans certains cas chutaient de façon drastique?

Où est le lien entre le prix des produits de base, le prix de détail, les salaires et le pouvoir d’achat que l’OMC nous promettait par « l’utilisation optimale des ressources » qui découlerait de la libéralisation des échanges commerciaux? Le régime de l’OMC – et plus particulièrement l’Accord sur l’agriculture – ont facilité les poussées soudaines des importations qui ont dévasté les systèmes nationaux et locaux de production alimentaire. La dépendance envers des prix mondiaux volatiles des denrées de base a poussé des populations entières au bord de la famine.

En lui-même, le prix des denrées de base ne nous dit rien sur la capacité des travailleurs/euses agricoles ou des pauvres en milieu urbain de s’alimenter. Les principaux enjeux sont la vulnérabilité, la volatilité et l’extraction de la valeur dans la chaîne alimentaire.

Au moment même ou cent millions de personnes de plus sont confrontées à une famine potentielle en raison de la hausse rapide du prix des céréales et des oléagineuses, les bénéfices des négociants et des transformateurs primaires atteignent des niveaux sans précédent. Cargill, le plus important négociant au monde, a enregistré une hausse de 86 pour cent de ses bénéfices sur le commerce des produits de base au premier trimestre cette année. ADM, second négociant mondial, a déclaré en 2007 des bénéfices en hausse de 67 pour cent sur l’exercice précédent. Bunge, surfant sur la vague de la demande de graines oléagineuses pour la production d’agrodiesel, a connu une augmentation de 77 pour cent de ses bénéfices au premier trimestre de cette année. Nestlé, la plus grande société alimentaire au monde, a affiché des bénéfices exceptionnels en 2007 et lancé un programme de rachat d’actions de 2,5 milliards de dollars – tout en disant à ses travailleurs/euses que l’augmentation du prix des intrants signifiait qu’ils/elles devaient se préparer à des mises à pied et à des compressions salariales.

Vous chercheriez en vain les mots « société commerciale » dans le document d’information de 50 pages préparé par la FAO pour les participants à la conférence, un document pourtant intitulé « La flambée des prix des denrées alimentaires: faits, perspectives, effets et actions requises ». Vous ne les trouverez pas non plus dans les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2008-2017 – mais vous y trouverez un message aux pauvres du monde, disant qu’ils/elles seront confrontés/es à des prix inabordables concernant les aliments au moins pour la prochaine décennie. Dans ces documents, les principaux enjeux et acteurs de la crise du système alimentaire mondial ont été occultés. La force motrice derrière la libéralisation du commerce agricole au cours de la dernière décennie – l’augmentation énorme de la portée, du pouvoir et des parts de marché des sociétés transnationales, non seulement à l’échelle internationale mais à l’intérieur même des marchés locaux et nationaux par les transactions internes et les filiales – est entièrement absente du rapport. Il n’est question que de marchés, de signaux de marché et de prix. Devant ces « faits » et ces « perspectives », comment pouvons-nous comprendre les véritables mécanismes à l’œuvre et aborder les enjeux de manière significative?

Alors que les agences internationales viennent soudainement de découvrir le sous-investissement dans l’agriculture, les investissements dans les marchés indiciels des produits de base ont augmenté de USD 13 milliards en 2003 à USD 260 milliards en mars 2008 – et pourraient bientôt atteindre le billion de dollars, selon certains analystes. Les fonds d’investissement privés et les fonds spéculatifs – des investisseurs centrés sur les rendements élevés à court terme – débordent du marché à terme et injectent maintenant des milliards dans l’acquisition de terres agricoles, d’intrants et d’infrastructures. Pourtant, le document d’information de la FAO pour la Conférence de Rome n’accorde que deux paragraphes indifférents au phénomène dans sa « Brève analyse des récentes évolutions » et le passe sous silence dans ses « Options ». Aucun lobbying n’a été nécessaire pour supprimer les appels à la re-réglementation des marchés financiers lors de la Conférence – le sujet n’a même pas fait l’objet de discussions sérieuses. Pourtant, même une taxe modeste sur ces énormes profits permettrait de dégager des ressources substantielles pour entreprendre la remise en état du système alimentaire.

Les acteurs principaux étant rendus invisibles – notamment des sociétés et des investisseurs financiers qui dictent de plus en plus quels types d’aliments sont cultivés, récoltés, transformés et commercialisés, à quel prix et de quelle façon – il ne nous reste qu’un « plan d’action » qui dit essentiellement aux pauvres que rien ne changera. Les gouvernements qui auraient pu, à Rome, manifester leur engagement à s’acquitter de leurs obligations en droit international de protéger et de faire appliquer le droit aux aliments ont plutôt abandonné cette occasion aux lobbies agroalimentaires.

L’aide aux pays en développement confrontés à un déficit commercial découlant d’importations alimentaires massives ne peut corriger le problème fondamental. Ce qu’offre l’OMC ne peut qu’exacerber la faim mondiale, quels que soient les vagues murmures de « durabilité » dans lesquels ces propositions sont enveloppées.

Le Groupe professionnel des travailleurs/euses de l’agriculture de l’UITA, réuni en Inde en 2005 juste avant la réunion ministérielle de l’OMC à Hong Kong, a fait valoir avec insistance que les vrais enjeux pour les travailleurs/euses agricoles n’étaient encore une fois pas sur la table : « des ressources soutenues doivent être mobilisées à l’échelle internationale afin de faciliter et soutenir les mesures de recouvrement visant à renverser les dommages sociaux et environnementaux découlant des méthodes de production intensive orientées vers l’exportation, ainsi qu’à rebâtir l’agriculture pour lui permettre de servir ses fins premières, à savoir le droit à des aliments sains, adéquats et nutritifs, produits dans des conditions de travail décentes ». La Conférence de Rome a conclu trois années additionnelles de perte de temps et de vies.



Derniers rebondissments de l’affaire Hariri

12 06 2008

repris du réseau Voltaire:

Répression politique

Un collaborateur du Réseau Voltaire incarcéré à Berlin

La répression contre le Réseau Voltaire se poursuit. Jürgen Cain Külbel, vient d’être incarcéré à Berlin. Les arguties juridiques employées pour le condamner ne masquent pas l’intention politique de cette décision : notre collaborateur avait démontré que le chef de la mission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de Rafic Hariri avait des liens financiers avec les assassins, et que son principal assistant est un agent de la CIA impliqué dans des enlèvements en Europe.

 

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La prison berlinoise où a été incarcéré le journaliste Jürgen Cain Külbel, coupable d’avoir révélé l’action de la CIA dans l’assassinat de Rafic Hariri, l’organisation de la fausse piste syrienne, et la manipulation de la Commission d’enquête de l’ONU.

 

 

Jürgen Cain Külbel, collaborateur du Réseau Voltaire, a été incarcéré à Berlin. Il lui est reproché d’avoir violé une décision du Tribunal des référés en maintenant un lien actif sur son site Internet vers un article de Voltairenet.org [1]

Cette affaire rocambolesque est une machination de plus de la CIA pour intimider Jürgen Cain Külbel et les collaborateurs du Réseau Voltaire. Voici le mécanisme de cette opération :

Ancien enquêteur de la police est-allemande, Jürgen Cain Külbel a conduit, en tant que journaliste, une enquête indépendante sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Il a publié ses conclusions dans un livre édité en allemand et en arabe : Le Dossier Hariri [2] . Il y reprend et approfondi des éléments déjà présentés par le Réseau Voltaire [3]. Thierry Meyssan avait montré qu’une association d’opposants libanais en exil, l’U.S. Committee for a Free Lebanon (USCFL), avait connaissance à l’avance du crime et avait immédiatement lancé une campagne de communication visant à détourner les soupçons vers la Syrie [4]. L’USCFL, que la CIA destinait à former un gouvernement fantôche au Liban en cas d’intervention militaire US, est donc complice, au moins passivement, du meurtre. Talaat Ramih avait montré que l’ancien procureur allemand Detlev Mehlis, devenu chef de la mission d’enquête des Nations Unies, avait été employé par le Washington Institute for Near East Policy (WINEP) [5]. En relevant que l’USCFL est une émanation du WINEP, Jürgen Cain Külbel a montré que le chef de la mission de l’ONU était un ancien employé de personnes impliquées dans le meurtre sur lequel il était chargé d’enquêter. Continuant sur sa lancée, il a établi le rôle de l’assistant principal de Detlev Mehlis, le commissaire principal Gerhard Lehmann, dans les enlèvements perpétrés par la CIA en Europe depuis 2001. M. Lehmann a ainsi été formellement reconnu par une des victimes, Khaled El-Masri [6]. Plusieurs éléments laissent à penser que M. Lehmann pourrait également être impliqué dans la « disparition » à Paris du témoin clé de l’affaire Hariri, Zuhair As-Siddik, le 13 mars dernier [7]

Dès la publication de son livre en allemand, Jürgen Cain Külbel a été approché par un militant palestinien connu résidant en Allemagne, Said Dudin, qui s’est proposé d’éditer l’ouvrage en arabe et d’en assurer la promotion. Mais lorsque M. Külbel est venu à Damas, donner une conférence à la Bibliothèque nationale syrienne, à l’invitation de Syria Alghad (institut de recherche politique membre du Réseau Voltaire), M. Dudin a fait son possible pour discréditer son auteur. L’éditeur a exhorté l’assistance à attaquer les ambassades occidentales et a multiplié les déclarations incendiaires pour déplacer l’attention des médias.

