Nationalisation des coûts, privatisations des profits: le bel exemple

24 03 2008

L'image “http://i.a.cnn.net/money/galleries/2007/fortune/0704/gallery.MBA_employers.fortune/images/11_jp_morgan_chase.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.L'image “http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/e/e7/383_Madison_Ave_Bear_Stearns_C_R_Flickr_1.jpg/450px-383_Madison_Ave_Bear_Stearns_C_R_Flickr_1.jpg” ne peut être affichée car elle contient des erreurs.

(gauche: JP Morgan Chase, droite: Siège social de Bear Stearns)

Les évènements des dernières semaines exemplifient à merveille le concept de la nationalisations des coûts et de la privatisation des profits (dont la nouvelle forme à la mode sont les PPP). La banque Bear Stearns vient de faire faillite grâce à la « crise hypothècaire ». Bear Stearns a 30 milliards de dollars d’instruments finaciers adossés à des hypothèques jugés irrecupérable, c’est pour cette raison que la banque a fait faillite: ses avoirs ont étés réduits à zero alors que ses dettes (substentielles) sont toujours là. Quelle est la solution à ce problème? Le gouvernement des États-Unis s’endettera un peu plus afin de donner 29 milliards de dollars à Bears Sterns (via la Fed) afin de remettre la banque sur pied. Le petit peuple pay donc les coûts de la restauration de la banque mais Bear Sterns qui par la suite pourra continuer à faire des grand profit n’appartiendra pas au gouverenement, mais à JP Morgan Chase qui elle déboursera seulement 2 milliards (1 milliard pour payer le milliard restant des hypothèques et 1 autre milliard pour «acheter» Bear Stearns). Le coût est donc nationtionalisé, alors que les profits appartiendrons seulement à JP Morgan Chase.

source: The Times 



L’annulation de la dette du tiers-monde n’est rien comparé à la crise hypothécaire

19 03 2008

repris du réseau voltaire:

par Éric Toussaint*, Damien Millet*
Alors que de grandes banques et des fonds de placement s’effondrent un peu partout dans les pays du Nord, les dirigeants des principales banques mondiales évoquent une simple correction du système, certes douloureuse, mais pas dramatique. Pour Damien Millet et Éric Toussaint, cette réaction est bien la preuve que l’annulation de la dette du tiers-monde —qui serait moins sèvére que l’actuelle crise— n’est pas une utopie, mais une exigence réalisable.

Depuis août 2007, les banques nord-américaines et européennes sont sous les feux de l’actualité à cause de la crise très sévère qu’elles traversent, et qu’elles font traverser au système économique néolibéral dans son ensemble. Le montant actuel des dépréciations d’actifs auxquelles elles ont dû procéder dépasse 200 milliards de dollars. Plusieurs services d’études des banques et des économistes chevronnés considèrent que la facture dépassera 1000 milliards de dollars [1].

Comment les banques ont-elles pu construire un montage de dettes aussi irrationnel ? Avides de profits, les organismes de crédits hypothécaires ont prêté à un secteur de la population déjà fortement endetté. Les conditions de ces prêts à haut rendement (pour le prêteur) constituent une véritable arnaque : le taux est fixe et raisonnable au cours des deux premières années puis augmente fortement ensuite. Les prêteurs affirmaient aux emprunteurs que le bien qu’ils achetaient gagnerait rapidement de la valeur vu l’augmentation des prix du secteur immobilier. Le hic, c’est que la bulle du secteur immobilier a fini par exploser en 2007 et les prix ont commencé inexorablement à baisser. Comme le nombre de défauts de paiement s’est considérablement accru, les organismes de crédit hypothécaire ont éprouvé des difficultés à rembourser leurs dettes. Les grandes banques, pour se protéger, ont refusé de leur octroyer de nouveaux prêts ou ont exigé des taux beaucoup plus élevés. Mais la spirale ne s’est pas arrêtée là car les banques avaient acheté les créances hypothécaires en très grande quantité, et largement hors bilan en créant des sociétés spécifiques appelées Structured Investment Vehicles (SIV), qui finançaient l’achat de créances hypothécaires à haut rendement transformés en titres (CDO, Collateralized Debt Obligations).

A partir d’août 2007, les investisseurs ont cessé d’acheter les commercial papers émis sans garantie par les SIV dont la santé et la crédibilité s’étaient fortement détériorées. En conséquence, les SIV ont manqué de liquidité pour acheter les crédits hypothécaires titrisés et la crise s’est amplifiée. Les grandes banques qui avaient créé ces SIV ont dû assumer les engagements de ceux-ci pour éviter qu’ils ne tombent en faillite. Alors que jusque-là les opérations des SIV ne faisaient pas partie de leur comptabilité (ce qui leur permettait de dissimuler les risques pris), elles ont dû reprendre dans leur bilan les dettes des SIV.

Résultat : panique à bord ! Aux États-Unis, 84 sociétés de crédits hypothécaires ont fait faillite ou cessé partiellement leur activité entre le 1er janvier et le 17 août 2007, contre seulement 17 sur toute l’année 2006. En Allemagne, la banque IKB et l’Institut public SachsenLB ont été sauvés d’extrême justesse. Récemment, l’Angleterre a dû nationaliser la banque Northern Rock tombée en faillite. Le 13 mars 2008, le fonds Carlyle Capital Corporation (CCC), connu pour sa proximité affichée avec le clan Bush, s’est effondré : ses dettes représentaient 32 fois ses fonds propres. Le lendemain, la prestigieuse banque états-unienne Bear Stearns (5e banque d’affaire aux États-Unis), à cours de liquidités, a appelé à l’aide la Réserve fédérale des États-Unis (Fed) pour obtenir un financement d’urgence. Elle sera rachetée par la banque JP Morgan Chase pour une bouchée de pain.

Plusieurs segments du marché de la dette constituent des constructions bancales en train de s’effondrer. Ils entraînent dans leurs déboires les puissantes banques, les hedge funds, les fonds d’investissement qui les avaient créés. Le sauvetage des institutions financières privées est réalisé grâce à l’intervention massive des pouvoirs publics. Privatisation des bénéfices, socialisation des pertes sont encore une fois de mise.

Mais une question se pose : pourquoi les banques, qui aujourd’hui n’hésitent pas à effacer des dettes douteuses par dizaines de milliards de dollars, ont-elles toujours refusé d’annuler les créances des pays en développement ? Elles font là la démonstration que c’est parfaitement possible et tout à fait nécessaire. Rappelons qu’à l’origine des dettes actuelles réclamées par les banques à ces pays, on trouve des dictatures criminelles, des régimes corrompus, des dirigeants fidèles aux grandes puissances et aux créanciers. Les grandes banques ont prêté sans compter à des régimes aussi peu recommandables que ceux de Mobutu au Zaïre, de Suharto en Indonésie, aux dictatures latino-américaines des années 1970-1980 sans oublier le régime d’apartheid en Afrique du Sud. Comment peuvent-elles continuer d’infliger le joug de la dette à des peuples qui ont souffert de régimes dictatoriaux qu’elles ont elles-mêmes financés ? Sur le plan juridique, de nombreuses dettes odieuses figurent dans leurs livres de compte et n’ont pas à être remboursées. Mais les banques continuent d’exiger leurs remboursements.

Rappelons également que la crise de la dette du tiers-monde a été provoquée en 1982 par la hausse brutale et unilatérale des taux d’intérêts décidée par la Fed. Auparavant les banques privées avaient prêté à tour de bras à taux variable à des pays déjà surendettés, finalement incapables de faire face. Aujourd’hui, l’histoire se répète, mais au Nord cette fois et d’une manière spécifique : les ménages surendettés des États-Unis sont devenus incapables de rembourser leur emprunt hypothécaire à taux variable car la bulle de l’immobilier a éclaté.

Les effacements de dette que les banques réalisent donnent raison à tous ceux qui, comme le CADTM, revendiquent une annulation de la dette des pays en développement. Pourquoi ? Parce que la dette à long terme des pouvoirs publics du tiers-monde envers les banques internationales atteignait 181,9 milliards de dollars en 2006 [2]. Depuis août 2007, elles ont déjà dû effacer un montant bien supérieur, et ce n’est pas fini…

Les grandes banques privées ont donc triplement fauté :

- elles ont construit de désastreux montages de dette privée qui ont conduit à la catastrophe actuelle ;

- elles ont prêté à des dictatures et ont obligé les gouvernements démocratiques qui ont succédé à rembourser jusqu’au dernier centime cette dette odieuse ;

- elles refusent d’annuler des dettes des pays en développement alors que leur remboursement implique une détérioration des conditions de vie des populations.

Pour toutes ces raisons, il faut exiger qu’elles rendent des comptes sur leurs agissements au cours des décennies passées. Les gouvernements des pays du Sud doivent réaliser des audits de leur dette, comme le fait l’Équateur aujourd’hui, et répudier toutes leurs créances odieuses et illégitimes. Les banquiers leur démontrent que c’est parfaitement possible. Il s’agira du premier pas pour rendre à la finance le rôle qui lui revient, celui d’outil au service de l’être humain. De tous les êtres humains.

Éric Toussaint
Éric Toussaint est président du CADTM Belgique (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Banque du Sud et nouvelle crise internationale, CADTM/Syllepse, 2008.

Damien Millet
Damien Millet est secrétaire général du CADTM France (Comité pour l’Annulation de la Dette du Tiers Monde). Dernier livre publié : Dette odieuse (avec Frédédric Chauvreau), CADTM/Syllepse, 2006.

