Les infirmières maltraitées dans le secteur privé

15 11 2007

repris de l’Aut’Journal:

La FIQ interpelle le Groupe Castonguay

09 novembre 2007

Pierre Dubuc

« En Angleterre, les infirmières veulent revenir au secteur public. Elles avaient trouvé alléchant d’aller au secteur privé. Mais leur salaire a diminué de 11% en trois ans. » Voilà une des leçons que Lina Bonamie, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), rapporte de sa participation au congrès de l’Internationale des services publics qui s’est tenu à Vienne en Autriche, du 24 au 28 septembre.

« L’atelier sur l’Angleterre était fort couru, nous dit-elle, particulièrement pour ceux oeuvrant dans le domaine de la santé. Comme cela est en train de se passer ici, les agences privées ont servi de fer de lance à la privatisation. Mais les conditions ont radicalement changé en quelques années. »

Une offensive mondiale généralisée

Lina Bonamie raconte que le gouvernement garantissait les fonds de retraite des infirmières qui passaient au privé, mais que les nouvelles infirmières qui s’inscrivent maintenant au privé n’y ont pas droit.

« On a fait miroiter une diminution des listes d’attente avec les partenariats public-privé mais, après cinq ans, on constate que les listes s’allongent tant au privé qu’au public. On n’a rien réglé », a-t-elle appris.

« La situation est similaire au Nicaragua, enchaîne-t-elle. Avec la privatisation, on a constaté une détérioration importante des indicateurs de santé, comme le taux de mortalité infantile. On veut revenir au public. »

Ces deux exemples illustrent bien ce que la délégation québécoise a entendu au congrès de l’Internationale des services publics où des représentants de 120 pays étaient présents. « Partout, c’est une offensive généralisée contre les services publics. Dans certains pays, on commence par vouloir privatiser l’eau. Dans d’autres, c’est la santé qui est dans le collimateur. »

« Mais, selon elle, partout, le pattern est le même. On fait mauvaise presse aux services publics pour que la privatisation apparaisse comme la solution. »

Castonguay veut le ticket modérateur

La FIQ a rencontré le Groupe de travail de Claude Castonguay dont le mandat est de proposer des voies pour la privatisation du réseau de la santé. « On connaissait le mandat du comité et on a bien vu la tangente qu’il prend, nous confie Lina Bonamie. Mais on a quand même proposé des alternatives. »

« On a insisté particulièrement sur le rôle des compagnies pharmaceutiques. En deux ans et demie, nos salaires ont augmenté d’à peine 2% alors que le coût des produits pharmaceutiques a grimpé de 205% ! On a plaidé pour la diminution de la durée des brevets des médicaments. M. Castonguay nous a ressorti l’argument usé que les entreprises vont quitter le Québec », raconte la présidente de la FIQ.

Un autre sujet majeur abordé lors de la rencontre avec le Groupe Castonguay : le ticket modérateur. « M. Castonguay a dû reconnaître qu’il n’y avait aucune étude à travers le monde en appui à cette politique mais, de toute évidence, il veut l’essayer quand même. »

« Notre pratique nous apprend que, dans les salles d’urgence, il y a beaucoup plus de gens qui ont trop attendu avant de se présenter que d’abuseurs. La preuve a été faite avec l’assurance-médicaments : quand les gens ont à débourser un montant d’argent, plusieurs retardent l’achat et la prise de leurs médicaments. »

« On a compris à ses propos que M. Castonguay exempterait les gens qui sont à la sécurité du revenu, mais ce sont ceux qui ont des revenus à peine supérieurs, qui sont juste à la marge, qui écoperont », ajoute-t-elle.

Une pénurie maintenue volontairement

Bien évidemment, la FIQ mène le combat contre l’ouverture de cliniques privées comme le projet Rockland MD. « Où le privé va-t-il aller chercher son personnel, ses infirmières sinon dans le public? On va les former dans le public pour le privé !? Est-ce là la solution?! », lance-t-elle.

Les cliniques privées ne vont qu’accentuer le problème criant de la pénurie de personnel. Une pénurie maintenue volontairement, selon elle.

Le rôle clef des agences privées dans le processus de privatisation n’échappe pas à Lina Bonamie. L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec vient de révéler à cet égard des chiffres troublants. En un an, le secteur privé a vu ses rangs grossir de quelque 350 infirmières. Du coup, ses effectifs ont atteint les 6000 professionnels. Depuis l’an 2000, la proportion d’infirmières travaillant dans le réseau public est passé de 87% à 83%.

« On nous dit que les agences répondent aux besoins des jeunes infirmières qui ne voudraient pas travailler à temps plein, qui voudraient pouvoir choisir leurs horaires, leur lieu de travail. C’est évident, rétorque Lina Bonamie, que si le choix est d’être précaire dans le public ou travailler pour une agence, plusieurs vont choisir l’agence. »

« Les administrations publiques aiment bien, précise-t-elle, engager des gens à statut précaire, en leur offrant deux jours de travail garantis et le reste sur appel. Mais cela a des conséquences désastreuses sur l’organisation du travail. Le nombre d’heures supplémentaires a augmenté de 144% en trois ans. »

Pour contrer la privatisation, offrir des emplois à temps plein

Quelle est alors la solution? « Elle est bien simple, nous dit Lina Bonamie. Il faut offrir des postes à temps complet. Dans le réseau, à peine 47% des infirmières sont à temps complet ! On nous dit que les jeunes ne veulent pas travailler à temps complet. C’est bizarre, mais cela ne concernerait que le personnel de la santé. Dans les autres secteurs d’activité, dans les nouvelles technologies, dans l’industrie, les gens s’arrachent les emplois à temps complet. Pourquoi ce serait différent dans la santé? »

La FIQ, avec ses partenaires du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), va poursuivre cet automne sa campagne contre la privatisation de la santé. « À Vienne, raconte Lina Bonamie, nous avons fait en atelier une présentation fort appréciée par les congressistes des campagnes menées avec nos collègues du Syndicat de la fonction publique du Québec, du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux et de la Centrale des syndicats du Québec. Ça nous a stimulé à continuer. »

 



Les Congolaises et Congolais sont trahi(e)s de nouveau!

14 11 2007

jianada digu0zhuyiLors de la dernière campagne électorale de la RDC, l’opinion publique congolaise avait réussi à soutirer une unique promesse aux candidats imposés au Congo par les puissances impérialistes (Canada, ÉU, Europe, Australie): réviser les contrats scandaleux (dit léonins au Congo) attribuées aux compagnies minières qui ont (entre beaucoup d’autres choses) financé Laurent D. Kabila (père de l’actuel “président”) lors de sont coup d’État pour venir au pouvoir au Congo. «Élu», Joseph Kabila a en effet procédé à l’établissent d’une commission pour réviser les contrats, mais il y a quelques jours, Kabila, fidèle à ses Maîtres impérialistes et trahissant le peuple congolais de nouveau, abandonna la vraie révision. Voici des précision de Congolite:

La révisitation face à une tentative de crime presque parfait (1)

12 novembre 2007 – Alors que la Commission Gouvernementale de Révisitation des Contrats Miniers devait rendre son rapport en toute transparence, les travaux ont été clôturés dans la précipitation, et sans le concours des experts et des représentants de la Société Civile qui avaient été conviés. Par coïncidence, les trois contrats les plus décriés (TFM [Tenke Fungurume Mining], KCC [Kamoto Copper Company = Groupe George Forrest et sa filiale Katanga Mining] et DCP [DRC copper/cobalt project= Nikanor depuis acheté par Katanga Mining, projet financé par Glencore]) se sont renforcés, ce qui vide l’exercice de sa véritable substance. Par coïncidence, les décideurs des combinaisons minières décriées ont été installé à la tête d’organes politiques, ce qui constitue un obstacle à tout débat public à des réajustements équitables. Face à cette organisation, la désinformation est organisée, et même assumée par une presse muette et un public qui n’a pas soif de l’information. La boucle est presque bouclée, comme pour un crime (presque) parfait. Le pillage minier est à l’ordre du jour depuis 2000, depuis que l’ONU avait lancé le fameux Panel qui avait mis au grand jour la politique du pillage des ressources naturelles et non renouvelables et l’implication des belligérants congolais et de leurs sponsors ou alliés étrangers. Les rapports du Panel furent ensuite adoptés par le Dialogue InterCongolais de Sun City où il fut décidé que le Parlement de Transition monterait une commission ayant le pouvoir d’inspecter et de redresser tous les contrats conclus de 1996 à 2003. Ce fut la fameuse Commission Lutundula qui avait dévoilé le pillage orchestré en haut lieu et même sa poursuite sous la Transition. Mais non seulement le rapport Lutundula n’a jamais été débattu, les contrats les plus importants et, par cela même, les plus léonins, ont été conclus dans la précipitation en automne 2005. Ce fut le bradage ultime destiné à léguer à la postérité un déséquilibre évident en faveur de spéculateurs internationaux, contre, selon toute vraisemblance, des dividendes cachées en faveur des décideurs d’époque, et dirigeants d’aujourd’hui et de demain. Mais les pressions de l’opinion publique ont été telles que les deux camps des présidentiables du second tour des élections avaient fini par faire du réexamen des contrats miniers l’une de leurs rares promesses électorales.

Le gouvernement du marxiste et intransigeant Gizenga allait-il rétablir la Nation dans ses droits à la juste et meilleure rémunération de ses richesses naturelles? Il semble que non. Certes Gizenga a désigné un filleul politique comme ministre des mines, mais les observateurs ont relevé que c’est le vice-ministre issu du clan présidentiel qui dirige le ministère des mines. De même, le plan de gouvernement quinquennal et le budget 2007 n’ont jamais intégré les ressources pouvant provenir d’une meilleure gestion des richesses minérales. Gizenga n’aurait pas fait une omission dissemblable s’il avait opté pour le maintien des contrats miniers décriés. Par contre, le gouvernement issu des urnes avait la capacité de légitimer les contrats issus des régimes dits « illégitimes ». Dès lors, certains analystes craignaient que la mise sur pied d’une Commission Gouvernementale de Révisitation des Contrats Miniers ne fût qu’une astuce pour blanchir ce qui est le plus décrié. Mais à la condition qu’on éloigne le débat de la scène publique. Dans la transparence, l’énumération du standard général des contrats miniers avec la précipitation à allouer des gains abusifs et à long terme ne pourrait jamais résister à l’indignation de l’opinion publique. Partenaires extérieurs et complices au Pouvoir étaient alliés objectivement pour que la Commission fonctionne comme une sorte de blanchisserie et à guichet fermé. Cette alliance aura été facilitée par le fait que les dossiers miniers sont entre les mêmes mains, depuis toutes ces dernières années; et ceux qui avaient dribblé tour à tour le Panel de l’ONU et la Commission Lutundula détiennent toujours le pouvoir politique.

Lorsque fin 2005, il devint évident que le rapport Lutundula serait étouffé, des fuites généreuses furent organisées, et le document se retrouva sur Internet. Les responsables politiques se réfugièrent derrière l’absence de validité d’un document qui n’ avait pas connu de publication officielle. Mais aucune autorité n’avait jamais mis en cause les constats et les conclusions des commissaires. En 2007, plusieurs verrous avaient été mis en place pour encadrer la Commission de Révisitation meublée de fonctionnaires méprisés que l’on a même tenté d’encadrer avec une maison suisse qui avait représenté les intérêts étrangers dans les mêmes contrats. La pourriture du dossier aurait été telle que tous les verrous de sécurité auraient sauté. Les nouveaux commissaires de 2007 n’ont retenu aucun contrat. Autrement dit, tous les contrats ont été rejetés, avec, en prime, des critiques acerbes et des recommandations pour en renégocier certains. Suite à des pressions pour modifier le texte, le rapport a connu des fuites organisées. Tout aussi généreusement qu’en 2005. Une fois de plus, l’autorité a dénoncé l’absence de validité d’un rapport qui n’aurait pas encore été signé. Une fois de plus, aucune autorité n’a contesté le moindre aspect récriminatoire des conclusions de la Commission de Révisitation. Il avait été aisé de bloquer le rapport parlementaire Lutundula, d’autant que l’intéressé aurait avoué une complicité objective en intégrant l’Alliance Pour la Majorité Présidentielle (AMP) dont des ONG avaient retracé le financement par les contrats miniers. En 2007, une marge de manœuvre existe encore, selon des observateurs. Toutes les sociétés impliquées, particulièrement dans le Katanga minier, réalisent des actions dites sociales pour faire croire qu’elles sont profitables aux populations. Entre un démagogue comme le gouverneur Moïse Katumbi et les contractants léonins il se crée ainsi des synergies pour la désinformation et empêcher toute relecture des contrats. L’autre piste suivie est de mettre le pays devant le fait accompli. Tel est le cas avec les contrats miniers chinois en échange de travaux d’infrastructures que personne ne rejetterait. Est-ce à dire que les dés sont pipés. La réponse serait affirmative.