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Conférence de Jürgen Cain Külbel, le 8 mai 2006, à la Bibliothèque nationale syrienne (Damas).

De retour en Allemagne, Jürgen Cain Külbel a tenté d’en savoir plus sur ce saboteur. Il a alors découvert que le prétendu militant de la cause palestinienne était le fils de Mustafa Dudin, un agent secret israélien placé directement sous le commandement du général Ariel Sharon. Découvert, Mustafa Dudin avait été exécuté par la Résistance. Poursuivant ses recherches, Jürgen Cain Külbel découvrit dans les archives de la Stasi, l’ancienne police politique est-allemande, des documents attestant que Said Dudin lui-même était de longue date un agent de la CIA infiltré dans la gauche radicale allemande. Ces documents ont été publiés sur Voltairenet.org [8].

Introduisant une action juidiciaire en référé, Said Dudin a obtenu que le Tribunal de Berlin enjoigne M. Külbel de ne plus faire mention d’aucune manière que ce soit de l’incident survenu à Damas, des fonctions de son père dans les services israéliens et de ses fonctions personnelles à la CIA. Obéissant à la Raison d’État, le Tribunal n’a retenu que les témoignages produits par M. Dudin et a écarté ceux produits M. Külbel, y compris celui du prince Issa El-Ayoubi, vice-président du Réseau Voltaire et petit-neveu du fondateur de la République arabe syrienne, qui avait assisté à l’incident de Damas où il s’était opposé à M. Dudin. En outre, le Tribunal a écarté les documents de la Stasi en vertu d’une loi allemande d’amnistie qui fait interdiction de leur mention.

Or, Jürgen Cain Külbel ayant ultérieurement maintenu sur son site Internet personnel un lien actif vers celui du Réseau Voltaire qui contient les documents illégalement rendus publics de la Stasi, le Tribunal l’a condamné à 10 jours de prison ferme pour violation de son injonction.

 

[1] Page incriminée : « Le journaliste d’investigation face aux manipulations des services secrets », entretien de Jürgen Cain Külbel avec Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2007.

[2] Mordakte Hariri, Unterdrückte Spuren im Libanon par Jügen Cain Külbel, édition Zeitgeschichte Band 34, 2006 (ISBN 3-89706-860-5).

[3] « Attentat contre Rafic Hariri : Une enquête biaisée ? », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 15 septembre 2006.

[4] « Les plans de l’US Committee for a Free Lebanon », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2005.

[5] « La commission Mehlis discréditée », par Talaat Ramih, Réseau Voltaire, 9 décembre 2005.

[6] Allégations de détentions secrètes et de transferts illégaux de détenus concernant des États membres du Conseil de l’Europe, rapport de Dick Marty au Conseil de l’Europe, 12 juin 2006, § 99 et 130.

[7] « Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l’enquête Hariri », par Jürgen Cain Külbel, Réseau Voltaire, 21 avril 2008.

[8] Ibid.

 



L’ordinateur de Gauche et l’ordinateur de Droite

22 05 2008

texte repris du réseau Voltaire:

Interpol, les Farc et Chavez
L’ordinateur de Gauche et l’ordinateur de Droite
par Romain Migus

Les agences de presse anglo-saxonne ont donné un large écho au directeur général d’Interpol qui aurait confirmé les liens secrets entre le président Hugo Chavez et les FARC. Or, observe Romain Migus, le rapport d’Interpol dit le contraire de ce que les agences de presse ont relayé : l’agence internationale de coopération policière a constaté que l’ordinateur d’un chef rebelle, saisi par l’armée colombienne, a été manipulé par elle en profondeur de sorte qu’il est impossible d’authentifier les documents qu’elle prétend y avoir trouvé. Étrange : au même moment, le témoin clé dans une autre affaire était extradé hors de Colombie avec les documents, authentifiés ceux-là, d’un autre ordinateur. Ils mettaient très gravement en cause le président colombien Alvaro Uribe.

 

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Signature de l’accord entre Interpol et la Colombie instituant une équipe d’experts pour analyser les ordinateurs des FARC saisis par la Colombie (12 mars 2008).

Le 1er mars 2008, 10 bombes GBU 12 Paveway de 227 kilos chacune explosaient en pleine jungle équatorienne rasant toute la végétation aux alentours et laissant des cratères de 2.40 mètres de diamètre et 1.80 mètres de profondeur [1]. La Colombie venait de violer la souveraineté de l’Équateur et d’assassiner Raul Reyes, le principal négociateur pour la libération d’Ingrid Bétancourt et des autres otages retenus par la guérilla.

Au sol, les combattants de la FARC et des étudiants de l’Université de Mexico ne résistèrent pas à un bombardement d’une telle ampleur. En revanche, gisait au beau milieu des cratères, un ordinateur indestructible qui contient, selon Bogota, des informations cruciales sur les alliances régionales.

Cet ordinateur dont la marque n’est malheureusement pas connue, c’est l’ordinateur de Raul Reyes. C’est l’ordinateur de gauche.

Rappelons avant d’aller plus loin que les relations avec la FARC sont tout ce qu’il y a de plus normales pour les voisins de la Colombie. L’ancien vice président vénézuélien, José Vicente Rangel, rappelait il y a peu, qu’avant l’arrivée de Chavez au pouvoir, un responsable des FARC disposait d’un bureau au Ministère des Affaires Etrangères vénézuélien, notamment pour traiter des dommages collatéraux du conflit colombien au Venezuela. Imaginez qu’une armée de 15 000 hommes en guerre contre le pouvoir suisse stationne prés du lac Léman. Il y a fort à parier que le gouvernement français, mais aussi les autorités régionales et locales entretiendront des relations avec des responsables de cette armée pour éviter des dérapages en France.

Le Venezuela et l’Équateur : cibles des accusations

Le 3 mars, soit deux jours à peine après l’agression de l’Équateur par la Colombie, le gouvernement d’Alvaro Uribe commence à dévoiler une partie du contenu de l’ordinateur de gauche. Les preuves abonderaient pour prouver l’alliance régionale entre l’Équateur et le Venezuela et la FARC.

Dans le cas du Venezuela, Chavez est accusé d’avoir reçu 100 millions de pesos (environ 35 000 euros) de la guérilla lorsqu’il était en prison (1992-94), et en retour de financer la guérilla pour 300 millions de dollars. De même, le Venezuela est accusé de faciliter le trafic d’armes pour le compte de la FARC voire même d’armer les rebelles colombiens.

En ce qui concerne l’Équateur, les autorités colombiennes accusèrent le Ministre de l’Intérieur équatorien, Gustavo Larrea, de connivence avec la FARC. Une photo prétendument tirée de l’ordinateur de gauche montre Raul Reyes conversant selon les autorités colombiennes avec le Ministre équatorien. La nouvelle fait le tour du monde, jusqu’à ce que Patricio Echegaray, secrétaire général du Parti Communiste Argentin déclare que c’est lui qui apparaît sur la photo. Qu’importe, le mal est fait. De plus, d’autres documents prouveraient la connivence de Quito avec la FARC.

Les gouvernements équatorien et vénézuélien rejettent ces accusations, soulignant l’invraisemblable indestructibilité de l’ordinateur et le fait que Bogota ait pu fabriquer des fausses preuves.

Alvaro Uribe va donc faire appel à Interpol pour donner une résonance médiatique mondiale à ses accusations.

Une mission de crise est envoyée à Bogota. Elle est dirigée par un ancien directeur du département du Trésor états-unien et ancien fonctionnaire du département de la Justice de ce pays : Ronald Kenneth Noble, actuel secrétaire général de Interpol. Imaginons un instant qu’un ancien fonctionnaire cubain, biélorusse ou iranien ait été nommé chef de cette mission et que son rapport favorise nettement le Venezuela. On peut légitimement penser que la machine médiatique aurait hurlé à la fraude. Mais il est bien connu que les États-Unis ne fraudent pas…

Que dit le rapport de Interpol ?

- Que les fichiers des ordinateurs, des disques durs externes et des clés USB pèsent 609.6 gigaoctets soit 39.5 millions de pages Word.