[1] Le service d’étude de Goldman Sachs estimait le 7 mars 2008 les pertes à 1156 milliards de dollars, George Magnus de UBS avançait en février un chiffre supérieur à 1000 milliards, Nouriel Roubini de l’Université de New York- émet l’hypothèse d’une perte d’au moins 1000 milliards de dollars.

[2] Banque mondiale, Global Development Finance 2007.

 



Peux-tu me vendre un service?

16 12 2007

Power corporation aimerais bien acheter Hydro-Québec … mais entre-temps, Power Corporation (GDF, Suez)  et Gaz Métro poussent pour l’utilisation de plus de gaz naturel pour le chauffage car avec ça ils font de l’argent. Poussez pour l’utilisation du gaz naturel peux prendre plusieurs formes:

  • Pousser pour l’augmentation des tarifs d’électricité, comme ça le gaz naturel sera plus compétitif.
  • Pousser pour l’exportation de plus d’électricité, comme ça le manque à gagner pourra être comblé par le gaz.
  • Ne pas pousser pour l’efficacité énergétique et de meilleur isolations.
  • Pousser pour Rabaska …
  • Pousser pour l’éolien ne soit pas nationalisé afin de garder les prix assez élevé pour ne pas porter atteinte au gaz naturel.
  • etc. etc.


La solución al problema monetario de Venezuela

11 12 2007

Una carta abierto al Gobierno de Venezuela:

Buenos días,

Disculpan me, yo no hablado español.
Actualmente Venezuela hace frente a dos problemas monetarios evidentes:
1) Un tipo de cambio que cae y debe mantenerse artificialmente.
2) Un índice de inflación insoportable.

Estos dos problemas están obviamente vinculados. Hay también el otro problema, menos evidente, del endeudamiento del Gobierno frente a los bancos privados.

El problema del cambio existe debido a la demanda internacional débil para el Bs. y debido a el problema de la inflación.

El problema del endeudamiento del gobierno a los bancos privados es causado por la necesidad de pedir prestada moneda extranjera para mantener un cambio « artificial » del Bs. y debido a el sistema bancario a reserva fraccionaria en el cual es los bancos privados que crean la mayoría del dinero.

El problema de la inflación es debido al hecho de que el banco central de Venezuela presta el dinero a los bancos en un tipo de interés verdadero negativo (18% mientras que la inflación es el cerca de 20%). Los bancos por lo tanto tienen un incentivo financiero para pedir prestado tanto dinero como sea posible para sus reservas y después para crear tanto dinero como sea posible prestar en un tipo de interés verdadero positivo (22%), inundando el mercado de dinero.

La solución a la demanda débil para el Bs. es comenzar a vender una porción del petróleo de Venezuela en Bs. en vez en de dólares o de euros.

La solución a la inflación y a una parte del endeudamiento del gobierno es suprimir el sistema bancario a reserva fraccionaria (es decir, requiera reservas de 100% para los bancos) y dejó el gobierno (o el banco central para el gobierno) esté a cargo de crear el dinero en la buena cantidad para alcanzar un objetivo de la inflación. Es irónico que Venezuela ha nacionalizado su petróleo pero no su propio dinero, que todavía es creado por los bancos privados. Cómo el sistema bancario a reserva fraccionaria permite que los bancos privados creen el dinero se explica en un texto en francés que usted puede visión chascando aquí. Si eso es demasiado radical, el mínimo que debe ser puesto en ejecución es hacer que el banco central presta en un tipo de interés real positivo.

Recuerdos,

Matchafa del blog http://matchafa.quebecblogue.com



Le nouveau réseau international de Hakluyt

2 12 2007

Repris de Intelligence Online:

Le nouveau réseau international de Hakluyt

Le cabinet de renseignement Hakluyt s’est longtemps reposé sur un réseau d’ex-PDG britanniques. Ces dernières années, la firme s’est efforcée d’élargir son conseil consultatif.

Doté depuis l’an dernier d’un nouveau directeur en la personne de Keith Craig (IOL nº517), le très discret cabinet d’intelligence économique londonien Hakluyt n’a pas abandonné le mode de fonctionnement développé par le fondateur de la firme, Christopher James. Depuis sa création en 1995, Hakluyt est doté d’un conseil consultatif composé d’anciens PDG et de diplomates à la retraite, qui servent à la fois de cautions et d’apporteurs d’affaires. Ce conseil a longtemps été constitué de Britanniques et d’Américains, parmi lesquels l’ex-président de Ford, Alex Trotman ; l’ancien Chairman de Royal Dutch/Shell, Peter Holmes ; et l’ex-PDG de Vodafone, Christopher Gent. Ces dernières années, la composition de cette structure a évolué vers un modèle international. La moitié des conseillers sont désormais allemands, japonais et australiens. Ils disposent en outre de nombreuses entrées dans le secteur bancaire et dans les fédérations d’entreprises de leurs pays respectifs.

Hakluyt

(Cliquez pour agrandir)

Notes:

  • Hambros Bank a été acheté par la Société Générale en 1998.
  • Selon Wikipedia (qui cite Saving the Sun : A Wall Street Gamble to Rescue Japan from Its Trillion-Dollar Meltdown): Shinsei était auparavant la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme» qui avait un monopole gouvernemental sur les obligations à long-terme. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative japonaise en 1989, cette banque était surchargée de mauvaises dettes, elle fût donc nationalisée et décotée de la bourse de Tokyo en 1998. Après des tentatives infructueuse de fusionner la banque avec d’autres banques japonaises, la banque fût vendue au fond d’investissement par capitaux propres New LTCB Partners C.V. de la compagnie d’investissement par capitaux propres Ripplewood Holdings LLC (cette dernière est dirigée et a été fondée par Tim Collins, ami personnel de Bill Clinton, qui travailla entre autres pour la controversée Booz Allen Hamilton [1 2 3 4] et pour Lazard Frères et qui est membre de la commission Trilatérale) en mars de 2000 pour 121 milliards de yens. C’est la première fois dans l’histoire du Japon qu’une banque japonaise passe sous contrôle étranger. Après la vente la banque fût renommée Shinsei (voulant dire «Nouvellement Née») . Insérée dans le contrat de vente était une «close de garantie de défauts» qui permettait à Shinsei de réclamer que le gouvernement achète toute dette dont la valeur avait chuté en deçà de 20% de sa valeur comptable. Shinsei fût lancée en juin 2000 avec une nouvelle équipe de gestionnaires dont plusieurs membres travaillaient préalablement dans des institutions bancaires étrangères implantées au Japon comme par exemple le pdg qui était chez Morgan Stanley et le directeur des systèmes d’information qui travaillait chez Citi. Shinsei garda le code SWIFT (LTCBJPJT) de la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme».Shinsei utilisa la close de garantie de défauts pour se débarrasser des pires dettes du portefeuille de la banque (aux dépends du gouvernement japonais) suite à quoi plusieurs compagnies, telles Sogo et Dai-Ichi Hotel, qui avaient comme principal banque Shinei, durent déclarer faillite. Ceci souleva l’indignation générale au Japon et les politiciens critiquèrent tout spécialement Goldman Sachs, qui avait agit de conseiller auprès du gouvernement lors de la vente de la banque, de ne pas avoir avertit le gouvernement des risque inhérents à la close de garantie.Quatre ans après se vente à Ripplewood, Shinsei fût introduite en bourse pour la rondelette somme de 230 milliards de yens (ce qui à l’époque équivalait 2,8 milliards de dollars canadiens ou 1,7 milliards d’euro), ce qui signifie un profit de plus de 100 milliards de yens en quatre ans pour Ripplewood et consorts. Ces profits furent réalisés à grand prix pour le Japon par contre car en plus de tous les emplois perdus par la fermeture des compagnies telles Sogo, le gouvernement japonais dû débourser entre 4000 et 5000 milliards de yen pour reprendre les mauvaises dettes de Shinsei à cause de la clause de garantie de défauts et pire encore, les profits réalisés étaient à l’abri de taxes et impôts du gouvernement japonais de par l’utilisation d’un partenariat d’investissement étranger.


Castonguay: l’histoire d’un vendeur d’assurance acheté

16 11 2007

repris de l’Aut’Journal:

04 novembre 2007

Pierre Dubuc

Présenté comme le « père » de l’assurance-maladie, Claude Castonguay a été nommé par le gouvernement Charest à la tête d’un comité dont on s’attend paradoxalement à ce qu’il ouvre grande la porte au privé dans notre système de santé. Pourquoi ce revirement à 180% ?

Depuis le début des années 1960, Claude Castonguay a joué un rôle important dans plusieurs dossiers politiques et économiques. Son parcours est à maints égards celui d’une certaine élite québécoise. Dans cette série d’articles, nous revenons sur la carrière de Claude Castonguay.

Quand René Lévesque traitait Claude Castonguay de « profiteur du milieu des affaires »

« Je n’ai aucune leçon à recevoir des profiteurs du milieu des affaires ! », lance René Lévesque à Claude Castonguay lors d’une prise de bec publique en 1978 au Grand Théâtre de Québec. C’est Castonguay lui-même qui relate l’anecdote dans « Mémoires d’un révolutionnaire tranquille » publié chez Boréal en 2005.

Castonguay s’était dit contrarié que Lévesque fasse campagne pour Louise Beaudoin qui briguait les suffrages lors d’une élection partielle dans un événement commandité par La Laurentienne.

La réaction de Lévesque était pourtant bien légitime. Claude Castonguay faisait partie de cette élite nationaliste québécoise qui a tourné le dos au Parti Québécois après avoir obtenu des avantages des milieux d’affaires canadiens-anglais à la faveur de la montée du mouvement souverainiste.

Claude Castonguay avait signé en juin 1977 avec 325 autres personnes une lettre adressée à René Lévesque et à Camille Laurin affirmant que le projet de loi 101 allait trop loin et qu’il aurait de graves répercussions sur le développement économique du Québec.

