L’ingéniosité des Nigérien(ne)s

8 11 2007

Pavés de sacs de plastiqueLes sacs de plastiques sont une vraie plaie dans plusieurs régions d’Afrique.  L’édition de novembre 2007 de Québec Science fait part d’une solution ingénieuse trouvée l’organisme RESEDA au Niger: récuper les sacs de plastique, les faire fondre et les mélanger à du sable, verser le tout dans un moule, attendre 30 minutes et le pavé est prêt. Tout le procédé prends moins de 45 minutes selon le responsable de la production Osseinni Amadou. Les pavés fabriqués par le RESEDA sont aussi les plus solides et résistants selon les tests du ministère des Travaux publics du Niger. Ils sont aussi moins chers que les autres pavés et ils sont bon pour l’environnement.

Voici un article à ce sujet trouvé sur IPS:

ENVIRONNEMENT-NIGER :

Récupérer les déchets plastiques pour fabriquer des pavés

Ousseini Issa

NIAMEY, 20 fév (IPS) – Pour lutter contre la pollution de l’environnement, une technique de recyclage des déchets plastiques en pavés a été mise au point par le Réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale basée à Niamey, la capitale du Niger.

 »Le pavé s’obtient à partir d’un mélange de déchets plastiques fondus et de sable fin qu’on malaxe avant de passer dans des moules traditionnels. Les déchets plastiques servent aussi de combustible pour la cuisson (des pavés) », explique à IPS, Housseini Hamidou, le président du Club UNESCO de l’Université de Niamey, producteur de pavés. (L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le produit obtenu de ce mélange résiste à une pression de plus de neuf bars (unité de mesure de pression), selon le Laboratoire de la direction des travaux publics, basé à Niamey et cité par Hamidou.

La technique des pavés est de plus en plus utilisée pour le revêtement des rues dans plusieurs villes d’Afrique de l’ouest depuis le début des années 1990, avec l’appui financier des donateurs étrangers. Selon des techniciens, les revêtements effectués avec des pavés sont moins coûteux, plus résistants et plus durables que le bitume.

Selon Hama Attahirou, le secrétaire général adjoint de l’association, cette idée de recycler les déchets plastiques en pavés a germé à partir d’un constat :  »Nous avons constaté que la gestion des déchets plastiques pose un gros problème au niveau de la communauté urbaine de Niamey, où nous avons collecté, à travers un mini-projet dénommé ‘Rendons notre ville propre’, 600 tonnes de déchets plastiques dans une seule commune de Niamey ».

 »Nous avons donné une partie (des plastiques) à une briqueterie qui s’en est servi comme combustible, mais il nous restait encore sur les bras une grosse quantité dont nous ne savons pas quoi en faire », explique Attahirou à IPS.  »C’est à ce moment qu’un volontaire de Oxfam Québec, qui a travaillé au Tchad sur la question, nous a donné l’idée en nous aidant à mettre au point la technologie permettant le recyclage des déchets plastiques en pavés ».

Implantée à Kourterey, une bourgade située à environ cinq kilomètres de Niamey, l’usine de recyclage des déchets plastiques a démarré ses activités au début de 2005, et est actuellement exploitée par le Club UNESCO de l’Université de Niamey, avec une dizaine d’ouvriers pour une production moyenne de 32 pavés par jour, a constaté IPS sur place.

Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés.  »La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés ».

Actuellement, c’est le seul groupe qui fabrique ces pavés au Niger pour l’instant, mais les promoteurs envisagent de l’étendre aux autres régions du pays avec le temps.

Le Club UNESCO de l’Université de Niamey est une association d’étudiants et scolaires qui intervient dans la promotion de l’éducation et l’alphabétisation fonctionnelle, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la désertification. Il est basé à l’université. Selon Tafio Ibrahima, son secrétaire général, la  »fabrication de pavés avec les déchets plastiques entre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Niamey ».

 »Au RESEDA, nous n’avons pas vocation à exploiter les technologies que nous mettons au point, c’est pourquoi nous avons rétrocédé l’usine au Club UNESCO de l’université qui est venu nous voir avec un projet de transformation des déchets plastiques en pavés », déclare à IPS, Rékia Mamane, la trésorière de l’association.

 »Le RESEDA bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et œuvre pour la promotion de l’artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération », ajoute Attahirou. Hamidou du Club UNESCO a confié à IPS avoir eu l’idée de ce projet de fabrication de pavés au sortir d’un forum des jeunes francophones sur l’éducation environnementale, tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en juillet 2005.

 »Le projet a pu se matérialiser grâce à l’appui du RESEDA qui nous a rétrocédé son usine et les ouvriers, et au soutien financier de l’Agence française de développement pour un montant de 2,155 millions de francs CFA (environ 4.000 dollars) », reconnaît-t-il.

Ibrahima ajoute :  »Pour l’heure, le produit n’est pas encore commercialisé, mais nous entendons le faire pour permettre à l’usine de continuer à tourner après la fin du financement que nous avons reçu ».

De couleur noire, ce pavé orne déjà un pan de route à Niamey, à titre expérimental, et se présente  »comme une solution efficace contre la prolifération des déchets plastiques qui causent beaucoup de dégâts dans les centres urbains et en campagne », affirme Attahirou.

Selon Sani Mahazou, chef de la Division lutte contre les pollutions et nuisances à la direction nationale de l’environnement à Niamey,  »les déchets plastiques agressent la vue aussi bien en ville qu’en brousse, mais constituent surtout un danger pour les ressources naturelles et les animaux ».

 »Le plastique est une matière non biodégradable qui empêche l’air de circuler et l’eau de s’infiltrer pour alimenter les plantes lorsqu’il est enfoui dans le sol; en ville, il bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées », souligne Mahazou à IPS. Il déplore également la mort provoquée des animaux qui ingurgitent des déchets plastiques sur les parcours pastoraux.

Doulaye Garba, un habitant de Kourterey interrogé par IPS, ne cache pas sa satisfaction par rapport au changement de son environnement depuis l’installation de l’usine de recyclage :  »Notre cadre de vie et même les champs environnants présentent un visage avenant grâce au ramassage systématique des déchets plastiques par les enfants qui les vendent sur le site ».

Ce sentiment de satisfaction est partagé par Zalika Boureïma, une conseillère communale à Niamey, pour qui  »ce recyclage des déchets plastiques en pavés apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les autorités communales qui ont désormais un moyen pour s’en débarrasser ».

