Les pionniers de l’interception de données sur Internet

15 06 2008

Repris de Intelligence Online:

 Une poignée de sociétés se disputent le nouveau marché des interceptions de communications sur Internet. Une technologie qui intéresse tout particulièrement les services de sécurité et de renseignement.

Parmi les jeunes sociétés actives sur le marché des interceptions de données transitant sur Internet (voir schéma), le français Qosmos se distingue par ses solutions d’analyse poussée. Le groupe basé à Paris a mis au point la nouvelle génération de logiciels de Deep Packet Inspection (filtrage et analyse de paquets de données), capables de reconnaître plus de 300 protocoles de communication (Webmail, voix sur IP, Instant Messaging, etc.) et de traiter 1,6 million de paquets de données par seconde. Une fois un protocole identifié, Qosmos peut alors « travailler en profondeur » sur les données et récupérer les informations d’utilisateur (login, mot de passe, adresse IP) et les contenus des messages échangés.

Les débouchés de ces technologies sont de deux types : interceptions légales (le ministère français de la justice s’apprête notamment à lancer un appel d’offres pour équiper les postes des officiers de police judiciaire de ce type de solutions) et interceptions de sécurité effectuées par les agences de renseignement. Dans ce dernier domaine, Qosmos a recours à des intégrateurs spécialisés qui traitent avec des services de renseignement en Amérique du Nord, au Moyen-Orient et en Asie. L’un d’entre eux, le français Ercom, collabore régulièrement avec la direction technique de la DGSE (IOL nº565).

Fondée par deux anciens chercheurs du Laboratoire d’informatique de l’Université de Paris VI (LIP6), la société emploie 30 personnes et prépare l’ouverture, début 2009, de filiales aux Etats-Unis, à Singapour et en Chine. Elle a perçu le mois dernier un financement de 7 millions d’euros, apportés par le leader allemand des études de marché GfK, ainsi que par les sociétés d’investissement Sofinnova Partners et Alven Capital.



Derniers rebondissments de l’affaire Hariri

12 06 2008

repris du réseau Voltaire:

Répression politique

Un collaborateur du Réseau Voltaire incarcéré à Berlin

La répression contre le Réseau Voltaire se poursuit. Jürgen Cain Külbel, vient d’être incarcéré à Berlin. Les arguties juridiques employées pour le condamner ne masquent pas l’intention politique de cette décision : notre collaborateur avait démontré que le chef de la mission d’enquête de l’ONU sur l’assassinat de Rafic Hariri avait des liens financiers avec les assassins, et que son principal assistant est un agent de la CIA impliqué dans des enlèvements en Europe.

 

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La prison berlinoise où a été incarcéré le journaliste Jürgen Cain Külbel, coupable d’avoir révélé l’action de la CIA dans l’assassinat de Rafic Hariri, l’organisation de la fausse piste syrienne, et la manipulation de la Commission d’enquête de l’ONU.

 

 

Jürgen Cain Külbel, collaborateur du Réseau Voltaire, a été incarcéré à Berlin. Il lui est reproché d’avoir violé une décision du Tribunal des référés en maintenant un lien actif sur son site Internet vers un article de Voltairenet.org [1]

Cette affaire rocambolesque est une machination de plus de la CIA pour intimider Jürgen Cain Külbel et les collaborateurs du Réseau Voltaire. Voici le mécanisme de cette opération :

Ancien enquêteur de la police est-allemande, Jürgen Cain Külbel a conduit, en tant que journaliste, une enquête indépendante sur l’assassinat de l’ancien Premier ministre libanais, Rafic Hariri. Il a publié ses conclusions dans un livre édité en allemand et en arabe : Le Dossier Hariri [2] . Il y reprend et approfondi des éléments déjà présentés par le Réseau Voltaire [3]. Thierry Meyssan avait montré qu’une association d’opposants libanais en exil, l’U.S. Committee for a Free Lebanon (USCFL), avait connaissance à l’avance du crime et avait immédiatement lancé une campagne de communication visant à détourner les soupçons vers la Syrie [4]. L’USCFL, que la CIA destinait à former un gouvernement fantôche au Liban en cas d’intervention militaire US, est donc complice, au moins passivement, du meurtre. Talaat Ramih avait montré que l’ancien procureur allemand Detlev Mehlis, devenu chef de la mission d’enquête des Nations Unies, avait été employé par le Washington Institute for Near East Policy (WINEP) [5]. En relevant que l’USCFL est une émanation du WINEP, Jürgen Cain Külbel a montré que le chef de la mission de l’ONU était un ancien employé de personnes impliquées dans le meurtre sur lequel il était chargé d’enquêter. Continuant sur sa lancée, il a établi le rôle de l’assistant principal de Detlev Mehlis, le commissaire principal Gerhard Lehmann, dans les enlèvements perpétrés par la CIA en Europe depuis 2001. M. Lehmann a ainsi été formellement reconnu par une des victimes, Khaled El-Masri [6]. Plusieurs éléments laissent à penser que M. Lehmann pourrait également être impliqué dans la « disparition » à Paris du témoin clé de l’affaire Hariri, Zuhair As-Siddik, le 13 mars dernier [7]

Dès la publication de son livre en allemand, Jürgen Cain Külbel a été approché par un militant palestinien connu résidant en Allemagne, Said Dudin, qui s’est proposé d’éditer l’ouvrage en arabe et d’en assurer la promotion. Mais lorsque M. Külbel est venu à Damas, donner une conférence à la Bibliothèque nationale syrienne, à l’invitation de Syria Alghad (institut de recherche politique membre du Réseau Voltaire), M. Dudin a fait son possible pour discréditer son auteur. L’éditeur a exhorté l’assistance à attaquer les ambassades occidentales et a multiplié les déclarations incendiaires pour déplacer l’attention des médias.

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Conférence de Jürgen Cain Külbel, le 8 mai 2006, à la Bibliothèque nationale syrienne (Damas).

De retour en Allemagne, Jürgen Cain Külbel a tenté d’en savoir plus sur ce saboteur. Il a alors découvert que le prétendu militant de la cause palestinienne était le fils de Mustafa Dudin, un agent secret israélien placé directement sous le commandement du général Ariel Sharon. Découvert, Mustafa Dudin avait été exécuté par la Résistance. Poursuivant ses recherches, Jürgen Cain Külbel découvrit dans les archives de la Stasi, l’ancienne police politique est-allemande, des documents attestant que Said Dudin lui-même était de longue date un agent de la CIA infiltré dans la gauche radicale allemande. Ces documents ont été publiés sur Voltairenet.org [8].

