Derniers rebondissments de l’affaire Hariri

12 06 2008

repris du réseau Voltaire:

Répression politique

Un collaborateur du Réseau Voltaire incarcéré à Berlin

La répression contre le Réseau Voltaire se poursuit. Jürgen Cain Külbel, vient d’être incarcéré à Berlin. Les arguties juridiques employées pour le condamner ne masquent pas l’intention politique de cette décision : notre collaborateur avait démontré que le chef de la mission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de Rafic Hariri avait des liens financiers avec les assassins, et que son principal assistant est un agent de la CIA impliqué dans des enlèvements en Europe.

 

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La prison berlinoise où a été incarcéré le journaliste Jürgen Cain Külbel, coupable d’avoir révélé l’action de la CIA dans l’assassinat de Rafic Hariri, l’organisation de la fausse piste syrienne, et la manipulation de la Commission d’enquête de l’ONU.

 

 

Jürgen Cain Külbel, collaborateur du Réseau Voltaire, a été incarcéré à Berlin. Il lui est reproché d’avoir violé une décision du Tribunal des référés en maintenant un lien actif sur son site Internet vers un article de Voltairenet.org [1]

Cette affaire rocambolesque est une machination de plus de la CIA pour intimider Jürgen Cain Külbel et les collaborateurs du Réseau Voltaire. Voici le mécanisme de cette opération :

Ancien enquêteur de la police est-allemande, Jürgen Cain Külbel a conduit, en tant que journaliste, une enquête indépendante sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Il a publié ses conclusions dans un livre édité en allemand et en arabe : Le Dossier Hariri [2] . Il y reprend et approfondi des éléments déjà présentés par le Réseau Voltaire [3]. Thierry Meyssan avait montré qu’une association d’opposants libanais en exil, l’U.S. Committee for a Free Lebanon (USCFL), avait connaissance à l’avance du crime et avait immédiatement lancé une campagne de communication visant à détourner les soupçons vers la Syrie [4]. L’USCFL, que la CIA destinait à former un gouvernement fantôche au Liban en cas d’intervention militaire US, est donc complice, au moins passivement, du meurtre. Talaat Ramih avait montré que l’ancien procureur allemand Detlev Mehlis, devenu chef de la mission d’enquête des Nations Unies, avait été employé par le Washington Institute for Near East Policy (WINEP) [5]. En relevant que l’USCFL est une émanation du WINEP, Jürgen Cain Külbel a montré que le chef de la mission de l’ONU était un ancien employé de personnes impliquées dans le meurtre sur lequel il était chargé d’enquêter. Continuant sur sa lancée, il a établi le rôle de l’assistant principal de Detlev Mehlis, le commissaire principal Gerhard Lehmann, dans les enlèvements perpétrés par la CIA en Europe depuis 2001. M. Lehmann a ainsi été formellement reconnu par une des victimes, Khaled El-Masri [6]. Plusieurs éléments laissent à penser que M. Lehmann pourrait également être impliqué dans la « disparition » à Paris du témoin clé de l’affaire Hariri, Zuhair As-Siddik, le 13 mars dernier [7]

Dès la publication de son livre en allemand, Jürgen Cain Külbel a été approché par un militant palestinien connu résidant en Allemagne, Said Dudin, qui s’est proposé d’éditer l’ouvrage en arabe et d’en assurer la promotion. Mais lorsque M. Külbel est venu à Damas, donner une conférence à la Bibliothèque nationale syrienne, à l’invitation de Syria Alghad (institut de recherche politique membre du Réseau Voltaire), M. Dudin a fait son possible pour discréditer son auteur. L’éditeur a exhorté l’assistance à attaquer les ambassades occidentales et a multiplié les déclarations incendiaires pour déplacer l’attention des médias.

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Conférence de Jürgen Cain Külbel, le 8 mai 2006, à la Bibliothèque nationale syrienne (Damas).

De retour en Allemagne, Jürgen Cain Külbel a tenté d’en savoir plus sur ce saboteur. Il a alors découvert que le prétendu militant de la cause palestinienne était le fils de Mustafa Dudin, un agent secret israélien placé directement sous le commandement du général Ariel Sharon. Découvert, Mustafa Dudin avait été exécuté par la Résistance. Poursuivant ses recherches, Jürgen Cain Külbel découvrit dans les archives de la Stasi, l’ancienne police politique est-allemande, des documents attestant que Said Dudin lui-même était de longue date un agent de la CIA infiltré dans la gauche radicale allemande. Ces documents ont été publiés sur Voltairenet.org [8].

Introduisant une action juidiciaire en référé, Said Dudin a obtenu que le Tribunal de Berlin enjoigne M. Külbel de ne plus faire mention d’aucune manière que ce soit de l’incident survenu à Damas, des fonctions de son père dans les services israéliens et de ses fonctions personnelles à la CIA. Obéissant à la Raison d’État, le Tribunal n’a retenu que les témoignages produits par M. Dudin et a écarté ceux produits M. Külbel, y compris celui du prince Issa El-Ayoubi, vice-président du Réseau Voltaire et petit-neveu du fondateur de la République arabe syrienne, qui avait assisté à l’incident de Damas où il s’était opposé à M. Dudin. En outre, le Tribunal a écarté les documents de la Stasi en vertu d’une loi allemande d’amnistie qui fait interdiction de leur mention.

Or, Jürgen Cain Külbel ayant ultérieurement maintenu sur son site Internet personnel un lien actif vers celui du Réseau Voltaire qui contient les documents illégalement rendus publics de la Stasi, le Tribunal l’a condamné à 10 jours de prison ferme pour violation de son injonction.

 

[1] Page incriminée : « Le journaliste d’investigation face aux manipulations des services secrets », entretien de Jürgen Cain Külbel avec Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2007.

[2] Mordakte Hariri, Unterdrückte Spuren im Libanon par Jügen Cain Külbel, édition Zeitgeschichte Band 34, 2006 (ISBN 3-89706-860-5).

[3] « Attentat contre Rafic Hariri : Une enquête biaisée ? », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 15 septembre 2006.

[4] « Les plans de l’US Committee for a Free Lebanon », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2005.

[5] « La commission Mehlis discréditée », par Talaat Ramih, Réseau Voltaire, 9 décembre 2005.

[6] Allégations de détentions secrètes et de transferts illégaux de détenus concernant des États membres du Conseil de l’Europe, rapport de Dick Marty au Conseil de l’Europe, 12 juin 2006, § 99 et 130.

[7] « Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l’enquête Hariri », par Jürgen Cain Külbel, Réseau Voltaire, 21 avril 2008.

[8] Ibid.

 



Le Canada a préparé l’invasion de l’Afghanistan AVANT le 11 septembre selon un livre censuré par l’armée canadienne

2 05 2008

Text repris du Réseau Voltaire:


Dans un livre qui devait paraître lundi au Québec, un ancien membre de la « Joint Task Force 2 », une unité d’élite des services secrets militaires canadiens, Denis Morisset, relate huit années d’opérations secrètes. L’ouvrage, intitulé Nous étions invincibles, détaille des actions au Rwanda, en Bosnie et Afghanistan, mais aussi —et c’est une découverte— au Pérou et en Colombie.

Parmi les révélations du livre, l’affirmation que le Canada est intervenu pour préparer l’attaque anglo-saxonne de l’Afghanistan avant que ne surviennent les attentats du 11 septembre 2001.

Cependant, il ne paraîtra pas. L’auteur a été arrêté hier pour avoir sollicité sexuellement des mineures via internet et a été incarcéré. Quand à l’éditeur, JCL, il a reçu une lettre du ministère canadien de la Défense l’informant que cette publication était de nature à mettre en péril la sécurité nationale. Cédant aux pressions, il a immédiatement retiré le livre de son catalogue.

 

Pour plus d’info, voir:

CTV News 

The Globe & Mail 



«Kagame et ses 40 voleurs ont planifié, perpétré un génocide contre la nation rwandaise»

3 03 2008

repris de Congolite:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/67/Carte_Rwanda.png/250px-Carte_Rwanda.png

26 février 2008 – Selon un juriste belge, Luc De Temmermane, l’enquête exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements


dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le Fpr/Apr de Kagame et ses « 40 voleurs » depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère. Découvrez, ci-après, le texte de l’exposé de De Temmermane, qui lève également un coin de voile sur l’agenda caché de Kagame pour le grand Kivu, en particulier, et le Congo, en général.

