L’ingéniosité des Nigérien(ne)s

8 11 2007

Pavés de sacs de plastiqueLes sacs de plastiques sont une vraie plaie dans plusieurs régions d’Afrique.  L’édition de novembre 2007 de Québec Science fait part d’une solution ingénieuse trouvée l’organisme RESEDA au Niger: récuper les sacs de plastique, les faire fondre et les mélanger à du sable, verser le tout dans un moule, attendre 30 minutes et le pavé est prêt. Tout le procédé prends moins de 45 minutes selon le responsable de la production Osseinni Amadou. Les pavés fabriqués par le RESEDA sont aussi les plus solides et résistants selon les tests du ministère des Travaux publics du Niger. Ils sont aussi moins chers que les autres pavés et ils sont bon pour l’environnement.

Voici un article à ce sujet trouvé sur IPS:

ENVIRONNEMENT-NIGER :

Récupérer les déchets plastiques pour fabriquer des pavés

Ousseini Issa

NIAMEY, 20 fév (IPS) – Pour lutter contre la pollution de l’environnement, une technique de recyclage des déchets plastiques en pavés a été mise au point par le Réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale basée à Niamey, la capitale du Niger.

”Le pavé s’obtient à partir d’un mélange de déchets plastiques fondus et de sable fin qu’on malaxe avant de passer dans des moules traditionnels. Les déchets plastiques servent aussi de combustible pour la cuisson (des pavés)”, explique à IPS, Housseini Hamidou, le président du Club UNESCO de l’Université de Niamey, producteur de pavés. (L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le produit obtenu de ce mélange résiste à une pression de plus de neuf bars (unité de mesure de pression), selon le Laboratoire de la direction des travaux publics, basé à Niamey et cité par Hamidou.

La technique des pavés est de plus en plus utilisée pour le revêtement des rues dans plusieurs villes d’Afrique de l’ouest depuis le début des années 1990, avec l’appui financier des donateurs étrangers. Selon des techniciens, les revêtements effectués avec des pavés sont moins coûteux, plus résistants et plus durables que le bitume.

Selon Hama Attahirou, le secrétaire général adjoint de l’association, cette idée de recycler les déchets plastiques en pavés a germé à partir d’un constat : ”Nous avons constaté que la gestion des déchets plastiques pose un gros problème au niveau de la communauté urbaine de Niamey, où nous avons collecté, à travers un mini-projet dénommé ‘Rendons notre ville propre’, 600 tonnes de déchets plastiques dans une seule commune de Niamey”.

”Nous avons donné une partie (des plastiques) à une briqueterie qui s’en est servi comme combustible, mais il nous restait encore sur les bras une grosse quantité dont nous ne savons pas quoi en faire”, explique Attahirou à IPS. ”C’est à ce moment qu’un volontaire de Oxfam Québec, qui a travaillé au Tchad sur la question, nous a donné l’idée en nous aidant à mettre au point la technologie permettant le recyclage des déchets plastiques en pavés”.

Implantée à Kourterey, une bourgade située à environ cinq kilomètres de Niamey, l’usine de recyclage des déchets plastiques a démarré ses activités au début de 2005, et est actuellement exploitée par le Club UNESCO de l’Université de Niamey, avec une dizaine d’ouvriers pour une production moyenne de 32 pavés par jour, a constaté IPS sur place.

Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés. ”La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés”.

Actuellement, c’est le seul groupe qui fabrique ces pavés au Niger pour l’instant, mais les promoteurs envisagent de l’étendre aux autres régions du pays avec le temps.

Le Club UNESCO de l’Université de Niamey est une association d’étudiants et scolaires qui intervient dans la promotion de l’éducation et l’alphabétisation fonctionnelle, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la désertification. Il est basé à l’université. Selon Tafio Ibrahima, son secrétaire général, la ”fabrication de pavés avec les déchets plastiques entre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Niamey”.

