Film de la semaine: Le Franc CFA contre l’Afrique

1 12 2007



Rigged Markets de Al Jazeera

29 11 2007
Rigged Markets    
 
 
 
 
 
 
 
 
Max Keiser bets on a winner

Free markets are meant to be fair, but are they really?

The smallest investor in the stock market is meant to face the same odds as the richest, and that is what makes free markets free.

Free markets are also meant to provide all participants with the same information about stocks, bonds, and currencies – that way all the investors have an equal chance of making a profit.

The market also allows investors to pool their resources into mutual or hedge funds, so they can punch way above their weight.

Whereas mutual funds are weighted in favour of the small investor, and are highly regulated, hedge funds are far riskier products and are weighted in favour of wealthy people who are seen as sophisticated enough to take risks that ordinary investors cannot. They are hardly regulated at all – so that everybody comes out of the market a supposed winner.

In Max Keiser’s latest viewpoint film, he argues that hedge and mutual funds are manipulated to benefit brokers, bankers and the richest investors, to the detriment of those with less power and less money.

He explains his view that free markets are not in fact free or fair, but in fact rigged – he thinks that even governments have a finger in the free market pie.

Watch this episode of People & Power here:

Part 1:

Part 2: This episode of People & Power aired from 20 May 2007



La privatisation de l’argent: une introduction

22 11 2007

Faux 3 piastres

Après avoir discuter avec certaines personnes, dont certains banquiers, à propos de la fraude qu’est le système bancaire à réserve fractionnelle et m’être vu répondre en premier lieu que «c’était normal», je me suis rendu compte que si même les banquiers ne voient pas l’ampleur de la fraude à moins d’être présenté avec un exemple vraiment flagrant, je ne peux pas m’attendre à ce que tout le monde puisse voir la fraude pour ce qu’elle est sans que je donne un exemple vraiment flagrant. Donc, avant de procéder à la partie III de la série (à propos de l’inflation et des cycles économiques), je vais rajouter une introduction (le présent billet) à la partie I, qui sera simplement un exemple flagrant, un exemple presque caricatural: l’exemple du Canada.

Mais avant il convient de reprendre, en quelques mots l’analogie de l’île. Admettons qu’une dizaine de personnes décident de s’établir sur une île déserte afin de bâtir une communauté. Ils sont arrivés avec beaucoup de matériel pour construire leur île mais qu’avec très peux d’argent: seulement la monnaie qui s’adonnait à se trouver dans leur portefeuille. Ils réalisent donc très vite qu’ils vont devoir créer de l’argent afin de satisfaire à leurs échanges économiques. Une personne, appelons-la Sophie, propose une solution: elle va imprimer de l’argent chez elle et va le prêter, moyennant intérêts, à tout ceux et celles dans lesquels elle aura confiance d’être repayée. Si vous étiez une des personnes de l’île (autre que Sophie) serriez vous d’accord avec ce marché? J’espère croire que toute personne sensée refuserait cette arnaque pas très subtile. Et pourtant, c’est exactement le système mis en place à peu près partout dans le monde!

Le Canada, le «plusse meilleur pays au monde», est un exemple particulièrement flagrant parce qu’il n’y a pas de taux de réserve minimale. Ceci veut dire la chose suivante. Je peux être complètement fauché, mais si j’obtiens l’autorisation du ministère d’ouvrir ma banque, sans avoir une seule cenne (centime pour les utilisateurs/rices de francs), je peux commencer à prêter de l’argent, pire encore, il n’y a pas de limite sur la quantité d’argent que je peux prêter. C’est pas des blagues, j’ai vraiment aucun argent, même pas l’argent de quelqu’un d’autre qui aurait déposé de l’argent chez ma banque, zéro, nada, niet, pas une cenne, mais je peux prêter autant d’argent que je veux. L’argent que je prête c’est de l’argent virtuel que je crée de toutes pièces, je ne fais qu’inscrire le montant au compte de la personne qui emprunte. Sur ce «prêt» que je fournie à la malheureuse personne qui m’emprunte de l’argent je demande des intérêts qui peuvent varier entre 6% pour un prêt hypothécaire à 30% pour les cartes de crédit* les plus usurières (au Canada). Mais d’un autre coté, l’argent que je crée de toutes pièces est bien réelle dans le sens que peux acheter ce que je veux avec: je peux acheter une voiture si je le veux, sans avoir une cenne, je n’ai qu’à inscrire le montant au compte du concessionnaire automobile. Mais, comme je suis une banque, la majorité de l’argent que je crée sert à faire des prêts aux gens. Notez aussi que si j’ai pas d’argent pour commencer mais je prête un million de dollars à quelqu’un, j’inscris ce montant dans son compte et donc, dans mon livre comptable j’ai 1 million de dollars de dépôts et un million de dollars de prêts, donc superficiellement on dirait que je prête l’argent que les gens déposent chez ma banque! Cette exemple n’est pas juste un exemple farfelu, la quasi-totalité de l’argent créé (95% environ) au Canada (et dans la majorité des autres pays) l’est par les banques, exactement de la même manière qu’illustré par mon hypothétique banque qui commence sans le sou.

En fait, c’est comme une taxe, collectivement, on paie plus de 6% d’intérêts sur tout l’argent en existence au pays! Pour tout dollar en existence, il y a quelqu’un qui paie de l’intérêt dessus! En fait on peu même le vérifier facilement l’exactitude de cette affirmation. Selon la Banque du Canada, en 2006, il y avait environ 1000 milliards de dollars en circulation au Canada (incluant les devises étrangères), dont seulement environ 46 milliards en argent comptant hors des banques (argent créé par la Banque du Canada). Parallèlement, en regardant sur Reuters et les sites respectifs des banques ont voit que collectivement, la CIBC, la Banque de Montréal, TD, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Royale, la Banque Nationale, les Caisses Desjardins et la Banque Laurentienne (les banques privés [car c'est pratiquement ce que Desjardins est devenu] ayant les plus grosses parts de marché au Canada), ont récoltés 87 milliards de dollars en intérêts**. Si ont suppose que les banques mentionnée ci haut ont collectivement 100% des parts du marché, ça veut dire que collectivement, nous payons 8,7% d’intérêt par année sur toute l’argent en circulation.

Nous payons une taxe de 8,7% par année aux banques privés pour utiliser les dollars canadiens créés par les banques privées. Mais cette taxes fonctionne à l’inverse de la l’impôt sur le revenu avec lequel nous sommes familiers. En effet, l’impôt sur le revenu est gradué de façon que les pauvres n’en paient presque pas tandis que les riches en paient (ou du moins seraient censé payer s’il n’y avait pas de paradis fiscaux) une portion croissante de leurs revenus. Pour la taxe sur l’argent c’est le contraire, les pauvres qui n’arrivent même pas à payer leur facture de carte de crédit paient un taux d’environ 20% sur l’argent qu’ils utilisent, tandis que les riches qui ont trop d’argent reçoivent un «remboursement de taxe» d’environs 5% sur l’argent qu’ils ont.

Comparons cette taxe perçoivent les banques sur la création de l’argent aux taxes et impôts des gouvernements. Le gouvernement fédéral a perçu environs 200 milliards de dollars en taxes, impôts et cotisations de toutes sortes en 2006 (ceci n’inclue pas les revenus des sociétés d’État ou des activités de l’État), de ce montant, 33 milliards étaient utilisés pour payer les intérêts sur la dette. Ceci veut dire qu’en 2006 nous avons payé 167 milliards de dollars pour les services du gouvernement fédéral*** comparé à 87 milliards de dollars en taxes pour le droit d’utiliser l’argent créé par les banques. Cela veut dire qu’un tiers [87/(87+167)*100% = 34% ] de nos «taxes» servent à payer les banques pour le droit d’utiliser l’argent qu’elles crée. Regardons les choses d’une perspective. Admettons que l’argent est créé par le gouvernement au lieu d’être créé par les banques, déjà le gouvernement n’aurait pas besoin d’emprunter donc il n’aurait pas de dette et donc n’aurait pas à payer 33 milliards pour servir la dette mais en plus, au cours de 2006, les banques ont créé environ 100 milliards de dollars donc si gouvernement était celui qui créait l’argent, il aurait eu, en 2006, 100 milliards de dollars de plus qu’il aurait créé à la place des banques et donc aurait besoin de collecté 100 milliards de dollars de moins en taxes et impôts. Ce qui fait, qu’au lieu de collecter 200 milliards de dollars en taxes et impôts comme le gouvernement du Canada l’a fait en 2006, il aurait pu collecté seulement 67 milliards de dollars en taxes et impôts et fournir exactement les mêmes services! Ceci représente un rabais de 67% sur les taxes et impôts collectés!

J’imagine qu’à ce point-ci vous vous demandez, si c’est si profitable d’être une banque, pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de gens qui fondent des banques au lieu de faire autre chose. «C’est quoi la pogne?» En fait, collectivement les banques sont très profitables, mais individuellement ce n’est pas nécessairement le cas. Toute la profitabilité usurière repose sur l’hypothèse que les banques peuvent prêter de l’argent qu’elles créent. Cela peut seulement se faire si les gens qui emprunte de l’argent ne demandent pas d’avoir leur argent en main propre ou ne transfère pas cet argent vers un autre banque, i.e. l’argent qui est prêté par la banque reste dans cette banque, la banque récolte alors de l’intérêt sur l’argent mais elle n’a pas a fournir l’argent. Ceci n’est pas un problème pour une grosse banque car si elle prête 100 000 $ à quelqu’un, même si la personne dépense son 100 000$ d’un coup, il y a de grosses chances que la personne qui reçoit les 100 000$ va encaisser son chèque dans son compte chez la même grosse banque et donc l’argent ne sortira jamais de cette banque, la banque n’aura jamais à vraiment fournir l’argent. Et même si la personne qui reçois le 100 000$ va le déposer chez une autre banque, en moyenne il y aura quelqu’un d’autre qui déposera un 100 000$ provenant de la seconde banque dans un compte de la première banque, ce qui rééquilibra la chose et ferra en sorte qu’aucune banque ne fournira réellement d’argent. En pratique les grandes banques n’ont besoins que de 2-3% de tout l’argent qu’elles prêtent pour satisfaire à la demande. Mais évidemment s’il y a un flux net d’argent d’une banque vers une autre, la banque déficitaire devra emprunter l’argent qui lui manque ce qui aura pour effet qu’elle récoltera de l’intérêt non pas sur de l’argent qu’elle a créé mais sur de l’argent qu’elle a emprunté. Cela et largement moins profitable et si le transfert d’argent se fait trop vite, la banque n’aura pas le temps d’emprunter assez d’argent pour répondre à ses obligations et sera forcée de faire faillite. Ce genre de situation est beaucoup plus probable pour une petite banque. Mais, cela peut arriver même aux grosses banque, si tout le monde allait sortir son argent en argent comptant, toutes les banques ferraient faillite, car collectivement elles possèdent moins de 5% de tout l’argent qui est déposée chez elles. L’autre 95% est de l’argent qu’elles ont créé en faisant des prêts mais qui est resté déposé (pas nécessairement par la même personne) chez les banques.

La majorité des pays ne sont pas comme le Canada, et fonctionnent avec un système bancaire à réserve fractionnelle avec un taux de réserve minimum non nul. Quoi que cela soit mieux en théorie, en pratique cela revient exactement au même simplement parce que c’est toujours les banques privées qui créent la majorité de l’argent. La partie I de cette série parle donc du cas plus général du système bancaire à réserve fractionnelle ou le taux de réserve minimal est arbitraire. Le cas du Canada que l’on vient de considérer est le cas spécifique où le taux est nul. La partie II de la série est une analyse comptable plus détaillée du processus de création d’argent dans un système bancaire de réserve fractionnelle. La partie III traitera de l’inflation et des cycles économiques. Une grande majorité des articles ou médias ou politiciens qui critiquent le système bancaire à réserve fractionnelle préconisent de retourner en arrière et de remettre en place un système monétaire basé sur l’or. La partie IV expliquera pourquoi cela n’est pas la bonne solution et proposeras certaines solutions alternatives. Finalement la partie V fournira des références pour des ressources supplémentaires sur le sujet.