Hilaire Kashala (A suivre)
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AVERTISSEMENT : De commun accord, notre groupe d’experts comprenant Hilaire Kashala, Nestor Kisenga, Philippe Mutamba, Victor Ngoy, Valérien Ngoy et Jean Kyalwe, nous avions renoncé à diffuser nos analyses sur la question minière. L’israélien Dan Gertler nous avait menacés, ainsi que les sites qui nous diffusaient, alors que les faits et toutes les sources étaient exacts. En particulier, un magazine avait estimé sa fortune personnelle à 500 millions de dollars, mais dans sa réplique Gertler avait avoué qu’il ne pesait 250 millions, qui restent excessifs et qui proviennent essentiellement de ses affaires et affinités congolaises qui lui ont servi de tremplin. Nous avions décidé d’ignorer Gertler, jusqu’au jour où l’israélien avait loué un bandeau publicitaire sur un des sites qui nous diffusaient. On a arrêté. Car l’essentiel avait été fait : nous avions montré que l’accès à l’Internet et aux dépêches boursières sont des outils indispensables. Malheureusement, il ne se trouve toujours pas de journaux ou sites congolais qui suivent cette actualité. Le sujet n’intéresse pas davantage la presse francophone internationale. Nous avons maintenant décidé d’écrire de temps à autre, chaque fois que nous sentirons un silence pesant et insultant pour notre intelligence et notre nationalisme



Rothschild: juge et partie dans le pillage du Congo

13 11 2007

repris de Congolite:

Révision des contrats miniers : les Ong congolaises accusent la Compagnie Benjamin De Rothschild d’être juge et partie

(image: logo de la Compagnie Benjamin de Rothschild)

12 juillet 2007 – Un vent favorable a fait parvenir à Congolité un mémorandum des Ong membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC), dans lequel ces organisations non-gouvernementales dénoncent des conflits d’intérêts dans le processus de la revisitation des contrats miniers initiée par le gouvernement. Ces Ong accusent, entre autres, la Compagnie Benjamin De Rothschild d’être, à la fois, juge et partie. En effet, selon les Ong, « Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. » Car, ces Ong ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild (une filiale de la Compagnie Benjamin De Rothschild) et les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers [appartient aux même gens que Adastra]; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) [filière d'Adastra]; Kinross Gold [filière du Groupe Forrest]; Nikanor [depuis fusionnée avec Katanga Mining, filière du groupe Forrest]; Quantum Minerals; Phelps Dodge [appartient à Freeport]; Umicore (anciennement Union Minière). Ces entreprises en consultance financière à la Compagnie Benjamin de Rothschild « sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat congolais décline son expertise. Par conséquent, les Ong demandent à la Compagnie de Rothschild de se récuser comme Expert. Le document dénonce aussi d’autres conflits d’intérêts. Les Ong attirent “l’attention sur le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées”. “La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises d’origine des pays membres de l’ancien Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat) qui n’avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat”, rapporte le mémorandum.

MEMORANDUM DES ONG DE LA RDC ADRESSE AU MINISTRE DES MINES EN RAPPORT AVEC LE PROCESSUS DE REVISION DES CONTRATS MINIERS

1. Introduction

o Les organisations non gouvernementales (ONG) membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC) vous transmettent par le présent Mémo les points saillants qui nécessitent l’attention de la commission gouvernementale de « revisitation » des contrats miniers et des informations relatives aux conflits d’intérêts dans les dossiers sous étude.

o Vous trouverez ci-dessous des préoccupations majeures, notamment celles relatives aux renseignements faisant état des conflits d’intérêts des experts internationaux et leurs liens avec des banques privées qui agissent en bourse comme consultant en techniques financières au nom de certaines entreprises minières mises en cause.

2. Justification de la révision des contrats, selon les ONG membres du Forum

o La Résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pose le principe de la souveraineté permanente des peuples sur leurs ressources qui servent l’intérêt communautaire. Ce principe revient également dans la Charte économique des droits et des responsabilités des Etats de 1974 qui se réfère à l’ordre économique international.

o La résolution 1756 du Conseil de Sécurité de l’ONU renouvelant le mandat de la MONUC établit le lien direct entre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales, l’élite congolaise, l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. Faits établis depuis 2002 par le panel d’experts de l’ONU qui rattache les intérêts des entreprises privées à la guerre déclenchée en RDC depuis 1996.

o Le 15 mai 2007, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a proposé au gouvernement de la RDC, comme solution à la consolidation de la paix dans le pays, alternative appuyée par la communauté internationale, l’extension de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire; l’établissement du contrôle effectif sur les ressources naturelles; et l’amélioration de la gestion des ressources de la RDC.

o Le 11 juin 2007, le Ministre des mines a procédé au lancement officiel des travaux de la commission de revisitation des contrats miniers signés en grande partie en période de guerre, conformément a son arrêté n°2745/cab.min/mines/01/ du 20 avril 2007 portant mise sur pied de la commission ministérielle chargée de la « revisitation » des contrats miniers. L’esprit et la lettre de cette décision rejoignent la recommandation du Secrétaire Général des Nations Unies qui, au mois de févier 2007, proposait la communion d’efforts des secteurs public et privé pour promouvoir la sécurité, la bonne gouvernance, assurer la transparence dans les affaires et dresser un code de bonne conduite du secteur privé en RDC.

o Se référant au droit congolais, les ONG estiment que bien des contrats sont contraires aux lois et dispositions constitutionnelles sur les droits individuels collectifs. A titre d’exemple, l’article 3 du Code minier dispose que « les sites et concessions minières sont la propriété exclusive et inaliénable de l’Etat congolais », et l’article 9 de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 rappelle la souveraineté permanente de l’Etat sur ses ressources tel qu’énoncé par la résolution 1803 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ci-haut invoquée.

3. Préoccupations

o Les ONG membres du FSC sont préoccupées par les limites de compétence dans le chef des personnes qui ont négocié les contrats miniers pour le compte des entreprises minières congolaises. Il s’avère que la plupart des contrats en cause ont porté sur des gisements connus et documentés, mais qui n’ont pas respecté la procédure d’appel d’offre.

o Les organes des entreprises publiques appelés à les engager ont souvent outrepassé leurs pouvoirs, soit par manque d’autorisation, soit par manque d’approbation du ministère de tutelle.

o Les contrats signés ont généralement fait l’objet de beaucoup d’avenants qui les ont dénaturés par la suite.

o Concernant les partenaires privés, les ONG ont de même relevé que certains ont vendu ou cédé des titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation. Cette pratique n’est ni autorisée ni conforme au code minier congolais et ni à celui de bonne conduite généralement accepté par les entreprises minières et bourses internationales.

o Du point de vue économique et technique, il n’y a pas eu au préalable de valorisation réelle des concessions ou gisements faisant l’objet des contrats.

o La plupart de partenaires sans moyens financiers propres n’ont pas tenu compte de la clause sociale pour les travailleurs et les populations congolaises. Ils se sont battus pour avoir la part du lion consacrant des graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises congolais, privant ainsi la population de son droit de jouir des richesses de son pays, comme l’énonce les articles 53 et suivants de la Constitution de la RDC.

o Les royalties payées, toutes choses restant égales par ailleurs, ne sont pas identiques pour les partenaires. Elles sont calculées tantôt sur des recettes nettes tantôt sur des recettes brutes.

o Par conséquent, depuis la signature des dits contrats, le secteur minier n’a pas contribué à l’amélioration du PIB, des revenus à l’exportation et des recettes budgétaires de l’Etat. En sus, les entreprises minières n’ont réussi ni à relancer leurs activités, ni à réduire les dettes. Elles ont perdu la capacité de refaire leurs fonds propres et de réhabiliter l’outil de production.

4. Préoccupations spécifiques aux conflits d’intérêts

o Les ONG voudraient attirer l’attention sur le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées.

o La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises d’origine des pays membres de l’ancien Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT) qui n’avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat.

o En ce moment de la perspective de la révision, les ONG constatent que le gouvernement a choisi trois institutions d’experts internationaux : la Fondation OSISA, le Centre Carter et la Compagnie Benjamin de Rothschild. Des informations reçues des différentes sources et celles tirées de leurs sites respectifs, la Fondation OSISA travaille dans les pays d’Afrique australe sur des questions liées a la démocratie et Droits humains, le Centre Carter travaille pour la promotion de la paix, la lutte contre les maladies et la construction de l’espoir des peuples du monde. Cependant, la Compagnie Benjamin de Rothschild S.A. (CTBR) créée en 1989 à Genève, fait partie du Groupe LCF Rothschild appartenant à la branche Genevoise de la famille Rothschild. Elle accompagne ses clients dans la définition, la quantification et la gestion de leurs risques financiers : Taux d’intérêt (actif ou passif), Devises (flux de trésorerie et exposition du bilan), Matières Premières, Actions et autres activités financières.

o De diverses sources, les ONG du FSC ont appris que la Compagnie Benjamin de Rothschild est très liées à la banque NM Rothschild qui est parmi les grandes banques du monde. NM Rothschild et la Compagnie Benjamin Rothschild sont membres de Rothschild Holdings avec des intérêts dans Rothschild Group and Rothschild Inc. Toutes ces institutions sont propriétés de la famille Rothschild. En plus, Benjamin de Rothschild est membre du conseil d’Administration de la Rothschild Continuation Holdings (RCH).

o La banque N.M. Rothschild, a été très active aux cotés des entreprises minières en RDC a titre de consultant financier. De même qu’en 1999, la Zimbabwe’s Merchant Bank of Central Africa Limited était enregistrée comme membre du groupe dans le rapport annuel.

o Les ONG ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild et les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT); Kinross Gold; Nikanor; Quantum Minerals; Phelps Dodge; Umicore (anciennement Union Minière).

Adastra/AMF/Kingamyambo/Quantum :

Adastra (anciennement AMF) est une entreprise canadienne. Elle avait recouru aux services de NM Rothschild comme consultant financier en 2006. NM Rothschild avait représentée Adastra dans les opérations d’achat/vente avec Quantum Minerals. Adastra était vendu éventuellement a 245 millions de dollars américains en cash et stock. Adastra était gérée par M. Jean-Raymond Boulle, qui devint plus tard associe dans Anglo American co-propriétaire de American Diamond Buyers avec Joseph Martin. AMF était aussi affilié à Barrack Gold avec M. Boulle.

Anglo-American :

Anglo American est reconnue comme étant la troisième grande entreprise minière opérationnelle dans le monde. Deux de ses subsidiaires opèrent en RDC, il s’agit d’Anglo Gold Ashanti et De Beers. Rothschild Inc. sert de conseiller financier a la compagnie Mondi, subsidiaire d’Anglo American. Mais aussi, l’un des hauts responsables d’Anglo American, M. Russell Edey, est Directeur adjoint de la banque NM Rothschild Corporate Finance. David de Rothschild, chef de NM Rothschild était le conseiller d’Anglo American dans l’achat de Kumba Resources, une grande entreprise minière sud Africaine.

Barrick Gold :

Barrick Gold est une entreprise minière canadienne. M. Nathaniel Rothschild est membre du Conseil d’Administration de Barrick Gold et Directeur de “Rothschild Foundation” appartenant à la famille De Rothschild.

DeBeers :

La famille Rothschild, depuis des longues années, possède toujours des grandes parts sociales dans DeBeers. Lord Rothschild était l’un des membres fondateurs de DeBeers Consolidated Mining Company en 1873.