”Au RESEDA, nous n’avons pas vocation à exploiter les technologies que nous mettons au point, c’est pourquoi nous avons rétrocédé l’usine au Club UNESCO de l’université qui est venu nous voir avec un projet de transformation des déchets plastiques en pavés”, déclare à IPS, Rékia Mamane, la trésorière de l’association.

”Le RESEDA bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et œuvre pour la promotion de l’artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération”, ajoute Attahirou. Hamidou du Club UNESCO a confié à IPS avoir eu l’idée de ce projet de fabrication de pavés au sortir d’un forum des jeunes francophones sur l’éducation environnementale, tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en juillet 2005.

”Le projet a pu se matérialiser grâce à l’appui du RESEDA qui nous a rétrocédé son usine et les ouvriers, et au soutien financier de l’Agence française de développement pour un montant de 2,155 millions de francs CFA (environ 4.000 dollars)”, reconnaît-t-il.

Ibrahima ajoute : ”Pour l’heure, le produit n’est pas encore commercialisé, mais nous entendons le faire pour permettre à l’usine de continuer à tourner après la fin du financement que nous avons reçu”.

De couleur noire, ce pavé orne déjà un pan de route à Niamey, à titre expérimental, et se présente ”comme une solution efficace contre la prolifération des déchets plastiques qui causent beaucoup de dégâts dans les centres urbains et en campagne”, affirme Attahirou.

Selon Sani Mahazou, chef de la Division lutte contre les pollutions et nuisances à la direction nationale de l’environnement à Niamey, ”les déchets plastiques agressent la vue aussi bien en ville qu’en brousse, mais constituent surtout un danger pour les ressources naturelles et les animaux”.

”Le plastique est une matière non biodégradable qui empêche l’air de circuler et l’eau de s’infiltrer pour alimenter les plantes lorsqu’il est enfoui dans le sol; en ville, il bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées”, souligne Mahazou à IPS. Il déplore également la mort provoquée des animaux qui ingurgitent des déchets plastiques sur les parcours pastoraux.

Doulaye Garba, un habitant de Kourterey interrogé par IPS, ne cache pas sa satisfaction par rapport au changement de son environnement depuis l’installation de l’usine de recyclage : ”Notre cadre de vie et même les champs environnants présentent un visage avenant grâce au ramassage systématique des déchets plastiques par les enfants qui les vendent sur le site”.

Ce sentiment de satisfaction est partagé par Zalika Boureïma, une conseillère communale à Niamey, pour qui ”ce recyclage des déchets plastiques en pavés apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les autorités communales qui ont désormais un moyen pour s’en débarrasser”.

”Le ramassage des déchets plastiques est fait par des enfants désœuvrés dans les quartiers et en brousse moyennant une rémunération de 400 FCFA (environ 74 cents US) par sac de 50 kilogrammes de plastiques collectés”, déclare Hamidou, précisant que cette politique vise également à la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Selon Mahazou, une stratégie nationale et opérationnelle sur la gestion des déchets plastiques est actuellement en phase d’élaboration par le ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, avec le soutien de certains donateurs.

Cette stratégie vise à mettre fin aux dégâts causés par le plastique sur l’environnement. ”Elle sera financée par le gouvernement et certains donateurs intéressés par la question, notamment l’Union européenne, les coopérations allemande, canadienne et italienne, affirme Mahazou. Il ajoute que ce projet bénéficie déjà du soutien gouvernemental à travers la direction nationale de l’environnement, qui assiste et conseille ses promoteurs.

”Au Niger, l’emballage plastique est fortement utilisé dans le commerce en raison de son faible coût et de sa praticabilité”, explique Mahazou, estimant que seule une sensibilisation soutenue des populations sur ses dangers peut mettre fin à son utilisation.

Selon le commandant Ibrahim Yacouba interrogé par IPS dans un bureau des douanes à Niamey, ”entre janvier et décembre 2005, plus de 5,215 millions de kilogrammes de sacs, sachets, pochettes, cornets et autres matières plastiques sont entrés dans notre pays par le cordon douanier”.

”Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, à cause notamment des quantités importantes de plastiques qui échappent au contrôle douanier et entrent par la fraude”, ajoute-t-il. (FIN/2006)



Cradle to Cradle design

5 11 2007

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Le site internet de William A. McDonough est http://www.mcdonough.com/ et le site de sa compagnie est http://www.mbdc.com/ .



Manifestation Contre Rabaska

25 10 2007

Voici un courriel que j’ai reçu que j’aimerais partager avec vous. Comme vous le savez, Charest vient d’approuver le projet Rabaska. Désolé si je ne réponds pas trop dernièrement aux commentaires et message. Je serai de retour le 1er novembre.

DÉNONCER le gouvernement CHAREST dans L’AFFAIRE RABASKA

GRANDE MANIFESTATION DEVANT LE PARLEMENT DIMANCHE, 28 OCTOBRE

14 H 30

DÉPART PRINCIPAL SUR LES PLAINES, FACE AU MUSÉE DES BEAUX-ARTS DU QUÉBEC, À 13 H 30

AUTRE DÉPART : TRAVERSE DE QUÉBEC, 14 H

Arborez pancartes thématiques et banderoles, rubans, ballons de couleurs rouge, orange, bleu, jaune, noir, vert et blanc afin de symboliser quelques uns des multiples impacts néfastes du projet de terminal méthanier Rabaska à Lévis, en face de l’Île d’Orléans.

Invitation du CMSQ, Nature Québec, CRE de la Capitale, AQLPA GIRAM, APPEL, Rabat-Joie, ACPM et plusieurs autres organismes.



Le Transport en commun: la solution la plus productive, l’exemple de Vancouver

16 10 2007

Merde! Aujourd’hui (techniquement hier) était le blog action day pour l’environnement, et j’ai complètement oublié je n’est donc pas le temps d’écrire un article moi-même (c’est dommage parce que j’ai un super bon sujet que je devrai malheureusement reprendre plus tard). Je reprends donc un article d’Option Transport Durable très pertinent. Désolé pour le léger retard sur le blogue action day.

Montréal dévoile son Plan de transport 2007
18 mai 2007 – La ville a dévoilé son Plan de transport 2007 (4,5meg). Ce plan permettra assurément de réduire le temps d’attente pour les citoyens de la région de Montréal. Tous en bénéficierons, car il y aura moins de congestion routière.
Rappelons que les citoyens de la ville de Vancouver ont réduit leurs temps de déplacement après qu’il y ait eu des investissements majeurs dans le transport collectif. À Montréal, en 2005, chaque travailleur avait augmenté de 56 heures sa perte de temps dans la congestion par rapport à 1992.

Faites votre calcul du coût annuel des pertes : 56 heures par an X taux horaire ($) X 1 millions de travailleurs = ?

Ville Chaque jour Chaque semaine Année
(48 semaines)
Montréal 14 minutes 70 minutes 56 heures
Vancouver -3 minutes -15 minutes -12 heures

Le temps moyen des déplacements pour faire l’aller-retour entre la maison et le lieu de travail


Télécharger l’étude de Statistique Canada

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L’ALÉCA: un référendum frauduleux

13 10 2007

http://www.organicconsumers.org/images/bytes/cafta.jpgIl y a moins d’une semaine, le 7 octobre, le Costa-Rica tint un référendum  afin de décider de son adhésion ou non à l’ALÉCA  (CAFTA  en anglais ou Tratado de Libre Comercio entre República Dominicana, Centroamérica y Estados Unidos de América en espagnol). L’ALÉCA, l’Accord de libre échange Centre-américain, regroupe les ÉU, El Salvador, le Nicaragua, le Guatemala, le Honduras et la République dominicaine ainsi que, maintenant, le Costa Rica, c’est l’équivalent centre-américain de l’ALÉNA. Selon les résultats officiels, le peuple costaricain a approuvé l’ALÉCA dans une proportion de 51,58% contre 48,42%, mais le processus référendaire a été entaché de plusieurs irrégularités.  Déjà, il semble qu’il y ait eu fraude: les sondages dans les jours avant le référendum prédisaient un victoire du refus à l’ALÉCA avec une avance de 10%, soit largement au dessus de la marge d’erreur du sondage moyen (2-3%)! En effet, le dernier sondage en date, qui questiona 1202 personnes entre le 27 sept. et le 2 oct., trouva que 55% des gens étaient contre et 43% étaient pour avec une marge d’erreur de 3,5% 19/20. Juste pour vous donner une idée de l’improbabilité du résultat du référendum si le sondage est exacte cela veut dire (en langage statistique que la distribution des gens votant contre suit une distribution normale avec pour moyenne de 55% et un écart-type de 1,75% et donc) que la probabilité que les partisans de l’ALÉCA remportent le référendum est inférieur à 1% (0,22% pour être exacte). Évidemment la dernière affirmation suppose que le sondage a été de façon rigoureuse et sans avoir été lui-même manipulé.  Mais à part la vraisemblable fraude, il y a eu corruption et intimidation à souhait. Pour donner quelques exemples:

