Le Canada a préparé l’invasion de l’Afghanistan AVANT le 11 septembre selon un livre censuré par l’armée canadienne

2 05 2008

Text repris du Réseau Voltaire:


Dans un livre qui devait paraître lundi au Québec, un ancien membre de la « Joint Task Force 2 », une unité d’élite des services secrets militaires canadiens, Denis Morisset, relate huit années d’opérations secrètes. L’ouvrage, intitulé Nous étions invincibles, détaille des actions au Rwanda, en Bosnie et Afghanistan, mais aussi —et c’est une découverte— au Pérou et en Colombie.

Parmi les révélations du livre, l’affirmation que le Canada est intervenu pour préparer l’attaque anglo-saxonne de l’Afghanistan avant que ne surviennent les attentats du 11 septembre 2001.

Cependant, il ne paraîtra pas. L’auteur a été arrêté hier pour avoir sollicité sexuellement des mineures via internet et a été incarcéré. Quand à l’éditeur, JCL, il a reçu une lettre du ministère canadien de la Défense l’informant que cette publication était de nature à mettre en péril la sécurité nationale. Cédant aux pressions, il a immédiatement retiré le livre de son catalogue.

 

Pour plus d’info, voir:

CTV News 

The Globe & Mail 



Film de la semaine: Saddam Husein, le procès que vous ne verrez pas

8 03 2008



Le Franc CFA: piller l’Afrique sans laisser de traces.

7 03 2008

repris de OCNUS:

Par Dr. Gary K. Busch 22/2/08

L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains ( Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/40042000/jpg/_40042829_cfa203.jpg

La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans une « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des Etats membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des Etats africains.

Cela rend impossible pour les Etats Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des Etats africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

Comment Cela est-il Arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits Etats nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux Etats dans les secteurs des finances et de l’Economie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta(actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Education, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, la France a la priorité dans l’acquisition de ces « matières premières classés comme stratégiques ». En effet, selon l’article 2 de l’accord, ‘la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire ( et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 :
« Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant ( en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des Etats Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblé Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africain », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, le puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises. Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L’Impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes—manque de compétition ; dépendance de l’Economie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’ « Aide3 française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

Source:Ocnus.net 2007



Film de la semaine: Iraq for sale

1 03 2008

Banned excerpts:



Films de la semaine

23 02 2008

Je vous présente trois films cette semaine:

Cover-Up: Behind the Iran-contra affair

Cointelpro: the FBI’s war on Black America

Les pays riches sont-ils en faillite?


Les pays riches sont-ils en faillite? 1
envoyé par edyes
Les pays riches sont-ils en faillite? 2
envoyé par edyes
Les pays riches sont-ils en faillite? 3
envoyé par edyes
Les pays riches sont-ils en faillite? 4
envoyé par edyes



Le rapport confidentiel de leurs excellences

20 02 2008

repris de la Lettre du Continent:

  Le rapport confidentiel de leurs excellences
 
    Le Quai d’Orsay a demandé aux ambassadeurs de France en poste sur le continent noir ce qu’ils pensaient de la politique en Afrique. Pas bête… Voici les réponses intelligentes.
 
A l’exception de quelques “opinions dissidentes” qui réclament “plus de multilatéralisation de l’aide ou une force navale en remplacement des bases militaires terrestres”, les ambassadeurs de France en Afrique sont pour la plupart favorables à un retour à la bonne vieille aide bilatérale, certains plaidant même pour une aide liée aux contrats pour les groupes français. “Face à l’arrivée des nouveaux venus, les entreprises françaises ont trop tendance à s’endormir sur leur capital historique, privilégiant le retour sur investissement rapide à la vision à long terme”, relève la synthèse du Quai d’Orsay des “contributions nourries, diversifiées et riches” des ambassadeurs. Ces chefs de poste notent cependant que ces sociétés, qui constituent “un socle solide” pour saisir les nouvelles opportunités sur un continent en plein boom, ont su “résister aux crises” comme celle de la Côte d’Ivoire. Les diplomates en profitent pour envoyer une boule puante sur leurs collègues de Bercy qui ferment les missions économiques ou réduisent le nombre de postes en “totale déphasage avec le dynamisme africain”.

L’image de la France est “brouillée”. Après avoir reconnu la réelle créativité des Africains pour utiliser “le levier concurrentiel” avec l’arrivée des nouveaux pays émergents (Chine, Inde, Malaisie, Indonésie, Brésil et pays du Golfe) et l’entrée à la vitesse grand V de la “jeunesse africaine dans le village global”, leurs excellences reconnaissent que l’image de la France en Afrique est “brouillée”. Ce qui, en langage diplomatique, est déjà très grave… “Moins négative qu’on ne pourrait le croire en Afrique anglophone (…), cette image oscille entre attirance et répulsion dans nos anciennes colonies, au gré du soutien politique ou des interventions militaires. Leur reproche balance, inconfortablement pour nous, entre l’accusation d’ingérence ou d’inaction suivant la posture adoptée”. Les diplomates estiment que “la présence militaire est reconnue sauf exception comme positive, pourvu qu’elle ne vienne pas en appui à des régimes peu recommandables et qu’elle soit limitée dans la durée. Nous ne devrons pas pour autant nous dispenser d’un réexamen des textes dépassés (accords de défense…)”. Il n’y a plus qu’à le demander gentiment au ministère de la défense…

