Film de la semaine: L’Argent: Chute de l’Argentine

31 05 2008

Voici un excellent film:


L’Argent Chute de l’Argentine 1 sur 4
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L’Argent Chute de l’Argentine 2 sur 4
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L’Argent Chute de l’Argentine 3 sur 4
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L’Argent Chute de l’Argentine 4 sur 4
envoyé par LeLibrePenseurPour en savoir plus sur la création de l’argent, cliquez ici.



Film de la semaine: Le mythe de la bonne guerre

25 04 2008

Voici Le mythe de la bonne guerre où Jacques Pauwels parle de certains mythes de la seconde guerre. Je ne peux pas affirmer être d’accord avec toutes ses hypothèses mais c’est quand même intéressant comme analyse.



Films de la semaine: Vivir la Utopia & Bonus

29 03 2008

Film sur la révolution espagnole de 1936:

Et voici deux courts vidéos bonus sur les candidat(e)s à la présidentielle étasunien(ne)s:



Nationalisation des coûts, privatisations des profits: le bel exemple

24 03 2008

L'image “http://i.a.cnn.net/money/galleries/2007/fortune/0704/gallery.MBA_employers.fortune/images/11_jp_morgan_chase.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e7/383_Madison_Ave_Bear_Stearns_C_R_Flickr_1.jpg/450px-383_Madison_Ave_Bear_Stearns_C_R_Flickr_1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

(gauche: JP Morgan Chase, droite: Siège social de Bear Stearns)

Les évènements des dernières semaines exemplifient à merveille le concept de la nationalisations des coûts et de la privatisation des profits (dont la nouvelle forme à la mode sont les PPP). La banque Bear Stearns vient de faire faillite grâce à la “crise hypothècaire”. Bear Stearns a 30 milliards de dollars d’instruments finaciers adossés à des hypothèques jugés irrecupérable, c’est pour cette raison que la banque a fait faillite: ses avoirs ont étés réduits à zero alors que ses dettes (substentielles) sont toujours là. Quelle est la solution à ce problème? Le gouvernement des États-Unis s’endettera un peu plus afin de donner 29 milliards de dollars à Bears Sterns (via la Fed) afin de remettre la banque sur pied. Le petit peuple pay donc les coûts de la restauration de la banque mais Bear Sterns qui par la suite pourra continuer à faire des grand profit n’appartiendra pas au gouverenement, mais à JP Morgan Chase qui elle déboursera seulement 2 milliards (1 milliard pour payer le milliard restant des hypothèques et 1 autre milliard pour «acheter» Bear Stearns). Le coût est donc nationtionalisé, alors que les profits appartiendrons seulement à JP Morgan Chase.

source: The Times 



L’annulation de la dette du tiers-monde n’est rien comparé à la crise hypothécaire

19 03 2008

repris du réseau voltaire:

par Éric Toussaint*, Damien Millet*
Alors que de grandes banques et des fonds de placement s’effondrent un peu partout dans les pays du Nord, les dirigeants des principales banques mondiales évoquent une simple correction du système, certes douloureuse, mais pas dramatique. Pour Damien Millet et Éric Toussaint, cette réaction est bien la preuve que l’annulation de la dette du tiers-monde —qui serait moins sèvére que l’actuelle crise— n’est pas une utopie, mais une exigence réalisable.

Depuis août 2007, les banques nord-américaines et européennes sont sous les feux de l’actualité à cause de la crise très sévère qu’elles traversent, et qu’elles font traverser au système économique néolibéral dans son ensemble. Le montant actuel des dépréciations d’actifs auxquelles elles ont dû procéder dépasse 200 milliards de dollars. Plusieurs services d’études des banques et des économistes chevronnés considèrent que la facture dépassera 1000 milliards de dollars [1].

Comment les banques ont-elles pu construire un montage de dettes aussi irrationnel ? Avides de profits, les organismes de crédits hypothécaires ont prêté à un secteur de la population déjà fortement endetté. Les conditions de ces prêts à haut rendement (pour le prêteur) constituent une véritable arnaque : le taux est fixe et raisonnable au cours des deux premières années puis augmente fortement ensuite. Les prêteurs affirmaient aux emprunteurs que le bien qu’ils achetaient gagnerait rapidement de la valeur vu l’augmentation des prix du secteur immobilier. Le hic, c’est que la bulle du secteur immobilier a fini par exploser en 2007 et les prix ont commencé inexorablement à baisser. Comme le nombre de défauts de paiement s’est considérablement accru, les organismes de crédit hypothécaire ont éprouvé des difficultés à rembourser leurs dettes. Les grandes banques, pour se protéger, ont refusé de leur octroyer de nouveaux prêts ou ont exigé des taux beaucoup plus élevés. Mais la spirale ne s’est pas arrêtée là car les banques avaient acheté les créances hypothécaires en très grande quantité, et largement hors bilan en créant des sociétés spécifiques appelées Structured Investment Vehicles (SIV), qui finançaient l’achat de créances hypothécaires à haut rendement transformés en titres (CDO, Collateralized Debt Obligations).