Kinross Gold :

Rothschild Inc. était le conseiller stratégique de Kinross Gold. Kinross Forrest, l’une des entreprises accusées de forte corruption, avait fait une joint venture entre Kinross Gold <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KinrossGold> , George Forrest <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest> et Tain Holdings. Elle a été acquise complètement par Katanga Mining <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KatangaMining> , anciennement Balloch, en juin 2006. George Forrest <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest> est l’actionnaire majoritaire dans Katanga Mining.

Nikanor :

NM Rothschild est le conseiller financier de Nikanor, une entreprise minière opérationnelle en RDC. Nikanor possède les droits miniers sur les sites de Kananga et Tilwezembe et gère le Concentrateur de Kolwezi. La même entreprise cherche à réhabiliter KOV et construire une raffinerie de cuivre et cobalt. Nikanor est listée à la bourse de Londres depuis le 17 juillet 2006 avec un lever de fond de 434 millions de dollars américains.

Phelps Dodge :

Rothschild Inc. est aussi le conseiller financier de Phelps Dodge, une entreprise américaine, plus spécifiquement sur le crédit de financement du projet Tenke Fungurume Mining.

Umicore :

Umicore est une entreprise minière belge qui forme un holding d’entreprises de cuivre qui s’appellerait Cumerio, comprenant celles qui sont déjà opérationnelle en RDC. NM Rothschild branche d’Australie est désignée comme cabinet de conseil financier dans les transactions.

5. La fédération des entreprises du Congo (Fec) devrait donner sa position

o La FEC, partenaire de l’Etat congolais, devrait dire un mot sur le processus de révision des contrats, alors que l’opinion nationale se fait une mauvaise impression des entreprises minières présentées à ce jour comme étant dans la logique d’entretien de l’insécurité pour mieux exploiter des ressources naturelles du pays.

o Les investisseurs étrangers, les entrepreneurs congolais membres de la FEC autant que les organisations de la société civile, devraient contribuer à la recherche de la solution pour la bonne gouvernance des richesses de l’Etat dans la transparence, suivant l’appel de l’ONU fait aux acteurs non étatiques.

o A l’instar de l’église catholique qui a dénoncé les mauvaises conditions d’exploitation minière au Katanga et au Kasaï, ainsi que l’insécurité entretenue dans les provinces de l’Est de la RDC; la FEC devrait passer à la population congolaise un message clair afin que le soutien de la communauté internationale ait un sens.

6. Conclusion et recommandations

Aux entreprises multinationales et la FEC

o Les ONG membres du FSC recommandent que les entreprises multinationales collaborent totalement avec la commission gouvernementale à rétablir les entreprises publiques, l’Etat et la population congolais dans leurs droits.

Au gouvernement de la RDC

o Que le gouvernement manifeste la détermination à en finir avec le pillage orchestré par l’élite congolaise en son sein, en prenant des mesures coercitives, conformément à la loi pénale en rapport avec le détournement des biens publics.

o Au regard des limites de compétence professionnelle des personnes qui négociaient les contrats miniers pour le compte des entreprises minières congolaises en outrepassant leurs pouvoirs, les ONG membres du FSC recommandent une mise à niveau du personnel et la sanction correspondante.

o Que les titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation et cédés aux tiers, soient récupérés conformément aux lois congolaises en vigueur.

o Que les concessions ou gisements ayant fait l’objet des contrats en ignorant leurs valeurs réelles, soient réévaluées, afin de faciliter la renégociation des parts des entreprises et l’Etat congolais.

o Que les contrats dont les partenaires n’ont pas présenté leurs moyens financiers propres soient révisés, afin de permettre aux entreprises et l’Etat congolais de rentrer dans leurs droits respectifs.

o Que les contrats consacrant des graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises congolais au profit des entreprises privées soient rééquilibrés ou annulés.

o Que les royalties payées soient identiques pour tous les partenaires, toutes choses restant égales par ailleurs.

A la Compagnie Benjamin de Rothschild et le gouvernement congolais

o Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. Car, les entreprises citées ci-haut en consultance financière à la Compagnie Benjamin de Rothschild sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat congolais décline son expertise.

Aux ambassades accréditées à Kinshasa

o Il s’avère de même que les entreprises bénéficiaires de la plus part des contrats miniers soient canadiennes, belges, américaines, anglaises, chinoises et sud africaines, les pays qui avaient le plus d’influence au sein de l’ancien CIAT et qui continuent à jouer un rôle clé dans la vie politique interne de la RDC. Les ONG membres du FSC recommandent que les chancelleries en poste à Kinshasa soient justes et jouent un rôle plus transparent vis-à-vis du gouvernement congolais.

A la MONUC

L’ONU reconnaît le lien direct entre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales et l’élite congolaise, et l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. D’autant qu’elle reconnaît que la situation est entretenue dans le but de contrôler les richesses naturelles de la RDC. Les ONG membres du FSC lui recommandent de redoubler ses efforts, suivant son mandat, afin de mettre fin à la maffia internationale liée à l’exploitation illégale des richesses; d’aider l’Etat congolais à étendre son autorité sur tout le territoire; rétablir le contrôle effectif sur les ressources naturelles et d’améliorer la gestion des dites ressources.



Behind the War on the Congo

12 11 2007

repris de ocnus.net et Zmagazine:

(Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beiga National Park under Operation Falcon Sweep.)

Behind the Numbers

Untold Suffering in the Congo

By Keith Harmon Snow & David Barouski, CCA 26/10/06
Oct 30, 2006, 11:28

The British medical journal Lancet recently took greater notice of the Democratic Republic of the Congo (DRC) than all western media outlets combined. A group of physicians reported that about 4 million people have died since the “official” outbreak of the Congolese war in 1998 (1). The BBC reported the war in Congo has claimed more lives than any armed conflict since World War II (2). However, experts working in the Congo, and Congolese survivors, count over 10 million dead since war began in 1996—not 1998—with the U.S.-backed invasion to overthrow Zaire’s President Joseph Mobutu. While the western press quantifies African deaths all the time, no statistic can quantify the suffering of the Congolese.

Some people are aware that war in the Congo is driven by the desire to extract raw materials, including diamonds, gold, columbium tantalite (coltan), niobium, cobalt, copper, uranium and petroleum. Mining in the Congo by western companies proceeds at an unprecedented rate, and
it is reported that some $6 million in raw cobalt alone—an element of superalloys essential for nuclear, chemical, aerospace and defense industries—exits DRC daily. Any analysis of the geopolitics in the Congo requires an understanding of the organized crime perpetrated through multi-national businesses, in order to understand the reasons why the Congolese people have suffered a virtually unending war since 1996.

Some people have lauded great progress in the exposure of illegal mining in DRC, particularly by the group Human Rights Watch (HRW), whose 2005 report “The Curse of Gold” exposed Ugandan officials and multi-national corporations smuggling gold through local rebel militias. The cited rebel groups were the Nationalist and Integrationist Front (FNI) and the People’s Armed Forces of Congo (FAPC). The western companies targeted by HRW were Anglo-Ashanti Gold, a company headquartered in South Africa, and Metalor, a Swedish firm. The HRW report failed to mention that Anglo-Ashanti is partnered with Anglo-American, owned by the Oppenheimer family and partnered with Canada-based Barrick Gold described below (3). London-based Anglo-American Plc. owns a 45% share in DeBeers, another Oppenheimer company that is infamous for its near monopoly of the international diamond industry (4). Sir Mark Moody-Stuart, a director of Anglo-American, is a director of Royal Dutch/Shell and a member of U.N. Secretary General Kofi Annan’s Advisory Board (5). The report also suppressed the most damning evidence discovered by HRW researchers—that Anglo-Ashanti sent its top lawyers into eastern DRC to aid rebel militia leaders arrested there.

Several multi-national mining companies have rarely if ever been mentioned in any human rights report. One is Barrick Gold, who operates in the town of Watsa, northwest of the town of Bunia, located in the most violent corner of the Congo. The Ugandan People’s Defense Force (UPDF) controlled the mines intermittently during the war. Officials in Bunia claim that Barrick executives flew into the region, with UPDF and RPF (Rwanda Patriotic Front) escorts, to survey and inspect their mining interests (6).

George H.W. Bush served as a paid advisor for Barrick Gold. Barrick directors include: Brian Mulroney, former PM of Canada; Edward Neys, former U.S. ambassador to Canada and chairman of the private PR firm Burston-Marsteller; former U.S. Senator Howard Baker; J. Trevor Eyton, a member of the Canadian Senate; and Vernon Jordan, one of Bill Clinton’s lawyers (7).

(Photo: Rape has been used as a systematic means of instilling terror in the
people all over DRC. This girl (20) fled Eastern DRC and crossed the
country on foot to find some refuge in Western DRC.)

Barrick Gold is one of the client companies of Andrew Young’s Goodworks International lobbying firm. Andrew Young is the former Mayor of Atlanta, and a key organizer of the U.S.-Uganda Friendship Council. Young was chosen by President Clinton to chair the Southern Africa Enterprise Development Fund in October 1994. Goodworks’ clients—or business partners in some cases—include Coke, Chevron-Texaco, Monsanto, and the governments of Angola and Nigeria (note weapons transfers from Nigeria cited below). Young is a director of Cox Communications and Archers Daniels Midland—the “supermarket to the world” and National Public Radio sponsor whose directors include Brian Mulroney (Barrick) and G. Allen Andreas, a member of the European Advisory Board of The Carlyle Group.

Barrick Gold’s mining partners have included Adastra Mining—formerly named America Mineral Fields (AMFI, AMX, other names), formerly based in Hope, Arkansas, Bill Clinton’s hometown. Adastra had close ties with Lazare Kaplan International Inc., the largest diamond brokerage firm in the U.S., whose president, Maurice Tempelsman, has been an advisor on African Affairs to the U.S. Government and has been the U.S. Honorary Consul General of the Congo since 1977 (8).

Maurice Tempelsman accompanied Bill Clinton during his African tour in 1998, and he sails with the Clintons off Martha’s Vineyard. He serves on the International Advisory Council of the American Stock Exchange, and is a director of the Woods Hole Oceanographic Institute, a
”scientific” front for his offshore diamond mining—raking the seabed into oblivion.

Adastra also purchased a diamond concession on the Congolese-Angolan border from the Belgian mercenary firm International Defense and Security (1998), and currently has cobalt and copper concessions in Congo’s Katanga (Shaba) province (9). Adastra is a member of the Corporate Council on Africa, along with Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC—the latter two being secretive intelligence and defense entities involved in classified and supra-governmental “black” projects.

In April 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-founder of Adastra (then AMFI), received a $1 billion dollar deal for mines in the Congo at Kolwezi (cobalt) and Kipushi (zinc) from Laurent Kabila’s Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Zaire (ADFL) before they were even officially in power. The ADFL were even allowed to use Boulle’s private jet (10). Meanwhile, directors of Adastra are also former directors of Anglo-American (11). Other Clinton-connected founders of Adastra include Michael McMurrough and Robert Friedland—both involved in shady, criminal, offshore businesses in Indonesia, Africa, Burma and the Americas (12).

Barrick sub-contracts to Caleb International, who has also partnered with Adastra in the past. Caleb is run by Ugandan President Yoweri Museveni’s half-brother Salim Saleh, the former acting General of the UPDF. When Uganda withdrew from the Congo in 2002 following a so-called “peace” agreement, Saleh began training paramilitary groups to act as Ugandan proxies to sustain the flow of minerals into Uganda (13).

Salim Saleh is a shareholder in Catalyst Co. of Canada, who has a 100% interest in Uganda’s Kaabong gold fields (14). He is a part owner of Saracen, a private military company created by the mercenaries-for-hire firm Executive Outcomes (15). The U.N. Panel of Experts on Illegal Exploitation of Congo’s Mineral Resources recommended Salim Saleh be put on a travel ban and have his assets frozen, but nothing was done.