Cette dénonciation de l’exode des sièges sociaux de Montréal vers Toronto était bien hypocrite de la part des milieux d’affaires francophones qui allaient en profiter pour occuper l’espace laissé vacant. D’ailleurs, le même Castonguay raconte avec un délice non dissimulé l’établissement en 1987 du siège social de la Laurentienne en face de l’édifice de la Sun Life.

Un parcours caractéristique

Le parcours de Claude Castonguay est caractéristique de la trajectoire de la bourgeoisie québécoise au cours des années 1960 et 1970. Un des tout premiers actuaires québécois, il se joint à deux petites compagnies d’assurances québécoises, l’Industrielle et la Laurentienne. En 1957, le financier Jean-Louis Lévesque lui offre la direction de la branche d’assurance sur la vie de la Prévoyance.

Castonguay reconnaît qu’à cette époque, les compagnies d’assurances québécoises « faisaient figure de naines face aux nombreuses sociétés canadiennes et américaines actives dans notre marché ». Elles « embauchaient, écrit-il, plusieurs des agents et courtiers francophones les plus compétents, lesquels contribuaient à maintenir l’emprise de ces sociétés sur le marché québécois des assurances ».

« J’avais du mal, poursuit-il, à accepter le comportement de certains de ces individus qui, à cause de la petite taille de notre compagnie, nous considéraient comme inférieurs et ne se gênaient pas pour nous dénigrer auprès de leurs clients. C’est au cours de ces années que j’ai conçu un profond désir non seulement de réussir sur le plan professionnel, mais surtout de contribuer chaque fois que l’occasion se présenterait, à notre développement et à notre affranchissement collectifs. »

On s’émancipe de la tutelle étrangère avec l’aide d’Hydro-Québec

En 1962, il forme avec son collègue Pierre Lemay le premier cabinet de conseillers en actuariat. Mais, incapable de trouver une source de crédit local à cause de la faiblesse des institutions financières québécoises, il se résout « à céder, en retour d’une marge de crédit limitée, la moitié de la propriété de notre cabinet à une grande firme américaine de courtage en assurances ».

Quelques années plus tard, ils rachètent « à coût exorbitant », avoue-t-il, la pleine propriété de son cabinet. Ce rachat fut rendu possible par l’intervention de l’État québécois. Son associé Pierre Lemay décrochera un important contrat d’Hydro-Québec, soit d’intégrer tous les régimes de retraite et d’assurance collective des employés des compagnies nationalisées.

En 1966, Claude Castonguay se verra confier la co-présidence de la Commission royale d’enquête sur la santé et le bien-être social qui accouchera, entre autres, de notre régime d’assurance santé. Le plan proposé s’inscrivait dans la perspective du rapport Marsh en Angleterre et des politiques préconisées par le néo-démocrate canadien Tommy Douglas. Au Québec, dans un marché de l’assurance dominé par les entreprises étrangères, l’intervention de l’État faisait consensus, même parmi les milieux d’affaires québécois.

La politique, c’est pas assez payant !

En 1970, Castonguay répond à l’appel de Robert Bourassa et devient le ministre chargé de l’implantation du régime d’assurance santé. Son entrée en politique n’est sans doute pas étrangère à son mariage avec Mimi Fauteux, arrière-petite fille du premier ministre Honoré Mercier, dont le grand oncle Lomer Gouin a occupé la même fonction. L’oncle Gérard Fauteux a été juge en chef de la Cour suprême du Canada et le père a été député à Québec et à Ottawa avant de terminer sa carrière comme lieutenant-gouverneur du Québec.

Trois ans plus tard, à la surprise générale, Castonguay quitte la politique. À l’époque, on a beaucoup spéculé sur ses motifs. Les souverainistes croyaient y déceler des divergences politiques avec Robert Bourassa et un ralliement possible de l’ancien ministre à leur camp. Dans ses mémoires, Castonguay nous apprend que ses raisons étaient beaucoup plus triviales.
« Mes dépenses courantes, écrit-il, étaient plus élevées que mon salaire de ministre. »

Quand les milieux d’affaires profitent de l’essor du mouvement souverainiste

L’élection du Parti Québécois en 1976 allait provoquer un grand branle-bas économico-politique au Québec et au Canada-anglais. Pour empêcher l’élite des affaires québécoises d’apporter son appui au mouvement souverainiste, les milieux d’affaires canadiens-anglais consentirent à une série de concessions.

Claude Castonguay décrit très bien ce qui s’est passé dans le cas de La Laurentienne dont il a rejoint la direction en 1977. La Laurentienne se vit offrir par Paul Desmarais l’Imperial Life, une entreprise basée à Toronto « dont l’acquisition, reconnaît Castonguay, ferait en quelque sorte entrer La Laurentienne dans la cour des grands ». Mais le défi était de taille, car le chiffre d’affaires de l’Imperial était au moins cinq fois plus élevé que celui de La Laurentienne.

Castonguay raconte comment « Paul Desmarais avait accepté de nous rencontrer et, à notre grand soulagement, de garder sous le sceau de la confidence, les discussions qui s’amorçaient, alors qu’il aurait fort bien pu annoncer haut et fort son intention de se départir de l’Imperial Life, ce qui aurait sûrement attiré des offres plus intéressantes que la nôtre ».

Castonguay ajoute que « Desmarais me confia qu’il savait très bien qu’il aurait pu obtenir davantage, mais qu’il préférait voir l’Imperial passer entre des mains québécoises ». La Laurentienne dont l’actif était de 150 millions avala donc l’Imperial Life et son actif de 750 millions. Castonguay fut nommé au poste de président du conseil de la compagnie et à la présidence du holding créé en vue de cette acquisition.

Attaché à double tour à la cause fédéraliste

Mais ce n’était pas tout. Au début de l’année référendaire 1980, La Laurentienne acquiert de l’homme d’affaires montréalais Lorne Webster le groupe Prenor, constitué principalement des Prévoyants du Canada, assurance vie et assurances générales. Comme les affaires des Prévoyants et celles de la Laurentienne et de la Prévoyance étaient largement complémentaires, on put procéder assez rapidement à la fusion des entreprises.

« Grâce à cette transaction, écrit Castonguay, La Laurentienne voyait sa taille doubler. La Prévoyance gagna les premiers rangs des sociétés d’assurances générales au Québec et était désormais active dans toutes les provinces à l’ouest du Québec. » Avec des intérêts coast-to-coast, les dirigeants de La Laurentienne avaient maintenant un intérêt au maintien de l’unité du Canada.

C’est sans doute également pour s’assurer de la fidélité de Castonguay au fédéralisme canadien, qu’il reçoit au printemps 1978 une invitation de David Rockefeller de faire partie de la Commission Trilatérale.

Faut-il se surprendre que lors du référendum de 1980, Claude Castonguay se prononce publiquement contre la souveraineté avec l’accord des principaux actionnaires de La Laurentienne!? Et que René Lévesque l’ait traité, dès 1978, de « profiteur du milieu des affaires »?

Quand la loi Mulroney l’emporte sur la loi Parizeau

En 1981, on assiste à la création de la Corporation du Groupe La Laurentienne. En novembre 1982, Claude Castonguay s’en voit confier l’entière direction. La Laurentienne avait alors besoin de lever des capitaux pour assurer sa croissance, mais faisait face à un obstacle de taille puisque la loi sur les assurances ne permettait pas à une mutuelle d’assurance de créer un holding.

Castonguay rappelle qu’il obtint alors du ministre des Finances du Québec, Jacques Parizeau, l’adoption d’une loi permettant la création d’un holding québécois regroupant sous un même chapeau un ensemble de services financiers qui donnerait à La Laurentienne une longueur d’avance sur les compagnies d’assurance à charte fédérale.

La prise de contrôle de la Banque d’Épargne

Mais les appétits de La Laurentienne et de Castonguay ne s’arrêtent pas là. Ils élaborent le projet de prendre le contrôle de la Banque d’Épargne de la Cité et du District de Montréal.

Déjà en 1977, le Mouvement Desjardins avait tenté d’opérer une fusion entre la Banque d’Épargne dont elle détenait 12% du capital-actions et la Banque Provinciale qu’elle contrôlait à 25%. Jacques Parizeau avait salué l’initiative en déclarant : « Il ne serait pas mauvais de regrouper les avoirs fermes des Québécois ».

Cela avait provoqué une violente et rapide contre-offensive menée tambour battant par la Banque Royale et sa quasi-filiale la Banque Canadienne-Nationale. En une seule journée, des blocs entiers d’actions avaient changé de mains, provoquant la réorganisation complète de l’organigramme de la Banque d’Épargne de façon à empêcher sa prise de contrôle par le Mouvement Desjardins.

Au cours des années 1980, La Laurentienne est devenue le principal actionnaire de la Banque d’Épargne. Elle en détenait en propre un bloc de 10% de ses actions, un autre 10% obtenu lors de la transaction avec Lorne Webster de Prenor et, enfin, un bloc de 20% avec deux autres actionnaires, Marc Bourgie et Antoine Turmel président de Provigo, qui détenaient chacun un bloc représentant 10%.

La loi Parizeau, c’est bien ! Mais la loi Mulroney, c’est mieux !

Le surintendant des banques à Ottawa voulut bloquer cette prise de contrôle en rappelant que la loi sur les banques ne permettait pas à un actionnaire de détenir plus de 10% des actions.

Cependant, les dirigeants de La Laurentienne lui firent remarquer que, si la Loi sur les banques d’épargne stipulait qu’un actionnaire ne pouvait disposer de plus de 10% des votes, elle ne restreignait pas, contrairement à la Loi sur les banques à charte, le nombre d’actions que pouvait détenir un même actionnaire. Mais le gouvernement libéral ne voulait rien savoir.