Faire à nouveau claquer le drapeau tricolore ! Non seulement les “francophones les plus modérés” ont l’impression d’être “délaissés, voire de ne pas être payés en retour par une France en repli (immigration-visas, rédaction de l’aide, traitement des anciens combattants), avec le risque réel que les jeunes générations se détournent de la France pour rejoindre de nouveaux partenaires”. Mais les Africains en général se disent “fatigués de recevoir des leçons de morale, de bonne gouvernance et de gestion, mêlant arrogance et charité, de tous les contributeurs”. Cette critique s’applique aussi aux “conditionnalités” des institutions financières internationales. L’Union européenne, “premier contributeur en Afrique”, est ainsi exécutée par les ambassadeurs de France. Ils jugent qu’elle n’est plus “une alternative crédible à l’aide bilatérale du fait de sa faible efficacité”. Dommage de ne pas s’en être aperçu avant… Bref, leurs excellences souhaitent redéployer en grand le drapeau tricolore sur la hune de leur résidence et, si on leur donne des sous, reprendre la coopération de substitution ! “Notre compétence est particulièrement reconnue et attendue en matière de formation des formateurs, de gouvernance, de justice, de sécurité et d’environnement”, se rassurent les ambassadeurs.

La francophonie en berne à Paris, encore fleurie en Afrique. Au moment où l’OIF (Organisation internationale de la francophonie) a, enfin, trouvé sa “maison” à Paris, avenue Bosquet, à un jet d’encre du Medef (patronat français), et que la chaîne francophone TV 5 est martyrisée par l’audiovisuel extérieur français, la demande de culture francophone serait forte sur le terrain. “La baisse des budgets, la saturation du réseau des établissements français, la diminution des bourses scolaires et surtout les restrictions en matière de visas pour études” ne répondent pas vraiment à l’engouement local pour la langue (et les manières) de Voltaire, se lamentent les ambassadeurs de France.



Film de la semaine: The Clinton Chronicles

17 02 2008



Appérçus de la Françafrique

15 02 2008

NOIR SILENCE, FX Verschave JT
envoyé par sur_vivant


trafic d’armes itw verschave
envoyé par sur_vivant



Film de la semaine: Or noir au Tchad

2 02 2008


or noir tchad 90 mn
envoyé par sur_vivantL’armée française et la force européenne sont super bien bien implantés au Tchad. Les rebelles n’aurraient jamais puent prendre la capitale sans la bénédiction de la France. Total essaie-t-elle de reprendre le pétrole à Exxon, Rebels interposés?



La CIA sponsor du Dalaï Lama

22 01 2008

repris de RéactionismWatch:

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La CIA sponsor du Dalaï Lama
Jean-Paul Desimpelaere

Patrick French, alors qu’il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?

Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l’indépendance du Tibet (1).Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

 

French affirme que ce n’est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n’y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l’époque. Il n’y en aurait donc quasiment plus aujourd’hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d’habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu’en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d’accord pour une fois.

 

Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé) se rangent d’ailleurs derrière ces chiffres. N’empêche qu’aujourd’hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

 

Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?

 

Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C’est peu. En outre, le dalaï-lama n’est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l’une d’elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d’adeptes politiques…

 

Qui sont ses sponsors ?

 

De 1959 à 1972 :

 

- 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu’en 1980).

 

- 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

 

Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.

 

La bombe atomique indienne : le bouddha souriant

 

Dès le début, c’est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l’exil. Ils mirent de l’argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l’avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l’Inde de lui accorder l’asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l’Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d’études afin qu’ils s’initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3.

 

1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.

2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l’époque, Press Trust of India, 10/8/1999.

3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l’Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.



L’envers de la dette en Afrique

6 01 2008


L’Envers De La Dette en Afrique
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Air France, auteur d’attentats à la bombe à Paris jeudi dernier?

12 12 2007

repris de Le MAGue:
article de Philippe Gras

 

Avec la remise en liberté du soupirant transi de Maître Catherine Gouet-Jenselme par la police anti-terroriste, l’enquête au sujet du colis piégé déposé au 52, boulevard Malesherbes piétine. Il ne va pas lui être aisé de retrouver la motocycliste aperçue à la sortie de l’immeuble quelques instants avant l’explosion, jeudi dernier à 12H50… Brune, la vingtaine, d’un mètre cinquante-cinq et portant un casque ! Étant donné la proximité du cabinet fondé par Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy, la police et la presse ont immédiatement affirmé que celui qui se trouvait au 4ème étage de l’immeuble ne traitait pas de dossiers sensibles. L’un de ses responsables, Maître Olivier Brane, paraissait être visé par la bombe, il a d’ailleurs ouvert la caisse qui la contenait, et c’est son assistante, Jacqueline Ben Bouali, qui a été tuée par le souffle de l’engin. Maître Brane est un avocat réputé, il ne traite pas seulement des contentieux de copropriété, mais il est aussi expert devant les tribunaux pour des affaires internationales, et il éprouve un intérêt particulier pour l’Afrique. Denis Attiba Mensah, porte-parole des salariés d’Air Afrique, a parlé au journal Le MAGue de son action dans le conflit délétère qui les oppose à la direction d’Air France, et accuse :

 

 

 

Le MAGue : Vous avez suggéré que l’attentat perpétré contre le cabinet de Maître Olivier Brane serait crapuleux, mettant en cause tous ceux qui ont œuvré à la mort d’Air Afrique et à sa liquidation ne soit pas exclue. Que voulez-vous dire exactement ?

 

Denis Attiba Mensah : Les autorités françaises ont déclaré que ce cabinet ne traite pas d’affaires sensibles. Nous en apportons la contradiction, car notre dossier ne concerne pas le recouvrement de créances, mais une plainte contre X avec constitution de partie civile, auprès du Doyen des Juges d’Instruction, dans le cadre de la faillite orchestrée de la multinationale Air Afrique impliquant l’Agence Française de Développement (AFD), la compagnie Air France et le Groupe ACCOR. Vous verrez les détails de la plainte dans le fichier ci-joint.