Recent interventions by the armed U.N. peacekeeping mission in the Congo (MONUC) have concentrated on disarming or eliminating the Forces for the Democratic Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group that opposes Rwanda, and the Allied Democratic Forces (ADF), a rebel group that opposes Uganda. (Note that the Rwanda military has partnered with its erstwhile “enemies”—the FDLR—when necessary to secure resource plunder while Uganda has its own pattern of complicity with its “rebel” enemies. Rebel alliances are to perpetually shifting.) The removal of these rebel groups will effectively clear the eastern Congo for large–scale multi-national mining. The Mai-Mai militia, whose stated goal is “to protect Congo from Rwandan and Ugandan invaders,” has committed documented human rights abuses, yet they appear to be off the agenda for MONUC. The Mai-Mai operate in northern Katanga (Shaba) province and in the Kivus.

Katanga’s militias and racketeering are connected to criminal networks of businessmen, including Zimbabwe President Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John Bredenkamp, and Marc Rich. U.S. diamond magnate Maurice Tempelsman has profited from Katanga concessions since the Kennedy era. Lawrence Devlin, the old CIA station chief of Lubumbashi under Eisenhower, maintained Tempelsman’s criminal rackets with direct ties to Zaire’s former President Mobutu, and was subsequently employed by Tempelsman (16).

The Forrest Group has the longest history of exploitation in the Congo, gaining its first mining concessions before the Congo declared independence from the Belgians. The group, which includes the Ohio-based OM Group, has numerous concessions in Katanga (Shaba). Chairman George Forrest is the former chairman of the Congo’s state-owned mining firm GECAMINES, and owner of the New Lachaussee weapons manufacturing company.

Coltan ore is widely used in the aerospace and electronics industries for capacitors, superconductors and transistors after it is refined to tantalum. The U.S. is entirely dependant on foreign sources for tantalum, an enabling technology for capacitors essential to aerospace weaponry and every pager, cell phone, computer, VCR, CD player, P.D.A. and TV. U.S. import records show a dramatic jump of purchases from Rwanda and Uganda during the time they were smuggling tantalum and cobalt out of the Congo.

Sony dramatically increased their importation of coltan following the release of their Playstation 2, while Compaq, Microsoft, Dell, Ericsson, Hewlett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent, and Motorola are also large-scale consumers (17). Sony’s current Executive Vice-President and General Counsel Nicole Seligman was a former legal adviser for Bill Clinton through the D.C. firm Williams and Connelly, LLP, whose clients included Bill Clinton and Oliver North (18). Sony Executive Vice-President and Chief Financial Officer Robert Wiesenthal is a former banker with First Boston, a supporter of Refugees International’s “humanitarian” relief efforts at Rwandan refugee camps in Eastern Congo, just before the fall of Mobutu in 1995; Wiesenthal was also financial adviser to Cox Communications, OM Group, Time Warner and The New York Times (19).

(Photo: FDLR “genocidaires” — children with guns — in eastern DRC.)

Walter Kansteiner, the son of a coltan trader in Chicago, is the Assistant Secretary of State for Africa and former member of the Dept. of Defense Task Force on Strategic Minerals. Kansteiner’s speech at The Forum for International Policy in October of 1996 advocated partitioning the Congo (then Zaire) into smaller states based on ethnic lineage (20). Ironically, while the speech was given, Laurent Kabila and his ADFL were beginning their march to overthrow Mobutu with the aid of Rwanda, Uganda, and the U.S. (21). Kansteiner is a trustee of the Africa Wildlife Foundation—another euphemistic front for resource acquisition in Congo.

Bechtel, a U.S. aerospace & construction company, provided satellite maps of reconnaissance photos of Mobutu’s troops for the ADFL invasion of Congo in 1996; they also created infrared maps of the Congo’s mineral deposits (22). The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel’s NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda in 1994. An estimated 800,000 refugees were hunted down and killed in the Congo’s forests (23). Bechtel’s friends in high places include former Secretary of State George Shultz (Board of Directors), former Secretary of Defense Casper Weinberger (Bechtel Counsel) and retired U.S.M.C. general Jack Sheehan (Senior Vice President), who is also a member of the Defense Policy Board at the Pentagon (24). Riley P. Bechtel is on the Board of J.P. Morgan (25). Bechtel’s Nexant Company is the prime contractor on the Uganda-Kenya pipeline project, believed to ultimately facilitate petroleum transport out of the Semliki Basin of Lake Albert.

The U.N. Panel of Experts named New England-based Cabot Co. for conducting unethical business practices (26). Cabot is one of the largest tantalum processors in the world. The current Deputy Director of the U.S. Treasury, Samuel Bodman, was CEO and chairman of the board for Cabot from 1997-2001 (27). Current Director John H. McArthur is a Senior Advisor to Paul Wolfowitz at the World Bank (28).

Private Military Contractors (PMCs) are also big business in Africa. Brown & Root, a subsidiary of Halliburton, helped build a military base near Cyangugu, Rwanda just next to the Congo-Rwandan border. ”Officially,” Brown and Root was there to clear land mines, but instead housed mercenaries from Military Professional Resources Inc. (MPRI) who trained the RPF and Laurent Kabila’s ADFL for invasion of the Congo in 1996, and the Rwandan army’s re-invasion in 1998, after
Laurent Kabila threw out the Rwandans, Ugandans, Bechtel and the IMF (29). The French intelligence service reported that U.S. Special Forces and mercenaries from MPRI participated in the murder of Rwandan Hutu refugees on the Oso River near Goma in 1996 and even claims to have turned over the bodies of two American soldiers killed in combat near Goma (30). The circumstances surrounding the unofficial recovery of these two U.S. soldiers remain very mysterious (31).

MPRI is based in Arlington, Virginia and is staffed and run by 36 retired U.S. generals. It is contracted by the Pentagon to fulfill the African Crisis Responsive Initiative (ACRI). This program includes the Ugandan military, and it supplied military training in guerrilla warfare to Ugandan officers at Fort Bragg, North Carolina in July 1996. During the invasion of the Congo in 1998, Ugandan soldiers were found with ACRI equipment while Human Rights Watch and Amnesty International have implicated Ugandan battalions trained by ACRI in rapes, murders, extortion, and beatings of Ugandan civilians (32).

Executive Outcomes founder Tony Buckingham has established other Private Military Companies that operate around Africa. Buckingham’s Heritage Oil & Gas works closely with his PMC Sandline International to manipulate the petroleum options around Lake Albert, and is believed to have signed concession deals with warring armies and governments on both sides of the Uganda-Congo border. Branch Energy is another Buckingham affiliated company operating in the Great Lakes region.

Investigations of illegal weapons sales to Rwanda last year, in violation of the U.N. arms embargo on the region, have been hampered by the Rwandan government’s refusal to provide a list of serial numbers of the 5000 AK-47s delivered there. The shipping country, Bulgaria, also refused to provide serial numbers, and would only confirm that the weapons were sold legally to a non-embargo country, Nigeria, en route to Rwanda and DRC. The governments of Uganda, Congo, South Africa and Equatorial Guinea—a major U.S. petroleum protectorate—are equally culpable in supporting the clandestine arms sales to the region (33).

Weapons shipments arriving by boat from Tanzania, and the Government of Tanzania’s role in supporting war in DRC, are never questioned. This may have something to do with Barrick Gold’s mining licenses in Tanzania’s Masaai territories. Aircraft flying between Tanzania, DRC, and from Kenya, are allowed to do so without proper documentation, record-keeping or customs oversight.

Another shady “untouchable” arms dealer operating behind the scenes in the region is an Indian-American named Mr. Kotecha. Kotecha’s interests in South Kivu are substantial, and he is openly fingered as dealing in money laundering, arms, coltan and diamonds. After the first U.S.-sponsored invasion of the Congo in 1996, Kotecha is known to have repeatedly boasted of being the “United States Consulate” in South Kivu. Kotecha holds a U.S. passport and owns a mansion in California.

When an outspoken local defender of human rights working for a small NGO (Pascal Kabungulu of Heritiers de la Justice) was assassinated during the summer of 2005 in Bukavu, the alleged killers, including a local Congolese military commander, were identified but MONUC and the international “community” took no action. The killing revolved around his role in exposing the Congolese commanders’ involvement in contraband smuggling (which continues today).

A U.N. Panel of Experts in a forthcoming report will challenge many airlines and companies for undertaking illicit flights (illegal, secret, unregistered or falsely registered) into and out of DRC. One of many notable companies apparently connected to Victor Bout’s arms trafficking networks is Simax, an Oregon-based company using an address in Sierra Leone. However, the U.N. Panel of Experts has once again ignored certain western agencies—with histories of illicit activities—whose flights remain equally surreptitious and unaccountable. At the top of the list is the International Rescue Committee (IRC)—directors include Henry Kissinger —whose flights in and out of Congo, and internal flights to and from isolated airports in eastern DRC, are completely unmonitored by MONUC arms embargo inspectors. In Bukavu, for example, all light aircraft are subject to MONUC arms embargo inspections, but IRC flights are not within the MONUC mandate. As one MONUC Military Observer admitted, “The IRC should be subject to the same standards as everyone else; otherwise we have to assume they are shipping weapons, because they do not let us confirm they are not.”

Similarly, while the U.N. Panel of Experts have investigated and reported on certain illegal criminal networks and activities in Congo, they never attend to the top-level deals brokered behind closed doors by executives from Adastra, Anglo-American, the companies of Sweden’s Adolph Lundin (a close friend of George H.W. Bush), who have control of mining concessions in Lubumbashi, Kolwezi and Mbuji Mayi areas in the Katanga (Shaba) and Kasai provinces. U.S.-based Phelps Dodge is partnered in Katanga copper/cobalt mining projects with Lundin’s Tenke Mining. Phelps Dodge director Douglas C. Yearly is also a director of Lockheed Martin, and the World Wildlife Fund—partnered with USAID and CARE in “conservation”—read: acquisition—projects all over Congo while CARE’s “humanitarian” agenda is also funded by Lockheed Martin.

“Conservation” interests provide the vanguard of western penetration in Central Africa: USAID, WWF, AWF, and Conservation International lead the charge. Evidence from USAID cases all over Congo quickly contradicts all fanfare about USAID bringing “sustainable” or “community development” projects. Most notable are the Central Africa Region Partnership for the Environment (CARPE) and Congo Basin Forest Partnership (CBFP), two programs pressing hidden military, intelligence and economic agendas. Notably, National Geographic is involved in furthering the mythologies of conservation, democracy, community development, or the lip service paid to respecting and supporting indigenous people.

Some people have suggested the reason that there isn’t greater awareness and equitable intervention in the Congo is because “we simply don’t know what to do” to remedy the situation. However, it is fairly clear what needs to be done, the West is just unwilling to do it because of powerful economic and geopolitical reasons.

1. U.S. Military Training programs must have an oversight committee and total transparency. Western governments must end their hypocritical stance and ensure they don’t train any “rebel” or ”dissident” groups, especially if they are against a democratically elected government (provided the elections weren’t fraudulent), even if the elected government isn’t politically aligned with the western ideology and/or economic ideals. To do otherwise would refute claims that the west is intervening to “spread democracy.”

2. In parallel with number 1, a committee must be set up to ensure the same doesn’t occur for the private military companies. As multinational corporations, these firms aren’t subject to obey laws of warfare as an established country’s armed forces are supposed to. The U.N. must pass resolutions mandating the World Court and International Criminal Court (ICC) to prosecute such corporations. Lastly, when such companies are exposed for conducting illegal activities, such as aiding coups or trafficking human slaves, the corporations who conduct these activities must be blacklisted from receiving government contracts, domestic or international, and the guilty individuals must be prosecuted (34).

3. In the arms arena, more substantial efforts must be created to intercept and prosecute “embargo busters,” illegal brokers, and arms sellers. Furthermore, those selling, transporting, brokering, funding, or wiring arms transactions for weapons specifically intended for children should receive the harshest of the penalties (certain ”small weapons” are modified to reduce their weight to make it easier for a child to carry). Firms that participate in arms shipments, transport and/or the movement of the flow of the money generated from these sales with countries, people or organizations that are embargoed or act against national or international law should be held accountable for their crimes. Assets can be frozen, travel bans imposed, and all government and economic business ties with such firms severed. These penalties must also have an assurance of enforcement.