Introduisant une action juidiciaire en référé, Said Dudin a obtenu que le Tribunal de Berlin enjoigne M. Külbel de ne plus faire mention d’aucune manière que ce soit de l’incident survenu à Damas, des fonctions de son père dans les services israéliens et de ses fonctions personnelles à la CIA. Obéissant à la Raison d’État, le Tribunal n’a retenu que les témoignages produits par M. Dudin et a écarté ceux produits M. Külbel, y compris celui du prince Issa El-Ayoubi, vice-président du Réseau Voltaire et petit-neveu du fondateur de la République arabe syrienne, qui avait assisté à l’incident de Damas où il s’était opposé à M. Dudin. En outre, le Tribunal a écarté les documents de la Stasi en vertu d’une loi allemande d’amnistie qui fait interdiction de leur mention.

Or, Jürgen Cain Külbel ayant ultérieurement maintenu sur son site Internet personnel un lien actif vers celui du Réseau Voltaire qui contient les documents illégalement rendus publics de la Stasi, le Tribunal l’a condamné à 10 jours de prison ferme pour violation de son injonction.

 

[1] Page incriminée : « Le journaliste d’investigation face aux manipulations des services secrets », entretien de Jürgen Cain Külbel avec Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 30 juillet 2007.

[2] Mordakte Hariri, Unterdrückte Spuren im Libanon par Jügen Cain Külbel, édition Zeitgeschichte Band 34, 2006 (ISBN 3-89706-860-5).

[3] « Attentat contre Rafic Hariri : Une enquête biaisée ? », par Silvia Cattori, Réseau Voltaire, 15 septembre 2006.

[4] « Les plans de l’US Committee for a Free Lebanon », par Thierry Meyssan, Réseau Voltaire, 8 mars 2005.

[5] « La commission Mehlis discréditée », par Talaat Ramih, Réseau Voltaire, 9 décembre 2005.

[6] Allégations de détentions secrètes et de transferts illégaux de détenus concernant des États membres du Conseil de l’Europe, rapport de Dick Marty au Conseil de l’Europe, 12 juin 2006, § 99 et 130.

[7] « Kouchner a « perdu » le témoin-clé de l’enquête Hariri », par Jürgen Cain Külbel, Réseau Voltaire, 21 avril 2008.

[8] Ibid.

 



Film de la semaine: L’affaire Clearstream

11 05 2008


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Film de la semaine: Le mythe de la bonne guerre

25 04 2008

Voici Le mythe de la bonne guerre où Jacques Pauwels parle de certains mythes de la seconde guerre. Je ne peux pas affirmer être d’accord avec toutes ses hypothèses mais c’est quand même intéressant comme analyse.



La seconde guerre mondiale: « la » vraie raison

30 03 2008

textes écrits par do repris de http://pagesperso-orange.fr/do/ag/:

http://icanplainlysee.files.wordpress.com/2007/03/uncle-sam-wants-you.jpg

La « deuxième guerre mondiale » fut en réalité une guerre contre la révolution,
une guerre qui commença en 1936 en Espagne,
une guerre qui détruisit le Front populaire en France,
une guerre qui voulut détruire aussi l’URSS
mais une guerre où les nazis furent vaincus par l’URSS !

Je sais bien qu’actuellement c’est la mode à la télé de parler du pacte Molotov-Ribbentrop, dit « pacte Germano-soviétique », sans jamais faire seulement allusion aux accords de Munich, c’est-à-dire au pacte que signèrent la France et l’Angleterre avec l’Allemagne nazie environ un an avant le pacte germano-soviétique.

Mais, nous qui cherchons la vérité par nous-mêmes et pour nous-mêmes, pour la dire et pour en tirer des conclusions, nous ne pouvons faire une telle impasse.

En effet, sans le pacte de Munich, il n’y aurait jamais eu les accords germano-soviétique.

La « seconde guerre mondiale » fut en fait une guerre contre la révolution, une guerre qui commença en 1936 en Espagne.

Les accords de Munich (30 septembre 1938) livraient à Hitler la Tchécoslovaquie et sa puissante armée, en échange de quoi Hitler devait attaquer l’URSS et la détruire. Car tel était l’un des buts des capitalistes (de tous pays et en particulier de la grrrande Amérique) qui financèrent Hitler.

Par le pacte germano-soviétique (23 août 1939), Staline voulut retarder l’invasion nazie de son pays afin d’avoir le temps de s’y préparer et de la vaincre. Sa stratégie fut la bonne comme on sait (même quand, comme moi, on déteste Staline).

À propos de Molotov, il faut tout de même signaler qu’il fut le premier grand personnage à dénoncer officiellement, c’est-à-dire au nom de l’URSS, le génocide des juifs. Et il fit cette dénonciation dès 1941, à l’entrée des Allemands en URSS ; parce que les Russes avaient vu le comportement génocidaire des nazis et l’avaient dénoncé publiquement. Donc, quand on entend dire qu’on ne savait pas, c’est un mensonge : ON SAVAIT !

Et on savait d’autant plus qu’on faisait fortune en exploitant les Juifs comme esclaves dans les camps, comme le grand-père Prescott Bush de l’actuel « Président » des USA :

http://mai68.org/textes/PrescottBush.htm

Que cette guerre fut une guerre contre la révolution se voit au fait qu’Hitler commença par détruire la révolution la plus dangereuse : la révolution espagnole (vraie anarchie ou vrai communisme, cela revient au même). Ensuite, il détruisit le Front Populaire en France parce que c’était facile et que la clique à Pétain ne demandait que ça depuis 1934. Puis, Hitler s’attaqua enfin à l’URSS (faux communisme, fausse révolution, capitalisme d’État, mais tout de même détesté par le capitalisme privé) but final de toute son entreprise.

Que cette guerre fut une guerre contre la révolution se voit aussi au fait qu’après guerre, on laissa Franco au pouvoir en Espagne afin d’éviter un retour de l’anarchie, et qu’on laissa Hiro Hito au pouvoir afin d’éviter que le communisme ne prenne le japon.

Heureusement que le peuple d’italie avait pendu Mussolini par les pieds jusqu’à ce que mort s’en suive ; sinon, Mussolini aussi serait resté au pouvoir.

