Film de la semaine: Le mythe de la bonne guerre

25 04 2008

Voici Le mythe de la bonne guerre où Jacques Pauwels parle de certains mythes de la seconde guerre. Je ne peux pas affirmer être d’accord avec toutes ses hypothèses mais c’est quand même intéressant comme analyse.



«Kagame et ses 40 voleurs ont planifié, perpétré un génocide contre la nation rwandaise»

3 03 2008

repris de Congolite:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/67/Carte_Rwanda.png/250px-Carte_Rwanda.png

26 février 2008 - Selon un juriste belge, Luc De Temmermane, l’enquête exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements


dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le Fpr/Apr de Kagame et ses « 40 voleurs » depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère. Découvrez, ci-après, le texte de l’exposé de De Temmermane, qui lève également un coin de voile sur l’agenda caché de Kagame pour le grand Kivu, en particulier, et le Congo, en général.

KAGAME ET SES 40 VOLEURS (dixit F. REYNTJENS)

Chers Netters,
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Mesdames, Messieurs les Diplomates,
Mesdames, Messieurs les Magistats compétents,

Je me permets d’attirer votre attention particulière sur un témoignage (TAP-007) qui fait partie de l’acte d’inculpation par le Tribunal Central d’Instruction N° 4 de la Cour Nationale, Administration de la Justice du Royaume d’Espagne en date du 6 février 2008 qui met en cause directement le Président actuel du Rwanda et ses proches collaborateurs pour les crimes commis dans ce pays.

Ce témoignage circonscrit en 2 pages l’essentiel des explications qu’on peut donner aux massacres interraciales qui ont eu lieu au Rwanda entre le 1 janvier et le 31 décembre 1994, la période que le statut du Tribunal Pénal International pour le Rwanda a décrété comme la période « criminelle » au Rwanda qui, et une fois mis en place, a justifié, après des investigations supposées « objectives » de différents Procureurs, la poursuite des responsables militaires, politiques, économiques et religieux du Rwanda de l’ethnie HUTU (à l’exception d’un inculpe italo-belge, « journaliste » qui a plaidé coupable).

Je vous invite à découvrir ce témoignage avec moi :

4. [p.59] Le témoin TAP-007, militaire de profession appartenant à l’ethnie Hutu, réfugié en Ouganda en l’année 1973 et appartenant depuis l’année 1990 à l’organisation politique du Front Patriotique Rwandais - F.P.R. en Ouganda jusqu’à ce qu’il démissionne de son poste de secrétaire de la logistique du F.P.R. à Jinja/Ouganda en octobre 1993 (quoique décidant de rester membre de l’organisation du F.P.R. afin de ne pas être éliminé, selon ses dires), a exposé au cours de son audition judiciaire sa connaissance étendue des faits criminels perpétrés au Rwanda, et plus particulièrement depuis q’à cette période, en plus de servir l’appareil politique du F.P.R., il servait d’appui de réserve à l’A.P.R. depuis son lieu de résidence en Ouganda à la même époque (concrètement à Jinja).

Le témoin TAP-007 a dit confirmer intégralement lors de l’audition judiciaire -reconnaissant aussi le rapport consigné à toutes ses pages comme sien propre- un document original de témoignage écrit ainsi qu’une copie originale d’une carte remise par ce témoin depuis Cotonou (Bénin) en date du 10 août 1999 et envoyée à la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur le rôle de l’Organisation des Nations Unies dans le drame rwandais, documents qui correspondent avec chacun des documents originaux déposés -selon ce qu’il a pu démontrer- en enveloppe fermée devant le Notaire de Barcelone D. Lorenzo P. Valverde Garcia, sous le numéro 35 de son protocole en date du 13 juin 2003.

Le témoin TAP-007 était d’une importance stratégique pour l’A.P.R./F.P.R. parce qu’il s’agissait d’un militaire de l’opposition à partir de l’extérieur du Rwanda contre le Président de l’époque Habyarimana, tout en conservant de bonnes relations et des contacts avec les membres des Forces Armées Rwandaises - F.A.R. à l’intérieur du pays. Au cours de l’année 1990, il a fait connaissance avec les futurs officiels de l’A.P.R. qui étaient à ce moment membres de la National Resistance Army - N.R.A. (l’armée de l’Ouganda), comme par exemple Wilson Rutayisire, Alphonse Furuma, Frank Mugambaje et Joseph Karemera.