A partir d’août 2007, les investisseurs ont cessé d’acheter les commercial papers émis sans garantie par les SIV dont la santé et la crédibilité s’étaient fortement détériorées. En conséquence, les SIV ont manqué de liquidité pour acheter les crédits hypothécaires titrisés et la crise s’est amplifiée. Les grandes banques qui avaient créé ces SIV ont dû assumer les engagements de ceux-ci pour éviter qu’ils ne tombent en faillite. Alors que jusque-là les opérations des SIV ne faisaient pas partie de leur comptabilité (ce qui leur permettait de dissimuler les risques pris), elles ont dû reprendre dans leur bilan les dettes des SIV.

Résultat : panique à bord ! Aux États-Unis, 84 sociétés de crédits hypothécaires ont fait faillite ou cessé partiellement leur activité entre le 1er janvier et le 17 août 2007, contre seulement 17 sur toute l’année 2006. En Allemagne, la banque IKB et l’Institut public SachsenLB ont été sauvés d’extrême justesse. Récemment, l’Angleterre a dû nationaliser la banque Northern Rock tombée en faillite. Le 13 mars 2008, le fonds Carlyle Capital Corporation (CCC), connu pour sa proximité affichée avec le clan Bush, s’est effondré : ses dettes représentaient 32 fois ses fonds propres. Le lendemain, la prestigieuse banque états-unienne Bear Stearns (5e banque d’affaire aux États-Unis), à cours de liquidités, a appelé à l’aide la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) pour obtenir un financement d’urgence. Elle sera rachetée par la banque JP Morgan Chase pour une bouchée de pain.

Plusieurs segments du marché de la dette constituent des constructions bancales en train de s’effondrer. Ils entraînent dans leurs déboires les puissantes banques, les hedge funds, les fonds d’investissement qui les avaient créés. Le sauvetage des institutions financières privées est réalisé grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics. Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes sont encore une fois de mise.

Mais une question se pose : pourquoi les banques, qui aujourd’hui n’hésitent pas à effacer des dettes douteuses par dizaines de milliards de dollars, ont-elles toujours refusé d’annuler les créances des pays en développement ? Elles font là la démonstration que c’est parfaitement possible et tout à fait nécessaire. Rappelons qu’à l’origine des dettes actuelles réclamées par les banques à ces pays, on trouve des dictatures criminelles, des régimes corrompus, des dirigeants fidèles aux grandes puissances et aux créanciers. Les grandes banques ont prêté sans compter à des régimes aussi peu recommandables que ceux de Mobutu au Zaïre, de Suharto en Indonésie, aux dictatures latino-américaines des années 1970-1980 sans oublier le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Comment peuvent-elles continuer d’infliger le joug de la dette à des peuples qui ont souffert de régimes dictatoriaux qu’elles ont elles-mêmes financés ? Sur le plan juridique, de nombreuses dettes odieuses figurent dans leurs livres de compte et n’ont pas à être remboursées. Mais les banques continuent d’exiger leurs remboursements.

Rappelons également que la crise de la dette du tiers-monde a été provoquée en 1982 par la hausse brutale et unilatérale des taux d’intérêts décidée par la Fed. Auparavant les banques privées avaient prêté à tour de bras à taux variable à des pays déjà surendettés, finalement incapables de faire face. Aujourd’hui, l’histoire se répète, mais au Nord cette fois et d’une manière spécifique : les ménages surendettés des États-Unis sont devenus incapables de rembourser leur emprunt hypothécaire à taux variable car la bulle de l’immobilier a éclaté.