En conférence de presse, Ronald Kenneth Noble, a souligné que vu l’ampleur des fichiers cela prendrait plus de « mille ans pour en vérifier le contenu » et qu’Interpol n’avait pas vérifié l’authenticité du contenu des preuves. Autrement dit, ce qu’Interpol peut faire en mille ans, les Colombiens l’ont réalisé en 48 heures, du 1er mars date du bombardement, au 3 mars, date de la première déclaration sur les soi-disant preuves de l’ordinateur de gauche. Notons au passage que les informaticiens colombiens allient la rapidité à la chance puisqu’ils ont seulement ouvert des fichiers incriminant le Venezuela et l’Équateur. Rien sur les relations de la FARC avec la France ou le Brésil, par exemple.

Que c’est-il donc passé durant ces 48 heures ? Le rapport d’Interpol est limpide :

- « L’accès aux données contenues dans les huit pièces à conviction informatiques provenant des FARC entre le 1er mars 2008, date à laquelle elles ont été saisies par les autorités colombiennes, et le 3 mars 2008 à 11 h 45, lorsqu’elles ont été remises au Grupo Investigativo de Delitos Informáticos de la Police judiciaire colombienne, n’a pas été effectué conformément aux principes reconnus au niveau international [c’est nous qui soulignons] en matière de traitement des éléments de preuve électroniques (…) En d’autres termes, au lieu de prendre le temps de créer des images des contenus de chacune des huit pièces à conviction saisies en les protégeant contre l’écriture avant d’y accéder, ils ont accédé directement aux données en question. »

Bizarrement, c’est précisément durant ce laps de temps où la police judiciaire colombienne attend les ordinateurs que sont révélées les soi-disantes preuves. C’est-à-dire que ces soi-disantes preuves ne sont pas le travail scientifique des informaticiens de la police mais d’une officine de l’armée colombienne qui n’a pas pris le soin de créer des images des contenus des documents avant de les ouvrir.

- De plus selon le rapport d’Interpol, des fichiers systèmes ont été crées ou modifiés après le bombardement du camp guérillero :

« 83. L’examen de la pièce à conviction n° 26 — un ordinateur portable — a révélé les incidences suivantes sur les fichiers le 1er mars 2008 ou après cette date :
273 fichiers système ont été créés ;
373 fichiers système et utilisateur ont fait l’objet d’accès ;
786 fichiers système ont été modifiés ;
488 fichiers système ont été supprimés.
»

(C’est identique pour toutes les pièces à convictions : voir les points 84, 85, 86, 87, 88, 89, 90 du rapport)

- Certes le rapport affirme que les fichiers utilisateurs (texte word, photos, etc…) n’ont ni été modifiés ni crées après le 1er mars. Mais dans la même conclusion, Interpol souligne qu’il existe dans toutes les pièces à conviction des milliers de fichiers datés de 2009 ou 2010.

Concernant ces fichiers, Interpol conclut « que ceux-ci ont été créés à une date antérieure au 1er mars 2008 sur une ou plusieurs machines dont les paramètres de date et d’heure système étaient incorrects. »

Or comment attester de l’authenticité des fichiers s’il est si simple de changer la date de la création du document ? Autrement dit, l’officine de l’armée colombienne qui a eu pendant 48 heures les pièces à conviction aurait très bien pu créer un document en l’antidatant. Surtout si comme le révèle Interpol les fichiers systèmes ont été modifiés.

Comme on le voit, le rapport d’Interpol soulève plus de questions sur la validité des documents de l’ordinateur de gauche qu’il n’apporte de réponses. Qu’importe, le tsunami médiatique s’abat déjà sur le Venezuela (mais pas sur l’Équateur, allez savoir pourquoi…). Marie Delcas du Monde [2] confondant le travail de juge avec celui de journaliste, reprend à son compte les accusations du gouvernement colombien, alors que, rappelons-le, d’une part Interpol ne s’est pas prononcé sur le contenu des documents, d’autre part le rapport jette de forts doutes sur l’authenticité de l’origine des documents.

On aimerait que Marie Delcas puisse répondre à l’invitation lancée par le président équatorien Rafael Correa depuis Paris le 13 mai dernier : « Nous ne donnons aucune crédibilité à ces ordinateurs, mais si quelqu’un le fait, alors il devra aussi accorder de la crédibilité lorsque la FARC accuse Uribe d’être un paramilitaire et un narcotraficant ». Jusqu’à maintenant, pas une ligne dans Le Monde ou dans les autres media sur ce sujet…

Et pourtant…

L’ordinateur de droite

Et pourtant, il existe un autre ordinateur. Celui-là a encore son propriétaire vivant pour authentifier les documents saisis. Cet ordinateur-là appartient au chef paramilitaire Rodrigo Tovar, alias « Jorge 40 ». C’est l’ordinateur de droite.

Dans l’ordinateur de droite, saisi en 2006, ont été trouvées des preuves de plus de 50 assassinats perpétrés par les paramilitaires [3] contre des leaders syndicaux et de mouvements sociaux en 2005 et 2006.

De plus, une liste d’élus colombiens (sénateurs, députés, maires, gouverneurs) parrainés par les paramilitaires va être mise à jour. Des dizaines d’élus bénéficient de la protection, du financement, des contacts et des moyens de pression des paramilitaires. Et plus grave, l’ordinateur de droite compte mêmes des preuves de fraudes électorales organisées par les paramilitaires pour diverses élections dont celle du président Alvaro Uribe.

L’ordinateur de droite va être le déclencheur du scandale de la parapolitique en Colombie. Ce néologisme fait allusion au lien unissant certains hommes politiques, des membres des services secrets, des hommes d’affaires avec les groupes mafieux paramilitaires, connus entre autre pour découper leurs victimes à la tronçonneuse et jouer au football avec leur tête.

A-t-on eu besoin d’appeler Interpol pour prouver l’authenticité des documents trouvés dans l’ordinateur de droite ? Non, car son propriétaire, « Jorge 40 », a confirmé par la suite l’authenticité des documents.

Mais « Jorge 40 » ne va pas s’arrêter à ce témoignage. Il confirme l’existence des Accords de Ralito. Une alliance officielle, avec documents signés à l’appui, entre quatre chefs paramilitaires et 29 personnalités politiques (députés, sénateurs, maire, gouverneurs de régions), un journaliste, et deux propriétaires terriens pour « refonder la Patrie » et « protéger la propriété privée ». Lors de la signature de ces accords, on a pu noter la présence du conseiller de Nicolas Sarkozy, le bourreau argentin Mario Sandoval [4].

Le scandale de la parapolitique touche désormais des ministres et l’actuel vice-président dont la famille possède le seul quotidien de diffusion nationale. Le cercle se réduit autour d’Alvaro Uribe.

Qu’à cela ne tienne, les États-Unis viennent d’obtenir l’extradition de « Jorge 40 » et de 12 autres chefs paramilitaires. « Jorge 40 » et son ordinateur n’ont désormais plus de compte à rendre à la justice et au Peuple colombien. L’ordinateur de droite était gênant, on a pu le faire disparaître discrètement pendant que tous les media parlaient de l’ordinateur de gauche. Raul Reyes, lui, n’est plus là pour témoigner de l’authenticité des documents de son ordinateur indestructible…

Documents joints

Rapport d’expertise d’Interpol sur les ordinateurs et le matériel informatique des FARC saisis par la Colombie
(PDF – 263.4 ko)


Film de la semaine: Le cauchemar de Darwin

4 05 2008


Le cauchemar de Darwin pt.1
envoyé par kaz1988


Le cauchemar de Darwin pt.2
envoyé par kaz1988


Le cauchemar de Darwin pt.3
envoyé par kaz1988


Le cauchemar de Darwin pt.4
envoyé par kaz1988


Le cauchemar de Darwin pt.5
envoyé par kaz1988


Le cauchemar de Darwin pt.6
envoyé par kaz1988



Film de la semaine: La guerre de l’eau en Palestine

13 04 2008

PARTIE I:

PARTIE II:

PARTIE III:

PARTIE IV:



Image du hour: Palestine

13 04 2008

Gracieuseté de UHEC:



Les pilotes d’avions dépassé(e)s? C’est ce que souhaite l’industrie aérospaciale.

28 03 2008

repris de Intelligence Online:

Quand les drones côtoieront les avions de ligne européens

 Les principaux fabricants européens de drones aériens viennent de se regrouper au sein du consortium Air4All. Ils espèrent obtenir l’autorisation d’insérer leurs appareils dans le trafic aérien en Europe. La rentabilité du secteur est en jeu.

Les innombrables applications de sécurité intérieure promises aux drones en Europe sont suspendues à une condition : leur ouvrir un accès permanent à l’espace aérien. Actuellement, les autorisations ne sont délivrées qu’à titre exceptionnel par des autorités nationales, dans des espaces restreints.