Selon les explications du témoin, déjà depuis le début, les membres de l’A.P.R./F.P.R. lui demandèrent de faire des efforts pour contacter les militaires su Rwanda afin de les attirer aux propres objectifs de l’organisation, tentant de faire oublier que deux années auparavant, soit vers 1988, l’A.P.R./F.P.R. naissante avait assassiné au moins un militaire Hutu. Il a expliqué les débuts de la guerre d’octobre [p.60] 1990 de manière plus complémentaire que le témoin TAP-003, témoignant que le général major Fred Rwigyema (qu’il a identifié comme le commandant en second de la N.R.A. et vice ministre de la Défense de l’Ouganda sous les ordres de Museveni; et à quel moment de la guerre il était Président de l’A.P.R. et du F.P.R.) voulait éviter au maximum les victimes civiles. De manière complémentaire au témoin TAP-003, il a expliqué que, une fois mort, Rwigema fut remplacé par Paul Kagame comme Chef du Haut Commandement militaire de l’A.P.R., tandis que le colonel Alexis Kanyarengwe (militaire Hutu de l’A.P.R. comme le témoin TAP-007, actuellement décédé) occupait le poste de Président de l’organisation politique F.P.R. Le témoin TAP-007 a dit avoir commencé à recevoir en Ouganda des informations relatives aux massacres de population civile parmi les populations conquises, commençant à découvrir un A.P.R./F.P.R. différent de ce qu’il avait imaginé, utilisant l’image des deux faces de la monnaie.

Plus tard, en août 1992, alors qu’il assistait à une réunion au Quartier Général situé à Mulindi (Rwanda), il a constaté que le F.P.R. ne souhaitait pas rechercher la paix, selon les propres paroles prononcées par Paul Kagame, affirmant utiliser les négociations de paix pour tirer profit de ses avantages, dans des buts strictement militaires, orientés dès le début sur la prise du pouvoir par la force. Ayant constaté comme témoin direct que, depuis le poste frontière de Gatuna jusqu’à Mulindi (poste frontière au nord du Rwanda avec l’Ouganda, les deux localités étant situées au nord de Byumba et Cyumba) toutes les localités par lesquelles il passait étaient complètement vidées de populations civiles (maisons abandonnées, champs non cultivés, absence de bétail), et il confirma comme témoin oculaire les consignes politico-militaires qu’il a entendues dans ce Quartier Général de Mulindi.

Le témoin TAP-007, lors de son retour en Ouganda, choisit de comparer ses appréciations avec des gens en qui il considérait avoir confiance, entre autres Murefru Leonard, le beau-père de Paul Kagame. Le témoin TAP-007 a confirmé lors de son audition militaire que le beau-père de Paul Kagame l’avait informé de toutes les stratégies élaborées par le FPR afin de s’assurer une victoire militaire, disant carrément que « Kagame ne peut pas travailler avec Habyarimana; il fallait que l’un des deux (Kagame ou Habyarimana) doive mourir… », révélant les lignes de base de l’époque des stratégies politico-militaires de l’A.P.R./F.P.R., stratégies qu’il [p.61] a confirmé et détaillé lors de l’audition judiciaire et qui se trouvaient contenues dans le document notarial prémentionné, et dont les principes de base peuvent se présenter de la manière suivante :

- Stratégie adoptée sur le plan militaire : former des cadres politico-militaires pour les envoyer sur le terrain dans le but de véhiculer l’idéologie du F.P.R. chez les Tutsi à moitié convaincus (entornos); infiltrer des petits groupes de 6 à 10 personnes avec une formation militaire spécialisée sur tout le territoire rwandais dans le but de perpétrer des actions terroristes planifiées en cascade contre la population, semer la panique, le chaos et le désordre afin d’obtenir un pays ingouvernable; infiltrer aussi en secret de petites brigades de militaires préparés à agir au jour « J »; rassembler le maximum d’équipement militaire.