 

 

Le MAGue : La bombe a explosé avant une séance de travail avec l’un de vos représentants à son cabinet, en quoi peut-elle avoir une relation avec l’affaire de l’indemnisation des salariés d’Air Afrique ?

 

Denis Attiba Mensah : Une séance de travail entre le cabinet Brane et notre vice-président pour conformer la plainte aux exigences du parquet de Paris. L’avocate en charge du dossier est rentrée samedi d’Afrique avec des documents déterminants que Maître Olivier Brane attendait pour faire bloquer les avions d’Air France. Notre représentant n’est finalement pas allé à ce rendez-vous, parce qu’il attendait un coup de fil préalable de l’avocate. Il ne se trouvait donc pas sur les lieux.

 

 

Le MAGue : Quels sont les principaux aspects du contentieux que vous avez avec Air France ?

 

Denis Attiba Mensah : S’agissant de la liquidation de la multinationale Air Afrique, la France a pris le soin de faire indemniser totalement les travailleurs exerçant sur son sol, et à ce jour aucun compte n’a été rendu pour connaître les actifs réalisés et le passif payé. Mais, après plus de 5 ans, les autres travailleurs pourtant régis par le même statut attendent toujours de calculer leurs droits. Ils sont abandonnés sans ressources et jetés à la rue avec femmes et enfants, à Abidjan, pourtant ils avaient été affectés par la société pour besoin de service. Et, c’est sur de tels éprouvés que Air France l’actionnaire majoritaire dans le capital d’Air Afrique exerce un vil chantage, leur demandant d’accepter Air France comme partenaire stratégique de la nouvelle Air Afrique avant d’avancer les 8 millions d’euro prévus pour payer les arriérés de salaires d’avant la liquidation.

 

 

Le MAGue : En somme, il s’agit d’un litige à l’issue d’un plan social, n’est-ce pas ?

 

Denis Attiba Mensah : Je répète que le dossier Air Afrique ne concerne pas exclusivement l’indemnisation des travailleurs. Il s’agit d’une activité économique d’importance, un vrai levier de développement, qui a été supprimée et d’une expertise très pointue, mise sur pied pendant 40 ans qu’ils ont fait disparaître. C’est donc plutôt de cela qu’il s’agit. En outre, Air Afrique disposant de son propre traité, a été mise en liquidation en violation de ce traité comme une vulgaire société, sans même le quitus de la commission économique européenne, compte tenu des investissements français et allemand dans le capital de la compagnie.

 

 

Le MAGue : Voulez-vous dire que la liquidation d’Air Afrique est faite au profit d’Air France et de ses partenaires financiers ?

 

Denis Attiba Mensah : Air France s’est permis d’écrire aux Chefs d’Etat des pays membres d’Air Afrique, leur demandant d’empêcher tout recours des travailleurs devant les tribunaux. Toute chose que nous subissons en Afrique. Au Congo, une décision rendue par le tribunal de Brazzaville en faveur des travailleurs, et autorisant la liquidation Air Afrique à saisir l’avion d’Air France, a été empêchée d’exécution par le ministre de l’intérieur.

 

 

Le MAGue : D’après vous, Air France exercerait des pressions pour éviter le règlement du contentieux qui vous oppose ?

 

Denis Attiba Mensah : L’ambassade de France en Côte d’Ivoire et la représentation de l’Union Européenne avaient été saisies préalablement, mais sans aucune réaction. Concernant ce dossier, lors d’une rencontre, le PDG d’Air France, M. Jean Cyril Spinetta a juré de livrer une guerre sans merci à Maître olivier Brane. Je suis invité en bonne et due forme, à Paris, avec prise en charge totale par le cabinet Brane qui a pris le soin d’écrire au Consul général de France en Côte d’Ivoire. Sans raison, le visa m’a été refusé par deux reprises.

 

 

Le MAGue : Pourquoi mettez-vous en relation l’attitude d’Air France et l’attentat à la bombe de jeudi dernier ?

 

Denis Attiba Mensah : À notre avis, ces faits constituent à eux seuls une raison suffisante pour que la piste Air Afrique soit privilégiée. Car le dossier Air Afrique pose clairement la question de la forme de coopération avec la France, avec comme corollaire, la question de l’immigration massive.

 

 

Le MAGue : Avez-vous le sentiment qu’il défend bien les intérêts des salariés d’Air Afrique ? Quelles sont les qualités que vous distinguez chez cet homme de loi pour le règlement d’une affaire épineuse et qui met en jeu des intérêts économiques internationaux ?

 

Denis Attiba Mensah : Maître Olivier Brane a accepté de défendre nos intérêts dès qu’il a compris qu’il s’agit d’un abus des États face à des travailleurs pris en otage. Face à la situation d’impécuniosité des agents, Maître Brane n’a rien exigé avant de prendre le dossier. Si sa réputation était faite dans le domaine des affaires commerciales, elle est à présent faite dans les affaires dites sensibles. Me Brane est un professionnel au grand cœur. Nous lui serons à jamais reconnaissants. Nous demandons au Chef de l’État français de veiller particulièrement sur sa sécurité.

 

 

Le MAGue : Maître Olivier Brane est un avocat parisien, qui s’est fait une réputation dans les conflits immobiliers, en quoi l’estimez-vous compétent pour régler un litige avec des aspects commerciaux et internationaux ?

 

Denis Attiba Mensah : J’ai personnellement constaté chez Olivier Brane de grandes qualités intrinsèques, il a une très bonne moralité et des manières très courtoises. Un avocat a pour vocation de défendre. Maître Brane a un cabinet qui a pignon sur rue, donc à priori, c’est un bon cabinet. Et, nous étions là pour lui fournir l’expertise dans le secteur d’activité concerné. À mon avis c’est largement suffisant.