 »Le ramassage des déchets plastiques est fait par des enfants désœuvrés dans les quartiers et en brousse moyennant une rémunération de 400 FCFA (environ 74 cents US) par sac de 50 kilogrammes de plastiques collectés », déclare Hamidou, précisant que cette politique vise également à la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Selon Mahazou, une stratégie nationale et opérationnelle sur la gestion des déchets plastiques est actuellement en phase d’élaboration par le ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, avec le soutien de certains donateurs.

Cette stratégie vise à mettre fin aux dégâts causés par le plastique sur l’environnement.  »Elle sera financée par le gouvernement et certains donateurs intéressés par la question, notamment l’Union européenne, les coopérations allemande, canadienne et italienne, affirme Mahazou. Il ajoute que ce projet bénéficie déjà du soutien gouvernemental à travers la direction nationale de l’environnement, qui assiste et conseille ses promoteurs.

 »Au Niger, l’emballage plastique est fortement utilisé dans le commerce en raison de son faible coût et de sa praticabilité », explique Mahazou, estimant que seule une sensibilisation soutenue des populations sur ses dangers peut mettre fin à son utilisation.

Selon le commandant Ibrahim Yacouba interrogé par IPS dans un bureau des douanes à Niamey,  »entre janvier et décembre 2005, plus de 5,215 millions de kilogrammes de sacs, sachets, pochettes, cornets et autres matières plastiques sont entrés dans notre pays par le cordon douanier ».

 »Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, à cause notamment des quantités importantes de plastiques qui échappent au contrôle douanier et entrent par la fraude », ajoute-t-il. (FIN/2006)



Statistiques du mois d’octobre

3 11 2007

Les dix billets les plus consultés d’octobre:

1) Carlyle, les Desmarais et le toujours corrompu Sarkozy

2) Xavier Caféïne censuré

3) L’eau en bouteille de Pepsi, Aquafina, est de l’eau du robinet

4) L’Affaire Elf et le pillage de l’Afrique

5) World Bank accused of razing Congo Forests

6) Une équation économique pour combattre l’itinérance

7) Gécamines: un conolisateur à peine chassé qu’un autre arrive

8) Image du jour (Hugo Boss)

9) Une super bonne technique de propagande: semer le doute

10) Esso pousiut Terre-Neuve et le Canada

Les pages consultées par certaines institutions:

La mairie de Paris:

Ministère de l’économie, des finances du budget et de la privatisation[sic] (Gabon)(au moins ils sont honnête quant à leurs politiques!):

Stentor (Lobby des compagnies de télécom du Canada):

Indigo Publication (ceux qui publient les lettres d’intelligence économique dans la bar de droite du blogue: Lettre du Continent, etc.):

BNP-Paribas:

Google:

KPMG:

Ministère de l’économie et des finance (France):

Ministère de la Solidarité et de la Sécurité Sociale (Québec):

PriceWaterhouseCoopers:

Région Wallonne:

Total S.A.:

Caisse Centrale des Banques Populaires(France):

Recherche et développement pour la défense Canada:

École de guerre économique (France):

Gaz de France:

Thales:

Airbus (EADS):

Allianz:


Assemblée Nationale (Québec) :

  • Après une recherche sur google pour connaître les compensations attribués pour violation de droits d’auteurs de photographie, la personne a regarder un des billets suivants: cliquez ici pour voir.

Cour constitutionnelle de Belgique :

AXA:

Base aérienne près de Vanve en Île de France:

Calyon:

HSBC:

Conseil générale de Gironde:

CRC Sogema:

Cowen & Co (Banque d’investissement spécialisée):

  • Recherche google pour Bouygues et Heinz, a regardé cette page.

Ernst & Young:

Euroclear:

Bureau des brevets européen:

Fidelity Investements:

Caisses populaires Desjardins:

Fonds social européen:

Ford:

Banque Fortis:

Colt (la compagnie d’armes à feu)

Le Nouvel Observateur:

Lincoln Group:

Natexis (la Coface):

Bryan, Garnier & Co (Banque d’investissement):

France 2:

Generali:

Lehman Brothers:

Libération (le journal):

McCarthy Tétreaux (cabinet d’avocats et lobbyistes au Canada):

Ministère des transports du Québec:

Merck KGaA:

Ministère de l’éducation nationale (France):

Mission de l’OSCE en Serbie et au Monténégro (cliquez ici pour le site officiel de la mission):

RTL:

Serviço de Informações Estratégicas de Defesa (Service d’information stratégique de défense du Portugal):

Shell:

Simmons & Simmons (gros cabinet de droit international se spécialisant surtout en droit des affaires et financier):

SNC-Lavalin:

Société générale de financement du Québec:

Sofema:

Sofreco (ils se sont rendu compte qu’on parlait d’eux):

Banque Mondiale:

Administration municipale de la ville de Genève:

Organisation mondiale de la Santé:



Certains opposants sont libérés au Myanmar

2 11 2007

repris de Radio-Canada:

Des bonzes du Myanmar

Photo: AFP/AFP

 

La junte birmane lance des messages contradictoires, à la veille de la visite de l’envoyé spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari.

En effet, les autorités ont limité sévèrement l’accès à Internet. Les utilisateurs birmans ne peuvent pas se connecter à des sites internationaux, pas plus qu’ils ne peuvent recevoir ou envoyer des courriels à l’étranger. Un responsable de l’entreprise d’État Myanmar Teleport a expliqué l’interruption d’Internet par une panne de « la passerelle de connexion ».

Lors des manifestations de masse emmenées par des bonzes fin septembre, la principale liaison par Internet avait alors été coupée, limitant considérablement la diffusion d’informations et d’images en provenance du Myanmar.

Mercredi, une nouvelle manifestation de moines bouddhistes s’était déroulée dans la localité de Pakokku, dans le centre du pays. Aucun incident n’a été signalé.

Cependant, plusieurs opposants ont été libérés ces derniers jours. Un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de la dissidente Aung San Suu Kyi, a indiqué vendredi que 46 personnes avaient été libérées, principalement des membres du parti.

La semaine dernière, au moins 165 personnes ont été libérées, mais, selon la LND, des dizaines de membres du parti restent emprisonnés.

Persona non grata

L'envoyé spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari.