  • Le Président du Costa Rica, Arias, a reçu de Carlos Slim, l’homme d’affaire mexicain qui a récemment dépasser Bill Gates comme l’homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes et qui contrôle Telmex [ex-compagnie de téléphonie d'État du Mexique, on parle ici de quelqu'un que la privatisation a rendu riche, pour donner une petite idée de la fraude de cette privatisation de 1990, Slim et ses acolytes, dont France Télécom, n'ont pas payé le gouvernement du Mexique immédiatement pour l'achat de Telmex mais faisaient simplement verser les profits de Telmex au gouvernement pour les quelques années qui suivirent en guise de payement] , Telcel et América Móvil, des contributions illégales pour la campagne pro-ALÉCA pour le référendum.

  • La représente étasunienne au commerce, Susan Schwab, a menacé le Costa Rica qu’il ne bénéficierait plus d’un statut de partenaire commercial privilégié au près des ÉU s’il votait contre l’ALÉCA à peine trois jours avant le vote. L’ambassadeur étasunien au Costa Rica alla même jusqu’à faire le tour des compagnies exportatrices du pays pour leur réitérer la même menace en ajoutant que cela mènerait à la perte de 14 000 emplois. Et ce même si cette décision est un prérogative du Congrès qui avait affirmer n’avoir aucune intention d’enlever son statut au Costa Rica.

  • Pindeco filière de la bananière Dole qui possède la majorité des plantations au Costa Rica, menaça de renvoyer tous ses employé(e)s et de fermer toutes ses plantations.
  • Le gouvernement menaça les mairies de pousser pour l’ALÉCA et menaça de couper les fonds à celles qui ne le ferrait pas.

sources: 1 2 3



World Bank accused of razing Congo forests

4 10 2007

Repris du Gardian:

http://www.gorillaadventures.com/gallery/congo/pygmy%20with%20hunting%20equipmentl.jpg

Internal report says mass logging threatens Pygmies Findings are embarrassing for British government

  • The Guardian
  • Thursday October 4 2007

The World Bank encouraged foreign companies to destructively log the world’s second largest forest, endangering the lives of thousands of Congolese Pygmies, according to a report on an internal investigation by senior bank staff and outside experts. The report by the independent inspection panel, seen by the Guardian, also accuses the bank of misleading Congo’s government about the value of its forests and of breaking its own rules.

Congo’s rainforests are the second largest in the world after the Amazon, locking nearly 8% of the planet’s carbon and having some of its richest biodiversity. Nearly 40 million people depend on the forests for medicines, shelter, timber and food.

The report into the bank’s activities in Democratic Republic of Congo since 2002 follows complaints made two years ago by an alliance of 12 Pygmy groups. The groups claimed that the bank-backed system of awarding vast logging concessions to companies to exploit the forests was causing “irreversible harm”.

It will be discussed at board level in the World Bank within weeks and may lead to a complete rethink of how forestry in the DRC is practised.

It is particularly embarrassing for the British government, which is a development partner of the bank and its third largest financial contributor. It encouraged the bank to intervene in the Congo forests with export-driven industrial logging and has earmarked £50m for further Congo basin forestry aid.

