La démission de l’amiral Fallon relance les hostilités en Irak

14 03 2008

repris du réseau voltaire:

Contrairement à ce qui a été écrit dans la presse dominante, l’amiral William Fallon n’a pas été limogé par ce qu’il s’opposait au président Bush à propos d’une attaque contre l’Iran. Il a démissionné de sa propre initiative après que l’accord qu’il avait négocié et conclu avec Téhéran, Moscou et Pékin ait été saboté par la Maison-Blanche. Le choix de l’administration Bush relance la guerre en Irak et expose gravement les GI’s face à une Résistance désormais soutenue de l’extérieur sans retenue.

Il était presque 22h GMT, mardi 11 mars 2008, lorsque le commandant en chef du Central Command, l’amiral William Fallon, annonça depuis l’Irak qu’il présentait sa démission. Immédiatement à Washington, le secrétaire à la Défense, son ami Robert Gates, dans une conférence de presse improvisée indiquait qu’il acceptait cette décision à regret. Dans les minutes qui suivirent, la rumeur d’une possible attaque états-unienne contre l’Iran se répandit partout dans le monde. En effet, la démission de l’amiral aurait été exigée par la Maison-Blanche à la suite de la publication d’un reportage par le mensuel Esquire [1] rapportant des propos « francs » de l’officier à propos du président Bush. Or, dans le même article, on pouvait lire qu’un renvoi de l’amiral marquerait le signal ultime de la guerre.

Pourtant, cette interprétation est erronée. Elle ignore l’évolution du rapport de forces à Washington. Pour comprendre ce qui est en jeu, revenons un instant en arrière. Nos lecteurs, qui ont été régulièrement informés dans nos colonnes des débats en cours à Washington, se souviendront des menaces de démission de Fallon [2], de la mutinerie des officiers supérieurs [3], des dessous d’Annapolis [4], et de l’infiltration de l’OTAN au Liban [5] que nous avons rapportés dans ces colonnes avant tout le monde ; des révélations qui ont été contestées lors de leur publication et qui sont aujourd’hui largement attestées. Nous ajouterons ici des informations inédites sur les négociations conduites par Fallon.

Le Plan Fallon

Alors que l’establishment états-unien avait approuvé l’entrée en guerre contre l’Irak dans l’espoir d’en tirer de substantiels profits économiques, il a progressivement déchanté. Cette opération génère des coûts directs et indirects démesurés, mais ne rapporte qu’à quelques uns. Dès 2006, la classe dirigeante s’est inquiétée de mettre fin à cette aventure. Elle contestait à la fois le surdéploiement des troupes, l’isolement diplomatique grandissant, et l’hémoragie financière. Elle trouva son expression à travers le rapport Baker-Hamilton qui condamnait le projet de remodelage du Grand Moyen-Orient, et préconisait un retrait militaire d’Irak coordonné avec un rapprochement diplomatique avec Téhéran et Damas.

Sous cette amicale pression, le président Bush fut contraint de limoger Donald Rumsfeld et de le remplacer par Robert Gates (lui-même membre de Commission Baker-Hamilton). Un groupe de travail bipartisan —la Commission Armitage-Nye— fut mis en place pour définir de manière consensuelle une nouvelle politique. Mais il s’avéra que le tandem Bush-Cheney n’avait pas renoncé à ses projets et utilisait ce groupe de travail pour endormir ses rivaux tout en continuant à fourbir ses armes contre l’Iran. Coupant court à ces manœuvres, Gates donna carte blanche à un groupe d’officiers supérieurs qu’il avait fréquenté à l’époque de Bush père. Ceux-ci publièrent, le 3 décembre 2007, un rapport des agences de renseignement discréditant le discours mensonger de la Maison-Blanche sur le prétendue menace iranienne. En outre, ils tentèrent d’imposer au président Bush un rééquilibrage de sa politique proche-orientale au détriment d’Israël.

