Film de la semaine: Histoire secrète du Biafra

9 02 2008


histoires secretes du biafra
envoyé par sur_vivant



Statistiques du mois de novembre

19 12 2007

Les dix billets les plus consultés de novembre:

1) Le système bancaire à reserve fractionnelle: la privatisation de l’argent partie I

2) La Croix Rouge aurait volé les victimes de Katrina.

3) Carlyle, les Desmarais et le toujours corrompu Sarkozy

4) Une super bonne technique de propagande: semer le doute

5) La privatisation de l’argent: une introduction

6) L’eau en bouteille de Pepsi, Aquafina, est de l’eau du robinet

7) L’armée française se masse aux frontières du Soudan

8) Xavier Caféïne censuré

9) L’arche de Zoé, que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère

10) Gécamines: un colonisateur à peine chassé qu’un autre arrive

Les pages consultées par certaines institutions:

Mairie de Paris (Bien le bonjour très cher(ère) fidel(èle) lecteur(rice) de la Mairie de Paris!):

Est arrivé sur ce blogue directement.

A visité les pages:

Fidelity Investments:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour « rfid tunis » et via netvibes.com.

A visité les pages:

La Banque mondiale:

Est arrivé sur ce blogue directement, via le cmaq, et via un compte courriel hotmail.

A visité les pages:

BNP- Paribas:

Est arrivé sur ce blogue via le cmaq, et en cherchant « axa brookfield », « banque populaire r+ », « eni retail congo », « incident bnpparibas en afrique » (hmmm… cherchent-ils à savoir si leur exploitation de l’Afrique est connue?) et « soudan bnp paribas » (ah.. la BNP ferrait-elle partie de la déstabilisation du Soudan? Ce ne serait pas surprenant vu leur affinité avec Total et Power Corporation.).

A visité les pages:

Ministère de la Justice du Canada:

Est arrivé sur ce blogue en recherchant « desouches cour des comptes », « francophonie desouches cour des comptes » et « ddhp francophonie ». Se pourrait-il que les pots-de-vins peut-être versés par Christine Desouches, déléguée aux droits de l’homme et à la démocratie à l’Organisation internationale de la Francophonie, anciennement chargée de mission au Cabinet du ministre de la Coopération et qui a obtenu un doctorat honoris causa l’an dernier de l’UdeM, aient été découverts par le Ministère de la Justice?

A visité les pages:

Airbus (EADS):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: « »le point » editorialiste polytechnicien second atalli», «conflit+1970+monde+carte», «eads cameroun», «situation geopolitique de monde en 1970».

A visité les pages:

Google:

Est arrivé sur ce blogue directement et en cherchant pour: «comprendre le monde avec les choses simple».
A visité les pages:

Ministère des relations internationales du Québec:

Est arrivé sur ce blogue via le regroupement de blogues gauchistes ainsi qu’en cherchant pour: «fta europe korea» et «histoire secrete de lazard freres».

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Total S.A.:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: « »documentaliste » exxon mobil petrole», «boycott total oil», «compagnies petrolieres saudi arabia», «putin + participation aux conférences 2008 + pétrole & gaz».

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EDF:

Est arrivé sur ce blogue directement et en cherchant pour: «organigramme bnp paribas usa».
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Ministère des Finances Bèlge:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «comprendre le systeme bancaire».

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Société Générale:

Est arrivé sur ce blogue via le cmaq et centpapiers ainsi qu’en cherchant pour: «de beers rothschild», «hugo boss armee allemande» et «banque centrale de madagascar histoire».

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Banque Populaire:

Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «comores bnp» (normale, Banque populaire va acheter les parts de BNP dans la seule banque commerciale des Comores: BIC.).

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Caisse de dépôt et de placement du Québec

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «goldman sachs myanmar» (La caisse de dépôt songerait-elle à ne pas investir dans la junte sanguinaire au pouvoir au Myanmar?).

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Crédit Agricole:
Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «bilderberg afrique», «conduit siv», «Bénin» et «euroclear».

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Cowen & Co (banque d’investissement):

Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «vernon angola corruption» (hmm… la compagnie Vernon Angola serait corrompue semble-t-il…).

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Ministère des Affaire étrangères Belge:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «tenke fungurume revisitation» et «tenke fungurume umicore» (hmm… le ministère des affaires étrangères belge se soucierait-il du pillage du Congo-K par ses ressortissant ou cherche-t’il plutôt à les aider contre leurs compétiteurs?).

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SOFEMA:
Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «sofema».

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Dow Chemical:

Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «Dow Chemical».

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BAE (le plus gros producteur d’armes britanique):

Est arrivé sur ce blogue directement.

A visité les pages:

Banque Piguet (appartient à la Banque Cantonale Vaudoise à 83%):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «UBS sudan» (Beaucoup de banques semblent s’intéresser au Soudan…).

A visité les pages:

Bechtel:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «bechtel en guinée conakry» (Bechtel construit une usine d’aluminium en Guinée pour BHP-Billiton et Dubaï Alu. ).

A visité les pages:

Chambre des communes du Canada:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «keith harmon snow and rwanda» (snow est l’auteur de l’article sur le congo:Behind the War on the Congo).

A visité les pages:

http://www.fsausomali.org/fileadmin/template/main/themes/images/CARE_logo.jpg ONG CARE (Atlanta, leur siège social):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «barrick care» (J’imagine que c’est «Barrick Gold» une des compagnies minière qui commet des atrocités aux Congo-K, CARE collaborait-il avec Barrick Gold? La réponse est OUI. ).

Commission Européenne :

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «résultats dernières élections rdc».

A visité les pages:

Hermes:
Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «ripplewood».

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Natexis (COFACE) (appartient à la Banque Populaire):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «histoire de jp morgan».

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The image “http://content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/1/1a/100px-Gdf_logo.gif” cannot be displayed, because it contains errors.GDF :
A visité les pages:

The image “http://www.apisq-qcga.ca/english/images/Logo/logo_gaz-metro.gif” cannot be displayed, because it contains errors.GazMétro:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «Rabaska Carlyle». GazMétro est un des partenaires du Projet Rabaska…Le Groupe Carlyle ne parait pas sur le site du projet, mais se pourrait-il que le Groupe Carlyle soit derrière le projet aussi??

A visité les pages:

http://www.coresecurity.com/files/images/clients_2006/energy_utilities/hydro_quebec.gifHydro-Québec:

A visité les pages:

http://www.bcs.org/upload/img_200/jpmorgan.jpgJP Morgan Chase:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: « »tax evasion » malta».

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http://mobilephonedevelopment.com/wp-content/images/kpmg.gifKPMG:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «géopolitique bénin».

A visité les pages:

The image “http://www.rlrs.ca/francais/aboutus/images/brookfieldlogo.gif” cannot be displayed, because it contains errors.Médisolution:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «medisolution+comments».

A visité les pages:

Ministère des Affaires étrangères de France:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «xianyang sarkozy».

A visité les pages:

http://www.fiskobel.com/iusr/links/LINK70290200412021035PM.gifMinistère de la Justice Belge:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «george forrest tanzania china». Wow! Il semble que le ministère de la justice belge s’intéresse à George Forrest, leur ressortissant sans scrupule, qui pille l’Afrique! Espérons que ce n’est pas pour le protéger!

A visité les pages:

http://www.mosrp.uh.edu/images/PETROCHINA.jpgPetrochina:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «’block c + sudan’».

A visité les pages:

Bureau du conseil privé (bureau du Premier Ministre du Canada): Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «histoire petrole map» .

A visité les pages:

http://www.projections.be/images/references/rw.gifRégion Wallonne:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «position belgique résolution onu 1756 rdc» .

A visité les pages:

http://www.politicalresources.net/senat-be.gifSénat de Belgique:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: « »résolution 1756 du conseil »» .

A visité les pages:

http://www.webdrain.com/afbeeldingen/20051114_sns_bank.gifSNS Bank N.V.:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «at&t tantalum congo» . AT&T serait-il impliqué dans les attrocités au Congo?

A visité les pages:

http://www.haiticulture.ch/images/ch_small.GIFGouvernement Fédéral Suisse:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «fausse conférence de presse incendie fema» .

A visité les pages:

https://www.satotravel.com/images/travelResources/stateDept.gif US State Departement:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «strategic resources corporation south africa» . Hmm… le département d’État ferait-il appelle aux services de ces mercenaires?

A visité les pages:

The image “http://content.answers.com/main/content/wp/en-commons/thumb/0/09/50px-Un-flag-square.png” cannot be displayed, because it contains errors.ONU (NYC et Genève):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «gaz petrole 8-10 septembre 2007» et .

A visité les pages:

Par ailleurs, plusieurs personnes se rendu ici après avoir fait une recherche pour Benjamin de Rothschild en prison. Ça ma surpris, j’ai donc fais la même recherche et en effet, à partir de sa résidence non loin de celle du président de la république française, il s’amusait à viser une policière avec sont fusil muni d’un pointeur laser, ce qui blessa la cornée de la policière:

Le baron Benjamin de Rothschild remis en liberté

samedi 29 septembre 2007 10h44

L’information avait été révélée par Europe 1… Benjamin de Rothschild a passé la journée de vendredi en garde à vue à Paris. Le baron a finalement été remis en liberté en fin d’après-midi. Il est accusé d’avoir blessé une gardienne de la paix en l’aveuglant avec un stylo laser d’après la version officielle. Mais, selon nos informations, il aurait utilisé un fusil à visée laser. Le baron aurait finalement présenté ses excuses à la policière.

Le fils de Nadine de Rothschild a été laissé libre après une journée de garde à vue à Paris. Le baron de 44 ans était mis en cause dans le cadre d’une enquête sur une blessure effectuée à une gardienne de la paix, à l’oeil.Le banquier a avoué lors de sa garde à vue avoir malencontreusement ébloui la jeune femme, avec un stylo laser. Toutefois selon notre correspondant sur place, il aurait utilisé un fusil à visée laser. Enfin, le riche héritier assure qu’il n’a pas délibérément visé la policière. Le baron a, par l’intermédiaire de son avocat, « présenté ses excuses à ce gardien de la paix ».

Les faits s’étaient déroulés tôt vendredi matin. Une policière de faction dans la rue juste à côté de l’Elysée avait ressenti une brûlure à l’oeil droit, tout en distinguant une lumière, depuis une fenêtre du 10, rue de l’Elysée, adresse de l’hôtel particulier de Benjamin de Rothschild. Le baron avait ensuite été interpellé.

La gardienne de la paix souffre de brûlures. Elle a une petite lésion de la cornée à l’oeil droit, qui lui vaut 5 jours d’arrêt de travail.



Film de la semaine: Kanehsatake – 270 ans de résistance

15 12 2007

Note:
Le projet d’agrandissement du terrain de golf fût finalement abandonné.



Léopold II: Génocide au Congo

5 12 2007


genocide_congo
Uploaded by caidland
Il est à noter qu’Arte peut se permettre ce film car cela fait une centaine d’années que Léopold II est mort mais le génocide au Congo ne s’est pas arrêté avec la mort de Léopold II. Enviant à la Belgique les richesses du Congo, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, la Chine, Israël, le Liban, l’Australie etc. se sont mis de la partie et participent actuellement au génocide lucratif en RDC [voir 1 2 3 4] (en fait c’est la communauté internationale toute entière qui viole le Congo), génocide qui de par son envergure éclipse même l’Holocauste de la Seconde Guerre et le Génocide rwandais: depuis 1998 seulement, entre 3 millions et 5 millions de personnes sont mortes des conflits au Congo, plus de 17 000 enfants soldats ont été recrutés et le viole des femmes est devenu systématique. Voici un extrait de congopanorama à ce sujet:

Rape has become a defining characteristic of the five-year war in the DRC, according to Anneke Van Woudenberg, the Congo specialist for Human Rights Watch. So, too, has mutilation of the victims.

« Last year, I was stunned when a 30-year-old woman in North Kivu had her lips and ears cut off and eyes gouged out after she was raped, so she couldn’t identify or testify against her attackers. Now, we are seeing more and more such cases, » she says.

As the troops of coccupation from Rwanda and Uganda constantly sought new ways to terrorize, their barbarity became more frenzied.

I, too, was sickened by what I saw and heard. In three decades of covering war, I had never before come across the cases described to me by Congolese doctors, such as gang-rape victims having their labia pierced and then padlocked.

« They usually die of massive infection, » I was told.

Based on personal testimonies collected by Human Rights Watch, it is estimated that as many as 30 percent of rape victims are sexually tortured and mutilated during the assaults, usually with spears, machetes, sticks or gun barrels thrust into their vaginas.

Increasingly, the trigger is being pulled. About 40 percent of rape victims, usually the younger ones, aged 8 to 19, are abducted and forced to become sex slaves.

« The country is in an utter state of lawlessness; it’s complete anarchy, » says Woudenberg. « In this culture of impunity, people know they can get away with anything. Every armed group is equally culpable. »

In the Congo, rape is a cheaper weapon of war than bullets. Experts estimate that some 60 percent of all combatants in the DRC are infected with HIV/AIDS. As women rarely have access to expensive antiretroviral drugs, sexual assaults all too often become automatic death sentences.

Médecins Sans Frontières operates five health clinics offering antiretrovirals in the conflict zone of northeastern DRC, but many women don’t know about the drugs and cannot travel safely to the centers. Moreover, according to Helen O’Neill, a nurse who set up MSF’s sexual-violence treatment program, such drugs must be taken within forty-eight to seventy-two hours of the rape to prevent infection.