*Visa appartient aux banques membres (quoiqu’elle va bientôt être introduite en bourse) et MasterCard quoique coté en bourse appartient surtout aux banques dont les plus grosses parts appartiennent à Banque of América (11% via Marisco), Fidelity Investements (8%) et Goldman Sachs (4,5%) . Mais, de toute façon, Visa et MasterCard ne sont que fournisseurs de solutions informatiques, ce sont les banques émettrices qui perçoivent l’intérêt sur les dettes de carte de crédit et ce sont les banques qui perçoivent aussi les frais de transactions d’environ 2% (et de 1% environ pour les carte de débit) auprès des commerçant(e)s sur toutes les transactions effectuées par le biais des réseau Visa, MasterCard (et aussi Interac).

**RBC: 22,2 milliards, Scotia: 17,7 milliards, TD: 15,5 milliards, CIBC: 13,2 milliards, BMO: 13 milliards, BN: 4 milliards, Laurentienne:  0,8 milliards, Desjardins: 0,6 milliards.

***Bon d’accord, c’est vrai que je ne vois pas trop l’utilité des «services» du gouvernement fédéral (la guerre en Afghanistan je ne trouve pas que c’est un service qui m’est rendu), mais le problème est que c’est difficile de faire une comparaison avec le gouvernement du Québec puisque je ne peut pas trouver les données de l’intérêt perçu seulement au Québec. Mais juste pour avoir une idée, les revenus du gouvernement du Québec étaient de 55,1 milliards de dollars en 2006 incluant 9,6 milliards de transferts fédéraux et les revenus des sociétés d’États et de ce montant 7 milliards était utilisés pour servir la dette. On peut estimer les intérêts perçus au Québec par les Banque en multipliant les intérêts perçus au Canada par la proportion de l’économie canadienne qui est québécoise: en 2006 le PIB du Québec était de 260 milliards et le PIB du Canada était 1280 milliards, donc le Québec représente à peu près 20% de l’économie canadienne donc on s’attendrait à ce que les banques aient récoltés 20%*87 milliard = 18 milliards de dollars en intérêts. Donc au Québec on a payé une taxe d’environ 18 milliards de dollars pour pouvoir utiliser l’argent créé par les banques [ce montant est à comparer aux 550 millions par année qu'il faudrait pour instaurer la gratuité scolaire à tous les niveaux au Québec] tandis qu’on payait 48 milliards de dollars pour recevoir les services du gouvernement (santé, éducation, transport en commun, etc.) ce qui veut dire que les taxes pour payer l’utilisation de l’argent créé par les banques représentaient 27% du montant total!

Allez à la partie: I II III IV V



Chavez: cheval de Troy de l’impérialisme

17 11 2007

En 1913, aux États-Unis, les banques voulaient faire passer la loi établissant la Fed (banque centrale des ÉU qui appartient aux grandes banques étasuniennes) . Les banques rédigèrent la loi mais décrièrent dans les médias qu’ils étaient contre la loi, que la loi serait mauvaise pour l’industrie bancaire, et faisaient tout pour sembler l’opposer. Woodrow Wilson, président des ÉU à l’époque, était membre du parti Démocrate, le parti qui avait opposé une loi semble au Federal Reserve Act quelques années auparavant. Mais Woodrow Wilson était l’homme de J.P. Morgan et signa le projet de loi en loi après que le projet de loi fût frauduleusement approuvé à l’unanimité par 3 sénateurs au Sénat le 23 décembre 1913 alors que le reste des sénateurs étaient déjà partis en vacances. Chavez serait-il un Woodrow Wilson contemporain? Après le coup d’État raté de 2002 et les manœuvres des déstabilisations entreprises contre Chavez par la suite il semble bien qu’il ait cédé à la pression et aux menaces et soit devenu l’homme des multinationales pétrolières et minières. Dans un billet précédent je reprenait un texte en espagnole à ce propos. En voici un en français trouvé au CMAQ:

Venezuela: INSURGENTES contre la Réforme Constitutionnelle

 

* Plusieurs organisations et individus du Venezuela, impliqués au sein de différentes luttes sociales et possédant diverses approches de la gauche critique et anti-autoritaire, ont convergé dans l’espace INSURGENTES (INSURGÉS) et ont pris position en ce qui concerne la “réforme�? proposée initialement par le Président de la République, Hugo Chávez.

 

Normalement au sein d’un État, la constitution doit toujours refléter les rapports de force entre les diverses classes sociales que compose la société. La “réforme�? qui est actuellement proposée au Venezuela exprime plutôt le triomphe obtenu par le capital transnational durant le coup d’État et le sabotage pétrolier de 2002-2003. Cette victoire du capitalisme s’est manifestée et se manifeste encore aujourd’hui par la création d’entreprises mixtes et par l’arrivée de nouvelles concessions minero-pétrolières en faveur du capital étranger.

La “réforme�? proposée par le président Chávez, les modifications réalisées par l’Assemblée nationale et celles qui s’annonceront, s’inscrivent au sein même du programme de réajustement du capitalisme mondial qui cherchent à abolir les obstacles qui empêchent l’augmentation des profits. Ce plan de transformation tente de s’approprier du contrôle des ressources énergétiques et minières tout en favorisant la libre circulation du capital ainsi que de celle des biens et services. Ce phénomène est ce qu’on appelle la globalisation ou la mondialisation de l’économie qui revendique la nature prédatrice du capital mondial.

En tant que fournisseur énergique, minier et de devises, le Venezuela s’est converti en un des fervents partisans de l’économie capitaliste. Il est possible d’affirmer que ce dernier s’insère complètement dans le modèle de civilisation pervers et génocidaire qui encourage la rentabilité des grandes entreprises énergétiques et minières au détriment du bien-être des populations.

L’objectif principal que poursuit le grand capital avec cette “réforme�? est celui de donner une autorité constitutionnelle à la propriété mixte établie entre l’État national et le capital privé (via les entreprises mixtes), ce qui par conséquent implique remettre la souveraineté dans les mains des transnationales et des gouvernements étrangers, non seulement en ce qui concerne le pétrole, mais également en ce qui a trait à l’industrie minière et à l’ensemble des services publics.

Cette alliance — État et capital privé — s’est vus légaliser durant l’année 2006 par l’Assemblée nationale lorsque, sans aucune consultation, celle-ci a approuvé le Contrat cadre des entreprises mixtes. Par l’entremise de cette entente, les entreprises pétrolières transnationales ont passé du rôle de fournisseur de service à celui de propriétaires détenant plus de 40% des hydrocarbures que contient le sous-sol du territoire vénézuélien. Ce nouveau partenariat représente donc l’essence de la “réforme�? et explique également la rapidité avec laquelle le gouvernement désire donner une légitimité électorale à cette nouvelle escroquerie politique. Une fois après avoir atteint son objectif principal, le capitalisme globalisé en marche avec le gouvernement bolivarien effectueront une série de changements complémentaires pour assurer l’intensification et la stabilité de ce nouveau modèle. À partir de ce moment, la propriété mixte deviendra la base économique de la société vénézuélienne, non seulement en ce qui concerne l’industrie pétrolière, mais également en ce qui a trait à l’ensemble des branches de l’économie.

Pour parvenir à ses fins, le gouvernement — favorisant les intérêts du capital international — doit introduire de nombreux changements dont les suivants :

1. Concentration du pouvoir dans les mains du Président de la République (Articles 11, 16, 18, 70, 136, 141, 156, 158, 167, 184, 185, 225, 230, 236, 251, 252, 305, 307, 318, 320, 321, 328, 329 et les dispositions transitoires), en flagrante contradiction avec le principe de participation et de leadership populaire.

Dans la “réforme�? proposée, il est possible d’observer l’attribution de vastes pouvoirs au Président de la République qui ne sont soumis à aucun autre contrôle: Chef de l’État, leader du gouvernement, administrateur des finances publiques et du budget national, auteur des Accords et Traités internationaux et également celui qui les ratifient, Commandant en chef des Forces armées avec le pouvoir d’intervenir dans l’ensemble des unités et de décider des promotions de ses officiers, agent responsable de la création et du contrôle des nouveaux services territoriaux, autorité en charge de la distribution des budgets pour les missions, personne responsable de nommer les vices présidents, d’établir et de disposer des réserves internationales, inspecteur et directeur du Conseil national du gouvernement et du Conseil d’État et enfin l’individu en charge d’établir et de diriger unilatéralement le Plan de développement du pays.

L’intention d’attribuer au Président de la République la faculté de nommer les autorités locales et régionales constitue une usurpation du droit de choisir ses représentants et se retrouve en flagrante contradiction avec la proposition de l’article 70 qui propose d’élire les responsables des charges publiques. En fait, le Président détiendra ce droit en toute complicité avec l’Assemblée nationale et le reste des pouvoirs publics.

2. La bureaucratisation et le contrôle du mouvement social (à travers la modification des articles 67, 70, 136, 141 et 184).

L’État légifère et réglemente la participation au sein du “Pouvoir populaire�? en fonction d’une forme unique et obligatoire. Il faut noter que le “Pouvoir populaire�? émerge au sein des institutions établies et qu’il est administré par ces dernières. C’est ainsi que l’exécutif dirige dans son ensemble la dynamique communautaire afin d’arracher l’autonomie historique des mouvements sociaux au Venezuela. Le pouvoir — qui dans la constitution réside dans les mains du peuple— est accaparé et il est désormais arbitrairement et inconstitutionnellement “transféré�? aux communautés par le Président lui-même.

Pour participer au sein du “Pouvoir populaire�?, il est obligatoire d’être inscrit dans les organisations prédéfinies par l’exécutif, ce qui présuppose en fait la perte des droits à la libre association et à la libre participation décrit au sein même de l’article 67.

3. La dérégulation et la flexibilité de la main-d’oeuvre se voient légalisées et présentées aux travailleurs-travailleuses comme une avancée révolutionnaire pour approuver la “réforme�? (Article 70, 87, 90 et 141)

L’étendard historique de la réduction de la journée de travail est repris dans le but d’ajuster les relations de travail aux exigences de la mondialisation capitaliste qui dépend de moins en moins du travail pour l’accumulation du capital. Les grandes multinationales ont imposé progressivement les modalités en ce qui concerne le temps de travail, rémunérant en fonction des heures travaillées, de manière à se déprendre de l’obstacle que représentent les travailleurs dans cette nouvelle réalité mondiale.

Il faut prendre en considération que la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela (CRBV) envisage déjà dans son article 90, la réduction de la journée de travail; dans l’article 86, il annonce l’établissement d’un système national de sécurité sociale gratuit, universel et public; dans l’article 92 et la quatrième disposition transitoire, numéro trois, il est question de la rétroactivité des prestations sociales à travers des lois spéciales. C’est ainsi que les « avancées révolutionnaires » présentées par le Président ne nécessitent pas d’une réforme en tant que telle, car elles figurent déjà au sein de la constitution actuelle. Par ailleurs, le temps libre promis aux travailleurs et travailleuses à l’article 90, suite à la réforme devait être programmé et organisé par les patrons, mais avec la modification réalisée par l’Assemblée nationale sur cette dernière, cette fonction sera désormais réservée à l’État.

4. La militarisation de la société vénézuélienne. (Article 11, 328, 329 et les dispositions transitoires)

Avec cette “réforme�?, il est possible d’observer l’intention de consolider le projet impérial qui réside dans l’utilisation, une fois de plus, des militaires latino-américains en tant qu’agent contre-insurrectionnel, responsable d’appliquer la répression lors des conflits internes et de combattre dans la guerre antidrogue. Cette intention se cristallise en incorporant au rôle des Forces armées bolivariennes une nouvelle doctrine militaire qui consiste à inclure la “milice populaire bolivarienne�? dans le maintien de l’ordre public et de la paix interne tout en étant responsable de certaines fonctions de la police administrative et des enquêtes juridiques.