Photo: AFP/Tengku Bahar

L’envoyé spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari.

Par ailleurs, le représentant des Nations unies au Myanmar, Charles Petrie, est prié vendredi de quitter le pays. Celui-ci avait dénoncé publiquement, le 24 octobre dernier, la situation au Myanmar.

M. Petrie avait dénoncé la pauvreté et les souffrances de la population en Birmanie, affirmant que les besoins de base n’étaient pas satisfaits dans ce pays pourtant riche en ressources naturelles.

La décision des autorités du Myanmar intervient la veille de la visite de l’envoyé spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari. Il fera le point avec les autorités sur les libérations de détenus exigées par le Conseil de sécurité et sur les inquiétudes liées aux droits de l’homme, ainsi que sur le dialogue authentique requis entre la junte et Mme Suu Kyi.

Lors de sa précédente visite, M. Gambari s’était entretenu séparément avec le numéro un de la junte, Than Shwe, et avec Mme Suu Kyi.



Manifestations à Tbilissi contre la dictature des roses

5 10 2007

 Repris du réseau Voltaire. 


En novembre 2003, le peuple géorgien se soulevait pour renverser Edouard Chevardnadze, persuadé que le père de la Géorgie post-sovétique avait truqué les élections. Les héros de la « révolution des roses » s’intéressaient moins aux équipes qui s’installaient au pouvoir qu’à fêter la « démocratie » tant attendue.

Quatre ans plus tard, les hommes liges de Washington contrôlent tous les rouages de l’État et ont imposé une dictature sans rapport avec le gouvernement personnel de Chevardnadze. Les prisons sont pleines et les responsables qui s’opposent à cette dérive sont prestement écartés.

Ainsi, Irakli Okrouachvili, le ministre de la Défense, a fait défection en novembre 2006. Après être de venu le chou-chou des sondages et avoir créé son propre parti, il est sorti de sa réserve le mois dernier pour dénoncer les crimes du gouvernement de Mikheil Saakachvili et des sbires de la CIA. Il a notamment révélé que le président Saakachvili avait ordonné de faire assassiner l’homme d’affaires et président du comité olympique géorgien Badri Patarkatsichvili et que des plans étaient prêts pour lancer des commandos à l’assaut de la capitale d’Ossetie du Sud.

Surtout, il a indiqué que, le 3 février 2005, l’ancien Premier ministre Zourab Jvania et le vice-gouverneur Raoul Youssoupov, qui avant lui s’opposaient déjà à la dérive du régime, n’étaient pas morts asphyxiés à leur domicile par une chaudière défectueuse, mais que leurs corps avaient été apportés dans l’appartement après leur mort. La version de l’accident avait pourtant été authentifiée par des agents du FBI états-unien venus enquêter sur place à la demande du président Saakachvili.

Les accusations d’Irakli Okrouachvili pourraient être examinées par l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe lors de sa prochaine session.

La réaction ne s’est pas faite attendre : jeudi, 27 septembre, M. Okrouachvili a été inculpé d’abus de pouvoir à l’époque où il était ministre et arrêté. Son domicile et celui de ses parents ont été perquisitionnés. Le matériel informatique et des documents personnels ont été saisis sans dresser d’inventaire. Les locaux de son parti ont été saccagés par la police.

10. 000 personnes ont manifesté vendredi soir à Tbilissi pour réclamer la libération de M. Okrouachvili et le départ du président Saakachvili. Un message de l’ancien ministre de la défense, écrit en prison, a été lu. Il y appelle les Géorgiens à « poursuivre la lutte pour instaurer la légalité ». Craignant d’être renversé, le président Saakachvili est rentré précipitamment samedi de New York, où il participait à l’Assemblée générale de l’ONU. L’opposition a annoncé qu’elle allait constituer une sorte de gouvernement provisoire.

Silence dans les médias occidentaux : depuis que la Géorgie a basculé dans le camp atlantique, aucune critique ne doit être émise contre Mikheil Saakachvili, grand ami du président Bush.



Statistiques du Blogue pour les deux premiers mois

1 10 2007

Les dix billets les plus consultés au cour des deux premiers mois d’existence de ce blogue:

  1. L’Affaire Elf: le pillage de l’Afrique
  2. La privatisation de l’argent: le système bancaire à réserve fractionnelle (partie I)
  3. Gécamines: un colonisateur à peine chassé qu’un autre arrive
  4. Une super bonne technique de propagande: semer le doute
  5. Xavier Caféïne censuré
  6. L’eau en bouteille de Pepsi, Aquafina, est de l’eau du robinet
  7. Système de santé: 2 problèmes, 2 solutions
  8. La chute de Mobutu et l’histoire récente de la région des Grands lacs
  9. Flagrante corruption chez Sarkozy
  10. La clé du succès des Dumont, Harper, Sarkozy, Bush de ce monde

J’ai pensé que ce serait intéressant de vous dire aussi quel étaient les pages consultées par les gens de certaines grandes corporations ou institutions. Grâce à Google Analytics, il est possible de le savoir sauf pour les institutions comme les agences de renseignement qui camouflent leur provenance. Les voici:

La Mairie de Paris:

La Banque mondiale:

Pour ce qui est de la Banque mondiale, je me suis rendu compte qu’il ont fait un logiciel pour surveillé ce qui est dit de la Banque sur Internet et que la majorité des visites de la Banque mondiale provenaient de gens qui utilisaient ce logiciel.

Assemblée nationale du Québec:

Commission européenne:

Établissement de recherche pour la défense (Ottawa):

BNP-Paribas:

Bechtel:

Chambre des commune du Canada:

Cargill-Dow (filiale de Cargill et Dow Chemicals chacun possédant la moitié de la compagnie):

Deutsche Bank

Deutscher Bundestag (Parlement allemand):

Exxon:

Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture:

Fortis:

Google inc.:

FMI:

KPMG:

Ministère de la solidarité et de la sécurité sociale (Québec):

Ministère du travail (DAGEMO – Paris):

Ministerio de justicia (Madrid):

Ministère des affaires étrangères belge:

Bank of New York (Pershing LLC):

Gouvernement du Luxembourg:

Société Générale:

Sofreco:

Apparament Sofreco s’est rendu compte que je parlais d’elle 🙂

Total S.A.:

Verizon:



Image du jour

30 09 2007

http://www.monde-diplomatique.fr/IMG/artoff11644.gif

Cliquez pour agrandir.