If a woman has been exposed to the virus, the treatment is 80 percent effective. But in the Congo, rape victims who are not captive sex slaves must walk for days or weeks, often with massive injuries, and risk new capture by roving rebel bands, before reaching assistance.



Iraqi MPs demand timetable for withdrawal of US troops

28 11 2007


Iraqi MPs demand timetable for withdrawal

Is the U.N. troop mandate defying Iraqi law?

Thursday November 22nd, 2007

Raed Jarrar is an architect and political analyst currently based in Washington DC. He was born in Baghdad and spent most of his life in Iraq, where he obtained his first degree in architecture at the University of Baghdad. He also founded an NGO called “Emaar” that carried out community work in Baghdad.

James Paul has been Executive Director of Global Policy Forum since its foundation in late 1993. He is a prominent figure in the NGO advocacy community at the United Nations and a well-known speaker and writer on the UN and global policy issues. Born in New York City, he earned a B.A. from Harvard College, M.A. from Oxford University, and his Ph.D. from New York University in 1975 with a specialty in comparative politics.



Film de la semaine: Crimes économiques dans les Grands Lacs Africains

24 11 2007


Notes:

  • Gécamine est la plus grosse société minière d’État du Congo
  • La MIBA est la société minière d’État du Congo pour le diamant
  • Phelps Dodge est une filière de Freeport-McMoran Copper and Gold
  • Sengamine est détenue à 85% par First African Diamonds Ltd qui a, par la suite, changé son nom en Entreprise Minière du Kasaï-Oriental SARL ou EMIKOR, c’est une société appartenant à Mike Nunn (anciennement chez De Beers) qui détient aussi Afgem, Amari Holdings, Xceldiam et Tanzanite One.

Voici des explications de Congolite:

Mines : des milliards de boni pour le « quatrième pillage »

25 juillet 2006 – Au lendemain de la ratification par le gouvernement de Transition du contrat controversé de Kinross Forrest Limited (KFL) sur les riches installations de la Gécamines à Kamoto, George Forrest prit l’ avion pour le Canada. Il avait créé spécialement KFL, basée aux Iles Vierges Britanniques pour négocier en montrant comme partenaire principal la Kinross Gold où oeuvrait Arthur Ditto. Il se produisit alors une chose extraordinaire. Kinross Gold ne fit pas état de cet important contrat, mais la firme aurait découvert subitement que le projet minier congolais portait sur le cuivre et le cobalt et lui était incompatible parce qu’elle était spécialisée dans l’or. Instantanément, KFL fut revendue à Balloch Resources, une minuscule société d’exploration minière qui avait l’avantage d’être cotée à la bourse de Toronto. Balloch changera son nom en Katanga Mining Limited (KML) et remplacera complètement Kinross Forrest Limited comme partenaire de la Gecamines dans la joint venture Kamoto Copper Company (KCC). Le titre en bourse de KML se mit à grimper vertigineusement, et il fut décidé d’allouer à KFL le bénéfice de 570 millions de dollars en représentation de la valeur de KFL dans le projet de KCC.Cette transaction a été achevée au moment de la remise et reprise des mines et installations par la Gécamines. Indication : les nouveaux investisseurs, ou « mining jackers », n’ arrachent pas uniquement des contrats déséquilibrés qui leur assurent jusqu’à 75 % de bénéfices plantureux sur des dizaines d’années, une situation que Colette Braeckman a qualifiée de « troisième pillage ». Ces affairistes réalisent de plantureux profits immédiats en boursicotant leur portefeuille garni presque exclusivement par les apports gratuits de la Gécamines ou de la Miba. Ceci est clairement illustré par la similitude des courbes des cotations en bourse des sociétés qui n’ont même pas encore commencé à opérer sur le terrain. Il y a même des OPA hostiles. Il existait des soupçons sur les intentions réelles du « mining jacking », voilà que les chartes boursières et le volume des transactions financières dévoilent cette course à la spéculation et à l’enrichissement. Ce qui est bonifié, c’est la perspective de la bonne affaire et le gouffre abyssal entre la dépense d’investissement et la rémunération exceptionnelle. Tout se passe comme si le Congo était comme un vulgaire tableau ramassé à bas prix au marché aux puces pour être revendu dans les galeries d’art à sa véritable valeur d’une toile de maître. Le Congo est l’ objet d’ un capitalisme sauvage et victime consentante d’un « quatrième pillage ».

Katanga Mining Limited

Le « premier pillage » avait été réalisé sous Mobutu. Monsieur Robert Crem l’a évoqué en ces termes : « j’ estime que le préjudice subi par la GECAMINES, de 1967 à 1984, s’ est chiffré entre 3 et 4 milliards de dollars américains au profit des sociétés du groupe de la Société Générale de Belgique et entre 4 et 5 milliards de dollars américains prélevés par le Pouvoir, par toutes sortes de ponctions et de commissions occultes. En un mot, le groupe SGB et le Pouvoir s’ étaient partagés la « bête »!!! un terme utilisé par un administrateur belge ». En février 1990, Mobutu et la bande à Kengo Wa Ndondo s’ emparèrent de 500 millions de dollars américains des réserves financières de la Gécamines en échange de la démocratisation.

Anvil Mining Limited

Le « second pillage » a été l’oeuvre de Laurent Désiré Kabila qui inaugura le système de rémunération des factures et primes de guerre en ressources naturelles et autres formes de richesses. Il a littéralement vendu le pays et pavé le chemin pour le Rwanda, l’Ouganda et toutes les hordes de pilleurs qui ont déferlé sur le pays depuis 1997. C’ est sur ce second pillage que le Panel de l’ ONU s’était penché. Le rapport de 2002 en a fait une évaluation en ces termes : « le réseau d’élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles– les diamants, le cobalt, le cuivre et le germanium – se trouvant dans la zone tenue par le Gouvernement. Au cours des trois dernières années, ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu’il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public de la République Démocratique du Congo ».

Rubicon Minerals

Le « troisième pillage », dénoncé notamment par les ONG et Le Monde Diplomatique, a porté sur les nouveaux contrats signés à la hâte en cours de période de Transition. Ces conventions ont engagé les avoirs miniers de la Miba (diamant) et de la Gécamines (cuivre, cobalt, cassitérite, germanium, zinc, etc.). Rien qu’à la Gécamines, on a bradé 55 % de ses gisements à Kolwezi (Kamoto, Kov, Dima, Dikuluwe, Ruwe, etc.) valant 176 milliards de dollars, ses 31 % à Tenke et Fungurume pour la valeur de 95 milliards, sans oublier des joyaux importants du restant de se 14 % des mines à Likasi, Lubumbashi et Kipushi et évalués à 44 milliards de dollars américains. A ces réserves minérales, qui auraient dû être négociées pour 300 milliards de dollars, s’ajoutent les valeurs des installations industrielles, des infrastructures, fonds de commerce technique, etc. L’ addition est lourde. Le  » troisième pillage » est profond et fondamental.

Nikanor

Côté congolais, les « mining jackers », ou prétendus investisseurs et arracheurs de contrats, ont soutenu que Miba et Gécamines n’avaient pas d’ argent. Mais ils ont avoué qu’ ils en étaient également dépourvu, en promettant qu’ ils rechercheraient les fonds nécessaires. L’ incapacité financière des Miba et Gécamines était momentanée, car il aurait suffi d’une meilleure gestion pour réaliser des auto-financements ou emprunter auprès de Bailleurs de fonds des capitaux modestes qui se remboursent en moins de cinq années. De plus, les partenaires étrangers ont soutenu que les gisements non exploités n’ ont aucune valeur négociable, ce qui a convaincu les autorités de la Transition à les remettre quasi gratuitement. Les mêmes ont aussitôt étalé ces mêmes ressources minières pour obtenir et garantir des prêts, attirer des acheteurs de leurs droits d’ exploitation et encaisser des plus values colossales. Ce faisant, ils ont bel et bien négocié à l’extérieur les valeurs minérales congolaises. Car ce sont TOUS les bénéficiaires des contrats qui les ont immédiatement revendus. Et de bien entendu, ces cessions des valeurs congolaises n’ ont pas été gratuites. Mais ni Miba, ni Gécamines propriétaires des avoirs négociés n’ont encaissé un penny.

Adastra Minerals

La zimbabwéenne Oryx Natural Resources, agissant par sa filiale African Mining Investment Ltd. (AMIL), a revendu ses 80 % dans la Sengamines au Sud-Africain Mike Nunn, à travers First African Diamonds Ltd. Depuis, Sengamines est devenue « EMIKOR » (Entreprise Minière de Kasai Oriental SARL). La Miba qui avait été dépouillée de la concession kimberlitique n’ a rien touché de la revente de sa concession de 800 KM2 et que Oryx avait évaluée à 2 milliards de dollars US. Deux autres zimbabwéens ont revendu leurs acquisitions congolaises gratuites. 64 % de Shaford Capital de Billy Rautenbach ont été vendus à CAMEC (Central African Mining & Exploration Company) pour 80 millions de dollars au nez et à la barbe de la Gécamines partenaire à 20 % dans Boss Mining. Tremalt Limited de John Bredenkamp a été rachetée par Dan Gertler International (DGI) avec la particularité que le zimbabwéen n’ a jamais investi véritablement, tandis que la Gécamines maintenue à 20 % dans Kababankola Mining Company n’a même jamais touché de dividendes. On retrouve Dan Gertler avec 75 % dans le contrat DRC Copper Project (DCP) pour la fameuse mine KOV de la Gécalmines. Gertler a aussitôt évaluée la mine à 2 milliards de dollars américains permettant à la société NIKANOR de lever 400 millions de dollars à la bourse AIM de Londres et d’ obtenir la capitalisation boursière la plus importante avec un poids de 1,2 milliards de dollars US. La Gécamines avec ses 25 % n’ a pas bénéficié du moindre sou, alors que cette flambée des valeurs lui est due entièrement et pleinement.

Lundin Mining

Lundin Holdings Limited avait vendu à Phelps Dodge ses 55 % dans Tenke Fungurume Mining (TFM) en empochant une valeur boursière multipliée par 7. Mais, en prime, Lundin s’est vu octroyer par le gouvernement de Transition une rallonge de 24,75 % prélevés sur la participation de la Gécamines qui a été réduite de 45 à 12,5 % du capital de TFM. De la jungle des affaires a surgi Tiger Resources, associée à Orgaman de Damseaux qui a rachète les 60 % de l’ association avec la Gécamines dans la Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK) et les 60 % dans SEK (Société d’ Exploitation de Kipoi). La société Demourra a vendu les 80 % de participation dans Société Minière de Kolwezi (SMK) à Anvil Mining pour la mine souterraine et à Chemaf pour la partie supérieure sans retombées sur la Gecamines, généreuse donatrice maintenue à 20 % du capital. Africo Resources Ltd a racheté 75 % de la joint venture Société d’ Exploitation des Gisements de Kalukundi (SWANMINES) ce qui a porté sa capitalisation boursière à 94.797.392 de dollars canadiens, sans rémunération pour la Gécamines qui n’ a obtenu que 25 % du capital pour 100 % des apports. De son côté First Quantum a réalisé une OPA hostile et pris le contrôle de Adastra Minerals avec 275 millions de C $ pour contrôler 87,5 % de KMT (Kingamiambo Musonoi Tailings) laissant la Gécamines sur le carreau avec 12,5 %. Le groupe Forrest a revendu à la Copper Resources Corporation ses 75 % dans la Minière de Musoshi et Kinsenda SARL (MMK), au nez et à la barde de Sodimico.

Tenke Mining

Cette liste des affaires juteuses avec le patrimoine de l’Etat reste exemplative. Mais on peut évaluer toutes ses transactions en milliards de dollars américains au cours de la dernière année de la Transition. Mais les valeurs boursières vont grimper en flèche lorsque les projets commenceront à produire et à distribuer des dividendes. Ces manipulations posent le problème philosophique et moral du capitalisme sauvage. Il y aurait des émotions, même dans les pays les plus libéraux. La France reste vigilante sur toute prise de contrôle de ses fleurons industriels par des étrangers. La bourse allemande Deutsche Börse, qui gère la place de Francfort a résisté à rejoindre Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne) lors de leur rachat par la Bourse de New York. Même les Etats Unis ont fait de la résistance à la société Dubai Ports World qui proposait 6,8 milliards de dollars pour racheter les grands terminaux portuaires basés à New York, New Jersey, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Philadelphie. Au Congo-même, le capitalisme sauvage avait été placé sous contrôle par Léopold II, en soumettant les sociétés par actions à des autorisations par décrets. En 1966, Mobutu avait imposé la domiciliation au Congo des opérations d’exploitation, ce qui emportait leur domiciliation fiscale congolaise. Ainsi, les deux dirigeants autocrates et réputés prédateurs étaient de fervents nationalistes.