KAGAME ET SES 40 VOLEURS (dixit F. REYNTJENS)

Chers Netters,
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Mesdames, Messieurs les Diplomates,
Mesdames, Messieurs les Magistats compétents,

Je me permets d’attirer votre attention particulière sur un témoignage (TAP-007) qui fait partie de l’acte d’inculpation par le Tribunal Central d’Instruction N° 4 de la Cour Nationale, Administration de la Justice du Royaume d’Espagne en date du 6 février 2008 qui met en cause directement le Président actuel du Rwanda et ses proches collaborateurs pour les crimes commis dans ce pays.

Ce témoignage circonscrit en 2 pages l’essentiel des explications qu’on peut donner aux massacres interraciales qui ont eu lieu au Rwanda entre le 1 janvier et le 31 décembre 1994, la période que le statut du Tribunal Pénal International pour le Rwanda a décrété comme la période « criminelle » au Rwanda qui, et une fois mis en place, a justifié, après des investigations supposées « objectives » de différents Procureurs, la poursuite des responsables militaires, politiques, économiques et religieux du Rwanda de l’ethnie HUTU (à l’exception d’un inculpe italo-belge, « journaliste » qui a plaidé coupable).

Je vous invite à découvrir ce témoignage avec moi :

4. [p.59] Le témoin TAP-007, militaire de profession appartenant à l’ethnie Hutu, réfugié en Ouganda en l’année 1973 et appartenant depuis l’année 1990 à l’organisation politique du Front Patriotique Rwandais – F.P.R. en Ouganda jusqu’à ce qu’il démissionne de son poste de secrétaire de la logistique du F.P.R. à Jinja/Ouganda en octobre 1993 (quoique décidant de rester membre de l’organisation du F.P.R. afin de ne pas être éliminé, selon ses dires), a exposé au cours de son audition judiciaire sa connaissance étendue des faits criminels perpétrés au Rwanda, et plus particulièrement depuis q’à cette période, en plus de servir l’appareil politique du F.P.R., il servait d’appui de réserve à l’A.P.R. depuis son lieu de résidence en Ouganda à la même époque (concrètement à Jinja).

Le témoin TAP-007 a dit confirmer intégralement lors de l’audition judiciaire -reconnaissant aussi le rapport consigné à toutes ses pages comme sien propre- un document original de témoignage écrit ainsi qu’une copie originale d’une carte remise par ce témoin depuis Cotonou (Bénin) en date du 10 août 1999 et envoyée à la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur le rôle de l’Organisation des Nations Unies dans le drame rwandais, documents qui correspondent avec chacun des documents originaux déposés -selon ce qu’il a pu démontrer- en enveloppe fermée devant le Notaire de Barcelone D. Lorenzo P. Valverde Garcia, sous le numéro 35 de son protocole en date du 13 juin 2003.

Le témoin TAP-007 était d’une importance stratégique pour l’A.P.R./F.P.R. parce qu’il s’agissait d’un militaire de l’opposition à partir de l’extérieur du Rwanda contre le Président de l’époque Habyarimana, tout en conservant de bonnes relations et des contacts avec les membres des Forces Armées Rwandaises – F.A.R. à l’intérieur du pays. Au cours de l’année 1990, il a fait connaissance avec les futurs officiels de l’A.P.R. qui étaient à ce moment membres de la National Resistance Army – N.R.A. (l’armée de l’Ouganda), comme par exemple Wilson Rutayisire, Alphonse Furuma, Frank Mugambaje et Joseph Karemera.

Selon les explications du témoin, déjà depuis le début, les membres de l’A.P.R./F.P.R. lui demandèrent de faire des efforts pour contacter les militaires su Rwanda afin de les attirer aux propres objectifs de l’organisation, tentant de faire oublier que deux années auparavant, soit vers 1988, l’A.P.R./F.P.R. naissante avait assassiné au moins un militaire Hutu. Il a expliqué les débuts de la guerre d’octobre [p.60] 1990 de manière plus complémentaire que le témoin TAP-003, témoignant que le général major Fred Rwigyema (qu’il a identifié comme le commandant en second de la N.R.A. et vice ministre de la Défense de l’Ouganda sous les ordres de Museveni; et à quel moment de la guerre il était Président de l’A.P.R. et du F.P.R.) voulait éviter au maximum les victimes civiles. De manière complémentaire au témoin TAP-003, il a expliqué que, une fois mort, Rwigema fut remplacé par Paul Kagame comme Chef du Haut Commandement militaire de l’A.P.R., tandis que le colonel Alexis Kanyarengwe (militaire Hutu de l’A.P.R. comme le témoin TAP-007, actuellement décédé) occupait le poste de Président de l’organisation politique F.P.R. Le témoin TAP-007 a dit avoir commencé à recevoir en Ouganda des informations relatives aux massacres de population civile parmi les populations conquises, commençant à découvrir un A.P.R./F.P.R. différent de ce qu’il avait imaginé, utilisant l’image des deux faces de la monnaie.

Plus tard, en août 1992, alors qu’il assistait à une réunion au Quartier Général situé à Mulindi (Rwanda), il a constaté que le F.P.R. ne souhaitait pas rechercher la paix, selon les propres paroles prononcées par Paul Kagame, affirmant utiliser les négociations de paix pour tirer profit de ses avantages, dans des buts strictement militaires, orientés dès le début sur la prise du pouvoir par la force. Ayant constaté comme témoin direct que, depuis le poste frontière de Gatuna jusqu’à Mulindi (poste frontière au nord du Rwanda avec l’Ouganda, les deux localités étant situées au nord de Byumba et Cyumba) toutes les localités par lesquelles il passait étaient complètement vidées de populations civiles (maisons abandonnées, champs non cultivés, absence de bétail), et il confirma comme témoin oculaire les consignes politico-militaires qu’il a entendues dans ce Quartier Général de Mulindi.

Le témoin TAP-007, lors de son retour en Ouganda, choisit de comparer ses appréciations avec des gens en qui il considérait avoir confiance, entre autres Murefru Leonard, le beau-père de Paul Kagame. Le témoin TAP-007 a confirmé lors de son audition militaire que le beau-père de Paul Kagame l’avait informé de toutes les stratégies élaborées par le FPR afin de s’assurer une victoire militaire, disant carrément que « Kagame ne peut pas travailler avec Habyarimana; il fallait que l’un des deux (Kagame ou Habyarimana) doive mourir… », révélant les lignes de base de l’époque des stratégies politico-militaires de l’A.P.R./F.P.R., stratégies qu’il [p.61] a confirmé et détaillé lors de l’audition judiciaire et qui se trouvaient contenues dans le document notarial prémentionné, et dont les principes de base peuvent se présenter de la manière suivante :

– Stratégie adoptée sur le plan militaire : former des cadres politico-militaires pour les envoyer sur le terrain dans le but de véhiculer l’idéologie du F.P.R. chez les Tutsi à moitié convaincus (entornos); infiltrer des petits groupes de 6 à 10 personnes avec une formation militaire spécialisée sur tout le territoire rwandais dans le but de perpétrer des actions terroristes planifiées en cascade contre la population, semer la panique, le chaos et le désordre afin d’obtenir un pays ingouvernable; infiltrer aussi en secret de petites brigades de militaires préparés à agir au jour « J »; rassembler le maximum d’équipement militaire.

– Stratégie adoptée sur le plan politique : diaboliser le régime de Habyarimana; provoquer la colère des Hutu en massacrant leurs congénères (plus particulièrement, tuer les leaders politiques Hutu en attribuant la responsabilité au régime Habyarimana et à son parti, le Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement – M.R.N.D.); éveiller et exploiter la haine interethnique Hutu-Tutsi; camoufler l’identité ethnique du F.P.R. en recrutant des Hutu et rechercher un Hutu populaire pour le placer à la tête du mouvement politico-militaire du F.P.R. dans le but de créer l’image d’un mouvement fédérateur; infiltrer tous les partis politiques et mouvements de jeunesse; calomnier l’Eglise Catholique qui prêche en faveur de l’égalité des hommes et qui a contribué à l’éducation des masses populaires; liquider les prêtres Hutu; terroriser les missionnaires et religieux catholiques pour qu’ils abandonnent le Rwanda et assassiner les vieux missionnaires qui connaissent l’histoire du Rwanda et ceux qu’ils considèrent comme responsable de la perte du pouvoir après des siècles de domination Tutsi; menacer les troupes étrangères et manipuler la MINUAR.