- Stratégie adoptée sur le plan politique : diaboliser le régime de Habyarimana; provoquer la colère des Hutu en massacrant leurs congénères (plus particulièrement, tuer les leaders politiques Hutu en attribuant la responsabilité au régime Habyarimana et à son parti, le Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement - M.R.N.D.); éveiller et exploiter la haine interethnique Hutu-Tutsi; camoufler l’identité ethnique du F.P.R. en recrutant des Hutu et rechercher un Hutu populaire pour le placer à la tête du mouvement politico-militaire du F.P.R. dans le but de créer l’image d’un mouvement fédérateur; infiltrer tous les partis politiques et mouvements de jeunesse; calomnier l’Eglise Catholique qui prêche en faveur de l’égalité des hommes et qui a contribué à l’éducation des masses populaires; liquider les prêtres Hutu; terroriser les missionnaires et religieux catholiques pour qu’ils abandonnent le Rwanda et assassiner les vieux missionnaires qui connaissent l’histoire du Rwanda et ceux qu’ils considèrent comme responsable de la perte du pouvoir après des siècles de domination Tutsi; menacer les troupes étrangères et manipuler la MINUAR.

- Stratégie adoptée sur le plan diplomatique et médiatique : infiltrer les missions diplomatiques étrangères accréditées à Kigali dans le but de filtrer les informations préalablement élaborées par la tête pensante du F.P.R./A.P.R.; informer les missions diplomatiques de toutes les actions criminelles perpétrées par le même A.P.R./F.P.R et [p.62] en attribuer la responsabilité aux extrémistes Interahamwe; mettre en fonction une station de radiodiffusion pour véhiculer l’idéologie du mouvement politico-militaire de l’A.P.R./F.P.R., diabolisant le régime de Habyarimana et son parti MRND, rompre l’unité en exacerbant un ethnisme destructeur contre les Hutu, le régionalisme et les haines entre partis politiques… (cette radio fut appelée « Radio Muhabura » et fut dirigée par un extrémiste Tutsi, le commandant Shabani Ruta -qui sera identifié plus avant comme étant le major Rutayisire Wilson-, une radio qui eut pour contre effet la création en réaction de la Radio des extrémistes Hutu, connue comme étant la Radio Télévision des Mille Collines - RTLM- et conçue pour faire le contrepoids en chemin inverse de « Radio Muhabura » et fomenter la haine ethnique contre les Tutsi).

Le témoin TAP-007 fut particulièrement explicite en relation avec les intentions de l’A.P.R./F.P.R. d’attaquer les membres de l’Eglise Catholique et plus spécialement les missionnaires qui avaient consacré de nombreuses années à servir le pays, institution à qui les membres de l’A.P.R./F.P.R. attribuent la responsabilité de la perte du pouvoir en l’année 1959 après des siècles d’exercice quasi exclusif du pouvoir, fait que l’on peut vérifier ultérieurement dans les faits criminels qui se succédèrent dans le pays contre les prêtres et les missionnaires, tant rwandais qu’étrangers, ainsi que le confirmeront et le détailleront aussi plus tard les témoins TAP-043 et TAP-002. Le beau-père de Paul Kagame a illustré sur un diagramme pour le témoin TAP-007 qu’il fallait procéder à l’élimination des trois « P », référés dans son témoignage écrit, et qui, de manière univoque, faisait référence aux actions de prise de contrôle contre l’Eglise et ses membres spécifiques ou symboliques. Le témoin TAP-007 a fait une référence explicite à des religieux rwandais et étrangers, dont il savait qu’ils furent assassinés, donnant comme exemple l’archevêque Mgr Nsengiyumva et les autres évêques, prêtres et religieux (crime au sujet duquel les témoins TAP-004 et TAP-002 ont apporté non seulement les faits, mais aussi les responsables directs, ainsi qu’il sera mentionné plus avant), Isidro Uzcudun (crime au sujet duquel le témoin TAP-038 rapporta non seulement les faits, mais aussi les responsables principaux), Joaquim Vallmajo (crime au sujet duquel les témoins TAP-002 et TAP-043 ont rapporté non seulement les faits, mais aussi les responsables [p.63] principaux), le prêtre canadien Claude Simard, le prêtre croate Vijeko et la religieuse belge Griet Bosmans.

Le témoin TAP-007 a fait référence explicite aux attaques de l’A.P.R./F.P.R. en février 1993, à Byumba et Ruhengeri (au sujet de quoi le témoin TAP-043 fit ultérieurement ample référence, en étant présent dans une des unités qui opéra l’attaque contre Byumba), coïncidant avec le témoin TAP-003 dans la reconnaissance de ce qu’il qualifia d’authentique boucherie humaine dans les massacres de Nyacyonga, une fois que la population civile fut regroupée en cet endroit.