4. Debt relief is essential, but ways must be found to protect IMF and World Bank loans from being used for military expenditures. The motivations of World Bank President Paul Wolfowitz are suspect. Dr. Wolfowitz is a former Deputy Secretary of Defense under George W. Bush, a former ambassador to Indonesia under Ronald Reagan, a PNAC member, and dual citizen in Israel. Likewise, the World Bank and IMF must shift their policy of privatization as a stipulation for loan approval in order to stimulate business growth within the state instead of having the business sector growth be almost entirely from multinational corporations. The World Bank and IMF must also provide debt relief to the counties that need it most according to economic indicators. Some countries receiving debt relief, like Uganda and Rwanda, are among the biggest spenders of their loans in the military sector (35). It must be ensured that a majority of spending occurs on infrastructure and public services, and that this does not benefit the standard set of “embedded” western corporations. It must also be ensured the loan money is used in areas that need development the most. For example, in Uganda, the loan money Museveni has used for development has focused in the south in Kampala, the capital, and in Mbarra, his hometown. Meanwhile, the Acholi people, who always vote against Museveni’s party in the polls, are ignored and the situation in the Lira, Gulu, and Kitgum districts continues to deteriorate. In addition, individual countries must examine the aid they give to countries that spend a high percentage of capital on military, as well as commit human rights abuses. Lastly, debt relief doesn’t harm banks that gave the loans in the first place and collect on some of the interest rates, not to mention the American businesses that make profit on the privatized businesses as part of the loan deal. The debt is transferred to the taxpayers, so transparency is needed to insure that costs are also incurred by the firms granting the loans (if they want credit for their “humanitarian” debt relief).

5. Western countries must end the impunity for those responsible for looting minerals from Congo. Firms that purchase smuggled minerals, and/or purchase concessions from illegitimate rebel groups must be prosecuted. The World Court recently made a start by convicting Uganda and fining the government, but Rwanda, Burundi, Zambia, and Zimbabwe remain unaccountable for their direct pirating, as are the Western firms that purchased the minerals, and Western individuals supporting them. (The Kimberly Process, established with the support of academic and intelligence experts at Harvard University, is a perfect example of the gatekeepers policing their own gates: the huge, entrenched, but secretive interests like the Oppenheimer/DeBeers and Maurice Tempelsman owned companies are legitimized as dealers of “clean” diamonds; while the other, far less connected competitors and challengers of the status quo, including Congolese children sneaking into mines and being shot for “stealing” the diamonds off their own starving families’ former lands, are demonized as dealers of “blood” diamonds.)

6. The World Court and International Criminal Court must hold all military and civilian leaders—African, U.S., European—that are guilty of war crimes and crimes against humanity accountable for their actions. The West must not be allowed to shield criminals from prosecution by virtue of their economic and political alliances with Western governments. Governments that harbor these criminals should be subject to prosecution. Economic sanctions may not be proper, as poor nations generally suffer severe civilian casualties as a result; specific involved individuals in government and the military must be held accountable.

7. “Peacekeeping” forces, in particular MONUC, must be examined to ensure that the mission is being conducted with the interests of promoting stability in the country. As illustrated, elements of MONUC have used the mission as a cover to further the agenda of the West and its corporate sponsors under the banner of “peacekeeping,” causing the death of civilians in the process: those responsible should be tried and prosecuted. It must also be ensured that the investigations don’t stop at individual soldiers or brigades committing crimes, but to examine the chain of command and their allegiances to uncover the motivations behind MONUC operations. There have been reports of MONUC troops looting ivory, gold, and animal skins in National Parks. Villagers say that they have seen murders occur right in front of MONUC soldiers and they didn’t act to prevent the killings (36). MONUC soldiers have raped Congolese women (37). When pro-Rwandan rebel leaders Laurent Nkunda and Jules Mutibusi, both war criminals wanted by the U.N., took over Bukavu by force in May 2004, MONUC provided them with weapons and vehicles. Nkunda himself has stated the head of MONUC, William Swing, personally gave him a telephone to use during the raid. (38)

8. The international media is completely silent on virtually every major issue of significance with respect to war in DRC—and the international and criminal networks behind it. Misinformation about Africa prevails due to a concerted effort by the mainstream media to blackout the truth. A boycott of key publications is imperative, and must include the most offensive: Boston Globe, Washington Post, Newsweek, Time, US News & World Report, USA Today, New York Times, the New Yorker (Conde Nast Publications), Harper’s, Atlantic Monthly (highly subsidized by Lockheed Martin and Northrup Grumman) and, especially, National Geographic.

9. The fog of war needs to be cleared away from so-called ”humanitarian” and “human rights” programs, organizations and individuals currently aligned with the Western corporate enterprise. Notables in this category include: Human Rights Watch, Amnesty International, CARE, USAID, Norwegian People’s Aid, International Crises Group, International Rescue Committee, Refugees International, the Genocide Intervention Fund, and many U.N. bodies, but especially UNHCR. Most of these agencies appear to exist merely to perpetuate their own survival. Doctors Without Borders also deserves scrutiny for their recent actions in DRC.

10. The peace and justice community remains unaccountable for its failure to take any significant actions to mitigate war in Congo and expose the true reasons behind it. A first step should be open up the spaces to alternative voices currently excluded by major social justice media venues. Second is to declare a total boycott on diamonds and gold, and an organized campaign to protest and economically castigate diamond stores where Lazare diamonds are sold. A third action is the commitment of meaningful funds—both from individuals and from organizations—to support the vibrant grass roots organizations and individuals working for human rights, women’s health, disarmament, education, food security, rainforest and environmental defense in Congo. Fourth, people need to break through their fear (inculcated by the western media) of taking action to help people in the Congo: there is no reason—except the unacceptable—that westerners cannot establish a “Witness for Peace” program situated in the Congo.

11. Rights groups with missions pertinent to Congo’s need must expand their missions to include Congo. Rape is endemic in the Congo: a source of psychological and physical trauma, it contributes to the spread of HIV, Ebola and other sexually transmitted diseases. Survivors often give birth to HIV positive children with no prospects for medical or financial help. This has lead to an insurmountable need for aid to care for the orphans. Mothers of children conceived of rape are often disowned by their village and families. Western feminist and women’s rights activists and organizations must get involved and provide resources for the victims of rape in Congo. Those responsible for rapes must be tried and punished as per the law if guilty. Indeed, evidence from rape cases in rural DRC shows that sexual violence is significantly reduced simply by holding military officers accountable for their troops’ actions, but this is not happening.

12. MONUC’s Radio Okapi is the lifeline of news in DRC today, but programming is largely comprised of U.N. programming. The United Nations needs to be pressured to open up the Radio Okapi network, eliminate the “fluff” pieces, and diversify and deepen its programming and reportage. As a simple example of how things could easily be improved in DRC, programs that sensitize the public o the issue of rape, and sensitize the military to the punishment for it, could easily be implemented; such programming is never considered.

13. The transitional government in Congo is comprised of military leaders and government officials who must be held accountable for their crimes. Like the individuals, organizations, corporations and governments that have supported them, all are responsible for crimes against humanity. The current profiteering in DRC is enabled by these key players, who hold the highest levels of the DRC government, and whose crimes remain hidden by the western press. The transitional government must not be allowed to appoint war criminals to cabinet or parliamentary positions, as well as local governor positions in the provinces.


References

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(8) “Genocide and Covert Operations In Africa 1993-1999,” United
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(9) Ibid.

(10) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, vol. XXII no. 1
(Winter-Spring 2002); “Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels
Bloodshed,” Direct Action:
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(11) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
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(12) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
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(13) “Named and Shamed,” Ruud Leeuw: http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

(14) “Uganda, Sanctions, and Congo-K: Who is Who in Uganda Mining,”
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http://www.globalpolicy.org/security/issues/congo/2001/0606uga.htm .

(15) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel
Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(16) David Gibbs, “The Political Economy of Third World
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”Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” Mellen Press,
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(17) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
Issue 13, March-April 2003:
http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13 .

(18) “Sony Corporation of America: Executive Biographies,” Jan. 2006.
http://www.sony.com.SCA/

(19) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(20) “Genocide and Covert Operations In Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress, Subcommittee on International
Operations and Human Rights, First Session, 17 May 2001, comp. Centre
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(21) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,” :
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(22) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002).

(23) “A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa,”
Howard French, 12 April 2005, Vintage, New York, NY.

(24) “The Exception to the Rulers: Exposing Oily Polititians, War
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2004, Hyperion Press, New York, NY.

(25) See: “Friends in High Places: The Bechtel Story.”

(26) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002); Named and Shamed, Ruud Leeuw:
http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

(27) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, 12 December 2004:
http://traprockpeace.org/keith_snow_rwanda.html .

(28) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(29) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,”
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(30) “Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(31) Private interview, keith harmon snow, eastern DRC, July 2005.

(32) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(33) Confidential report, received, February 2006.

(34) “The Controversial Commando,” Pratap Chatterjee, 14 Jun. 2004:
http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html ;
”CSC/DynCorp.” Corporation Watch:
http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&type=18 ;
”Crossing the Rubicon,” Michael Ruppert, 2004, New Society
Publishers, Gabriola Island, BC, Canada: p. 79-80.

(35) “The Use of Rwanda’s External Debt (1990-1994): The
Responsibility of Donors and Creditors,” Michel Chossudovsky, Pierre
Galand, 30 March 2004:
http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364 .

(36) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, World War Four Report, 12 Dec. 2004:
www.WorldWar4Report.com .

(37) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, No. 100, 19 Jul. 2004:
http://ww3report.com/proxy.html .

(38) “Report on Events in Bukavu, South Kivu: May 26 to June 9, 2004,” Network of Women for the Defense of Rights and of Peace,



La résistance Libyenne succombe

11 11 2007

La Libye a les plus grandes réserves pétrolière prouvée d’Afrique (suivit du Nigeria et de l’Algérie). Immédiatement après le coup d’État de Kadhafi en 1969, la Libye, refusait la pillage de ses ressources naturelles, plus particulièrement le pétrole et nationalisait les compagnies pétrolières (dont Conocophillips maintenent Chevron, ENI et BP) sur son territoire. La Libye fermait aussi alors les bases militaires étasuniennes et anglaises en Libye, qui avait jusqu’alors été un pays très près des pays de l’OTAN. La Libye, en décembre 1970, nationalisait aussi toute les banques opérant sur sont territoire.

En 1979 a lieu la révolution iranienne qui renverse le Chah d’Iran imposer sur l’Iran par les États-Unis et la Grande-Bretagne depuis que Mossadegh  (élu démocratiquement) ait voulu nationaliser le pétrole d’Iran qui était avant cela sous contrôle de BP. À peine un an après que le Chah ait été renversé, les États-Unis encouragent Saddam à envahir l’Iran, tout particulièrement la province du Khuzestan, ou la majorité du pétrole iranien est localisé.  À ce moment, alors que la majorité des pays arabes appuient l’Iraq, la Libye est un des seul pays a appuyer l’Iraq.

(Donald Rumsfeld et Saddam en 1983, Rumsfeld est alors l’envoyé de Reagan en Iraq pour appuyer l’Iraq dans sa guerre contre l’Iran)

La Libye appuie aussi l’IRA dans sa lutte pour l’indépendance de l’Irlande notamment en lui fournissant des armes.

Aussi, après la résolution de la crise pétrolière de 1979, de par leur accords avec l’Arabie Saoudite, les États-Unis ont effectivement court-circuiter l’OTAN, le cours du pétrole était en chute libre, ce qui n’était pas trop bon pour le compagnies pétrolière.

Donc en afin de nuire à la Libye et en même rehausser un peu le cours du pétrole, les États-Unis ont imposer des sanctions économiques à la Libye, interdisant entre autre l’importation du pétrole de Libye et l’exportation vers la Libye d’équipement pouvant être utilisé dans l’industrie pétrolière.

Ces sanctions combinées à la baisse du cours du pétrole a eu un effet dévastateur sur l’économie libyenne.  Cette économie, qui avait connu une croissance de sont PIB par habitant de  676% au cours des années 60 et de 480% au cours des années 70 a vu sont PIB par habitant chuter de 42% durant les années 80.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’assassiner Kadhafi par Reagan, en 1988 il y a l’attentat de Lockerbie, probablement effectué par les services secrets britanniques et ou  étasuniens, mais faussement attribué à la Libye. Ceci permet aux États-Unis d’augmenter ses sanctions contre la Libye.