First Quantum Minerals

Voilà qu’au XXIème siècle, un gouvernement de Transition livre à des spéculateurs toutes les richesses minérales substantielles du pays. C’est le Congo qui est désormais à la merci des humeurs des bourses. Cela pose un problème sérieux de souveraineté dans la mesure où la maîtrise des ressources naturelles est un attribut de cette souveraineté. De plus, les  » mining jackers » confirment que les titres miniers ont de la valeur et servent de garanties pour leurs financements et profits privés. La République n’a plus de gisements ou de participations financières consistantes qui pourraient lui servir de garanties dans ses propres dossiers de financements internationaux et à long terme. La République est nue pour avoir rhabillé l’ étranger. La République reste au biberon de la communauté internationale alors qu’ au même moment des milliards de dollars sont échangés et spéculés. La Transition a lancé le « quatrième pillage » qui se porte bien. Il n’ y a encore personne pour l’ arrêter. Pas encore.

Nestor Kisenga



C’est confirmé, la France prendra d’assaut le Darfour à partir du Tchad

17 11 2007

Dans un billet antérieur je mentionnais que l’armée français se massait aux frontières du Darfour. Et bien maintenant, France 24 révèle que l’armée française, en compagnie d’autres soldats européens, compte en fait traverser la frontière afin de prendre contrôle du Darfour. Pour en savoir plus sur la stratégie occidentale pour ravir le pétrole soudanais aux chinois, lisez ce billet sur la stratégie au Soudan.


Sarko au Tchad pour guerre au Soudan
Uploaded by inetNote: France 24 est détenu à parts égales par France Télévisions (État français) et TF1 (Bouygue) mais ses revenus proviennent presqu’ exclusivement de l’État (80 millions d’euro par an sur 87 millions d’euro par an). Ces un belle exemple de PPP.



L’ONG vénézuélienne SÚMATE est accusée d’avoir reçu de l’argent du gouvernement du Canada pour le coup d’État de 2002

17 11 2007

repris de Réactionisme Watch:

sumate.jpg

Caracas, 05 Nov.- Le Syndicat des employés de la fonction publique du Canada, à travers un communiqué officiel, a accusé l’organisation Súmate, laquelle opère au Venezuela, d’avoir reçu du financement du gouvernement du Canada pour appuyer les actions du coup d’État du 11 avril 2002.

Le syndicat exige le remboursement des 16 mille dollars émis par le gouvernement canadien à Súmate, puisqu’il s’agit de fonds publiques des contribuables.

Cette nouvelle a été rendue publique par un communiqué du député Carolus Wimmer, membre du Parlement Latino-Américain, Groupe Parlementaire Vénézuélien.

M. Wimmer a déclaré qu’il possède une correspondance provenant du Ministère des Affaires Étrangères et du Commerce international du Canada. Le document fait état du support économique de l’ONG Súmate accompagné d’une lettre émise par l’Agence de développement international du Canada (ACDI) à l’organisation en question.

“Trois correspondances font partie des récentes preuves rassemblées par les députés sur la participation financière et stratégique des pays d’Amérique du Nord en faveur de l’organisation Súmate”, a ajouté le député.

Ces trois communications ont été remises aux diverses institutions de l’État vénézuélien, avec comme objectif de faire connaitre cette réalité.

Wimmer a souligné que les syndicalistes considèrent inapproprié que les fonds des contribuables soient destinées à des fins autres que le développement du pays.

“Ces syndicalistes exigent de leur gouvernement l’arrêt du financement d’une ONG qui a préparé et participé au coup d’État au Venezuela. La présidente de Súmate, María Corina Machado, a même signé le décret de Pedro Carmona Estanga”, a-t-il révélé.

La source originale de ce document est:
Agencia Bolivariana de Noticias (ABN) (http://www.abn.info.ve)

Traduction: Francisco Lameda. Corrections: Société Bolivarienne du Québec (SBQ)



Boycott et Pétition contre Total et Chevron

17 11 2007

 

courriel reçu de avaaz.org:

Bonjour,

Nous rejoignons le boycott mondial des groupes Total et Chevron/Texaco jusqu’à ce qu’ils cessent d’injecter de l’argent dans le régime de la junte birmane. Nous ferons parvenir toutes ces signatures et ces commentaires à la direction de ces compagnies pétrolières pour être certains que nos voix seront entendues!

Signez cet engagement!


Signez cet engagement!

Loin de la une des journaux, la crise se poursuit en Birmanie – alimentée indirectement par des grands groupes internationaux comme Total ou Chevron/Texaco. Ces entreprises pétrolières ne se contentent pas d’injecter de l’argent dans la junte militaire : elles la soutiennent indirectement dans les capitales du monde entier. En tant que consommateurs qui donnons, pour beaucoup d’entre nous, de l’argent à ces entreprises pétrolières, nous avons la capacité de changer cette situation – et c’est même notre responsabilité.

Voulez-vous vous engager à rejoindre le boycott mondial de Chevron et Total? Le boycott durera jusqu’à ce que ces entreprises se retirent de Birmanie, ou jusqu’à ce que la junte amorce une authentique transition démocratique et libère ses prisonniers politiques – dont Aung San Suu Kyi. Nous remettrons les signatures et les commentaires (facultatifs) en mains propres aux cadres dirigeants de Chevron et de Total. Vous pouvez voir quelles sont les marques à boycotter dans votre pays, et vous engager en faveur du boycott en cliquant ici :

http://www.avaaz.org/en/burma_corporate

Le géant pétrolier français Total (qui possède aussi ELF et FINA) et le groupe Chevron basé aux Etats-Unis (qui détient aussi les marques Texaco, Caltex et Unocal) exploitent le gisement gazier de Yadana, au sud de la Birmanie, depuis le début des années 90. Le gisement de Yadana à lui seul rapporte à la junte une somme estimée à plus de 300 millions d’euros par an. La junte utilise cet argent pour maintenir son contrôle brutal tandis que la majorité de la population vit dans une grande pauvreté. Pour conserver cette source inépuisable de profit, Chevron et Total exercent des pressions importantes en Europe et aux Etats-Unis pour aller à l’encontre des gouvernements souhaitant introduire des mesures pour soutenir la transition démocratique en Birmanie.

Nous devons montrer aux entreprises Total et Chevron que, si elles continuent à protéger la dictature birmane, elles perdront leurs clients — par dizaines de milliers, par centaines de milliers, même par millions.

Si nous sommes suffisamment nombreux, nous pourrons pousser ces compagnies à changer de bord — et à jouer de leur influence en incitant le régime birman à réaliser les réformes démocratiques nécessaires.

Est-ce qu’un tel retournement est possible? Oui, si nous agissons tous ensemble. C’est pourquoi nous appelons au boycott international de Total et Chevron. L’engagement que vous pouvez signer consiste à : refuser d’acheter de l’essence dans les stations service appartenant à Total, Chevron, ELF, FINA, Texaco ou Caltex dans votre pays, et où que vous voyagiez.. Le boycott durera jusqu’à ce que la junte birmane amorce une transition démocratique authentique et libère tous les prisonniers politiques — dont Aung San Suu Kyi — ou bien jusqu’à ce que ces compagnies se retirent totalement du pays.

Vous pouvez ajouter votre nom et vous engager pour le boycott dès maintenant, cliquez ici :

http://www.avaaz.org/fr/burma_corporate

Nous sommes tous conscients de l’influence grandissante des entreprises mondiales, au delà des frontières. Mais aujourd’hui, Chevron et Total vont prendre conscience d’un pouvoir encore plus grand : celui des citoyens du monde. Aujourd’hui, nous, consommateurs et citoyens sans frontières, nous demandons que les droits du peuple birman soient pris en compte – et nos voix seront entendues.

Merci de votre engagement,

Ricken, Paul, Pascal, Graziela, Galit, Ben, Milena, Sarah, Iain – l’équipe d’Avaaz.

P.S. Chevron et Total se cachent souvent derrière l’argument que leur présence profite à la population birmane. Mais l’appel à boycotter Chevron et Total vient du peuple birman lui-même :

« Total est devenu le principal soutien du régime militaire birman »

— Aung San Suu Kyi
Prix Nobel de la paix



Les Congolaises et Congolais sont trahi(e)s de nouveau!

14 11 2007

jianada digu0zhuyiLors de la dernière campagne électorale de la RDC, l’opinion publique congolaise avait réussi à soutirer une unique promesse aux candidats imposés au Congo par les puissances impérialistes (Canada, ÉU, Europe, Australie): réviser les contrats scandaleux (dit léonins au Congo) attribuées aux compagnies minières qui ont (entre beaucoup d’autres choses) financé Laurent D. Kabila (père de l’actuel « président ») lors de sont coup d’État pour venir au pouvoir au Congo. «Élu», Joseph Kabila a en effet procédé à l’établissent d’une commission pour réviser les contrats, mais il y a quelques jours, Kabila, fidèle à ses Maîtres impérialistes et trahissant le peuple congolais de nouveau, abandonna la vraie révision. Voici des précision de Congolite:

La révisitation face à une tentative de crime presque parfait (1)

12 novembre 2007 – Alors que la Commission Gouvernementale de Révisitation des Contrats Miniers devait rendre son rapport en toute transparence, les travaux ont été clôturés dans la précipitation, et sans le concours des experts et des représentants de la Société Civile qui avaient été conviés. Par coïncidence, les trois contrats les plus décriés (TFM [Tenke Fungurume Mining], KCC [Kamoto Copper Company = Groupe George Forrest et sa filiale Katanga Mining] et DCP [DRC copper/cobalt project= Nikanor depuis acheté par Katanga Mining, projet financé par Glencore]) se sont renforcés, ce qui vide l’exercice de sa véritable substance. Par coïncidence, les décideurs des combinaisons minières décriées ont été installé à la tête d’organes politiques, ce qui constitue un obstacle à tout débat public à des réajustements équitables. Face à cette organisation, la désinformation est organisée, et même assumée par une presse muette et un public qui n’a pas soif de l’information. La boucle est presque bouclée, comme pour un crime (presque) parfait. Le pillage minier est à l’ordre du jour depuis 2000, depuis que l’ONU avait lancé le fameux Panel qui avait mis au grand jour la politique du pillage des ressources naturelles et non renouvelables et l’implication des belligérants congolais et de leurs sponsors ou alliés étrangers. Les rapports du Panel furent ensuite adoptés par le Dialogue InterCongolais de Sun City où il fut décidé que le Parlement de Transition monterait une commission ayant le pouvoir d’inspecter et de redresser tous les contrats conclus de 1996 à 2003. Ce fut la fameuse Commission Lutundula qui avait dévoilé le pillage orchestré en haut lieu et même sa poursuite sous la Transition. Mais non seulement le rapport Lutundula n’a jamais été débattu, les contrats les plus importants et, par cela même, les plus léonins, ont été conclus dans la précipitation en automne 2005. Ce fut le bradage ultime destiné à léguer à la postérité un déséquilibre évident en faveur de spéculateurs internationaux, contre, selon toute vraisemblance, des dividendes cachées en faveur des décideurs d’époque, et dirigeants d’aujourd’hui et de demain. Mais les pressions de l’opinion publique ont été telles que les deux camps des présidentiables du second tour des élections avaient fini par faire du réexamen des contrats miniers l’une de leurs rares promesses électorales.

Le gouvernement du marxiste et intransigeant Gizenga allait-il rétablir la Nation dans ses droits à la juste et meilleure rémunération de ses richesses naturelles? Il semble que non. Certes Gizenga a désigné un filleul politique comme ministre des mines, mais les observateurs ont relevé que c’est le vice-ministre issu du clan présidentiel qui dirige le ministère des mines. De même, le plan de gouvernement quinquennal et le budget 2007 n’ont jamais intégré les ressources pouvant provenir d’une meilleure gestion des richesses minérales. Gizenga n’aurait pas fait une omission dissemblable s’il avait opté pour le maintien des contrats miniers décriés. Par contre, le gouvernement issu des urnes avait la capacité de légitimer les contrats issus des régimes dits « illégitimes ». Dès lors, certains analystes craignaient que la mise sur pied d’une Commission Gouvernementale de Révisitation des Contrats Miniers ne fût qu’une astuce pour blanchir ce qui est le plus décrié. Mais à la condition qu’on éloigne le débat de la scène publique. Dans la transparence, l’énumération du standard général des contrats miniers avec la précipitation à allouer des gains abusifs et à long terme ne pourrait jamais résister à l’indignation de l’opinion publique. Partenaires extérieurs et complices au Pouvoir étaient alliés objectivement pour que la Commission fonctionne comme une sorte de blanchisserie et à guichet fermé. Cette alliance aura été facilitée par le fait que les dossiers miniers sont entre les mêmes mains, depuis toutes ces dernières années; et ceux qui avaient dribblé tour à tour le Panel de l’ONU et la Commission Lutundula détiennent toujours le pouvoir politique.