Avant de donner sa démission comme logisticien du F.P.R. en Ouganda en octobre 1993, le témoin TAP-007 a comparé avec diverses personnes la situation au Rwanda, les massacres connus, la réalité de l’A.P.R./F.P.R., détaillant entre autres une conversation qu’il eut avec Rutayisire Wilson (en ce moment chef de la radio de l’A.P.R. « Radio Muhabura »), où en s’interrogeant sur les massacres de la population civile, il lui fut répondu que cela ressortait de la « même sagesse de Kayumba Nyamwasa et de Paul Kagame », ce qui signifie que le massacre de la population civile faisait partie de la politique officielle quoique discrète du F.P.R. et de ses dirigeants.

Ensuite, le témoin TAP-007 a fait référence dans son témoignage aux révélations du militaire de l’A.P.R., Lizinde Théoneste, et du major Furuma.

Lizinde Théoneste fut un militaire de l’A.P.R. de l’ethnie Hutu qui fut libéré par l’A.P.R. de son emprisonnement à Ruhengeri, afin de pouvoir l’incorporer parmi ses cadres, au point de l’inclure comme un des rares membres Hutu du High Command (Haut Commandement Militaire) et de l’avoir assassiné ultérieurement lors de son exil, de la même manière que l’ancien ministre de l’Intérieur du F.P.R., Seth Sendashonga (lui aussi de l’ethnie Hutu), apparemment par un commando spécial de l’A.P.R. (External Security Operations - E.S.O., sous le commandement de Jack Nziza, ainsi que le révéla le témoin TAP-002 dans son témoignage dont nous ferons connaissance ultérieurement), tous deux considérés comme « ennemis ». De même que les témoins TAP-003, TAP-043 ou TAP-002, Théoneste Lizinde a fait part à TAP-007 avant de fuir en décembre 1995, qu’il avait entendu Paul Kagame ordonner personnellement les massacres de civils à partir des appareils de télécommunication de l’A.P.R. [p.64], disant littéralement « Débarrassez ces imbéciles ». Théoneste Lizinde a également confirmé au témoin TAP-007 que Paul Kagame avait ordonné personnellement l’assassinat des évêques, prêtres et religieuses à Kabgayi, Gakurazo en 1994 (ce qui coïncide avec les témoins TAP-003, TAP-043 et TAP-002).

Le témoin TAP-007 a ensuite signalé les personnes qui, selon ce qu’il sait des faits en question, sont responsables de crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se concentrant sur les plus communs : Paul Kagame, Kayumba Nyamwasa, Charles Kayonga, James Kabarebe et Fred Ibingira.

Ce témoignage corroboré avec des dizaines d’autres et vérifications faites sur le terrain par les survivants, mais surtout par la disparition et la mort effective de centaines de milliers de citoyens Rwandais, nous permet de dire, sans risque de nous tromper :

1. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont recruté des opposants hutu pour servir leur ambition de reprendre le pouvoir par les armes au Rwanda, perdu suite à une révolution sociale en 1959.

2. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont préparé, planifié et exécuté les massacres de la population civile rwandaise.

3. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont organisé, planifié et perpétré un « génocide contre la nation rwandaise » et un « génocide contre l’église catholique » les différents témoignages ne permettant plus de douter sur l’intention de commettre ces crimes.

4. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont manipulé l’opinion publique mondiale, les missions diplomatiques et la MINUAR selon un plan bien établi depuis 1990.

5. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont eu comme base, pour exécuter leurs plans machiavéliques qui ont coûté la vie à 1.000.000 de personnes en 3 mois, l’OUGANDA de MUSEVENI;

Il reste à ajouter à ces constatations qu’il ne fait aucun doute pour la justice française et Espagnole que le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS sont les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994, qui a déclenché ses massacres, selon l’aveu même du Procureur auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Enfin, cette enquête précise et détaillé, exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère.

A mon avis, et dans l’intérêt de la Vérité et de la Justice, il y a lieu de corriger vos analyses erronées depuis 14 ans, dues à la manipulation et la corruption de ceux qui ont été désignés pour faire « justice »

Bruxelles, le 25 février 2008

Luc DE TEMMERMAN

Lire aussi

Justice espagnole : déclic pour la fin de la terreur de Kagame en Afrique des Grands-lacs?