Cette dimension des changements proposés affectera et aggravera directement la situation des Droits humains au Venezuela. La militarisation existante dans l’ensemble des sphères de notre société n’est rien de plus que le prélude pour l’établissement d’un État totalitaire, clairement explicité dans la réforme et déjà en vigueur dans le Code pénal ainsi que dans la Loi sur la police nationale et contre le terrorisme. Toutes ces législations ont été approuvées au niveau du pouvoir exécutif. Il est évident que ces lois sont l’instrumentalisation pratique, politico-policier, de la « réforme » qui cherche à garantir au Capital, la paix et la sécurité pour le développement de ses affaires. Dans cette optique, la modification de l’article 337 de notre Carta Magna rend possible la suspension des procédures normales et du droit à l’information durant un État d’exception, ce qui signifie donner une autorité constitutionnelle à la doctrine pénale pour la création d’un l’État policier. En bref, l’État vénézuélien, fidèle à son histoire de répression, ratifie une fois de plus le monopole de l’exercice de la violence contre sa population, comme il a été le cas durant les massacres du Caracazo, El Amparo, Yumare, Cantaura, La Paragua, Alto Llano dans l’État d’Apure, Barrio Kennedy, incluant également le massacre d’avril 2002 perpétué par les deux clans.
Dans cet objectif de perpétration de la violence, le Ministère de la défense a annoncé l’entraînement de cinq mille franc tireurs pour « sauvegarder les intérêts de l’État socialiste en particulier dans des cas où l’ordre public pourrait être perturbé atteignant ainsi la tranquillité normale de la ville et spécialement lorsque la sécurité présidentielle est en jeu » (Éd. 569, QUINTO DIA). C’est ainsi qu’on assiste à la consolidation d’une plate-forme pour intensifier la répression, neutraliser et écraser n’importe quelle manifestation de protestation populaire contre les violations de l’État.

_L’essence capitaliste de l’État vénézuélien ne se réforme pas, il s’intensifie plutôt!_

Dans la Constitution bolivarienne du Venezuela de 1999, dans ses articles 299, 301 et 303, l’initiative privée jointe à l’État se voit octroyé le rôle de promouvoir le développement du pays; l’investissement étranger se fait accorder les mêmes traitements et avantages que celui du capital local tandis que les entreprises mixtes de l’industrie pétrolière sont institutionnalisées. Ces articles, essence du régime socio-économique du pays, n’ont pas été modifiés dans la « réforme » proposée par le Président. Il est important de souligner que les membres de l’assemblée dans une jonglerie de mots, tente d’occulter la véritable essence de la nouvelle constitution, en modifiant seulement en surface les articles 299, 301 et 303 conservant ainsi le fond néolibéral et capitaliste de l’ordre existant contenu explicitement dans les articles réformés 112, 113 et 115. Ces derniers se sont limités à changer et à substituer des mots soutenant ainsi l’intention de fond. Par exemple dans l’article 301, ils ont éliminé le paragraphe final où il est question d’offrir le même traitement aux entreprises étrangères que celui octroyé aux compagnies nationales. Mais de l’autre côté, ils ont donné une autorité constitutionnelle aux entreprises mixtes qui sont présentement en opération et qui continuent de transiger avec des entreprises transnationales et avec des gouvernements étrangers.

Toutes ces entreprises et gouvernements étrangers qui forment les entreprises mixtes sont toutefois sujets de droit international, violant ainsi l’article 13 de la CRBV qui affirme textuellement : « Le territoire national ne pourra jamais être cédé, transgressé, soumis ou aliéné, temporairement ou partiellement, à un État étranger ou à d’autres sujets du droit international ». Par exemple, il est inconstitutionnel d’établir des entreprises mixtes avec les gouvernements comme Cuba, la Colombie, le Brésil, le Panama, le Nicaragua, l’Iran, l’Algérie, la Chine, le Vietnam et également avec des entreprises comme Chevron, Gazpron, Repsol, BP, China petroleum, Lukoil, Mitsubishi, etc.

Les altérations aux articles 112, 113 et 115 proposées dans la « réforme » sont dans le but précis de donner une autorité constitutionnelle à la création des entreprises mixtes dans l’ensemble des sphères de l’économie nationale, processus initié à partie de l’ouverture de l’industrie pétrolière au capital étranger à partir de la décennie 1990. Avec la « réforme », la propriété d’une bonne partie de nos réserves minières et pétrolières (jusqu’à 49%) sera reconnue constitutionnellement aux transnationales.

Ceci explique l’acharnement inconditionnel du gouvernement pour accélérer la modification de la Carta Magna. Ce dernier désire garantir le rôle assigné à notre pays par les centres mondiaux de domination dans la division internationale du capital et du travail, rôle qui consiste à mettre à leur disposition une main d’œuvre bon marché ainsi que les ressources naturelles de notre pays.

Par ailleurs, les entreprises mixtes de l’industrie pétrolière et minière impliquent la destruction de plus d’un million carré de l’écosystème (incluant 500 mille carré du territoire maritime) pour l’exploration et l’exploitation pétrolière, en plus des conséquences écologiques bien connues. La dernière réserve dédiée à la pêche qui se situe entre l’île Margarita, Los Testigos et Puerto Sucre sera détruite au profit du projet du gazoduc Gran Mariscal d’Ayacucho (CIGMA). Le plan minier national exposé par le Président implique plus de 52% du territoire national et il est principalement situé dans les zones détenant une grande biodiversité comme il est le cas de l’État Bolivar, Amozonas, Delta Amacuro, Sierra de Perijá et les Andes. Seulement dans Perijá, il est calculé que dû aux concessions aux transnationale, l’extraction du charbon risque de mettre en péril plus de 500 milles hectares de forêts et plus de 7 millions de tonnes de végétations primaires.

L’impact environnemental implicite dans la réforme proposée constitue un immense écocide qui recouvre l’ensemble du pays. Il est important de comprendre que l’Intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA) s’inscrit dans les plans du capital international. Ce programme de destruction est envisagé dans la Loi sur les mines approuvée par l’Assemblée nationale et qui sera mise en pratique à travers la Loi habilitante par le Président de la République.

Nous réitérons que ce document présenté par le gouvernement n’est pas une simple « réforme », nous sommes devant des modifications qui portent atteintes et transgressent les principes fondamentaux établis dans les premiers articles de la Constitution.

En somme, la « réforme » désire établir en tant que norme juridique maximale, la garantie de la « gouvernementalité » à travers la réélection continue, la militarisation de la société, la flexibilité des normes du travail (perte progressive des droits des travailleurs-travailleuees), la concentration du pouvoir politique dans les mains du Président de la République et le contrôle du mouvement social. Toutes des transformations exigées par les centres mondiaux du pouvoir.

Cette réforme de la Carta Magna ne solutionnera pourtant pas les problèmes d’insécurité, d’impunité, de chômage, du logement, de la santé, de l’éducation, du machisme, de la violence familiale et contre les femmes, et le manque de protection sociale qui affectent les Vénézuéliens et Vénézuéliennes, spécialement dans les secteurs les plus opprimés et exploités de la société. Ces maux propres au développement capitaliste dans l’État vénézuélien se sont intensifiés dans les neuf dernières années, dues à la corruption, à l’improvisation et à l’inefficacité de ce gouvernement, malgré les énormes ressources de la rente pétrolière qui rapporte au gouvernement une prospérité jamais connue dans l’histoire du pays.

La lutte sociale permanente contre tous les pouvoirs établis est l’unique façon d’appliquer, dans les faits, l’accomplissement des droits qualifiés comme universels, indivisibles et interdépendants exprimés dans la Déclaration universelle des droits humains laquelle affirme dans son premier article : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Les droits humains ne se négocient pas avec le capitalisme et ce, dans aucun contexte et dans aucune circonstance. Avec cette réforme, les droits conquis à travers les luttes du peuple vénézuélien prétendent être confisqué par le pouvoir étatique.

Donc, nous convoquons à tous les ouvriers et ouvrières, paysans et paysannes, étudiants et étudiantes, autochtones, exclu-e-s, intellectuel-le-s ainsi que tous les réseaux sociaux, c’est-à-dire à l’ensemble du peuple vénézuélien, à rejeter la « réforme ». Celle-ci constitue un déguisement pour l’implantation d’un capitalisme d’État militarisé suivant les modèles chinois et cubain garantissant du même coup une plus grande efficacité aux administrateurs locaux de la mondialisation dans l’exercice servile de leurs fonctions.

Seulement les luttes sociales du peuple et de ses organisations véritablement autonomes devant n’importe quel pouvoir constitué, peuvent entraîner les changements que la société vénézuélienne réclame depuis l’arrivée dans ces terres de la fameuse « civilisation occidentale ».

Caracas 30.10.07

Les membres adhérant à l’espace Insurgentes du Venezuela:
Le Collectif Pueblo y Consciencia (Maracay), La Cruz Negra Anarquista de Venezuela, le groupe Soberania, le journal El Libertario, le groupe Defensores de Bolivar, �?gora27-UCV, Tercer Camino, Cecavid (Lara), Justicia y Paz (Aragua), El Conuco de la Vida (Trujillo), La Libertaria (Biscucuy). Domingo Alberto Rangel, Migdalia Valdez, Victor Felizardo, Victor Poleo, Narlis Díaz, Rafael Uzcátegui, Eudes Vera, Manuel Martínez y Osmar Castillo, Pablo Hernández, Noel León, Rosa Pérez, Guillermo Sira, Nelson Méndez, Lexys Rendón, Humberto Decarli, Hisvet Fernández, Elié Habalian, Luisa Arias, Enrique Márquez, Douglas Fermín, Douglas Bravo, Francisco Prada, Rossabel Arauz, Luís Aguilera, Domingo Andrade, Antonio Decena, María Walter, Fernando Herrera, Esteban Mejías, Luís Silva, Nathaly Vásquez, Ingrid Vegas, Domingo Andrade, Nidia Cárdenas, Luis Cipriano Rodríguez, Rodolfo Rico. (signature en ajout permanent)

www.insurgentes.org.ve – contacto@insurgentes.org.ve

[Original en español publicado en El Libertario, # 51, Venezuela, Noviembre 2007 www.nodo50.org/ellibertario]



Film de la semaine: ZEITGEIST

10 11 2007

english con subtítulos en español

Et voici une adaptation française de la première partie faite par James:


Notes:

It is not the «central banking system» which is a problem as such but the fractional reserve banking system. The USA is a notable exception but most countries’ central bank (including the UK now) is owned by the governement and redistributes its profites to the governement.

Warburg = Warburg Pincus + M.M. Warburg&Co + UBS

Rockefeller = Exxon (ex-Standard Oil) + JP Morgan Chase

John Pierpont Morgan = JP Morgan Chase + Morgan Stanley + Deutsche Bank +USX (ex US-Steel)

I.G. Farben = Agfa+BASF+Bayer+Aventis

Washington Post= 18% Berkshire Hathaway, 7% JP Morgan, Barclay’s 2% etc.

New York Times Co. = 22% T. Rowe Price, 7% Morgan Stanley, 10% Fidelity Inv., 5% Barclay’s, etc.

Time magazine = Time Warner

The complete interview with Aaron Russo can be found here: http://video.google.ca/videoplay?docid=5420753830426590918

Clarifications from the makers of the film:

15:25-15:27
The December 25th birthday denoted to Jesus Christ, as stated by the narration, is not written in the Bible, although it is practiced traditionally. However, this date, known in the Pagan world for the birth of the ‘Sun God’ at the Winter Solstice, is in fact implied by the astronomical symbolism during the birth sequence.
More on this point is addressed in the Interactive Transcript.

53:56-53:59
The text reads:
["Collapse Characteristics of World T. Center 1, 2 & 7 fit the Controlled Demolition Model Exactly"]
-WTC 7 fits the C.D. model exactly, however Towers 1 and 2 were, in fact, EXPLOSIONS rather than implosions. The means of the demolition of Towers 1 and 2 would be considered “unconventional”. The free fall speed; collapse “into its own footprint” and other such goals of controlled demolition, are however confluent.

1:04:09 -1:04:16
The video here is of the Madrid Bombings of 2004, not the London Bombings of 2005.
It is used as a creative expression and example.

1:09:22- 1:11:05
These extracts from the JFK speech entitled “The President and the Press” from April 27, 1961,
are used as a dramatized introduction to Part 3, and are not exactly in context with the original intent
of JFK’s speech. Though President Kennedy does indeed address the peril of secrecy, denouncing

“secret societies”, “secret oaths” and “secret proceedings” in his statements, the latter section is
related to his views on Communism and not these societies.

1:17:14-1:17:20:
The narration states regarding W.Wilson and the Federal Reserve Act:
“Years Later Woodrow Wilson wrote in regret…”
- The notion of “years later” is incorrect. The quote is taken from his book
“The New Freedom” and it was written the same year he signed the Federal Reserve Act.