Douze industriels européens du secteur, réunis au sein du consortium Air4All (voir schéma), planchent depuis janvier pour faire sauter ce verrou. Ils ont tenu un premier forum à l’Agence européenne de défense à Bruxelles le 20 février et rencontreront les responsables d’Eurocontrol du 6 au 8 mai. Air4All devra aussi lever les réticences des opinions publiques et des instances européennes de certification, au premier rang desquelles l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA). Des progrès substantiels devront être réalisés, notamment dans les technologies anticollision et de contrôle des appareils.

Ce sont toutes les applications de Homeland Security qui sont en jeu à l’horizon 2015 : surveillance des frontières et des côtes, contrôle de foules, opérations anti-terroristes, sécurisation de sites sensibles, etc. Certains gouvernements ont déjà recours aux drones dans leur espace aérien national pour la surveillance du trafic routier (Suisse), des frontières (Israël, Etats-Unis) ou le renseignement urbain (France, IOL nº565).

Les applications militaires (entraînement, survol d’Etats européens pour accéder à un pays tiers) sont aussi conditionnées à ouverture de l’espace aérien. Ceci explique la forte implication de l’Agence européenne de défense, qui finance les travaux d’Air4All et cherche à assurer la pérennité d’une industrie que les commandes militaires ne suffisent pas à rentabiliser.



Film de la semaine: Mafias

25 03 2008

Désolé pour le retard.

Voici un court vidéo intéressants:

LES MAFIAS:

Le Dessous des cartes les Mafias
Uploaded by dictys



La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak

14 03 2008

repris du réseau voltaire:

Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse dominante, l’amiral William Fallon n’a pas été limogé par ce qu’il s’opposait au président Bush à propos d’une attaque contre l’Iran. Il a démissionné de sa propre initiative après que l’accord qu’il avait négocié et conclu avec Téhéran, Moscou et Pékin ait été saboté par la Maison-Blanche. Le choix de l’administration Bush relance la guerre en Irak et expose gravement les GI’s face à une Résistance désormais soutenue de l’extérieur sans retenue.

Il était presque 22h GMT, mardi 11 mars 2008, lorsque le commandant en chef du Central Command, l’amiral William Fallon, annonça depuis l’Irak qu’il présentait sa démission. Immédiatement à Washington, le secrétaire à la Défense, son ami Robert Gates, dans une conférence de presse improvisée indiquait qu’il acceptait cette décision à regret. Dans les minutes qui suivirent, la rumeur d’une possible attaque états-unienne contre l’Iran se répandit partout dans le monde. En effet, la démission de l’amiral aurait été exigée par la Maison-Blanche à la suite de la publication d’un reportage par le mensuel Esquire [1] rapportant des propos « francs » de l’officier à propos du président Bush. Or, dans le même article, on pouvait lire qu’un renvoi de l’amiral marquerait le signal ultime de la guerre.

Pourtant, cette interprétation est erronée. Elle ignore l’évolution du rapport de forces à Washington. Pour comprendre ce qui est en jeu, revenons un instant en arrière. Nos lecteurs, qui ont été régulièrement informés dans nos colonnes des débats en cours à Washington, se souviendront des menaces de démission de Fallon [2], de la mutinerie des officiers supérieurs [3], des dessous d’Annapolis [4], et de l’infiltration de l’OTAN au Liban [5] que nous avons rapportés dans ces colonnes avant tout le monde ; des révélations qui ont été contestées lors de leur publication et qui sont aujourd’hui largement attestées. Nous ajouterons ici des informations inédites sur les négociations conduites par Fallon.

Le Plan Fallon

Alors que l’establishment états-unien avait approuvé l’entrée en guerre contre l’Irak dans l’espoir d’en tirer de substantiels profits économiques, il a progressivement déchanté. Cette opération génère des coûts directs et indirects démesurés, mais ne rapporte qu’à quelques uns. Dès 2006, la classe dirigeante s’est inquiétée de mettre fin à cette aventure. Elle contestait à la fois le surdéploiement des troupes, l’isolement diplomatique grandissant, et l’hémoragie financière. Elle trouva son expression à travers le rapport Baker-Hamilton qui condamnait le projet de remodelage du Grand Moyen-Orient, et préconisait un retrait militaire d’Irak coordonné avec un rapprochement diplomatique avec Téhéran et Damas.

Sous cette amicale pression, le président Bush fut contraint de limoger Donald Rumsfeld et de le remplacer par Robert Gates (lui-même membre de Commission Baker-Hamilton). Un groupe de travail bipartisan —la Commission Armitage-Nye— fut mis en place pour définir de manière consensuelle une nouvelle politique. Mais il s’avéra que le tandem Bush-Cheney n’avait pas renoncé à ses projets et utilisait ce groupe de travail pour endormir ses rivaux tout en continuant à fourbir ses armes contre l’Iran. Coupant court à ces manœuvres, Gates donna carte blanche à un groupe d’officiers supérieurs qu’il avait fréquenté à l’époque de Bush père. Ceux-ci publièrent, le 3 décembre 2007, un rapport des agences de renseignement discréditant le discours mensonger de la Maison-Blanche sur le prétendue menace iranienne. En outre, ils tentèrent d’imposer au président Bush un rééquilibrage de sa politique proche-orientale au détriment d’Israël.

L’amiral William Fallon exerce une autorité morale sur ce groupe —incluant l’amiral Mike McConnell (directeur national du renseignement), le général Michael Hyden (directeur de la CIA), le général George Casey (chef d’état-major de l’armée de terre), et plus tard l’amiral Mike Mullen (chef-d’état-major inter-armes)—. Homme de sang froid, doué d’une brillante intelligence, il est l’un des derniers grands patrons des forces armées à avoir servi au Vietnam. Préoccupé par la multiplication des théâtres d’opération, par la dispersion des forces et l’épuisement des troupes, il a ouvertement contesté un leadership civil dont la politique ne peut conduire les États-Unis qu’à la défaite.

Dans le prolongement de cette mutinerie, ce groupe d’officiers supérieurs fut autorisé à négocier une sortie de crise honorable avec l’Iran et à préparer un retrait d’Irak. Selon nos sources, ils imaginèrent un accord en trois volets :
- 1. Les États-Unis feraient adopter par le Conseil de sécurité une dernière résolution contre l’Iran pour ne pas perdre la face. Mais cette résolution serait vide et Téhéran s’en accommoderait.
- 2. Mahmoud Ahmadinejad se rendrait en Irak où il affirmerait les intérêts régionaux de l’Iran. Mais ce voyage serait purement symbolique et Washington s’en accommoderait.
- 3. Téhéran pèserait de toute son influence pour normaliser la situation en Irak, et faire passer les groupes qu’il soutient de la résistance armée à l’intégration politique. Cette stabilisation permettrait au Pentagone de retirer ses troupes sans défaite. En contrepartie, Washington cesserait son soutien aux groupes armés de l’opposition iranienne, notamment aux Moujahidines du peuple.

Toujours selon nos sources, Robert Gates et ce groupe d’officiers, encadrés par le général Brent Scowcroft (ancien conseiller national de sécurité), sollicitèrent l’aide de la Russie et de la Chine pour appuyer ce processus. D’abord perplexes, Moscou et Pékin s’assurèrent de l’assentiment forcé de la Maison-Blanche avant de répondre positivement, soulagés d’éviter un conflit incontrôlable.

Vladimir Poutine prit l’engagement de ne pas profiter militairement du retrait US, mais exigea qu’on en tire les conséquences politiques. Il fut donc convenu que la conférence d’Annapolis accoucherait d’une souris, tandis qu’une conférence globale sur le Proche-Orient serait organisée à Moscou pour débloquer les dossiers que l’administration Bush n’avait cessé d’envenimer.
De même Poutine accepta de faciliter le compromis irano-US, mais s’inquiéta d’un Iran trop fort à la frontière méridionale de la Russie. À titre de garantie, il fut convenu que l’Iran accepterait ce qu’il avait toujours refusé : de ne pas fabriquer seul son combustible nucléaire.

Les négociations avec Hu Jintao furent plus complexes, car les dirigeants chinois étaient choqués de découvrir à quel point l’administration Bush leur avait menti à propos de la prétendue menace iranienne. Il fallait donc d’abord rétablir la confiance bilatérale. Heureusement, l’amiral Fallon, qui il y a peu encore commandait le PacCom (zone Pacifique), entretenait des relations de courtoisie avec les Chinois.
Il fut convenu que Pékin laisserait passer une résolution anti-iranienne formelle au Conseil de sécurité, mais que la formulation de ce texte n’entraverait aucunement le commerce sino-iranien.

Le sabotage

Au premier abord, tout sembla fonctionner. Moscou et Pékin acceptèrent de jouer les figurants à Annapolis et de voter la résolution 1803 contre l’Iran. Tandis que le président Ahmadinejad savoura sa visite officielle à Bagadad où il rencontra en secret le chef d’état-major interarmes US, Mike Mullen, pour planifier la baisse de la tension en Irak. Mais le tandem Bush-Cheney ne s’avouait pas vaincu. Il sabota dès qu’il le put cette mécanique bien huilée.