Appérçus de la Françafrique

15 02 2008

NOIR SILENCE, FX Verschave JT
envoyé par sur_vivant


trafic d’armes itw verschave
envoyé par sur_vivant



Image du Jour: les États Big Brother.

20 01 2008

États Big Brother

cliquez sur l’image pour l’agrandir

Source: http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-559597 



Léopold II: Génocide au Congo

5 12 2007


genocide_congo
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Il est à noter qu’Arte peut se permettre ce film car cela fait une centaine d’années que Léopold II est mort mais le génocide au Congo ne s’est pas arrêté avec la mort de Léopold II. Enviant à la Belgique les richesses du Congo, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, la Chine, Israël, le Liban, l’Australie etc. se sont mis de la partie et participent actuellement au génocide lucratif en RDC [voir 1 2 3 4] (en fait c’est la communauté internationale toute entière qui viole le Congo), génocide qui de par son envergure éclipse même l’Holocauste de la Seconde Guerre et le Génocide rwandais: depuis 1998 seulement, entre 3 millions et 5 millions de personnes sont mortes des conflits au Congo, plus de 17 000 enfants soldats ont été recrutés et le viole des femmes est devenu systématique. Voici un extrait de congopanorama à ce sujet:

Rape has become a defining characteristic of the five-year war in the DRC, according to Anneke Van Woudenberg, the Congo specialist for Human Rights Watch. So, too, has mutilation of the victims.

“Last year, I was stunned when a 30-year-old woman in North Kivu had her lips and ears cut off and eyes gouged out after she was raped, so she couldn’t identify or testify against her attackers. Now, we are seeing more and more such cases,” she says.

As the troops of coccupation from Rwanda and Uganda constantly sought new ways to terrorize, their barbarity became more frenzied.

I, too, was sickened by what I saw and heard. In three decades of covering war, I had never before come across the cases described to me by Congolese doctors, such as gang-rape victims having their labia pierced and then padlocked.

“They usually die of massive infection,” I was told.

Based on personal testimonies collected by Human Rights Watch, it is estimated that as many as 30 percent of rape victims are sexually tortured and mutilated during the assaults, usually with spears, machetes, sticks or gun barrels thrust into their vaginas.

Increasingly, the trigger is being pulled. About 40 percent of rape victims, usually the younger ones, aged 8 to 19, are abducted and forced to become sex slaves.

“The country is in an utter state of lawlessness; it’s complete anarchy,” says Woudenberg. “In this culture of impunity, people know they can get away with anything. Every armed group is equally culpable.”

In the Congo, rape is a cheaper weapon of war than bullets. Experts estimate that some 60 percent of all combatants in the DRC are infected with HIV/AIDS. As women rarely have access to expensive antiretroviral drugs, sexual assaults all too often become automatic death sentences.

Médecins Sans Frontières operates five health clinics offering antiretrovirals in the conflict zone of northeastern DRC, but many women don’t know about the drugs and cannot travel safely to the centers. Moreover, according to Helen O’Neill, a nurse who set up MSF’s sexual-violence treatment program, such drugs must be taken within forty-eight to seventy-two hours of the rape to prevent infection.

If a woman has been exposed to the virus, the treatment is 80 percent effective. But in the Congo, rape victims who are not captive sex slaves must walk for days or weeks, often with massive injuries, and risk new capture by roving rebel bands, before reaching assistance.



Quand le patronat gère les retraites et la sécurité sociale

26 11 2007

repris de la lettre du continent:

Président d’Unicongo (Union patronale et interprofessionnelle du Congo) [sont entres autres membres d’Unicongo: Total SA, Chevron, Eni, Calyon (Crédit du Congo), Air France, PriceWaterhouseCooper, Ernst & Young, etc.], Christian Barros a été nommé, par décret présidentiel, président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Propriétaire notamment de la Codisco (commerce et distribution du Congo), Christian Barros avait été l’un des “parrains” les plus actifs de la Route de l’Equateur en mai (LC nº517).