Sarkozy met un cure-dent dans les roues de Total

28 09 2007

Lacrymo MyanmarGrâce à la pression des média et des citoyen(ne)s, Sarkozy a sommé toutes les sociétés françaises, et nommément Total, de geler tous investissements au Myanmar (cela ne semble pas avoir force de loi et c’est surement temporaire mais c’est déjà un début). C’est plus symbolique qu’autre chose et tous ce tapage à propos d’ajouter des sanctions n’est évidemment que pétage de broue mais peut-être, avec assez de pressions, Sarkozy sera-t-il forcé de forcer Total à quitter le Myanmar. Si cela arrive, alors la Junte s’effondre de suite.

Par ailleurs, Amnistie Internationale a elle aussi commencé une pétition en ligne que vous pouvez signer en cliquant ici.

Ci-bas un téléjournal récent (Bernars Kouchner a été engagé par Total pour légitimer sa présence au Myanmar, voir liens en-dessus du vidéo):


Birmanie Total Kouchner
envoyé par inet
http://birmanie.total.com/fr/controverse/p_4_4.htmhttp://birmanie.total.com/fr/publications/rapport_bkconseil.pdfhttp://www.fidh.org/spip.php?article357Et voici un vidéo japonais montrant la mort d’un journaliste japonais tué par la Junte (double-cliquez dessus s’il affiche une erreur):


Et voici un vidéoreportage en directe des rues de Yangoun d’Aljazira:



Vidéo d’Ahmadinejad à Columbia: regardez-le par vous-même

26 09 2007

http://msnbcmedia1.msn.com/j/msnbc/Components/Photos/061129/061129_ahmadinejad_vlrg_4a.widec.jpg Cliquez ici pour voir les discours du président de Columbia ainsi que l’allocution d’Ahmadinejad à Columbia.



Image du jour

20 09 2007

Membres Bilderberg 2007

Notez que la liste diffère de celle que l’on peut trouver ici. Je ne pourrais dire laquelle est plus exacte. Par exemple la liste ci-haut dit que David Rockerfeller n’y a pas assisté alors que indymedia marseille dit qu’il a assisté. Notez la présence de Philip Zelikow qui a dirigé la commission sur le 11 septembre.



Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »

15 09 2007

Repris du site de l’ONF:

Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »

Le 7 septembre dernier, à Montréal, Femmes Autochtones du Québec (FAQ) organisait une manifestation pour dénoncer la position du Canada dans le dossier de l’adoption de la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».

Vidéo: Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »; réalisation Santiago Bertolino, durée: 8min.52

 

En effet, les États Membres de l’ONU seront appelés, le 13 septembre,
à adopter par consensus cette déclaration reconnaissant le droit à l’autodétermination des peuples autochtones qui se négocie depuis 22 ans. Mais voilà que depuis l’entrée des conservateurs au pouvoir en janvier 2006, le Canada est devenu un farouche opposant à cette déclaration. Dernièrement, à quelques semaines du vote final pour l’adoption de la déclaration, le Canada, appuyé par l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Russie, la Colombie, la Guyane et le Surinam, a demandé de reprendre les négociations, manoeuvre qui a pour but de paralyser l’adoption de la déclaration.Pour savoir plus sur le sujet voici quelques liens:


Cybersolidaire: Pour la reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtonesLe Devoir: Autochtones: le Canada fait bande à part

Le Devoir: Gain autochtone malgré le Canada

ONU: CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PROJET DE DÉCLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

Ministère des Affaires Indiennes et du Nord (communiqué): Position du Canada : Projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Amnisitie Internationale (communiqué): Déclaration des droits des peuples autochtones : Il est grand temps que le Canada se rallie



Retour sur les relations Israélo-Syriennes

14 09 2007

Repris de Voltaire:

Quand Tzipi Livni écrit les réponses de Bernard Kouchner


Les ministres français et israélien des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et Tzipi Livni ont donné une conférence de presse commune, le mardi 11 septembre 2007 à Jérusalem.

S’adressant à M. Kouchner, un journaliste a demandé : « Avez-vous un commentaire à propos de l’accusation de la Syrie sur une attaque israélienne en territoire syrien et pensez-vous que la région se trouve face de nouveau dans une situation délicate et dangereuse due à une nouvelle tension entre Israël et la Syrie ? »

Mme Livni a écrit un petit mot à son homologue français et lui a fait passer. L’ayant lu, M. Kouchner a déclaré avec aplomb au journaliste : « Je n’ai rien à vous répondre sauf que Israël doit protéger sa population et qu’il y a un contrat entre le gouvernement israélien et l’armée pour protéger, en priorité, cette population. Je n’ai pas connaissance d’une réaction ou d’une absence de réaction ».

Le lendemain matin, ayant eu le temps d’accorder son point de vue avec la ministre israélienne, M. Kouchner a déclaré : « Si en effet, comme on croit le savoir maintenant, ils ont bombardé un convoi d’armes qui se dirigeait vers le Liban, on peut comprendre pourquoi ils le font ».

En réalité, l’opération israélienne avait pour objectif de tester les nouvelles défenses syriennes. La Fédération de Russie aurait en effet installé des radars longue portée pour protéger le port de Latakieh où se poursuivent d’importants travaux en vue d’abriter la flotte russe de Méditerrannée. En outre, Moscou a commencé à livrer à la Syrie des batteries anti-aériennes Pantsyr-S1E montées sur camion, dont on peut penser qu’elles sont aujourd’hui les armes sol-air les plus efficaces, mais qui n’ont jamais été testées sur le champ de bataille.
C’est pourquoi, dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, six F-16 israéliens ont tenté de pénétrer en Syrie via la Méditerrannée, puis quatre autre appareils via la Turquie. Accrochés par les radars, les avions israéliens ont dû affrontrer les tirs syriens et ont été pris en chasse par six MiG-29SMT de la base d’Hamah. Ils ont été contraints de faire usage de leurs leurres thermiques, puis de larguer des conteneurs de kérosène pour prendre de la vitesse et de l’altitude, et se retirer.
Alors que les violations de l’espace aérien syrien sont légions depuis des années, Damas avait dénoncé cette intrusion et saisi le Conseil de sécurité de l’ONU. La presse israélienne s’était émue de cette opération manquée qui, loin de manifester la traditionnelle suprématie aérienne israélienne, rendait publique la nouvelle capacité syrienne de défense. Devant le tollé, un contre-feu avait été allumé par Tel-Aviv sous la forme d’un article de désinformation paru dans Assennara et prétendant que les avions israéliens avaient pénétré en Syrie pour détruire victorieusement un convoi d’armes à destination du Liban, mais sans témoins bien sûr.