Lorsque fin 2005, il devint évident que le rapport Lutundula serait étouffé, des fuites généreuses furent organisées, et le document se retrouva sur Internet. Les responsables politiques se réfugièrent derrière l’absence de validité d’un document qui n’ avait pas connu de publication officielle. Mais aucune autorité n’avait jamais mis en cause les constats et les conclusions des commissaires. En 2007, plusieurs verrous avaient été mis en place pour encadrer la Commission de Révisitation meublée de fonctionnaires méprisés que l’on a même tenté d’encadrer avec une maison suisse qui avait représenté les intérêts étrangers dans les mêmes contrats. La pourriture du dossier aurait été telle que tous les verrous de sécurité auraient sauté. Les nouveaux commissaires de 2007 n’ont retenu aucun contrat. Autrement dit, tous les contrats ont été rejetés, avec, en prime, des critiques acerbes et des recommandations pour en renégocier certains. Suite à des pressions pour modifier le texte, le rapport a connu des fuites organisées. Tout aussi généreusement qu’en 2005. Une fois de plus, l’autorité a dénoncé l’absence de validité d’un rapport qui n’aurait pas encore été signé. Une fois de plus, aucune autorité n’a contesté le moindre aspect récriminatoire des conclusions de la Commission de Révisitation. Il avait été aisé de bloquer le rapport parlementaire Lutundula, d’autant que l’intéressé aurait avoué une complicité objective en intégrant l’Alliance Pour la Majorité Présidentielle (AMP) dont des ONG avaient retracé le financement par les contrats miniers. En 2007, une marge de manœuvre existe encore, selon des observateurs. Toutes les sociétés impliquées, particulièrement dans le Katanga minier, réalisent des actions dites sociales pour faire croire qu’elles sont profitables aux populations. Entre un démagogue comme le gouverneur Moïse Katumbi et les contractants léonins il se crée ainsi des synergies pour la désinformation et empêcher toute relecture des contrats. L’autre piste suivie est de mettre le pays devant le fait accompli. Tel est le cas avec les contrats miniers chinois en échange de travaux d’infrastructures que personne ne rejetterait. Est-ce à dire que les dés sont pipés. La réponse serait affirmative.

Hilaire Kashala (A suivre)
______________________________________________________________

AVERTISSEMENT : De commun accord, notre groupe d’experts comprenant Hilaire Kashala, Nestor Kisenga, Philippe Mutamba, Victor Ngoy, Valérien Ngoy et Jean Kyalwe, nous avions renoncé à diffuser nos analyses sur la question minière. L’israélien Dan Gertler nous avait menacés, ainsi que les sites qui nous diffusaient, alors que les faits et toutes les sources étaient exacts. En particulier, un magazine avait estimé sa fortune personnelle à 500 millions de dollars, mais dans sa réplique Gertler avait avoué qu’il ne pesait 250 millions, qui restent excessifs et qui proviennent essentiellement de ses affaires et affinités congolaises qui lui ont servi de tremplin. Nous avions décidé d’ignorer Gertler, jusqu’au jour où l’israélien avait loué un bandeau publicitaire sur un des sites qui nous diffusaient. On a arrêté. Car l’essentiel avait été fait : nous avions montré que l’accès à l’Internet et aux dépêches boursières sont des outils indispensables. Malheureusement, il ne se trouve toujours pas de journaux ou sites congolais qui suivent cette actualité. Le sujet n’intéresse pas davantage la presse francophone internationale. Nous avons maintenant décidé d’écrire de temps à autre, chaque fois que nous sentirons un silence pesant et insultant pour notre intelligence et notre nationalisme



Rothschild: juge et partie dans le pillage du Congo

13 11 2007

repris de Congolite:

Révision des contrats miniers : les Ong congolaises accusent la Compagnie Benjamin De Rothschild d’être juge et partie

(image: logo de la Compagnie Benjamin de Rothschild)

12 juillet 2007 – Un vent favorable a fait parvenir à Congolité un mémorandum des Ong membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC), dans lequel ces organisations non-gouvernementales dénoncent des conflits d’intérêts dans le processus de la revisitation des contrats miniers initiée par le gouvernement. Ces Ong accusent, entre autres, la Compagnie Benjamin De Rothschild d’être, à la fois, juge et partie. En effet, selon les Ong, « Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. » Car, ces Ong ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild (une filiale de la Compagnie Benjamin De Rothschild) et les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers [appartient aux même gens que Adastra]; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) [filière d’Adastra]; Kinross Gold [filière du Groupe Forrest]; Nikanor [depuis fusionnée avec Katanga Mining, filière du groupe Forrest]; Quantum Minerals; Phelps Dodge [appartient à Freeport]; Umicore (anciennement Union Minière). Ces entreprises en consultance financière à la Compagnie Benjamin de Rothschild « sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat congolais décline son expertise. Par conséquent, les Ong demandent à la Compagnie de Rothschild de se récuser comme Expert. Le document dénonce aussi d’autres conflits d’intérêts. Les Ong attirent « l’attention sur le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées ». « La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises d’origine des pays membres de l’ancien Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat) qui n’avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat », rapporte le mémorandum.

MEMORANDUM DES ONG DE LA RDC ADRESSE AU MINISTRE DES MINES EN RAPPORT AVEC LE PROCESSUS DE REVISION DES CONTRATS MINIERS

1. Introduction

o Les organisations non gouvernementales (ONG) membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC) vous transmettent par le présent Mémo les points saillants qui nécessitent l’attention de la commission gouvernementale de « revisitation » des contrats miniers et des informations relatives aux conflits d’intérêts dans les dossiers sous étude.

o Vous trouverez ci-dessous des préoccupations majeures, notamment celles relatives aux renseignements faisant état des conflits d’intérêts des experts internationaux et leurs liens avec des banques privées qui agissent en bourse comme consultant en techniques financières au nom de certaines entreprises minières mises en cause.

2. Justification de la révision des contrats, selon les ONG membres du Forum

o La Résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pose le principe de la souveraineté permanente des peuples sur leurs ressources qui servent l’intérêt communautaire. Ce principe revient également dans la Charte économique des droits et des responsabilités des Etats de 1974 qui se réfère à l’ordre économique international.

o La résolution 1756 du Conseil de Sécurité de l’ONU renouvelant le mandat de la MONUC établit le lien direct entre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales, l’élite congolaise, l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. Faits établis depuis 2002 par le panel d’experts de l’ONU qui rattache les intérêts des entreprises privées à la guerre déclenchée en RDC depuis 1996.

o Le 15 mai 2007, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a proposé au gouvernement de la RDC, comme solution à la consolidation de la paix dans le pays, alternative appuyée par la communauté internationale, l’extension de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire; l’établissement du contrôle effectif sur les ressources naturelles; et l’amélioration de la gestion des ressources de la RDC.

o Le 11 juin 2007, le Ministre des mines a procédé au lancement officiel des travaux de la commission de revisitation des contrats miniers signés en grande partie en période de guerre, conformément a son arrêté n°2745/cab.min/mines/01/ du 20 avril 2007 portant mise sur pied de la commission ministérielle chargée de la « revisitation » des contrats miniers. L’esprit et la lettre de cette décision rejoignent la recommandation du Secrétaire Général des Nations Unies qui, au mois de févier 2007, proposait la communion d’efforts des secteurs public et privé pour promouvoir la sécurité, la bonne gouvernance, assurer la transparence dans les affaires et dresser un code de bonne conduite du secteur privé en RDC.

o Se référant au droit congolais, les ONG estiment que bien des contrats sont contraires aux lois et dispositions constitutionnelles sur les droits individuels collectifs. A titre d’exemple, l’article 3 du Code minier dispose que « les sites et concessions minières sont la propriété exclusive et inaliénable de l’Etat congolais », et l’article 9 de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 rappelle la souveraineté permanente de l’Etat sur ses ressources tel qu’énoncé par la résolution 1803 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ci-haut invoquée.

3. Préoccupations

o Les ONG membres du FSC sont préoccupées par les limites de compétence dans le chef des personnes qui ont négocié les contrats miniers pour le compte des entreprises minières congolaises. Il s’avère que la plupart des contrats en cause ont porté sur des gisements connus et documentés, mais qui n’ont pas respecté la procédure d’appel d’offre.

o Les organes des entreprises publiques appelés à les engager ont souvent outrepassé leurs pouvoirs, soit par manque d’autorisation, soit par manque d’approbation du ministère de tutelle.

o Les contrats signés ont généralement fait l’objet de beaucoup d’avenants qui les ont dénaturés par la suite.

o Concernant les partenaires privés, les ONG ont de même relevé que certains ont vendu ou cédé des titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation. Cette pratique n’est ni autorisée ni conforme au code minier congolais et ni à celui de bonne conduite généralement accepté par les entreprises minières et bourses internationales.

o Du point de vue économique et technique, il n’y a pas eu au préalable de valorisation réelle des concessions ou gisements faisant l’objet des contrats.

o La plupart de partenaires sans moyens financiers propres n’ont pas tenu compte de la clause sociale pour les travailleurs et les populations congolaises. Ils se sont battus pour avoir la part du lion consacrant des graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises congolais, privant ainsi la population de son droit de jouir des richesses de son pays, comme l’énonce les articles 53 et suivants de la Constitution de la RDC.

o Les royalties payées, toutes choses restant égales par ailleurs, ne sont pas identiques pour les partenaires. Elles sont calculées tantôt sur des recettes nettes tantôt sur des recettes brutes.

o Par conséquent, depuis la signature des dits contrats, le secteur minier n’a pas contribué à l’amélioration du PIB, des revenus à l’exportation et des recettes budgétaires de l’Etat. En sus, les entreprises minières n’ont réussi ni à relancer leurs activités, ni à réduire les dettes. Elles ont perdu la capacité de refaire leurs fonds propres et de réhabiliter l’outil de production.

4. Préoccupations spécifiques aux conflits d’intérêts

o Les ONG voudraient attirer l’attention sur le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées.

o La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises d’origine des pays membres de l’ancien Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT) qui n’avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat.

o En ce moment de la perspective de la révision, les ONG constatent que le gouvernement a choisi trois institutions d’experts internationaux : la Fondation OSISA, le Centre Carter et la Compagnie Benjamin de Rothschild. Des informations reçues des différentes sources et celles tirées de leurs sites respectifs, la Fondation OSISA travaille dans les pays d’Afrique australe sur des questions liées a la démocratie et Droits humains, le Centre Carter travaille pour la promotion de la paix, la lutte contre les maladies et la construction de l’espoir des peuples du monde. Cependant, la Compagnie Benjamin de Rothschild S.A. (CTBR) créée en 1989 à Genève, fait partie du Groupe LCF Rothschild appartenant à la branche Genevoise de la famille Rothschild. Elle accompagne ses clients dans la définition, la quantification et la gestion de leurs risques financiers : Taux d’intérêt (actif ou passif), Devises (flux de trésorerie et exposition du bilan), Matières Premières, Actions et autres activités financières.

o De diverses sources, les ONG du FSC ont appris que la Compagnie Benjamin de Rothschild est très liées à la banque NM Rothschild qui est parmi les grandes banques du monde. NM Rothschild et la Compagnie Benjamin Rothschild sont membres de Rothschild Holdings avec des intérêts dans Rothschild Group and Rothschild Inc. Toutes ces institutions sont propriétés de la famille Rothschild. En plus, Benjamin de Rothschild est membre du conseil d’Administration de la Rothschild Continuation Holdings (RCH).

o La banque N.M. Rothschild, a été très active aux cotés des entreprises minières en RDC a titre de consultant financier. De même qu’en 1999, la Zimbabwe’s Merchant Bank of Central Africa Limited était enregistrée comme membre du groupe dans le rapport annuel.

o Les ONG ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild et les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT); Kinross Gold; Nikanor; Quantum Minerals; Phelps Dodge; Umicore (anciennement Union Minière).

Adastra/AMF/Kingamyambo/Quantum :

Adastra (anciennement AMF) est une entreprise canadienne. Elle avait recouru aux services de NM Rothschild comme consultant financier en 2006. NM Rothschild avait représentée Adastra dans les opérations d’achat/vente avec Quantum Minerals. Adastra était vendu éventuellement a 245 millions de dollars américains en cash et stock. Adastra était gérée par M. Jean-Raymond Boulle, qui devint plus tard associe dans Anglo American co-propriétaire de American Diamond Buyers avec Joseph Martin. AMF était aussi affilié à Barrack Gold avec M. Boulle.

Anglo-American :

Anglo American est reconnue comme étant la troisième grande entreprise minière opérationnelle dans le monde. Deux de ses subsidiaires opèrent en RDC, il s’agit d’Anglo Gold Ashanti et De Beers. Rothschild Inc. sert de conseiller financier a la compagnie Mondi, subsidiaire d’Anglo American. Mais aussi, l’un des hauts responsables d’Anglo American, M. Russell Edey, est Directeur adjoint de la banque NM Rothschild Corporate Finance. David de Rothschild, chef de NM Rothschild était le conseiller d’Anglo American dans l’achat de Kumba Resources, une grande entreprise minière sud Africaine.

Barrick Gold :

Barrick Gold est une entreprise minière canadienne. M. Nathaniel Rothschild est membre du Conseil d’Administration de Barrick Gold et Directeur de “Rothschild Foundation” appartenant à la famille De Rothschild.

DeBeers :

La famille Rothschild, depuis des longues années, possède toujours des grandes parts sociales dans DeBeers. Lord Rothschild était l’un des membres fondateurs de DeBeers Consolidated Mining Company en 1873.

Kinross Gold :

Rothschild Inc. était le conseiller stratégique de Kinross Gold. Kinross Forrest, l’une des entreprises accusées de forte corruption, avait fait une joint venture entre Kinross Gold <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KinrossGold> , George Forrest <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest> et Tain Holdings. Elle a été acquise complètement par Katanga Mining <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KatangaMining> , anciennement Balloch, en juin 2006. George Forrest <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest> est l’actionnaire majoritaire dans Katanga Mining.