 

 

Le MAGue : Depuis quand Maître Olivier Brane défend-il les intérêts des salariés d’Air Afrique ?

 

Denis Attiba Mensah : Maître Olivier Brane accepté de prendre notre dossier en fin d’année 2003. Le dossier a été introduit pour la première fois auprès du Tribunal de Paris en septembre 2005.

 

 

Le MAGue : Qui vous a mis en relation avec Maître Olivier Brane ? Est-il un avocat renommé en Afrique ?

 

Denis Attiba Mensah : J’ai connu le cabinet Brane en septembre 2003, à l’occasion d’une transaction commerciale et Maître Olivier Brane était l’avocat de mes partenaires. Je l’ai donc connu à Paris.

 

 

Le MAGue : Savez-vous si Maître Olivier Brane est partie prenante dans d’autres dossiers judiciaires ou/et juridiques sur le continent africain ?

 

Denis Attiba Mensah : Je ne sais rien des affaires traitées par le cabinet Brane, à part les dossiers pour lesquels j’ai été en relation avec lui. Je ne sais donc pas s’il a des dossiers en Afrique, à part le dossier Air Afrique pour lequel, il a déjà interpellé le cabinet américain PriceWaterHouse & Coopers, pour non respect des procédures en matière d’apurement du passif. Seulement son adresse avait été publiée dans la presse locale.

 

 

Cet avocat n’a pas un seul dossier sensible
Nous dit-on tout de go juste après l’attentat,
Aucun rapport non plus avec le chef d’État :
Son cabinet fut-il par erreur pris pour cible ?

Dans un scandale, il fait aussi tout son possible
Et tout concourt pour qu’il n’ait aucun résultat,
On refuse aux plaignants d’en dresser le constat
Tant la partie adverse a l’air d’être invincible…

L’enquête est au point mort et elle a fait beaucoup
Pour ne pas rechercher ceux qui ont fait le coup :
On dirait bien qu’on laisse en plan la moindre piste.

La faillite est surtout un procédé génial
Où l’Afrique a le rôle affligeant du lampiste :
La bombe a des relents de larcin colonial !

Ici la plainte des salariés d’Air Afrique.



Chavez a-t-il truqué les résultats du référendum … pour perdre?

10 12 2007

Reforma Venezuela No Reforma Venezuela Si

Dans un billet précédent je reproduisais un courriel qui m’avait été envoyé dans lequel on apprenait qu’un message d’un agent de la CIA à Caracas, Michael Middleton Steere, au directeur de la CIA, Michael V. Hayden détaillant l’opération Tenaille (déstabilisation et coup d’État pendant le référendum du 2 déc.) aurait été intercepté et diffusé au Vénézuela. Récemment, COMAGUER a traduit ce mémo de l’espagnole au français sur Oulala. La traduction est reproduite au bas de ce billet (à notez que c’est une traduction d’un texte espagnole qui est lui-même une traduction d’un texte anglais, donc si vous souhaitez une plus grande fidélité par rapport au message originelle et connaissez l’espagnole, vous préférez sûrement lire la version espagnole en cliquant ici). En lisant ce texte attribué à la CIA (et pour l’instant rien ne porte à croire que c’est un faux, cf. les témoignages des ex-agents de la CIA), je me suis graduellement mis à me demandé si Chavez n’aurait pas effectivement truqué les résultats du référendum comme l’en accusait préventivement l’opposition, mais dans le sens du «non». Je m’explique.

Premièrement, si le mémo est authentique et que le plan de coup d’État étasunien a des chances de réussir, il est claire qu’il est avantageux pour Chavez  de perdre le référendum car le plan étasunien dépend de la victoire du «Si» pour être implanté. Chavez est donc en face d’une alternative: soit il perd le référendum et ne peux pas implémenter les réformes qu’il souhaite mais il reste en place et peux implémenter la majorité de ces réformes (sauf pour environs six d’entres elles: la possibilité de réélection indéfinie, la création de deux nouveaux types de propriété (mixte et collective), la possibilité de déclarer un état d’exception où certaines libertés seraient suspendues, plus de pouvoir aux conseils communaux et autre composantes du «Pouvoir Populaire» et  le changement à la hausse des pourcentages de la population requise pour demander des référendum) mais de faire face à une revers législatif temporaire et possiblement devoir céder le pouvoir dans cinq ans ou se voir reverser par un coup d’État orchestré par les États-Unis qui placeraient sûrement une marionnette au service de la classe dirigeante des ÉU à sa place au palais de Miraflores.  Personnellement, étant à sa place et ayant la possibilité de choisir, je choisirais clairement la première option, perdre le référendum.

Deuxièmement, comme pour le référendum  sur l’ALÉCA au Costa-Rica (quoique moins prononcé dans le cas du Vénézuela), les sondages, ont constamment montrer que le «Si» était en avance sur le «No» d’environs 10 points. La tendance était relativement stable, contrairement à ce qui se passait en même temps à Québec (qui a eu le vote le même jour avec un taux participation semblable) où Régis Lebeaume, dans son ascension fulgurante,  gagnait une dizaine de points sur sa plus proche rivale, Ann Bourget à chaque sondage successif. De plus, il ne s’est rien passer dans les deux dernière semaine qui justifierait un changement de la donne et la CIA estime elle-même qu’il est impossible de renverser la tendance. Plus significatif encore, les sondages de sortie des urnes rapportaient que le «Si» étaient gagnant avec une avance de 6 à points (la majorité des médias semblent avoir enlevé cette nouvelle de leur site mais en voici un rapporte ce fait: JDD), si l’on suppose que ces sondages avaient une marge d’erreur de 3,5% 19 fois sur 20 (comme la quasi totalité des sondages de ce type) et qu’ils prédisent que le «Si» allait le remporter à 53% contre 47% (la borne inférieur des sondages de sortie des urnes rapportés par les médias occidentaux) alors la probabilité que le «No» gagne est inférieure à 5% (4,3% plus précisément)! Statistiquement c’est donc assez peux probable que le «No» l’ait emporté surtout que les sondages à la sortie des urnes sont habituellement très fiables.