Pour les observateurs au Proche-Orient, M. Kouchner a donc accepté de se laisser dicter son discours par Mme Livni.



La «guerre civile» ivoirienne bis

9 09 2007

http://www.sidwaya.bf/photo_30-12-06/cote.jpg Et voici la perspective d’un écrivain sénégalais sur la question ivoirienne:

 

Fractures dans l’ex-empire colonial

Avertissement ivoirien à la « Françafrique »

Une crise politique a éclaté au Togo à l’occasion du coup d’Etat portant au pouvoir, le 5 février, au mépris de la Constitution, M. Faure Gnassingbé. Elle s’ajoute, en Afrique de l’Ouest, à celle de la Côte d’Ivoire, dans laquelle Paris est impliqué et mis en accusation pour les agissements récents des militaires français de l’opération « Licorne ». Lieu central et acteur important des luttes pour le pouvoir dans ses anciennes colonies, la France y est de plus en plus contestée.

Par Boubacar Boris Diop

Selon une idée répandue mais jamais clairement formulée, la culture de la violence a des racines profondes en Afrique. Cet a priori mène tout droit à une lecture raciale des luttes pour le pouvoir sur le continent comme expression de haines ethniques séculaires. Il n’est donc pas étonnant que les médias occidentaux s’obstinent à rendre compte du conflit ivoirien avec leurs clichés. Un chef d’Etat, M. Laurent Gbagbo, présenté comme un être à la fois brutal et roublard, voire un illuminé ; des rebelles « bons communicateurs » et des masses vociférantes de « jeunes patriotes ». Deux semaines après le déclenchement de la rébellion, le 16 septembre 2002, le ministre français des affaires étrangères, M. Dominique de Villepin, en proposait le mode d’emploi aux sénateurs de son pays : « La crise en cours s’appuie sur des éléments traditionnels. La mosaïque ethnique et religieuse que constitue la Côte d’Ivoire, marquée notamment par un clivage Nord-Sud, est en crise depuis la disparition d’Houphouët-Boigny. » Autrement dit : « Mesdames et messieurs, c’est toujours pareil dans notre bon vieux chaos africain. »

A ce compte-là, tout se vaut, et une situation choquante – la partition d’un pays important et la légitimation d’une rébellion armée – devient presque acceptable. Et, s’il est essentiel de dénoncer les ravages du discours ethniciste en Côte d’Ivoire (1), on ne doit pas se laisser fasciner par ses seuls effets, aussi spectaculaires et blâmables soient-ils. Occulter la dimension « françafricaine » des conflits conduit à une impasse. La Côte d’Ivoire n’en est pas là juste parce que Dioulas et Bétés ont découvert qu’ils ne peuvent plus vivre ensemble. En vérité, Paris reste un lieu central – et de moins en moins secret – de la crise.

Les intérêts français représentent un tiers des investissements étrangers et 30 % du produit intérieur brut (PIB) ivoirien (2). Depuis 1960, grâce à des contrats léonins, les sociétés françaises rapatrient 75 % de la richesse produite. En 1994, le président Henri Konan Bédié, successeur désigné de Félix Houphouët-Boigny, tente de corriger ces anomalies par la rétrocession de contrats d’exportation de café et de cacao à des géants américains et d’une licence de prospection de pétrole à la compagnie américaine Vanco : il sera destitué par un coup d’Etat, fin 1999.

M. Gbagbo cherche, lui aussi, à desserrer l’étau des entreprises françaises, dans un pays où Saur, EDF, Orange et Bouygues contrôlent les transports, l’eau, l’électricité et les voies de communication, tandis que la Société générale, la BNP et le Crédit lyonnais dominent le secteur bancaire. Une ouverture des marchés à la concurrence internationale a été amorcée : pour le troisième pont d’Abidjan et l’aéroport de San Pedro, Bouygues se révélait nettement moins compétitif que les Sud-Africains et les Chinois. Et la découverte d’un important gisement de pétrole à Jacqueville n’a pas été de nature à calmer les nerfs. Les pressions sur M. Gbagbo – soupçonné de vouloir se rapprocher des Etats-Unis – ont été si fortes qu’il a dû reculer fin 2004 et confirmer certains contrats français (3).

Nombre d’intellectuels africains se contentent d’instruire, par mimétisme, le procès du président. Pourtant, M. Gbagbo a fait de la Côte d’Ivoire un endroit dangereux pour les opposants, les étrangers et les journalistes. En mars 2004, une marche pacifique a été réprimée dans le sang : les Nations unies, dénombrant 120 morts, ont accusé le régime de graves violations des droits humains. Le 4 novembre 2004, en prélude aux attaques contre le QG des Forces nouvelles à Bouaké, le siège du Parti démocratique de Côte d’Ivoire (PDCI) et celui du Rassemblement des républicains (RDR) ont été incendiés en même temps que ceux de trois journaux « mal-pensants ». Des « escadrons de la mort » ont ouvert un injustifiable cycle d’exécutions extrajudiciaires. On a cependant le sentiment d’une indignation sélective : comme le président zimbabwéen Robert Mugabé, M. Gbagbo semble surtout montré du doigt pour s’en être pris aux intérêts d’un pays occidental.

Mais si les émeutes de novembre 2004 n’ont pas arrangé ses affaires, elles n’en sont pas moins en train de changer le visage du conflit. En quarante ans de compagnonnage postcolonial, c’est la première fois que des vies de citoyens français sont menacées en Afrique à une si grande échelle. On s’était résigné à voir des Africains s’entretuer. La détresse de citoyens débarquant en pleurs à Roissy a presque fait oublier que des soldats français ont tué des civils ivoiriens dans leur pays ; et qu’un président étranger – M. Jacques Chirac – a donné l’ordre de détruire la flotte aérienne d’un Etat souverain pour rassurer 15 000 de ses compatriotes et venger la mort de neuf soldats.