Les effacements de dette que les banques réalisent donnent raison à tous ceux qui, comme le CADTM, revendiquent une annulation de la dette des pays en développement. Pourquoi ? Parce que la dette à long terme des pouvoirs publics du tiers-monde envers les banques internationales atteignait 181,9 milliards de dollars en 2006 [2]. Depuis août 2007, elles ont déjà dû effacer un montant bien supérieur, et ce n’est pas fini…

Les grandes banques privées ont donc triplement fauté :

- elles ont construit de désastreux montages de dette privée qui ont conduit à la catastrophe actuelle ;

- elles ont prêté à des dictatures et ont obligé les gouvernements démocratiques qui ont succédé à rembourser jusqu’au dernier centime cette dette odieuse ;

- elles refusent d’annuler des dettes des pays en développement alors que leur remboursement implique une détérioration des conditions de vie des populations.

Pour toutes ces raisons, il faut exiger qu’elles rendent des comptes sur leurs agissements au cours des décennies passées. Les gouvernements des pays du Sud doivent réaliser des audits de leur dette, comme le fait l’Équateur aujourd’hui, et répudier toutes leurs créances odieuses et illégitimes. Les banquiers leur démontrent que c’est parfaitement possible. Il s’agira du premier pas pour rendre à la finance le rôle qui lui revient, celui d’outil au service de l’être humain. De tous les êtres humains.

Éric Toussaint
Éric Toussaint est président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.

Damien Millet
Damien Millet est secrétaire général du CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Dette odieuse (avec Frédédric Chauvreau), CADTM/Syllepse, 2006.

[1] Le service d’étude de Goldman Sachs estimait le 7 mars 2008 les pertes à 1156 milliards de dollars, George Magnus de UBS avançait en février un chiffre supérieur à 1000 milliards, Nouriel Roubini de l’Université de New York- émet l’hypothèse d’une perte d’au moins 1000 milliards de dollars.

[2] Banque mondiale, Global Development Finance 2007.

 



Films de la semaine

23 02 2008

Je vous présente trois films cette semaine:

Cover-Up: Behind the Iran-contra affair

Cointelpro: the FBI’s war on Black America

Les pays riches sont-ils en faillite?


Les pays riches sont-ils en faillite? 1
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Les pays riches sont-ils en faillite? 2
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Les pays riches sont-ils en faillite? 3
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Les pays riches sont-ils en faillite? 4
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Le Ministère de l’abondance

9 02 2008

Ministère de l’Abondance

(photo: Bureau of Labor Statistics avec une enseigne qui lui sied)

Aux États-Unis (mais la situation ne doit pas être trop différente au Canada ou en Europe), la manipulation politique des données économiques gouvernementales est à ce point sévère qu’un consultant en économie se spécialise dans la rectification des données gouvernementales pour les entreprises qui font usage de ces données. La situation est à ce point sévère qu’on croyerait le Ministère de l’abondance du livre 1983 qui déclare une prospérité économique toujours grandissante d’année en année alors qu’en réalité elle se détériore sans cesse. 

Voici le texte explicatif que donne le consultant en question à propos des données du gouvernement, ce qui suis est ma traduction en français (pour lire l’original en anglais cliquez ici):

Introduction et considérations générales

En 1996, en plein milieu du miracle économique de l’ère Clinton, la fondation Kaiser a entrepris un sondage du public étasunien que se voulait montrer à quel point l’électorat avait perdu contact avec la réalité économique. La majorité des étasuniens croyaient que l’inflation et le chômage étaient beaucoup plus élevés et que la croissance économique était beaucoup plus faible que ce qui était rapporté par le gouvernement. Le Washington Post se plaignit de l’ignorance du public envers l’économie. On trouverait les mêmes résultats aujourd’hui.

Ni la Fondation Kaiser ni le Washington Post comprit qu’il y avait et qu’il y a toujours un bonne raison pour l’écart entre les perceptions communes et les données du gouvernement : les données gouvernementales sont biaisées sont biaisées dans une direction politiquement correcte et de plus en plus divergent de l’expérience de tous les jours et de la réalité. Cette tendance a vraiment pris son élan vers le milieu des années 80. Les chiffres gouvernementaux d’inflations et de chômage sont sous-estimés alors que données l’emplois ou ayant trait à la performance économique sont surestimés et ce intentionnellement.

Pendants des années, j’ai [ndlr : je = Walter J. Williams] entrepris des sondages auprès d’économistes des affaires afin savoir comment elles et ils percevaient la qualité des données économiques gouvernementales. Voici deux d’entres eux :

  • L’économiste en chef d’une grande entreprise de vente au détail me dit : «La qualité varie. Les données des ventes au détail sont terribles mais les données sur la masse monétaire sont assez bonnes.»

  • L’économiste en chef d’une grande banque opina : «Il y un problème avec les données de la masse monétaire mais pour ce qui est des ventes au détail je crois que c’est assez bon.»