Traduction par COMAGUER du Mémo attribué à la CIA:

SUJET :

ETAT D’AVANCEMENT DE LA PHASE TERMINALE DE L’OPERATION TENAZA

L’auteur MICHAEL MIDDLETON STEERE fait référence à la directive 33623- g- 0217 qui a fixé le programme de l’opération et fait état de son développement

Scénario électoral

Comme indiqué dans le rapport précédent, les tendances des intentions de vote se maintiennent. Selon les diverses évaluations réalisées, y compris les nôtres le OUI a un avantage de 10 à 13 points (soit 57% pour le OUI et 44 % pour le NON). Ces estimations se situent dans le cadre d’une abstention qui avoisine 60 % des inscrits

Selon nos estimations cette tendance est irréversible à court terme, c’est-à-dire que dans les 15 jours qui viennent ces pourcentages ne peuvent pas être modifiés de manière significative.

D’un autre côté, la campagne publicitaire organisée par le PLAN (TENAZA) et les désertions dans les rangs gouvernementaux (PODEMOS-BADUEL par exemple)* ont permis de faire perdre à CHAVEZ 6 points par rapport à son niveau initial, comme cela s’était produit dans des campagnes précédentes où il avait démarré avec un avantage de 15 à 20 %. Cependant il faut s’attendre à ce que cesse leur impact ….

*(Podemos est un petit groupe politique qui avait soutenu CHAVEZ en 99 et BADUEL est un général aujourd’hui en retraite qui a tourné casaque.)

Donc le OUI va gagner mais le PLAN TENAZA a prévu diverses mesures pur faire face au succès du OUI, l’auteur les expose

Empêcher le référendum ou ignorer ses résultats même si dans le même temps on appelle à voter NON. Cette tactique peut paraître contradictoire mais dans la conjoncture électorale actuelle il est nécessaire de combiner ces deux tâches. Dans les jours qui nous restent nous pouvons intensifier les actions visant à empêcher le référendum et simultanément préparer le terrain pour en ignorer le résultat.

Dans la préparation de la non-reconnaissance des résultats du référendum, il est apparu important d’enraciner dans l’opinion l’idée de la victoire du NON et nous continuons à travailler dans ce sens avec les sondeurs que nous avons recrutés. Dans le même temps nous poursuivons une campagne soutenue pour le NON et nous travaillons à la critique de la COMMISSION ELECTORALE NATIONALE et à ses relations avec une série de tricheries de manière à créer dans l’opinion le sentiment de fraude. Dans ce but, nous insistons sur les faiblesses des listes électorales en relation avec une équipe d’experts d’universitaires dont la renommée académique rend crédible une manipulation des listes électorales. De la même façon on sème le doute sur la couleur des urnes et sur les machines à voter.

Dans ce contexte neutraliser le vote du 2 Décembre est consubstantiel avec la consigne VOTE ET RESTE SUR PLACE pour pouvoir susciter une explosion qui nous permette d’exécuter la directive du PLAN TENAZA. Sur ce dernier point, nous avons prévu avec les forces alliées de commencer à donner des informations dans les premières heures de l’après-midi du Dimanche 2 Décembre, en exploitant les premiers sondages dans les bureaux de vote. L’opération montée nécessite une coordination avec les médias au niveau international, comme prévu.

Suit un développement sur les difficultés rencontrées à faire travailler ensemble les divers groupes d’opposition à CHAVEZ et le détail sur ceux qui sont prêts en divers points du territoire à créer au soir du vote :

« Des foyers de contestation engendrant un climat d’ingouvernabilité qui culmine dans un soulèvement d’une partie substantielle de la population »

Cependant il nous parait raisonnable que ce travail opérationnel soit conduit par l’agence (NDT : la CIA) pour éviter des complications pour l’ambassade.

Les tâches immédiates de la phase terminale :

La combinaison des manipulations antérieures (empêcher le référendum, dénoncer la fraude, et occuper la rue) pour une issue victorieuse de notre opération requiert un effort diplomatique soutenu pour isoler encore plus CHAVEZ sur le terrain international, pour créer l’unité de l’opposition et chercher l’alliance des abstentionnistes et des votants du NON, pour augmenter la pression dans la rue dans les jours précédant le 2 Décembre , pour soutenir avec vigueur la propagande contre le gouvernement, exécuter les actions militaires de soutien aux mobilisations et déboucher sur les opérations préparées de nos forces cantonnées sur la base voisine (NDT : probablement en Colombie). Le soutien des équipes venant du pays vert et bleu est coordonné ainsi que l’action maritime depuis le pays bleu et les frontières avec le pays vert sont libres dans les points de passage déterminés.

(NDT :Le code pays n’est pas en clair mais il est probable que sont impliqués la Colombie, la Guyana où le Ministre de « l’attaque » US ROBERT GATES s’est rendu récemment et TRINIDAD ET TOBAGO pour la partie maritime)

L’auteur passe en suite en revue les actions programmées pour les manifestations de rue des étudiants d’opposition, programme qui a été effectivement mis en œuvre depuis et fait la liste de universitaires et universités privées qui les soutiennent

Comme vous le savez, un des objectifs de l’OPERATION TENAZA est de prendre le contrôle d’une partie du territoire et des institutions avec le soutien des citoyens mécontents dans un laps de temps compris entre 72 et 120 heures, délai estimé comme le minimum pour passer à la phase explosive dans laquelle s’inscrit le coup d’Etat militaire.