Et si Hitler ne s’était pas suicidé, gageons que les Américains l’auraient laissé au pouvoir en Allemagne !

Le fait que des quatre « ennemis » déclarés de la grrrande Amérique, Hitler, Mussolini, Franco et Hiro Hito, ceux d’entre eux qui ne moururent pas — par suicide (Hitler) ou par la vengeance de leur peuple (Mussolini) — furent laissés au pouvoir après guerre est une preuve que la « seconde guerre mondiale » était bel et bien une guerre contre la révolution.

Une autre preuve est que les Américains ne débarquèrent en Normandie qu’une fois Hitler définitivement vaincu par Staline. Il fallait « limiter les dégats » : empêcher la résistance (qui était essentiellement communiste) de prendre le pouvoir en France et empêcher le « communisme » de gagner toute l’Europe !

Une autre preuve est bien sûr que la « seconde guerre mondiale » déboucha finalement sur la « guerre froide ». Et si ce fut les USA qui la gagnèrent, c’est bien parce que depuis des milliers d’années, la seule loi qui règne en ce monde, c’est la loi du plus salaud.

Il faut regretter aujourd’hui la disparition de l’URSS parce que depuis cette disparition les capitalistes se croient tout permis. Parce que depuis, tous nos services publics disparaissent ou sont privatisés les uns après les autres. Parce que depuis la chute du faux communisme à la Russe, tous nos acquis sociaux s’amenuisent.

Tout se passe comme si l’existence de l’URSS avait été la garantie de l’existence de nos services publics et de nos acquis sociaux.

Je sais bien que pour être politiquement correct il faut dire que l’URSS était une horreur, mais elle l’était certainement bien moins que les USA, du moins que les USA d’aujourd’hui. Et on va le constater un peu plus chaque jour. Car, de même qu’un magasin fait baisser ses prix autant qu’il le peut jusqu’à faire faire faillite à tous ses concurrents afin de pouvoir ensuite augmenter ses prix au delà de l’imaginable, si les USA se sont montrés dans le spectacle moins inhumains que l’URSS afin de faciliter la disparition de celle-ci, c’est pour mieux nous plonger ensuite dans une inhumanité qu’on n’aurait jamais imaginé dans nos pires cauchemars à l’époque où l’URSS existait encore.

Le capitalisme était déjà mondialisé bien avant la fin de l’URSS : capitalisme d’État en URSS et capitalisme privé aux USA. (c’est bien pourquoi j’ai coutume de dire que la « mondialisation », c’est la mondialisation de l’impérialisme américain. Constatons que ce terme de « mondialisation » est apparu dans le spectacle seulement après la disparition de l’URSS !)

Il aurait bien mieux valu, pour les pauvres humains que nous sommes, que l’effondrement inéluctable du capitalisme commence par les USA plutôt que par l’URSS !

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Voici une conférence qui explique comment la Banque de France contrôlait le gouvernement à l’époque et comment ses dirigeant voulaient une défaite vis-à-vis de l’Allemagne enfin d’en finir avec la République:


Le choix de la défaite.
by worldhistoriaNote:

  • La banque d’Indochine fait maintenent parti du Crédit Agricole et de Suez
  • La famille Scheinder contrôlait la Société Générale
  • La Banque Worms fût intégrée à AXA puis à Deutsche Bank
  • Les avoir de la Famille Wendel sont devenus Arcelor (qui appartient maintenent à Tata) mais la famille Wendel contrôle maintenant Wendel Investissement à qui appartient entre autres la maison d’édition Éditis

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Rappelons les faits et, surtout, les chiffres.

Quand les Américains et les Britanniques débarquent sur le continent, ils se trouvent face à 56 divisions allemandes, disséminées en France, en Belgique et aux Pays Bas. Au même moment, les soviétiques affrontent 193 divisions, sur un front qui s’étend de la Baltique aux Balkans. La veille du 6 juin, un tiers des soldats survivants de la Wehrmacht ont déjà enduré une blessure au combat. 11% ont été blessés deux fois ou plus. Ces éclopés constituent, aux côtés des contingents de gamins et de soldats très âgés, l’essentiel des troupes cantonnées dans les bunkers du mur de l’Atlantique. Les troupes fraîches, équipées des meilleurs blindés, de l’artillerie lourde et des restes de la Luftwaffe, se battent en Ukraine et en Biélorussie. Au plus fort de l’offensive en France et au Benelux, les Américains aligneront 94 divisions, les Britanniques 31, les Français 14. Pendant ce temps, ce sont 491 divisions soviétiques qui sont engagées à l’Est.

Mais surtout, au moment du débarquement allié en Normandie, l’Allemagne est déjà virtuellement vaincue. Sur 3,25 millions de soldats allemands tués ou disparus durant la guerre, 2 millions sont tombés entre juin 1941 (invasion de l’URSS) et le débarquement de juin 1944. Moins de 100 000 étaient tombés avant juin 41. Et sur les 1,2 millions de pertes allemandes après le 6 juin 44, les deux tiers se font encore sur le front de l’Est. La seule bataille de Stalingrad a éliminé (destruction ou capture) deux fois plus de divisions allemandes que l’ensemble des opérations menées à l’Ouest entre le débarquement et la capitulation. Au total, 85% des pertes militaires allemandes de la deuxième guerre mondiale sont dues à l’Armée Rouge (il en va différemment des pertes civiles allemandes : celles-ci sont, d’abord, le fait des exterminations opérées par les nazis eux-mêmes et, ensuite, le résultat des bombardements massifs de cibles civiles par la RAF et l’USAF).

Le prix payé par les différentes nations est à l’avenant. Dans cette guerre, les États-Unis ont perdu 400 000 soldats, marins et aviateurs et quelques 6 000 civils (essentiellement des hommes de la marine marchande). Les Soviétiques quant à eux ont subi, selon les sources, 9 à 12 millions de pertes militaires et entre 17 et 20 millions de pertes civiles. On a calculé que 80% des hommes russes nés en 1923 n’ont pas survécu à la Deuxième Guerre Mondiale. De même, les pertes chinoises dans la lutte contre le Japon — qui se chiffrent en millions — sont infiniment plus élevées — et infiniment moins connues — que les pertes américaines.