– Stratégie adoptée sur le plan diplomatique et médiatique : infiltrer les missions diplomatiques étrangères accréditées à Kigali dans le but de filtrer les informations préalablement élaborées par la tête pensante du F.P.R./A.P.R.; informer les missions diplomatiques de toutes les actions criminelles perpétrées par le même A.P.R./F.P.R et [p.62] en attribuer la responsabilité aux extrémistes Interahamwe; mettre en fonction une station de radiodiffusion pour véhiculer l’idéologie du mouvement politico-militaire de l’A.P.R./F.P.R., diabolisant le régime de Habyarimana et son parti MRND, rompre l’unité en exacerbant un ethnisme destructeur contre les Hutu, le régionalisme et les haines entre partis politiques… (cette radio fut appelée « Radio Muhabura » et fut dirigée par un extrémiste Tutsi, le commandant Shabani Ruta -qui sera identifié plus avant comme étant le major Rutayisire Wilson-, une radio qui eut pour contre effet la création en réaction de la Radio des extrémistes Hutu, connue comme étant la Radio Télévision des Mille Collines – RTLM- et conçue pour faire le contrepoids en chemin inverse de « Radio Muhabura » et fomenter la haine ethnique contre les Tutsi).

Le témoin TAP-007 fut particulièrement explicite en relation avec les intentions de l’A.P.R./F.P.R. d’attaquer les membres de l’Eglise Catholique et plus spécialement les missionnaires qui avaient consacré de nombreuses années à servir le pays, institution à qui les membres de l’A.P.R./F.P.R. attribuent la responsabilité de la perte du pouvoir en l’année 1959 après des siècles d’exercice quasi exclusif du pouvoir, fait que l’on peut vérifier ultérieurement dans les faits criminels qui se succédèrent dans le pays contre les prêtres et les missionnaires, tant rwandais qu’étrangers, ainsi que le confirmeront et le détailleront aussi plus tard les témoins TAP-043 et TAP-002. Le beau-père de Paul Kagame a illustré sur un diagramme pour le témoin TAP-007 qu’il fallait procéder à l’élimination des trois « P », référés dans son témoignage écrit, et qui, de manière univoque, faisait référence aux actions de prise de contrôle contre l’Eglise et ses membres spécifiques ou symboliques. Le témoin TAP-007 a fait une référence explicite à des religieux rwandais et étrangers, dont il savait qu’ils furent assassinés, donnant comme exemple l’archevêque Mgr Nsengiyumva et les autres évêques, prêtres et religieux (crime au sujet duquel les témoins TAP-004 et TAP-002 ont apporté non seulement les faits, mais aussi les responsables directs, ainsi qu’il sera mentionné plus avant), Isidro Uzcudun (crime au sujet duquel le témoin TAP-038 rapporta non seulement les faits, mais aussi les responsables principaux), Joaquim Vallmajo (crime au sujet duquel les témoins TAP-002 et TAP-043 ont rapporté non seulement les faits, mais aussi les responsables [p.63] principaux), le prêtre canadien Claude Simard, le prêtre croate Vijeko et la religieuse belge Griet Bosmans.

Le témoin TAP-007 a fait référence explicite aux attaques de l’A.P.R./F.P.R. en février 1993, à Byumba et Ruhengeri (au sujet de quoi le témoin TAP-043 fit ultérieurement ample référence, en étant présent dans une des unités qui opéra l’attaque contre Byumba), coïncidant avec le témoin TAP-003 dans la reconnaissance de ce qu’il qualifia d’authentique boucherie humaine dans les massacres de Nyacyonga, une fois que la population civile fut regroupée en cet endroit.

Avant de donner sa démission comme logisticien du F.P.R. en Ouganda en octobre 1993, le témoin TAP-007 a comparé avec diverses personnes la situation au Rwanda, les massacres connus, la réalité de l’A.P.R./F.P.R., détaillant entre autres une conversation qu’il eut avec Rutayisire Wilson (en ce moment chef de la radio de l’A.P.R. « Radio Muhabura »), où en s’interrogeant sur les massacres de la population civile, il lui fut répondu que cela ressortait de la « même sagesse de Kayumba Nyamwasa et de Paul Kagame », ce qui signifie que le massacre de la population civile faisait partie de la politique officielle quoique discrète du F.P.R. et de ses dirigeants.

Ensuite, le témoin TAP-007 a fait référence dans son témoignage aux révélations du militaire de l’A.P.R., Lizinde Théoneste, et du major Furuma.

Lizinde Théoneste fut un militaire de l’A.P.R. de l’ethnie Hutu qui fut libéré par l’A.P.R. de son emprisonnement à Ruhengeri, afin de pouvoir l’incorporer parmi ses cadres, au point de l’inclure comme un des rares membres Hutu du High Command (Haut Commandement Militaire) et de l’avoir assassiné ultérieurement lors de son exil, de la même manière que l’ancien ministre de l’Intérieur du F.P.R., Seth Sendashonga (lui aussi de l’ethnie Hutu), apparemment par un commando spécial de l’A.P.R. (External Security Operations – E.S.O., sous le commandement de Jack Nziza, ainsi que le révéla le témoin TAP-002 dans son témoignage dont nous ferons connaissance ultérieurement), tous deux considérés comme « ennemis ». De même que les témoins TAP-003, TAP-043 ou TAP-002, Théoneste Lizinde a fait part à TAP-007 avant de fuir en décembre 1995, qu’il avait entendu Paul Kagame ordonner personnellement les massacres de civils à partir des appareils de télécommunication de l’A.P.R. [p.64], disant littéralement « Débarrassez ces imbéciles ». Théoneste Lizinde a également confirmé au témoin TAP-007 que Paul Kagame avait ordonné personnellement l’assassinat des évêques, prêtres et religieuses à Kabgayi, Gakurazo en 1994 (ce qui coïncide avec les témoins TAP-003, TAP-043 et TAP-002).

Le témoin TAP-007 a ensuite signalé les personnes qui, selon ce qu’il sait des faits en question, sont responsables de crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se concentrant sur les plus communs : Paul Kagame, Kayumba Nyamwasa, Charles Kayonga, James Kabarebe et Fred Ibingira.

Ce témoignage corroboré avec des dizaines d’autres et vérifications faites sur le terrain par les survivants, mais surtout par la disparition et la mort effective de centaines de milliers de citoyens Rwandais, nous permet de dire, sans risque de nous tromper :

1. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont recruté des opposants hutu pour servir leur ambition de reprendre le pouvoir par les armes au Rwanda, perdu suite à une révolution sociale en 1959.

2. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont préparé, planifié et exécuté les massacres de la population civile rwandaise.

3. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont organisé, planifié et perpétré un « génocide contre la nation rwandaise » et un « génocide contre l’église catholique » les différents témoignages ne permettant plus de douter sur l’intention de commettre ces crimes.

4. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont manipulé l’opinion publique mondiale, les missions diplomatiques et la MINUAR selon un plan bien établi depuis 1990.

5. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont eu comme base, pour exécuter leurs plans machiavéliques qui ont coûté la vie à 1.000.000 de personnes en 3 mois, l’OUGANDA de MUSEVENI;

Il reste à ajouter à ces constatations qu’il ne fait aucun doute pour la justice française et Espagnole que le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS sont les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994, qui a déclenché ses massacres, selon l’aveu même du Procureur auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Enfin, cette enquête précise et détaillé, exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère.

A mon avis, et dans l’intérêt de la Vérité et de la Justice, il y a lieu de corriger vos analyses erronées depuis 14 ans, dues à la manipulation et la corruption de ceux qui ont été désignés pour faire « justice »

Bruxelles, le 25 février 2008

Luc DE TEMMERMAN

Lire aussi

Justice espagnole : déclic pour la fin de la terreur de Kagame en Afrique des Grands-lacs?



Quand le Parlement britanique passe à deux doigts d’être aboli

25 02 2008

Blair Parlement britanique

Premièrement, qu’est-ce qu’un parlement? Un parlement est un regroupement d’élu(e)s qui contrôlent le pouvoir législatif d’un pays, d’une nation, d’une province ou d’une fédération. Toutes les lois doivent obligatoirement passer un vote auquel participent tous les élu(e)s. Antérieurement au vote, il doit aussi y avoir une discussion ou un débat portant sur le bienfondé de la loi en question et tout(e) élu(e) peut proposer de modifier la loi afin de palier à d’éventuelles lacunes.