Nikanor :

NM Rothschild est le conseiller financier de Nikanor, une entreprise minière opérationnelle en RDC. Nikanor possède les droits miniers sur les sites de Kananga et Tilwezembe et gère le Concentrateur de Kolwezi. La même entreprise cherche à réhabiliter KOV et construire une raffinerie de cuivre et cobalt. Nikanor est listée à la bourse de Londres depuis le 17 juillet 2006 avec un lever de fond de 434 millions de dollars américains.

Phelps Dodge :

Rothschild Inc. est aussi le conseiller financier de Phelps Dodge, une entreprise américaine, plus spécifiquement sur le crédit de financement du projet Tenke Fungurume Mining.

Umicore :

Umicore est une entreprise minière belge qui forme un holding d’entreprises de cuivre qui s’appellerait Cumerio, comprenant celles qui sont déjà opérationnelle en RDC. NM Rothschild branche d’Australie est désignée comme cabinet de conseil financier dans les transactions.

5. La fédération des entreprises du Congo (Fec) devrait donner sa position

o La FEC, partenaire de l’Etat congolais, devrait dire un mot sur le processus de révision des contrats, alors que l’opinion nationale se fait une mauvaise impression des entreprises minières présentées à ce jour comme étant dans la logique d’entretien de l’insécurité pour mieux exploiter des ressources naturelles du pays.

o Les investisseurs étrangers, les entrepreneurs congolais membres de la FEC autant que les organisations de la société civile, devraient contribuer à la recherche de la solution pour la bonne gouvernance des richesses de l’Etat dans la transparence, suivant l’appel de l’ONU fait aux acteurs non étatiques.

o A l’instar de l’église catholique qui a dénoncé les mauvaises conditions d’exploitation minière au Katanga et au Kasaï, ainsi que l’insécurité entretenue dans les provinces de l’Est de la RDC; la FEC devrait passer à la population congolaise un message clair afin que le soutien de la communauté internationale ait un sens.

6. Conclusion et recommandations

Aux entreprises multinationales et la FEC

o Les ONG membres du FSC recommandent que les entreprises multinationales collaborent totalement avec la commission gouvernementale à rétablir les entreprises publiques, l’Etat et la population congolais dans leurs droits.

Au gouvernement de la RDC

o Que le gouvernement manifeste la détermination à en finir avec le pillage orchestré par l’élite congolaise en son sein, en prenant des mesures coercitives, conformément à la loi pénale en rapport avec le détournement des biens publics.

o Au regard des limites de compétence professionnelle des personnes qui négociaient les contrats miniers pour le compte des entreprises minières congolaises en outrepassant leurs pouvoirs, les ONG membres du FSC recommandent une mise à niveau du personnel et la sanction correspondante.

o Que les titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation et cédés aux tiers, soient récupérés conformément aux lois congolaises en vigueur.

o Que les concessions ou gisements ayant fait l’objet des contrats en ignorant leurs valeurs réelles, soient réévaluées, afin de faciliter la renégociation des parts des entreprises et l’Etat congolais.

o Que les contrats dont les partenaires n’ont pas présenté leurs moyens financiers propres soient révisés, afin de permettre aux entreprises et l’Etat congolais de rentrer dans leurs droits respectifs.

o Que les contrats consacrant des graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises congolais au profit des entreprises privées soient rééquilibrés ou annulés.

o Que les royalties payées soient identiques pour tous les partenaires, toutes choses restant égales par ailleurs.

A la Compagnie Benjamin de Rothschild et le gouvernement congolais

o Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. Car, les entreprises citées ci-haut en consultance financière à la Compagnie Benjamin de Rothschild sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat congolais décline son expertise.

Aux ambassades accréditées à Kinshasa

o Il s’avère de même que les entreprises bénéficiaires de la plus part des contrats miniers soient canadiennes, belges, américaines, anglaises, chinoises et sud africaines, les pays qui avaient le plus d’influence au sein de l’ancien CIAT et qui continuent à jouer un rôle clé dans la vie politique interne de la RDC. Les ONG membres du FSC recommandent que les chancelleries en poste à Kinshasa soient justes et jouent un rôle plus transparent vis-à-vis du gouvernement congolais.

A la MONUC

L’ONU reconnaît le lien direct entre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales et l’élite congolaise, et l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. D’autant qu’elle reconnaît que la situation est entretenue dans le but de contrôler les richesses naturelles de la RDC. Les ONG membres du FSC lui recommandent de redoubler ses efforts, suivant son mandat, afin de mettre fin à la maffia internationale liée à l’exploitation illégale des richesses; d’aider l’Etat congolais à étendre son autorité sur tout le territoire; rétablir le contrôle effectif sur les ressources naturelles et d’améliorer la gestion des dites ressources.



Behind the War on the Congo

12 11 2007

repris de ocnus.net et Zmagazine:

(Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beiga National Park under Operation Falcon Sweep.)

Behind the Numbers

Untold Suffering in the Congo

By Keith Harmon Snow & David Barouski, CCA 26/10/06
Oct 30, 2006, 11:28

The British medical journal Lancet recently took greater notice of the Democratic Republic of the Congo (DRC) than all western media outlets combined. A group of physicians reported that about 4 million people have died since the “official” outbreak of the Congolese war in 1998 (1). The BBC reported the war in Congo has claimed more lives than any armed conflict since World War II (2). However, experts working in the Congo, and Congolese survivors, count over 10 million dead since war began in 1996—not 1998—with the U.S.-backed invasion to overthrow Zaire’s President Joseph Mobutu. While the western press quantifies African deaths all the time, no statistic can quantify the suffering of the Congolese.

Some people are aware that war in the Congo is driven by the desire to extract raw materials, including diamonds, gold, columbium tantalite (coltan), niobium, cobalt, copper, uranium and petroleum. Mining in the Congo by western companies proceeds at an unprecedented rate, and
it is reported that some $6 million in raw cobalt alone—an element of superalloys essential for nuclear, chemical, aerospace and defense industries—exits DRC daily. Any analysis of the geopolitics in the Congo requires an understanding of the organized crime perpetrated through multi-national businesses, in order to understand the reasons why the Congolese people have suffered a virtually unending war since 1996.

Some people have lauded great progress in the exposure of illegal mining in DRC, particularly by the group Human Rights Watch (HRW), whose 2005 report “The Curse of Gold” exposed Ugandan officials and multi-national corporations smuggling gold through local rebel militias. The cited rebel groups were the Nationalist and Integrationist Front (FNI) and the People’s Armed Forces of Congo (FAPC). The western companies targeted by HRW were Anglo-Ashanti Gold, a company headquartered in South Africa, and Metalor, a Swedish firm. The HRW report failed to mention that Anglo-Ashanti is partnered with Anglo-American, owned by the Oppenheimer family and partnered with Canada-based Barrick Gold described below (3). London-based Anglo-American Plc. owns a 45% share in DeBeers, another Oppenheimer company that is infamous for its near monopoly of the international diamond industry (4). Sir Mark Moody-Stuart, a director of Anglo-American, is a director of Royal Dutch/Shell and a member of U.N. Secretary General Kofi Annan’s Advisory Board (5). The report also suppressed the most damning evidence discovered by HRW researchers—that Anglo-Ashanti sent its top lawyers into eastern DRC to aid rebel militia leaders arrested there.

Several multi-national mining companies have rarely if ever been mentioned in any human rights report. One is Barrick Gold, who operates in the town of Watsa, northwest of the town of Bunia, located in the most violent corner of the Congo. The Ugandan People’s Defense Force (UPDF) controlled the mines intermittently during the war. Officials in Bunia claim that Barrick executives flew into the region, with UPDF and RPF (Rwanda Patriotic Front) escorts, to survey and inspect their mining interests (6).

George H.W. Bush served as a paid advisor for Barrick Gold. Barrick directors include: Brian Mulroney, former PM of Canada; Edward Neys, former U.S. ambassador to Canada and chairman of the private PR firm Burston-Marsteller; former U.S. Senator Howard Baker; J. Trevor Eyton, a member of the Canadian Senate; and Vernon Jordan, one of Bill Clinton’s lawyers (7).

(Photo: Rape has been used as a systematic means of instilling terror in the
people all over DRC. This girl (20) fled Eastern DRC and crossed the
country on foot to find some refuge in Western DRC.)

Barrick Gold is one of the client companies of Andrew Young’s Goodworks International lobbying firm. Andrew Young is the former Mayor of Atlanta, and a key organizer of the U.S.-Uganda Friendship Council. Young was chosen by President Clinton to chair the Southern Africa Enterprise Development Fund in October 1994. Goodworks’ clients—or business partners in some cases—include Coke, Chevron-Texaco, Monsanto, and the governments of Angola and Nigeria (note weapons transfers from Nigeria cited below). Young is a director of Cox Communications and Archers Daniels Midland—the “supermarket to the world” and National Public Radio sponsor whose directors include Brian Mulroney (Barrick) and G. Allen Andreas, a member of the European Advisory Board of The Carlyle Group.

Barrick Gold’s mining partners have included Adastra Mining—formerly named America Mineral Fields (AMFI, AMX, other names), formerly based in Hope, Arkansas, Bill Clinton’s hometown. Adastra had close ties with Lazare Kaplan International Inc., the largest diamond brokerage firm in the U.S., whose president, Maurice Tempelsman, has been an advisor on African Affairs to the U.S. Government and has been the U.S. Honorary Consul General of the Congo since 1977 (8).

Maurice Tempelsman accompanied Bill Clinton during his African tour in 1998, and he sails with the Clintons off Martha’s Vineyard. He serves on the International Advisory Council of the American Stock Exchange, and is a director of the Woods Hole Oceanographic Institute, a
”scientific” front for his offshore diamond mining—raking the seabed into oblivion.

Adastra also purchased a diamond concession on the Congolese-Angolan border from the Belgian mercenary firm International Defense and Security (1998), and currently has cobalt and copper concessions in Congo’s Katanga (Shaba) province (9). Adastra is a member of the Corporate Council on Africa, along with Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC—the latter two being secretive intelligence and defense entities involved in classified and supra-governmental “black” projects.

In April 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-founder of Adastra (then AMFI), received a $1 billion dollar deal for mines in the Congo at Kolwezi (cobalt) and Kipushi (zinc) from Laurent Kabila’s Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Zaire (ADFL) before they were even officially in power. The ADFL were even allowed to use Boulle’s private jet (10). Meanwhile, directors of Adastra are also former directors of Anglo-American (11). Other Clinton-connected founders of Adastra include Michael McMurrough and Robert Friedland—both involved in shady, criminal, offshore businesses in Indonesia, Africa, Burma and the Americas (12).

Barrick sub-contracts to Caleb International, who has also partnered with Adastra in the past. Caleb is run by Ugandan President Yoweri Museveni’s half-brother Salim Saleh, the former acting General of the UPDF. When Uganda withdrew from the Congo in 2002 following a so-called “peace” agreement, Saleh began training paramilitary groups to act as Ugandan proxies to sustain the flow of minerals into Uganda (13).

Salim Saleh is a shareholder in Catalyst Co. of Canada, who has a 100% interest in Uganda’s Kaabong gold fields (14). He is a part owner of Saracen, a private military company created by the mercenaries-for-hire firm Executive Outcomes (15). The U.N. Panel of Experts on Illegal Exploitation of Congo’s Mineral Resources recommended Salim Saleh be put on a travel ban and have his assets frozen, but nothing was done.

Recent interventions by the armed U.N. peacekeeping mission in the Congo (MONUC) have concentrated on disarming or eliminating the Forces for the Democratic Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group that opposes Rwanda, and the Allied Democratic Forces (ADF), a rebel group that opposes Uganda. (Note that the Rwanda military has partnered with its erstwhile “enemies”—the FDLR—when necessary to secure resource plunder while Uganda has its own pattern of complicity with its “rebel” enemies. Rebel alliances are to perpetually shifting.) The removal of these rebel groups will effectively clear the eastern Congo for large–scale multi-national mining. The Mai-Mai militia, whose stated goal is “to protect Congo from Rwandan and Ugandan invaders,” has committed documented human rights abuses, yet they appear to be off the agenda for MONUC. The Mai-Mai operate in northern Katanga (Shaba) province and in the Kivus.

Katanga’s militias and racketeering are connected to criminal networks of businessmen, including Zimbabwe President Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John Bredenkamp, and Marc Rich. U.S. diamond magnate Maurice Tempelsman has profited from Katanga concessions since the Kennedy era. Lawrence Devlin, the old CIA station chief of Lubumbashi under Eisenhower, maintained Tempelsman’s criminal rackets with direct ties to Zaire’s former President Mobutu, and was subsequently employed by Tempelsman (16).

The Forrest Group has the longest history of exploitation in the Congo, gaining its first mining concessions before the Congo declared independence from the Belgians. The group, which includes the Ohio-based OM Group, has numerous concessions in Katanga (Shaba). Chairman George Forrest is the former chairman of the Congo’s state-owned mining firm GECAMINES, and owner of the New Lachaussee weapons manufacturing company.

Coltan ore is widely used in the aerospace and electronics industries for capacitors, superconductors and transistors after it is refined to tantalum. The U.S. is entirely dependant on foreign sources for tantalum, an enabling technology for capacitors essential to aerospace weaponry and every pager, cell phone, computer, VCR, CD player, P.D.A. and TV. U.S. import records show a dramatic jump of purchases from Rwanda and Uganda during the time they were smuggling tantalum and cobalt out of the Congo.