Ces macabres statistiques n’enlèvent bien évidemment rien au mérite individuel de chacun des soldats américains qui se sont battus sur les plages de Omaha Beach, sur les ponts de Hollande ou dans les forêts des Ardennes. Chaque GI de la Deuxième guerre mondiale mérite autant notre estime et notre admiration que chaque soldat russe, britannique, français, belge, yougoslave ou chinois. Par contre, s’agissant non plus des individus mais des nations, la contribution des États-Unis à la victoire sur le nazisme est largement inférieure à celle que voudrait faire croire la mythologie du Jour J. Ce mythe, inculqué aux générations précédentes par la formidable machine de propagande que constituait l’industrie cinématographique américaine, se trouve revitalisé aujourd’hui, avec la complicité des gouvernements et des médias européens. Au moment ou l’US-Army s’embourbe dans le Vietnam irakien, on aura du mal à nous faire croire que ce serait le fait du hasard…

Alors, bien que désormais les cours d’histoire de nos élèves se réduisent à l’acquisition de « compétences transversales », il serait peut-être bon, pour une fois, de leur faire « bêtement » mémoriser ces quelques savoirs élémentaires concernant la deuxième guerre mondiale :

— C’est devant Moscou, durant l’hiver 41-42, que l’armée hitlérienne a été arrêtée pour la première fois.

— C’est à Stalingrad, durant l’hiver 42-43, qu’elle a subi sa plus lourde défaite historique.

— C’est à Koursk, en juillet 43, que le noyau dur de sa puissance de feu — les divisions de Pantzers — a été définitivement brisé (500 000 tués et 1000 chars détruits en dix jours de combat !).

— Pendant deux années, Staline a appelé les anglo-américains à ouvrir un deuxième front. En vain.

— Lorsqu’enfin l’Allemagne est vaincue, que les soviétiques foncent vers l’Oder, que la Résistance — souvent communiste — engage des révoltes insurrectionnelles un peu partout en Europe, la bannière étoilée débarque soudain en Normandie…

Nico Hirtt
Enseignant, écrivain (auteur de « L’école prosituée », ed Labor).



Les pilotes d’avions dépassé(e)s? C’est ce que souhaite l’industrie aérospaciale.

28 03 2008

repris de Intelligence Online:

Quand les drones côtoieront les avions de ligne européens

 Les principaux fabricants européens de drones aériens viennent de se regrouper au sein du consortium Air4All. Ils espèrent obtenir l’autorisation d’insérer leurs appareils dans le trafic aérien en Europe. La rentabilité du secteur est en jeu.

Les innombrables applications de sécurité intérieure promises aux drones en Europe sont suspendues à une condition : leur ouvrir un accès permanent à l’espace aérien. Actuellement, les autorisations ne sont délivrées qu’à titre exceptionnel par des autorités nationales, dans des espaces restreints.

Douze industriels européens du secteur, réunis au sein du consortium Air4All (voir schéma), planchent depuis janvier pour faire sauter ce verrou. Ils ont tenu un premier forum à l’Agence européenne de défense à Bruxelles le 20 février et rencontreront les responsables d’Eurocontrol du 6 au 8 mai. Air4All devra aussi lever les réticences des opinions publiques et des instances européennes de certification, au premier rang desquelles l’Agence européenne de sécurité aérienne (AESA). Des progrès substantiels devront être réalisés, notamment dans les technologies anticollision et de contrôle des appareils.

Ce sont toutes les applications de Homeland Security qui sont en jeu à l’horizon 2015 : surveillance des frontières et des côtes, contrôle de foules, opérations anti-terroristes, sécurisation de sites sensibles, etc. Certains gouvernements ont déjà recours aux drones dans leur espace aérien national pour la surveillance du trafic routier (Suisse), des frontières (Israël, Etats-Unis) ou le renseignement urbain (France, IOL nº565).

Les applications militaires (entraînement, survol d’Etats européens pour accéder à un pays tiers) sont aussi conditionnées à ouverture de l’espace aérien. Ceci explique la forte implication de l’Agence européenne de défense, qui finance les travaux d’Air4All et cherche à assurer la pérennité d’une industrie que les commandes militaires ne suffisent pas à rentabiliser.



Film de la semaine: Saddam Husein, le procès que vous ne verrez pas

8 03 2008



Image du Jour: les États Big Brother.

20 01 2008

États Big Brother

cliquez sur l’image pour l’agrandir

Source: http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-559597 



Introduction aux agences d’assurance-crédit à l’exportation: Création de risque, génération de dette et garantie de destruction de l’environnement.

13 12 2007

EDCanada

repris de ECA-Watch:

« Il existait une vive inquiétude parmi les membres de la Task Force face au manque de normes environmentales appliquées aux activités de développement des agences bilatérales de prêts commerciaux et de crédit. A quelques exceptions notables près, les exigences concernant l’évaluation environnementale imposées aux agences d’aide bilatérales des membres du Comité d’aide au développement ne s’appliquent pas aux branches commerciales du financement gouvernemental bilatéral. Pratiquement chaque membre a cité des exemples où le manque de planification environnementale adéquate dans les projets financés par de telles organisations avait crée des problèmes écologiques et sociaux significatifs. L’avis était que les dommages environmentaux résultant de telles entreprises étaient beaucoup plus importants que les dommages crées par un manque de cohérence parmi les bailleurs de fonds bilatéraux. » (OECD Development Assistance Task Force Report : Coherence in Environmental Assessment Practical Guidance on Environmental Assessment for Development Co-operation Projects, May 1996).

L’impact des Assureurs-Crédit sur le développement et l’environnement…

Alors que nombre de citoyens connaissent les institutions globales célèbres telles que l’Organization Mondiale du Commerce, peu connaissent les organisations plus obscures, mais d’influence égale, connues sous le nom d’agences d’assurance-crédit à l’exportation (Assureurs-Crédit). Les Assureurs-Crédit des grands pays industrialisés pourraient maintenant être considérés comme la catégorie d’institutions publiques la plus importante au monde de la finance internationale. Depuis quelques années les Assureurs-Crédit des pays appartenant à l’Organisation pour la Coopération et le Développment Economique (OCDE) tels que les Banques d’import-export des Etats-Unis et du Japon, Hermes guarantee en Allemagne, la COFACE en France et SACE en Italie ont subventionné presque 10% du commerce mondial, approchant une valeur annuelle de 500 milliards de dollars en exports soutenus par des prêts, des garanties et des assurances gouvernementaux. Les prêts à plus long terme et les garanties des Assureurs-Crédit de l’OCDE ont été multipliés par quatre entre 1988 et 1996, de 26 milliards de dollars à 105 milliards de dollars par an. Plus de la moitié de ces prêts et garanties, au moins 50 milliards de dollars par an, a été affectée à des projets d’infrastructure importants dans des pays en voie de développement, plus que la totalité des fonds investis par toutes les agences d’aide bilatérale et multilatérale. Un nombre significatif de ces projets tels que les barrages et les installation de production d’énergie de grande envergure, les activités minières, les routes dans des forêts vierges tropicales, les oléoducs, les installations chimiques et industrielles, les projets de sylviculture et de plantation pour n’en parler que de quelques-uns uns, ont des impacts sociaux et environnementaux très graves. Pour la plupart les Assureurs-Crédit n’ont aucun mandat de développement ni d’obligations en ce sens, cependant ils constituent la plus grande partie de la dette dans les pays en voie de développement, soit en 1996 quelque 24% de la dette totale et 56% de la dette auprès des agences officielles.