En 2006, le gouvernement «Travailliste» de Tony Blair au Royaume Uni présenta le Legislative and Regulatory Reform Act à la chambre des communes. Cette loi fut entièrement rédigée par un groupe de travail indépendant du gouvernement dirigé par le patron de la presse et directeur de la banque Barclays David Arculus. Le gouvernement présenta le projet de loi au Parlement exactement tel que rédigé par le groupe de travail de David Arculus, sans modifications aucunes. Le projet de loi fut présenté aux parlementaires comme visant à réduire les contraintes bureaucratiques pour les entreprises et passa sans problème la première lecture.

En fait, le projet de loi n’avait rien à voir avec la réduction de contraintes bureaucratiques pour les entreprises. Le projet de loi, donnait le pouvoir à un ministre quelconque de passer toutes les lois qu’il ou elle voudrait sans passer par le parlement. Ce projet de loi aurait aussi donné aux ministres le pouvoir de modifier ou d’abolir toute loi existante, incluant les plus fondamentales comme le doit à un procès juste et équitable.

Le parlement britannique serait ainsi devenu désuet car l’executif aurait pu passer toutes les loi qu’il désire sans passer par le parlement et les autres parlementaires ne peuvent de toute façon pas passer de lois sans la sanction de l’executif car l’exécutif contrôle le parti qui a le plus de sièges au parlements.

Finalement le projet de loi a commencé à être modifié lors de sa troisième lecture et lorsqu’il fut finalement adopté par le parlement, tous les pouvoir législatif n’ont pas été transférés aux ministres.

Il est intéressant de noter que ceci s’est passé sous un gouvernement travailliste. Originellement le parti travailliste anglais representait vraiment les travailleur(se)s car il était majoritairement financé par les syndicats. Sous le gouvernement de Margaret Thatcher, une loi fut passée afin d’intérdire aux syndicats de contribuer aux caisses électorales. Un parti représente les gens gens qui financent le parti. Maintenent que les travaillistes sont financés par des gens plutôt aisés et des entreprises, c’est ces gens que représente vraiment le parti.

Voici quelques liens pour en savoir plus sur le sujet:

http://www.saveparliament.org.uk

corporate watch

Financial Times



Le Ministère de l’abondance

9 02 2008

Ministère de l’Abondance

(photo: Bureau of Labor Statistics avec une enseigne qui lui sied)

Aux États-Unis (mais la situation ne doit pas être trop différe

Aux États-Unis (mais la situation ne doit pas être trop différente au Canada ou en Europe), la manipulation politique des données économiques gouvernementales est à ce point sévère qu’un consultant en économie se spécialise dans la rectification des données gouvernementales pour les entreprises qui font usage de ces données. La situation est à ce point sévère qu’on croyerait le Ministère de l’abondance du livre 1983 qui déclare une prospérité économique toujours grandissante d’année en année alors qu’en réalité elle se détériore sans cesse. 

Voici le texte explicatif que donne le consultant en question à propos des données du gouvernement, ce qui suis est ma traduction en français (pour lire l’original en anglais cliquez ici):

Le Ministère de l’abondance

Introduction et considérations générales

En 1996, en plein milieu du miracle économique de l’ère Clinton, la fondation Kaiser a entrepris un sondage du public étasunien que se voulait montrer à quel point l’électorat avait perdu contact avec la réalité économique. La majorité des étasuniens croyaient que l’inflation et le chômage étaient beaucoup plus élevés et que la croissance économique était beaucoup plus faible que ce qui était rapporté par le gouvernement. Le Washington Post se plaignit de l’ignorance du public envers l’économie. On trouverait les mêmes résultats aujourd’hui.

Ni la Fondation Kaiser ni le Washington Post comprit qu’il y avait et qu’il y a toujours un bonne raison pour l’écart entre les perceptions communes et les données du gouvernement : les données gouvernementales sont biaisées sont biaisées dans une direction politiquement correcte et de plus en plus divergent de l’expérience de tous les jours et de la réalité. Cette tendance a vraiment pris son élan vers le milieu des années 80. Les chiffres gouvernementaux d’inflations et de chômage sont sous-estimés alors que données l’emplois ou ayant trait à la performance économique sont surestimés et ce intentionnellement.

Pendants des années, j’ai [ndlr : je = Walter J. Williams] entrepris des sondages auprès d’économistes des affaires afin savoir comment elles et ils percevaient la qualité des données économiques gouvernementales. Voici deux d’entres eux :

  • L’économiste en chef d’une grande entreprise de vente au détail me dit : «La qualité varie. Les données des ventes au détail sont terribles mais les données sur la masse monétaire sont assez bonnes.»

  • L’économiste en chef d’une grande banque opina : «Il y un problème avec les données de la masse monétaire mais pour ce qui est des ventes au détail je crois que c’est assez bon.»

Le point est que quand l’économiste connaît bien le domaine, elle ou il se rend compte des limites et des distorsions des données économiques apparentés. Recueillir et diffuser des informations sur des composantes de l’économie étasunienne à intervalles réguliers rapprochés (à chaque mois) est presque impossible. Néanmoins, la majorité des fonctionnaires statisticien(ne)s à Washington travaillent assidûment afin de fournir les meilleurs informations disponibles dans les limites du système existant. Un certain nombre de distorsions des données n’est toute fois pas accidentel.

Ce qui suit est un court aperçu du système de diffusion des données économiques et la façon dont l’on peut voir ses données. Les prochaines sections se pencheront chacune sur un sujet spécifique : l’inflation, le PIB et le déficit budgétaire [ndlr : et l’index des prix à la consommation (IPC). Ce qui fait cinq sections incluant celle-ci]. D’autres aspects pourront être adressés sur demande.

La publications sur une base régulière des statistiques économiques si populaires de nos jours comme le produit intérieur brut/produit national brut (PIB/PNB), le taux de chômage et l’indice des prix à la consommation (IPC) débuta dans la décennie suivant la seconde guerre mondiale. La manipulation politique moderne de ces données débuta par après dès que cela fut possible en révisant la méthodologie et souvent en incorporant un biais systématique dans la direction politiquement voulue. Cela a eu pour effet que la réalité économique sous-jacente aux données économiques a souvent échappé aux investisseurs et économistes qui dépendaient des données gouvernementales. Voyez :

  • Sous l’administration de Kennedy, le chômage fut redéfini en ajoutant le concept de «travailleurs découragés» afin de réduire le taux de chômage, cette donnée suivie par tous.

  • Quand Lyndon Johnson n’aimait pas la croissance du PIB qui allait être publiée, il la renvoyait au Département du commerce et il le fit jusqu’à ce que le Département sorte une figure qui lui plaisait. L’administration de Johnson est aussi responsable d’avoir bidouillé la comptabilité qui cache la majore partie du déficit budgétaire fédéral.

  • Richard Nixon eut un conflit très publicisé avec le Bureau des statistiques du travail [ndlr : Bureau of Labor Statistics] à propos des données sur le chômage. Il y a deux taux de chômages, un «brute» et un ajusté pour éliminer les effets saisonniers, Nixon souhaitait publier, à chaque mois, uniquement le plus petit des deux chiffres sans dévoiler au public lequel était publié. Alors que cette façon de faire fut considérée frauduleuse à l’époque et ne fut jamais implémentée, cette même méthodologie fut introduite par l’administration de Bush fils en 2004 sous prétexte que c’était la «fine pointe de la technologie».

  • L’administration de Carter fut prise à sous-estimer intentionnellement le taux d’inflation.

  • Des changements systématiques furent introduits sous l’administration de Carter pour hausser la croissance du PIB/PND publié de manière régulière. Les manipulations les plus extrêmes eurent par contre lieu lors de la crise de liquidité de 1987. En plus de l’intervention de la Banque de réserve de New York sur les bourses de contrats à termes [ndlr : futures markets] pour soutenir les cours des actions en bourse après le krach du 19 octobre, sous les ordres directs de la Réserve fédérale [ndlr : the Fed] et du Département du trésor des États-Unis, des manipulations grossières directes des données portant sur le déficit commercial des États-Unis furent utilisés en conjonction avec une intervention massive sur le marché des changes pour aider à mettre fin à la chute du dollar étasunien ainsi que pour essayer d’atténuer la panique qui s’était emparée du marché des changes fin 1987.

  • L’administration de Bush père débuta les efforts pour une réduction systématique du taux d’inflation de l’IPC publié et développa une façon extérieur au système de manipuler le PIB publié [ndlr : je crois que par cela l’auteur veut dire qu’en diminuant l’inflation publiée cela augmente automatiquement le PIB sans avoir à modifier directement les données sous-jacentes au PIB] dans le but d’aider la campagne de réélection de Bush père en 1992 qui ultimement échouera.