1:23:35 -1:23:38
There are 2 errors stated in the narration, one computational, the other technical.
1) It should say: (correction in italics) “Roughly 25% of the average worker’s income is taken via this tax”
[According the Bureau of Labor Statistics, the average US salary is about $36,000
which translates to a 25% Federal Income Tax. * 35% is the high tax bracket ]

2) This 25% is not a flat tax against the entire income of that single person for the year.
Rather, the tax is “graduated”. In other words, it is a generalization to say “25% is taxed”, where as there are 2 tax rate brackets under this one, and income is taxed based on each bracket combined, in a graduated manner. Consequently, the statement “you work 3 months out of the year…” is not accurate as it would be less than that in light of the “graduated” nature.

1:27.35-1:27:40:
There is a statement error in the narration. It should say: (correction in italics)
-”J.D. Rockefeller made 200 million dollars off of it [WWI]. That’s about 1.9 Billion by today’s standards”
[It was stated as "1.9 Trillion", which was misspoken and intended to have been read "Billion", not "Trillion".
Note: Based on the Consumer Price Index (not the GDP used initially), this conversion can also be figured
at about 3 Billion dollars]



7 Countries Considering Abandoning the US Dollar

8 11 2007

repris de currency trading:

 

By Jessica Hupp

November 6th, 2007

It’s no secret that the dollar is on a downward spiral. Its value is dropping, and the Fed isn’t doing a whole lot to change that. As a result, a number of countries are considering a shift away from the dollar to preserve their assets. These are seven of the countries currently considering a move from the dollar, and how they’ll have an effect on its value and the US economy.

  1. Saudi Arabia: The Telegraph reports that for the first time, Saudi Arabia has refused to cut interest rates along with the US Federal Reserve. This is seen as a signal that a break from the dollar currency peg is imminent. The kingdom is taking “appropriate measures” to protect itself from letting the dollar cause problems for their own economy. They’re concerned about the threat of inflation and don’t want to deal with “recessionary conditions” in the US. Hans Redeker of BNP Paribas believes this creates a “very dangerous situation for the dollar,” as Saudi Arabia alone has management of $800 billion. Experts fear that a break from the dollar in Saudi Arabia could set off a “stampede” from the dollar in the Middle East, a region that manages $3,500 billion.
  2. South Korea: In 2005, Korea announced its intention to shift its investments to currencies of countries other than the US. Although they’re simply making plans to diversify for the future, that doesn’t mean a large dollar drop isn’t in the works. There are whispers that the Bank of Korea is planning on selling $1 billion US bonds in the near future, after a $100 million sale this past August.
  3. China: After already dropping the dollar peg in 2005, China has more trouble up its sleeve. Currently, China is threatening a “nuclear option” of huge dollar liquidation in response to possible trade sanctions intended to force a yuan revaluation. Although China “doesn’t want any undesirable phenomenon in the global financial order,” their large sum of US dollars does serve as a “bargaining chip.” As we’ve noted in the past, China has the power to take the wind out of the dollar.
  4. Venezuela: Venezuela holds little loyalty to the dollar. In fact, they’ve shown overt disapproval, choosing to establish barter deals for oil. These barter deals, established under Hugo Chavez, allow Venezuela to trade oil with 12 Latin American countries and Cuba without using the dollar, shorting the US its usual subsidy. Chavez is not shy about this decision, and has publicly encouraged others to adopt similar arrangements. In 2000, Chavez recommended to OPEC that they “take advantage of high-tech electronic barter and bi-lateral exchanges of its oil with its developing country customers,” or in other words, stop using the dollar, or even the euro, for oil transactions. In September, Chavez instructed Venezuela’s state oil company Petroleos de Venezuela SA to change its dollar investments to euros and other currencies in order to mitigate risk.
  5. Sudan: Sudan is, once again, planning to convert its dollar holdings to the euro and other currencies. Additionally, they’ve recommended to commercial banks, government departments, and private businesses to do the same. In 1997, the Central Bank of Sudan made a similar recommendation in reaction to US sactions from former President Clinton, but the implementation failed. This time around, 31 Sudanese companies have become subject to sanctions, preventing them from doing trade or financial transactions with the US. Officially, the sanctions are reported to have little effect, but there are indications that the economy is suffering due to these restrictions. A decision to move Sudan away from the dollar is intended to allow the country to work around these sanctions as well as any implemented in the future. However, a Khartoum committee recently concluded that proposals for a reduced dependence on the dollar are “not feasible.” Regardless, it is clear that Sudan’s intent is to attempt a break from the dollar in the future.
  6. Iran: Iran is perhaps the most likely candidate for an imminent abandonment of the dollar. Recently, Iran requested that its shipments to Japan be traded for yen instead of dollars. Further, Iran has plans in the works to create an open commodity exchange called the Iran Oil Bourse. This exchange would make it possible to trade oil and gas in non-dollar currencies, the euro in particular. Athough the oil bourse has missed at least three of its announced opening dates, it serves to make clear Iran’s intentions for the dollar. As of October 2007, Iran receives non-dollar currencies for 85% of its oil exports, and has plans to move the remaining 15% to currencies like the United Arab Emirates dirham.
  7. Russia: Iran is not alone in its desire to establish an alternative to trading oil and other commodities in dollars. In 2006, Russian President Vladmir Putin expressed interest in establishing a Russian stock exchange which would allow “oil, gas, and other goods to be paid for in Roubles.” Russia’s intentions are no secret–in the past, they’ve made it clear that they’re wary of holding too many dollar reserves. In 2004, Russian central bank First Deputy Chairmain Alexei Ulyukayev remarked, “Most of our reserves are in dollars, and that’s a cause for concern.” He went on to explain that, after considering the dollar’s rate against the euro, Russia is “discussing the possibility of changing the reserve structure.” Then in 2005, Russia put an end to its dollar peg, opting instead to move towards a euro alignment. They’ve discussed pricing oil in euros, a move that could provide a large shift away from the dollar and towards the euro, as Russia is the world’s second-largest oil exporter.

What does this all mean?

Countries are growing weary of losing money on the falling dollar. Many of them want to protect their financial interests, and a number of them want to end the US oversight that comes with using the dollar. Although it’s not clear how many of these countries will actually follow through on an abandonment of the dollar, it is clear that its status as a world currency is in trouble.

Obviously, an abandonment of the dollar is bad news for the currency. Simply put, as demand lessens, its value drops. Additionally, the revenue generated from the use of the dollar will be sorely missed if it’s lost. The dollar’s status as a cheaply-produced US export is a vital part of our economy. Losing this status could rock the financial lives of both Americans and the worldwide economy.



Corruption flagrante de la Banque Mondiale aux Comores, qui est derrière?

5 11 2007

MAES

(Gauche: la Mission d’assistance électorale et sécuritaire aux Comores de l’Union Africaine (MAES) dirigée par Francisco Madeira du Mozambique; Droite: carte des Comores)

Vous avez-peut-être remarqué dans le fil rss de la Lettre de l’Océan indien dans la barre de droite de ce blogue, il y une semaine environs, une nouvelle à propos des Comores. La lettre de l’Océan indien (cliquez ici pour voir l’article, c’est le premier) rapporte entres autres que la compagnie de construction, Modiaco, du président nouvellement élu en juin dernier, Mohamed Ali Saïd, de l’île de Mohéli (Mwali) «a raflé la plupart des marchés dans l’île financés par la Banque mondiale via le Fonds d’appui au développement communautaire (FADC) dont la directrice régionale pour Mohéli n’est autre que sa cousine Mme Rainati». La Lettre continue pour dire: «Fin septembre, le président Mohamed Ali Saïd est parvenu à confisquer pour sa société le marché de la construction du siège de Comores Telecom à Mohéli, lequel avait pourtant été remporté sur appel d’offres par une firme concurrente, propriété d’un certain Ahmal Maka. Ce dernier a tout d’abord porté le litige devant le tribunal correctionnel de l’île avant de se déjuger. Suite aux pressions du gouvernement local, assorties de menaces précises sur sa société et son emploi (Maka est le représentant local de la compagnie privée Comores Aviation), il a fini par retirer sa plainte à la veille de l’audience et a demandé à son avocat, maître Mohamed, de ne pas effectuer le déplacement à Mohéli.»

De la corruption aussi flagrante ne peut pas avoir lieu sans que les responsables de la BM le sache. Et s’ils le savent et le tolère c’est qu’ils sont complices. Mohamed Ali Saïd serait-il donc l’agent corrompu d’une puissance étrangère qui l’enrichit avec les fonds de la Banque Mondiale (qui ultimement est l’argent des contribuables des pays «riches»)? Pour y voir plus claire, revenons en arrière un peu.

carte des Comores

Les Comores sont un pays composé des trois îles très stratégiquement situées dans l’Océan indien entre le Mozambique et le Madagascar qui était une colonie française jusqu’en 1975. Mais même après leur indépendance officielle, les Comores ne sont jamais devenu indépendant de la France qui a gradé un contrôle financier, économique, militaire et politique sur les îles. Le contrôle financier s’opère à partir de la Banque centrale des Comores qui n’est qu’un appendice de la Banque de France. En effet, les Comores n’ont aucun contrôle sur leur propre monnaie, la valeur du franc comorien est fixé au franc français (et donc maintenant à l’euro) par la Banque de France à un taux décidé par cette dernière. Par ailleurs, la Banque centrale des Comores (qui d’ailleurs siège Place de France) n’exerce même pas de contrôle sur les taux qui sont basés sur l’EONIA qui reflète l’économie européenne et non l’économie comorienne et n’exerce qu’un contrôle nominal sur les plafonds d’avance et de refinancement (c’est-à-dire la quantité maximale d’argent qu’elle va prêter) et n’a qu’un contrôle partagé des taux de réserves minimales. Notons par ailleurs que la seule banque commerciale des Comores, la Banque pour l’Industrie et pour le Commerces – Comores, est possédée à 51% par BNP-Paribas. Ce système de contrôle financier, la France l’applique à travers le monde à ses anciennes colonie: les États d’Afrique de l’ouest ont la BCEAO, les États d’Afrique centrale ont la BEAC et les îles du pacifique ont l’Institut d’émission d’outre-mer. La France, qui rafle 28% des exportations comoriennes et qui est responsable de 20% de ses importations exerce un grand contrôle sur l’économie comorienne. Militairement, les Comores ont signé une pacte de défense qui les subordonne militairement à cette dernière. Politiquement, la France, à l’aide de ses services secrets, a constamment appuyé des coups d’États contre les politiciens comoriens qui ne lui plaisaient pas. Voici un petit apérçu:

Bob Denard, «la mains des services secrets français en Afrique» est la personne clée dans la vie politique comorienne de son indépendance à la mort de Denard le mois dernier. Les deux paragraphes qui suivent sont, sauf pour quelque phrases et modifications, directement repris de Wikipédia.