Le point est que quand l’économiste connaît bien le domaine, elle ou il se rend compte des limites et des distorsions des données économiques apparentés. Recueillir et diffuser des informations sur des composantes de l’économie étasunienne à intervalles réguliers rapprochés (à chaque mois) est presque impossible. Néanmoins, la majorité des fonctionnaires statisticien(ne)s à Washington travaillent assidûment afin de fournir les meilleurs informations disponibles dans les limites du système existant. Un certain nombre de distorsions des données n’est toute fois pas accidentel.

Ce qui suit est un court aperçu du système de diffusion des données économiques et la façon dont l’on peut voir ses données. Les prochaines sections se pencheront chacune sur un sujet spécifique : l’inflation, le PIB et le déficit budgétaire [ndlr : et l’index des prix à la consommation (IPC). Ce qui fait cinq sections incluant celle-ci]. D’autres aspects pourront être adressés sur demande.

La publications sur une base régulière des statistiques économiques si populaires de nos jours comme le produit intérieur brut/produit national brut (PIB/PNB), le taux de chômage et l’indice des prix à la consommation (IPC) débuta dans la décennie suivant la seconde guerre mondiale. La manipulation politique moderne de ces données débuta par après dès que cela fut possible en révisant la méthodologie et souvent en incorporant un biais systématique dans la direction politiquement voulue. Cela a eu pour effet que la réalité économique sous-jacente aux données économiques a souvent échappé aux investisseurs et économistes qui dépendaient des données gouvernementales. Voyez :

  • Sous l’administration de Kennedy, le chômage fut redéfini en ajoutant le concept de «travailleurs découragés» afin de réduire le taux de chômage, cette donnée suivie par tous.

  • Quand Lyndon Johnson n’aimait pas la croissance du PIB qui allait être publiée, il la renvoyait au Département du commerce et il le fit jusqu’à ce que le Département sorte une figure qui lui plaisait. L’administration de Johnson est aussi responsable d’avoir bidouillé la comptabilité qui cache la majore partie du déficit budgétaire fédéral.

  • Richard Nixon eut un conflit très publicisé avec le Bureau des statistiques du travail [ndlr : Bureau of Labor Statistics] à propos des données sur le chômage. Il y a deux taux de chômages, un «brute» et un ajusté pour éliminer les effets saisonniers, Nixon souhaitait publier, à chaque mois, uniquement le plus petit des deux chiffres sans dévoiler au public lequel était publié. Alors que cette façon de faire fut considérée frauduleuse à l’époque et ne fut jamais implémentée, cette même méthodologie fut introduite par l’administration de Bush fils en 2004 sous prétexte que c’était la «fine pointe de la technologie».

  • L’administration de Carter fut prise à sous-estimer intentionnellement le taux d’inflation.

  • Des changements systématiques furent introduits sous l’administration de Carter pour hausser la croissance du PIB/PND publié de manière régulière. Les manipulations les plus extrêmes eurent par contre lieu lors de la crise de liquidité de 1987. En plus de l’intervention de la Banque de réserve de New York sur les bourses de contrats à termes [ndlr : futures markets] pour soutenir les cours des actions en bourse après le krach du 19 octobre, sous les ordres directs de la Réserve fédérale [ndlr : the Fed] et du Département du trésor des États-Unis, des manipulations grossières directes des données portant sur le déficit commercial des États-Unis furent utilisés en conjonction avec une intervention massive sur le marché des changes pour aider à mettre fin à la chute du dollar étasunien ainsi que pour essayer d’atténuer la panique qui s’était emparée du marché des changes fin 1987.

  • L’administration de Bush père débuta les efforts pour une réduction systématique du taux d’inflation de l’IPC publié et développa une façon extérieur au système de manipuler le PIB publié [ndlr : je crois que par cela l’auteur veut dire qu’en diminuant l’inflation publiée cela augmente automatiquement le PIB sans avoir à modifier directement les données sous-jacentes au PIB] dans le but d’aider la campagne de réélection de Bush père en 1992 qui ultimement échouera.

  • Comme l’ex-secrétaire au Département du travail Bob Reich l’a expliqué dans ses mémoires, l’administration de Clinton s’était rendue compte, à travers ses sondages du public, que si le gouvernement édulcorait ses données économiques, assez de gens y croiraient que cela pouvait devenir déterminant lors d’élections serrées. Par conséquence, toute parcelle d’intégrité qui aurait put survivre jusque là dans le système de diffusion des données économiques s’évaporèrent lors de la présidence de Clinton. Le chômage fut redéfini pour éliminer cinq millions de travailleurs découragés diminuant du fait le taux de chômage ; les méthodologies firent changée pour réduire les indicateurs de pauvreté, pour réduire l’inflation de l’IPC, pour gonfler la croissance du PIB, etc.