La situation changea du tout au tout avec l’arrivée des conservateurs de Brian Mulroney au pouvoir à la faveur, rappelons-le, du « beau risque » de René Lévesque. La loi fut rapidement modifiée et dès le lendemain de son adoption, relate Castonguay, « nous prenions le contrôle de la banque qui devint la Banque Laurentienne du Canada ».

Faut-il se surprendre que Claude Castonguay ait appuyé l’entente du Lac Meech et l’Accord de Charlottetown ? Faut-il s’étonner qu’il se montre dans ses mémoires très critique à l’égard de Pierre Trudeau et de Jean Chrétien et qu’il considère que Mulroney – qui l’a nommé sénateur –« a été un grand Premier ministre »!?

Réécrire l’assurance santé à la lumière du jugement Chaoulli

Après avoir bouffé l’Imperial Life et la Banque d’Épargne, Claude Castonguay et les dirigeants de La Laurentienne avaient de grandes ambitions internationales et voulaient entre autres s’implanter sur le marché américain.

Dans ses mémoires, Claude Castonguay raconte la mésaventure de La Laurentienne dans sa tentative de prendre le contrôle d’une compagnie d’assurance dont le siège social était situé à Wilmington au Delaware.

Une séance publique fut convoquée, conformément aux lois de l’État, pour l’étude du projet par le commissaire aux assurances qui est, aux États-Unis, un fonctionnaire élu. Avant la comparution, « un digne monsieur nous approcha », relate Castonguay, qui se présenta comme représentant de la puissante famille Dupont, dont le siège social est à Wilmington.

« Il nous annonça en termes plutôt directs, poursuit Castonguay, que les Dupont n’accepteraient jamais que la seule compagnie d’assurance vie de Wilmington passe sous contrôle étranger » tout en soulignant que le commissaire aux assurances, qui devait songer à sa réélection, était bien au fait de cette réalité. « Presque au même moment, le commissaire informait les personnes présentes que, comme par hasard, l’audience était reportée à une date indéterminée », de conclure un Castonguay qui venait de goûter au double discours des Américains sur le libre-échange.

Quand on se fait « planter » dans sa propre cour

Les avancées de La Laurentienne sur la scène internationale furent somme toutes modestes. Bien plus, sur la scène locale, les compagnies d’assurance du groupe – qui détenaient d’importants investissements dans l’immobilier – furent incapables de faire face au krach immobilier des années 1990. Elles n’eurent d’autre choix que de « fusionner » avec le Mouvement Desjardins pour le plus grand déplaisir de Castonguay qui voyait ainsi s’écrouler le travail de plus quinze années.

Aujourd’hui, les compagnies d’assurances québécoises n’ont plus comme objectif principal sur le marché local de prendre la place d’institutions étrangères comme c’était le cas au cours des années 1960 et 1970. C’est en grande partie fait. Elles cohabitent entre autres avec la Great-West et la London Life de Paul Desmarais, celui-là même qui leur est venu en aide au cours des années 1970. Elles n’expriment plus non plus les mêmes ambitions internationales qu’au cours des années 1980. La « balloune » s’est dégonflée.

Désormais, leur cible est le système public qui leur apparaît comme leur principal « concurrent » et elles s’emploient à le démanteler.

Dans ce contexte, il ne faut pas se surprendre de voir Claude Castonguay saluer le jugement Chaoulli de la Cour suprême du Canada et essayer d’en élargir la portée. Le jugement Chaoulli remet en cause l’interdiction d’un système privé parallèle dont Castonguay rappelle pourtant que « c’est moi qui ai fait introduire cette prohibition en 1970 alors que j’étais ministre de la Santé » !!!

Castonguay souligne que « la possibilité de souscrire à une assurance privée implique nécessairement l’accès à des services privées qui, à toutes fins utiles, n’existent pas aujourd’hui ». Le jugement Chaoulli permet, selon son interprétation, l’injection de ressources financières pour la création de cliniques privées, d’hôpitaux et d’autres ressources. « Le jugement autorise même, écrit-il, l’utilisation par le privé des ressources du système public, comme les blocs opératoires au-delà des heures régulières. »

Autrement dit, le secteur privé québécois, qui n’aurait pu grandir sans l’appui du secteur public, s’apprête aujourd’hui à le cannibaliser avec la bénédiction de celui qui l’a créé !



La résistance Libyenne succombe

11 11 2007

La Libye a les plus grandes réserves pétrolière prouvée d’Afrique (suivit du Nigeria et de l’Algérie). Immédiatement après le coup d’État de Kadhafi en 1969, la Libye, refusait la pillage de ses ressources naturelles, plus particulièrement le pétrole et nationalisait les compagnies pétrolières (dont Conocophillips maintenent Chevron, ENI et BP) sur son territoire. La Libye fermait aussi alors les bases militaires étasuniennes et anglaises en Libye, qui avait jusqu’alors été un pays très près des pays de l’OTAN. La Libye, en décembre 1970, nationalisait aussi toute les banques opérant sur sont territoire.

En 1979 a lieu la révolution iranienne qui renverse le Chah d’Iran imposer sur l’Iran par les États-Unis et la Grande-Bretagne depuis que Mossadegh  (élu démocratiquement) ait voulu nationaliser le pétrole d’Iran qui était avant cela sous contrôle de BP. À peine un an après que le Chah ait été renversé, les États-Unis encouragent Saddam à envahir l’Iran, tout particulièrement la province du Khuzestan, ou la majorité du pétrole iranien est localisé.  À ce moment, alors que la majorité des pays arabes appuient l’Iraq, la Libye est un des seul pays a appuyer l’Iraq.

(Donald Rumsfeld et Saddam en 1983, Rumsfeld est alors l’envoyé de Reagan en Iraq pour appuyer l’Iraq dans sa guerre contre l’Iran)

La Libye appuie aussi l’IRA dans sa lutte pour l’indépendance de l’Irlande notamment en lui fournissant des armes.

Aussi, après la résolution de la crise pétrolière de 1979, de par leur accords avec l’Arabie Saoudite, les États-Unis ont effectivement court-circuiter l’OTAN, le cours du pétrole était en chute libre, ce qui n’était pas trop bon pour le compagnies pétrolière.

Donc en afin de nuire à la Libye et en même rehausser un peu le cours du pétrole, les États-Unis ont imposer des sanctions économiques à la Libye, interdisant entre autre l’importation du pétrole de Libye et l’exportation vers la Libye d’équipement pouvant être utilisé dans l’industrie pétrolière.

Ces sanctions combinées à la baisse du cours du pétrole a eu un effet dévastateur sur l’économie libyenne.  Cette économie, qui avait connu une croissance de sont PIB par habitant de  676% au cours des années 60 et de 480% au cours des années 70 a vu sont PIB par habitant chuter de 42% durant les années 80.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’assassiner Kadhafi par Reagan, en 1988 il y a l’attentat de Lockerbie, probablement effectué par les services secrets britanniques et ou  étasuniens, mais faussement attribué à la Libye. Ceci permet aux États-Unis d’augmenter ses sanctions contre la Libye.

Toutes ces pressions et sanctions semblent avoir produit leurs effets sur la Libye (et la hausse du cours du pétrole récemment semble avoir au effet sur l’attitude étasunienne) car ressemant la Libye a signé une multitude d’ententes avec des compagnies pétrolières occidentales.  Mais plus significatif encore,  la Libye reprivatise ses banques.  En effet, la banque Sahara, la plus grande banque Libyenne avec 22% des dépôts et 17% des prêts en Libye est en train d’être vendue à BNP Paribas, qui a déjà acheter 19% des parts de la banque Sahara et a la possibilité d’augmenter sa participation jusqu’à hauteur de 51%, soit la prise de contrôle. 

En échange les sanctions contre la Libye sont levés, la Libye est enlevée des listes de «pays terroristes» et il y aura un nouveau procès sur les attentats de Lockerbie afin d’innocenter la Libye.

Sur un autre sujet entièrement:

Il semble que Kadhafi aussi souscrive à la thèse (comme je l’explicitait dans des billets précédents) que la situation au Darfour actuellement soit en  fait un conflit impérialiste entre l’«occident» et la Chine pour le contrôle des ressources pétrolières du Soudan. Du moins c’est ce qu’il a dit lors de son allocution devant le Cambridge Union il y a quelques jours. 



Le Venezuela et la Démocratie

10 11 2007

repris du CMAQ (note: l’Humanité est en partie détenue par le groupe Bouygues via le groupe TF1 et Lagardère via Hachette; le groupe TF1 en retour est majoritairement detetenu par Bouygues (42%) mais aussi par la banque JP Morgan (10%) et par les Demarais via Power Corporation via Putnam Investements (6%); Le Monde est détenu par plusieurs entreprise via un réseau complexe de sociétés de holding [1 2 3 4] dont les plus importantes semblent être Lagardère (17%), Banque Fédérative du Crédit Mutuel (~15%) via InvestMonde, Monde Entreprises etc. (pour en savoir plus sur le Crédit Mutuel je vous recommande fortement le Site des victimes du Crédit mutuel) , PRISA (15%), Fiat (5%)) :

Le Venezuela et la Démocratie

 

AVEC LA DÉSINFORMATION À LAQUELLE NOUS SOMMES TOUS SOUMIS PAR RAPPORT À CE QUI SE PASSE AU VENEZUELA, IL EST BON DE FAIRE QUELQUES RECTIFICATIFS, NE SERAIT-CE QUE POUR DONNER MAUVAISE CONSCIENCE À CEUX QUI S’INGÉNUENT À TROMPER.