  • Comme l’ex-secrétaire au Département du travail Bob Reich l’a expliqué dans ses mémoires, l’administration de Clinton s’était rendue compte, à travers ses sondages du public, que si le gouvernement édulcorait ses données économiques, assez de gens y croiraient que cela pouvait devenir déterminant lors d’élections serrées. Par conséquence, toute parcelle d’intégrité qui aurait put survivre jusque là dans le système de diffusion des données économiques s’évaporèrent lors de la présidence de Clinton. Le chômage fut redéfini pour éliminer cinq millions de travailleurs découragés diminuant du fait le taux de chômage ; les méthodologies firent changée pour réduire les indicateurs de pauvreté, pour réduire l’inflation de l’IPC, pour gonfler la croissance du PIB, etc.

  • L’administration de Bush fils a continuée dans la lancé de celle de Clinton. Tout spécialement, l’administration de Bush a mis en place la structure pour l’adoption d’un nouvel IPC minimisant encore plus l’inflation et l’administration a aussi redéfinie le PIB et le concept d’ajustement des effets saisonniers.

Le résultat de ces manipulations systématiques, si la méthodologie utilisée en 1980 était utilisée pour analyser les données actuelles, la croissance de 3,0% au deuxième quart du PIB annualisé et ajusté pour l’inflation serait inférieur d’à peu près trois pourcent (ce qui veut dire que la croissance du PIB serait en fait nulle ou négative). De la même manière, l’actuelle inflation de l’IPC est sous évaluée d’environ 2,7% comparativement à la méthodologie pre-Clinton (l’inflation serait donc en fait 5,7%) et le taux de chômage est sous-évalué d’environ sept pourcent par rapport à sa définition originelle et ce que beaucoup de gens considèreraient être le vrai taux de chômage (qui serait alors de 12,5%).

À propos des résultats financiers des opérations fédérales, l’application de la comptabilité d’exercice i et des principes de comptabilité généralement acceptés (GAAP) aux comptes du gouvernement fédéral révèle un déficit de 3,7 billions (3700 milliards) de dollars pour l’année fiscale de 2003, tel que rapporté par le Département du trésor des Etats-Unis, cela est a contraster avec le déficit de 374 milliards de dollars rapporté selon une comptabilité de caisseii.

Les facteurs clés à prendre en compte avec toutes diffusion de données économiques :

Lire ou écouter les statistiques économiques dans les médias financiers n’a que peu de valeur à moins que le contexte des donnée divulguées soit claire et que soit bien détaillé tout ajustement des données : ajustement pour l’inflation, ajustement pour les effets saisonniers ou ajustement découlant de toute révision.

Ajustement pour les effets saisonniers : Les statistiques populaires sont fréquemment ajustées pour soustraire les tendances qui reviennent sur une base régulière, année après année, ou qui sont liées aux jours d’affaires ou de bourse. Les ventes au détail sont par exemple plus nombreuses durant le temps des Fêtes ; un autre exemple est qu’il y a des années bissextiles où février a un jour de plus.

Bien que l’ajustement saisonnier soit un outil légitime permettant de faire meilleures comparaisons mois sur mois ou trimestre sur trimestre de données qui sinon pourraient être biaisée par des tendances saisonnières, il s’avère que le gouvernement a des problèmes avec ses ajustements. Certaines données s’ajustent très mal : les demandes de prestation de chômage hebdomadaires ou encore les effet saisonnier sur l’emploi des vacances et de l’année scolaire.

Une façon de éviter les complications des tendances saisonnière est de regarder la variation sur une base annuelle, juillet 2004 par rapport à juillet 2003 par exemple. Ces variations sur une base annuelle sont largement exemptes de distorsions saisonnières.

Les biais saisonniers sont typiquement calculés annuellement sur la base des tendances des années récentes. Le Bureau des statistiques du travail [ndlr : Bureau of Labor Statistics] décida par contre depuis janvier 2004 de réviser et des recalculer ses biais saisonniers à chaque mois.

Ajustement pour l’inflation : Si l’inflation augmente de 3,0% pour l’année et que les ventes augmentent de 2,0% pour la même année, alors les ventes ont en fait chutées de 1,0% après ajustement pour l’inflation [ndlr : plus précisément, la croissance des ventes ajustée pour l’inflation est de 100%*(1,02/1,03-1)= -0,97%]. Ce genre d’ajustement pour tenir compte des effets de l’inflation est une façon tout à fait justifiée de regarder les données.

Les tournures de phrases qui veulent dire que les données ont été ajustées pour l’inflation sont entres autres : réel, en dollars constants, en dollars de 2000, en dollars de 2000-chaîne pondérés. Les tournures de phrases voulant dire que les données n’ont pas été ajustées sont entre autres : nominal et en dollars courants.

La donnée statistique économique ajustée pour l’inflation la plus suivie est le PIB qui reflète croissance de l’économie en dollars moins la croissance de l’inflation. Donc si l’inflation est sous-évaluée, le PIB sera surévalué en conséquence.

Type de croissance : Le taux de croissance rapporté est-il mensuel, annuel ou bien annualisé ? La majorité des données économiques publiées mensuellement sont des taux de croissances mensuel (la croissance par rapport au mois précédent). Les données trimestrielles donnent habituellement la croissance par rapport au trimestre précédent (comme par exemple l’indice du coût à l’embauche) et ce parfois à un taux annualisé (comme pour le PIB par exemple).

Comme mentionné précédemment, les tendances les plus significatives se voient dans les changement annuel même si ces tendance sont très peu publicisées. Les changements d’année en année (ce qui a la façon dont la plus part des entreprise analysent leurs ventes – Comment je me compare à l’année précédente ?) éliminent habituellement les distorsions saisonnières des donnée non ajustées et les distorsions résiduelles des données ajustées.

Révision : La majeure partie des données économiques subit régulièrement des révisions parfois significatives. Les données sont typiquement révisées au cours des quelques parutions subséquentes après la publication initiale et annuellement par la suite au cours d’une sorte de révision étalon quand le gouvernement obtient de meilleures données ou des données plus complètes. Une donnée mensuelle peu apparaître forte ou faible simplement à cause d’une révision des données de la période précédente.

L’IPC et le taux de chômage non ajustés pour les effets saisonniers sont deux indices qui ne sont pas révisés à moins qu’une erreur ait été faite ou que leur définition soit changée. S’il y a changement de définition, alors la donnée antérieure n’est plus comparable a la nouvelle donnée mais les médias de la finance ne portent que très peu attention à ces détails.

i Méthode de comptabilisation qui consiste à tenir compte, dans la détermination du résultat net d’une entité, des produits et des charges découlant des opérations d’un exercice lorsque les produits sont gagnés et les charges engagées, sans considération du moment où les opérations sont réglées par un encaissement ou un décaissement ou de toute autre façon. [http://www.granddictionnaire.com/]

ii Méthode qui consiste à constater les produits au moment où ils font l’objet d’un encaissement et à imputer les charges aux résultats de l’exercice au cours duquel elles font l’objet d’un décaissement. [http://www.granddictionnaire.com/]

En plus de cette introduction, il explique plus en détail les situations particulières du chômage, du déficit, de l’inflation et du PIB.

Preuve que le monsieur en question dit vrai (du moins pour ce qui est de la dette), voici un extrait de ce que les auditeurs du gouvernement fédéral des États-Unis ont à dire à propos des états financiers du gouvernement en 2003 (donc avant même la guerre d’Iraq) (vous pouvez lire l’original en cliquant ici):

«As in the 6 previous fiscal years, certain material weaknesses
in internal control and in selected accounting and reporting practices resulted in
conditions that continued to prevent us from being able to provide the Congress and
American citizens an opinion as to whether the consolidated financial statements of the
U.S. government are fairly stated in conformity with U.S. generally accepted accounting
principles. […] There are three primary reasons why the consolidated financial statements remained
unauditable for fiscal year 2003: (1) serious financial management problems at the
Department of Defense (DOD), (2) the federal government’s inability to account for
billions of dollars of transactions between federal government entities, and (3) the federal
government’s ineffective process for preparing the consolidated financial statements.»



La CIA sponsor du Dalaï Lama

22 01 2008

repris de RéactionismWatch:

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La CIA sponsor du Dalaï Lama
Jean-Paul Desimpelaere

Patrick French, alors qu’il était directeur de la « Free Tibet Campaign » (Campagne pour l’indépendance du Tibet) en Angleterre, a été le premier à pouvoir consulter les archives du gouvernement du Dalaï-Lama en exil. Il en a tiré des conclusions étonnantes.

