La FAO rend les armes devant la faim

13 06 2008

article repris de L’UITA:

Inséré sur le site web de l’UITA le 13-Jun-2008

Organisée dans un contexte d’hyperinflation du prix des aliments de base et d’émeutes causées par la faim à travers le monde, la récente Conférence de haut niveau de la FAO sur la sécurité alimentaire mondiale tenue à Rome a eu comme principal résultat un appel retentissant à continuer comme si de rien n’était. Manifestement organisée pour résoudre des enjeux urgents reliés à la sécurité alimentaire, au changement climatique et à la bioénergie, la Conférence n’avait rien à offrir sur aucun de ces sujets dans sa déclaration finale.

Grâce à un lobbying soutenu de la part des États-Unis, de l’UE et du Brésil, le glissement massif de cultures pour l’alimentation vers la production de carburant et son rôle dans l’inflation du coût des denrées de base ont été réduits à un « défi » ou à une « occasion » – sans que soit expliqué comment l’expansion de la production des agrocarburants pourra atténuer la faim. Le glissement se poursuivra donc – tout comme la hausse des prix et de la faim.

La Conférence n’a offert aucune solution à l’influx massif de capitaux spéculatifs dans le marché à terme des produits de base, qui contribue avec le développement des agrocarburants à pousser le prix des denrées à des sommets sans précédents. Un soutien rhétorique à des méthodes d’agriculture moins intensives était inséré dans une intention de relier un plus grand nombre de petits producteurs à un marché mondial dont la volatilité mine les moyens de subsistance depuis des décennies – sans égard à la hausse ou à la baisse des prix. Les enjeux auxquels sont confrontés les travailleurs/euses agricoles – pauvreté, famine, violence, accès à l’eau potable et violations quotidiennes des droits fondamentaux – n’étaient même pas à l’ordre du jour. Malgré les appels à une « action rapide », cela ne laisse que l’aide humanitaire – et un appel à une conclusion rapide des négociations du cycle de Doha de l’OMC sur une libéralisation plus poussée du système agricole, dont la libéralisation progressive est pourtant au cœur du problème.

La Conférence a échoué parce que la crise alimentaire a été pour l’essentiel réduite à l’augmentation rapide du prix des aliments au cours des trois dernières années. Pourtant, ce n’est là que l’une des manifestations d’une crise persistante et à long terme dans laquelle le droit à des aliments adéquats est régulièrement refusé à plus de 800 millions de personnes, incluant celles qui travaillent en agriculture.

Les organisateurs de la conférence ont oublié de demander comment il se faisait que tant de millions de personnes soient déjà au bord de la famine, et comment il se faisait que tant d’entre elles soient employées dans l’agriculture. On estime que chaque augmentation d’un point de pourcentage du prix des denrées de base peut pousser 16 millions de personnes additionnelles dans la famine dans les pays en développement. Le prix de certaines denrées de base a doublé, voire triplé en un an, parfois en quelques mois. Le 31 mars, le prix du riz sur les marchés à terme au augmenté de 31 pour cent dans une seule journée; le 25 février, celui du blé de 27 pour cent. Les émeutes de la faim ne devraient surprendre personne.

Alors qu’il est urgent de mettre fin à la hausse des prix, pourquoi n’y a-t-il aucune proposition officielle de hausser le revenu des travailleurs/euses ruraux/rales pour compenser la perte de pouvoir d’achat et la réduction des calories disponibles? Pourquoi des millions de travailleurs/euses agricoles ont-ils glissé dans la pauvreté et la faim lorsque les prix des denrées de base ont été en baisse constante, comme ce fut le cas durant les années 1990? Nous devrions demander pourquoi le prix au détail du thé, du café ou du sucre, par exemple, est resté essentiellement stable ou a même augmenté pendant plus d’une décennie, pendant que les prix mondiaux pour ces produits de base étaient en chute libre. Pourquoi, durant toutes ces années, les bénéfices des société transnationales de transformation et de commerce ont-ils augmentés, en même temps que leur pouvoir d’achat et de commercialisation; pendant que les salaires des travailleurs/euses du thé, du café et du sucre stagnaient ou dans certains cas chutaient de façon drastique?

Où est le lien entre le prix des produits de base, le prix de détail, les salaires et le pouvoir d’achat que l’OMC nous promettait par « l’utilisation optimale des ressources » qui découlerait de la libéralisation des échanges commerciaux? Le régime de l’OMC – et plus particulièrement l’Accord sur l’agriculture – ont facilité les poussées soudaines des importations qui ont dévasté les systèmes nationaux et locaux de production alimentaire. La dépendance envers des prix mondiaux volatiles des denrées de base a poussé des populations entières au bord de la famine.