Film de la semaine: Crimes économiques dans les Grands Lacs Africains

24 11 2007


Notes:

  • Gécamine est la plus grosse société minière d’État du Congo
  • La MIBA est la société minière d’État du Congo pour le diamant
  • Phelps Dodge est une filière de Freeport-McMoran Copper and Gold
  • Sengamine est détenue à 85% par First African Diamonds Ltd qui a, par la suite, changé son nom en Entreprise Minière du Kasaï-Oriental SARL ou EMIKOR, c’est une société appartenant à Mike Nunn (anciennement chez De Beers) qui détient aussi Afgem, Amari Holdings, Xceldiam et Tanzanite One.

Voici des explications de Congolite:

Mines : des milliards de boni pour le “quatrième pillage”

25 juillet 2006 - Au lendemain de la ratification par le gouvernement de Transition du contrat controversé de Kinross Forrest Limited (KFL) sur les riches installations de la Gécamines à Kamoto, George Forrest prit l’ avion pour le Canada. Il avait créé spécialement KFL, basée aux Iles Vierges Britanniques pour négocier en montrant comme partenaire principal la Kinross Gold où oeuvrait Arthur Ditto. Il se produisit alors une chose extraordinaire. Kinross Gold ne fit pas état de cet important contrat, mais la firme aurait découvert subitement que le projet minier congolais portait sur le cuivre et le cobalt et lui était incompatible parce qu’elle était spécialisée dans l’or. Instantanément, KFL fut revendue à Balloch Resources, une minuscule société d’exploration minière qui avait l’avantage d’être cotée à la bourse de Toronto. Balloch changera son nom en Katanga Mining Limited (KML) et remplacera complètement Kinross Forrest Limited comme partenaire de la Gecamines dans la joint venture Kamoto Copper Company (KCC). Le titre en bourse de KML se mit à grimper vertigineusement, et il fut décidé d’allouer à KFL le bénéfice de 570 millions de dollars en représentation de la valeur de KFL dans le projet de KCC.Cette transaction a été achevée au moment de la remise et reprise des mines et installations par la Gécamines. Indication : les nouveaux investisseurs, ou “mining jackers”, n’ arrachent pas uniquement des contrats déséquilibrés qui leur assurent jusqu’à 75 % de bénéfices plantureux sur des dizaines d’années, une situation que Colette Braeckman a qualifiée de « troisième pillage ». Ces affairistes réalisent de plantureux profits immédiats en boursicotant leur portefeuille garni presque exclusivement par les apports gratuits de la Gécamines ou de la Miba. Ceci est clairement illustré par la similitude des courbes des cotations en bourse des sociétés qui n’ont même pas encore commencé à opérer sur le terrain. Il y a même des OPA hostiles. Il existait des soupçons sur les intentions réelles du “mining jacking”, voilà que les chartes boursières et le volume des transactions financières dévoilent cette course à la spéculation et à l’enrichissement. Ce qui est bonifié, c’est la perspective de la bonne affaire et le gouffre abyssal entre la dépense d’investissement et la rémunération exceptionnelle. Tout se passe comme si le Congo était comme un vulgaire tableau ramassé à bas prix au marché aux puces pour être revendu dans les galeries d’art à sa véritable valeur d’une toile de maître. Le Congo est l’ objet d’ un capitalisme sauvage et victime consentante d’un “quatrième pillage”.

Katanga Mining Limited

Le « premier pillage » avait été réalisé sous Mobutu. Monsieur Robert Crem l’a évoqué en ces termes : « j’ estime que le préjudice subi par la GECAMINES, de 1967 à 1984, s’ est chiffré entre 3 et 4 milliards de dollars américains au profit des sociétés du groupe de la Société Générale de Belgique et entre 4 et 5 milliards de dollars américains prélevés par le Pouvoir, par toutes sortes de ponctions et de commissions occultes. En un mot, le groupe SGB et le Pouvoir s’ étaient partagés la « bête »!!! un terme utilisé par un administrateur belge ». En février 1990, Mobutu et la bande à Kengo Wa Ndondo s’ emparèrent de 500 millions de dollars américains des réserves financières de la Gécamines en échange de la démocratisation.