Sony dramatically increased their importation of coltan following the release of their Playstation 2, while Compaq, Microsoft, Dell, Ericsson, Hewlett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent, and Motorola are also large-scale consumers (17). Sony’s current Executive Vice-President and General Counsel Nicole Seligman was a former legal adviser for Bill Clinton through the D.C. firm Williams and Connelly, LLP, whose clients included Bill Clinton and Oliver North (18). Sony Executive Vice-President and Chief Financial Officer Robert Wiesenthal is a former banker with First Boston, a supporter of Refugees International’s “humanitarian” relief efforts at Rwandan refugee camps in Eastern Congo, just before the fall of Mobutu in 1995; Wiesenthal was also financial adviser to Cox Communications, OM Group, Time Warner and The New York Times (19).

(Photo: FDLR « genocidaires » — children with guns — in eastern DRC.)

Walter Kansteiner, the son of a coltan trader in Chicago, is the Assistant Secretary of State for Africa and former member of the Dept. of Defense Task Force on Strategic Minerals. Kansteiner’s speech at The Forum for International Policy in October of 1996 advocated partitioning the Congo (then Zaire) into smaller states based on ethnic lineage (20). Ironically, while the speech was given, Laurent Kabila and his ADFL were beginning their march to overthrow Mobutu with the aid of Rwanda, Uganda, and the U.S. (21). Kansteiner is a trustee of the Africa Wildlife Foundation—another euphemistic front for resource acquisition in Congo.

Bechtel, a U.S. aerospace & construction company, provided satellite maps of reconnaissance photos of Mobutu’s troops for the ADFL invasion of Congo in 1996; they also created infrared maps of the Congo’s mineral deposits (22). The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel’s NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda in 1994. An estimated 800,000 refugees were hunted down and killed in the Congo’s forests (23). Bechtel’s friends in high places include former Secretary of State George Shultz (Board of Directors), former Secretary of Defense Casper Weinberger (Bechtel Counsel) and retired U.S.M.C. general Jack Sheehan (Senior Vice President), who is also a member of the Defense Policy Board at the Pentagon (24). Riley P. Bechtel is on the Board of J.P. Morgan (25). Bechtel’s Nexant Company is the prime contractor on the Uganda-Kenya pipeline project, believed to ultimately facilitate petroleum transport out of the Semliki Basin of Lake Albert.

The U.N. Panel of Experts named New England-based Cabot Co. for conducting unethical business practices (26). Cabot is one of the largest tantalum processors in the world. The current Deputy Director of the U.S. Treasury, Samuel Bodman, was CEO and chairman of the board for Cabot from 1997-2001 (27). Current Director John H. McArthur is a Senior Advisor to Paul Wolfowitz at the World Bank (28).

Private Military Contractors (PMCs) are also big business in Africa. Brown & Root, a subsidiary of Halliburton, helped build a military base near Cyangugu, Rwanda just next to the Congo-Rwandan border. ”Officially,” Brown and Root was there to clear land mines, but instead housed mercenaries from Military Professional Resources Inc. (MPRI) who trained the RPF and Laurent Kabila’s ADFL for invasion of the Congo in 1996, and the Rwandan army’s re-invasion in 1998, after
Laurent Kabila threw out the Rwandans, Ugandans, Bechtel and the IMF (29). The French intelligence service reported that U.S. Special Forces and mercenaries from MPRI participated in the murder of Rwandan Hutu refugees on the Oso River near Goma in 1996 and even claims to have turned over the bodies of two American soldiers killed in combat near Goma (30). The circumstances surrounding the unofficial recovery of these two U.S. soldiers remain very mysterious (31).

MPRI is based in Arlington, Virginia and is staffed and run by 36 retired U.S. generals. It is contracted by the Pentagon to fulfill the African Crisis Responsive Initiative (ACRI). This program includes the Ugandan military, and it supplied military training in guerrilla warfare to Ugandan officers at Fort Bragg, North Carolina in July 1996. During the invasion of the Congo in 1998, Ugandan soldiers were found with ACRI equipment while Human Rights Watch and Amnesty International have implicated Ugandan battalions trained by ACRI in rapes, murders, extortion, and beatings of Ugandan civilians (32).

Executive Outcomes founder Tony Buckingham has established other Private Military Companies that operate around Africa. Buckingham’s Heritage Oil & Gas works closely with his PMC Sandline International to manipulate the petroleum options around Lake Albert, and is believed to have signed concession deals with warring armies and governments on both sides of the Uganda-Congo border. Branch Energy is another Buckingham affiliated company operating in the Great Lakes region.

Investigations of illegal weapons sales to Rwanda last year, in violation of the U.N. arms embargo on the region, have been hampered by the Rwandan government’s refusal to provide a list of serial numbers of the 5000 AK-47s delivered there. The shipping country, Bulgaria, also refused to provide serial numbers, and would only confirm that the weapons were sold legally to a non-embargo country, Nigeria, en route to Rwanda and DRC. The governments of Uganda, Congo, South Africa and Equatorial Guinea—a major U.S. petroleum protectorate—are equally culpable in supporting the clandestine arms sales to the region (33).

Weapons shipments arriving by boat from Tanzania, and the Government of Tanzania’s role in supporting war in DRC, are never questioned. This may have something to do with Barrick Gold’s mining licenses in Tanzania’s Masaai territories. Aircraft flying between Tanzania, DRC, and from Kenya, are allowed to do so without proper documentation, record-keeping or customs oversight.

Another shady “untouchable” arms dealer operating behind the scenes in the region is an Indian-American named Mr. Kotecha. Kotecha’s interests in South Kivu are substantial, and he is openly fingered as dealing in money laundering, arms, coltan and diamonds. After the first U.S.-sponsored invasion of the Congo in 1996, Kotecha is known to have repeatedly boasted of being the “United States Consulate” in South Kivu. Kotecha holds a U.S. passport and owns a mansion in California.

When an outspoken local defender of human rights working for a small NGO (Pascal Kabungulu of Heritiers de la Justice) was assassinated during the summer of 2005 in Bukavu, the alleged killers, including a local Congolese military commander, were identified but MONUC and the international “community” took no action. The killing revolved around his role in exposing the Congolese commanders’ involvement in contraband smuggling (which continues today).

A U.N. Panel of Experts in a forthcoming report will challenge many airlines and companies for undertaking illicit flights (illegal, secret, unregistered or falsely registered) into and out of DRC. One of many notable companies apparently connected to Victor Bout’s arms trafficking networks is Simax, an Oregon-based company using an address in Sierra Leone. However, the U.N. Panel of Experts has once again ignored certain western agencies—with histories of illicit activities—whose flights remain equally surreptitious and unaccountable. At the top of the list is the International Rescue Committee (IRC)—directors include Henry Kissinger —whose flights in and out of Congo, and internal flights to and from isolated airports in eastern DRC, are completely unmonitored by MONUC arms embargo inspectors. In Bukavu, for example, all light aircraft are subject to MONUC arms embargo inspections, but IRC flights are not within the MONUC mandate. As one MONUC Military Observer admitted, “The IRC should be subject to the same standards as everyone else; otherwise we have to assume they are shipping weapons, because they do not let us confirm they are not.”

Similarly, while the U.N. Panel of Experts have investigated and reported on certain illegal criminal networks and activities in Congo, they never attend to the top-level deals brokered behind closed doors by executives from Adastra, Anglo-American, the companies of Sweden’s Adolph Lundin (a close friend of George H.W. Bush), who have control of mining concessions in Lubumbashi, Kolwezi and Mbuji Mayi areas in the Katanga (Shaba) and Kasai provinces. U.S.-based Phelps Dodge is partnered in Katanga copper/cobalt mining projects with Lundin’s Tenke Mining. Phelps Dodge director Douglas C. Yearly is also a director of Lockheed Martin, and the World Wildlife Fund—partnered with USAID and CARE in “conservation”—read: acquisition—projects all over Congo while CARE’s “humanitarian” agenda is also funded by Lockheed Martin.

“Conservation” interests provide the vanguard of western penetration in Central Africa: USAID, WWF, AWF, and Conservation International lead the charge. Evidence from USAID cases all over Congo quickly contradicts all fanfare about USAID bringing “sustainable” or “community development” projects. Most notable are the Central Africa Region Partnership for the Environment (CARPE) and Congo Basin Forest Partnership (CBFP), two programs pressing hidden military, intelligence and economic agendas. Notably, National Geographic is involved in furthering the mythologies of conservation, democracy, community development, or the lip service paid to respecting and supporting indigenous people.

Some people have suggested the reason that there isn’t greater awareness and equitable intervention in the Congo is because “we simply don’t know what to do” to remedy the situation. However, it is fairly clear what needs to be done, the West is just unwilling to do it because of powerful economic and geopolitical reasons.

1. U.S. Military Training programs must have an oversight committee and total transparency. Western governments must end their hypocritical stance and ensure they don’t train any “rebel” or ”dissident” groups, especially if they are against a democratically elected government (provided the elections weren’t fraudulent), even if the elected government isn’t politically aligned with the western ideology and/or economic ideals. To do otherwise would refute claims that the west is intervening to “spread democracy.”

2. In parallel with number 1, a committee must be set up to ensure the same doesn’t occur for the private military companies. As multinational corporations, these firms aren’t subject to obey laws of warfare as an established country’s armed forces are supposed to. The U.N. must pass resolutions mandating the World Court and International Criminal Court (ICC) to prosecute such corporations. Lastly, when such companies are exposed for conducting illegal activities, such as aiding coups or trafficking human slaves, the corporations who conduct these activities must be blacklisted from receiving government contracts, domestic or international, and the guilty individuals must be prosecuted (34).

3. In the arms arena, more substantial efforts must be created to intercept and prosecute “embargo busters,” illegal brokers, and arms sellers. Furthermore, those selling, transporting, brokering, funding, or wiring arms transactions for weapons specifically intended for children should receive the harshest of the penalties (certain ”small weapons” are modified to reduce their weight to make it easier for a child to carry). Firms that participate in arms shipments, transport and/or the movement of the flow of the money generated from these sales with countries, people or organizations that are embargoed or act against national or international law should be held accountable for their crimes. Assets can be frozen, travel bans imposed, and all government and economic business ties with such firms severed. These penalties must also have an assurance of enforcement.

4. Debt relief is essential, but ways must be found to protect IMF and World Bank loans from being used for military expenditures. The motivations of World Bank President Paul Wolfowitz are suspect. Dr. Wolfowitz is a former Deputy Secretary of Defense under George W. Bush, a former ambassador to Indonesia under Ronald Reagan, a PNAC member, and dual citizen in Israel. Likewise, the World Bank and IMF must shift their policy of privatization as a stipulation for loan approval in order to stimulate business growth within the state instead of having the business sector growth be almost entirely from multinational corporations. The World Bank and IMF must also provide debt relief to the counties that need it most according to economic indicators. Some countries receiving debt relief, like Uganda and Rwanda, are among the biggest spenders of their loans in the military sector (35). It must be ensured that a majority of spending occurs on infrastructure and public services, and that this does not benefit the standard set of “embedded” western corporations. It must also be ensured the loan money is used in areas that need development the most. For example, in Uganda, the loan money Museveni has used for development has focused in the south in Kampala, the capital, and in Mbarra, his hometown. Meanwhile, the Acholi people, who always vote against Museveni’s party in the polls, are ignored and the situation in the Lira, Gulu, and Kitgum districts continues to deteriorate. In addition, individual countries must examine the aid they give to countries that spend a high percentage of capital on military, as well as commit human rights abuses. Lastly, debt relief doesn’t harm banks that gave the loans in the first place and collect on some of the interest rates, not to mention the American businesses that make profit on the privatized businesses as part of the loan deal. The debt is transferred to the taxpayers, so transparency is needed to insure that costs are also incurred by the firms granting the loans (if they want credit for their “humanitarian” debt relief).

5. Western countries must end the impunity for those responsible for looting minerals from Congo. Firms that purchase smuggled minerals, and/or purchase concessions from illegitimate rebel groups must be prosecuted. The World Court recently made a start by convicting Uganda and fining the government, but Rwanda, Burundi, Zambia, and Zimbabwe remain unaccountable for their direct pirating, as are the Western firms that purchased the minerals, and Western individuals supporting them. (The Kimberly Process, established with the support of academic and intelligence experts at Harvard University, is a perfect example of the gatekeepers policing their own gates: the huge, entrenched, but secretive interests like the Oppenheimer/DeBeers and Maurice Tempelsman owned companies are legitimized as dealers of “clean” diamonds; while the other, far less connected competitors and challengers of the status quo, including Congolese children sneaking into mines and being shot for “stealing” the diamonds off their own starving families’ former lands, are demonized as dealers of “blood” diamonds.)

6. The World Court and International Criminal Court must hold all military and civilian leaders—African, U.S., European—that are guilty of war crimes and crimes against humanity accountable for their actions. The West must not be allowed to shield criminals from prosecution by virtue of their economic and political alliances with Western governments. Governments that harbor these criminals should be subject to prosecution. Economic sanctions may not be proper, as poor nations generally suffer severe civilian casualties as a result; specific involved individuals in government and the military must be held accountable.