Les Assureurs-Crédit manquent de politiques et de standards communs de base dans les domaines environnementaux et sociaux… Comme l’indique les conclusions du rapport de OCDE cité ci-dessus, il existe un contraste frappant entre les politiques des Assureurs-Crédit –orientées presque exclusivement vers la promotion des exportations ­– et celles des agences d’aide au développement et des banques multilatérales de développement, telles que le Groupe de la banque mondiale. Tandis que les agences d’aide bilatérale et les banques multilatérales de développement ont adopté des procédures environmentales et sociales détaillées, la plupart des Assureurs-Crédit et des agences publiques d’assurance ont peu, et souvent aucunes, normes dans ces domaines. Par conséquent, les mêmes pays qui ont approuvé des politiques environnementales et sociales pour leurs agences d’aide et pour le Groupe de la banque mondiale, les subvertissent à travers leurs agences d’assureurance-crédit.

La création de risque dans une course vers le fond…Les Assureurs-Crédit se font une concurrence acharnée, et sont rapides à soutenir des projets que d’autres banques de développement et même d’autres Assureurs-Crédit ont refusé pour des raisons environmentales ou sociales. Ceci mène à ‘une course vers le fond’ qui encourage l’absence ou l’abaissement des normes. L’exemple le plus connu est celui du barrage chinois des Trois Gorges, où en 1996, les Assureurs-Crédit allemand, suisse et canadien se sont fait la course pour financer un projet que la Banque mondiale et la Banque américaine d’import-export avaient refusé de soutenir à cause de problèmes environnementaux. Actuellement une opposition croissante en Chine appelle à la réduction et même à l’arrêt de ce projet gigantesque dont les coûts de construction dépassent les plusieurs milliards de dollars et mènera au transfert forcé de 1,8 million de personnes.

Le G8 appelle à l’adoption de normes environnementales communes… Depuis quelques années, des ONGs environnementales, des parlementaires progressifs et quelques gouvernements ont commencé à demander que tous les Assureurs-Crédit adoptent des politiques environnementales et sociales communes. En mai 1999 les ministres de l‘OCDE ont demandé que les Assureurs-Crédit continuent « à renforcer des approches environnementales communes » et rendent compte du progrès achevé lors de la prochaine réunion du Conseil des Ministres au printemps 2000. Le Communiqué du G8 de 1999 est allé beaucoup plus loin, déclarant que «nous travaillerons au sein de l’OCDE vers des directives environnmentales communes pour les agences de crédit à l’export. Nous espérons compléter ce travail pour la réunion du G8 de 2001. »

Mais les Assureurs-Crédit refusent d’entreprendre des actions significatives…Les Assureurs-Crédit de l’OCDE se sont réunis à Paris du 24 au 25 février 2000, en session spéciale sur l’environnement. Elles devaient essayer de trouver un accord au sujet de leurs engagements pour répondre aux exigences des ministres du G8 et de l’OCDE. Dans l’absence d’un contrôle et d’une pression internationale suffisante, cependant, les Assureurs-Crédit semblent chercher des moyens d’éviter des modifications sérieuses de leurs approches. Jusque-là ils n’ont pu se mettre d’accord que sur un échange d’information environnementale au sujet de projets particulièrement désastreux et dans lesquels plusieurs Assureurs-Crédit sont impliqués. Par ailleurs, certains tentent de suggérer que le simple échange d’information et un intérêt symbolique pour les questions environnementales au niveau le plus superficiel constitue « des principes directeurs environnementaux communs ».

ACE en Afrique

Pour en savoir plus sur les ACE en Afrique, cliquez ici.



Léopold II: Génocide au Congo

5 12 2007


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Il est à noter qu’Arte peut se permettre ce film car cela fait une centaine d’années que Léopold II est mort mais le génocide au Congo ne s’est pas arrêté avec la mort de Léopold II. Enviant à la Belgique les richesses du Congo, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, la Chine, Israël, le Liban, l’Australie etc. se sont mis de la partie et participent actuellement au génocide lucratif en RDC [voir 1 2 3 4] (en fait c’est la communauté internationale toute entière qui viole le Congo), génocide qui de par son envergure éclipse même l’Holocauste de la Seconde Guerre et le Génocide rwandais: depuis 1998 seulement, entre 3 millions et 5 millions de personnes sont mortes des conflits au Congo, plus de 17 000 enfants soldats ont été recrutés et le viole des femmes est devenu systématique. Voici un extrait de congopanorama à ce sujet:

Rape has become a defining characteristic of the five-year war in the DRC, according to Anneke Van Woudenberg, the Congo specialist for Human Rights Watch. So, too, has mutilation of the victims.

« Last year, I was stunned when a 30-year-old woman in North Kivu had her lips and ears cut off and eyes gouged out after she was raped, so she couldn’t identify or testify against her attackers. Now, we are seeing more and more such cases, » she says.

As the troops of coccupation from Rwanda and Uganda constantly sought new ways to terrorize, their barbarity became more frenzied.

I, too, was sickened by what I saw and heard. In three decades of covering war, I had never before come across the cases described to me by Congolese doctors, such as gang-rape victims having their labia pierced and then padlocked.

« They usually die of massive infection, » I was told.

Based on personal testimonies collected by Human Rights Watch, it is estimated that as many as 30 percent of rape victims are sexually tortured and mutilated during the assaults, usually with spears, machetes, sticks or gun barrels thrust into their vaginas.