When the bank moved back into Congo in 2002, after years of war which cost up to 4 million lives, it said industrial forestry could contribute most strongly to the country’s recovery. In its rush to reform the economy it devised new forestry laws, divided the county into zones and aimed to create a favourable climate for industrial logging.

But although the bank is legally committed to protecting the environment, and trying to alleviate poverty, the panel found that the policies it imposed on the Congo were having the opposite social and environmental effects:

· An area of 600,000 square kilometres (232,000 square miles) of forest was earmarked for logging companies.

· The bank failed to address critical social and environmental issues.

· It ignored between 250,000 and 600,000 Pygmies believed to be living in the Congolese forests, even though their presence was well known and documented.

· It put the Pygmies in serious potential harm.

Criticism is made of the forestry reforms that the bank imposed in return for loans of more than $450m. Initially, said the panel, “the bank provided [to the government] estimates of export revenue from logging concessions that turned out to be far too high. This encouraged a focus on reform of the forestry system at the expense of pursuing sustainable uses of forests, the potential for community forests and for conservation.

For the most part foreign companies, or local companies controlled by foreigners, have been the beneficiaries of this,” the report said.

In a scathing analysis of the bank’s economic reasoning, the panel said the bank had “distorted the real economic value of the country’s forests” by looking solely at the tax and revenue that increased industrial logging might generate. “There seems to have been little action to support alternative uses of the forest resources,” it said.

The panel travelled deep into the forest to take evidence from the Pygmy communities, who told it they were not consulted before the bank launched its wide-ranging forestry reforms.

One Pygmy leader told the panel: “We are being made poor in every aspect … the [logging] company prevents us from going into the forests.” Another said that the company had bought the land so that people could no longer live in the forests.

“Roads are going ever deeper into the forests, opening it up. We are increasingly deprived of our foods and drugs. We have never seen anything from the bank except promises,” said a third.

Research by non-government groups last year showed that 12 foreign-owned or foreign-controlled companies were encouraged by the bank to dominate the entire industry. Some had concessions of more than 5m hectares, and all included Pygmy communities in their holdings. The bank is reviewing the legality of many of these concessions.

Yesterday international groups that have worked with Congolese communities said they were shocked by the panel’s findings.

“The Pygmies must be fully involved in developing any future plans for the forest, and the bank need to find ways of helping them uphold their rights, rather than helping logging companies to destroy them,” said Simon Counsell, director of the Rainforest Foundation.

“The World Bank must change drastically its forest policies. Industrial logging is not contributing to poverty reduction, while its expansion undermines future financial benefits for environmental services,” said Staphan van Praet, the Africa forest campaigner for Greenpeace International.



Confessions of an Economic Hitman

1 10 2007

The 1973 oil crisis and the US dollar. John Perkins addresses the veterans for peace:

PART I:


PART II:

PART III:

And as a little bonus … the confession of a Walmart Hitman:



Génocide d’indigènes en Argentine

29 09 2007

texte repris d’amerikenlutte, (pulse aquí para un texto en española):

IMG_3147.JPG

Le Chaco, province du nord-est de l’Argentine, fait l’objet de l’attention de certains médias en raison de la mort de dénutrition de plusieurs indigènes, morts utilisées avant les élections. En fait la situation est beaucoup plus dramatique que les quelques images montrées. Le Chaco est la cible d’entreprises de culture de soja (transgénique) qui sont en train de faire disparaître les forêts chaqueñas et les indigènes tobas qui y vivent. Ci dessous un article de Mempo Giardinelli. amerikenlutte

L’IMPENETRABLE OU L’AGONIE QOM

Ces derniers temps, la province du Chaco attire l’attention de tout le monde. Presse et télévision globale viennent surveiller les dommages de la malnutrition qui affecte des milliers d’aborigènes dans les forêts qui sont connues – maintenant improprement – comme L’Impénétrable (El Impenetrable”).