Les Chinois ont-ils liquidé les Tibétains ?

Il en est arrivé à la conclusion dégrisante que les preuves du génocide tibétain par les Chinois avaient été falsifiées et il a aussitôt donné sa démission en tant que directeur de la campagne pour l’indépendance du Tibet (1).Dans les années soixante, sous la direction du frère du Dalaï-Lama, Gyalo Thondrup, des témoignages furent collectés parmi les réfugiés tibétains en Inde. French constata que les chiffres des morts avaient été ajoutés en marge par après. Autre exemple, le même affrontement armé, narrée par cinq réfugiés différents, avait été comptabilisée cinq fois. Entre-temps, le chiffre de 1,2 million de tués par la faute des Chinois allait faire le tour du monde.

 

French affirme que ce n’est tout bonnement pas possible : tous les chiffres concernent des hommes. Et il n’y avait que 1,5 million de Tibétains mâles, à l’époque. Il n’y en aurait donc quasiment plus aujourd’hui. Depuis, la population a augmenté pour atteindre presque 6 millions d’habitants actuellement, soit presque deux fois plus qu’en 1954. Chiffre donné et par le Dalaï-Lama et les autorités chinoises, étonnamment d’accord pour une fois.

 

Les observateurs internationaux (la Banque mondiale, l’Organisation mondiale de la santé) se rangent d’ailleurs derrière ces chiffres. N’empêche qu’aujourd’hui encore, le Dalaï-Lama continue à prétendre que 1,2 million de Tibétains sont morts de la faute des Chinois.

 

Le dalaï-lama est-il une sorte de pape du bouddhisme mondial ?

 

Ici, il convient de relativiser les choses. 6 % de la population mondiale est bouddhiste. C’est peu. En outre, le dalaï-lama n’est en aucun cas le représentant du bouddhisme zen (Japon), ni du bouddhisme de l’Asie du Sud-Est (Thaïlande), ni non plus du bouddhisme chinois. Le bouddhisme tibétain représente seulement 1/60e de ces 6 %. Et, enfin, il existe de plus au Tibet quatre écoles séparées. Le Dalaï-Lama appartient à l’une d’elles : la « gelugpa » (les bonnets jaunes). Bref, un pape suivi par peu de fidèles religieux, mais par beaucoup d’adeptes politiques…

 

Qui sont ses sponsors ?

 

De 1959 à 1972 :

 

– 180.000 dollars par an pour lui personnellement, sur les fiches de paie de la CIA (documents libérés par le gouvernement américain ; le dalaï-lama a nié la chose jusqu’en 1980).

 

– 1,7 million de dollars par an pour la mise en place de son réseau international.

 

Ensuite le même montant a été versé via une dotation du NED, une organisation non gouvernementale américaine dont le budget est alimenté par le Congrès. Le Dalaï-Lama dit que ses deux frères gèrent « les affaires ». Ses deux frères, Thubten Norbu (un lama de rang supérieur) et Gyalo Thondrup avaient été embauchés par la CIA dès 1951, le premier pour collecter des fonds et diriger la propagande et le second pour organiser la résistance armée.

 

La bombe atomique indienne : le bouddha souriant

 

Dès le début, c’est-à-dire quand il est devenu manifeste que la révolution chinoise allait se solder par un succès en 1949, les USA ont essayé de convaincre le dalaï-lama de gagner l’exil. Ils mirent de l’argent, toute une logistique et leur propagande à sa disposition. Mais le dalaï-lama et son gouvernement voulaient que les États-Unis envoient une armée sur place comme ils l’avaient fait en Corée et ils trouvèrent donc la proposition américaine trop faible. (Modern War Studies, Kansas University, USA, 2002). En 1959, les Etats-Unis parvenaient quand même à convaincre le dalaï-lama de quitter le Tibet, mais il fallait encore convaincre l’Inde de lui accorder l’asile. Eisenhower proposait un « marché » à Nehru : l’Inde acceptait le dalaï-lama sur son territoire et les Etats-Unis octroyaient à 400 ingénieurs indiens une bourse d’études afin qu’ils s’initient à la « technologie nucléaire » aux États-Unis. Le marché fut accepté2. En 1974, la première bombe A indienne fut affublée du surnom cynique de… « bouddha souriant »3.

 

1 “Tibet, Tibet”, P.French, Albin Michel, 2005.

2 Le major américain William Corson, responsable des négociations de l’époque, Press Trust of India, 10/8/1999.

3 Raj Ramanna, ancien directeur du programme nucléaire de l’Inde, 10/10/1997, Press Trust of India.



Image du Jour: les États Big Brother.

20 01 2008

États Big Brother

cliquez sur l’image pour l’agrandir

Source: http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-559597 



Washington avait donné son feu vert pour l’état d’urgence au Pakistan et pour l’invasion du Koweït

4 12 2007

repris de Voltairenet:


Le Wall Street Journal [1] révèle les dessous de la proclamation de la loi martiale au Pakistan : les membres du cabinet de Pervez Musharraf ont montré aux journalistes les comptes-rendus des réunion qu’ils ont eu avec les officiels US pour les informer de leur projet. George Bush et Condoleeza Rice —qui se sont déclarés « surpris » par la décision de Musharraf— étaient au courant au moins une semaine des projets du dictateur.

À l’époque, ni le Département d’État, ni la Maison-Blanche n’ont manifesté d’opposition notable à ces projets…

Dans les jours qui ont précédé l’annonce de l’instauration de la loi martiale, le 3 novembre 2007, les conseillers et directeurs de cabinet de Pervez Musharraf ont eu une série de réunions avec des diplomates U.S. à Islamabad au cours desquels ils ont exposé à plusieurs reprises les intentions du général-président et son projet d’instauration de la loi martiale. Ces affirmations sont confirmées par des officiels pakistanais et U.S.

L’un des principaux conseillers de Pervez Musharraf a déclaré que les critiques U.S. de ce projet ont été retenues, voire inexistantes, ce qui avait été interprété par l’état-major pakistanais comme un signe que la Maison-Blanche donnait son feu vert à l’opération. « Je leur ai dit, si vous avez une meilleure solution, donnez-la nous » explique un officiel pakistanais. « On nous a répondu, nous n’avons pas d’opinion sur cette affaire ».

Voilà qui rappelle une autre histoire, vieille de 17 ans : le 25 juillet 1990 un certain Saddam Hussein avait eu une réunion avec l’ambassadrice US à Bagdad, April Glaspie, et lui avait demandé par écrit si les USA émettaient une objection à ce que les troupes irakiennes interviennent en territoire frontalier koweitien pour s’emparer des installations de pompage qui captaient illégalement du pétrole irakien.

Après consultation avec le secrétaire d’État de George Bush Senior, James Baker III, l’ambassadrice avait répondu (l’enregistrement a été rendu public en 1991 lors de la commission d’enquête du Congrès) :

« Nous n’avons pas d’opinion sur votre dispute frontalière avec le Koweit.. (…) Cette affaire ne concerne pas l’Amérique. James Baker a donne des instructions à nos porte-parole officiels pour qu’ils insistent particulièrement sur ce point. »

« Nous n’avons pas d’opinion… », en langage diplomatique, cela veut dire « OK, vous pouvez y aller ». Glaspie avait d’ailleurs reconnu, toujours lors de la commission d’enquête de 1991 que : « Nous avons tacitement donné le feu vert à Saddam Hussein pour envahir l’Irak ».

[1] « Pakistan Alerted U.S. It Planned Emergency Rule », par Jay Solomon and Peter Wonacott, The Wall Street Journal, 23 novembre 2007.



Le Québec aurait été infiltré par les services secrets français

27 11 2007

Il semblerait que le SDECE, l’ancêtre de la DGSE, ait infiltré les groupes d’indépendantistes québécois afin de leur prêtre main forte. L’opération nommée « Assistance et cooperation technique » ou « Opération Ascot aurait été demandée par Charles de Gaulle.   Charles de Gaulle, apparemment,  appuyait l’indépendance du Québec, et pas seulement avec certains mots prononcés à l’hôtel de ville de Montréal mais aussi avec toutes les ressources des services secrets français.

sources:



Corruption flagrante de la Banque Mondiale aux Comores, qui est derrière?