L’auteur souligne ensuite le rôle clé dans le futur coup d’Etat de la Garde nationale mais remarque qu’elle manque d’unité de commandement puis il indique, en bon fonctionnaire qu’il est, que les 8 millions de dollars qui ont été affectés aux actions de propagande ont pratiquement tous été dépensés et que pour d’autres versements il faudrait les faire sur un autre compte car le précédent a été identifié par le gouvernement vénézuelien.

P.S.

Source : COMAGUER

Pour finir, voici une petite image amusante trouvée sur flickr. À cause d’un positionnement malheureux de leur banderole, la banderole du parti Primero Justicia, accusé d’être une organisation de façade de la CIA par le gouvernement de Chavez (ceci et à prendre dans le contexte de la déclaration de Steere que «En este último aspecto debo informarle que de los $8 millones que fueron transferidos casi todo han sido gastado en propaganda, publicidad y contribuciones a algunas de las organizaciones de fachada.», i.e. les 8 millions de dollars ont été dépensés en propagande, publicité et versés à des organisations de façade), se lit «ERO CIA». Or, ERO, en espagnole, a pour définition: «Dans les potagers d’Aragon (Espagne), l’ensemble des terres, destinées à la culture de légumes.» À cause de ce positionnement malheureux donc, leur banderole se lit «POTAGER À LÉGUME CIA»!

ERO CIA

Note:

Ce texte pourrait peut-être laisser croire que j’appuie le «Si» du référendum. Ceci n’est pas le cas, comme le montre un texte repris sur ce blogue. Malgré le fait que je n’ai rien contre le fait qu’il n’y ait pas de limite à la réélection à la présidence (au Canada comme dans plusieurs autres pays il n’y pas de limites et ce n’est pas un problème) et que je soit favorable à certains article de la réforme (dont celui d’une retraite pour les travailleur/ses autonome et celui de la prise de contrôle de la banque centrale par le gouvernement) je suis profondément opposé à d’autres articles dont la hausse du pourcentage de votants requis pour déclencher des référendums, la possibilité de déclarer un État d’exception (c’est le genre de loi que passent Bush et Blair, quelle sorte d’alternative est Chavez s’il se met à les copier?!) et la création de propriété mixte qui légalise la reprivatisation à moitié du pétrole.

Note 2:

C’est vraiment étrange, on dirait que google image «censure» les images de Chavistas en rouge tenant des pancartes rouges avec une bulle disant «Si» que l’on voit tant dans les médias. Quand j’ai fait une recherche pour trouver des images pour ce texte (j’ai recherché «reforma venezuela»), je n’ai pas réussi à trouvé des images de pancartes «Si» sur google alors que les pancartes «No» sortaient par dizaines. J’ai finalement dû recourir à une recherche sur yahoo…



Vénézuela – USA

2 12 2007

Courriel reçu:

AN URGENT CALL TO ACTION FROM THE VENEZUELA SOLIDARITY NETWORK

( www.vensolidarity.net Email us at vsn@afgj.org. Call us at 202-544-9355 or 520-243-0381 )

SHOUT OUT FOR VENEZUELA: NOVEMBER 30TH THROUGH DECEMBER 7TH

TELL CONGRESS: NO US SPONSORED COUP ATTEMPT IN VENEZUELA

(Congressional contact info provided below)

Venezuela is under direct threat!!! New evidence has been uncovered about plans to overthrow the democratically elected government of Venezuela, and even to assassinate its president, Hugo Chavez. The time for American citizens who favor justice and non-intervention to spring into action is not the day after a coup, but the days before!

The Venezuela Solidarity Network is calling on Solidarity and pro-Democracy activists to participate in the NOV. 30 THROUGH DEC. 7TH SHOUT OUT FOR VENEZUELA!

DEMAND THAT CONGRESS:

1) Intervene to stop US violations of Venezuelan sovereignty by the State Department and the CIA;

2) Respect the electoral decisions of the Venezuelan people;

3) Investigate recent evidence of a US sponsored and directed plot to overthrow the democratically elected government of Venezuela;

We are urging solidarity and pro-Democracy activists everywhere to call, email, and/or visit your members of the House and Senate and the US State Department and demand that there be NO US SPONSORED AND FUNDED, CIA DIRECTED, COUP ATTEMPT AGAINST THE PEOPLE AND GOVERNMENT OF VENEZUELA.

We are urging non-US citizens to also contact US Embassies and Consulates. Please email AND call Congress. While emails alone are less effective, emails combined with phone calls and/or visits to Congressional and other government offices are a powerful strategy to get the word out.

SAMPLE EMAIL TO CONGRESS (CUT, PASTE, AND SEND!):

The Honorable (full name)

United States House of Representatives/United States Senate

Washington DC 20515

Dear Representative/Senator (last name)

I am writing you to express my urgent concern about plots already underway to overthrow the democratically elected government of Venezuela — plots which are being coordinated with sectors of the US government. Most distressing is the recent uncovering of a memo from CIA Officer Michael Middleton Steer to the CIA Director General Michael Hayden outlining details of “Operation Pliers”, an effort to interfere in the Dec. 2nd vote on constitutional reforms in Venezuela, and to encourage a coup against the Venezuelan government. The memo indicates that as much as $8million dollars, funnelled through USAID, have been given by the US government to finance the opposition’s campaign against the reforms. The memo details strategies for interfering with and discrediting the vote, and calls for steps to be taken that would lead to an overthrow of the Venezuelan government, including support provided from US military bases in Curacao and Colombia.