Ma collègue et amie Cristina Civale, auteure du blog Civilisation et Barbarie, du quotidien Clarin, m’invite à l’accompagner. Ce n’est pas la première invitation que je reçois, mais c’est la première que j’accepte. J’ai refusé de m’y rendre avant les récentes élections, parce que toute impression écrite est interprétée, évidemment, comme dénonciation électorale. Et je suis convaincu, depuis longtemps, que l’effroyable situation socio-économique dans laquelle se trouve les peuples originaires du Chaco, et son détournement socio-culturel, n’est le fait d’aucun gouvernement en particulier de ceux des 30 ou 40 dernières années (il y en a eu des civils et militaires ; des péronistes, dictatoriaux et radicaux) mais de tous.

D’abord nous nous sommes arrêtés à Sáenz Peña, la deuxième ville du Chaco (90 mille habitants), pour une visite clandestine – non demandée ni autorisée – à l’Hôpital Ramón Carrillo, le second le plus important de cette province. Civale prend des notes et interview des patients indigènes dans les salles, tandis que je parcours les couloirs mouillés sous les infinies fuites des plafonds, et regarde les parois défaites, dépeintes et sales, les cours sordides et un puits noir ouvert avec de l’eau stagnante près de la cuisine.

Bien que la devanture de l’hôpital ait été peinte récemment, il y a derrière une décharge d’ordures à ciel ouvert au milieu de deux pavillons. Du verre et des meubles cassés, des déchets, des radiographies, des décombres et des déchets chirurgicaux encombrent les salles où les patients sont seulement des corps absorbés par des maladies comme la tuberculose ou le mal de Chagas. Je suis impressioné par la quantité de gens allongés sur les sols, je ne sais pas s’ils sont des patients ou des familles, c’est pareil.

Un heure plus tard, sur le chemin jusqu’à Juan Jose Castelli – population de 30 mille habitants qui s’autoqualifie « Vestibule de l’Impénétrable » – l’amertume et la colère se perfectionnent en observant ce qu’il reste du Chaco boisé d’autrefois. Ce qui fut l’empire de quebrachos centenaires et d’une faune merveilleuse, sont maintenant des champs brûlés, des sols sablonneux et désertique, avec des racines attendant les pelleteuses qui prépareront cette terre pour le festival de soja transgénique qui dévaste notre pays.

Nous entrons – à nouveau par derrière – dans l’Hôpital de Castelli, qui est supposé s’occuper de 90 ou 95 pour cent des aborigènes de tout l’Impénétrable. Ce que je vois là moi frappe la poitrine, les tempes, les yeux : au moins deux douzaines d’êtres dans des conditions définitivement inhumaines. Ils ressemblent à des ex personnes, avec à peine de la peau sur les os, des corps comme ceux des camps de concentration nazis.

Une femme de 37 ans qui pèse moins de 30 kilos paraît en avoir plus de 70. Elle ne peut pas lever les bras, elle ne comprend pas ce qu’on lui demande. Cinq mètres plus loin une ancienne (ou cela y ressemble) est à peine un petit tas d’os sur un lit déglingué. L’odeur rance est insupportable, les mouches grasses paraissent être la seule chose saine, il n’y a pas de médecins en vue et il règne un épais silence, lourd et accusateur, comme celui des parents qui attendent près des lits, ou assis sur le sol du couloir, aussi ici, sur des couvertures crasseuses, calmes comme celui qui attend la Mort, cette condamnation qui, en plus, ici tarde à venir.

Je sens une nouvelle et croissante fureur, une impuissance absolue. Je demande à une jeune infirmière qui nettoie un meuble si c’est toujours ainsi. « Toujours », me répond elle en se relevant avec un chiffon sale dans la main, « bien que dernièrement ils en ont sorti beaucoup, depuis qu’a commencé à venir la télé ».