En lui-même, le prix des denrées de base ne nous dit rien sur la capacité des travailleurs/euses agricoles ou des pauvres en milieu urbain de s’alimenter. Les principaux enjeux sont la vulnérabilité, la volatilité et l’extraction de la valeur dans la chaîne alimentaire.

Au moment même ou cent millions de personnes de plus sont confrontées à une famine potentielle en raison de la hausse rapide du prix des céréales et des oléagineuses, les bénéfices des négociants et des transformateurs primaires atteignent des niveaux sans précédent. Cargill, le plus important négociant au monde, a enregistré une hausse de 86 pour cent de ses bénéfices sur le commerce des produits de base au premier trimestre cette année. ADM, second négociant mondial, a déclaré en 2007 des bénéfices en hausse de 67 pour cent sur l’exercice précédent. Bunge, surfant sur la vague de la demande de graines oléagineuses pour la production d’agrodiesel, a connu une augmentation de 77 pour cent de ses bénéfices au premier trimestre de cette année. Nestlé, la plus grande société alimentaire au monde, a affiché des bénéfices exceptionnels en 2007 et lancé un programme de rachat d’actions de 2,5 milliards de dollars – tout en disant à ses travailleurs/euses que l’augmentation du prix des intrants signifiait qu’ils/elles devaient se préparer à des mises à pied et à des compressions salariales.

Vous chercheriez en vain les mots « société commerciale » dans le document d’information de 50 pages préparé par la FAO pour les participants à la conférence, un document pourtant intitulé « La flambée des prix des denrées alimentaires: faits, perspectives, effets et actions requises ». Vous ne les trouverez pas non plus dans les Perspectives agricoles de l’OCDE et de la FAO 2008-2017 – mais vous y trouverez un message aux pauvres du monde, disant qu’ils/elles seront confrontés/es à des prix inabordables concernant les aliments au moins pour la prochaine décennie. Dans ces documents, les principaux enjeux et acteurs de la crise du système alimentaire mondial ont été occultés. La force motrice derrière la libéralisation du commerce agricole au cours de la dernière décennie – l’augmentation énorme de la portée, du pouvoir et des parts de marché des sociétés transnationales, non seulement à l’échelle internationale mais à l’intérieur même des marchés locaux et nationaux par les transactions internes et les filiales – est entièrement absente du rapport. Il n’est question que de marchés, de signaux de marché et de prix. Devant ces « faits » et ces « perspectives », comment pouvons-nous comprendre les véritables mécanismes à l’œuvre et aborder les enjeux de manière significative?

Alors que les agences internationales viennent soudainement de découvrir le sous-investissement dans l’agriculture, les investissements dans les marchés indiciels des produits de base ont augmenté de USD 13 milliards en 2003 à USD 260 milliards en mars 2008 – et pourraient bientôt atteindre le billion de dollars, selon certains analystes. Les fonds d’investissement privés et les fonds spéculatifs – des investisseurs centrés sur les rendements élevés à court terme – débordent du marché à terme et injectent maintenant des milliards dans l’acquisition de terres agricoles, d’intrants et d’infrastructures. Pourtant, le document d’information de la FAO pour la Conférence de Rome n’accorde que deux paragraphes indifférents au phénomène dans sa « Brève analyse des récentes évolutions » et le passe sous silence dans ses « Options ». Aucun lobbying n’a été nécessaire pour supprimer les appels à la re-réglementation des marchés financiers lors de la Conférence – le sujet n’a même pas fait l’objet de discussions sérieuses. Pourtant, même une taxe modeste sur ces énormes profits permettrait de dégager des ressources substantielles pour entreprendre la remise en état du système alimentaire.

Les acteurs principaux étant rendus invisibles – notamment des sociétés et des investisseurs financiers qui dictent de plus en plus quels types d’aliments sont cultivés, récoltés, transformés et commercialisés, à quel prix et de quelle façon – il ne nous reste qu’un « plan d’action » qui dit essentiellement aux pauvres que rien ne changera. Les gouvernements qui auraient pu, à Rome, manifester leur engagement à s’acquitter de leurs obligations en droit international de protéger et de faire appliquer le droit aux aliments ont plutôt abandonné cette occasion aux lobbies agroalimentaires.