7. “Peacekeeping” forces, in particular MONUC, must be examined to ensure that the mission is being conducted with the interests of promoting stability in the country. As illustrated, elements of MONUC have used the mission as a cover to further the agenda of the West and its corporate sponsors under the banner of “peacekeeping,” causing the death of civilians in the process: those responsible should be tried and prosecuted. It must also be ensured that the investigations don’t stop at individual soldiers or brigades committing crimes, but to examine the chain of command and their allegiances to uncover the motivations behind MONUC operations. There have been reports of MONUC troops looting ivory, gold, and animal skins in National Parks. Villagers say that they have seen murders occur right in front of MONUC soldiers and they didn’t act to prevent the killings (36). MONUC soldiers have raped Congolese women (37). When pro-Rwandan rebel leaders Laurent Nkunda and Jules Mutibusi, both war criminals wanted by the U.N., took over Bukavu by force in May 2004, MONUC provided them with weapons and vehicles. Nkunda himself has stated the head of MONUC, William Swing, personally gave him a telephone to use during the raid. (38)

8. The international media is completely silent on virtually every major issue of significance with respect to war in DRC—and the international and criminal networks behind it. Misinformation about Africa prevails due to a concerted effort by the mainstream media to blackout the truth. A boycott of key publications is imperative, and must include the most offensive: Boston Globe, Washington Post, Newsweek, Time, US News & World Report, USA Today, New York Times, the New Yorker (Conde Nast Publications), Harper’s, Atlantic Monthly (highly subsidized by Lockheed Martin and Northrup Grumman) and, especially, National Geographic.

9. The fog of war needs to be cleared away from so-called ”humanitarian” and “human rights” programs, organizations and individuals currently aligned with the Western corporate enterprise. Notables in this category include: Human Rights Watch, Amnesty International, CARE, USAID, Norwegian People’s Aid, International Crises Group, International Rescue Committee, Refugees International, the Genocide Intervention Fund, and many U.N. bodies, but especially UNHCR. Most of these agencies appear to exist merely to perpetuate their own survival. Doctors Without Borders also deserves scrutiny for their recent actions in DRC.

10. The peace and justice community remains unaccountable for its failure to take any significant actions to mitigate war in Congo and expose the true reasons behind it. A first step should be open up the spaces to alternative voices currently excluded by major social justice media venues. Second is to declare a total boycott on diamonds and gold, and an organized campaign to protest and economically castigate diamond stores where Lazare diamonds are sold. A third action is the commitment of meaningful funds—both from individuals and from organizations—to support the vibrant grass roots organizations and individuals working for human rights, women’s health, disarmament, education, food security, rainforest and environmental defense in Congo. Fourth, people need to break through their fear (inculcated by the western media) of taking action to help people in the Congo: there is no reason—except the unacceptable—that westerners cannot establish a “Witness for Peace” program situated in the Congo.

11. Rights groups with missions pertinent to Congo’s need must expand their missions to include Congo. Rape is endemic in the Congo: a source of psychological and physical trauma, it contributes to the spread of HIV, Ebola and other sexually transmitted diseases. Survivors often give birth to HIV positive children with no prospects for medical or financial help. This has lead to an insurmountable need for aid to care for the orphans. Mothers of children conceived of rape are often disowned by their village and families. Western feminist and women’s rights activists and organizations must get involved and provide resources for the victims of rape in Congo. Those responsible for rapes must be tried and punished as per the law if guilty. Indeed, evidence from rape cases in rural DRC shows that sexual violence is significantly reduced simply by holding military officers accountable for their troops’ actions, but this is not happening.

12. MONUC’s Radio Okapi is the lifeline of news in DRC today, but programming is largely comprised of U.N. programming. The United Nations needs to be pressured to open up the Radio Okapi network, eliminate the “fluff” pieces, and diversify and deepen its programming and reportage. As a simple example of how things could easily be improved in DRC, programs that sensitize the public o the issue of rape, and sensitize the military to the punishment for it, could easily be implemented; such programming is never considered.

13. The transitional government in Congo is comprised of military leaders and government officials who must be held accountable for their crimes. Like the individuals, organizations, corporations and governments that have supported them, all are responsible for crimes against humanity. The current profiteering in DRC is enabled by these key players, who hold the highest levels of the DRC government, and whose crimes remain hidden by the western press. The transitional government must not be allowed to appoint war criminals to cabinet or parliamentary positions, as well as local governor positions in the provinces.


References

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(9) Ibid.

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(13) “Named and Shamed,” Ruud Leeuw: http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

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(17) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
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(18) “Sony Corporation of America: Executive Biographies,” Jan. 2006.
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(19) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
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(20) “Genocide and Covert Operations In Africa, 1993-1999,” United
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(21) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,” :
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(22) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
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(23) “A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa,”
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(24) “The Exception to the Rulers: Exposing Oily Polititians, War
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(25) See: “Friends in High Places: The Bechtel Story.”

(26) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
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(28) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(29) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,”
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(30) “Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(31) Private interview, keith harmon snow, eastern DRC, July 2005.

(32) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(33) Confidential report, received, February 2006.

(34) “The Controversial Commando,” Pratap Chatterjee, 14 Jun. 2004:
http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html ;
”CSC/DynCorp.” Corporation Watch:
http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&type=18 ;
”Crossing the Rubicon,” Michael Ruppert, 2004, New Society
Publishers, Gabriola Island, BC, Canada: p. 79-80.

(35) “The Use of Rwanda’s External Debt (1990-1994): The
Responsibility of Donors and Creditors,” Michel Chossudovsky, Pierre
Galand, 30 March 2004:
http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364 .

(36) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, World War Four Report, 12 Dec. 2004:
www.WorldWar4Report.com .

(37) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, No. 100, 19 Jul. 2004:
http://ww3report.com/proxy.html .

(38) “Report on Events in Bukavu, South Kivu: May 26 to June 9, 2004,” Network of Women for the Defense of Rights and of Peace,



Arche de Zoé : que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère ?

10 11 2007

repris de Voltairenet:

Des citoyens français intoxiqués par la propagande atlantiste ont été convaincus qu’un génocide se déroulait au Darfour et qu’ils pouvaient sauver des enfants d’une mort certaine. Ils ont financé l’équipée de « l’Arche de Zoé » qui a tenté d’enlever des enfants au Tchad. Étrangement, lorsque la presse s’est emparée de cette affaire, le président Sarközy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles d’accueil abusées, mais des voleurs d’enfants. Pour protéger qui ?


Toutes les versions de cet article :

 Español

 

La presse française ne manque pas un éditorial pour brocarder le président tchadien Idriss Déby qui a accusé sans retenue l’association humanitaire l’Arche de Zoé d’avoir tenté d’enlever des enfants pour satisfaire des pédophiles et se livrer à un trafic d’organes. Simultanément, elle loue le président français Nicolas Sarközy, qui s’est immédiatement déplacé au Tchad pour faire baisser la tension et rapatrier plusieurs prévenus.

L’ombre de Cécilia

Le Figaro s’est fait l’écho de la colère de la nièce d’un des bénévoles de l’Arche de Zoé incarcéré au Tchad : ce sapeur-pompier aurait été abusé par les dirigeants de l’association qui lui aurait fait croire que l’opération de sauvetage des enfants était patronnée par Cécilia Sarközy [1].

Mais le quotidien n’indique pas de quelle manière les dirigeants de l’Arche de Zoé avaient pu convaincre les bénévoles d’un tel patronage s’il n’existait pas.

Et si ce patronage était imaginaire, pourquoi le président Sarközy s’est-il cru obligé de monter immédiatement en première ligne ? [2]

Un Sarközy peut en cacher un autre

L’objet social de l’association l’Arche de Zoé est d’« intervenir en faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh (Sumatra, Indonésie) pour leur permettre de retrouver des conditions de vie décentes par des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs ; développer, mettre en œuvre et coordonner des programmes de réhabilitation de l’environnement familial et social de ces enfants ; développer tout programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement de manière à favoriser le retour à l’autonomie, de façon plus générale ; mettre en œuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles ». Comme ne le laisse pas deviner cet énoncé humanitaire, l’association est une initiative d’un organisme semi-public français, Paris Biotech Santé. Celui-ci a été fondé conjointement par l’Université Paris-V Descartes, l’INSERM, l’École centrale de Paris, et l’ESSEC, et dispose de tous les agréments officiels nécessaires. Son objet est de soutenir des projets de création d’entreprises dans le domaine du médicament, des dispositifs médicaux et des services aux malades [3]. Paris Biotech Santé gère un immeuble de 3 200 m², dont 2 500 m² de laboratoires, à l’hôpital Cochin. Ces installations ont été inaugurées en grande pompe, il y a trois semaines par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et le président de l’université Paris-V Descartes, Jean-François Dhainaut [4].

Il résulte de ce montage que la finalité ultime de l’Arche de Zoé est de tester des programmes sanitaires sur des enfants en difficulté dans le tiers-monde en vue de leur développement commercial.

Les liens organiques de l’Arche de Zoé et de Paris Biotech Santé sont attestés par l’avis de création de l’association publiée au Journal officiel de la République française du 2 juillet 2005. Il précise : « Siège social : 23, rue Hallé, 75014 Paris. Courriel : lefebvre.s@parisbiotech.org ».
Au demeurant, Stéphanie Dhainaut-Lefèbvre, contact légal de l’Arche de Zoé est aussi la directrice adjointe de Paris Biotech Santé et l’épouse du président de l’université.
En outre, l’Arche de Zoé est la déclinaison française de la Zoe’s Ark Foundation Inc. (154 A’Becket Street, Melbourne 3000, Victoria, Australie). Malgré le communiqué de la Fondation assurant n’avoir aucun lien avec l’association homonyme française, tous les responsables français sont membres de l’organisation-mère australienne, y compris Paris Biotech Santé qui figure parmi la liste fiscale en notre possession.

Contacté par téléphone, Paris Biotech Santé indique que seul son directeur, le professeur Olivier Amedée-Manesme, est habilité à répondre à la presse et que celui-ci n’est pas joignable. C’est dommage car il aurait été en mesure d’indiquer quel avis le Comité d’évaluation de Paris Biotech Santé a émis sur le programme Arche de Zoé ; un Comité d’évaluation où siège le docteur François Sarközy, médecin pédiatre. Contacté à son tour par téléphone, le secrétariat de François Sarközy nous assure qu’il transmet notre question et nous rappelera.

François Sarközy est politiquement proche de son frère aîné, le président Nicolas Sarközy, au point que celui-ci, lorsqu’il était maire de Neuilly et ministre de l’Intérieur, l’avait fait nommer médiateur dans le conflit social de l’hôpital américain de Neuilly [5].

Le Figaro le présentait au lendemain de l’élection présidentielle comme l’une des 100 personnalités qui compteraient désormais « au coeur de la future équipe de France » [6]. Le média sarközyste (excusez le pléonasme) précisait : « Ce pédiatre de 48 ans, vice-président du Conseil de surveillance d’une société de biopharmaceutique, s’est beaucoup rapproché de son grand frère Nicolas lors de la campagne, notamment à l’occasion de séjours brefs mais studieux dans la maison de François, en Provence. » De son côté, Le Nouvel Observateur indique : « Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses amis, le soir de son discours “fondateur” du 14 janvier, et c’est dans sa maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne » [7]. Le Monde note : « Le frère cadet de M. Sarkozy a été beaucoup vu au cours de la campagne. C’est chez lui, dans sa maison des Alpilles, que l’ex-ministre a passé de nombreux week-ends ces derniers mois. En l’absence de Mme Sarkozy – qui n’a été officiellement présente au côté de son mari que le 14 janvier et le 22 avril, et enfin dimanche 6 mai sur le podium dressé place de la Concorde, à Paris, au soir de la victoire -, il a symbolisé une présence familiale autour du candidat. Interrogé un jour sur le sens de sa présence, François Sarkozy, soucieux de lever toute ambiguïté, avait précisé : “Je ne le soutiens pas, je l’accompagne”. » [8]

François Sarközy est aussi une personnalité influente des médias. Ainsi Libération lui a attribué un rôle dans l’éviction de Robert Namias de la direction de TF1 au lendemain de l’élection présidentielle [9].

À la rubrique « François SARKÖZY de NAGY-BOCSA », le Who’s Who in France indique : « Interne des Hôpitaux de Paris en pédiatrie (1983-85 et 1987-89), Assistant au laboratoire de physiologie respiratoire de l’hôpital Trousseau à Paris (1989-90) ; aux laboratoires Roussel-Uclaf : Chef de projet international pour les antibiotiques (1990-93), Directeur du développement clinique international (1994-95), Responsable du développement international (1995) ; au groupe Hoechst Marion Roussel : Vice-président, Directeur de la gestion du portefeuille et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis) (1996-98), Directeur médical et pharmaceutique pour la France (1998-99) ; Président-directeur général du Centre international de toxicologie (1998-99) ; Directeur médical pour la France à Aventis (1999-2000), Associé du Cabinet de conseil en stratégie et en organisation devenu AEC Partners (depuis 2001), Président d’AEC Partners Inc. (depuis 2006) ; Vice-président, Membre du conseil de surveillance de BioAlliance Pharma (depuis 2005) »

Bio Alliance Pharma termine ses expérimentations humaines pour le lancement de médicaments luttant contre des maladies opportunistes du cancer et du HIV, Loramyc, Lauriad et Transdrug [10].

Le monde étant petit, en 2006, le principal client de François Sarközy à AEC Partners est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM), lequel emploie aussi Stéphanie Lefebvre de Paris Biotech Santé et de l’Arche de Zoé, via LEEM-Recherche.