Premièrement, la conférence de Moscou disparut dans les sables mouvants des mirages orientaux avant même d’avoir existé. Deuxièmement, Israël se lança à l’assaut de Gaza et l’OTAN déploya sa flotte au large du Liban de manière à relancer l’embrasement général du Grand Moyen-Orient, alors que Fallon s’efforçait d’éteindre les foyers d’incendie un à un. Troisièmement, la Maison-Blanche, habituellement si prompte à sacrifier ses employés, refusa de lâcher les Moujahidines du peuple.
Exaspérés les Russes massaient leur flotte au sud de Chypre pour surveiller les bâtiments de l’OTAN et envoyaient Sergeï Lavrov en tournée au Proche-Orient avec mission d’armer la Syrie, le Hamas et le Hezbollah pour rééquilibrer le Levant. Tandis que les Iraniens, furieux d’avoir été abusés, encourageaient la Résistance irakienne à casser du GI’s.

Voyant ses efforts réduits à néant, l’amiral Fallon démissionnait, seul moyen pour lui de conserver à terme son honneur et sa crédibilité face à ses interlocuteurs. L’interview d’Esquire, publié deux semaines plus tôt, n’est ici qu’un prétexte.

L’heure de vérité

Dans les trois prochaines semaines, le tandem Bush-Cheney va jouer son va-tout en Irak en faisant parler les armes. Le général David Petraeus, poussera à l’extrême son programme de contre-insurrection de manière à se présenter victorieux devant le Congrès, début avril. Simultanément, la Résistance irakienne, désormais soutenue à la fois par Téhéran, Moscou et Pékin, va multiplier les embuscades et chercher à tuer le maximum d’occupants.

Il appartiendra alors à l’establishment états-unien de tirer les conclusions du champ de bataille. Soit il jugera les résultats de Petraeus sur le terrain acceptables et le tandem Bush-Cheney terminera son mandat sans encombres. Soit, pour éviter le spectre de la défaite, il lui faudra sanctionner la Maison-Blanche et reprendre d’une manière ou d’une autre les négociations que l’amiral Fallon avait conduites.

Simultanément, Ehud Olmert interrompra les négociations initiées avec le Hamas via l’Égypte. Il chauffera la région jusqu’à la visite du président Bush en mai.

Cette fièvre régionale devrait redynamiser le dispositif Bush, qu’il s’agisse des investissements dans le domaine militaro-industriel du fonds Carlyle, au bord de la faillite, ou de la campagne électorale de John McCain.

Vu de Washington, faut-il continuer à sacrifier la vie des GI’s pour une guerre qui a déjà coûté 3 trilliards de dollars et faire haïr les États-Unis même par leurs plus fidèles partenaires alors qu’elle n’a rapporté qu’à quelques sociétés détenues par le clan Bush et ses amis ?

Thierry Meyssan



Film de la semaine: Saddam Husein, le procès que vous ne verrez pas

8 03 2008



«Kagame et ses 40 voleurs ont planifié, perpétré un génocide contre la nation rwandaise»

3 03 2008

repris de Congolite:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/67/Carte_Rwanda.png/250px-Carte_Rwanda.png

26 février 2008 – Selon un juriste belge, Luc De Temmermane, l’enquête exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements


dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le Fpr/Apr de Kagame et ses « 40 voleurs » depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère. Découvrez, ci-après, le texte de l’exposé de De Temmermane, qui lève également un coin de voile sur l’agenda caché de Kagame pour le grand Kivu, en particulier, et le Congo, en général.

KAGAME ET SES 40 VOLEURS (dixit F. REYNTJENS)

Chers Netters,
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Mesdames, Messieurs les Diplomates,
Mesdames, Messieurs les Magistats compétents,

Je me permets d’attirer votre attention particulière sur un témoignage (TAP-007) qui fait partie de l’acte d’inculpation par le Tribunal Central d’Instruction N° 4 de la Cour Nationale, Administration de la Justice du Royaume d’Espagne en date du 6 février 2008 qui met en cause directement le Président actuel du Rwanda et ses proches collaborateurs pour les crimes commis dans ce pays.

Ce témoignage circonscrit en 2 pages l’essentiel des explications qu’on peut donner aux massacres interraciales qui ont eu lieu au Rwanda entre le 1 janvier et le 31 décembre 1994, la période que le statut du Tribunal Pénal International pour le Rwanda a décrété comme la période « criminelle » au Rwanda qui, et une fois mis en place, a justifié, après des investigations supposées « objectives » de différents Procureurs, la poursuite des responsables militaires, politiques, économiques et religieux du Rwanda de l’ethnie HUTU (à l’exception d’un inculpe italo-belge, « journaliste » qui a plaidé coupable).

Je vous invite à découvrir ce témoignage avec moi :

4. [p.59] Le témoin TAP-007, militaire de profession appartenant à l’ethnie Hutu, réfugié en Ouganda en l’année 1973 et appartenant depuis l’année 1990 à l’organisation politique du Front Patriotique Rwandais – F.P.R. en Ouganda jusqu’à ce qu’il démissionne de son poste de secrétaire de la logistique du F.P.R. à Jinja/Ouganda en octobre 1993 (quoique décidant de rester membre de l’organisation du F.P.R. afin de ne pas être éliminé, selon ses dires), a exposé au cours de son audition judiciaire sa connaissance étendue des faits criminels perpétrés au Rwanda, et plus particulièrement depuis q’à cette période, en plus de servir l’appareil politique du F.P.R., il servait d’appui de réserve à l’A.P.R. depuis son lieu de résidence en Ouganda à la même époque (concrètement à Jinja).

Le témoin TAP-007 a dit confirmer intégralement lors de l’audition judiciaire -reconnaissant aussi le rapport consigné à toutes ses pages comme sien propre- un document original de témoignage écrit ainsi qu’une copie originale d’une carte remise par ce témoin depuis Cotonou (Bénin) en date du 10 août 1999 et envoyée à la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur le rôle de l’Organisation des Nations Unies dans le drame rwandais, documents qui correspondent avec chacun des documents originaux déposés -selon ce qu’il a pu démontrer- en enveloppe fermée devant le Notaire de Barcelone D. Lorenzo P. Valverde Garcia, sous le numéro 35 de son protocole en date du 13 juin 2003.

Le témoin TAP-007 était d’une importance stratégique pour l’A.P.R./F.P.R. parce qu’il s’agissait d’un militaire de l’opposition à partir de l’extérieur du Rwanda contre le Président de l’époque Habyarimana, tout en conservant de bonnes relations et des contacts avec les membres des Forces Armées Rwandaises – F.A.R. à l’intérieur du pays. Au cours de l’année 1990, il a fait connaissance avec les futurs officiels de l’A.P.R. qui étaient à ce moment membres de la National Resistance Army – N.R.A. (l’armée de l’Ouganda), comme par exemple Wilson Rutayisire, Alphonse Furuma, Frank Mugambaje et Joseph Karemera.

Selon les explications du témoin, déjà depuis le début, les membres de l’A.P.R./F.P.R. lui demandèrent de faire des efforts pour contacter les militaires su Rwanda afin de les attirer aux propres objectifs de l’organisation, tentant de faire oublier que deux années auparavant, soit vers 1988, l’A.P.R./F.P.R. naissante avait assassiné au moins un militaire Hutu. Il a expliqué les débuts de la guerre d’octobre [p.60] 1990 de manière plus complémentaire que le témoin TAP-003, témoignant que le général major Fred Rwigyema (qu’il a identifié comme le commandant en second de la N.R.A. et vice ministre de la Défense de l’Ouganda sous les ordres de Museveni; et à quel moment de la guerre il était Président de l’A.P.R. et du F.P.R.) voulait éviter au maximum les victimes civiles. De manière complémentaire au témoin TAP-003, il a expliqué que, une fois mort, Rwigema fut remplacé par Paul Kagame comme Chef du Haut Commandement militaire de l’A.P.R., tandis que le colonel Alexis Kanyarengwe (militaire Hutu de l’A.P.R. comme le témoin TAP-007, actuellement décédé) occupait le poste de Président de l’organisation politique F.P.R. Le témoin TAP-007 a dit avoir commencé à recevoir en Ouganda des informations relatives aux massacres de population civile parmi les populations conquises, commençant à découvrir un A.P.R./F.P.R. différent de ce qu’il avait imaginé, utilisant l’image des deux faces de la monnaie.