L’aide aux pays en développement confrontés à un déficit commercial découlant d’importations alimentaires massives ne peut corriger le problème fondamental. Ce qu’offre l’OMC ne peut qu’exacerber la faim mondiale, quels que soient les vagues murmures de « durabilité » dans lesquels ces propositions sont enveloppées.

Le Groupe professionnel des travailleurs/euses de l’agriculture de l’UITA, réuni en Inde en 2005 juste avant la réunion ministérielle de l’OMC à Hong Kong, a fait valoir avec insistance que les vrais enjeux pour les travailleurs/euses agricoles n’étaient encore une fois pas sur la table : « des ressources soutenues doivent être mobilisées à l’échelle internationale afin de faciliter et soutenir les mesures de recouvrement visant à renverser les dommages sociaux et environnementaux découlant des méthodes de production intensive orientées vers l’exportation, ainsi qu’à rebâtir l’agriculture pour lui permettre de servir ses fins premières, à savoir le droit à des aliments sains, adéquats et nutritifs, produits dans des conditions de travail décentes ». La Conférence de Rome a conclu trois années additionnelles de perte de temps et de vies.



Film de la semaine: Confessions of an Economic Hitman

29 12 2007

PART I:

PART II:



Quand le Québec vend à prix fort la maladie et la mort aux Algériens

7 11 2007

repris du CMAQ:

Alors qu’on parle de mondialisation et de coopération internationale, voici un exemple parmi des millions de ces échanges qui non seulement appauvrissent les pays du tiers-monde, mais également transmettent les maladies aux populations tout en leur faisant payer le prix fort.

 

Le feuilleton de la pomme de terre avariée qui a alimenté le débat public ces derniers temps livre ses premiers secrets. L’agence canadienne d’inspection des aliments vient de confirmer l’exportation de pomme de terre infectée par la maladie de la pourriture bactérienne circulaire vers l’Algérie. Précisions: la pomme de terre exportée vers l’Algérie s’est faite de la province du Québec et non de celle de l’Ile-du-Prince-Edouard comme annoncé auparavant.

Ces affirmations «descendent» en flammes les assurances avancées par l’ambassade du Canada à Alger qui avait, dans un communiqué, affirmé que la pomme de terre exportée vers l’Algérie était de bonne qualité. Le 10 octobre dernier, la représentation diplomatique canadienne avait, après que 10 tonnes de ce tubercule contaminé eurent été saisies au marché de gros des Eucalyptus près d’Alger, expliqué que la pomme de terre vendue sur le marché algérien était de bonne qualité, avant de remettre en cause les conditions de stockage en Algérie. «Le cas des dix tonnes saisies a été imputé au mauvais entreposage d’un acheteur, ce qui a provoqué de la pourriture et la saisie du lot incriminé, comme l’ont récemment signalé différents articles de presse. Cette saisie ne doit pas entacher la réputation de la pomme de terre canadienne, d’autant plus que la demande est toujours très forte pour notre produit et que près de 20 000 tonnes ont été vendues à la satisfaction des acheteurs», soulignait le communiqué de l’ambassade. Cette dernière avait annoncé l’organisation de séminaires pour faire connaître les qualités de la pomme de terre canadienne aux Algériens.
Cette version des faits a été déjà remise en cause, jeudi, par le ministre de l’Agriculture de la Province canadienne de l’Ile-du-Prince-Edouard. Selon un député de cette province, les pommes de terre exportées vers l’Algérie sont atteintes d’une maladie appelée «bacterial ring tot» une pourriture bactérienne circulaire. Une maladie qui nécessite, selon les experts, la mise en quarantaine de la cargaison et du bateau qui la transporte. Selon les médias canadiens ayant rapporté l’information, les parlementaires de l’opposition ont révélé que le gouvernement canadien était au courant de cette exportation sans pour autant intervenir pour empêcher la transaction. Mais, ce qui est encore plus scandaleux c’est le silence radio des autorités algériennes sur un problème concernant la santé publique.
La presse nationale dans son édition d’hier a fait étalage de la «filouterie» dont aurait été victime le consommateur algérien. Pour rappel, l’importation de cette pomme de terre a été autorisée dans le but de faire face à la pénurie de ce tubercule constatée sur le marché local. Aussi, pour encourager cette solution, le gouvernement a opté pour le démantèlement des taxes douanières et la TVA sur l’importation de la pomme de terre durant la période allant du 1er juillet au 31 octobre derniers. En effet, sur les 66.000 tonnes importées à la fin du mois d’octobre dernier sur les 100.000 prévues, plusieurs dizaines de tonnes étaient impropres à la consommation. Quant à la qualité de la marchandise importée, le ministre du Commerce, El Hachemi Djaâboub, a admis que celle importée «est de mauvaise qualité par rapport au produit local.» Pourtant, rien n’a été fait pour stopper l’«arnaque» dont est victime l’Algérie. Mais qu’est-ce qui a favorisé un tel trafic à grande échelle? Une telle «arnaque» n’aurait pas été possible si les services du ministère du Commerce avaient dépêché, sur les lieux, une équipe de contrôle. Y-a-t-il complicité? Tout porte à le croire d’après l’ancien chef de gouvernement et secrétaire général du RND, Ahmed Ouyahia.