 

Pour ceux et celles qui suivent de près ce qui se passe actuellement au Venezuela, qui connaissent les étapes mises en place pour l’adoption ou le rejet d’une nouvelle Constitution, ne peuvent que lamenter la désinformation qui est subtilement utilisée par nos médias. À les lire, nous pourrions croire à un despote, du nom de Chavez, qui n’a d’autre objectif que de s’imposer à vie comme Président omniprésent dans les destinées du Venezuela, mettant fin à toute liberté d’expression. Que ce soit le journal Le Monde, l’Humanité, l’AFP et tous les autres qui en reproduisent les articles et les communiqués, tous rejoignent la version que les journaux et les médias d’opposition du Venezuela imposent. On prendra soin de ne pas se référer aux informations provenant de sources gouvernementales pas plus d’ailleurs qu’à celles des organisations et des personnalités supportant l’actuel gouvernement.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-05-30-Venezuela

Qu’en est-il vraiment de ce gouvernement et de son projet de nouvelle Constitution? D’abord, il faut rappeler, plutôt deux fois qu’une, que l’actuel gouvernement a été élu par une grande majorité du peuple Vénézuela. Ce n’est pas un gouvernement qui s’est imposé par la force ou en simulant mille et une tromperies. Il est là en toute légitimité démocratique et il gouverne dans le sens des objectifs qui ont été mis de l’avant lors des campagnes électorales. Il apporte éducation, santé, participation politique à plus des deux tiers de la population qui étaient laissés pour compte dans les gouvernements antérieurs. Les richesses du pays sont mis à contribution dans le sens des intérêts de ces politiques. Cette majorité est d’accord avec ce qu’il fait et tant qu’elle l’appuiera, il poursuivra dans cette direction.
La Réforme constitutionnel proposée est à l’effet de faciliter la mise en place des orientations prises et d’assurer pour l’avenir que la majorité des vénézuéliens ait prise sur leur destiné. Il s’agit d’une proposition votée par une large majorité des députés, après des consultations et des discussions à travers tout le pays. Ce projet est maintenant soumis au peuple qui aura à se prononcer par Référendum national sur ce projet de Constitution. Deux comités sont mis en place : ceux qui sont pour le OUI et ceux qui sont pour le NON. Les débats doivent se faire à l’intérieur de certaines règles établies par le Conseil national électoral (CNE). Ces deux comités peuvent sillonner tout le pays, débattre de leur option et se gagner tous les appuis qui pourront leur permettre de remporter le Référendum. C’est LE PEUPLE qui assumera la décision d’adopter ou de rejeter la proposition. N’est-ce pas là la voie la plus démocratique qui puisse être observée. Ce n’est ni Chavez, ni le gouvernement, ni tel ou tel groupe d’intérêt qui décidera, mais LE PEUPLE. Bien des pays ont des Constitutions qui n’ont jamais été soumises au Peuple par voie référendaire. C’est le cas du Canada et de bien d’autres. Qui crient au scandale anti-démocratique?

Chavez, avec cette nouvelle Constitution, sera-t-il élu à vie, comme le suggère le journal Le Monde dans son édition du 7 novembre dernier : « La réforme permet à M. Chavez de se faire réélire indéfiniment et de décréter un « état d’exception » supprimant la liberté de la presse. » Il ne fait aucun doute que l’effet souhaité par cette mise en forme du journal Le Monde suggère fortement l’arrivée en force d’un dictateur, supprimant toutes les libertés d’expression. Pourtant, nombreux sont les pays où une personne peut se présenter autant de fois qu’elle le souhaite au poste de chef d’État. Ici au Canada nous avons eu des Premiers ministres qui se sont présentés à plusieurs reprises au poste de chef d’État. Aucune restriction ne les y empêche. Ainsi nous avons eu un Pierre Eliot Trudeau qui a régné plus de 14 ans. La seule condition c’est que le peuple soit celui qui décide, par voie électorale, de le reconduire à son poste. Le jour où le peuple n’en veut plus il lui retire son appui et c’est fini. N’est-ce pas là la Démocratie? N’est ce pas ce que prévoit la nouvelle Constitution. À ce que je sache, la procédure électorale, par cette nouvelle Constitution, n’est pas abolie, pas plus d’ailleurs que le multiparti.

Pourquoi alors autant de conflits? Chacun peut avoir son explication, mais la mienne est la suivante : ces gens qui se réclament de la démocratie pour crier au scandale et à la dictature n’en ont que faire de cette démocratie, ce qui leur importe c’est le contrôle du pouvoir et des intérêts qui l’accompagnent. Si la démocratie leur importait autant qu’ils le disent, ils profiteraient des espaces que leur fournit le Référendum pour aller chercher auprès du peuple tous les appuis qui leur assureront la victoire. Ils savent bien que la majorité du peuple veut cette réforme, que ce peuple est souverain et que Chavez est leur candidat pour mener à terme le projet de société qu’il veut bien se donner. Cela ils ne veulent pas.

Quoi faire alors sans perdre la face devant nos grandes valeurs de démocratie et de liberté? C’est là que les centaines de millions de dollars US sont mis à contribution pour transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, faire de la démocratie une dictature et d’un coup d’État une démocratie. C’est là une opération qui va chercher beaucoup de sous. Une bonne partie des 44 milliards $ US, investis annuellement par les étasuniens pour faire de l’infiltration et de la désinformation, va à de pareils projets. Ainsi l’obstruction à la tenue d’un référendum sera perçue comme un acte de sauvegarde de la démocratie et la réalisation d’un coup d’État deviendra un acte au service de la liberté.
Oscar fortin
7 novembre 2007

 


OSCAR FORTIN

 


oscar fortin


os.fortin@sympatico.ca

 

Ceci dit, la réforme constitutionnelle semble être affreuse. Chavez aurait-il finalement plié sous les pressions dont mentionne John Perkins?

voici un texte de Tercer Camino à ce sujet trouvé ici:

 

El constitucionalista alemán Ferdinand La Salle, casado con una hija de Carlos Marx, y además militante del Partido Comunista Alemán, advierte que existen dos constituciones: una escrita y otra real no escrita. Dice que las constituciones son en última instancia el resumen de los intereses de los Factores Reales de Poder. En nuestro país esos factores son en primer lugar, las Multinacionales privadas, en segundo lugar la Burguesía paraestatal que ejerce el poder y en tercer lugar la Burguesía tradicional. Observamos que en 1999,  la Constituyente derivada que presidía Luis Miquilena aprobó una nueva constitución que le dio el marco jurídico necesario a la apertura petrolera y a aquellos acuerdos que en materia económica favorecen los intereses del esos factores reales de poder (recordemos la base 8 del referéndum aprobatorio de esa constitución).  Ahora en la  carta magna a aprobarse en Diciembre del 2007, se le da rango constitucional a las Empresas Mixtas, con lo cual las multinacionales petroleras se adueñan del 40% del petróleo venezolano.

 

 En las últimas dos oportunidades (1999 y 2007), las constituciones escritas vigentes tienen que dar paso, tienen que ser modificadas, tienen que adecuarse a los intereses de esos factores reales de poder; intereses que gravitan y hacen que realmente tenga que implementarse nuevas constituciones para asentar jurídicamente su poder y ventajas económicas y políticas. Todo esto ocurre independientemente de los sueños revolucionarios de un pueblo manipulado por un discurso  oficial anti-imperialista.

 

Sin embargo, nuestra propia historia señala el camino a seguir: el 19 de abril de 1810, se produjo el hecho de fuerza constituyente originario y el 05 de julio de 1811 el acto constituyente de registro de la constitución emancipatoria.  Repetirlo es una obligación histórica.

 

Tercer Camino

 

 

Critica parcial a la Constitucion nacional del año 2007   

 

1-      EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

2-      ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR.

 

3-      REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS

 

4-      DICTADURA POLITICA

 

Agosto 2007

Tercer Camino

 

 

 

1.- EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

 

 

Los artículos 112, 113 y 115 le dan Rango Constitucional a la propiedad mixta entre el Estado y el sector privado sobre la explotación de los recursos naturales o de cualquier otro bien del dominio de la nación de carácter estratégico y sobre la prestación de servicios públicos vitales para la nación.

 

De esta manera el capital privado multinacional consolida su condición de propietario de los recursos naturales de carácter estratégicos y la prestación de servicios públicos vitales, situación esta que se inició el 31 de Marzo del 2006 con la aprobación por parte de la Asamblea Nacional del contrato marco para la FORMACION DE EMPRESAS MIXTAS para la explotación de hidrocarburos, modelo este que ahora podrá extenderse a la explotación del uranio, hierro, carbón, agua, plutonio, oro y otros recursos naturales. Además, podrán ser privatizados los servicios públicos de educación, salud, vivienda, seguridad social, telefonía, transporte, etc.

 

Es necesario destacar, que de conformidad con la disposición transitoria décimo octava, de la Constitución de la República de 1999, que se mantiene plenamente vigente, el artículo 113 priva sobre el artículo 302 en el cual se declara que el Estado se reserva por razones de soberanía la actividad de explotación de los hidrocarburos, así como la explotación de servicios y bienes de interés público y de carácter estratégico.