L’indépendance fut déclarée unilatéralement par la République fédérale islamique des Comores, le 6 juillet 1975, par la voix de l’Anjouanais Ahmed Abdallah. Quelques jours après l’indépendance, le 3 août 1975, Bob Denard, très sûrement sous les ordres de Jacques Foccart, envahit la Grande Comore, organise un coup d’État avec 50 hommes et place Ali Soilih au pouvoir. Ahmed Abdallah est délogé de l’île d’Anjouan par une centaine de mapinduzi (militaires militants) encadrés par des mercenaires. Il part alors en exil en France. Les trois îles sont sous la responsabilité d’Ali Soilih, un révolutionnaire qui instaure un régime socialiste et indépendantiste. Les relations entre la jeune république et l’ancienne puissance coloniale se tendent rapidement. Le 3 mai 1978, Denard renverse le président Ali Soilih et Ahmed Abdallah accède au pouvoir le 21 mai. Ali Soilih est exécuté dans son bureau. Abdallah est accueilli de façon triomphale et proclame à des journalistes occidentaux médusés : « Il faut que je me refasse ». Il est élu le 23 octobre 1978 président de la République fédérale islamique des Comores. Il est le seul candidat. Denard crée pour lui la “garde présidentielle”, force de police et militaire de près de 600 hommes dont 17 officiers français. En 1981, avec l’élection de François Mitterrand (qui avait été ministre de l’Intérieur de Pierre Mendès-France), Denard perd le soutien de la France et crée la SOGECOM. En 1982, Abdallah dissout tous les partis politiques et créé le parti unique Union Comorienne pour le Progrès (Parti bleu). Peu à peu, le régime devient dictatorial, encadré par les mercenaires de Denard qui contrôlent le pays et évitent plusieurs tentatives de coup d’État. Le Front démocratique de Moustoifa Cheikh tente pourtant d’exister. Le parti sera démantelé, accusé d’activités subversives. Ses militants sont jetés en prison et torturés. Réélu le 30 septembre 1984 le parti bleu remporte la totalité des sièges à l’Assemblée fédérales le 22 mai 1987. Il ouvre son pays aux investisseurs étrangers, surtout sud-africains, dans les domaines du tourisme et de la pêche, mais aussi d’arme, contournant les embargos. En échange Moroni devient une base arrière pour des opérations contre le Mozambique notamment qui essaie de se libérer du joug colonial portugais. Entretenant des rapports ambigus avec les mercenaires, à la fois fidèle serviteur et maître, la corruption se développe de façon considérable.En 1989, pressentant un nouveau coup d’État, Abdallah demande à Denard de désarmer. Abdallah est tué, dans son bureau par un militaire de la garde. Denard est blessé. Denard, impopulaire et soupçonné de meurtre dans le pays, est évacué quelques jours plus tard par les troupes parachutistes françaises. Le 27 novembre 1989, Djohar, alors président de la Cour Suprême et le demi-frère de Soilih, devient Président par intérim et est ensuite élu le 11 mars 1990 Président, dans des élections contestées face à Mohamed Taki Abdulkarim. Il chasse les mercenaires mais est finalement renversé par Denard avec l’appui de la France et exilé de force à la Réunion, présenté comme fou (de façon très semblable à la façon dont Aristide a été contrait à l’exile par la France, les ÉU et le Canada en 2004). L’intérim est exercé par Ibrahim Ahmed Alidi, puis il revient au pouvoir. Le 11 janvier 1994, la France essaie de déstabiliser le pays économiquement en dévaluant le franc comorien d’un tier (rappelons nous que la Banque de France a le contrôle absolu de la valeur du franc comorien) en espérant que cela provoque la chute de Djohar. Les Comores étant grandement dépendant des importations pour la nourriture entre autre, la chute de la valeur du FC augmente considérablement le coût des importations des Comores et donc le coût de la vie. L’économie comorienne chute, la dette croît, les salaires ne sont pas payés, … Dans la nuit du 27 au 28 septembre 1995 se déroule opération Azalée, Denard renverse Said Mohamed Djohar avec une trentaine d’hommes débarqués de Zodiacs. Une fois la mission terminée, ce dernier est ensuite rapatrié vers la métropole par le Service de documentation extérieure et de contre-espionnage, service secret français. Après un court intérim, les premières élections libres sont organisées et Mohamed Taki Abdulkarim, candidat qui semble avoir le soutien de la France, est élu en mars 1996.

Fait intéressant à noter, en 1954, Denard a été reconnu coupable de complot pour assassiner contre le chef du gouvernement français, Pierre Mendès-France, et condamné à 14 mois de prison. Mendès-France dénonce très vivement, à partir d’octobre 1950, l’engagement militaire français dans la guerre d’Indochine et devient l’un des principaux opposants au conflit. Après une première tentative infructueuse pour former un gouvernement en 1953, Mendès-France est finalement investi président du Conseil avec une forte majorité le 18 juin 1954, quelques semaines après la défaite française à la Bataille de Dien Bien Phu, pour faire la paix en Indochine. Il assume en même temps que la présidence du Gouvernement, la direction de la diplomatie et aboutit finalement le 20 juillet 1954 à la conclusion des Accords de Genève qui mettent fin au conflit. Sitôt le dénouement de la crise indochinoise, il engage des pourparlers qui prépareront l’émancipation de la Tunisie. En voyage à Tunis, il promet unilatéralement l’autonomie interne à la Tunisie dans un discours le 31 juillet. Si Denard travaillait aussi pour les services secrets français à ce moment on est face d’une situation particulière ou les services secrets français ne sont pas aux ordre du gouvernement français mais préfèrent éliminer ce dernier afin de préserver la mainmise de la France sur ses colonies!

Mais retournons aux Comores. Mohamed Bacar président de l’île Anjouan (Nzwani) qui était à la tête d’une junte militaire qui avait pris le pouvoir de l’île et qui a depuis été élu dans des élections organisées par lui-même que le gouvernement central des Comores, et l’Union Africaine ne reconnaissent pas, veut plus d’indépendance pour son île.  En fait il semblerait qu’il veuille se séparé des Comore et se rattacher à la France (il aurait affiché des banderoles disant: ”Anjouan française au sein de la République française”). Il dit avoir reçu le soutient de la France ce qui est fort crédible vu qu’il a reçu sont matériel pour faire ses élections de l’île Mayotte (Maore) qui est sous administration française et que l’Union des Comores a essayer de reprendre militairement Anjouan sans succès, or l’Union a un accord militaire avec la France qui aurait donc dû l’aider à reprendre Anjouan mais qui évidemment ne l’a pas fait.

Mohamed Ali Saïd est par contre un de ceux qui prennent des gestes des plus concrets contre Bacar: il a imposé une taxe de 14% sur les produits venant de Anjouan est empêche les gens de se rendre à Anjouan.  Par ailleurs, les États-Unis ont été très présents lors des élections, avec entre autres, l’ambassadeur des ÉU qui exhorta les Comores à l’Union (i.e. exhorta Anjouan de ne pas se séparer) et de procéder à des éléctions libres et transparentes (i.e. contre les élections qui ont eu lieu à Anjouan) dans les journaux.  Les États-Unis sont aussi le pays qui ont largement le plus d’influence au sein de la Banque Mondiale. Se pourrait-il qu’à cette heure où les États-Unis cherche à s’implanter beaucoup plus fortement en Afrique à la fois économiquement et militairement comme en témoigne leur nouvelle base militaire au Djibouti qui aura 1500 soldats pour venir concurrencer les 2900 soldats français dans ce même pays. Se pourrait-il que Mohamed Ali Saïd soit l’agent des ÉU pour leur implantation dans ce pays stratégique historiquement dominé par la France?

sources:



Confessions of an Economic Hitman

1 10 2007

The 1973 oil crisis and the US dollar. John Perkins addresses the veterans for peace:

PART I:


PART II:

PART III:

And as a little bonus … the confession of a Walmart Hitman:



La Françafrique de Sarkozy

30 09 2007

Ces vidéos peuvent être considérés comme étant à la suite de ceux du billet «Qu’est-ce que la Françafrique?».

PARTIE I:

De Chirac à Sarkozy 1
envoyé par sur_vivantPARTIE II:

De Chirac à Sarkozy 2
envoyé par sur_vivantPARTIE III:

De Chirac à Sarkozy 3
envoyé par sur_vivantPARTIE IV:

De Chirac à Sarkozy 4
envoyé par sur_vivantPARTIE V:

De Chirac à Sarkozy 5
envoyé par sur_vivant



Qu’est-ce que la Françafrique?

26 09 2007

Voici une courte introduction sur la Françafrique:


Qu’est-ce que la Francafrique ?
envoyé par laVielesGensVoici un plus long vidéo pour en savoir plus:Partie I


De la françafrique à la mafiafrique1/7
envoyé par sur_vivantPartie II


De la françafrique à la mafiafrique 2
envoyé par sur_vivantPartie III


De la françafrique à la mafiafrique 3
envoyé par sur_vivantPartie IV


De la françafrique à la mafiafrique 4
envoyé par sur_vivantPartie V


De la françafrique à la mafiafrique 5
envoyé par sur_vivantPartie VI


De la françafrique à la mafiafrique 6
envoyé par sur_vivantPartie VII


De la françafrique à la mafiafrique 7
envoyé par sur_vivantEt ceci est une entrevue du Dr. Zagbla témoignant que la Françafrique est toujours bien vivante en Côte d’Ivoire.



David Cameron serait-il secrètement un communiste?

20 09 2007

http://blocs.mesvilaweb.cat/media/MDYtMDAxIENhbWVyb24gTGVmdCBUdXJu_56162_6129_1.jpg«Sous les Travaillistes (Labor) la prospérité économique du RU a été construite sur une montagne de dettes»* a récemment affirmé David Cameron, chef du parti conservateur du RU comme vous pouvez le voir dans le vidéo au bas de cet article (après son intervention sur l’équité salariale (!?!) qui semble être plus à propos de donner plus contrats pour les compagnies d’auditeurs comme la compagnie qui a organisé sa présentation (KPMG) qu’à propos d’apporter une réelle équité salariale). Ceci est une drôle d’affirmation de la part d’un conservateur puisque comme expliqué à la fin du deuxième article de la série sur le système bancaire à réserve fractionnelle, le système financier actuel impose que la croissance «soit construite sur une montagne de dette» donc à moins que Cameron soit un communiste ou un créditiste il est difficile d’imaginer qu’il puisse proposer autre chose. En écoutant plus en détail ce que Cameron a à dire on se rend vite compte qu’il ne s’est effectivement pas trompé de parti, il ne compte pas changer le système financier. En effet, il ne compte implémenter que deux mesures concrètes. Premièrement rendre la direction de la Banque d’Angleterre indépendante du gouvernement!? De toute évidence, cela n’aura absolument aucun effet sur la nécessité du système actuel se créer des dettes pour financer la croissance, l’effet que cela aura est d’enlever tout contrôle du public (déjà minime) sur la politique monétaire du pays via les élections. Deuxièmement, permettre aux institutions financières d’échanger toutes les informations de leurs client(e)s entre-elles!! Cela, aura évidemment encore une fois aucun effet sur la nécessité de la création de dettes mais représentera un important revers en ce qui a trait à la protection de la vie privée!

Cameron a aussi suggérer la possibilité d’une autre mesure concrète mais il ne semblait pas aussi certain de vouloir la réaliser car il le pose comme une question: «devrait-on requérir les mêmes réserves pour les nouveaux véhicules financiers que pour prêts?» Simplement dit, il demande s’il le taux de réserve minimal devrait s’appliquer sur aussi sur les nouveaux véhicules financiers aux lieux de seulement les comptes chèques. Notons que l’Angleterre avec un taux minimal de 0.35% est considéré dans les milieux financiers comme ayant effectivement un taux de zéro mais si ce taux devait s’appliquer sur autre chose que seuls les comptes courant peut-être que cela changerait quelque chose. Les nouveaux véhicules financiers dont parle Cameron sont les obligations de dettes collatéralisées (CDO en anglais) et les conduits (SIV = Structured investement vehicle). Ces instruments on exacerbé la «crise», surtout les conduits qui grosso modo sont la chose suivante.

Une banque à Londres, disons Goldman Sachs (GS), établie une banque virtuelle dans un paradis fiscal, disons Banque SIV inc. à Jersey, pour ne payer aucune taxe ou impôt sur l’ensemble des transactions ainsi que pour échapper à l’inspections des autorités financières (ainsi quand Cameron parle de transparence, il parle dans le vide tant que les institutions financières des pays normaux auront le droit de faire des transactions avec et dans les paradis fiscaux). Cette banque virtuelle n’aura qu’une seule fonction, premièrement elle émets des obligations à très court terme appellées billets de trésorie et avec l’argent ramassée elle achète des obligations ou des dettes à long terme (comme des hypothèques) afin de pouvoir profiter de la courbe de taux. Ensuite, GS divise la Banque SIV inc. en parts et la vend à petits morceaux à ses clients (fonds d’investissement, fonds de retraites, autres banques, etc.) et en garde possiblement une partie. Ces morceaux peuvent êtres ultérieurement «repackagés» (repackager signifiant qu’une nouvelle banque SIV2 est établie qui achète les parts de SIV1 pour ses obligations) avec d’autres instruments financiers en obligations de dettes collatéralisées (ODC). Ces OCD sont ensuite repackagées en d’autres OCD qui sont eux mêmes repackagées, et ainsi de suite ad infinitum. Le problème avec ce genre d’instrument est que si l’argent vient à manquer et que la courbe des taux vient à «s’inverser» alors la banque SIV inc. ne peut se refinancer (émettre d’autres dettes à court terme pour repayer sa dette à court terme précédente lorsque cette dernière vient à échéance) et donc doit faire faillite. Mais si SIV1 fait faillite, alors toute la montagne de SIV/OCD constuite avec comme base SIV1 s’écroule et pleins d’investisseur/spéculateurs perdent pleins d’argent et ils ne sont pas content donc ils exigent des banques centrales (vu qu’ils sont les seuls à comprendre plus ou moins la finance ils n’ont jamais de difficulté à convaincre les banques centrales d’agir comme ils le demandent car la banque centrale sais que les gens ordinaires ne s’opposeront jamais à ce que la banque centrale fait pour manque de compréhension et ce sans compté que les gens aux banques centrales sont le plus souvent issus de banques privées et leurs amis et connaissances travaillent dans les banques privées) qu’elles versent pleins d’argent dans le système afin d’abaisser les taux d’intérêts à court terme. Cela permet aux banques SIV de ne pas faire faillite immédiatement et donc permet aux gens qui savent se qu’ils font de se débarrasser au plus vite de ces «Nouveaux instruments financiers» et de les refiler à un public dupe qui a repris confiance dans les marchés (ADDENDUM: comme c’est ouvertement admis par Reuters ici). Tout ça pour dire que ce dernier questionnement de Cameron aiderait en effet un peu à stabiliser les marchés financiers car devant garder des réserves, les banques SIV pourraient survivre quelque jours de plus s’ils n’arrivaient pas à se refinancer immédiatement. Par contre, cela ne changera rien au fait que sous le système actuel, la création d’argent se fait via la création de dette et donc toute croissance économique sera toujours faite «sur le dos d’une montagne de dettes».