Bref, même les plus sceptiques se voient forcés de reconnaître que Paris est un acteur important des luttes pour le pouvoir dans ses anciennes colonies. La France avait l’habitude d’agir en coulisse : les événements d’Abidjan l’ont contrainte à le faire à visage découvert. Il est tragique que des civils français, qui n’étaient pour rien dans la politique de leur gouvernement, aient dû payer cette clarification d’un prix si élevé. Les Africains ont pu découvrir à cette occasion que le roi était nu. Une forte présence militaire n’a pas permis à l’Etat français de garantir la sécurité de ses ressortissants dans son pré carré. Acculé à la défensive, il s’est empêtré dans des dénégations peu convaincantes.

Paris en position d’accusé

Dans son audition au Sénat le 4 octobre 2002, M. de Villepin a admis à mots couverts que les rebelles n’avaient pas agi seuls. « La situation, a-t-il dit, a évolué de telle sorte que des interrogations se sont fait jour sur d’éventuelles complicités ou soutiens extérieurs. » Quand il s’agit de la « Françafrique », un ministre français des affaires étrangères sait de quoi il parle. Chaque mot compte. Chaque silence aussi : il oublie d’ajouter que son pays est fortement soupçonné d’avoir financé la rébellion. La France, jusqu’ici souveraine dans « son » Afrique, se trouve en position d’accusée.

Les brefs accrochages du 7 novembre 2004 entre Forces armées nationales et soldats de l’opération « Licorne » n’ont pas d’intérêt militaire. Il serait toutefois imprudent d’en sous-estimer la charge symbolique. Même avant ces émeutes, et bien qu’elle agisse sous mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, « Licorne » était perçue comme une force d’occupation. La brutalité de sa riposte l’a confirmé, envoyant comme un signal, y compris aux autres Etats-clients du pré carré. Le poids de l’histoire peut trop facilement donner à ses jeunes soldats le sentiment d’être en garnison chez quelque peuplade des marches de l’Empire. Et si les chefs d’Etat africains – grands démocrates, comme chacun sait – ont pris fait et cause pour l’Elysée, il y a eu dans les pays francophones une condamnation énergique de ce qui devenait une sanglante expédition coloniale.

Déjà en janvier 2003, le Forum social africain d’Addis-Abeba avait averti : « Si elle persiste dans sa logique impériale actuelle, la France risque de multiplier les interventions militaires sur le continent au cours des prochaines années. (…) A la lumière du génocide rwandais de 1994, de la guerre civile du Congo en 1997 et des conflits en cours en Centrafrique et en Côte d’Ivoire, il est urgent pour les Etats africains francophones de réévaluer leurs relations avec l’ancienne puissance coloniale. »

La tournure prise par la crise ivoirienne devrait inciter les électeurs français à demander à qui de droit : que fait notre armée en Côte d’Ivoire ? Presque comique, la réponse habituelle des autorités françaises est néanmoins acceptée par une société prompte à gober le prêt-à-penser de ses dirigeants. Le Français moyen semble persuadé que 3 800 de ses soldats se trouvent en Côte d’Ivoire pour des raisons éthiques : sans eux, des gens à la machette facile auraient détruit leur propre pays. Certains invoquent le précédent rwandais, en oubliant au passage les responsabilités de la France dans le génocide de 1994 (4).

La Côte d’Ivoire a pour le gouvernement français – et certaines multinationales – une importance capitale. Ce n’est pas par amour de la paix que les éléments de « Licorne » y sont trois fois plus nombreux que ceux de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (Cedeao). Cette force est pléthorique et lourdement équipée pour la protection de quelques milliers de personnes, dont le rapatriement massif a été curieusement exclu dès le début de la crise. Il est essentiel pour Paris de rester dans le jeu, même au prix de quelques victimes françaises.

Les gouvernements français, de gauche et de droite, ont toujours eu les mains libres dans l’ex-empire colonial. D’où des meurtres politiques ciblés, le pillage en règle des ressources et le soutien à des dictatures sanguinaires. Jusqu’ici, cela se faisait dans l’ombre. La fusillade de novembre 2004 s’est produite, elle, au grand jour.

En moins d’un an, la France a été mise en cause dans les termes les plus virulents par le président rwandais Paul Kagamé et par M. Gbagbo. Ce n’est pas un hasard. S’agissant de la Côte d’Ivoire, de nombreux signaux auraient dû être correctement interprétés depuis longtemps. Le sentiment antifrançais n’y est pas apparu en novembre 2004. Le lycée Jean-Mermoz et le Centre culturel français avaient été saccagés une première fois en mai 2004 ; un journaliste de Radio France internationale (RFI), Jean Hélène, a été assassiné le 21 octobre 2003, et un second, Guy-André Kieffer, est porté disparu depuis le 16 avril 2004 ; l’ambassade et le 43e BIMA (bataillon d’infanterie de marine) ont été plusieurs fois assiégés.

Tout cela est parti des accords signés à Linas-Marcoussis le 24 janvier 2003. Le gouvernement français, qui les a parrainés, a, au moins dans la forme, fait preuve d’arrogance. Peut-on réunir toute la classe politique d’un pays souverain dans un gymnase de banlieue et faire diriger les travaux par un simple fonctionnaire parisien ? Quel chef d’Etat ayant un peu de fierté pourrait accepter que l’on nomme un premier ministre, M. Seydou Diarra, même jugé neutre et plutôt respecté, hors du territoire national, et que l’on impose la promotion de chefs rebelles comme ministres de la défense et de l’intérieur ?

Depuis, les choses sont allées de mal en pis. Le mépris pour le sentiment national ivoirien a fait multiplier les maladresses. On a entendu M. de Villepin déclarer, après une rencontre avec M. Gbagbo : « J’ai demandé au président de renvoyer les mercenaires et de clouer ses avions au sol. » Ce qu’un journaliste français a résumé avec désinvolture : « De Villepin est allé remonter les bretelles à Gbagbo. »

Le résultat de ces provocations est désastreux. Les Français de Côte d’Ivoire en sont réduits à se demander : pourquoi ? Il leur sera difficile de se faire à l’idée de vivre la peur au ventre dans leur seconde patrie. On les a un peu oubliés, en France, après l’émotion des premiers moments. Peut-être seront-ils sacrifiés sur l’autel du réalisme. En temps « normal », M. Gbagbo aurait été liquidé ou chassé du pouvoir par un putsch cousu main. Cette option comporte désormais des risques. Les troubles d’Abidjan sonnent-ils le glas de la « Françafrique » ? Il serait bien naïf de l’imaginer. Pourtant, on aurait tort de n’y voir qu’un accident isolé. De telles émeutes peuvent survenir de nouveau dans nombre d’anciennes colonies françaises.