Plus tard, en août 1992, alors qu’il assistait à une réunion au Quartier Général situé à Mulindi (Rwanda), il a constaté que le F.P.R. ne souhaitait pas rechercher la paix, selon les propres paroles prononcées par Paul Kagame, affirmant utiliser les négociations de paix pour tirer profit de ses avantages, dans des buts strictement militaires, orientés dès le début sur la prise du pouvoir par la force. Ayant constaté comme témoin direct que, depuis le poste frontière de Gatuna jusqu’à Mulindi (poste frontière au nord du Rwanda avec l’Ouganda, les deux localités étant situées au nord de Byumba et Cyumba) toutes les localités par lesquelles il passait étaient complètement vidées de populations civiles (maisons abandonnées, champs non cultivés, absence de bétail), et il confirma comme témoin oculaire les consignes politico-militaires qu’il a entendues dans ce Quartier Général de Mulindi.

Le témoin TAP-007, lors de son retour en Ouganda, choisit de comparer ses appréciations avec des gens en qui il considérait avoir confiance, entre autres Murefru Leonard, le beau-père de Paul Kagame. Le témoin TAP-007 a confirmé lors de son audition militaire que le beau-père de Paul Kagame l’avait informé de toutes les stratégies élaborées par le FPR afin de s’assurer une victoire militaire, disant carrément que « Kagame ne peut pas travailler avec Habyarimana; il fallait que l’un des deux (Kagame ou Habyarimana) doive mourir… », révélant les lignes de base de l’époque des stratégies politico-militaires de l’A.P.R./F.P.R., stratégies qu’il [p.61] a confirmé et détaillé lors de l’audition judiciaire et qui se trouvaient contenues dans le document notarial prémentionné, et dont les principes de base peuvent se présenter de la manière suivante :

– Stratégie adoptée sur le plan militaire : former des cadres politico-militaires pour les envoyer sur le terrain dans le but de véhiculer l’idéologie du F.P.R. chez les Tutsi à moitié convaincus (entornos); infiltrer des petits groupes de 6 à 10 personnes avec une formation militaire spécialisée sur tout le territoire rwandais dans le but de perpétrer des actions terroristes planifiées en cascade contre la population, semer la panique, le chaos et le désordre afin d’obtenir un pays ingouvernable; infiltrer aussi en secret de petites brigades de militaires préparés à agir au jour « J »; rassembler le maximum d’équipement militaire.

– Stratégie adoptée sur le plan politique : diaboliser le régime de Habyarimana; provoquer la colère des Hutu en massacrant leurs congénères (plus particulièrement, tuer les leaders politiques Hutu en attribuant la responsabilité au régime Habyarimana et à son parti, le Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement – M.R.N.D.); éveiller et exploiter la haine interethnique Hutu-Tutsi; camoufler l’identité ethnique du F.P.R. en recrutant des Hutu et rechercher un Hutu populaire pour le placer à la tête du mouvement politico-militaire du F.P.R. dans le but de créer l’image d’un mouvement fédérateur; infiltrer tous les partis politiques et mouvements de jeunesse; calomnier l’Eglise Catholique qui prêche en faveur de l’égalité des hommes et qui a contribué à l’éducation des masses populaires; liquider les prêtres Hutu; terroriser les missionnaires et religieux catholiques pour qu’ils abandonnent le Rwanda et assassiner les vieux missionnaires qui connaissent l’histoire du Rwanda et ceux qu’ils considèrent comme responsable de la perte du pouvoir après des siècles de domination Tutsi; menacer les troupes étrangères et manipuler la MINUAR.

– Stratégie adoptée sur le plan diplomatique et médiatique : infiltrer les missions diplomatiques étrangères accréditées à Kigali dans le but de filtrer les informations préalablement élaborées par la tête pensante du F.P.R./A.P.R.; informer les missions diplomatiques de toutes les actions criminelles perpétrées par le même A.P.R./F.P.R et [p.62] en attribuer la responsabilité aux extrémistes Interahamwe; mettre en fonction une station de radiodiffusion pour véhiculer l’idéologie du mouvement politico-militaire de l’A.P.R./F.P.R., diabolisant le régime de Habyarimana et son parti MRND, rompre l’unité en exacerbant un ethnisme destructeur contre les Hutu, le régionalisme et les haines entre partis politiques… (cette radio fut appelée « Radio Muhabura » et fut dirigée par un extrémiste Tutsi, le commandant Shabani Ruta -qui sera identifié plus avant comme étant le major Rutayisire Wilson-, une radio qui eut pour contre effet la création en réaction de la Radio des extrémistes Hutu, connue comme étant la Radio Télévision des Mille Collines – RTLM- et conçue pour faire le contrepoids en chemin inverse de « Radio Muhabura » et fomenter la haine ethnique contre les Tutsi).

Le témoin TAP-007 fut particulièrement explicite en relation avec les intentions de l’A.P.R./F.P.R. d’attaquer les membres de l’Eglise Catholique et plus spécialement les missionnaires qui avaient consacré de nombreuses années à servir le pays, institution à qui les membres de l’A.P.R./F.P.R. attribuent la responsabilité de la perte du pouvoir en l’année 1959 après des siècles d’exercice quasi exclusif du pouvoir, fait que l’on peut vérifier ultérieurement dans les faits criminels qui se succédèrent dans le pays contre les prêtres et les missionnaires, tant rwandais qu’étrangers, ainsi que le confirmeront et le détailleront aussi plus tard les témoins TAP-043 et TAP-002. Le beau-père de Paul Kagame a illustré sur un diagramme pour le témoin TAP-007 qu’il fallait procéder à l’élimination des trois « P », référés dans son témoignage écrit, et qui, de manière univoque, faisait référence aux actions de prise de contrôle contre l’Eglise et ses membres spécifiques ou symboliques. Le témoin TAP-007 a fait une référence explicite à des religieux rwandais et étrangers, dont il savait qu’ils furent assassinés, donnant comme exemple l’archevêque Mgr Nsengiyumva et les autres évêques, prêtres et religieux (crime au sujet duquel les témoins TAP-004 et TAP-002 ont apporté non seulement les faits, mais aussi les responsables directs, ainsi qu’il sera mentionné plus avant), Isidro Uzcudun (crime au sujet duquel le témoin TAP-038 rapporta non seulement les faits, mais aussi les responsables principaux), Joaquim Vallmajo (crime au sujet duquel les témoins TAP-002 et TAP-043 ont rapporté non seulement les faits, mais aussi les responsables [p.63] principaux), le prêtre canadien Claude Simard, le prêtre croate Vijeko et la religieuse belge Griet Bosmans.

Le témoin TAP-007 a fait référence explicite aux attaques de l’A.P.R./F.P.R. en février 1993, à Byumba et Ruhengeri (au sujet de quoi le témoin TAP-043 fit ultérieurement ample référence, en étant présent dans une des unités qui opéra l’attaque contre Byumba), coïncidant avec le témoin TAP-003 dans la reconnaissance de ce qu’il qualifia d’authentique boucherie humaine dans les massacres de Nyacyonga, une fois que la population civile fut regroupée en cet endroit.

Avant de donner sa démission comme logisticien du F.P.R. en Ouganda en octobre 1993, le témoin TAP-007 a comparé avec diverses personnes la situation au Rwanda, les massacres connus, la réalité de l’A.P.R./F.P.R., détaillant entre autres une conversation qu’il eut avec Rutayisire Wilson (en ce moment chef de la radio de l’A.P.R. « Radio Muhabura »), où en s’interrogeant sur les massacres de la population civile, il lui fut répondu que cela ressortait de la « même sagesse de Kayumba Nyamwasa et de Paul Kagame », ce qui signifie que le massacre de la population civile faisait partie de la politique officielle quoique discrète du F.P.R. et de ses dirigeants.

Ensuite, le témoin TAP-007 a fait référence dans son témoignage aux révélations du militaire de l’A.P.R., Lizinde Théoneste, et du major Furuma.

Lizinde Théoneste fut un militaire de l’A.P.R. de l’ethnie Hutu qui fut libéré par l’A.P.R. de son emprisonnement à Ruhengeri, afin de pouvoir l’incorporer parmi ses cadres, au point de l’inclure comme un des rares membres Hutu du High Command (Haut Commandement Militaire) et de l’avoir assassiné ultérieurement lors de son exil, de la même manière que l’ancien ministre de l’Intérieur du F.P.R., Seth Sendashonga (lui aussi de l’ethnie Hutu), apparemment par un commando spécial de l’A.P.R. (External Security Operations – E.S.O., sous le commandement de Jack Nziza, ainsi que le révéla le témoin TAP-002 dans son témoignage dont nous ferons connaissance ultérieurement), tous deux considérés comme « ennemis ». De même que les témoins TAP-003, TAP-043 ou TAP-002, Théoneste Lizinde a fait part à TAP-007 avant de fuir en décembre 1995, qu’il avait entendu Paul Kagame ordonner personnellement les massacres de civils à partir des appareils de télécommunication de l’A.P.R. [p.64], disant littéralement « Débarrassez ces imbéciles ». Théoneste Lizinde a également confirmé au témoin TAP-007 que Paul Kagame avait ordonné personnellement l’assassinat des évêques, prêtres et religieuses à Kabgayi, Gakurazo en 1994 (ce qui coïncide avec les témoins TAP-003, TAP-043 et TAP-002).