Anvil Mining Limited

Le « second pillage » a été l’oeuvre de Laurent Désiré Kabila qui inaugura le système de rémunération des factures et primes de guerre en ressources naturelles et autres formes de richesses. Il a littéralement vendu le pays et pavé le chemin pour le Rwanda, l’Ouganda et toutes les hordes de pilleurs qui ont déferlé sur le pays depuis 1997. C’ est sur ce second pillage que le Panel de l’ ONU s’était penché. Le rapport de 2002 en a fait une évaluation en ces termes : « le réseau d’élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles– les diamants, le cobalt, le cuivre et le germanium – se trouvant dans la zone tenue par le Gouvernement. Au cours des trois dernières années, ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu’il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public de la République Démocratique du Congo ».

Rubicon Minerals

Le « troisième pillage », dénoncé notamment par les ONG et Le Monde Diplomatique, a porté sur les nouveaux contrats signés à la hâte en cours de période de Transition. Ces conventions ont engagé les avoirs miniers de la Miba (diamant) et de la Gécamines (cuivre, cobalt, cassitérite, germanium, zinc, etc.). Rien qu’à la Gécamines, on a bradé 55 % de ses gisements à Kolwezi (Kamoto, Kov, Dima, Dikuluwe, Ruwe, etc.) valant 176 milliards de dollars, ses 31 % à Tenke et Fungurume pour la valeur de 95 milliards, sans oublier des joyaux importants du restant de se 14 % des mines à Likasi, Lubumbashi et Kipushi et évalués à 44 milliards de dollars américains. A ces réserves minérales, qui auraient dû être négociées pour 300 milliards de dollars, s’ajoutent les valeurs des installations industrielles, des infrastructures, fonds de commerce technique, etc. L’ addition est lourde. Le ” troisième pillage” est profond et fondamental.

Nikanor

Côté congolais, les “mining jackers”, ou prétendus investisseurs et arracheurs de contrats, ont soutenu que Miba et Gécamines n’avaient pas d’ argent. Mais ils ont avoué qu’ ils en étaient également dépourvu, en promettant qu’ ils rechercheraient les fonds nécessaires. L’ incapacité financière des Miba et Gécamines était momentanée, car il aurait suffi d’une meilleure gestion pour réaliser des auto-financements ou emprunter auprès de Bailleurs de fonds des capitaux modestes qui se remboursent en moins de cinq années. De plus, les partenaires étrangers ont soutenu que les gisements non exploités n’ ont aucune valeur négociable, ce qui a convaincu les autorités de la Transition à les remettre quasi gratuitement. Les mêmes ont aussitôt étalé ces mêmes ressources minières pour obtenir et garantir des prêts, attirer des acheteurs de leurs droits d’ exploitation et encaisser des plus values colossales. Ce faisant, ils ont bel et bien négocié à l’extérieur les valeurs minérales congolaises. Car ce sont TOUS les bénéficiaires des contrats qui les ont immédiatement revendus. Et de bien entendu, ces cessions des valeurs congolaises n’ ont pas été gratuites. Mais ni Miba, ni Gécamines propriétaires des avoirs négociés n’ont encaissé un penny.

Adastra Minerals

La zimbabwéenne Oryx Natural Resources, agissant par sa filiale African Mining Investment Ltd. (AMIL), a revendu ses 80 % dans la Sengamines au Sud-Africain Mike Nunn, à travers First African Diamonds Ltd. Depuis, Sengamines est devenue « EMIKOR » (Entreprise Minière de Kasai Oriental SARL). La Miba qui avait été dépouillée de la concession kimberlitique n’ a rien touché de la revente de sa concession de 800 KM2 et que Oryx avait évaluée à 2 milliards de dollars US. Deux autres zimbabwéens ont revendu leurs acquisitions congolaises gratuites. 64 % de Shaford Capital de Billy Rautenbach ont été vendus à CAMEC (Central African Mining & Exploration Company) pour 80 millions de dollars au nez et à la barbe de la Gécamines partenaire à 20 % dans Boss Mining. Tremalt Limited de John Bredenkamp a été rachetée par Dan Gertler International (DGI) avec la particularité que le zimbabwéen n’ a jamais investi véritablement, tandis que la Gécamines maintenue à 20 % dans Kababankola Mining Company n’a même jamais touché de dividendes. On retrouve Dan Gertler avec 75 % dans le contrat DRC Copper Project (DCP) pour la fameuse mine KOV de la Gécalmines. Gertler a aussitôt évaluée la mine à 2 milliards de dollars américains permettant à la société NIKANOR de lever 400 millions de dollars à la bourse AIM de Londres et d’ obtenir la capitalisation boursière la plus importante avec un poids de 1,2 milliards de dollars US. La Gécamines avec ses 25 % n’ a pas bénéficié du moindre sou, alors que cette flambée des valeurs lui est due entièrement et pleinement.