Increasingly, the trigger is being pulled. About 40 percent of rape victims, usually the younger ones, aged 8 to 19, are abducted and forced to become sex slaves.

« The country is in an utter state of lawlessness; it’s complete anarchy, » says Woudenberg. « In this culture of impunity, people know they can get away with anything. Every armed group is equally culpable. »

In the Congo, rape is a cheaper weapon of war than bullets. Experts estimate that some 60 percent of all combatants in the DRC are infected with HIV/AIDS. As women rarely have access to expensive antiretroviral drugs, sexual assaults all too often become automatic death sentences.

Médecins Sans Frontières operates five health clinics offering antiretrovirals in the conflict zone of northeastern DRC, but many women don’t know about the drugs and cannot travel safely to the centers. Moreover, according to Helen O’Neill, a nurse who set up MSF’s sexual-violence treatment program, such drugs must be taken within forty-eight to seventy-two hours of the rape to prevent infection.

If a woman has been exposed to the virus, the treatment is 80 percent effective. But in the Congo, rape victims who are not captive sex slaves must walk for days or weeks, often with massive injuries, and risk new capture by roving rebel bands, before reaching assistance.



Le nouveau réseau international de Hakluyt

2 12 2007

Repris de Intelligence Online:

Le nouveau réseau international de Hakluyt

Le cabinet de renseignement Hakluyt s’est longtemps reposé sur un réseau d’ex-PDG britanniques. Ces dernières années, la firme s’est efforcée d’élargir son conseil consultatif.

Doté depuis l’an dernier d’un nouveau directeur en la personne de Keith Craig (IOL nº517), le très discret cabinet d’intelligence économique londonien Hakluyt n’a pas abandonné le mode de fonctionnement développé par le fondateur de la firme, Christopher James. Depuis sa création en 1995, Hakluyt est doté d’un conseil consultatif composé d’anciens PDG et de diplomates à la retraite, qui servent à la fois de cautions et d’apporteurs d’affaires. Ce conseil a longtemps été constitué de Britanniques et d’Américains, parmi lesquels l’ex-président de Ford, Alex Trotman ; l’ancien Chairman de Royal Dutch/Shell, Peter Holmes ; et l’ex-PDG de Vodafone, Christopher Gent. Ces dernières années, la composition de cette structure a évolué vers un modèle international. La moitié des conseillers sont désormais allemands, japonais et australiens. Ils disposent en outre de nombreuses entrées dans le secteur bancaire et dans les fédérations d’entreprises de leurs pays respectifs.

Hakluyt

(Cliquez pour agrandir)

Notes:

  • Hambros Bank a été acheté par la Société Générale en 1998.
  • Selon Wikipedia (qui cite Saving the Sun : A Wall Street Gamble to Rescue Japan from Its Trillion-Dollar Meltdown): Shinsei était auparavant la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme» qui avait un monopole gouvernemental sur les obligations à long-terme. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative japonaise en 1989, cette banque était surchargée de mauvaises dettes, elle fût donc nationalisée et décotée de la bourse de Tokyo en 1998. Après des tentatives infructueuse de fusionner la banque avec d’autres banques japonaises, la banque fût vendue au fond d’investissement par capitaux propres New LTCB Partners C.V. de la compagnie d’investissement par capitaux propres Ripplewood Holdings LLC (cette dernière est dirigée et a été fondée par Tim Collins, ami personnel de Bill Clinton, qui travailla entre autres pour la controversée Booz Allen Hamilton [1 2 3 4] et pour Lazard Frères et qui est membre de la commission Trilatérale) en mars de 2000 pour 121 milliards de yens. C’est la première fois dans l’histoire du Japon qu’une banque japonaise passe sous contrôle étranger. Après la vente la banque fût renommée Shinsei (voulant dire «Nouvellement Née») . Insérée dans le contrat de vente était une «close de garantie de défauts» qui permettait à Shinsei de réclamer que le gouvernement achète toute dette dont la valeur avait chuté en deçà de 20% de sa valeur comptable. Shinsei fût lancée en juin 2000 avec une nouvelle équipe de gestionnaires dont plusieurs membres travaillaient préalablement dans des institutions bancaires étrangères implantées au Japon comme par exemple le pdg qui était chez Morgan Stanley et le directeur des systèmes d’information qui travaillait chez Citi. Shinsei garda le code SWIFT (LTCBJPJT) de la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme».Shinsei utilisa la close de garantie de défauts pour se débarrasser des pires dettes du portefeuille de la banque (aux dépends du gouvernement japonais) suite à quoi plusieurs compagnies, telles Sogo et Dai-Ichi Hotel, qui avaient comme principal banque Shinei, durent déclarer faillite. Ceci souleva l’indignation générale au Japon et les politiciens critiquèrent tout spécialement Goldman Sachs, qui avait agit de conseiller auprès du gouvernement lors de la vente de la banque, de ne pas avoir avertit le gouvernement des risque inhérents à la close de garantie.Quatre ans après se vente à Ripplewood, Shinsei fût introduite en bourse pour la rondelette somme de 230 milliards de yens (ce qui à l’époque équivalait 2,8 milliards de dollars canadiens ou 1,7 milliards d’euro), ce qui signifie un profit de plus de 100 milliards de yens en quatre ans pour Ripplewood et consorts. Ces profits furent réalisés à grand prix pour le Japon par contre car en plus de tous les emplois perdus par la fermeture des compagnies telles Sogo, le gouvernement japonais dû débourser entre 4000 et 5000 milliards de yen pour reprendre les mauvaises dettes de Shinsei à cause de la clause de garantie de défauts et pire encore, les profits réalisés étaient à l’abri de taxes et impôts du gouvernement japonais de par l’utilisation d’un partenariat d’investissement étranger.


Image du jour: pétrole, consomation et production

12 11 2007

Pétrole



Film de la semaine: ZEITGEIST

10 11 2007

english con subtítulos en español

Et voici une adaptation française de la première partie faite par James:


Notes:

It is not the «central banking system» which is a problem as such but the fractional reserve banking system. The USA is a notable exception but most countries’ central bank (including the UK now) is owned by the governement and redistributes its profites to the governement.

Warburg = Warburg Pincus + M.M. Warburg&Co + UBS

Rockefeller = Exxon (ex-Standard Oil) + JP Morgan Chase

John Pierpont Morgan = JP Morgan Chase + Morgan Stanley + Deutsche Bank +USX (ex US-Steel)

I.G. Farben = Agfa+BASF+Bayer+Aventis

Washington Post= 18% Berkshire Hathaway, 7% JP Morgan, Barclay’s 2% etc.