5 11 2007

MAES

(Gauche: la Mission d’assistance électorale et sécuritaire aux Comores de l’Union Africaine (MAES) dirigée par Francisco Madeira du Mozambique; Droite: carte des Comores)

Vous avez-peut-être remarqué dans le fil rss de la Lettre de l’Océan indien dans la barre de droite de ce blogue, il y une semaine environs, une nouvelle à propos des Comores. La lettre de l’Océan indien (cliquez ici pour voir l’article, c’est le premier) rapporte entres autres que la compagnie de construction, Modiaco, du président nouvellement élu en juin dernier, Mohamed Ali Saïd, de l’île de Mohéli (Mwali) «a raflé la plupart des marchés dans l’île financés par la Banque mondiale via le Fonds d’appui au développement communautaire (FADC) dont la directrice régionale pour Mohéli n’est autre que sa cousine Mme Rainati». La Lettre continue pour dire: «Fin septembre, le président Mohamed Ali Saïd est parvenu à confisquer pour sa société le marché de la construction du siège de Comores Telecom à Mohéli, lequel avait pourtant été remporté sur appel d’offres par une firme concurrente, propriété d’un certain Ahmal Maka. Ce dernier a tout d’abord porté le litige devant le tribunal correctionnel de l’île avant de se déjuger. Suite aux pressions du gouvernement local, assorties de menaces précises sur sa société et son emploi (Maka est le représentant local de la compagnie privée Comores Aviation), il a fini par retirer sa plainte à la veille de l’audience et a demandé à son avocat, maître Mohamed, de ne pas effectuer le déplacement à Mohéli.»

De la corruption aussi flagrante ne peut pas avoir lieu sans que les responsables de la BM le sache. Et s’ils le savent et le tolère c’est qu’ils sont complices. Mohamed Ali Saïd serait-il donc l’agent corrompu d’une puissance étrangère qui l’enrichit avec les fonds de la Banque Mondiale (qui ultimement est l’argent des contribuables des pays «riches»)? Pour y voir plus claire, revenons en arrière un peu.

carte des Comores

Les Comores sont un pays composé des trois îles très stratégiquement situées dans l’Océan indien entre le Mozambique et le Madagascar qui était une colonie française jusqu’en 1975. Mais même après leur indépendance officielle, les Comores ne sont jamais devenu indépendant de la France qui a gradé un contrôle financier, économique, militaire et politique sur les îles. Le contrôle financier s’opère à partir de la Banque centrale des Comores qui n’est qu’un appendice de la Banque de France. En effet, les Comores n’ont aucun contrôle sur leur propre monnaie, la valeur du franc comorien est fixé au franc français (et donc maintenant à l’euro) par la Banque de France à un taux décidé par cette dernière. Par ailleurs, la Banque centrale des Comores (qui d’ailleurs siège Place de France) n’exerce même pas de contrôle sur les taux qui sont basés sur l’EONIA qui reflète l’économie européenne et non l’économie comorienne et n’exerce qu’un contrôle nominal sur les plafonds d’avance et de refinancement (c’est-à-dire la quantité maximale d’argent qu’elle va prêter) et n’a qu’un contrôle partagé des taux de réserves minimales. Notons par ailleurs que la seule banque commerciale des Comores, la Banque pour l’Industrie et pour le Commerces – Comores, est possédée à 51% par BNP-Paribas. Ce système de contrôle financier, la France l’applique à travers le monde à ses anciennes colonie: les États d’Afrique de l’ouest ont la BCEAO, les États d’Afrique centrale ont la BEAC et les îles du pacifique ont l’Institut d’émission d’outre-mer. La France, qui rafle 28% des exportations comoriennes et qui est responsable de 20% de ses importations exerce un grand contrôle sur l’économie comorienne. Militairement, les Comores ont signé une pacte de défense qui les subordonne militairement à cette dernière. Politiquement, la France, à l’aide de ses services secrets, a constamment appuyé des coups d’États contre les politiciens comoriens qui ne lui plaisaient pas. Voici un petit apérçu:

Bob Denard, «la mains des services secrets français en Afrique» est la personne clée dans la vie politique comorienne de son indépendance à la mort de Denard le mois dernier. Les deux paragraphes qui suivent sont, sauf pour quelque phrases et modifications, directement repris de Wikipédia.

L’indépendance fut déclarée unilatéralement par la République fédérale islamique des Comores, le 6 juillet 1975, par la voix de l’Anjouanais Ahmed Abdallah. Quelques jours après l’indépendance, le 3 août 1975, Bob Denard, très sûrement sous les ordres de Jacques Foccart, envahit la Grande Comore, organise un coup d’État avec 50 hommes et place Ali Soilih au pouvoir. Ahmed Abdallah est délogé de l’île d’Anjouan par une centaine de mapinduzi (militaires militants) encadrés par des mercenaires. Il part alors en exil en France. Les trois îles sont sous la responsabilité d’Ali Soilih, un révolutionnaire qui instaure un régime socialiste et indépendantiste. Les relations entre la jeune république et l’ancienne puissance coloniale se tendent rapidement. Le 3 mai 1978, Denard renverse le président Ali Soilih et Ahmed Abdallah accède au pouvoir le 21 mai. Ali Soilih est exécuté dans son bureau. Abdallah est accueilli de façon triomphale et proclame à des journalistes occidentaux médusés : « Il faut que je me refasse ». Il est élu le 23 octobre 1978 président de la République fédérale islamique des Comores. Il est le seul candidat. Denard crée pour lui la « garde présidentielle », force de police et militaire de près de 600 hommes dont 17 officiers français. En 1981, avec l’élection de François Mitterrand (qui avait été ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès-France), Denard perd le soutien de la France et crée la SOGECOM. En 1982, Abdallah dissout tous les partis politiques et créé le parti unique Union Comorienne pour le Progrès (Parti bleu). Peu à peu, le régime devient dictatorial, encadré par les mercenaires de Denard qui contrôlent le pays et évitent plusieurs tentatives de coup d’État. Le Front démocratique de Moustoifa Cheikh tente pourtant d’exister. Le parti sera démantelé, accusé d’activités subversives. Ses militants sont jetés en prison et torturés. Réélu le 30 septembre 1984 le parti bleu remporte la totalité des sièges à l’Assemblée fédérales le 22 mai 1987. Il ouvre son pays aux investisseurs étrangers, surtout sud-africains, dans les domaines du tourisme et de la pêche, mais aussi d’arme, contournant les embargos. En échange Moroni devient une base arrière pour des opérations contre le Mozambique notamment qui essaie de se libérer du joug colonial portugais. Entretenant des rapports ambigus avec les mercenaires, à la fois fidèle serviteur et maître, la corruption se développe de façon considérable.En 1989, pressentant un nouveau coup d’État, Abdallah demande à Denard de désarmer. Abdallah est tué, dans son bureau par un militaire de la garde. Denard est blessé. Denard, impopulaire et soupçonné de meurtre dans le pays, est évacué quelques jours plus tard par les troupes parachutistes françaises. Le 27 novembre 1989, Djohar, alors président de la Cour Suprême et le demi-frère de Soilih, devient Président par intérim et est ensuite élu le 11 mars 1990 Président, dans des élections contestées face à Mohamed Taki Abdulkarim. Il chasse les mercenaires mais est finalement renversé par Denard avec l’appui de la France et exilé de force à la Réunion, présenté comme fou (de façon très semblable à la façon dont Aristide a été contrait à l’exile par la France, les ÉU et le Canada en 2004). L’intérim est exercé par Ibrahim Ahmed Alidi, puis il revient au pouvoir. Le 11 janvier 1994, la France essaie de déstabiliser le pays économiquement en dévaluant le franc comorien d’un tier (rappelons nous que la Banque de France a le contrôle absolu de la valeur du franc comorien) en espérant que cela provoque la chute de Djohar. Les Comores étant grandement dépendant des importations pour la nourriture entre autre, la chute de la valeur du FC augmente considérablement le coût des importations des Comores et donc le coût de la vie. L’économie comorienne chute, la dette croît, les salaires ne sont pas payés, … Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1995 se déroule opération Azalée, Denard renverse Said Mohamed Djohar avec une trentaine d’hommes débarqués de Zodiacs. Une fois la mission terminée, ce dernier est ensuite rapatrié vers la métropole par le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, service secret français. Après un court intérim, les premières élections libres sont organisées et Mohamed Taki Abdulkarim, candidat qui semble avoir le soutien de la France, est élu en mars 1996.