Le président Idriss Déby ne s’est certainement pas exprimé à la légère. Le rapatriement des journalistes et des hôtesses de l’air impliqués dans cette opération a dû être chèrement négocié. Au demeurant, le Tchad, en traduisant en justice les responsables de l’Arche de Zoé, conserve un moyen de pression non-négligeable sur le président français.

 Thierry Meyssan
Journaliste et écrivain, président du Réseau Voltaire.
Les articles de cet auteur


[1] « La nièce d’un des Français détenus dénonce les mensonges de l’association », par Angélique Négroni, Le Figaro, 3 novembre 2007.

[2] « Nicolas Sarkozy en première ligne dans l’affaire de l’Arche de Zoé », AFP, 4 novembre 2007.

[3] « Paris Biotech : un cocon protecteur pour jeunes entreprises de la santé », AFP, 3 octobre 2006.

[4] « Inauguration de la pépinière d’entreprises Paris Santé Cochin », AFP, 17 octobre 2007.

[5] « Fin de la grève du personnel de nuit à l’Hôpital américain de Neuilly » et « Accord direction/personnel de nuit à l’Hôpital américain de Neuilly », AFP, 17 et 28 février 2006.

[6] « Les 100 noms qui vont compter » par Yves Derai, Le Figaro, 12 mai 2007.

[7] « Aujourd’hui, ce sont eux qui incarnent la fameuse « rupture » – Les 100 de Sarkozy », par Hervé Algalarrondo, Le Nouvel Observateur, 10 mai 2007.

[8] « Eux aussi ont fait gagner Sarkozy », Le Monde, 8 mai 2007.

[9] « …Des rides, et c’est pas fini » par Raphaël Garrigos et Isabelle Roberts, Libération du 22 mai 2007.

[10] « BioAlliance Pharma Names Francois Sarkozy as Vice-Chairman of its Supervisory Board ; Healthcare Industry Professional Brings Further Operational and International Experience to Specialty Pharma Company », Business Wire, 5 janvier 2006.



L’ingéniosité des Nigérien(ne)s

8 11 2007

Pavés de sacs de plastiqueLes sacs de plastiques sont une vraie plaie dans plusieurs régions d’Afrique.  L’édition de novembre 2007 de Québec Science fait part d’une solution ingénieuse trouvée l’organisme RESEDA au Niger: récuper les sacs de plastique, les faire fondre et les mélanger à du sable, verser le tout dans un moule, attendre 30 minutes et le pavé est prêt. Tout le procédé prends moins de 45 minutes selon le responsable de la production Osseinni Amadou. Les pavés fabriqués par le RESEDA sont aussi les plus solides et résistants selon les tests du ministère des Travaux publics du Niger. Ils sont aussi moins chers que les autres pavés et ils sont bon pour l’environnement.

Voici un article à ce sujet trouvé sur IPS:

ENVIRONNEMENT-NIGER :

Récupérer les déchets plastiques pour fabriquer des pavés

Ousseini Issa

NIAMEY, 20 fév (IPS) – Pour lutter contre la pollution de l’environnement, une technique de recyclage des déchets plastiques en pavés a été mise au point par le Réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale basée à Niamey, la capitale du Niger.

 »Le pavé s’obtient à partir d’un mélange de déchets plastiques fondus et de sable fin qu’on malaxe avant de passer dans des moules traditionnels. Les déchets plastiques servent aussi de combustible pour la cuisson (des pavés) », explique à IPS, Housseini Hamidou, le président du Club UNESCO de l’Université de Niamey, producteur de pavés. (L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le produit obtenu de ce mélange résiste à une pression de plus de neuf bars (unité de mesure de pression), selon le Laboratoire de la direction des travaux publics, basé à Niamey et cité par Hamidou.

La technique des pavés est de plus en plus utilisée pour le revêtement des rues dans plusieurs villes d’Afrique de l’ouest depuis le début des années 1990, avec l’appui financier des donateurs étrangers. Selon des techniciens, les revêtements effectués avec des pavés sont moins coûteux, plus résistants et plus durables que le bitume.

Selon Hama Attahirou, le secrétaire général adjoint de l’association, cette idée de recycler les déchets plastiques en pavés a germé à partir d’un constat :  »Nous avons constaté que la gestion des déchets plastiques pose un gros problème au niveau de la communauté urbaine de Niamey, où nous avons collecté, à travers un mini-projet dénommé ‘Rendons notre ville propre’, 600 tonnes de déchets plastiques dans une seule commune de Niamey ».

 »Nous avons donné une partie (des plastiques) à une briqueterie qui s’en est servi comme combustible, mais il nous restait encore sur les bras une grosse quantité dont nous ne savons pas quoi en faire », explique Attahirou à IPS.  »C’est à ce moment qu’un volontaire de Oxfam Québec, qui a travaillé au Tchad sur la question, nous a donné l’idée en nous aidant à mettre au point la technologie permettant le recyclage des déchets plastiques en pavés ».

Implantée à Kourterey, une bourgade située à environ cinq kilomètres de Niamey, l’usine de recyclage des déchets plastiques a démarré ses activités au début de 2005, et est actuellement exploitée par le Club UNESCO de l’Université de Niamey, avec une dizaine d’ouvriers pour une production moyenne de 32 pavés par jour, a constaté IPS sur place.

Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés.  »La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés ».

Actuellement, c’est le seul groupe qui fabrique ces pavés au Niger pour l’instant, mais les promoteurs envisagent de l’étendre aux autres régions du pays avec le temps.

Le Club UNESCO de l’Université de Niamey est une association d’étudiants et scolaires qui intervient dans la promotion de l’éducation et l’alphabétisation fonctionnelle, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la désertification. Il est basé à l’université. Selon Tafio Ibrahima, son secrétaire général, la  »fabrication de pavés avec les déchets plastiques entre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Niamey ».

 »Au RESEDA, nous n’avons pas vocation à exploiter les technologies que nous mettons au point, c’est pourquoi nous avons rétrocédé l’usine au Club UNESCO de l’université qui est venu nous voir avec un projet de transformation des déchets plastiques en pavés », déclare à IPS, Rékia Mamane, la trésorière de l’association.

 »Le RESEDA bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et œuvre pour la promotion de l’artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération », ajoute Attahirou. Hamidou du Club UNESCO a confié à IPS avoir eu l’idée de ce projet de fabrication de pavés au sortir d’un forum des jeunes francophones sur l’éducation environnementale, tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en juillet 2005.

 »Le projet a pu se matérialiser grâce à l’appui du RESEDA qui nous a rétrocédé son usine et les ouvriers, et au soutien financier de l’Agence française de développement pour un montant de 2,155 millions de francs CFA (environ 4.000 dollars) », reconnaît-t-il.

Ibrahima ajoute :  »Pour l’heure, le produit n’est pas encore commercialisé, mais nous entendons le faire pour permettre à l’usine de continuer à tourner après la fin du financement que nous avons reçu ».

De couleur noire, ce pavé orne déjà un pan de route à Niamey, à titre expérimental, et se présente  »comme une solution efficace contre la prolifération des déchets plastiques qui causent beaucoup de dégâts dans les centres urbains et en campagne », affirme Attahirou.

Selon Sani Mahazou, chef de la Division lutte contre les pollutions et nuisances à la direction nationale de l’environnement à Niamey,  »les déchets plastiques agressent la vue aussi bien en ville qu’en brousse, mais constituent surtout un danger pour les ressources naturelles et les animaux ».

 »Le plastique est une matière non biodégradable qui empêche l’air de circuler et l’eau de s’infiltrer pour alimenter les plantes lorsqu’il est enfoui dans le sol; en ville, il bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées », souligne Mahazou à IPS. Il déplore également la mort provoquée des animaux qui ingurgitent des déchets plastiques sur les parcours pastoraux.

Doulaye Garba, un habitant de Kourterey interrogé par IPS, ne cache pas sa satisfaction par rapport au changement de son environnement depuis l’installation de l’usine de recyclage :  »Notre cadre de vie et même les champs environnants présentent un visage avenant grâce au ramassage systématique des déchets plastiques par les enfants qui les vendent sur le site ».

Ce sentiment de satisfaction est partagé par Zalika Boureïma, une conseillère communale à Niamey, pour qui  »ce recyclage des déchets plastiques en pavés apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les autorités communales qui ont désormais un moyen pour s’en débarrasser ».

 »Le ramassage des déchets plastiques est fait par des enfants désœuvrés dans les quartiers et en brousse moyennant une rémunération de 400 FCFA (environ 74 cents US) par sac de 50 kilogrammes de plastiques collectés », déclare Hamidou, précisant que cette politique vise également à la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Selon Mahazou, une stratégie nationale et opérationnelle sur la gestion des déchets plastiques est actuellement en phase d’élaboration par le ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, avec le soutien de certains donateurs.

Cette stratégie vise à mettre fin aux dégâts causés par le plastique sur l’environnement.  »Elle sera financée par le gouvernement et certains donateurs intéressés par la question, notamment l’Union européenne, les coopérations allemande, canadienne et italienne, affirme Mahazou. Il ajoute que ce projet bénéficie déjà du soutien gouvernemental à travers la direction nationale de l’environnement, qui assiste et conseille ses promoteurs.

 »Au Niger, l’emballage plastique est fortement utilisé dans le commerce en raison de son faible coût et de sa praticabilité », explique Mahazou, estimant que seule une sensibilisation soutenue des populations sur ses dangers peut mettre fin à son utilisation.

Selon le commandant Ibrahim Yacouba interrogé par IPS dans un bureau des douanes à Niamey,  »entre janvier et décembre 2005, plus de 5,215 millions de kilogrammes de sacs, sachets, pochettes, cornets et autres matières plastiques sont entrés dans notre pays par le cordon douanier ».

 »Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, à cause notamment des quantités importantes de plastiques qui échappent au contrôle douanier et entrent par la fraude », ajoute-t-il. (FIN/2006)



Khartoum et le périle canadien

31 08 2007

Guerre au Soudan

Jeudi dernier, une dépêche de l’AFP, semble aporter du poid à la possibilité que le Canada (et l’Europe) essaie de renverser le gouvernement du Soudan. En effet, on pouvait y lire: «Un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères leur avait notamment reproché d’avoir eu des contacts avec l’opposition. Ils auraient cherché, selon lui, à faire des libérer des opposants arrêtés en juillet pour leur implication dans une tentative supposée de coup d’Etat.» Si le Canada et l’Europe essaient de libérer les opposants à Khartoum, il ne peut qu’y avoir deux raisons: soit ces opposants agissaient déjà pour le Canada et l’Europe dans quel cas les diplomates canado-européens essayaient de libérer leur agents, soit ils espère les recruter en échange de leur libération. Mais dans les deux cas cela demontre un intention de reverser Khartoum.

Par ailleurs, Paul Barker de CARE a aussi été renvoyé du Soudan par le gouvernement soudanais. Allez sur le site de CARE (http://www.care.org/about/contact_ci.asp?source=&channel= ) et regardez qui sont les membres du conseil d’administration, ce sont tous des dirigeant(e)s de grandes entreprises ou de banques), les donnateurs sont aussi majoritairement de grandes entreprises (Chevron et BAE Systems [le plus grand fabriquant d’armes britanique] entre autres) ce qui laisse planner des doute sur son indépendence. Sinon, un autre fait intéressent est que Paul Barker dans une mission antérieure est arrivé en Afghanistan 6 mois avant l’arrivé des Talibans au pouvoir et fut une des première personne à négocier avec les Talibans. En 1999, lors de la guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée il alla en Éthiopie et en 2001 il retourna en Afghanistan en même temps que l’armée étasunienne. Le 11 sept 2001 il était encore en Éthiopie et voici comment il relate sa journée: « we spent the rest of the day in stunned silence, watching on a neighbor’s TV as the drama unfolded. It was clearly a terrorist attack, and I knew that it would have massive repercussions for Afghanistan. » C’est assez bizarre car à moins qu’il ai pu deviner qu’Osama Ben Laden «irait se cacher dans des grottes en Afghanistan» il n’y avait aucun lien à faire entre le 11 sept. et l’Afghanistan!! Selon les médias, Paul Barker ne peut penser qu’à une seule raison expliquant son expulsion: un courriel aux employé(e)s de CARE détaillant les scénarios politiques possible à qui se dérouleront au Soudan. Voici ce qu’il dit: « The email I wrote almost a year ago in October [was] talking about the different scenarios that could unfold in Darfur and what the implications would be for our staff. « To me that’s a responsible thing to do in terms of ensuring the ongoing safety and well-being of our staff. The people in HAC [Humanitarian Aid Commission] chose to interpret that as political reporting and inappropriate for NGOs. ». Si c’était vraiment à cause du courriel qu’il est expulsé, je trouve ça louche qu’il n’ai pas été expulsé plus tôt. Il serait vraiment intéressant de pouvoir voir une copie de son courriel mais malheuresement je n’ai pas réussi à le trouver. Si quelqu’un réussi à le trouver pouvez-vous s.v.p me l’envoyer. Peut-être cela aidra à la compréhension de la situation.

Pour plus d’info voir les billets précédents sur ce sujet: 1 2 3

Addendum:

Paul Barker serait accusé d’espionnage par Khartoum.




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