  • L’administration de Bush fils a continuée dans la lancé de celle de Clinton. Tout spécialement, l’administration de Bush a mis en place la structure pour l’adoption d’un nouvel IPC minimisant encore plus l’inflation et l’administration a aussi redéfinie le PIB et le concept d’ajustement des effets saisonniers.

Le résultat de ces manipulations systématiques, si la méthodologie utilisée en 1980 était utilisée pour analyser les données actuelles, la croissance de 3,0% au deuxième quart du PIB annualisé et ajusté pour l’inflation serait inférieur d’à peu près trois pourcent (ce qui veut dire que la croissance du PIB serait en fait nulle ou négative). De la même manière, l’actuelle inflation de l’IPC est sous évaluée d’environ 2,7% comparativement à la méthodologie pre-Clinton (l’inflation serait donc en fait 5,7%) et le taux de chômage est sous-évalué d’environ sept pourcent par rapport à sa définition originelle et ce que beaucoup de gens considèreraient être le vrai taux de chômage (qui serait alors de 12,5%).

À propos des résultats financiers des opérations fédérales, l’application de la comptabilité d’exercice i et des principes de comptabilité généralement acceptés (GAAP) aux comptes du gouvernement fédéral révèle un déficit de 3,7 billions (3700 milliards) de dollars pour l’année fiscale de 2003, tel que rapporté par le Département du trésor des Etats-Unis, cela est a contraster avec le déficit de 374 milliards de dollars rapporté selon une comptabilité de caisseii.

Les facteurs clés à prendre en compte avec toutes diffusion de données économiques :

Lire ou écouter les statistiques économiques dans les médias financiers n’a que peu de valeur à moins que le contexte des donnée divulguées soit claire et que soit bien détaillé tout ajustement des données : ajustement pour l’inflation, ajustement pour les effets saisonniers ou ajustement découlant de toute révision.

Ajustement pour les effets saisonniers : Les statistiques populaires sont fréquemment ajustées pour soustraire les tendances qui reviennent sur une base régulière, année après année, ou qui sont liées aux jours d’affaires ou de bourse. Les ventes au détail sont par exemple plus nombreuses durant le temps des Fêtes ; un autre exemple est qu’il y a des années bissextiles où février a un jour de plus.

Bien que l’ajustement saisonnier soit un outil légitime permettant de faire meilleures comparaisons mois sur mois ou trimestre sur trimestre de données qui sinon pourraient être biaisée par des tendances saisonnières, il s’avère que le gouvernement a des problèmes avec ses ajustements. Certaines données s’ajustent très mal : les demandes de prestation de chômage hebdomadaires ou encore les effet saisonnier sur l’emploi des vacances et de l’année scolaire.

Une façon de éviter les complications des tendances saisonnière est de regarder la variation sur une base annuelle, juillet 2004 par rapport à juillet 2003 par exemple. Ces variations sur une base annuelle sont largement exemptes de distorsions saisonnières.

Les biais saisonniers sont typiquement calculés annuellement sur la base des tendances des années récentes. Le Bureau des statistiques du travail [ndlr : Bureau of Labor Statistics] décida par contre depuis janvier 2004 de réviser et des recalculer ses biais saisonniers à chaque mois.

Ajustement pour l’inflation : Si l’inflation augmente de 3,0% pour l’année et que les ventes augmentent de 2,0% pour la même année, alors les ventes ont en fait chutées de 1,0% après ajustement pour l’inflation [ndlr : plus précisément, la croissance des ventes ajustée pour l’inflation est de 100%*(1,02/1,03-1)= -0,97%]. Ce genre d’ajustement pour tenir compte des effets de l’inflation est une façon tout à fait justifiée de regarder les données.

Les tournures de phrases qui veulent dire que les données ont été ajustées pour l’inflation sont entres autres : réel, en dollars constants, en dollars de 2000, en dollars de 2000-chaîne pondérés. Les tournures de phrases voulant dire que les données n’ont pas été ajustées sont entre autres : nominal et en dollars courants.

La donnée statistique économique ajustée pour l’inflation la plus suivie est le PIB qui reflète croissance de l’économie en dollars moins la croissance de l’inflation. Donc si l’inflation est sous-évaluée, le PIB sera surévalué en conséquence.