This is just one piece of evidence recently uncovered indicating preparation for a US sponsored coup. Others include CNN briefly showing a picture of President Chavez with a caption that read, “Who killed him?. Supposedly it was a technical error. There have also been reports that at a recent rally a laser pointer appeared on Chavez’ chest and head, and recently a cache of weapons and US military uniforms were found at a private residence in Caracas.

There is one fact that every Congress person and every citizen in the United States of America needs to know: democracy is alive and well in Venezuela. Whether we like it or not, the current government of Venezuela is an elected and popular government. Its elections have been certified by a number of international bodies, including the Carter Center, the Organization of American States, the European Union, and the NAACP. Any attempt by the US to support an overthrow of the Venezuelan government would be interpreted by the world as an assault against democracy and an abandonment of democratic principles.

I am writing to demand that you, as a representative of the people, take action NOW to contact the CIA, the State Department, USAID, and the Bush administration and let them know that nother US sponsored coup attempt in Venezuela is unacceptable. Furthermore, I am writing to demand that a Congressional investigation be undertaken regarding this memo and other violations of Venezuela’s sovereignty.

Here are some informative links that will help you better understand the current situation in Venezuela.

Regarding the current US sponsored threats to Venezuelan democracy:

http://www.huffingtonpost.com/stan-goff/the-cia-plan-to-destabili_b_74557.html

http://www.globalresearch.ca/index.php?context=va&aid=7475

For accurate information about the Constitutional Reforms:

Democracy Still Alive and Well in Venezuela,

http://www.cepr.net/content/view/1366/45/

What is Venezuela’s Constitutional Reform Really About,

http://venezuelanalysis.com/analysis/2890

Venezuela’s Constitutional Reform: An Article by Article Summary

http://venezuelanalysis.com/analysis/2890

Sincerely,

(Your name and address)

HOW TO CONTACT YOUR SENATOR, REPRESENTATIVE, AND THE WHITE HOUSE

CALL THE CAPITOL SWITCHBOARD TOLL FREE AT:

1-800-828-0498

1-877-210-5351

1-800-614-2803

1-866-340-9281

TO EMAIL YOUR REPRESENTATIVE, FOLLOW THIS LINK:

http://www.house.gov/writerep/

TO EMAIL YOUR SENATOR, FOLLOW THIS LINK:

http://www.senate.gov/general/contact_information/senators_cfm.cfm

FOR DETAILED CONTACT INFO FOR REPRESENTATIVES AND SENATORS,INCLUDING INFO ON LOCAL OFFICES:

http://www.congress.org/congressorg/directory/congdir.tt

TO CONTACT THE STATE DEPARTMENT:

202-647-4000

To email the State Department:

http://contact-us.state.gov/cgi-bin/state.cfg/php/enduser/ask.php?p_sid=aGhMO-Ri&p_sp=cF9zcmNoPSZwX3NvcnRfYnk9JnBfZ3JpZHNvcnQ9JnBfcm93X2NudD0xMTEmcF9wcm9kcz0mcF9jYXRzPSZwX3B2PSZwX2N2PSZwX3NlYXJjaF90eXBlPWFuc3dlcnMuc2VhcmNoX25sJnBfcGFnZT0x

TO CONTACT THE WHITE HOUSE:

202-456-1111/202-456-6213

Or email President Bush at president@whitehouse.gov



The Empire in Africa – Trailer

25 11 2007

The rebels who started the civil war in Sierra Leone 15 years ago wanted only one thing: to reclaim the richness of the country from foreign corporations in order to end the exploitation of its people. In response, the international community decided to wage a war on this country, with bombs, executions, torture, rigged elections and manipulation of the international media. This created one of the worst humanitarian disasters of the 20th century.