Sur un autre sujet, Cameron révèle des choses intéressante. En effet il mentionne que le secteur financier a contribuer pour un tier de la croissance économque du Ru au cours de la dernière année et on peut vérifier que le secteur financier compte pour environs 27% de l’économie du RU alors que Cameron dit qu’il ne paie que 10% des taxes et impôts!! Ya d’l'crosse à que’qu’part!
*«under Labour our economic growth has been built on a mountain of debt»



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20 09 2007

Membres Bilderberg 2007

Notez que la liste diffère de celle que l’on peut trouver ici. Je ne pourrais dire laquelle est plus exacte. Par exemple la liste ci-haut dit que David Rockerfeller n’y a pas assisté alors que indymedia marseille dit qu’il a assisté. Notez la présence de Philip Zelikow qui a dirigé la commission sur le 11 septembre.



Le système bancaire à réserve fractionnelle: la privatisation de l’argent (partie II)

17 09 2007

dixpiastresbmo

Ceci est la deuxième partie d’une série d’au moins trois articles. La première partie est ici. Cette partie est plus technique (et peut être sautée sans perdre trop de l’aspect qualitatif de la chose) mais n’est pas vraiment plus difficile, il suffit d’un peu plus de patience. Dans cet article, on reprend, généralise et étend l’exemple de la partie I aux transactions bancaires les plus communes. Dans le prochain article (partie III) on parlera de l’inflation dans un système bancaire à réserve fractionnelle et d’un peu d’histoire.

Second exemple: plus technique et plus mathématique mais quand même relativement facile

Maintenant prenons notre banque préférée, la banque Grôssbanque. En décembre 1949 la banque Grôssbanque a imprimé un gros billet de R$ (un gros chiffre) et l’a ensuite converti en beaucoup de billets de 100$ et en argent électronique (des «blips» dans l’ordinateur de la banque centrale au nom de Grôssbanque, librement convertibles en argent papier) auprès de la banque centrale tout à fait légalement. Grôssbanque a donc R$ qui lui appartient, mais elle a aussi, grâce aux dépôts de ses dépositeurs (c’est-à-dire les gens qui ont un compte en banque chez Grôssbanque), D$ dans ses coffres forts. Grôssbanque a donc une réserve d’argent de (R+D)$ (cases jaunes dans le Tableau I). Grôssbanque veut faire de l’argent, elle veut donc prêter un maximum d’argent pour un gagner un maximum d’intérêt dessus. Combien d’argent Grôssbanque peut-elle prêter au maximum? Naïvement on croirait que ce serait R$, l’argent qui lui appartient, ou en tout cas, certainement rien de plus que (R+D)$ l’argent qu’elle entrepose dans ses coffres forts. Éh bien non. Grôssbanque peut prêter beaucoup plus que ce qui lui appartient ou que ce qui est déposé dans ses coffres: Grôssbanque peu prêter tant que les réserves de ses coffres forts représentent plus de T% de ses obligations envers ses clients. Autrement dit, si M$ est le montant maximal que peut prêter Grôssbanque, alors on a que:

T = (R+D)/(M+D) * 100

car l’argent que Grôssbanque doit rendre disponible à ses clients est le M$ qu’elle leurs prête et les D$ qu’ils ont déposé eux-mêmes dans leur compte chez Grôssbanque et l’argent qui est en fait disponible à Grôssbanque est le R$ qui lui appartient et les D$ que ses clients lui ont «prêté». La loi requiert alors que le ratio de ces deux quantités soit d’au moins T%. On peu réécrire l’équation d’en haut comme suit:

M = (100/T)*R + (100/T-1)*D

Donc si T est inférieur à 50 (ce qui est le cas pour la majorité des pays), on aura bien que M, le montant d’argent maximal que peux prêter la banque est supérieur à R+D, l’argent qu’a la banque dans ses coffres! Par exemple, pour T = 10% comme aux États-Unis on a M = 10*R + 9*D! La banque crée donc de l’argent qui n’existait pas avant! Notons par ailleurs que plus T est petit, plus la banque peut créer de l’argent. Si T = 0 (un taux minimal de réserve de 0%) cela veut dire que la banque peut créer et prêter autant d’argent qu’elle le veut, indépendamment de l’argent qu’elle possède vraiment ou de l’argent déposé chez elle par des dépositeurs, c’est la situation au Canada depuis 1994.

Pour ce qui suit, nous utiliserons des mini-simili-tableaux-comptables où sont comptabilisées chaque transactions. Notons que le mot passif indique une dette donc, dans la colonne «peuple passif» on inscrit tout ce que le peuple a de dette. Le mot actif indique un avoir, une possession. Et donc l’avoir net du peuple (la case rouge) est le total de la colonne actif moins le total de la colonne passif. Pour Grôssbanque, on a la même chose, ce qu’elle possède est dans la colonne actif et ce qu’elle doit est la colonne passif. Notons ici que pour ce qui est des cases jaunes, l’argent que tient Grôssbanque, la case jaune foncée (brunâtre/kaki) contient l’argent qu’elle est obligé de tenir «dans ses coffres» afin de maintenir son taux de réserve minimal et la case jaune pâle consiste en l’argent «excessif».

Dans ce qui suit, nous allons chercher à calculer l’argent total qui existe au pays. Comment fait-on cela? Premièrement on doit prendre note que l’argent disponible dans le système, c’est le total de l’argent qui peut être utilisé pour acheter des choses. Mais avec quoi peut-on acheter des choses? On peut acheter des choses avec de l’argent comptant détenu par le particuliers, donc le montant dans la case rose fait parti de l’argent total, on peut acheter des choses avec l’argent dans son compte en banque, donc la case bleue fait parti de l’argent total du système, les réserves minimales de la banque ne peuvent pas être utilisées pour acheter des choses car elles doivent rester dans les «coffres de la banque», donc la case jaune foncée ne contribue pas à l’argent total du système, la case jaune pâle par contre est «l’excédant de réserves» de la banque, elle peut donc en disposer comme elle l’entend, donc la case jaune pâle contribue à l’argent total du système. Notons que toutes les cases dans les colonnes «passif» sont des dettes, donc on ne peut pas acheter des choses avec ça, elles ne contribuent donc pas à l’argent total du système. Notons aussi que même si elles sont des dettes, ces cases jaunes n’enlèvent pas d’argent du système (sauf au moment où elles sont repayées). En effet, si Marie Tremblay a une hypothèque restante de 30000$ et a aussi 30000$ dans son compte en banque, elle peut quand même acheter une voiture de l’année à 30000$, elle n’a donc pas zéro dollars mais bien 30000$ et une dette de 30000$. Par contre, comme un le verra plus tard, si à la place d’acheter sa voiture de l’année et de donner ses 30000$ à quelqu’un d’autre, Marie repaie son hypothèque, alors pouf, ces 30000$ disparaissent en fumée, 30000$ viennent d’être détruits. Mais revenons à nos moutons, on a donc que l’argent total dans le système, le montant qui peux être utiliser pour acheter des chose est la somme des cases rose, bleu et jaune pâle.

Récapitulons: au tout début Grôssbanque a R$ qui lui appartient et “le peuple” a D$ qui lui appartient en argent comptant.

On a donc la situation du Tableau 1:

 

Tableau 1:

pics1

Dans le tableau 1 on met que l’argent créé par Grôssbanque et la Banque centrale sont zéro, ce n’est pas exactement vrai, mais bon, pour simplifier les choses on fait comme si ce l’était, comme si on commençait à zéro. On fait comme si l’argent qui existe au tout début n’a été créé par personne. L’argent qui peut être utilisé pour acheter des choses est l’argent que le peuple a en comptant et l’argent que Grôssbanque a dans ses coffres. Car vu que Grôssbanque n’a aucune obligation de fournir de l’argent à quiconque, toute son argent est libre est Grôssbanque n’a pas besoin de garder des réserves car (T/100)* 0 = 0. On a donc zéro dans la case jaune foncée et le restant R dans la case jaune pâle. Et donc, l’argent total dans le système est D+R comme on aurait pu s’y attendre naïvement.

Après un bout de temps le peuple décide qu’il veut mettre son argent à la banque. Le peuple sort donc son argent de dessous et de dedans ses matelas et ouvre des comptes chez Grôssbanque où la totalité de son argent (D$) est déposé. Donc, dans le Tableau 2, dans la case rose de l’argent comptant du peuple on met zéro car le peuple n’a plus d’argent comptant et dans la case bleu de ses comptes en banque on met D$.
Tableau 2:

t2

Du côté de Grôssbanque, Grôssbanque a une dette de D$ envers le peuple car le peuple lui a prêté D$. Cette dette paie des intérêts faibles (comptes épargnes) ou nuls (comptes chèques), on met donc D$ dans la case verte de la colonne passif de Grôssbanque. La case verte est ce que Grôssbanque doit au peuple car c’est l’argent qui est dans les comptes en banque du peuple. La case verte et la case bleue contiennent et contiendront donc toujours le même montant. Dans les coffres de Grôssbanque il y a maintenant R$ qui lui apparient et D$ déposé par le peuple, donc (R+D)$ en tout. Le montant total d’argent que Grôssbanque doit mettre à la disponibilité du peuple (l’argent du peuple dans ses comptes en banque) est de D$, donc Grôssbanque doit garder T/100% de ce montant en réserve est peut faire ce qu’elle veut avec le reste. On a donc que les réserves minimales qu’elle doit garder sont de (T/100)*D$, on met donc ce chiffre dans la case jaune foncée. Dans la case jaune pâle on met les réserves totales (R+D) de Grôssbanque moins ses réserves minimale, donc : R+D – (T/100)*D. Et donc l’argent total qui peut être utilisé pour acheter des choses est la case bleue plus la case jaune pâle, c’est-à-dire que l’argent total dans le système est de D+R+(1-T/100)*D = (R+(2-T/100)*D)$. Ceci est plus qu’avant ! Il y a (1-T/100)*D$ de plus créé par la banque. Pour donner une idée concrète de ce que cela représente, si le peuple avait un million de dollars (D=1000000) et si le taux de réserve minimal est de 10% (T=10) alors 900000$ (900 miles dollars) serait créés. Il y a donc eu création d’argent (par la banque) car une partie de l’argent du peuple, (1-T/100)*D$, peut être utilisé deux fois en même temps ! Le peuple peut utiliser ses D$ comme il l’entend, mais Grôssbanque peut aussi utiliser (1-T/100)*D$ de ces D$ pour acheter ce qu’elle veut car Grôssbanque n’a besoin de garder que T% des dépôts de ses client(e)s dans ses coffres. Notons que le taux de réserve, l’argent dans les coffres de Grôssbanque (somme des deux cases jaunes) diviser par l’argent qu’elle doit rendre disponible à ses clients (case verte) est (R+D)/D*100% ce qui est plus de T% donc Grôssbanque peut faire plus de prêts au peuple puisqu’elle a des réserves excessives. Notons aussi que vu que par définition, dans la case jaune foncée, on a le montant de la case verte multipliée par T/100, le taux de réserve sera à T% lorsque l’argent libre de Grôssbanque, la case jaune pâle, est à zéro. Tant qu’il reste de l’argent libre à Grôssbanque, Grôssbanque peut prêter plus d’argent au peuple.