Lundin Mining

Lundin Holdings Limited avait vendu à Phelps Dodge ses 55 % dans Tenke Fungurume Mining (TFM) en empochant une valeur boursière multipliée par 7. Mais, en prime, Lundin s’est vu octroyer par le gouvernement de Transition une rallonge de 24,75 % prélevés sur la participation de la Gécamines qui a été réduite de 45 à 12,5 % du capital de TFM. De la jungle des affaires a surgi Tiger Resources, associée à Orgaman de Damseaux qui a rachète les 60 % de l’ association avec la Gécamines dans la Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK) et les 60 % dans SEK (Société d’ Exploitation de Kipoi). La société Demourra a vendu les 80 % de participation dans Société Minière de Kolwezi (SMK) à Anvil Mining pour la mine souterraine et à Chemaf pour la partie supérieure sans retombées sur la Gecamines, généreuse donatrice maintenue à 20 % du capital. Africo Resources Ltd a racheté 75 % de la joint venture Société d’ Exploitation des Gisements de Kalukundi (SWANMINES) ce qui a porté sa capitalisation boursière à 94.797.392 de dollars canadiens, sans rémunération pour la Gécamines qui n’ a obtenu que 25 % du capital pour 100 % des apports. De son côté First Quantum a réalisé une OPA hostile et pris le contrôle de Adastra Minerals avec 275 millions de C $ pour contrôler 87,5 % de KMT (Kingamiambo Musonoi Tailings) laissant la Gécamines sur le carreau avec 12,5 %. Le groupe Forrest a revendu à la Copper Resources Corporation ses 75 % dans la Minière de Musoshi et Kinsenda SARL (MMK), au nez et à la barde de Sodimico.

Tenke Mining

Cette liste des affaires juteuses avec le patrimoine de l’Etat reste exemplative. Mais on peut évaluer toutes ses transactions en milliards de dollars américains au cours de la dernière année de la Transition. Mais les valeurs boursières vont grimper en flèche lorsque les projets commenceront à produire et à distribuer des dividendes. Ces manipulations posent le problème philosophique et moral du capitalisme sauvage. Il y aurait des émotions, même dans les pays les plus libéraux. La France reste vigilante sur toute prise de contrôle de ses fleurons industriels par des étrangers. La bourse allemande Deutsche Börse, qui gère la place de Francfort a résisté à rejoindre Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne) lors de leur rachat par la Bourse de New York. Même les Etats Unis ont fait de la résistance à la société Dubai Ports World qui proposait 6,8 milliards de dollars pour racheter les grands terminaux portuaires basés à New York, New Jersey, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Philadelphie. Au Congo-même, le capitalisme sauvage avait été placé sous contrôle par Léopold II, en soumettant les sociétés par actions à des autorisations par décrets. En 1966, Mobutu avait imposé la domiciliation au Congo des opérations d’exploitation, ce qui emportait leur domiciliation fiscale congolaise. Ainsi, les deux dirigeants autocrates et réputés prédateurs étaient de fervents nationalistes.

First Quantum Minerals

Voilà qu’au XXIème siècle, un gouvernement de Transition livre à des spéculateurs toutes les richesses minérales substantielles du pays. C’est le Congo qui est désormais à la merci des humeurs des bourses. Cela pose un problème sérieux de souveraineté dans la mesure où la maîtrise des ressources naturelles est un attribut de cette souveraineté. De plus, les ” mining jackers” confirment que les titres miniers ont de la valeur et servent de garanties pour leurs financements et profits privés. La République n’a plus de gisements ou de participations financières consistantes qui pourraient lui servir de garanties dans ses propres dossiers de financements internationaux et à long terme. La République est nue pour avoir rhabillé l’ étranger. La République reste au biberon de la communauté internationale alors qu’ au même moment des milliards de dollars sont échangés et spéculés. La Transition a lancé le « quatrième pillage » qui se porte bien. Il n’ y a encore personne pour l’ arrêter. Pas encore.

Nestor Kisenga