http://www.theempireinafrica.com/ 

CHRONOLOGY OF A DISASTER: SIERRA LEONE

  • The area, now known as Sierra Leone was populated by the Temne people when the first Portuguese navigator arrived in 1460. The name Sierra Leone refers to the shape of the mountain, which can be seen when arriving at the coast, which looks like a lion.
  • Slave trade started around 1500.
  • Around 1550, a large number of Mande people came from Liberia and found refuge in the southern part of what is now Sierra Leone.
  • In the 19th century, formers slaves, freed from their North American masters, were repatriated to Africa and brought to Sierra Leone where they founded the free colony of ‘Freetown’. By 1865 more than 50,000 former slaves had been brought to Freetown.
  • In 1896, the British government declared Sierra Leone a British protectorate to counter the progression of the French in West Africa.  In 1898, the British government imposed  a ‘hut tax’ to generate revenues for the expenses incurred in the management of the colony.
  • In 1908 the British government established a naval base in Freetown, securing their claims.
  • In 1961 Sierra Leone was recognized as an independent country and a prime minister was “appointed” by the British Consul. Over the next three decades, several coups and counter-coups followed between the pro-western interests who controlled the majority of the Sierra Leonean economy and the Pan-Africanist forces who wanted Africa to be returned to the Africans.
  • The pro-western interests won, establishing a one party rule under the dictator Siaka Stevens  and the other dictator Joseph Saidu Momoh who succeeded the former in 1986.  These men secured the control of the economy for the pro-western interests.
  • Although Sierra Leone is a very rich country, the foreign corporations continue to export all the profits from the exploitation of the country’s natural resources (diamonds, minerals, agriculture, tourism, etc.) abroad, leaving the country on the brink of starvation.
  • In response to this situation, a group of men take up arms to fight the foreigners and their puppets who run the country, in order to take back the wealth for the people of Sierra Leone.  The rebel group is the RUF or Revolutionary United Front.
  • In July 1991 the rebels of the RUF control 1/5th of the country. They terrorize civilians, accusing them of supporting a system that exploits them. Their motto is; “No More Slaves, No More Masters. Weapons to the People. Power and Wealth to the People.” They meet a weak resistance of the Sierra Leone army.
  • In 1993, a peace-keeping force was created by ECOWAS (The Union of West African States) and financed by the UN to intervene against the rebels.  Thousands of Nigerian soldiers were sent into Sierra Leone to be part of such peace effort.
  • The deterioration of conditions within the Army and the realization of the rebels’ motives forces the soldiers to join the rebels.
  • Starting in 1995, the pro-westerners create an independent militia known as Kamajor to protect their rights and fight the rebellion. The Kamajors brutally spread the war throughout the country.
  • By October of the same year, the RUF troops are now in control of one-third of the country and advance towards the capital, Freetown. A large portion of the regular army has joined the rebels in the field.
  • The government is completely inefficient and relies more than ever on the 2000 Nigerians based in Sierra Leone. In order to support them, it hires the South African mercenaries of “Executive Outcomes,” a company that specializes in commando operations. They are paid through diamond mine concessions.
  • January 1996: Based on the total inefficiency of the government and the degradation of the country, Corporal General Julius Maada-Bio seizes power in a coup d’état. He is convinced of the need to share the power with the RUF and obtains a cease-fire. The international community adamantly opposes this partnership with the RUF, since the RUF’s politics are opposed to the interests of the western world. The international community imposes an election while the country is in the middle of a brutal civil war which will clearly prevent people from being able to vote.
  • Seeing it as a maneouver from the international community, the RUF refuses the idea of election until peace is restored in the country. Despite the extreme violence, which followed the announcement of the elections, an electoral commission is put in place by the UN. The international community chooses Hamad Tejan Kabbah, a former U.N. executive, as its candidate, in order to protect their interests, as is now the case in several third-world countries.
  • March 15, 1996: Ahmad Tejan Kabbah wins the election.
  • Independent analysis of the polling results proved that the UN representatives manipulated the results in favor of Kabbah.
  • The hard line taken by President Kabbah, unleashes extreme violence between the different factions all over the country. Faced by such violence which starts to appear in mass media around the world the international community forces Kabbah to make peace with the RUF and the army.
  • February 1997: Despite RUF leader Foday-Sankoh’s signature of the peace agreement he is arrested and jailed with other RUF members and army officers. This is a political maneuver of President Kabbah and his allies to ignore the peace agreement, break the RUF rebellion and the resistance of the Sierra-Leone Army.
  • On May 25, 1997 the Sierra Leone Army leads a coup d’état and opens the prisons to free their men as well as the RUF members. They open the rice warehouses, which belong to private companies and humanitarian organizations and let starving people help themselves.
  • The head of the army frees Foday-Sankoh and names him second-in-command of the government of a unified A.F.R.C.(Sierra Leone army)  – RUF
  • Following the embargo imposed by ECOWASagainst the new government, the UN votes the Resolution 1132 on October 8, 1997. This resolution prevents trading of arms and oil with Sierra Leone. The ECOMOG bombard all ships transporting everything including food in contravention of the UN resolution also killing numerous civilians.
  • Over 200,000 people leave Freetown. The price of food increased astronomically and many families can only afford one meal per day. They cannot even count on humanitarian aid, which doesn’t reach Freetown anymore as ordered by President Kabbah and UK Ambassador, Peter Penfold.
  • President Kabbah, in exile, negotiates with a Thai banker. The banker will finance a counter coup d’état up to 10 million dollars in exchange for Sierra Leone diamond mining concessions estimated at 150 million dollars. On the suggestion of UK Ambassador Peter Penfold, mercenaries from Sandline, a sister company of Executive Outcomes, are put in charge of the operation.
  • February 1998: with the help of Sandline mercenaries, the ECOMOG forces launch an offensive to take back Freetown. Nigerian Alpha jets drop numerous cluster bombs, forbidden by international law, transforming entire cities into ghost towns.
  • The UN was questioned on this subject and answered that the embargo was not violated. However, two months later, Resolution # 1171 dated June 5, 1998 is passed. It specifies that the weapons embargo in Sierra Leone only applies to non-governmental forces, when it originally applied to all factions.
  • December 1998 – The rebels and the army have formally united as, The People’s Army, and are entering Freetown. They attack the ECOMOG troops forcing them to withdraw to one-third of the city.
  • The rebel rampage allows the government to continue its propaganda campaign. They try to blame the RUF soldiers for the violence, painting them as these new barbarians responsible for all the suffering of the Sierra Leone people.
  • The international community and President Kabbah’s government come under fire from the media, which publicizes amputations of civilians and the atrocities committed by the forces loyal to the government.
  • Fearing that the situation will worsen and the truth of the crisis will be revealed, Kabbah’s government is forced to sign a peace treaty and enforce it.
  • February 1999:  The ECOMOG forces are reinforced by troops from Mali. The rebels are violently expelled from Freetown. The confrontations leave 6000 dead and a devastated city.
  • July 1999:  President Kabbah goes to Lome in Togo to sign the peace treaty with Foday-Sankoh, who has been recently released and pardoned. This treaty includes the sharing of power with the RUF as it had been proposed in the past by Maada-Bio and Johnny-Paul Koroma. Kabbah’s government will include four ministers from the RUF. One of the first decisions imposed by them, will be the cancellation of mining licenses held by foreign companies.
  • May 2000: Foday Sankoh’s bodyguards together with UN peacekeepers fire on a crowd outside Foday Sankoh’s home. Kofi Annan declares Foday Sankoh personally responsible for the incident. President Kabbah order the arrest of all RUF hierarchy including ministers of his government in violation of the peace agreement.
  • Most of the RUF hierarchy die in prison from “unknown causes.”
  • May 2005: President Kabbah is still in power in Sierra Leone, the natural resources are still controlled by foreign companies and Sierra Leone is now the poorest country in the world.



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