 

La constitucionalización de las empresas mixtas establece el piso jurídico necesario para permitir la entrega de la soberanía económica y política de la nación. Debemos recordar que según el señalado contrato marco de dichas empresas, para decidir sobre asuntos de gran interés nacional en la explotación de grandes riquezas naturales se requiere el voto favorable del 75% del capital social que conforman las empresas mixtas, del cual sólo el 60% pertenece al Estado venezolano, lo que indica que las empresas extranjeras multinacionales tendrán un peso determinante al momento de tomar las referidas decisiones estratégicas para el país, circunstancia esta que menoscaba absolutamente la soberanía económica y política de la República de Venezuela. La implantación de este nuevo modelo para la economía venezolana tiene doble carácter: por un lado,  será dominante sobre el conjunto de nuestra economía por cuanto está referido a las materias primas y a las empresas estratégicas sobre todo a la energía fósil; por otra parte es el nuevo modelo de recolonización   de las multinacionales sobre los países dependientes. La privatización de las  materias primas estratégicas que se inició en el año 2006, mediante la aprobación del Contrato Marco para las Empresas Mixtas, por parte de la Asamblea Nacional, tendrá ahora Rango Constitucional, quedando jurídicamente apuntalada, gracias a la reforma del articulo cuyo análisis nos ocupa. .

 

2.-  ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR

 

 La Constitución Nacional del año 2007 pretende institucionalizar al movimiento popular. En el artículo 16 del nuevo texto constitucional se considera que las comunidades constituyen la unidad política primaria de la organización territorial nacional. En ese sentido se establece que la comunidad y la comuna conforman el Poder Popular, el cual desarrollará formas de agregación político – territorial que serán reguladas legalmente.

 

Por su parte, el artículo 184 ordena que mediante una ley nacional el poder nacional, estadal y municipal, transferirán al indicado Poder Popular la prestación de servicios en materia de vivienda, deporte, cultura, programas sociales, ambiente, mantenimiento de áreas industriales, mantenimiento y conservación de áreas urbanas, construcción de obras y prestación de servicios públicos.

 

Además, el artículo 167 en su ordinal 4° establece que el situado constitucional, equivalente a un 25% de los ingresos ordinarios estimados en la Ley de Presupuesto, será distribuido entre los estados, el distrito federal y el poder popular.

 

De las normas constitucionales citadas se evidencia que se pretende burocratizar al movimiento popular. De las comunidades surgen las organizaciones sociales (vecinales, estudiantiles, profesionales, campesinas, etc.), que históricamente han asumido el papel de defender los derechos sociales, los derechos humanos y la soberanía de la nación. Las organizaciones sociales populares o comunitarias generalmente han tenido la característica de ser anti-gubernamentales, de ser factores de poder que enfrentan al poder constituido,  a la institucionalidad gobernante en defensa de los derechos sociales.

 

Históricamente solo los movimientos populares autónomos e independientes han sido capaces de librar grandes gestas patrióticas en defensa de la nación y de los derechos sociales. De allí que resulta altamente peligroso convertir a las comunidades en entes paraestatales e institucionales encargados de cumplir funciones oficiales previamente regladas por el poder nacional.

 

Es obvio que se pretende liquidar al movimiento popular en su capacidad de expresar con fuerza tendencias sociopolíticas,  anti-institucionales y de abrir cauces a nuevas situaciones históricas que impliquen la consecución de sus reivindicaciones como pueblo y como nación.

 

La única manera de consolidar el poder popular es respetando el derecho a las manifestaciones públicas, a la disidencia política e ideológica, el derecho a la vida y a la libertad de los dirigentes populares y los derechos humanos del pueblo en general, respetando el derecho a la huelga y a la organización. Por el contrario estatizar a la comunidad es negar la libertad popular y el derecho del pueblo a su autodeterminación histórica.

 

La ejecución presupuestaria que se otorga al llamado poder popular para la construcción de obras y de otros servicios, persigue mantener la paz social.

 

 

3.- REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS.

El nuevo artículo 328 de la Constitución de la República incorpora como función de la Fuerza Armada Nacional, « la participación permanente en la tarea de mantenimiento de la seguridad ciudadana ». Además, en una nueva disposición transitoria se señala que la Guardia Nacional podrá constituirse en « cuerpos policiales con una parte de sus recursos humanos, técnicos y materiales ».

 

Involucrar a la Fuerza Armada Nacional en tareas de seguridad ciudadana y darle carácter de policía a la Guardia Nacional, significa la total militarización de la sociedad venezolana. Según el artículo 55 de la Constitución de la República del año 1999 « los órganos de seguridad ciudadana », tienen como función proteger a las personas frente a situaciones que constituyan amenazas o riesgo para su integridad física o de sus propiedades.

 

De tal manera, que según el artículo 328 del nuevo texto constitucional el ejército puede actuar ante una situación de hurto, de estafa, de robo, de lesiones, de violación o de homicidio, lo cual, insistimos constituye una extrema militarización de la sociedad venezolana.

 

Es importante destacar que el mencionado artículo 55 de la Constitución de 1999, ordena que los cuerpos de seguridad del Estado respetarán la dignidad y los derechos humanos de todas las personas en las tareas propias de la seguridad ciudadana. También establece que el uso de armas o sustancias tóxicas por parte del funcionario policial y de seguridad estará limitado por principios de necesidad, conveniencia, oportunidad y proporcionalidad conforme a la ley.

 

Estos mandatos constitucionales son totalmente inobservados por los cuerpos policiales civiles, que usan armas de guerra, uniformes camuflados, pasa montañas y que generalmente están comandados por militares, razón por la cual siempre se ha clamado por la desmilitarización de los cuerpos policiales llamados a cumplir tareas de protección ciudadana, sin embargo, la nueva constitución se pronuncia en sentido contrario militarizando totalmente la indicada función.

 

De tal manera, que la grave crisis de los derechos humanos que sacude a la sociedad venezolana, será profundizada aún más.

 

4.-  DICTADURA POLITICA

Las comentadas estrategias políticas, sociales, económicas y militares, constituyen las grandes líneas que permitirían la continuidad indefinida de Hugo Chávez en la Presidencia de la República. De predominar tales estrategias la reelección presidencial por una sola vez, tal como lo establecía el artículo 230 de la Constitución de la República de 1999, constituía un obstáculo jurídico para las pretensiones hegemónicas del presidente Chávez, razón por la cual en el nuevo artículo 230 se remueve dicho obstáculo jurídico – constitucional.

 

La burocratización del movimiento popular, la entrega de nuestras riquezas naturales al capital privado multinacional y la militarización de la sociedad son los requisitos que deberá   poner en práctica Hugo Chávez para perpetuarse en el poder.

 

 PROPOSICION

Esta nueva coyuntura histórica exige un gran esfuerzo de los sectores populares, patrióticos y nacionalistas, civiles y militares, para construir un amplio movimiento nacional en defensa de los derechos sociales, de los derechos humanos, de la soberanía económica y política de la nación venezolana y producir hechos constituyentes originarios que posibiliten la redacción y aplicación de una constitución libertaria y que represente la emancipación y una nueva civilización socialista y anti-capitalista.

 



DÉSINFORMATION MÉDIATIQUE À PROPOS DU VÉNÉZUÉLA

6 11 2007

article repris de oulala:

Alors que les médias français poursuivent leur entreprise de désinformation en annonçant d’importantes manifestations contre Chavez liées à la réforme de la constitution, sur place, la réalité est toute autre.
L’article publié par Vive Vénézuela suivi du commentaire de Thierry Deronne rétablissent la vérité.

La présidente de cette instance nationale, Tibisay Lucena a lu un communiqué dans lequel elle dénonce ces faits injustifiables étrangers à toute pratique démocratique du système électoral

ABN le 2 novembre 2007
Traduction Michel Veysset

Caracas

La présidente du Conseil National Electoral (C.N.E), Tibisay Lucerna, a catégoriquement condamné les violences qui se sont déroulées, jeudi dernier, au siège de cet organisme électoral.

Elles ont été le fait d’une délégation d’étudiants oppositionnels alors qu’ils déposaient un document critiquant la réforme constitutionnelle.

Dans le communiqué rendu public, Tibisay Lucena a expliqué que, lors d’une réunion avec des responsables du CNE : « Une partie des étudiants a tenté de s’enchaîner aux escaliers du siège du Pouvoir Electoral mettant en cause l’esprit cordial et pacifique qui avait jusque là présidé lors de cette rencontre »

La Présidente à qualifié ces faits « d’injustifiables et sans rapport avec la pratique démocratique du système électoral ».

De la même manière elle a dénoncé le traitement médiatique de ces faits.

De son point de vue, ces actes « échauffent les esprits en dénaturant ce qui s’est réellement passé ».

« La tentative de prendre d’assaut le siège du Pouvoir Electoral est inacceptable et constitue une violation grave des lois vénézuéliennes » a-t-elle affirmé. Tibisay Lucena, en qualité de Présidente du CNE à déploré les événements et a annoncé qu’elle demandera l’ouverture d’une enquête pour déterminer les responsabilités « que tout un chacun doit assumer en pareilles circonstances ».

Il est clair que le Pouvoir Electoral n’acceptera « aucune forme de pression mettant en cause le processus électoral qui conduit au référendum sur la réforme constitutionnelle ».

Elle a conclut en précisant : « Le Conseil National Electoral accomplira fidèlement ses obligations constitutionnelles qui sont de garantir le libre exercice du droit de vote pour l’ensemble du peuple vénézuélien »

Traduction Michel Veysset


Le commentaire de Thierry Deronne, vice Président de ViVe, interrogé par René Balme pour Oulala

Cher René : non, evidemment, il n’y a pas eu de « féroce repression » ni de « population en colere ». C’est la même technique que depuis six ans : de petits groupes de la bourgeoisie cherchent a provoquer les forces de l’ordre pour les cameras de CNN, dans l’indifférence de la majorité de la population. A Paris, le cadre de la TV montre la « violence », et le tour est joué, car le spectateur français ne peut extrapoler le contre-champ qui lui est refusé en fonction de huit ans de désinformation sur la « dictature chaviste ». Le hors-champ réel, s’íl n’était escamoté sciemment par AP, Reuters, etc.. montrerait, autour de ces quelques dizaines d’exaltés, que les gens continuent a vaquer tranquillement a leurs occupations… indifférents et fatigués qu’ils sont de ces mises en scènes-éclairs destinées durant quelques minutes a alimenter les médias occidentaux. Lorsque se produisent les vraies manifestations comme celles qui aura lieu dimanche, massives et majoritaires, en faveur de la constitution, il n’en est pas question dans les mêmes médias. Parfois on les mentionne mais en retirant des zéros comme S. Kaufmann du Monde pour qui 600.000 personnes sont une « petite foule ».