Toutes ces pressions et sanctions semblent avoir produit leurs effets sur la Libye (et la hausse du cours du pétrole récemment semble avoir au effet sur l’attitude étasunienne) car ressemant la Libye a signé une multitude d’ententes avec des compagnies pétrolières occidentales.  Mais plus significatif encore,  la Libye reprivatise ses banques.  En effet, la banque Sahara, la plus grande banque Libyenne avec 22% des dépôts et 17% des prêts en Libye est en train d’être vendue à BNP Paribas, qui a déjà acheter 19% des parts de la banque Sahara et a la possibilité d’augmenter sa participation jusqu’à hauteur de 51%, soit la prise de contrôle. 

En échange les sanctions contre la Libye sont levés, la Libye est enlevée des listes de «pays terroristes» et il y aura un nouveau procès sur les attentats de Lockerbie afin d’innocenter la Libye.

Sur un autre sujet entièrement:

Il semble que Kadhafi aussi souscrive à la thèse (comme je l’explicitait dans des billets précédents) que la situation au Darfour actuellement soit en  fait un conflit impérialiste entre l’«occident» et la Chine pour le contrôle des ressources pétrolières du Soudan. Du moins c’est ce qu’il a dit lors de son allocution devant le Cambridge Union il y a quelques jours. 



Le Venezuela et la Démocratie

10 11 2007

repris du CMAQ (note: l’Humanité est en partie détenue par le groupe Bouygues via le groupe TF1 et Lagardère via Hachette; le groupe TF1 en retour est majoritairement detetenu par Bouygues (42%) mais aussi par la banque JP Morgan (10%) et par les Demarais via Power Corporation via Putnam Investements (6%); Le Monde est détenu par plusieurs entreprise via un réseau complexe de sociétés de holding [1 2 3 4] dont les plus importantes semblent être Lagardère (17%), Banque Fédérative du Crédit Mutuel (~15%) via InvestMonde, Monde Entreprises etc. (pour en savoir plus sur le Crédit Mutuel je vous recommande fortement le Site des victimes du Crédit mutuel) , PRISA (15%), Fiat (5%)) :

Le Venezuela et la Démocratie

 

AVEC LA DÉSINFORMATION À LAQUELLE NOUS SOMMES TOUS SOUMIS PAR RAPPORT À CE QUI SE PASSE AU VENEZUELA, IL EST BON DE FAIRE QUELQUES RECTIFICATIFS, NE SERAIT-CE QUE POUR DONNER MAUVAISE CONSCIENCE À CEUX QUI S’INGÉNUENT À TROMPER.

 

Pour ceux et celles qui suivent de près ce qui se passe actuellement au Venezuela, qui connaissent les étapes mises en place pour l’adoption ou le rejet d’une nouvelle Constitution, ne peuvent que lamenter la désinformation qui est subtilement utilisée par nos médias. À les lire, nous pourrions croire à un despote, du nom de Chavez, qui n’a d’autre objectif que de s’imposer à vie comme Président omniprésent dans les destinées du Venezuela, mettant fin à toute liberté d’expression. Que ce soit le journal Le Monde, l’Humanité, l’AFP et tous les autres qui en reproduisent les articles et les communiqués, tous rejoignent la version que les journaux et les médias d’opposition du Venezuela imposent. On prendra soin de ne pas se référer aux informations provenant de sources gouvernementales pas plus d’ailleurs qu’à celles des organisations et des personnalités supportant l’actuel gouvernement.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-05-30-Venezuela

Qu’en est-il vraiment de ce gouvernement et de son projet de nouvelle Constitution? D’abord, il faut rappeler, plutôt deux fois qu’une, que l’actuel gouvernement a été élu par une grande majorité du peuple Vénézuela. Ce n’est pas un gouvernement qui s’est imposé par la force ou en simulant mille et une tromperies. Il est là en toute légitimité démocratique et il gouverne dans le sens des objectifs qui ont été mis de l’avant lors des campagnes électorales. Il apporte éducation, santé, participation politique à plus des deux tiers de la population qui étaient laissés pour compte dans les gouvernements antérieurs. Les richesses du pays sont mis à contribution dans le sens des intérêts de ces politiques. Cette majorité est d’accord avec ce qu’il fait et tant qu’elle l’appuiera, il poursuivra dans cette direction.
La Réforme constitutionnel proposée est à l’effet de faciliter la mise en place des orientations prises et d’assurer pour l’avenir que la majorité des vénézuéliens ait prise sur leur destiné. Il s’agit d’une proposition votée par une large majorité des députés, après des consultations et des discussions à travers tout le pays. Ce projet est maintenant soumis au peuple qui aura à se prononcer par Référendum national sur ce projet de Constitution. Deux comités sont mis en place : ceux qui sont pour le OUI et ceux qui sont pour le NON. Les débats doivent se faire à l’intérieur de certaines règles établies par le Conseil national électoral (CNE). Ces deux comités peuvent sillonner tout le pays, débattre de leur option et se gagner tous les appuis qui pourront leur permettre de remporter le Référendum. C’est LE PEUPLE qui assumera la décision d’adopter ou de rejeter la proposition. N’est-ce pas là la voie la plus démocratique qui puisse être observée. Ce n’est ni Chavez, ni le gouvernement, ni tel ou tel groupe d’intérêt qui décidera, mais LE PEUPLE. Bien des pays ont des Constitutions qui n’ont jamais été soumises au Peuple par voie référendaire. C’est le cas du Canada et de bien d’autres. Qui crient au scandale anti-démocratique?

Chavez, avec cette nouvelle Constitution, sera-t-il élu à vie, comme le suggère le journal Le Monde dans son édition du 7 novembre dernier : « La réforme permet à M. Chavez de se faire réélire indéfiniment et de décréter un “état d’exception” supprimant la liberté de la presse. » Il ne fait aucun doute que l’effet souhaité par cette mise en forme du journal Le Monde suggère fortement l’arrivée en force d’un dictateur, supprimant toutes les libertés d’expression. Pourtant, nombreux sont les pays où une personne peut se présenter autant de fois qu’elle le souhaite au poste de chef d’État. Ici au Canada nous avons eu des Premiers ministres qui se sont présentés à plusieurs reprises au poste de chef d’État. Aucune restriction ne les y empêche. Ainsi nous avons eu un Pierre Eliot Trudeau qui a régné plus de 14 ans. La seule condition c’est que le peuple soit celui qui décide, par voie électorale, de le reconduire à son poste. Le jour où le peuple n’en veut plus il lui retire son appui et c’est fini. N’est-ce pas là la Démocratie? N’est ce pas ce que prévoit la nouvelle Constitution. À ce que je sache, la procédure électorale, par cette nouvelle Constitution, n’est pas abolie, pas plus d’ailleurs que le multiparti.

Pourquoi alors autant de conflits? Chacun peut avoir son explication, mais la mienne est la suivante : ces gens qui se réclament de la démocratie pour crier au scandale et à la dictature n’en ont que faire de cette démocratie, ce qui leur importe c’est le contrôle du pouvoir et des intérêts qui l’accompagnent. Si la démocratie leur importait autant qu’ils le disent, ils profiteraient des espaces que leur fournit le Référendum pour aller chercher auprès du peuple tous les appuis qui leur assureront la victoire. Ils savent bien que la majorité du peuple veut cette réforme, que ce peuple est souverain et que Chavez est leur candidat pour mener à terme le projet de société qu’il veut bien se donner. Cela ils ne veulent pas.

Quoi faire alors sans perdre la face devant nos grandes valeurs de démocratie et de liberté? C’est là que les centaines de millions de dollars US sont mis à contribution pour transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, faire de la démocratie une dictature et d’un coup d’État une démocratie. C’est là une opération qui va chercher beaucoup de sous. Une bonne partie des 44 milliards $ US, investis annuellement par les étasuniens pour faire de l’infiltration et de la désinformation, va à de pareils projets. Ainsi l’obstruction à la tenue d’un référendum sera perçue comme un acte de sauvegarde de la démocratie et la réalisation d’un coup d’État deviendra un acte au service de la liberté.
Oscar fortin
7 novembre 2007

 


OSCAR FORTIN

 


oscar fortin


os.fortin@sympatico.ca

 

Ceci dit, la réforme constitutionnelle semble être affreuse. Chavez aurait-il finalement plié sous les pressions dont mentionne John Perkins?

voici un texte de Tercer Camino à ce sujet trouvé ici:

 

El constitucionalista alemán Ferdinand La Salle, casado con una hija de Carlos Marx, y además militante del Partido Comunista Alemán, advierte que existen dos constituciones: una escrita y otra real no escrita. Dice que las constituciones son en última instancia el resumen de los intereses de los Factores Reales de Poder. En nuestro país esos factores son en primer lugar, las Multinacionales privadas, en segundo lugar la Burguesía paraestatal que ejerce el poder y en tercer lugar la Burguesía tradicional. Observamos que en 1999,  la Constituyente derivada que presidía Luis Miquilena aprobó una nueva constitución que le dio el marco jurídico necesario a la apertura petrolera y a aquellos acuerdos que en materia económica favorecen los intereses del esos factores reales de poder (recordemos la base 8 del referéndum aprobatorio de esa constitución).  Ahora en la  carta magna a aprobarse en Diciembre del 2007, se le da rango constitucional a las Empresas Mixtas, con lo cual las multinacionales petroleras se adueñan del 40% del petróleo venezolano.

 

 En las últimas dos oportunidades (1999 y 2007), las constituciones escritas vigentes tienen que dar paso, tienen que ser modificadas, tienen que adecuarse a los intereses de esos factores reales de poder; intereses que gravitan y hacen que realmente tenga que implementarse nuevas constituciones para asentar jurídicamente su poder y ventajas económicas y políticas. Todo esto ocurre independientemente de los sueños revolucionarios de un pueblo manipulado por un discurso  oficial anti-imperialista.

 

Sin embargo, nuestra propia historia señala el camino a seguir: el 19 de abril de 1810, se produjo el hecho de fuerza constituyente originario y el 05 de julio de 1811 el acto constituyente de registro de la constitución emancipatoria.  Repetirlo es una obligación histórica.

 

Tercer Camino

 

 

Critica parcial a la Constitucion nacional del año 2007   

 

1-      EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

2-      ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR.

 

3-      REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS

 

4-      DICTADURA POLITICA

 

Agosto 2007

Tercer Camino

 

 

 

1.- EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

 

 

Los artículos 112, 113 y 115 le dan Rango Constitucional a la propiedad mixta entre el Estado y el sector privado sobre la explotación de los recursos naturales o de cualquier otro bien del dominio de la nación de carácter estratégico y sobre la prestación de servicios públicos vitales para la nación.

 

De esta manera el capital privado multinacional consolida su condición de propietario de los recursos naturales de carácter estratégicos y la prestación de servicios públicos vitales, situación esta que se inició el 31 de Marzo del 2006 con la aprobación por parte de la Asamblea Nacional del contrato marco para la FORMACION DE EMPRESAS MIXTAS para la explotación de hidrocarburos, modelo este que ahora podrá extenderse a la explotación del uranio, hierro, carbón, agua, plutonio, oro y otros recursos naturales. Además, podrán ser privatizados los servicios públicos de educación, salud, vivienda, seguridad social, telefonía, transporte, etc.

 

Es necesario destacar, que de conformidad con la disposición transitoria décimo octava, de la Constitución de la República de 1999, que se mantiene plenamente vigente, el artículo 113 priva sobre el artículo 302 en el cual se declara que el Estado se reserva por razones de soberanía la actividad de explotación de los hidrocarburos, así como la explotación de servicios y bienes de interés público y de carácter estratégico.