En Afrique, l’exaspération grandit, et le président ivoirien sait en jouer. M. Gbagbo ne fait pas rêver : personne ne s’aviserait de le prendre pour Sankara ou Lumumba. Il traîne le handicap d’être un président mal élu. Mais son talon d’Achille reste le climat de xénophobie encouragé qui fausse la lecture politique du conflit. S’il y a une volonté réelle de rupture avec le modèle néocolonial, il est essentiel pour sa crédibilité que soient définitivement soldés les comptes de l’« ivoirité » : le panafricanisme de Kwame Nkrumah et Cheikh Anta Diop est avant tout un humanisme.

On ne fera pas croire à certains Ivoiriens que leur président est un héros romantique venu leur apporter la liberté : ils ont affaire à un politicien retors et expéditif. Mais, s’il a pu retourner la situation en sa faveur, c’est qu’il s’est montré plus pugnace que la plupart de ses pairs. La Côte d’Ivoire n’est plus un territoire d’outre-mer. C’est un pays attaqué par des hommes en armes. Il n’est pas surprenant que son président veuille les faire revenir dans la légalité républicaine. N’importe qui à sa place aurait exigé le désarmement des rebelles.

Parce que M. Gagbo a le droit pour lui, l’exercice consistant à le diaboliser présente des limites. On peut aussi douter de l’autorité morale de ses censeurs, guère émus par l’implication de leur pays dans le génocide rwandais. Onze ans après, Abidjan et Bouaké sont de sanglants théâtres d’opérations pour l’armée française. Les médias français choisissent de traiter ce scandale comme un gros fait divers. Le refus de regarder la réalité en face est symbolisé par l’absence d’images du « nettoyage » de la capitale par les éléments de « Licorne ». Ces scènes effroyables que l’on n’a pas vues à Paris, les Ivoiriens, eux, ne les oublieront jamais. Même dans la « Françafrique », le temps du crime parfait est peut-être révolu.

Boubacar Boris Diop.

(1) Lire Colette Braeckman, « Grande fatigue des Ivoiriens », Le Monde diplomatique, septembre 2004.

(2) Lire Bernard Ahua, « La France se taille la part du lion dans l’économie ivoirienne », Manière de voir n° 79, « Résistances africaines », janvier-février 2005.

(3) Avec Bouygues pour la rénovation du terminal conteneurs du port d’Abidjan, et la Société de distribution d’eau, filiale de la Saur, pour la concession d’accès à l’eau potable jusqu’en 2007.

(4) Lire L’Etat français et le génocide au Rwanda, coordonné par Laure Coret et François-Xavier Verschave, Karthala, Paris, 2005.



La «guerre civile» ivoirienne

9 09 2007

Carte de l'AfriqueJe vous présente ici un article du Dr. Emmanuel Tano Zagbla, ivorien d’origine, à propos de la guerre civile ivoirienne:

POURQUOI ENCORE LA FRANCE ?

Chers compatriotes,

Je viens encore une fois vous livrer mes sentiments quant au dénouement de la crise dans notre cher Pays. La situation actuelle me semble être guidée d’une folie politique extraordinaire. En voici les motifs.

Au lendemain du Coup d’Etat manqué du 19 Septembre 2002, j’étais l’un des premiers à indexer la France comme l’auteur de ce coup. Les gestes de la Chiraquie et de ses mendiants africains vont alors se dessiner : de l’Etat Major Tactique implanté au milieu du pays par l’armée française jusqu’à l’accouchement des fameux accords de Linas Marcoussis me donneront raison . Le refus des autorités françaises d’appliquer les accords de coopération militaire marquait l’évidence du parrainage de la France vis-à-vis de ce qu’on se précipitait à qualifier comme une crise Ivoiro- Ivoirienne.

Cette guerre de la France contre la Côte d’Ivoire, abondamment expliquée par notre très digne et respecté Président de l’Assemblée Nationale, Prof. Mamadou Koulibaly, doit porter chaque Ivoirien à réfléchir quant au retard accumulé par notre pays dans sa coopération avec la France. Avec la guerre qu’elle nous mène depuis Septembre 2002, nous comprenons aisément que notre pays n’a jamais eu un vrai partenaire au développement.

Et pourquoi allons-nous continuer à rêver lorsqu’on nous propose de belles paroles vidées de leur vrai sens comme partenaires au développement, bailleurs de fonds, aides au développement, etc. Où puise-t-on cet argent pour nous aider ? Que signifie le terme développement pour les Ivoiriens ?

En premier lieu, nous avons le devoir du respect envers nos Institutions, en cherchant de renforcer leurs capacités décisionnelles. Celà signifie que nous devons appuyer nos institutions lorsqu’elles s’engagent à améliorer les conditions de vie de la population. Lorsqu’on aura suffisamment à manger dans notre pays, que tous les habitants pourront se faire soigner dans les hôpitaux , dispensaires, et n’importe quel centre de santé, et que nos enfants seront tous inscrits dans les écoles, alors on pourra aussi parler de développement. Nous avons tous les moyens de notre développement ; malheureusement notre mentalité fait défaut ! Et pourtant, nous n’avons pas besoin des grandes puissances pour changer cette mentalité déficitaire envers notre pays, notre Peuple. Nous devons être moins dépendants des autres. Nous avons la chance d’avoir un pays riche en matières premières. La primauté de l’intérêt national doit inspirer toutes nos actions si nous voulons bâtir une Nation respectée et digne. Il faudrait que nous levions de la tête nos complexes du passé vis-à-vis de la « mère Patrie ». Nous avons assez de ressources nous permettant de traiter directement avec toutes les puissances étrangères dans tous les domaines sans devoir faire recours aux autres, surtout ceux qui cherchent à freiner notre épanouissement. Ainsi, si nous saurions faire bon usage des expériences acquises depuis le 19 Septembre 2002, notre pays s’en sortirait sans devoir subir d’autres humiliations, d’autant que nous aspirons à une émancipation dans tous les domaines, surtout économique. Ainsi, avons-nous le devoir de nous libérer définitivement du « Pacte Coloniale » , en formulant de nouvelles bases pour notre système économique.