Le témoin TAP-007 a ensuite signalé les personnes qui, selon ce qu’il sait des faits en question, sont responsables de crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se concentrant sur les plus communs : Paul Kagame, Kayumba Nyamwasa, Charles Kayonga, James Kabarebe et Fred Ibingira.

Ce témoignage corroboré avec des dizaines d’autres et vérifications faites sur le terrain par les survivants, mais surtout par la disparition et la mort effective de centaines de milliers de citoyens Rwandais, nous permet de dire, sans risque de nous tromper :

1. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont recruté des opposants hutu pour servir leur ambition de reprendre le pouvoir par les armes au Rwanda, perdu suite à une révolution sociale en 1959.

2. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont préparé, planifié et exécuté les massacres de la population civile rwandaise.

3. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont organisé, planifié et perpétré un « génocide contre la nation rwandaise » et un « génocide contre l’église catholique » les différents témoignages ne permettant plus de douter sur l’intention de commettre ces crimes.

4. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont manipulé l’opinion publique mondiale, les missions diplomatiques et la MINUAR selon un plan bien établi depuis 1990.

5. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont eu comme base, pour exécuter leurs plans machiavéliques qui ont coûté la vie à 1.000.000 de personnes en 3 mois, l’OUGANDA de MUSEVENI;

Il reste à ajouter à ces constatations qu’il ne fait aucun doute pour la justice française et Espagnole que le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS sont les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994, qui a déclenché ses massacres, selon l’aveu même du Procureur auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Enfin, cette enquête précise et détaillé, exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère.

A mon avis, et dans l’intérêt de la Vérité et de la Justice, il y a lieu de corriger vos analyses erronées depuis 14 ans, dues à la manipulation et la corruption de ceux qui ont été désignés pour faire « justice »

Bruxelles, le 25 février 2008

Luc DE TEMMERMAN

Lire aussi

Justice espagnole : déclic pour la fin de la terreur de Kagame en Afrique des Grands-lacs?



Le rapport confidentiel de leurs excellences

20 02 2008

repris de la Lettre du Continent:

  Le rapport confidentiel de leurs excellences
 
    Le Quai d’Orsay a demandé aux ambassadeurs de France en poste sur le continent noir ce qu’ils pensaient de la politique en Afrique. Pas bête… Voici les réponses intelligentes.
 
A l’exception de quelques « opinions dissidentes » qui réclament « plus de multilatéralisation de l’aide ou une force navale en remplacement des bases militaires terrestres », les ambassadeurs de France en Afrique sont pour la plupart favorables à un retour à la bonne vieille aide bilatérale, certains plaidant même pour une aide liée aux contrats pour les groupes français. « Face à l’arrivée des nouveaux venus, les entreprises françaises ont trop tendance à s’endormir sur leur capital historique, privilégiant le retour sur investissement rapide à la vision à long terme », relève la synthèse du Quai d’Orsay des « contributions nourries, diversifiées et riches » des ambassadeurs. Ces chefs de poste notent cependant que ces sociétés, qui constituent « un socle solide » pour saisir les nouvelles opportunités sur un continent en plein boom, ont su « résister aux crises » comme celle de la Côte d’Ivoire. Les diplomates en profitent pour envoyer une boule puante sur leurs collègues de Bercy qui ferment les missions économiques ou réduisent le nombre de postes en « totale déphasage avec le dynamisme africain ».

L’image de la France est « brouillée ». Après avoir reconnu la réelle créativité des Africains pour utiliser « le levier concurrentiel » avec l’arrivée des nouveaux pays émergents (Chine, Inde, Malaisie, Indonésie, Brésil et pays du Golfe) et l’entrée à la vitesse grand V de la « jeunesse africaine dans le village global », leurs excellences reconnaissent que l’image de la France en Afrique est « brouillée ». Ce qui, en langage diplomatique, est déjà très grave… « Moins négative qu’on ne pourrait le croire en Afrique anglophone (…), cette image oscille entre attirance et répulsion dans nos anciennes colonies, au gré du soutien politique ou des interventions militaires. Leur reproche balance, inconfortablement pour nous, entre l’accusation d’ingérence ou d’inaction suivant la posture adoptée ». Les diplomates estiment que « la présence militaire est reconnue sauf exception comme positive, pourvu qu’elle ne vienne pas en appui à des régimes peu recommandables et qu’elle soit limitée dans la durée. Nous ne devrons pas pour autant nous dispenser d’un réexamen des textes dépassés (accords de défense…) ». Il n’y a plus qu’à le demander gentiment au ministère de la défense…

Faire à nouveau claquer le drapeau tricolore ! Non seulement les « francophones les plus modérés » ont l’impression d’être « délaissés, voire de ne pas être payés en retour par une France en repli (immigration-visas, rédaction de l’aide, traitement des anciens combattants), avec le risque réel que les jeunes générations se détournent de la France pour rejoindre de nouveaux partenaires ». Mais les Africains en général se disent « fatigués de recevoir des leçons de morale, de bonne gouvernance et de gestion, mêlant arrogance et charité, de tous les contributeurs ». Cette critique s’applique aussi aux « conditionnalités » des institutions financières internationales. L’Union européenne, « premier contributeur en Afrique », est ainsi exécutée par les ambassadeurs de France. Ils jugent qu’elle n’est plus « une alternative crédible à l’aide bilatérale du fait de sa faible efficacité ». Dommage de ne pas s’en être aperçu avant… Bref, leurs excellences souhaitent redéployer en grand le drapeau tricolore sur la hune de leur résidence et, si on leur donne des sous, reprendre la coopération de substitution ! « Notre compétence est particulièrement reconnue et attendue en matière de formation des formateurs, de gouvernance, de justice, de sécurité et d’environnement », se rassurent les ambassadeurs.

La francophonie en berne à Paris, encore fleurie en Afrique. Au moment où l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) a, enfin, trouvé sa « maison » à Paris, avenue Bosquet, à un jet d’encre du Medef (patronat français), et que la chaîne francophone TV 5 est martyrisée par l’audiovisuel extérieur français, la demande de culture francophone serait forte sur le terrain. « La baisse des budgets, la saturation du réseau des établissements français, la diminution des bourses scolaires et surtout les restrictions en matière de visas pour études » ne répondent pas vraiment à l’engouement local pour la langue (et les manières) de Voltaire, se lamentent les ambassadeurs de France.



Opération « Juste Cause » au Venezuela ?

3 02 2008

repris du réseau Voltaire:

Le Journal « Le Monde » et la propagande de guerre états-unienne
Opération « Juste Cause » au Venezuela ?
par Romain Migus

Le quotidien français Le Monde, connu pour se comporter en fidèle relais de la propagande atlantiste, vient de reprendre à son compte les imputations de l’administration Bush contre le gouvernement vénézuélien l’accusant de participer au trafic mondial des drogues. Or, cette affirmation —qui n’est aucunement étayée et qui est contredite par les rapports de l’ONU— est un classique de Washington pour justifier d’opérations militaires.

 

L’homme d’affaires et trafiquant de drogues Walter Del Nogal (à gauche) a réussi à se faire photographier à l’issue d’une réunion publique avec la maire chaviste de Caracas, Juan Barreto (avec la canne). Une photo qui suffit à l’administration Bush et au Monde pour conclure qu’Hugo Chavez est impliqué dans le narco-trafic.

Le 8 août 2005, le gouvernement vénézuélien mettait fin à la collaboration qu’entretenaient ses services de lutte contre les drogues avec leurs homologues états-uniens de la Drug Enforcement Administration (DEA). La raison invoquée : les agents nord-américains passaient le plus clair de leur temps à des activités d’espionnage au lieu de la dite coopération. La DEA possédait notamment des bureaux au sein même du Bureau National Antidrogue vénézuélien (ONA, en espagnol), auxquels le propre directeur de l’ONA n’avait pas accès. Cette rupture avec la DEA n’isole pas le Venezuela dans la lutte anti-drogues puisque ce pays maintient 50 accords internationaux dans ce domaine avec 37 pays, la plupart européens [1].

Mais dès l’expulsion de la DEA, le problème de santé publique mondiale que représente la lutte contre le trafic des drogues allait se transformer au Venezuela en un thème récurrent de la guerre politico-médiatique.