 

La constitucionalización de las empresas mixtas establece el piso jurídico necesario para permitir la entrega de la soberanía económica y política de la nación. Debemos recordar que según el señalado contrato marco de dichas empresas, para decidir sobre asuntos de gran interés nacional en la explotación de grandes riquezas naturales se requiere el voto favorable del 75% del capital social que conforman las empresas mixtas, del cual sólo el 60% pertenece al Estado venezolano, lo que indica que las empresas extranjeras multinacionales tendrán un peso determinante al momento de tomar las referidas decisiones estratégicas para el país, circunstancia esta que menoscaba absolutamente la soberanía económica y política de la República de Venezuela. La implantación de este nuevo modelo para la economía venezolana tiene doble carácter: por un lado,  será dominante sobre el conjunto de nuestra economía por cuanto está referido a las materias primas y a las empresas estratégicas sobre todo a la energía fósil; por otra parte es el nuevo modelo de recolonización   de las multinacionales sobre los países dependientes. La privatización de las  materias primas estratégicas que se inició en el año 2006, mediante la aprobación del Contrato Marco para las Empresas Mixtas, por parte de la Asamblea Nacional, tendrá ahora Rango Constitucional, quedando jurídicamente apuntalada, gracias a la reforma del articulo cuyo análisis nos ocupa. .

 

2.-  ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR

 

 La Constitución Nacional del año 2007 pretende institucionalizar al movimiento popular. En el artículo 16 del nuevo texto constitucional se considera que las comunidades constituyen la unidad política primaria de la organización territorial nacional. En ese sentido se establece que la comunidad y la comuna conforman el Poder Popular, el cual desarrollará formas de agregación político – territorial que serán reguladas legalmente.

 

Por su parte, el artículo 184 ordena que mediante una ley nacional el poder nacional, estadal y municipal, transferirán al indicado Poder Popular la prestación de servicios en materia de vivienda, deporte, cultura, programas sociales, ambiente, mantenimiento de áreas industriales, mantenimiento y conservación de áreas urbanas, construcción de obras y prestación de servicios públicos.

 

Además, el artículo 167 en su ordinal 4° establece que el situado constitucional, equivalente a un 25% de los ingresos ordinarios estimados en la Ley de Presupuesto, será distribuido entre los estados, el distrito federal y el poder popular.

 

De las normas constitucionales citadas se evidencia que se pretende burocratizar al movimiento popular. De las comunidades surgen las organizaciones sociales (vecinales, estudiantiles, profesionales, campesinas, etc.), que históricamente han asumido el papel de defender los derechos sociales, los derechos humanos y la soberanía de la nación. Las organizaciones sociales populares o comunitarias generalmente han tenido la característica de ser anti-gubernamentales, de ser factores de poder que enfrentan al poder constituido,  a la institucionalidad gobernante en defensa de los derechos sociales.

 

Históricamente solo los movimientos populares autónomos e independientes han sido capaces de librar grandes gestas patrióticas en defensa de la nación y de los derechos sociales. De allí que resulta altamente peligroso convertir a las comunidades en entes paraestatales e institucionales encargados de cumplir funciones oficiales previamente regladas por el poder nacional.

 

Es obvio que se pretende liquidar al movimiento popular en su capacidad de expresar con fuerza tendencias sociopolíticas,  anti-institucionales y de abrir cauces a nuevas situaciones históricas que impliquen la consecución de sus reivindicaciones como pueblo y como nación.

 

La única manera de consolidar el poder popular es respetando el derecho a las manifestaciones públicas, a la disidencia política e ideológica, el derecho a la vida y a la libertad de los dirigentes populares y los derechos humanos del pueblo en general, respetando el derecho a la huelga y a la organización. Por el contrario estatizar a la comunidad es negar la libertad popular y el derecho del pueblo a su autodeterminación histórica.

 

La ejecución presupuestaria que se otorga al llamado poder popular para la construcción de obras y de otros servicios, persigue mantener la paz social.

 

 

3.- REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS.

El nuevo artículo 328 de la Constitución de la República incorpora como función de la Fuerza Armada Nacional, “la participación permanente en la tarea de mantenimiento de la seguridad ciudadana”. Además, en una nueva disposición transitoria se señala que la Guardia Nacional podrá constituirse en “cuerpos policiales con una parte de sus recursos humanos, técnicos y materiales”.

 

Involucrar a la Fuerza Armada Nacional en tareas de seguridad ciudadana y darle carácter de policía a la Guardia Nacional, significa la total militarización de la sociedad venezolana. Según el artículo 55 de la Constitución de la República del año 1999 “los órganos de seguridad ciudadana”, tienen como función proteger a las personas frente a situaciones que constituyan amenazas o riesgo para su integridad física o de sus propiedades.

 

De tal manera, que según el artículo 328 del nuevo texto constitucional el ejército puede actuar ante una situación de hurto, de estafa, de robo, de lesiones, de violación o de homicidio, lo cual, insistimos constituye una extrema militarización de la sociedad venezolana.

 

Es importante destacar que el mencionado artículo 55 de la Constitución de 1999, ordena que los cuerpos de seguridad del Estado respetarán la dignidad y los derechos humanos de todas las personas en las tareas propias de la seguridad ciudadana. También establece que el uso de armas o sustancias tóxicas por parte del funcionario policial y de seguridad estará limitado por principios de necesidad, conveniencia, oportunidad y proporcionalidad conforme a la ley.

 

Estos mandatos constitucionales son totalmente inobservados por los cuerpos policiales civiles, que usan armas de guerra, uniformes camuflados, pasa montañas y que generalmente están comandados por militares, razón por la cual siempre se ha clamado por la desmilitarización de los cuerpos policiales llamados a cumplir tareas de protección ciudadana, sin embargo, la nueva constitución se pronuncia en sentido contrario militarizando totalmente la indicada función.

 

De tal manera, que la grave crisis de los derechos humanos que sacude a la sociedad venezolana, será profundizada aún más.

 

4.-  DICTADURA POLITICA

Las comentadas estrategias políticas, sociales, económicas y militares, constituyen las grandes líneas que permitirían la continuidad indefinida de Hugo Chávez en la Presidencia de la República. De predominar tales estrategias la reelección presidencial por una sola vez, tal como lo establecía el artículo 230 de la Constitución de la República de 1999, constituía un obstáculo jurídico para las pretensiones hegemónicas del presidente Chávez, razón por la cual en el nuevo artículo 230 se remueve dicho obstáculo jurídico – constitucional.

 

La burocratización del movimiento popular, la entrega de nuestras riquezas naturales al capital privado multinacional y la militarización de la sociedad son los requisitos que deberá   poner en práctica Hugo Chávez para perpetuarse en el poder.

 

 PROPOSICION

Esta nueva coyuntura histórica exige un gran esfuerzo de los sectores populares, patrióticos y nacionalistas, civiles y militares, para construir un amplio movimiento nacional en defensa de los derechos sociales, de los derechos humanos, de la soberanía económica y política de la nación venezolana y producir hechos constituyentes originarios que posibiliten la redacción y aplicación de una constitución libertaria y que represente la emancipación y una nueva civilización socialista y anti-capitalista.

 



Manifestation contre les privatisations du système de santé

2 11 2007

Vous êtes invité(e) à joindre Françoise David et Amir Khadir à l’occasion du « World Health Executive Forum », mieux connu sous le nom de « Davos de la santé » le lundi 5 novembre à midi au Manoir Saint-Sauveur à Saint-Sauveur dans les Laurentides. L’événement est organisé par la « Coalition Solidarité Santé »

Sur invitation seulement, une centaine de leaders provenant des pays les plus avancés en matière de santé vont partager leurs solutions pour en arriver à des « transformations majeures et profondes des systèmes de santé ». Il y a tout lieu de croire que cette concertation internationale vise à faciliter l’élargissement du rôle des entreprises privées dans les soins de santé et le développement d’une industrie de la santé hautement lucrative.

Un des arguments utilisés pour susciter la participation des personnalités influentes et des décideurs qu’on espère à ce rendez-vous de classe mondiale, c’est que le tout se passe à huis clos, « loin des lobbies, des médias et des groupes de pression ». Le monde syndical a de petites nouvelles pour eux !!! Des discussions de cette importance concernant les systèmes de santé que se sont donnés tous ces pays pour répondre aux besoins de l’ensemble de la population ne sauraient se faire derrière des portes closes.

Les informations concernant le trajet seront bientôt disponibles à l’adresse :

http://quebecsolidaire.net/montreal

Les personnes qui recherchent ou veulent offrir un moyen de transport peuvent écrire à : montreal@quebecsolidaire.net



Film de la semaine: The War on Democracy

27 10 2007

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Note: United Fruit a depuis changé de nom pour devenir Chiquita.



L’ALÉCA: un référendum frauduleux

13 10 2007

http://www.organicconsumers.org/images/bytes/cafta.jpgIl y a moins d’une semaine, le 7 octobre, le Costa-Rica tint un référendum  afin de décider de son adhésion ou non à l’ALÉCA  (CAFTA  en anglais ou Tratado de Libre Comercio entre República Dominicana, Centroamérica y Estados Unidos de América en espagnol). L’ALÉCA, l’Accord de libre échange Centre-américain, regroupe les ÉU, El Salvador, le Nicaragua, le Guatemala, le Honduras et la République dominicaine ainsi que, maintenant, le Costa Rica, c’est l’équivalent centre-américain de l’ALÉNA. Selon les résultats officiels, le peuple costaricain a approuvé l’ALÉCA dans une proportion de 51,58% contre 48,42%, mais le processus référendaire a été entaché de plusieurs irrégularités.  Déjà, il semble qu’il y ait eu fraude: les sondages dans les jours avant le référendum prédisaient un victoire du refus à l’ALÉCA avec une avance de 10%, soit largement au dessus de la marge d’erreur du sondage moyen (2-3%)! En effet, le dernier sondage en date, qui questiona 1202 personnes entre le 27 sept. et le 2 oct., trouva que 55% des gens étaient contre et 43% étaient pour avec une marge d’erreur de 3,5% 19/20. Juste pour vous donner une idée de l’improbabilité du résultat du référendum si le sondage est exacte cela veut dire (en langage statistique que la distribution des gens votant contre suit une distribution normale avec pour moyenne de 55% et un écart-type de 1,75% et donc) que la probabilité que les partisans de l’ALÉCA remportent le référendum est inférieur à 1% (0,22% pour être exacte). Évidemment la dernière affirmation suppose que le sondage a été de façon rigoureuse et sans avoir été lui-même manipulé.  Mais à part la vraisemblable fraude, il y a eu corruption et intimidation à souhait. Pour donner quelques exemples:

  • Le Président du Costa Rica, Arias, a reçu de Carlos Slim, l’homme d’affaire mexicain qui a récemment dépasser Bill Gates comme l’homme le plus riche du monde selon le magazine Forbes et qui contrôle Telmex [ex-compagnie de téléphonie d'État du Mexique, on parle ici de quelqu'un que la privatisation a rendu riche, pour donner une petite idée de la fraude de cette privatisation de 1990, Slim et ses acolytes, dont France Télécom, n'ont pas payé le gouvernement du Mexique immédiatement pour l'achat de Telmex mais faisaient simplement verser les profits de Telmex au gouvernement pour les quelques années qui suivirent en guise de payement] , Telcel et América Móvil, des contributions illégales pour la campagne pro-ALÉCA pour le référendum.

  • La représente étasunienne au commerce, Susan Schwab, a menacé le Costa Rica qu’il ne bénéficierait plus d’un statut de partenaire commercial privilégié au près des ÉU s’il votait contre l’ALÉCA à peine trois jours avant le vote. L’ambassadeur étasunien au Costa Rica alla même jusqu’à faire le tour des compagnies exportatrices du pays pour leur réitérer la même menace en ajoutant que cela mènerait à la perte de 14 000 emplois. Et ce même si cette décision est un prérogative du Congrès qui avait affirmer n’avoir aucune intention d’enlever son statut au Costa Rica.

  • Pindeco filière de la bananière Dole qui possède la majorité des plantations au Costa Rica, menaça de renvoyer tous ses employé(e)s et de fermer toutes ses plantations.
  • Le gouvernement menaça les mairies de pousser pour l’ALÉCA et menaça de couper les fonds à celles qui ne le ferrait pas.

sources: 1 2 3



La situation au Pakistan: Musharaf, juge à la cour suprême, talibans etc.