New York Times Co. = 22% T. Rowe Price, 7% Morgan Stanley, 10% Fidelity Inv., 5% Barclay’s, etc.

Time magazine = Time Warner

The complete interview with Aaron Russo can be found here: http://video.google.ca/videoplay?docid=5420753830426590918

Clarifications from the makers of the film:

15:25-15:27
The December 25th birthday denoted to Jesus Christ, as stated by the narration, is not written in the Bible, although it is practiced traditionally. However, this date, known in the Pagan world for the birth of the ‘Sun God’ at the Winter Solstice, is in fact implied by the astronomical symbolism during the birth sequence.
More on this point is addressed in the Interactive Transcript.

53:56-53:59
The text reads:
[« Collapse Characteristics of World T. Center 1, 2 & 7 fit the Controlled Demolition Model Exactly »]
-WTC 7 fits the C.D. model exactly, however Towers 1 and 2 were, in fact, EXPLOSIONS rather than implosions. The means of the demolition of Towers 1 and 2 would be considered « unconventional ». The free fall speed; collapse « into its own footprint » and other such goals of controlled demolition, are however confluent.

1:04:09 -1:04:16
The video here is of the Madrid Bombings of 2004, not the London Bombings of 2005.
It is used as a creative expression and example.

1:09:22- 1:11:05
These extracts from the JFK speech entitled « The President and the Press » from April 27, 1961,
are used as a dramatized introduction to Part 3, and are not exactly in context with the original intent
of JFK’s speech. Though President Kennedy does indeed address the peril of secrecy, denouncing

« secret societies », « secret oaths » and « secret proceedings » in his statements, the latter section is
related to his views on Communism and not these societies.

1:17:14-1:17:20:
The narration states regarding W.Wilson and the Federal Reserve Act:
« Years Later Woodrow Wilson wrote in regret… »
– The notion of « years later » is incorrect. The quote is taken from his book
« The New Freedom » and it was written the same year he signed the Federal Reserve Act.

1:23:35 -1:23:38
There are 2 errors stated in the narration, one computational, the other technical.
1) It should say: (correction in italics) « Roughly 25% of the average worker’s income is taken via this tax »
[According the Bureau of Labor Statistics, the average US salary is about $36,000
which translates to a 25% Federal Income Tax. * 35% is the high tax bracket ]

2) This 25% is not a flat tax against the entire income of that single person for the year.
Rather, the tax is « graduated ». In other words, it is a generalization to say « 25% is taxed », where as there are 2 tax rate brackets under this one, and income is taxed based on each bracket combined, in a graduated manner. Consequently, the statement « you work 3 months out of the year… » is not accurate as it would be less than that in light of the « graduated » nature.

1:27.35-1:27:40:
There is a statement error in the narration. It should say: (correction in italics)
-« J.D. Rockefeller made 200 million dollars off of it [WWI]. That’s about 1.9 Billion by today’s standards »
[It was stated as « 1.9 Trillion », which was misspoken and intended to have been read « Billion », not « Trillion ».
Note: Based on the Consumer Price Index (not the GDP used initially), this conversion can also be figured
at about 3 Billion dollars]



L’ingéniosité des Nigérien(ne)s

8 11 2007

Pavés de sacs de plastiqueLes sacs de plastiques sont une vraie plaie dans plusieurs régions d’Afrique.  L’édition de novembre 2007 de Québec Science fait part d’une solution ingénieuse trouvée l’organisme RESEDA au Niger: récuper les sacs de plastique, les faire fondre et les mélanger à du sable, verser le tout dans un moule, attendre 30 minutes et le pavé est prêt. Tout le procédé prends moins de 45 minutes selon le responsable de la production Osseinni Amadou. Les pavés fabriqués par le RESEDA sont aussi les plus solides et résistants selon les tests du ministère des Travaux publics du Niger. Ils sont aussi moins chers que les autres pavés et ils sont bon pour l’environnement.

Voici un article à ce sujet trouvé sur IPS:

ENVIRONNEMENT-NIGER :

Récupérer les déchets plastiques pour fabriquer des pavés

Ousseini Issa

NIAMEY, 20 fév (IPS) – Pour lutter contre la pollution de l’environnement, une technique de recyclage des déchets plastiques en pavés a été mise au point par le Réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale basée à Niamey, la capitale du Niger.

 »Le pavé s’obtient à partir d’un mélange de déchets plastiques fondus et de sable fin qu’on malaxe avant de passer dans des moules traditionnels. Les déchets plastiques servent aussi de combustible pour la cuisson (des pavés) », explique à IPS, Housseini Hamidou, le président du Club UNESCO de l’Université de Niamey, producteur de pavés. (L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le produit obtenu de ce mélange résiste à une pression de plus de neuf bars (unité de mesure de pression), selon le Laboratoire de la direction des travaux publics, basé à Niamey et cité par Hamidou.

La technique des pavés est de plus en plus utilisée pour le revêtement des rues dans plusieurs villes d’Afrique de l’ouest depuis le début des années 1990, avec l’appui financier des donateurs étrangers. Selon des techniciens, les revêtements effectués avec des pavés sont moins coûteux, plus résistants et plus durables que le bitume.

Selon Hama Attahirou, le secrétaire général adjoint de l’association, cette idée de recycler les déchets plastiques en pavés a germé à partir d’un constat :  »Nous avons constaté que la gestion des déchets plastiques pose un gros problème au niveau de la communauté urbaine de Niamey, où nous avons collecté, à travers un mini-projet dénommé ‘Rendons notre ville propre’, 600 tonnes de déchets plastiques dans une seule commune de Niamey ».

 »Nous avons donné une partie (des plastiques) à une briqueterie qui s’en est servi comme combustible, mais il nous restait encore sur les bras une grosse quantité dont nous ne savons pas quoi en faire », explique Attahirou à IPS.  »C’est à ce moment qu’un volontaire de Oxfam Québec, qui a travaillé au Tchad sur la question, nous a donné l’idée en nous aidant à mettre au point la technologie permettant le recyclage des déchets plastiques en pavés ».