C’est bien le cas présentement, comme nous l’avons précédemment calculer au deuxième paragraphe, Grôssbanque peux prêter M$= [(100/T)*R + (100/T-1)*D]$ de plus au peuple (pour des hypothèques par exemple). Pour ce faire, Grôssbanque écrit simplement un crédit de M$ aux comptes du peuple. Les comptes du peuple, la case bleue, ont donc maintenant (D+M)$ comme on peut le voir dans le Tableau 3. Evidemment, la banque ne prête pas cet argent gratuitement, elle prête à un taux d’intérêt relativement élevé. Le peuple contracte donc ainsi une dette à intérêt élevé auprès de Grôssbanque : les deux cases beiges. La case verte est l’argent que Grôssbanque doit fournir au peuple s’il décide de vider ses comptes en banque chez Grôssbanque, on a donc D+M dollars dans cette case.
Tableau 3:

t3

Mais d’où provient donc les M$ = [(100/T)*R + (100/T-1)*D]$ que Grôssbanque prête ainsi au peuple ? Il y a premièrement les R$ que Grôssbanque possède, mais ensuite il y aussi les (M-R)$ = (100/T-1)*(D+R)$ que Grôssbanque crée de toutes pièces mais qui n’existe réellement pas et donc qu’elle doit «détruire» à un moment donné. Notons que ce montant d’argent est bien plus que le montant d’argent qu’y existait au début : si le taux minimum de réserve est de 10% alors T = 10 le montant d’argent créé de toutes pièces par Grôssbanque est 9*(D+R) donc neuf fois le montant total d’argent initial ! Bien entendu comme, pour Grôssbanque, l’argent qu’elle crée de toutes pièce est pour elle comme une sorte d’emprunt sans aucun frais d’intérêt qu’elle peut prêter à des taux d’intérêts élevés, Grôssbanque est peu encline à détruire cet argent créé de toutes pièces.

Mais qu’arrive-t-il si Marie, une personne du peuple, sort x$ (en argent comptant disons, car si elle donne un chèque ou paie débit rien ne se passe de notre point de vu) pour acheter une maison ? Premièrement si Marie sort x$ comptant, alors elle a x$ en argent comptant (ou «libre») et doit soustraire x$ au montant de son compte en banque (case bleue). Deuxièmement les réserves de Grôssbanque sont aussi diminuées de x$ car Grôssbanque doit puiser dans ses réserves pour donner x$ à Marie, donc Grôssbanque a donc des réserves de (R+D-x)$ . Mais de par la loi Grôssbanque doit maintenir des réserves d’au moins (T/100)*(D+M-x)$ = [D+R-(T/100)x]$. Grôssbanque se retrouve donc dans une situation illégale, ses réserves sont à court de (1-T/100)*x$, ce que le note en mettent (1-T/100)*x dans la case jaune pâle passif. C’est-à-dire que Grôssbanque est dans le rouge pour ce qui est de son Argent «libre». Par définition on définit y comme étant y = (1-T/100)*x afin de se simplifier un peu la vie. Notez bien aussi que comme le peuple a autant d’argent avant que Marie ait retiré de l’argent qu’après mais que Grôssbanque se retrouve avec un déficit de y$ dans son argent «libre» après le retrait cela veut dire qu’en retirant x$ en argent comptant, Marie a entraîné la destruction de y$. Plus concrètement, si Marie a retiré 10 000$ et que le taux de réserve minimal est de 10% alors y$ = 90 000$ et donc Marie aurait forcé la banque à détruire 90 000$ de l’argent qu’elle avait préalablement créé. Vous noterez que dans le Tableau 4. Grôssbanque a en effet créé y$ de moins que dans le Tableau 3.

Tableau 4:

t4

Grôssbanque a alors deux solutions, soit elle emprunte de l’argent d’une autre banque, soit elle emprunte directement à la banque centrale. Comme on suppose ici que Grôssbanque représente l’ensemble des banque du pays, Grôssbanque emprunte y$ de la banque centrale à un taux d’intérêt moyen (plus haut que le taux d’un compte épargne mais plus bas qu’un taux hypothécaire). Grôssbanque emprunte donc cet argent est la laisse dans ses coffres afin de satisfaire à son taux de réserve minimum requis comme on peut le voir dans le Tableau 5. Mais ces y$ que la banque centrale a prêté à Grôssbanque viennent d’être créé par la banque centrale, soit en les imprimant sur du papier pour ensuite les livrer à Grôssbanque ou plus probablement simplement en l’inscrivant dans le système informatique. On rajoute donc y$ = (1-T/100)*x$ aux réserves de Grôssbanque ce qui a pour effet de remettre la case jaune pâle à zéro. Par contre, Grôssbanque contracte une dette de y$ envers la banque centrale, on l’inscrit dans la case orange à intérêt moyen. Notons que les y$ créé par la banque centrale remplacent exactement les y$ détruit lors du retrait par Marie de x$. L’effet global donc de retirer de l’argent à son compte en banque (dans un système de réserve fractionnelle où T n’est pas zéro) est de détruire de l’argent créé par des banques privées et le remplacer par de l’argent créé par la banque centrale. Contrairement à l’argent qu’elle crée elle-même, une banque privée doit payer des intérêts (quoi que moins que le peuple en général) sur l’argent créé ainsi par la Banque centrale. Donc si plusieurs personnes commencent à retirer de l’argent en même temps d’une banque privée cela peut lui coûter très cher (c’est ce qui se passe actuellement avec la banque anglaise Northern Rock) et même si les gens retire assez d’argent pour qui la banque centrale ne veuille plus lui prêter de l’argent alors la banque privée peut faire faillite.

Tableau 5:

t5

Par la suite Marie donne ses x$ en argent comptant à Julie en échange d’une belle maison en Gaspésie. Il n’y a alors aucun changement dans notre Tableau car il n’y pas de transaction entre Grôssbanque et le peuple, seulement un échange entre une personne du peuple et une autre.

Tableau 6:

t6

Évidemment, Julie ne désire pas garder un gros montant d’argent ayant la valeur d’une maison en argent comptant chez elle, donc elle va porter cet argent à la banque, elle dépose donc x$ dans son compte chez Grôssbanque. Ceci a pour effet qu’elle n’a plus d’argent comptant, donc la case rose est remise à zéro. Cela ajoute aussi x$ aux comptes du peuple donc on ajoute x à la case bleu et à la case verte. Et finalement cela rajoute x$ aux réserves de Grôssbanque qui sont donc maintenant de (D+R+y). Comme les réserves minimal que doit avoir Grôssbanque sont de (D+M)*(T/100)=D+R, Grôssbanque a y$ d’argent libre, comme on peu le constater dans le tableau 7.

Tableau 7:

t7

Comme Grôssbanque a y$ d’argent libre, elle peut faire ce qu’elle veut avec cet argent et, par exemple, elle peut repayer sa dette envers la banque centrale. Grôssbanque repaie donc sa dette envers la banque centrale, pour ce faire elle utilise sont argent «libre» et donc la case jaune pâle est remise à zéro. Puis, comme Grôssbanque a repayé sa dette, la case orange est aussi remise à zéro et l’on obtient le Tableau 8 qui est en fait la même chose que le Tableau 3 car on est revenu à la même situation. Les y$ que Grôssbanque donne à la Banque centrale soit sous forme papier soit sous forme électronique sont alors effectivement «détruits» par la banque centrale. Si l’argent était sous forme électronique alors elle est réellement détruite, si l’argent était sous forme papier alors (si l’argent est toujours en bon état) l’argent est tout simplement retiré de la circulation et placé dans un coffre fort pour être entreposé jusqu’au moment ou la banque centrale aura besoin de créer plus d’argent papier, alors la banque centrale pourra sortir cet argent et le mettre en circulation.

Tableau 8:

t8

Maintenant qu’arrive-t-il si Marie arrive à économiser assez d’argent pour payer une partie ou le tout de son hypothèque ? Marie fait un paiement de H$ à la banque. Comment procède-t-on pour effectuer le paiement ? Premièrement, elle paie H$ de ses dettes donc les cases beiges, les dettes du peuple envers Grôssbanque, diminuent de H$. Deuxièmement, elle effectue ce paiement à partir de sont comte bancaire donc H$ est débité de son compte donc on enlève H à la bleu et à la case verte. Mais puisque la case verte a changée, les réserves minimales que doit garder Grôssbanque ne sont plus les mêmes. Les réserves minimales sont maintenant (T/100)*(D+M-H)$ et donc il y a T*H/100$ qui devaient être dans la réserve mais qui sont maintenant «libérés». Et donc globalement, il y a H$ de moins parce que le peuple a perdu H$ en repayant la banque mais la banque a T*H/100$ de plus dont elle peut disposer comme elle veut et donc en somme (1-T/100)*H$ que Grôssbanque avait créé ont été détruits comme vous le constaterai en comparant le Tableau 9. avec le Tableau 8. Et donc si l’hypothèque H de Marie était de 100 000$, et que le taux de réserve minimal est de 10%, en repayant son hypothèque de 100 000$ il y 90 000$ qui sont partis en fumé.

Tableau 9:

t7.3

Évidemment, Grôssbanque va la reprêter un maximum d’argent à quelqu’un d’autre afin de pouvoir gagner de l’intérêt dessus. Et donc, par exemple, Grôssbanque pourrait prêter H$ (c’est évidemment le maximum qu’elle peut prêter si elle recrée les (1-T/100)*H$ qui viennent de disparaître) à Jean afin qu’il s’achète un voiture de l’année. On retrouve alors exactement la même situation qu’on avait avant que Marie paie son hypothèque comme on peut le constater en comparant les Tableau 10. et 8.

Tableau 10:

t7.6

Mais notez que si Jean pense que ça va mal au travail et qu’il risque de perdre son emploi ou que son salaire va être coupé ou va stagner alors il ne voudra pas emprunter pour acheter une voiture. Et si Grôssbanque trouve personne pour emprunter plus d’argent alors les (1-T/100)*H$ ne réapparaîtront pas et il y aura réellement moins d’argent dans le système.