Beaucoup ont rapidement oublié les fondements de la crise que traverse notre pays ; évitons d’évoquer des arguments qui n’ont rien à voir avec le rétablissement de la PAIX.

Je le disais depuis longtemps qu’il n’y aura pas d’élection en Côte d’Ivoire, du moins tant que la Chiraquie sera aux affaires en France. Nous avons qu’à convaincre les rebelles ivoiriens à rentrer dans la République, afin qu’ensemble, nous menions la guerre de libération de la Côte d’Ivoire.

Au lendemain de la barbarie devant l’Hôtel l’Ivoire, c’est-à-dire la massive tuerie d’Ivoiriens aux mains nues par l’armée française, je ne croyais pas qu’on allait revenir en arrière dans notre combat pour l’émancipation.

Certains frères et amis de part le monde voudraient bien savoir si nous avons une dignité en Côte d’Ivoire! Je me suis déjà posé cette question après avoir lu le programme de la visite de notre Premier Ministre en France (KONAN BANNY). Sans faux fuyant, je suis très déçu de l’orientation du PM quant à sa politique étrangère. Les Ivoiriens ne peuvent pas accepter aussi facilement ce retour dans les bras de la France. Cette France qui n’a que deux choses à faire dans notre pays: désarmer ses rebelles et retirer du sol Ivoirien toute son armée. Voilà le contenu du discours que le PM devrait livrer à la Chiraquie durant sa visite à Paris.

En se jettant à nouveau dans les bras de la France, le PM efface d’un seul coup tout les acquis du Peuple Ivoirien: l’émancipation par le sang versé par des milliers de compatriotes assassinés par la France et son armée. Comment peut-on oublier aussi facilement ces méfaits? Les Ivoiriennes et les Ivoiriens sont morts inutilement? Avec toutes les matières premières que nous avons, il ne serait pas aussi difficile de trouver un autre partenaire plus fiable. Et pourtant, notre Premier Ministre a de grandes compétences en matière économique. Il doit se valoriser dans ce sens, en créant une Banque Centrale de Côte d’Ivoire. Et oui, Mr Banny peut maintenir le plus longtemps possible son poste de Premier Ministre s’il le désire, à la seule condition qu’il mette en place un mécanisme portant création de la Banque Centrale de COTE D’Ivoire. Et d’ailleurs, c’est tout ce que les Ivoiriens demandent : l’émancipation du pays avec ses propres structures. On ne peut pas créer les conditions de développement avec l’actuel système monétaire axé sur le Franc CFA. La résolution de la crise ivoirienne doit être globale et définitive. Ceci dit, il y a deux voies à suivre :

– Entamer des discussions franches et sincères avec les autorités françaises portant sur la dénonciation des accords du Pacte Colonial ;

– Créer une monnaie nationale ivoirienne pour relancer notre économie. Voilà ce que doivent faire tous ceux qui aiment sincèrement la Côte d’Ivoire. Il est temps qu’on travaille pour nous et pas pour les autres.

Quant à la querelle autour du désarmement et de l’identification, je voudrais dire tout simplement que la présence massive de militaires de l’ONUCI et de la force Licorne dans notre pays devrait être une garantie pour initier le désarmement avant l’identification. C’est une question de logique, mais surtout de dignité pour les Ivoiriens. Malheureusement, nous sommes en train de perdre trop de temps avec ces arguments qui n’ont rien à voir avec la résolution de la guerre de la France contre la Côte d’Ivoire.

 

Dr. EMMANUEL TANO ZAGBLA –

ezagbla@yahoo.com

 

(Avant le voyage du PM Konan Banny à Paris)



Image du jour

9 09 2007

http://www.ac-nancy-metz.fr/enseign/LettresHistoireGeographieLP/HG/ressourc/CI/Conflit.jpg

Cliquez pour agrandir.



Les Janjawids s’entretuent

4 09 2007

Bulbul au Darfour
(cliquez sur la carte montrant la position de Bulbul pour l’agrandir)

Les differentes tribus janjawids auraient commencé à s’entretuer. Ces milices qui étaient armés par le Khartoum afin d’attaquer les rebels s’affrontent maintenent entre eux et ce à un point tel que des résponsables de l’ONU ont affirmé que la majorité des gens tués le sont maintenent dans des conflits intra-janjawids. Ces récessents conflits mettent en danger la résolution du conflit au Soudan ainsi que la sécurité des civils au moment où la situation s’améliorait pour ces derniers.
Un des conflits entre Janjawids est survenu le 31 juillet dernier près de Sania Daleiba dans le Darfour Sud. Selon des chefs de la tribu Terjem, les Terjem qui se seraient réuni par centaines pour les furnérailles d’un important sheikh auraient été entouré par des Mahrias qui ont ouvert le feu sur les Terjem en tuant plus 60.

Maintent, les Terjems et les Mahrias convergent vers Bulbul (voir carte plus haut) sur la route statégique liant le Darfour ouest au Darfour Sud.

Par ailleurs des conflits entre les Habbaniyas et les Salamats d’intensifient au Darfour Sud.
Des observateurs indépendents auraient affirmé que Khartoum n’était par derrière ces dernier conflits. D’ailleurs, le colonel James Oladipo, commandant des forces de l’Union africaine à Nyala (à côté de Bulbul) a dit «Le gouvernement ne fournit plus les Janjawids en armes».
Mais quelle serait donc la cause de ces affrontements soudains entre différentes factions Janjawids? Traditionellement aliés au gouvernement, ces affrontements font l’affaires de partis opposés à Khartoum. Serait-ce les occidentaux (Canada, France, USA) qui sont en train d’afaiblir les premières lignes de défence de Khartoum (voir billets précédents à ce sujet : 1 2 3 4 )? Car mis à part les occidentaux, les seuls autres acteur dans la régions sont les rebelles qui étant opposés aux Janjawids pour plusieurs années déjà n’ont sûrement pas d’influences sur eux, et les Janjawids eux-même aucun intérêts à s’affaiblir durant la phase des négociations et au contraire ont tout intérêt à s’unir comme le font les rebelles et ont aucune raison de se battre entre eux. C’est en effet une drôle de coïncidence qu’en ce moment critique, les rebelles s’unissent et les Janawids se divisent. Les seuls ayant pu orchestrer cela et en bénificiant sont les occidentaux.

source: Live Leak




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