Elle est mince et un visage de bonne personne : on lui voit davantage de résignation que de ressentiment. Ils sont 44 infirmiers dans tout l’hôpital mais ils ne suffisent pas pour les trois tours. Ils travaillent huit heures par jour cinq jours par semaine et les universitaires perçoivent autour de mille pesos (250 euros) , et les contratuels moins de 600, comme elle. Les jours de pluie, celle-ci entre par les plafonds et ceci est un enfer, dit elle et indique les machimbres putréfiés et les puits noirs saturés qui débordent d’excrément dans les toilettes et les cours. Et tout est lavé avec de l’eau, rien de plus, parce que « nous n’avons pas de javel ».

Je marche par un autre couloir et j’arrive à Obstétrie et Pédiatrie. Là, ils sont tous tobas (indigènes). Une gamine pleure devant son fils, un petit sac d’os bruns avec deux yeux énormes que l’on regarde avec douleur. Un autre jeune dit qu’il ne sait pas ce qu’a sa fille mais il ne veut pas qu’elle meure, bien qu’il soit évident qu’elle est en train de mourir. Il y a une vingtaine de lits dans le secteur et dans touts la même chose : malnutrition extrême, crasse dans les draps, milliers de mouches, désolation et peur dans les regards.

Ensuite nous voyageons une heure et le tableau se fait de plus en plus grotesque. Nous nous arrêtons à Fortin Lavalle, Villa Rio Bermejito, les terres au-delà du Pont La Sirena, les endroits El Colchon, El Espinillo et plusieurs autres. Il y a des dizaines de baraques de boue et de paille, réduits infâmes où s’entassent des familles de l’ethnie Qom (tobas). Toutes, sans exception, dans des conditions sous-humaines.

Ces terres – plus de trois millions d’hectares – ont été vendues avec les aborigènes à l’intérieur. Ils sont plusieurs milliers et sont là depuis toujours, mais ils n’ont pas de titres, de papiers, ni ne savent comment les obtenir. Les amis du pouvoir, eux, oui les ont, et les font valoir. Le résultat est la dévastation de l’ Impénétrable : quand on coupe la forêt, les espèces animales disparaissent, elles s’éteignent. Les êtres humains aussi.

Et bien que quelques bonnes âmes urbaines disent le contraire, et que se scandalisent certains dirigents, dans le maintenant ex Impénétrable du Chaco des mots durs comme extermination ou génocide sont en vigueur.

Défilent devant nos yeux des malades de tuberculose, de Chagas, de lesmaniasis, des enfants qui ont seulement mangé de la farine mouillée dans de l’eau, entourés des chiens maigres et osseux comme leurs maîtres. Ils s’appellent Margarita, Nazario, Abraham, Maria et c’est la même chose. Ils disent presque tous être évangélistes, de l’Assemblée de Dieu, de l’Eglise Universelle, des “pentecopistes” ou des “anglicains”.

Involontairement ironique, j’évoque Yupanqui : “Par-ci, Dieu n’est pas passé”.

À la tombée de la nuit je suis cassé, brisé, et je ne peux que griffoner ces notes, indigné, conscient de leur inutilité. En repartant je vois dans un hameau une affiche déchirée sur le sol : “Avec la force de Rozas, votez liste 651″. Et sur le mur d’un ranch de boue, sûrement infesté de vinchucas (insectes qui transmettent le mal de Changas, NdT), je vois un coeur rouge comme celui des pasteurs médiatiques brésiliens de “Arrête de souffrir”. En dessous il est écrit : “Le Chaco mérite mieux. Votez Capitanich” (en septembre on eu lieu les élections à gouverneur de la province, NdT).

À environ 400 kilomètres de là, le scrutin final des élections avance lentement, nerveusement. Dans un bureau le ministre de la Santé de cette province continuera de nier tout cela, tandis que le gouverneur se prépare à être sénateur et à vivre à Buenos Aires, bien loin d’ici, comme presque tous les législateurs.

Jamais auparavant, le Chaco ni ce pays ne m’avaient fait mal autant.

Mempo Giardinelli, Pagina/12, 25 septembre 2007. Traduction: http://amerikenlutte.free.fr

Pour plus d’info sur le soya en Argentine voir ce vidéo .



Image du jour

29 09 2007

Pour plus d’info sur le soya en Argentine voir ce vidéo .



Qu’est-ce que la Françafrique?