Sans la DEA, les résultats s’améliorent

Et pourtant, sans les financements et la coopération états-unienne, le Venezuela allait rapidement afficher des résultats surprenants. Alors que les services vénézuéliens avaient saisi 43 tonnes de cocaïne en 2004, grâce à la collaboration de la DEA, ce chiffre allait augmenter à 77,5 tonnes en 2005 alors que la DEA était expulsée. Malgré une légère baisse en 2007 à 57,5 tonnes, les saisies de cocaïne au Venezuela restent largement supérieures à celles pratiquées avec la collaboration de l’agence états-unienne [2]. Selon l’ONU, depuis l’expulsion de la DEA, le Venezuela est depuis trois années consécutives le troisième pays comptabilisant les plus fortes saisies de cocaïne au monde. De nombreux parrains des drogues ont été arrêtés au Venezuela dans cette même période et certains ont été remis aux autorités colombiennes. De manière générale, le gouvernement vénézuélien a mis sous les verrous 4 000 trafiquants, ainsi que 68 fonctionnaires de police accusés de collaborer avec le crime organisé. Pour l’année 2007, le Venezuela a fermé 12 laboratoires clandestins qui produisaient jusqu’à 1 tonne de cocaïne par jour.

Le rapport mondial sur les drogues de l’ONU pour 2007 rappelle quelques chiffres éclairants. Le plus grand producteur de cocaïne est la Colombie avec 62 % de la production mondiale [3], le plus grand producteur d’opium au monde est l’Afghanistan qui concentre 92 % de la production [4]. Ces deux pays comptent sur une présence massive de l’armée des États-unis sur leur territoire, par le Plan Colombie pour l’un et l’occupation « Liberté Immuable » pour l’autre. Malgré l’occupation militaire états-unienne, le rapport de l’ONU nous enseigne que les résultats en matière de lutte anti-drogue dans ces pays sont catastrophiques. Pire, dans le cas de l’Afghanistan, la production a même augmenté entre 2005 et 2006.

En ce qui concerne la consommation, les États-Unis sont de très loin le plus grand consommateur mondial de drogues. À titre d’exemple, la ville de New York a une consommation de cocaïne par habitant près de 12 fois supérieure à celle de la ville de Paris. [5]

50 % de la cocaïne présente sur le territoire états-unien entrent par la côte Pacifique et 38 % entrent en longeant le littoral des pays d’Amérique centrale [6]. Autrement dit, 88 % de la cocaïne présente aux États-Unis ne transitent pas, selon l’ONU, par le Venezuela.

Le retour rapide sur les chiffres de la lutte contre les drogues au Venezuela nous semble nécessaire pour saisir l’ampleur d’un récent article du Monde, faisant du gouvernement vénézuélien un complice du trafic de drogue [7] . On y apprend qu’un homme d’affaire vénézuélien, Walter Del Nogal, est en passe d’être condamné en Italie pour trafic de drogue. Mais l’article précise que Del Nogal est réputé proche du gouvernement vénézuélien dont il aurait financé les campagnes de plusieurs élus, en jetant même le doute sur le président Chavez.

L’affaire Del Nogal

Revenons sur les faits. Del Nogal est arrêté à Palerme en septembre 2007. Le 4 octobre, le procureur général de la République bolivarienne du Venezuela, Isaias Rodriguez, rappelle que deux procureurs vénézuéliens enquêtaient déjà sur Del Nogal avant que ce dernier soit appréhendé en Italie [8]. Il souligne aussi que les autorités judiciaires vénézuéliennes ont offert leur coopération à l’enquête des juges italiens. Le 15 octobre, tous les biens, avoirs, sociétés, jets privés, voitures et immeubles appartenant à Del Nogal ont été saisis par la justice vénézuélienne et mis à la disposition de la ONA, comme le rappelle Le Monde. Quant aux accusations du quotidien du soir révélant une photo de Del Nogal (à gauche sur le cliché) avec le maire de l’agglomération de Caracas, Juan Barreto (de face, avec cravate, sur le cliché), ce dernier s’en est expliqué. Il s’agissait d’une réunion de membres de son parti politique avec de nombreux entrepreneurs afin de solliciter des fonds pour leurs campagnes électorales, ce qui est légal au Venezuela. De nombreuses photos ont été prises ce soir-là, des personnalités politiques s’affichant avec de nombreux entrepreneurs vénézuéliens, parmi eux Walter Del Nogal.

Quant à l’opposant social-démocrate Julio Montoya, cité par Le Monde, le maire Juan Barreto l’a menacé de porter plainte pour diffamation si celui-ci n’apportait pas des preuves formelles du lien supposé du maire de Caracas avec le trafic de drogue. Devant l’incapacité de Montoya d’apporter plus que la photo prise durant la soirée avec les entrepreneurs, les accusations ont cessé.

Du moins au Venezuela, puisque Le Monde revient à la charge, sans apporter de preuves supplémentaires. La suspicion est même lancée non seulement sur le maire de Caracas mais aussi sur des responsables du gouvernement ainsi que sur le propre président de la république, Hugo Chavez.

Ce journalisme d’imputation est habituel lorsqu’il s’agit du Venezuela. Mais on peut se demander pourquoi Le Monde et Paolo A. Paranagua, normalement si rapides à se lancer dans le lynchage médiatique et la désinformation sur le Venezuela, ont décidé de ne parler que maintenant d’une affaire qui a pourtant commencé, il y a plus de quatre mois. Qu’est ce qui les a motivé pour revenir sur un fait qui appartient désormais plus à la justice qu’à l’information en temps réels ?

Vers une opération « Juste Cause » au Venezuela ?

Le 20 janvier 2007, lors d’une visite en Colombie, le directeur du Bureau de la politique de contrôle des drogues de la Maison-Blanche —qui a rang de ministre et gère un budget de 19 milliards de dollars—, John P. Walters, a déclaré « qu’Hugo Chavez est en train de devenir un important facilitateur du trafic de cocaïne vers l’Europe et d’autres régions de l’hémisphère », comprendre les États-Unis.

Immédiatement, les media commerciaux vénézuéliens vont se faire l’écho des propos de Walters, d’autant plus qu’ils interviennent peu après la demande d’Hugo Chavez de considérer la FARC comme un groupe belligérant et non comme des « narco-terroristes ». L’intention de Walters est facilement compréhensible. Il s’agit d’accuser Hugo Chavez de collusion avec le trafic de drogue international. Cette accusation fut la pierre angulaire médiatique qui avait légitimé l’intervention des États-Unis au Panama en 1989, et dans une moindre mesure l’invasion de l’Afghanistan en 2001 (en plus du terrorisme). Ce fut aussi la raison invoquée pour la mise en place du Plan Colombie et le renforcement de l’aide militaire au gouvernement colombien dans sa guerre contre la guérilla. En bref, c’est une puissante arme dans la propagande de guerre préalable à toute intervention militaire.

Or comme nous l’avons vu, l’affirmation de John Walters est contredite par les faits. Autant le Rapport Mondial sur les Drogues de l’ONU, que le Mécanisme d’évaluation multilatéral de l’Organisation des États américains soulignent les excellents résultats du Venezuela dans la lutte anti-drogue.

La déclaration de John Walters va être démentie par le président du Bureau national anti-drogue vénézuélien, par l’ambassadeur du Venezuela à l’Organisation des États américains, par l’Assemblée nationale vénézuélienne, et par le président Chavez.

Qu’importe que le gouvernement vénézuélien et les organismes multilatéraux prétendent le contraire, les déclarations de John Walters ont pour but de créer l’illusion dans l’opinion publique mondiale que le gouvernement vénézuélien est lié au trafic des drogues en vue de légitimer les pires atrocités.

Pourquoi donc, quatre mois après les faits, le journal Le Monde et Paolo A. Paranagua décident de ressortir un fait divers pour peu qu’il concorde avec une énième offensive des États-Unis contre le Venezuela ?

Qui sommes nous pour le quotidien du soir et pour Paolo A. Paranagua ? Des lecteurs dignes d’une information objective ou de simples cibles de la propagande de guerre états-unienne ?

Rappelons que les statuts de l’Alliance atlantique, modifiés lors du cinquantenaire de l’Organisation, autorisent désormais les forces de l’OTAN à participer à des opérations militaires hors de leur zone géographique dans le cadre de la « guerre mondiale contre les drogues ».

Documents joints

  World Drug Report 2007, Nations Unies.
(PDF – 7.3 Mo)


Film de la semaine: Quand le FMI fabrique la misère

27 01 2008


Mondialisation Quand le FMI fabrique la misère - kewego
Bogoso Gold Limited (BGL)/Gold Star est une compagnie minière canadienne comme beaucoup de ces compagnies.Gold Star est listée sur la bourse de Toronto et a la CIBC pour banquier.



Film de la semaine: Sibel Edmonds: Kill the Messanger

18 01 2008

Désolé mais la version française semble avoir été censurée par google: Sibel Edmonds – Une femme à abattre

Mais il y a toute même cette bande annonce sous-titrée:




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