C’est pour ça qu’à la télé ou dans les journaux, on parle tant du «sentiment des consommateurs» ou de «l’indice de confiance des consommateurs». Et c’est pour ça qu’on incite subtilement les gens à dépenser et non pas à économiser. Car, dans le système actuel de réserve fractionnelle, même si individuellement chaque individu à avantage à économiser devant une économie ralentissente, si les consommateurs en général sentent que les temps vont être durs et se mettent à économiser et payer leurs dettes au lieu de dépenser et consommer, des sommes massives d’argent vont être détruites (non seulement ça, mais la «vitesse» de l’argent, la vitesse avec l’argent change de mains, diminue, ceci a le même effet que la destruction de l’argent comme nous allons le voir dans la partie III de cette série d’articles). Et qui dit moins d’argent dit une économie qui roule moins vite. Qui dit moins d’argent, dit aussi pas assez d’argent pour acheter tous les biens produits. Les entreprises ont donc le choix entre ne pas vendre leurs produits, ou les vendre en dessous du prix coûtant. Ceci précipitera donc une récession. Cette sorte de récession est ce que les économistes (une bande de crack-potes avec des oeillères plus grosses que la tête) et les médias (soit totalement ignorants, soit décevant intentionnellement les gens) aiment à appeler une «crise de surproduction» (cette expression me fait tellement rire, elle est tellement absurde, elle est pire que le double-speak orwellien et l’absurde d’Ionesco combinés, comment se peut-il que l’on produise trop alors qu’il y toujours pleins de gens dans la pauvreté la plus abjecte, pleins de gens sans nourriture, sans maison, avec que peu de vêtements, alors qu’il y a toujours pleins de gens qui travaille à se briser le dos mais qui arrivent à peine joindre les bouts?!? comment peut-il y avoir surproduction dans de telles circonstances??). La solution dans le système actuel? La destruction des moyens de production: la fermeture d’usines et d’entreprises par la faillite (une partie de leurs équipement et infrastructures se font acheter à rabais par les plus grosses entreprises qui ont assez d’argent en réserve pour survivre la récession (un exemple actuel de ça est l’annonce hier du possible achat de Nothern Rock par HSBC ou Lloyds en Angleterre) mais ne sont pas utilisées dans l’immédiat car les stocks sont suffisant pour satisfaire à la «demande») pour les plus petites qui sont plus vulnérables et la fermeture temporaire des moyens de productions des plus grosses entreprises. Cela «résout» le problème de deux façons: premièrement, la masse d’employé(e)s licencié(e)s ne peuvent plus se permettre «le luxe» d’économiser et de payer leurs dettes (ce qui détruit l’argent), certain(e)s doivent même s’endetter (ce qui crée de l’argent) de nouveau juste pour survivre, deuxièmement, les petites et moyennes entreprises ayant été éliminées il y a moins de produits sur le marché, l’offre et plus faible, il y a donc une sorte de rééquilibrage de l’offre et de la demande, mais plus important encore, les grandes entreprises se trouvent en position de quasi-monopole, elles peuvent donc fixer leurs prix (au dessus du prix coûtant) sans égare au fait que la population en général n’a plus les moyens de payer ces prix (parce qu’il n’y a plus autant d’argent le système), de toute façon, la population peut toujours s’endetter (ce qui crée de l’argent) afin de se loger et de se nourrir. Donc en fait, une récession n’est pas si mal (c’est même très bien), pour les plus grandes entreprises car cela élimine la compétition et leur permet de garder une position dominante, et comme bonus, elles peuvent se rééquiper, augmenter leurs concessions d’exploitations de ressources naturelles (terres agricoles, champs de pétrole, quotas de production, mines, etc.) et agrandir leur infrastructure à peu de frais en achetant les résidus de leurs défuntes compétitrices. Des récessions à intervalles réguliers sont presque essentielles aux grandes entreprises (et banques) afin de préserver leur position dominante, d’ailleurs ces compagnies (mais surtout les banques) ne manquent pas d’inciter régulièrement la banque centrale à provoquer des récessions, et comme les dirigeant(e)s de la banque centrale sont des banquièr(e)s qui ont déjà et qui retournerons sûrement travailler dans le secteur privé les banques privées et les entreprises qu’elles représentes n’ont pas trop de mal à se faire entendre. Mais le plus drôle dans tout ça, c’est qu’on entend souvent dire que le problème de surproduction est inhérent au capitalisme. Strictement parlant c’est totalement faux, ce problème est inhérent au système bancaire que nous utilisons, par exemple, dans un pays où l’on utiliserait un système bancaire de Crédit Social (voir la section «articles de mise en contexte» du blogue) on n’aurait pas de problème inhérent de «surproduction» et ce serait toujours un système capitaliste (dans le sens que les moyens de productions peuvent toujours être de la propriété privée).

Après qu’un an soit passé (ou quelconque période) le temps de verser et de collecter les intérêts est arrivé. Grôssbanque doit payer de faibles (ou pas du tout si c’est un compte chèque) intérêts au peuple sur le montant dans la case verte du Tableau 10. et le peuple doit payer des intérêts élevés sur le montant inscrit à la case beige. Disons que la banque reçoit I$ en intérêts et dois payer i$ en intérêts au peuple. I est un montant supérieur à i sinon la banque ferrait vite faillite et dans la pratique ce nombre est immense. Soit donc P$ = (I-i)$ le montant nette que Grôssbanque reçoit du peuple. Alors le peuple doit payer un montant P$ à Grôssbanque. Comment faire ? La case verte qui est égal à la case bleu est le montant d’argent que Grôssbanque doit au peuple, il suffit donc de soustraire P de ces deux cases. Mais alors, le montant de réserve minimum devient (T/100)*(D+M-P)$= [D+R-(T/100)*P]$ ce qui veut dire que l’argent «libre» de la banque est (T/100)*P. Par contre le peuple a perdu P$ donc globalement il y a eu destruction de (1-T/100)*P$ et la situation est comme illustrée au Tableau 11.

Tableau 11:

t9
Mais évidemment, encore une fois, Grôssbanque voulant maximiser ses profits va prêter autant d’argent qu’elle peut dans la limite du légal. Le montant maximum K$ qu’elle peut prêter est tel que (D+R)/(K+[D+M-P]) = T/100. Ce qui signifie que K = P. Donc Grôssbanque peut (créer et) prêter P$ au peuple. Puisque Grôssbanque prête P$ de plus au peuple, en plus du M$ déjà prêté, on devra ajouter P aux cases beiges. Grôssbanque doit mettre l’argent à disposition du peuple dans leur comptes en banque et donc on doit aussi ajouter P à la case bleu et à la case verte. Pour ce qui de l’argent «libre» de la banque on sait qu’il n’en restera plus car on a choisi de prêter le maximum d’argent. On se retrouve donc avec la situation suivante telle que décrite par le Tableau 12.

Tableau 12:

t10
Et on voit donc qu’au bout du compte, le montant total d’argent est le même qu’avant que les intérêts soient payés sauf que maintenant le peuple est plus endetté et plus pauvre et Grôssbanque est plus riche.

Mais maintenant qu’arrive-t-il si la population du pays augmente et production du pays augmente ? Il y a plus de gens et plus de produit donc on a besoins de plus d’argent dans le système pour pouvoir continuer toutes les transactions quotidiennes au même rythme qu’avant. Comment fait-on pour augmenter le quantité d’argent dans le système ? C’est assez bizarre mais c’est tout de même assez simple. Si la banque centrale décide qu’on doit augmenter la quantité d’argent en circulation, elle crée N$ disons et elle les prête (de façon presque permanente) aux banques privées à un taux d’intérêt moyen. Grôssbanque reçoit donc un prêt de N$ de la banque centrale et donc les réserves de Grôssbanque augmentent de N$ mais aussi ses dettes à intérêt moyen (case orange) augmentent de N$. On se retrouve donc dans la situation du Tableau 13.

Tableau 13:

t11

Évidemment, Grôssbanque ne va pas laisser l’argent se reposer dans ses coffres car elle doit payer de l’intérêt sur cet argent et donc si l’argent reste dans ses coffres à rien faire Grôssbanque va perdre de l’argent. Grôssbanque veut faire comme d’habitude et prêter le plus d’argent possible à un haut taux d’intérêt. La question est donc de savoir combien d’argent Grôssbanque peut prêter au peuple. Les réserves de Grôssbanque sont maintenant (R+D+N)$. Le montant maximal qui K$ qui peut être prêté doit satisfaire à l’équation (R+D+N)/(D+M+K)=T/100 ce qui impose que K = (100/T)*N. Ce qui veut dire par exemple, si T = 10, que Grôssbanque peut prêter 10 fois le montant d’argent qui lui a été prêté par la banque centrale. Ceci veut dire que Grôssbanque crée 9*N$ à partir de rien, totalement gratuitement et ensuite prête cet argent au peuple à des taux d’intérêts élevés. Pour ce qui est du N$ que la banque centrale lui a prêté elle le prête aussi à un taux d’intérêt élevé, plus élevé que le taux moyen auquel la banque centrale lui a prêté. On se retrouve donc dans la situation décrite par le Tableau 14.

Tableau 14:

t12

Ce qui est le plus scandaleux est que, à toute fin pratique, cette méthode de créer l’argent est l’unique méthode utilisée. Ceci veux dire que (si T = 10 mais dans les faits T tourne plus au tours de 2) pour chaque dollars créé par le gouvernement, 9 dollars sont créés par des banques privées. Non seulement ça mais pour créer plus d’argent il faut absolument que quelqu’un quelque part s’endette et donc si un jour toutes les dettes étaient payées il ne resterait presque plus d’argent ! En fait la situation est encore pire que ça parce que pour des pays comme le Canada, l’Angleterre et la Suède, T=0 et donc les banques privées peuvent créer autant d’argent qu’elles le souhaitent. Et pour les autres pays, le taux minimal de réserve ne s’applique pas sur tous les comptes bancaires mais seulement les comptent courants (les comptes chèques) et donc les banque peuvent créer autant d’argent qu’elles le veulent tant que cet argent se retrouve dans des comptent épargne. Les banque doivent seulement satisfaire à la contrainte que R/C >T/100 où R est le montant d’argent que la banque a dans ses coffres, C est la somme des montants de tous les comptes courants de cette banque et T est le taux minimal de réserve.

Pour mieux comprendre l’amplitude de l’argent créé par les banques privées regardez le graphique ci-dessous qui se rapporte aux dollars étasuniens. M1 est l’argent «libre» des banques et les comptes courants. M2 est, grosso modo, les M1 plus les comptes épargnes, les comptent d’investissement, etc. et M3 est, grosso modo, M2 plus les dollars étasuniens à l’extérieur du réseau financier étasunien (en Suisse par exemple).

 

Components of US money supply (M1, M2, and M3) since 1959

 

Dans les prochaines parties de la série nous aborderons l’inflation et les cycles économiques.

Autres parties de la série: Partie I, Partie II, Partie III, Partie IV

sources:

  1. http://en.wikipedia.org/wiki/Fractional_reserve_banking
  2. http://en.wikipedia.org/wiki/Reserve_requirement
  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Local_currency
  4. http://fr.wikipedia.org/wiki/Banque_du_Canada#Histoire
  5. http://en.wikipedia.org/wiki/Bank_of_Canada#History
  6. http://en.wikipedia.org/wiki/Royal_Canadian_Mint
  7. http://en.wikipedia.org/wiki/Full-reserve_banking#Monetary_reform
  8. http://fr.wikipedia.org/wiki/Cr%C3%A9dit_social
  9. http://fr.wikipedia.org/wiki/Finance_islamique
  10. http://en.wikipedia.org/wiki/Islamic_banking#Principles
  11. Lois sur la Banque du Canada
  12. http://en.wikipedia.org/wiki/Money_supply


Retour sur l’hypocrisie de la banque d’Angleterre

14 09 2007

http://www.rumble.net/travel/photos/uk2003/september/bank-of-england.jpg Hier j’ai écrit un billet à propos de l’hypocrisie du discours moralisateur de la banque d’Angleterre. Et bien, cette hypocrisie apparait de manière encore plus flagrante aujourd’hui alors que la banque d’Angleterre vole au secours de Nothern Rock, le plus gros prêteur hypothécaire au RU.



L’hypocrisie de la Banque d’Angleterre et du Canada

13 09 2007

http://www.rumble.net/travel/photos/uk2003/september/bank-of-england.jpghttp://www.fineart.utoronto.ca/canarch/ontario/ottawa.jpgs/ott-35.jpg Les banques centrales du Canada et d’Angleterre se donne un ton moralisateur en critiquant la Banque centrale européenne (BCE), la FED et les autres banques centrales qui injectent des liquidités dans leurs systèmes bancaires respectif pour venir en aide aux spéculateurs qui se sont laissés entrainer dans une surenchère des prix des instruments financiers. Pour les aider, les banques centrales telles la FED et la BCE injectent de l’argent dans les banques commerciales ce qui permet à ces dernières de créer plus d’argent (par le biais du système bancaire à reserve fractionnelle) qui va permettre de maintenir les prix élevés des dits instruments financiers et ainsi éviter la ruine des spéculateurs peu scrupuleux. La banque du Canada et d’Angleterre argumentent avec raison que cela ne fera que remettre à plus tard la crise financière et pire encore, cela donnera confiance aux spéculateurs que chaque fois qu’ils sont dans le pétrin les banques centrales courreront à leur rescousse (ce qui a été le cas historiquement).

Ce que la BdC et la BdA omettent de mentionner par contre est que contrairement aux autres pays, le taux de réserve minimal dans ces deux pays est de 0% et donc ils n’ont pas besoins d’injecter plus d’argent dans leur banques commerciales pour que ces dernières crée assez d’argent pour venir à la rescousse des investisseurs! Le système bancaire canadien et anglais est déjà systémiquement biaisé en faveur des spéculateurs qui pouvent être automatiquement sauvés par le système! Sachant que les systèmes anglais et canadien sont encore plus sécuritaire pour la débauche spéculative, ces discours moralisateurs ne sont que pure hypocrisie!




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