26 09 2007

Voici une courte introduction sur la Françafrique:


Qu’est-ce que la Francafrique ?
envoyé par laVielesGensVoici un plus long vidéo pour en savoir plus:Partie I


De la françafrique à la mafiafrique1/7
envoyé par sur_vivantPartie II


De la françafrique à la mafiafrique 2
envoyé par sur_vivantPartie III


De la françafrique à la mafiafrique 3
envoyé par sur_vivantPartie IV


De la françafrique à la mafiafrique 4
envoyé par sur_vivantPartie V


De la françafrique à la mafiafrique 5
envoyé par sur_vivantPartie VI


De la françafrique à la mafiafrique 6
envoyé par sur_vivantPartie VII


De la françafrique à la mafiafrique 7
envoyé par sur_vivantEt ceci est une entrevue du Dr. Zagbla témoignant que la Françafrique est toujours bien vivante en Côte d’Ivoire.



Respire – Mickey 3D

19 09 2007



Die-in MTL 2007

18 09 2007

 

 

 

 

22 septembre 2007, 17:30

Square Phillips (carte)
Journée internationale sans voiture

 

En vie sans ma voiture !

À Montréal, ce sont « plus de 12 000 blessés chaque année [qui sont rapportés], dont, en moyenne, cinq piétons par jour. » Près de 50% des décès sont des piétons et « un peu plus de 1500 décès […] seraient attribuables à la pollution atmosphérique » en 2006.

Voici un court vidéo sur la Die-in de 2006:

En format Real Player
En format QuickTime

Pour plus d’info: http://www.dieinmtl.org/index1_fr.php



En Berne – Cowboys fringants

17 09 2007



Manif contre les ports méthaniers

16 09 2007

affiche

Notons ici que comme précédemment mentioné, la seule raison que le Québec s’apprête à permettre ces ports méthanier alors même que toutes les villes côtières étasuniennes les refusent (même si ultimement le gaz doit être acheminer aux ÉU) est parce que les Desmarais (et aussi les cinq grandes banques canadiennes ) ont des intérêts dans toutes les compagnies participant aux projet: GDF, GazMétro, Enbridge, TransCanada et Pétro Canada!



Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »

15 09 2007

Repris du site de l’ONF:

Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »

Le 7 septembre dernier, à Montréal, Femmes Autochtones du Québec (FAQ) organisait une manifestation pour dénoncer la position du Canada dans le dossier de l’adoption de la « Déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones ».

Vidéo: Le Canada s’oppose à la « Déclaration des droits des peuples autochtones »; réalisation Santiago Bertolino, durée: 8min.52

 

En effet, les États Membres de l’ONU seront appelés, le 13 septembre,
à adopter par consensus cette déclaration reconnaissant le droit à l’autodétermination des peuples autochtones qui se négocie depuis 22 ans. Mais voilà que depuis l’entrée des conservateurs au pouvoir en janvier 2006, le Canada est devenu un farouche opposant à cette déclaration. Dernièrement, à quelques semaines du vote final pour l’adoption de la déclaration, le Canada, appuyé par l’Australie, la Nouvelle-Zélande, la Russie, la Colombie, la Guyane et le Surinam, a demandé de reprendre les négociations, manoeuvre qui a pour but de paralyser l’adoption de la déclaration.Pour savoir plus sur le sujet voici quelques liens:


Cybersolidaire: Pour la reconnaissance et la protection des droits des peuples autochtonesLe Devoir: Autochtones: le Canada fait bande à part

Le Devoir: Gain autochtone malgré le Canada

ONU: CONFÉRENCE DE PRESSE SUR LE PROJET DE DÉCLARATION DES NATIONS UNIES SUR LES DROITS DES PEUPLES AUTOCHTONES

Ministère des Affaires Indiennes et du Nord (communiqué): Position du Canada : Projet de déclaration des Nations Unies sur les droits des peuples autochtones

Amnisitie Internationale (communiqué): Déclaration des droits des peuples autochtones : Il est grand temps que le Canada se rallie




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