Fait intéressant à noter, en 1954, Denard a été reconnu coupable de complot pour assassiner contre le chef du gouvernement français, Pierre Mendès-France, et condamné à 14 mois de prison. Mendès-France dénonce très vivement, à partir d’octobre 1950, l’engagement militaire français dans la guerre d’Indochine et devient l’un des principaux opposants au conflit. Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, Mendès-France est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il assume en même temps que la présidence du Gouvernement, la direction de la diplomatie et aboutit finalement le 20 juillet 1954 à la conclusion des Accords de Genève qui mettent fin au conflit. Sitôt le dénouement de la crise indochinoise, il engage des pourparlers qui prépareront l’émancipation de la Tunisie. En voyage à Tunis, il promet unilatéralement l’autonomie interne à la Tunisie dans un discours le 31 juillet. Si Denard travaillait aussi pour les services secrets français à ce moment on est face d’une situation particulière ou les services secrets français ne sont pas aux ordre du gouvernement français mais préfèrent éliminer ce dernier afin de préserver la mainmise de la France sur ses colonies!

Mais retournons aux Comores. Mohamed Bacar président de l’île Anjouan (Nzwani) qui était à la tête d’une junte militaire qui avait pris le pouvoir de l’île et qui a depuis été élu dans des élections organisées par lui-même que le gouvernement central des Comores, et l’Union Africaine ne reconnaissent pas, veut plus d’indépendance pour son île.  En fait il semblerait qu’il veuille se séparé des Comore et se rattacher à la France (il aurait affiché des banderoles disant:  »Anjouan française au sein de la République française »). Il dit avoir reçu le soutient de la France ce qui est fort crédible vu qu’il a reçu sont matériel pour faire ses élections de l’île Mayotte (Maore) qui est sous administration française et que l’Union des Comores a essayer de reprendre militairement Anjouan sans succès, or l’Union a un accord militaire avec la France qui aurait donc dû l’aider à reprendre Anjouan mais qui évidemment ne l’a pas fait.

Mohamed Ali Saïd est par contre un de ceux qui prennent des gestes des plus concrets contre Bacar: il a imposé une taxe de 14% sur les produits venant de Anjouan est empêche les gens de se rendre à Anjouan.  Par ailleurs, les États-Unis ont été très présents lors des élections, avec entre autres, l’ambassadeur des ÉU qui exhorta les Comores à l’Union (i.e. exhorta Anjouan de ne pas se séparer) et de procéder à des éléctions libres et transparentes (i.e. contre les élections qui ont eu lieu à Anjouan) dans les journaux.  Les États-Unis sont aussi le pays qui ont largement le plus d’influence au sein de la Banque Mondiale. Se pourrait-il qu’à cette heure où les États-Unis cherche à s’implanter beaucoup plus fortement en Afrique à la fois économiquement et militairement comme en témoigne leur nouvelle base militaire au Djibouti qui aura 1500 soldats pour venir concurrencer les 2900 soldats français dans ce même pays. Se pourrait-il que Mohamed Ali Saïd soit l’agent des ÉU pour leur implantation dans ce pays stratégique historiquement dominé par la France?

sources:



Film de la semaine: The Drugging of our Children

20 10 2007

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Pendant qu’au Québec on veut «éviter la fraude électorale» en dévoilant les femmes, au Texas c’est le Far-West…

15 10 2007

 Vidéo trouvé sur al-Shifa:

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Coup d’État fasciste raté de Wall Street et du Grand-Père de Bush dans les années 30

4 10 2007

Prescott et George H. W. Bush

(photo: Prescott et George H.W. Bush)

Selon la BBC un regroupement de banquiers et d’industriels des États-Unis qui incluait Prescott Bush (le grand-père de W), J P Morgan, du Pont, Heinz, General Foods (qui fait maintenant parti de Kraft), Colgate, GM, US Steel, Birds eye, etc. voulaient organiser un coup d’État fasciste à la manière de Hitler ou de Mussolini. Ils voulaient un coup d’État afin d’empêcher le New Deal de Franklin D. Roosevelt. Ce qui les empêcha est que le militaire qu’ils employèrent fini par la dénoncer. Voici l’émission radio de la BBC en question: BBC. Si jamais le lien ne marche plus, voici une copie. Et finalement, voici une transcription de l’émission.



ARMS DEALING AT DSEI

15 09 2007

Repris des Space Hijackers:

ARMS DEALING AT DSEI

Final Score:

Space Hijackers – 1
The Police – 0

This year at the DSEi arms fair, the Space Hijackers very publicly claimed that we were going to auction off a tank to the highest bidder at the fair. Following on from the arms dealers we would simply be looking for cash, as opposed to having any moral conscience about who we were selling it to, or what they intended to do with it.

As you can imagine, the £4million worth of police who had been brought in to protect the fair were rather interested in our plans. We had under cover officers trying to listen to our meetings, we attempted midnight manouvres only to be followed by the police, and by two night before the fair, we were under pretty much 24hr police watch.

However with the most cunning move of our carrers so far, just as it became obvious the police were not going to let us drive our tank to the fair, we pulled a second one out of our hats. Cue, startled police, a mad panic and a race to meet our second, HUGE tracked tank at the doors of the arms fair!

FULL REPORT, PICTURES AND VIDEO COMING SOON…

Obviously we are now in lots and lots of debt, so please buy our t-shirts to help us get our tank on the road for more fun!

click here for shirts

If you have ordered t-shirts please allow us a little while whilst the new batch is printed.



Retour sur les relations Israélo-Syriennes

14 09 2007

Repris de Voltaire:

Quand Tzipi Livni écrit les réponses de Bernard Kouchner


Les ministres français et israélien des Affaires étrangères, Bernard Kouchner et Tzipi Livni ont donné une conférence de presse commune, le mardi 11 septembre 2007 à Jérusalem.

S’adressant à M. Kouchner, un journaliste a demandé : « Avez-vous un commentaire à propos de l’accusation de la Syrie sur une attaque israélienne en territoire syrien et pensez-vous que la région se trouve face de nouveau dans une situation délicate et dangereuse due à une nouvelle tension entre Israël et la Syrie ? »

Mme Livni a écrit un petit mot à son homologue français et lui a fait passer. L’ayant lu, M. Kouchner a déclaré avec aplomb au journaliste : « Je n’ai rien à vous répondre sauf que Israël doit protéger sa population et qu’il y a un contrat entre le gouvernement israélien et l’armée pour protéger, en priorité, cette population. Je n’ai pas connaissance d’une réaction ou d’une absence de réaction ».

Le lendemain matin, ayant eu le temps d’accorder son point de vue avec la ministre israélienne, M. Kouchner a déclaré : « Si en effet, comme on croit le savoir maintenant, ils ont bombardé un convoi d’armes qui se dirigeait vers le Liban, on peut comprendre pourquoi ils le font ».

En réalité, l’opération israélienne avait pour objectif de tester les nouvelles défenses syriennes. La Fédération de Russie aurait en effet installé des radars longue portée pour protéger le port de Latakieh où se poursuivent d’importants travaux en vue d’abriter la flotte russe de Méditerrannée. En outre, Moscou a commencé à livrer à la Syrie des batteries anti-aériennes Pantsyr-S1E montées sur camion, dont on peut penser qu’elles sont aujourd’hui les armes sol-air les plus efficaces, mais qui n’ont jamais été testées sur le champ de bataille.
C’est pourquoi, dans la nuit du 5 au 6 septembre 2007, six F-16 israéliens ont tenté de pénétrer en Syrie via la Méditerrannée, puis quatre autre appareils via la Turquie. Accrochés par les radars, les avions israéliens ont dû affrontrer les tirs syriens et ont été pris en chasse par six MiG-29SMT de la base d’Hamah. Ils ont été contraints de faire usage de leurs leurres thermiques, puis de larguer des conteneurs de kérosène pour prendre de la vitesse et de l’altitude, et se retirer.
Alors que les violations de l’espace aérien syrien sont légions depuis des années, Damas avait dénoncé cette intrusion et saisi le Conseil de sécurité de l’ONU. La presse israélienne s’était émue de cette opération manquée qui, loin de manifester la traditionnelle suprématie aérienne israélienne, rendait publique la nouvelle capacité syrienne de défense. Devant le tollé, un contre-feu avait été allumé par Tel-Aviv sous la forme d’un article de désinformation paru dans Assennara et prétendant que les avions israéliens avaient pénétré en Syrie pour détruire victorieusement un convoi d’armes à destination du Liban, mais sans témoins bien sûr.

Pour les observateurs au Proche-Orient, M. Kouchner a donc accepté de se laisser dicter son discours par Mme Livni.




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