11 10 2007

Entrevue (en anglais) en trois parties avec la correspondante pour New Dehli TV:

Partie I:

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Partie II:

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Partie III:

[kml_flashembed movie="http://therealnews.com/permalinkedembed/mediaplayer.swf?file=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg03_500.flv&height=320&image=http://www.therealnews.com/media/trn_2006-12-20/munizaeseg03.jpg&width=450&frontcolor=0xdddddd&backcolor=0x000000&lightcolor=0xffffff&largecontrols=false&autostart=false&link=http://therealnews.com&linkfromdisplay=true" width="450" height="320" wmode="transparent" /]



Film de la semaine: The Yes Men

6 10 2007

Pour le film de la semaine cette semaine j’aimerais vous présenter les Yes Men et leur film. Pour résumer un peu leur histoire, ce sont des étasuniens qui avaient un site internet contre l’OMC, gatt.org, comme d’adresse du site ressemblait à l’adresse du vrai site de l’OMC ils recevaient des invitations pour venir parler à des conférences sur le libre-échange et autres sujets connexes. Ils sont donc aller donner des allocutions super sarcastiques sur le capitalisme sauvage et contre toutes leur attentes personne ne se rendait compte qu’ils se moquaient d’eux et leurs présentations étaient prises très au sérieux. Ils ont donc continuer à se déguiser en capitalistes sauvages pour tenter de dévoiler réels buts et intentions des autres capitalistes. Dans leur dernière action en date ils sont aller à la grande conférence de l’industrie pétrolière à Calgary en se faisant passer pour des représentants d’Exxon qui dévoilaient leur plan pour l’avenir: à cause la pollution et des GEZ il y aura des désastres naturels qui rendront impossible l’exploitation pétrolière donc la solution, comme il y aura plusieurs morts à cause des conditions extrêmes, sera de transformer le corps des morts en produits pétroliers. Ils ne furent découvert qu’à la fin de la présentation lorsqu’il passèrent des chandelles à toute l’assistance soi-disant faite à partir du corps d’un consierge de Exxon qui est mort d’avoir été exposé à des produits toxiques lors d’un accident chez Exxon.

Avant le film en question, voici deux petits vidéos pour vous mettre l’eau à bouche. Premièrement un vidéo où ils se font interviewer en tant que représentants de Dow Chemica à la BBC. Chose intéressante à noter est que la BBC n’a pas réalisé l’erreur avant que des vrais représentant de Dow Chemical l’appellent pour lui signaler l’erreur. Cela laisse vraiment planer le doute sur la qualité des informations que nous recevons tous les jours par le biais des grands médias commerciale qui il semblerait, ne prennent pas souvent le temps de vérifier leur source afin de s’assurer le scoop.

[kml_flashembed movie="http://www.youtube.com/v/SlUQ2sUti8o" width="425" height="350" wmode="transparent" /]

Quant au deuxième petit vidéo, les Yes Men se sont rendu compte récemment que les politiciens français ne pouvait résister de passer à la télé étasunienne et ils sont passer pour des chaînes de télévisions ultra-conservatrices étasuniennes et interview des politiciens français. Voici un tel vidéo, une entrevue avec Balkany, le mari de la maîtresse de Sarkozy:

[kml_flashembed movie="http://www.dailymotion.com/swf/4eLHrObBwOmZmbyKc" width="425" height="335" wmode="transparent" /]

Et finalement, voici le film en question en anglais sous-titré français:

[kml_flashembed movie="http://video.google.com/googleplayer.swf?docid=5112560810751719515" width="520" height="406" wmode="transparent" /]

ADDENDUM:

Voici un graphique du cours de l’action de Dow Chemical autour du 3 décembre 2004, date à laquelle les Yes Men passèrent à la BBC. Il semble que l’action a prit tout un coup seulement quelques jours après, après le démenti officiel. On dirait que le démenti officiel était plus dommageable à l’action que la déclaration des Yes Men.



Image du jour

29 09 2007

Pour plus d’info sur le soya en Argentine voir ce vidéo .



Qu’est-ce que la Françafrique?

26 09 2007

Voici une courte introduction sur la Françafrique:


Qu’est-ce que la Francafrique ?
envoyé par laVielesGensVoici un plus long vidéo pour en savoir plus:Partie I


De la françafrique à la mafiafrique1/7
envoyé par sur_vivantPartie II


De la françafrique à la mafiafrique 2
envoyé par sur_vivantPartie III


De la françafrique à la mafiafrique 3
envoyé par sur_vivantPartie IV


De la françafrique à la mafiafrique 4
envoyé par sur_vivantPartie V


De la françafrique à la mafiafrique 5
envoyé par sur_vivantPartie VI


De la françafrique à la mafiafrique 6
envoyé par sur_vivantPartie VII


De la françafrique à la mafiafrique 7
envoyé par sur_vivantEt ceci est une entrevue du Dr. Zagbla témoignant que la Françafrique est toujours bien vivante en Côte d’Ivoire.



Film de la semaine

22 09 2007

Greg Palast, a journalist at the BBC, maintains that the Republicains, after stealing the 2001 and 2004 elections, have already stolen the 2008 elections.

Greg Palast, un journaliste à la BBC, soutient qu’après avoir volé les élections étasuniennes de 2000 et 2004, les républicains ont déjà volé les élections de 2008 pour un résum en français du vidéo cliquez ici:

Here are the documents purporting to be the administration’s plan’s for Iraqi Oil:Voici les document qui sont censés être les plans de l’aministration Bush pour le pétrole irakien:Flow 1 – Plan B: Neo-Con’s Oil Field Sell-Off

Neo-Cons planned to create a Chile on the Tigris, a free-market miracle including “privatization,” i.e., the sell-off of all state-owned enterprises, “especially those in the oil and supporting industries.” This is a confidential draft copy from February 2001.

 

http://farm1.static.flickr.com/74/160136662_139ec32978.jpg

Et voici un étudiant que se fait arrêté et électrocuté par la police pour avoir demandé à John Kerry pourquoi il a concéder la défaite à Bush:

And here is a video of a student being tasered by police for asking Kerry why he conceded the election to Bush:

Et voici ce que serait le plan des conservateurs pour voler l’élection de 2008.And here is the supposed plan of the Republicans for stealing the 2008 elections.

Et voici un reportage de PBS sur la fraude de 2004.

And here is a PBS report on the 2004 fraud.



David Cameron serait-il secrètement un communiste?

20 09 2007

http://blocs.mesvilaweb.cat/media/MDYtMDAxIENhbWVyb24gTGVmdCBUdXJu_56162_6129_1.jpg«Sous les Travaillistes (Labor) la prospérité économique du RU a été construite sur une montagne de dettes»* a récemment affirmé David Cameron, chef du parti conservateur du RU comme vous pouvez le voir dans le vidéo au bas de cet article (après son intervention sur l’équité salariale (!?!) qui semble être plus à propos de donner plus contrats pour les compagnies d’auditeurs comme la compagnie qui a organisé sa présentation (KPMG) qu’à propos d’apporter une réelle équité salariale). Ceci est une drôle d’affirmation de la part d’un conservateur puisque comme expliqué à la fin du deuxième article de la série sur le système bancaire à réserve fractionnelle, le système financier actuel impose que la croissance «soit construite sur une montagne de dette» donc à moins que Cameron soit un communiste ou un créditiste il est difficile d’imaginer qu’il puisse proposer autre chose. En écoutant plus en détail ce que Cameron a à dire on se rend vite compte qu’il ne s’est effectivement pas trompé de parti, il ne compte pas changer le système financier. En effet, il ne compte implémenter que deux mesures concrètes. Premièrement rendre la direction de la Banque d’Angleterre indépendante du gouvernement!? De toute évidence, cela n’aura absolument aucun effet sur la nécessité du système actuel se créer des dettes pour financer la croissance, l’effet que cela aura est d’enlever tout contrôle du public (déjà minime) sur la politique monétaire du pays via les élections. Deuxièmement, permettre aux institutions financières d’échanger toutes les informations de leurs client(e)s entre-elles!! Cela, aura évidemment encore une fois aucun effet sur la nécessité de la création de dettes mais représentera un important revers en ce qui a trait à la protection de la vie privée!

Cameron a aussi suggérer la possibilité d’une autre mesure concrète mais il ne semblait pas aussi certain de vouloir la réaliser car il le pose comme une question: «devrait-on requérir les mêmes réserves pour les nouveaux véhicules financiers que pour prêts?» Simplement dit, il demande s’il le taux de réserve minimal devrait s’appliquer sur aussi sur les nouveaux véhicules financiers aux lieux de seulement les comptes chèques. Notons que l’Angleterre avec un taux minimal de 0.35% est considéré dans les milieux financiers comme ayant effectivement un taux de zéro mais si ce taux devait s’appliquer sur autre chose que seuls les comptes courant peut-être que cela changerait quelque chose. Les nouveaux véhicules financiers dont parle Cameron sont les obligations de dettes collatéralisées (CDO en anglais) et les conduits (SIV = Structured investement vehicle). Ces instruments on exacerbé la «crise», surtout les conduits qui grosso modo sont la chose suivante.

Une banque à Londres, disons Goldman Sachs (GS), établie une banque virtuelle dans un paradis fiscal, disons Banque SIV inc. à Jersey, pour ne payer aucune taxe ou impôt sur l’ensemble des transactions ainsi que pour échapper à l’inspections des autorités financières (ainsi quand Cameron parle de transparence, il parle dans le vide tant que les institutions financières des pays normaux auront le droit de faire des transactions avec et dans les paradis fiscaux). Cette banque virtuelle n’aura qu’une seule fonction, premièrement elle émets des obligations à très court terme appellées billets de trésorie et avec l’argent ramassée elle achète des obligations ou des dettes à long terme (comme des hypothèques) afin de pouvoir profiter de la courbe de taux. Ensuite, GS divise la Banque SIV inc. en parts et la vend à petits morceaux à ses clients (fonds d’investissement, fonds de retraites, autres banques, etc.) et en garde possiblement une partie. Ces morceaux peuvent êtres ultérieurement «repackagés» (repackager signifiant qu’une nouvelle banque SIV2 est établie qui achète les parts de SIV1 pour ses obligations) avec d’autres instruments financiers en obligations de dettes collatéralisées (ODC). Ces OCD sont ensuite repackagées en d’autres OCD qui sont eux mêmes repackagées, et ainsi de suite ad infinitum. Le problème avec ce genre d’instrument est que si l’argent vient à manquer et que la courbe des taux vient à «s’inverser» alors la banque SIV inc. ne peut se refinancer (émettre d’autres dettes à court terme pour repayer sa dette à court terme précédente lorsque cette dernière vient à échéance) et donc doit faire faillite. Mais si SIV1 fait faillite, alors toute la montagne de SIV/OCD constuite avec comme base SIV1 s’écroule et pleins d’investisseur/spéculateurs perdent pleins d’argent et ils ne sont pas content donc ils exigent des banques centrales (vu qu’ils sont les seuls à comprendre plus ou moins la finance ils n’ont jamais de difficulté à convaincre les banques centrales d’agir comme ils le demandent car la banque centrale sais que les gens ordinaires ne s’opposeront jamais à ce que la banque centrale fait pour manque de compréhension et ce sans compté que les gens aux banques centrales sont le plus souvent issus de banques privées et leurs amis et connaissances travaillent dans les banques privées) qu’elles versent pleins d’argent dans le système afin d’abaisser les taux d’intérêts à court terme. Cela permet aux banques SIV de ne pas faire faillite immédiatement et donc permet aux gens qui savent se qu’ils font de se débarrasser au plus vite de ces «Nouveaux instruments financiers» et de les refiler à un public dupe qui a repris confiance dans les marchés (ADDENDUM: comme c’est ouvertement admis par Reuters ici). Tout ça pour dire que ce dernier questionnement de Cameron aiderait en effet un peu à stabiliser les marchés financiers car devant garder des réserves, les banques SIV pourraient survivre quelque jours de plus s’ils n’arrivaient pas à se refinancer immédiatement. Par contre, cela ne changera rien au fait que sous le système actuel, la création d’argent se fait via la création de dette et donc toute croissance économique sera toujours faite «sur le dos d’une montagne de dettes».

Sur un autre sujet, Cameron révèle des choses intéressante. En effet il mentionne que le secteur financier a contribuer pour un tier de la croissance économque du Ru au cours de la dernière année et on peut vérifier que le secteur financier compte pour environs 27% de l’économie du RU alors que Cameron dit qu’il ne paie que 10% des taxes et impôts!! Ya d’l'crosse à que’qu’part!
*«under Labour our economic growth has been built on a mountain of debt»




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