Implantée à Kourterey, une bourgade située à environ cinq kilomètres de Niamey, l’usine de recyclage des déchets plastiques a démarré ses activités au début de 2005, et est actuellement exploitée par le Club UNESCO de l’Université de Niamey, avec une dizaine d’ouvriers pour une production moyenne de 32 pavés par jour, a constaté IPS sur place.

Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés.  »La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés ».

Actuellement, c’est le seul groupe qui fabrique ces pavés au Niger pour l’instant, mais les promoteurs envisagent de l’étendre aux autres régions du pays avec le temps.

Le Club UNESCO de l’Université de Niamey est une association d’étudiants et scolaires qui intervient dans la promotion de l’éducation et l’alphabétisation fonctionnelle, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la désertification. Il est basé à l’université. Selon Tafio Ibrahima, son secrétaire général, la  »fabrication de pavés avec les déchets plastiques entre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Niamey ».

 »Au RESEDA, nous n’avons pas vocation à exploiter les technologies que nous mettons au point, c’est pourquoi nous avons rétrocédé l’usine au Club UNESCO de l’université qui est venu nous voir avec un projet de transformation des déchets plastiques en pavés », déclare à IPS, Rékia Mamane, la trésorière de l’association.

 »Le RESEDA bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et œuvre pour la promotion de l’artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération », ajoute Attahirou. Hamidou du Club UNESCO a confié à IPS avoir eu l’idée de ce projet de fabrication de pavés au sortir d’un forum des jeunes francophones sur l’éducation environnementale, tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en juillet 2005.

 »Le projet a pu se matérialiser grâce à l’appui du RESEDA qui nous a rétrocédé son usine et les ouvriers, et au soutien financier de l’Agence française de développement pour un montant de 2,155 millions de francs CFA (environ 4.000 dollars) », reconnaît-t-il.

Ibrahima ajoute :  »Pour l’heure, le produit n’est pas encore commercialisé, mais nous entendons le faire pour permettre à l’usine de continuer à tourner après la fin du financement que nous avons reçu ».

De couleur noire, ce pavé orne déjà un pan de route à Niamey, à titre expérimental, et se présente  »comme une solution efficace contre la prolifération des déchets plastiques qui causent beaucoup de dégâts dans les centres urbains et en campagne », affirme Attahirou.

Selon Sani Mahazou, chef de la Division lutte contre les pollutions et nuisances à la direction nationale de l’environnement à Niamey,  »les déchets plastiques agressent la vue aussi bien en ville qu’en brousse, mais constituent surtout un danger pour les ressources naturelles et les animaux ».

 »Le plastique est une matière non biodégradable qui empêche l’air de circuler et l’eau de s’infiltrer pour alimenter les plantes lorsqu’il est enfoui dans le sol; en ville, il bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées », souligne Mahazou à IPS. Il déplore également la mort provoquée des animaux qui ingurgitent des déchets plastiques sur les parcours pastoraux.

Doulaye Garba, un habitant de Kourterey interrogé par IPS, ne cache pas sa satisfaction par rapport au changement de son environnement depuis l’installation de l’usine de recyclage :  »Notre cadre de vie et même les champs environnants présentent un visage avenant grâce au ramassage systématique des déchets plastiques par les enfants qui les vendent sur le site ».

Ce sentiment de satisfaction est partagé par Zalika Boureïma, une conseillère communale à Niamey, pour qui  »ce recyclage des déchets plastiques en pavés apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les autorités communales qui ont désormais un moyen pour s’en débarrasser ».

 »Le ramassage des déchets plastiques est fait par des enfants désœuvrés dans les quartiers et en brousse moyennant une rémunération de 400 FCFA (environ 74 cents US) par sac de 50 kilogrammes de plastiques collectés », déclare Hamidou, précisant que cette politique vise également à la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Selon Mahazou, une stratégie nationale et opérationnelle sur la gestion des déchets plastiques est actuellement en phase d’élaboration par le ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, avec le soutien de certains donateurs.

Cette stratégie vise à mettre fin aux dégâts causés par le plastique sur l’environnement.  »Elle sera financée par le gouvernement et certains donateurs intéressés par la question, notamment l’Union européenne, les coopérations allemande, canadienne et italienne, affirme Mahazou. Il ajoute que ce projet bénéficie déjà du soutien gouvernemental à travers la direction nationale de l’environnement, qui assiste et conseille ses promoteurs.

 »Au Niger, l’emballage plastique est fortement utilisé dans le commerce en raison de son faible coût et de sa praticabilité », explique Mahazou, estimant que seule une sensibilisation soutenue des populations sur ses dangers peut mettre fin à son utilisation.

Selon le commandant Ibrahim Yacouba interrogé par IPS dans un bureau des douanes à Niamey,  »entre janvier et décembre 2005, plus de 5,215 millions de kilogrammes de sacs, sachets, pochettes, cornets et autres matières plastiques sont entrés dans notre pays par le cordon douanier ».

 »Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, à cause notamment des quantités importantes de plastiques qui échappent au contrôle douanier et entrent par la fraude », ajoute-t-il. (FIN/2006)



Arrestation des leaders de 1988 au Myanmar

14 10 2007

Hier, la junte militaire du Myanmar a arrêté trois leaders de plus (ceux sur la photo) du mouvement étudiant qui avait mené les manifestations contre la junte en 1988 et qui avait été réprimé par la junte qui avait tué plus de 3000 personnes pour ce faire. La personne qui les aidait à se cacher, Ko Ko, a aussi été arrêtée. D’autres leaders étudiants sont en détention continue depuis plus de 15 ans. Les conditions de détentions sont horribles et plusieurs birman(e)s font appel à la communauté internationale ou du moins à des organisation comme la Croix rouge, pour venir inspecter les conditions de détentions. Ce n’est pas la première fois que ces opposants pacifiques au régime sanguinaire du Myanmar se font arrêter. Par exemple, Htay Kywe fut arrêté en 1991 et a été incarcéré dans la l’infâme prison Insein de Yangoun, il fut ensuite transféré à la prison Tharrawaddy en 1995 et finit de purger sa peine en juillet 2001 mais resta emprisonné par les autorité grâce à l’Acte de «protection de l’État contre les menaces» 10 A, loi semblable au «Military Commissions Act» aux États-Unis, ou l’ordonnance de l’incendie du Reichstag Nazi, qui permet l’emprisonnement arbitraire de suspects. Il est finalement libéré en octobre 2004. Seulement pour devoir se cacher à partir d’août dernier et d’être emprisonné de nouveau hier.

source: Irrawaddy 




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