Type de croissance : Le taux de croissance rapporté est-il mensuel, annuel ou bien annualisé ? La majorité des données économiques publiées mensuellement sont des taux de croissances mensuel (la croissance par rapport au mois précédent). Les données trimestrielles donnent habituellement la croissance par rapport au trimestre précédent (comme par exemple l’indice du coût à l’embauche) et ce parfois à un taux annualisé (comme pour le PIB par exemple).

Comme mentionné précédemment, les tendances les plus significatives se voient dans les changement annuel même si ces tendance sont très peu publicisées. Les changements d’année en année (ce qui a la façon dont la plus part des entreprise analysent leurs ventes – Comment je me compare à l’année précédente ?) éliminent habituellement les distorsions saisonnières des donnée non ajustées et les distorsions résiduelles des données ajustées.

Révision : La majeure partie des données économiques subit régulièrement des révisions parfois significatives. Les données sont typiquement révisées au cours des quelques parutions subséquentes après la publication initiale et annuellement par la suite au cours d’une sorte de révision étalon quand le gouvernement obtient de meilleures données ou des données plus complètes. Une donnée mensuelle peu apparaître forte ou faible simplement à cause d’une révision des données de la période précédente.

L’IPC et le taux de chômage non ajustés pour les effets saisonniers sont deux indices qui ne sont pas révisés à moins qu’une erreur ait été faite ou que leur définition soit changée. S’il y a changement de définition, alors la donnée antérieure n’est plus comparable a la nouvelle donnée mais les médias de la finance ne portent que très peu attention à ces détails.

i Méthode de comptabilisation qui consiste à tenir compte, dans la détermination du résultat net d’une entité, des produits et des charges découlant des opérations d’un exercice lorsque les produits sont gagnés et les charges engagées, sans considération du moment où les opérations sont réglées par un encaissement ou un décaissement ou de toute autre façon. [http://www.granddictionnaire.com/]

ii Méthode qui consiste à constater les produits au moment où ils font l’objet d’un encaissement et à imputer les charges aux résultats de l’exercice au cours duquel elles font l’objet d’un décaissement. [http://www.granddictionnaire.com/]

En plus de cette introduction, il explique plus en détail les situations particulières du chômage, du déficit, de l’inflation et du PIB.

Preuve que le monsieur en question dit vrai (du moins pour ce qui est de la dette), voici un extrait de ce que les auditeurs du gouvernement fédéral des États-Unis ont à dire à propos des états financiers du gouvernement en 2003 (donc avant même la guerre d’Iraq) (vous pouvez lire l’original en cliquant ici):

«As in the 6 previous fiscal years, certain material weaknesses
in internal control and in selected accounting and reporting practices resulted in
conditions that continued to prevent us from being able to provide the Congress and
American citizens an opinion as to whether the consolidated financial statements of the
U.S. government are fairly stated in conformity with U.S. generally accepted accounting
principles. […] There are three primary reasons why the consolidated financial statements remained
unauditable for fiscal year 2003: (1) serious financial management problems at the
Department of Defense (DOD), (2) the federal government’s inability to account for
billions of dollars of transactions between federal government entities, and (3) the federal
government’s ineffective process for preparing the consolidated financial statements.»



Rigged Markets de Al Jazeera

29 11 2007
Rigged Markets    
 
 
 
 
 
 
 
 
Max Keiser bets on a winner

Free markets are meant to be fair, but are they really?

The smallest investor in the stock market is meant to face the same odds as the richest, and that is what makes free markets free.

Free markets are also meant to provide all participants with the same information about stocks, bonds, and currencies - that way all the investors have an equal chance of making a profit.

The market also allows investors to pool their resources into mutual or hedge funds, so they can punch way above their weight.

Whereas mutual funds are weighted in favour of the small investor, and are highly regulated, hedge funds are far riskier products and are weighted in favour of wealthy people who are seen as sophisticated enough to take risks that ordinary investors cannot. They are hardly regulated at all - so that everybody comes out of the market a supposed winner.

In Max Keiser’s latest viewpoint film, he argues that hedge and mutual funds are manipulated to benefit brokers, bankers and the richest investors, to the detriment of those with less power and less money.

He explains his view that free markets are not in fact free or fair, but in fact rigged – he thinks that even governments have a finger in the free market pie.

Watch this episode of People & Power here:

Part 1:

Part 2: This episode of People & Power aired from 20 May 2007