Pour les détails sur ce qui se passe vraiment dans ce genre de manif tu as www.aporrea.org, même si c’est un site un peu trop radical politiquement.

Sur le contenu de la constitution, comme nous l’avions dit en juillet, ce sera le leit-motiv des médias pendant plusieurs mois : « Chavez réélu a vie ». De nombreuses analyses en France sont disponibles sur les sites du cercle bolivarien de Paris par exemple, sur le fait que le Venezuela se met au niveau démocratique de la plupart des pays d’Europe ou les populations ont le droit d’élire et de réélire qui ils veulent a la tête de l’État (France y compris) autant de fois qu’elles le veulent. Mais surtout pour expliquer que là n’est pas le but de cette reforme qui est de faire, grâce à des milliers de conseils communaux un des piliers de l’État ou de réduire la journée de travail a 6 heures, etc..

Thierry Deronne
Vive-Président de viVe
Chaîne de télévision nationale participative



Film de la semaine: The War on Democracy

27 10 2007

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Note: United Fruit a depuis changé de nom pour devenir Chiquita.



Image du jour

18 09 2007

Le positionnement idéologique des personnalités politiques internationales:

Vous pouvez faire «le test» qui vous situe sur cette grille ici: http://politicalcompass.org/test 



Le parlement irakien doit choisir: occupation militaire ou subordination économique

6 09 2007

Parlement iralienHier le parlement irakien reprennait ses travaux.  Dans les semaines à venir le parlement irakien sera sous d’immences pressions des États-Unis, du FMI, de la Banque Mondiale et des transnationales pétrolières d’adopter la loi pétrolière rédigée par la coalition d’occupation. En effet, le rapport Baker-Hamilton identifie l’adoption de la loi privatisant les champs pétroliers irakiens comme la première priorité des États-Unis. Le FMI fait de l’adoption de cette loi enlevant tout contrôle au peuple irakien de ses ressources pétrolières une condition sine qua non de la réduction de la dette internationale irakienne.

Or, quoique le gouvernement irakien ai été presque trié sur le volet par l’occupant pour satisfaire ses besoins, le parlement irakien jusqu’à présent réussi a empêcher le passage de cette sinistre loi.  En effet comme on peu s’en douter en regardant ces deux «images du jour»: 1 2 , le redevances données par les compagnies pétrolières aux pays sont minimes comparé à l’argent qui peut être fait en exploitant soi-même ses ressources et le gouvernement irakien de semble pas être dupe.

Le problème evidemment c’est que les étasuniens ne partirons pas d’Irak avant d’avoir obtenu ce pourquoi ils sont venu en premier lieu: du pétrole pour leur pétrolières. En effet, déjà en 1963, les États-Unis aportaient leurs appui au parti Baas (le parti de Saddam) lors du coup d’État irakien de 1963 où ce parti reversa le gouvernement démocratiquement élu car, de l’aveu même d’ Ali Salih Al-Sadi, alors secretaire du parti, le coup fut financé et organisé par la CIA et MI6 (services secrets britaniques) pour contrer la loi 80 du premier ministre Qassim qui nationalisait la compagnie pétrolière Irakienne alors une possession et sous contrôle britanique. Le peuple irakien a donc le choix entre une occupation militaire étasunienne et l’abandon des leur ressources pétrolière et donc la subjugation de leur économie aux intérêts étasuniens.  Mais, même si la loi est adoptée, les États-Unis ne partiront pas totalement: il resteront dans environs 4 méga-bases militaires.



Système de santé: 2 problèmes, 2 solutions

11 08 2007

Le système de santé fait face à deux problèmes majeurs présentement:

  • Le sous-financement
  • Le manque d’effectif

50% des coûts du systèmes de santé proviennent des médicaments (surtout non génériques) et cette proportion va en augmentant. La privatisation ou un système «mixte» ne diminue en rien ces coûts. Pour diminuer le coût des médicament il faut diminuer la durée des brevets afin que des générique peuvent être commercialisés plus vite ou, encore mieux, partir une compagnie d’État qui dévelope les médicaments nécessaires à moindre prix, c’est la solution de Québec Solidaire qui a pour projet de créer QuébecPharma.

Pour ce qui est du second problème, une privatisation du système de santé empirerait la situation en drainant les docteur(e)s et infirmièr(e)s du système public vers le privé. Et comme les gens riches cherchant des soins privés requiereront plus de temps des docteur(e)s/infirmièr(e)s pour un même problème, le système sera globallement moins efficace. La solution à ce problème à long terme est d’augmenté la formation médicale et à cours terme la solution est de faire comme l’Ontario et de facilité la certifications des médecins et infirmièr(e)s qui ont obtenu leurs diplômes à l’extérieur du Québec. J’ai un voisin chirurgien cardiaque qui vit au Québec deux semaines à la fois et ensuite retourne en Europe deux semaines pour pratiquer car il ne peut pratiquer ici.

Voici un petit vidéo:



La chute de Mobutu et l’histoire récente de la région des grands lacs

10 08 2007


1- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
2- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
3- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
4- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
5- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
6- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing



Assassinat de Lumumba commandité par les ÉU et la Belgique

3 08 2007

dinsdag, 9 oktober 2001, 10u44


Un complot des gouvernements américain et belge et de l’extrême droite

Solidaire s’est entretenu avec l’écrivain Ludo De Witte, à propos de l’assassinat de Lumumba

Nom: Ludo De Witte

Age: Né en 1956, papa de Wouter (16 ans) et Jasper (14 ans)

Parcours: Sociologue de formation et auteur de Crisis in Kongo (1996). Il a effectué des recherches très poussées dans les Archives des Nations unies (New York) et les Archives du ministère des Affaires étrangères (Bruxelles). L’assassinat de Lumumba est l’aboutissement d’une étude approfondie sur les commanditaires du crime, basée sur des documents uniques et des témoignages des protagonistes de ce drame.

Dans les prochaines semaines, la commission d’enquête parlementaire sur l’assassinat du Premier ministre congolais Lumumba clôturera ses travaux. A l’origine de cette commission, on trouve un livre de Ludo De Witte, qui a provoqué beaucoup de remous. L’auteur affirme que l’assassinat a été exécuté en accord avec les gouvernements belge et américain et que les commanditaires étaient tous des actionnaires d’entreprises qui pillaient ou avaient des vues sur les richesses du Congo. L’assassinat a été réalisé au nom du libre marché et de la lutte contre le communisme.

Tony Busselen

Ludo De Witte. Des indices sérieux indiquent que les plus hautes instances politiques belges ont été impliquées dans différentes tentatives d’assassinat de Lumumba, de septembre à octobre 1960. Pendant l’enquête, on a par exemple parlé de l’opération L, mise sur pied par Edouard Pilaet. Celui-ci travaillait pour le compte de la Forminière, la société belge qui exploitait le diamant au Congo. Par l’intermédiaire du colonel de réserve Laude, il était notamment en contact avec le chef de la maison militaire du roi, le général Dinjaert. Les plus hautes instances politiques étaient impliquées dans cette opération. C’est d’ailleurs le bras droit du comte d’Aspremont Lynden, le ministre des Affaires africaines, qui a chargé Pilaet de se rendre au Congo et d’y travailler sous la direction du colonel Marlière. Celui-ci deviendrait plus tard le conseiller de Mobutu.

Il y a encore d’autres témoignages. Ainsi, le commandant Noël Dedeken a reconnu avoir reçu du commandant en chef de l’armée belge, le baron de Cumont, l’ordre d’enlever Lumumba, sans doute en vue de l’éliminer par la suite. Et, récemment, l’officier belge Paul Heureux a confirmé l’existence d’un plan visant à assassiner Lumumba et émanant du journaliste Jo Gérard, partisan notoire du roi Léopold III et collaborateur de Paul Vanden Boeynants. Ce plan a été préparé sous la supervision du colonel Marlière, qui agissait avec l’accord de ses supérieurs. Ces opérations ont finalement été suspendues lorsque l’initiative est passée aux mains des Américains.

Avez-vous des informations sur la collaboration entre les services américains et belges?

Ludo De Witte. Nous savons que dès l’été 1960, les Américains et les Belges ont lancé plusieurs tentatives d’assassinat contre Lumumba et que toutes ces opérations ont été suspendues entre le 10 et le 15 octobre. Des documents de la CIA et les archives de Pilaet révèlent qu’on était arrivé à la conclusion que trop de personnes travaillaient à la préparation du meurtre de Lumumba. Hormis les opérations préparées par les services occidentaux eux-mêmes, ceux-ci ont aussi tenté de faire exécuter la sale besogne par des Congolais. Mais ceux-ci se sont montrés peu enthousiastes. Pilaet écrit dans un rapport: «Tous les Congolais avec lesquels je parle sont d’accord pour dire que Lumumba doit disparaître. Mais ils espèrent tous que quelqu’un d’autre fera le travail à leur place». En d’autres termes, de très nombreuses personnes étaient au courant des opérations. A Brazzaville et à Léopoldville, les rumeurs allaient bon train. Des amateurs étaient impliqués dans l’affaire et il y avait des fuites. Un moment donné, il a donc été décidé de mettre fin à toutes les opérations.