Smail ROUHA
Source : Journal l’Expression, Algérie 4 novembre 2007

PAR-DELÀ LA CONDAMNATION DES FONCTIONNAIRES ALGÉRIENS POUR MANQUE DE VIGILANCE, VOIRE POUR COMPLICITÉ, UNE PART DE RESPONSABILITÉ PLUS IMPORTANTE REVIENT AU QUÉBEC ET CANADA D’ACCEPTER DE FOURGUER AUX POPULATIONS ALGÉRIENNES DES CONTENAIRES DE POMME DE TERRE POURRIS DESTINÉE AUX POUBELLES ET EN PLUS DE SE FAIRE PAYER AUX PRIX FORT. VOILA QUI DONNE UNE IDÉE DE COMMENT S’EXERCE CONCRETEMENT LA MONDIALISATION, TOUJOURS AU DÉTRIMENT DES PLUS FAIBLES.

 


zehira


zehira@sympatico.ca



Film de la semaine: Echelon

13 10 2007

Voici un documentaire à propos du réseau Echelon:
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Film de la semaine: The Yes Men

6 10 2007

Pour le film de la semaine cette semaine j’aimerais vous présenter les Yes Men et leur film. Pour résumer un peu leur histoire, ce sont des étasuniens qui avaient un site internet contre l’OMC, gatt.org, comme d’adresse du site ressemblait à l’adresse du vrai site de l’OMC ils recevaient des invitations pour venir parler à des conférences sur le libre-échange et autres sujets connexes. Ils sont donc aller donner des allocutions super sarcastiques sur le capitalisme sauvage et contre toutes leur attentes personne ne se rendait compte qu’ils se moquaient d’eux et leurs présentations étaient prises très au sérieux. Ils ont donc continuer à se déguiser en capitalistes sauvages pour tenter de dévoiler réels buts et intentions des autres capitalistes. Dans leur dernière action en date ils sont aller à la grande conférence de l’industrie pétrolière à Calgary en se faisant passer pour des représentants d’Exxon qui dévoilaient leur plan pour l’avenir: à cause la pollution et des GEZ il y aura des désastres naturels qui rendront impossible l’exploitation pétrolière donc la solution, comme il y aura plusieurs morts à cause des conditions extrêmes, sera de transformer le corps des morts en produits pétroliers. Ils ne furent découvert qu’à la fin de la présentation lorsqu’il passèrent des chandelles à toute l’assistance soi-disant faite à partir du corps d’un consierge de Exxon qui est mort d’avoir été exposé à des produits toxiques lors d’un accident chez Exxon.

Avant le film en question, voici deux petits vidéos pour vous mettre l’eau à bouche. Premièrement un vidéo où ils se font interviewer en tant que représentants de Dow Chemica à la BBC. Chose intéressante à noter est que la BBC n’a pas réalisé l’erreur avant que des vrais représentant de Dow Chemical l’appellent pour lui signaler l’erreur. Cela laisse vraiment planer le doute sur la qualité des informations que nous recevons tous les jours par le biais des grands médias commerciale qui il semblerait, ne prennent pas souvent le temps de vérifier leur source afin de s’assurer le scoop.

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Quant au deuxième petit vidéo, les Yes Men se sont rendu compte récemment que les politiciens français ne pouvait résister de passer à la télé étasunienne et ils sont passer pour des chaînes de télévisions ultra-conservatrices étasuniennes et interview des politiciens français. Voici un tel vidéo, une entrevue avec Balkany, le mari de la maîtresse de Sarkozy:

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Et finalement, voici le film en question en anglais sous-titré français:

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ADDENDUM:

Voici un graphique du cours de l’action de Dow Chemical autour du 3 décembre 2004, date à laquelle les Yes Men passèrent à la BBC. Il semble que l’action a prit tout un coup seulement quelques jours après, après le démenti officiel. On dirait que le démenti officiel était plus dommageable à l’action que la déclaration des Yes Men.




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