Noël Dedeken et Pilaet ont alors été révoqués. La CIA a envoyé un message à l’ambassade américaine précisant que «toutes les initiatives par rapport à Lumumba devaient être arrêtées». Mais en même temps, le quartier général de la CIA a transmis un message secret, via un canal spécial, à Larry Devlin, chef de la CIA à Léopoldville, lui indiquant littéralement qu’il ne devait en aucun cas tenir compte du message officiel et que l’opération serait poursuivie de manière accélérée.

La CIA décide alors d’engager un tueur à gages professionnel. Cet homme, recruté en Belgique et portant le nom de code QJWIN, est arrivé au Congo juste avant la fuite de Lumumba de Kinshasa. Finalement, il sera rappelé sans avoir pu achever son travail parce qu’entre-temps, Lumumba a été arrêté par Mobutu pour être livré plus tard au Katanga. Mais le fait qu’à la mi-octobre, Belges comme Américains mettent fin à toutes leurs opérations officielles et que la CIA prend alors toute l’affaire en main, donne à penser qu’il y a eu une coordination à un très haut niveau entre Bruxelles et Washington. En outre, des concertations ont eu lieu en janvier 1961, tant au niveau de l’Otan que de manière bilatérale. Le Portugal, qui était encore maître en Angola, et le régime britannique en Rhodésie ont discuté avec le régime Tshombé au Katanga pour arrêter la progression des forces nationalistes. Des contacts avec les Français ont eu lieu en vue de renforcer le régime de Mobutu. Le Pentagone insistait à cette époque pour que les bases militaires de Kitona et de Kamina restent entre les mains de forces «alliées».

Mais il y avait quand même une forte rivalité entre Belges et Américains à propos du contrôle du Congo…

Ludo De Witte. Cette rivalité n’a joué un rôle que plus tard. Au cours de l’année 1961, une fois Lumumba assassiné et les Américains maîtres de la situation, elle a pris des proportions importantes. Mais durant toute la période de crise, de l’été 60 jusqu’à la mort de Lumumba, les opérations belges et américaines se sont déroulées parallèlement. Le 18 août 1960, le président Eisenhower donne le feu vert pour assassiner Lumumba. Le même jour, Gaston Eyskens donne ordre à Van Bilsen de charger Kasa Vubu de la destitution de Lumumba. Belges et Américains sont alors de véritables «frères d’armes» et ils collaborent étroitement. Ainsi, il y eut un attentat soi-disant perpétré par des nationalistes contre Ndele, un homme de Mobutu. Les Américains étaient au courant depuis une semaine. L’opération s’est déroulée avec un tel amateurisme et le lien avec Lumumba était si apparent qu’il s’agissait sans aucun doute d’une opération tendant à dresser le camp de Mobutu contre les Lumumbistes et à les pousser dans les bras de la CIA et de la sûreté belge. Il y a eu des attentats semblables contre Mobutu lui-même et d’autres Congolais. Dans ces opérations, la CIA collaborait avec les services secrets belges. Il y a d’ailleurs aussi le témoignage du colonel Marlière qui reconnaît avoir placé, avec l’aide la CIA, des appareils d’écoute dans la résidence de Lumumba. L’agent de la CIA Devlin parle lui aussi d’une collaboration intense avec les Belges.

Des accusations sévères ont été formulées devant la commission d’enquête à l’encontre du journaliste d’extrême droite Jo Gérard. Un officier belge, Paul Heureux, l’accuse de lui avoir remis une mitraillette, deux millions de francs et la mission d’engager un tueur pour assassiner Lumumba. Qui est Jo Gérard?

Ludo De Witte. Gérard était déjà actif dans la résistance anticommuniste durant la Deuxième guerre mondiale. Après la guerre, il est devenu propagandiste anticommuniste et partisan d’un régime musclé autour de la figure du roi Léopold III. Il était aussi l’une des chevilles ouvrières de la publication d’extrême droite Europe-Magazine, une revue néo-fasciste qui écrivait sur les Congolais en des termes racistes. Je me rappelle d’un numéro qui titrait à la une: «Le Congo livré aux bêtes». C’était le style de Jo Gérard. Il a également joué un rôle important dans l’ascension politique de Paul Vanden Boeynants et contribué au développement de l’aile droite du PSC. Il avait également de bons contacts avec le baron Zurstrassen, un grand financier du groupe Lambert.

Dès l’instant où le gouvernement belge a déclenché la guerre -non déclarée- contre Lumumba, le milieu réactionnaire, anticommuniste et paramilitaire qui s’était formé durant la guerre a reçu carte blanche. Des gens comme Pilaet, Dedeken, Laude, Gérard appartenaient à ce milieu. Le ministre des Affaires africaines d’Aspremont Lynden avait lui-même été un dirigeant de la résistance anticommuniste durant la guerre. Dans les années cinquante, il était lieutenant-colonel du cadre de réserve de l’armée, collaborateur de la sûreté militaire belge et un haut dirigeant des réseaux gladio. Ces réseaux avaient été créés par les services secrets américains dans tous les pays européens pour entrer en action si les communistes arrivaient au pouvoir. Après l’accession de Lumumba au poste de Premier ministre, c’est ce même d’Aspremont Lynden qu’on a envoyé au Katanga afin d’y organiser la révolte contre Lumumba, avec l’aide de Jean del Marmol, un officier de la résistance anticommuniste exclu de la direction pour ses idées trop extrémistes. Il voulait absolument instaurer une dictature militaire sous la direction du roi après le départ des Allemands.

Pourquoi des forces aussi différentes que le gouvernement belge, le gouvernement américain et les léopoldistes ont-ils collaboré en vue d’assassiner Lumumba?

Ludo De Witte. Toutes ces forces, traversées par d’énormes conflits d’intérêts, étaient toutes des actionnaires d’entreprises qui exploitaient le Congo. Derrière Jean del Marmol, il y avait le groupe Lambert; derrière Pierre Wigny, il y avait une floppée de sociétés coloniales; dans l’entourage du Palais royal, il y avait la Société Générale. L’oncle d’Aspremont Lynden était l’un des commissaires de la Société Générale. Pour les Américains, l’enjeu était aussi de mettre la main sur les énormes richesses du Congo. En outre, un succès du nationalisme de Lumumba pourrait avoir des conséquences importantes dans l’ensemble de l’Afrique.

Comment la commission Lumumba pourrait-elle, selon vous, réellement faire la lumière sur le meurtre de Lumumba?

Ludo De Witte. Qu’elle fasse ouvrir toutes les archives, surtout pour les Africains, car c’est en premier lieu leur histoire. Le dossier Lumumba de la Sûreté de l’Etat et les archives de la sûreté militaire doivent être rendues publiques. Par ailleurs, la commission doit examiner ce qui s’est exactement passé durant les dernières heures de Lumumba et tout mettre en œuvre pour récupérer sa dépouille. On affirme que le commissaire de police Soete aurait détruit le cadavre de Lumumba, mais beaucoup en doutent.

Le parlement a décidé de clôturer les travaux de la commission fin janvier pour éviter qu’on établisse un lien entre le meurtre de Kabila et celui de Lumumba. Qu’en pensez-vous?

Lude De Witte: Je crains que les choses n’aient pas fondamentalement changé depuis 1960. Je me rappelle, par exemple, qu’au moment où la commission Lumumba s’installait, Louis Michel affirmait que Laurent Kabila s’était disqualifié lui-même sur la scène internationale. Raison de cette déclaration: la décision de Kabila visant à interdire les devises étrangères au Congo. Le fait qu’un ministre des affaires étrangères se permette de faire de telles déclarations à propos d’une mesure qui relève manifestement des affaires économiques internes d’un autre pays, qui en plus est en guerre, démontre qu’on n’a pas appris grand chose depuis quarante ans. On traite toujours les dirigeants congolais avec le même mépris «impérial» que dans les années soixante. On peut démontrer de manière presque mathématique avec quelle force l’Occident souhaitait voir disparaître Kabila. Il suffit de comparer les flux financiers de l’Occident vers les pays qui ont agressé le Congo et l’argent qui est allé au Congo, pour comprendre que l’Occident n’a donné aucune chance à Kabila.

Aujourd’hui, on assiste à une véritable balkanisation du Congo: quelques pays voisins occupent d’énormes territoires du Congo qu’ils pillent sans vergogne avec l’aide d’entreprises occidentales. La facilité avec laquelle l’Occident accepte cette situation démontre le peu de respect qu’il a à l’égard de l’intégrité territoriale d’un pays du tiers monde. A voir le soulagement avec lequel l’Occident a réagi à la mort de Laurent Kabila début 2001 et la rapidité avec laquelle Louis Michel a annoncé son décès – avant même la communication officielle du gouvernement congolais – je doute fort de la prétendue ouverture que le gouvernement s’attribue.

Le Conseil des ministres de Lumumba. Après l’accession de Lumumba au poste de Premier ministre, d’Aspremont Lynden et Jean del Marmol, deux figures importantes de l’anticommunisme d’extrême droite belge, ont été envoyés au Congo pour y organiser la révolte contre Lumumba. (Photo archives)

Ludo De Witte, L’assassinat de Lumumba, aux éditions Karthala.

En vente dans toutes les bonnes librairies. Vous pouvez le commander à la Librairie Internationale (02/513.69.07) au prix de 1088 francs + 80 francs de port.

source: http://www.solidaire.org/scripts/article.phtml?lang=2&obid=6419




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