L’amiral William Fallon exerce une autorité morale sur ce groupe —incluant l’amiral Mike McConnell (directeur national du renseignement), le général Michael Hyden (directeur de la CIA), le général George Casey (chef d’état-major de l’armée de terre), et plus tard l’amiral Mike Mullen (chef-d’état-major inter-armes)—. Homme de sang froid, doué d’une brillante intelligence, il est l’un des derniers grands patrons des forces armées à avoir servi au Vietnam. Préoccupé par la multiplication des théâtres d’opération, par la dispersion des forces et l’épuisement des troupes, il a ouvertement contesté un leadership civil dont la politique ne peut conduire les États-Unis qu’à la défaite.

Dans le prolongement de cette mutinerie, ce groupe d’officiers supérieurs fut autorisé à négocier une sortie de crise honorable avec l’Iran et à préparer un retrait d’Irak. Selon nos sources, ils imaginèrent un accord en trois volets :
- 1. Les États-Unis feraient adopter par le Conseil de sécurité une dernière résolution contre l’Iran pour ne pas perdre la face. Mais cette résolution serait vide et Téhéran s’en accommoderait.
- 2. Mahmoud Ahmadinejad se rendrait en Irak où il affirmerait les intérêts régionaux de l’Iran. Mais ce voyage serait purement symbolique et Washington s’en accommoderait.
- 3. Téhéran pèserait de toute son influence pour normaliser la situation en Irak, et faire passer les groupes qu’il soutient de la résistance armée à l’intégration politique. Cette stabilisation permettrait au Pentagone de retirer ses troupes sans défaite. En contrepartie, Washington cesserait son soutien aux groupes armés de l’opposition iranienne, notamment aux Moujahidines du peuple.

Toujours selon nos sources, Robert Gates et ce groupe d’officiers, encadrés par le général Brent Scowcroft (ancien conseiller national de sécurité), sollicitèrent l’aide de la Russie et de la Chine pour appuyer ce processus. D’abord perplexes, Moscou et Pékin s’assurèrent de l’assentiment forcé de la Maison-Blanche avant de répondre positivement, soulagés d’éviter un conflit incontrôlable.

Vladimir Poutine prit l’engagement de ne pas profiter militairement du retrait US, mais exigea qu’on en tire les conséquences politiques. Il fut donc convenu que la conférence d’Annapolis accoucherait d’une souris, tandis qu’une conférence globale sur le Proche-Orient serait organisée à Moscou pour débloquer les dossiers que l’administration Bush n’avait cessé d’envenimer.
De même Poutine accepta de faciliter le compromis irano-US, mais s’inquiéta d’un Iran trop fort à la frontière méridionale de la Russie. À titre de garantie, il fut convenu que l’Iran accepterait ce qu’il avait toujours refusé : de ne pas fabriquer seul son combustible nucléaire.

Les négociations avec Hu Jintao furent plus complexes, car les dirigeants chinois étaient choqués de découvrir à quel point l’administration Bush leur avait menti à propos de la prétendue menace iranienne. Il fallait donc d’abord rétablir la confiance bilatérale. Heureusement, l’amiral Fallon, qui il y a peu encore commandait le PacCom (zone Pacifique), entretenait des relations de courtoisie avec les Chinois.
Il fut convenu que Pékin laisserait passer une résolution anti-iranienne formelle au Conseil de sécurité, mais que la formulation de ce texte n’entraverait aucunement le commerce sino-iranien.

Le sabotage

Au premier abord, tout sembla fonctionner. Moscou et Pékin acceptèrent de jouer les figurants à Annapolis et de voter la résolution 1803 contre l’Iran. Tandis que le président Ahmadinejad savoura sa visite officielle à Bagadad où il rencontra en secret le chef d’état-major interarmes US, Mike Mullen, pour planifier la baisse de la tension en Irak. Mais le tandem Bush-Cheney ne s’avouait pas vaincu. Il sabota dès qu’il le put cette mécanique bien huilée.

Premièrement, la conférence de Moscou disparut dans les sables mouvants des mirages orientaux avant même d’avoir existé. Deuxièmement, Israël se lança à l’assaut de Gaza et l’OTAN déploya sa flotte au large du Liban de manière à relancer l’embrasement général du Grand Moyen-Orient, alors que Fallon s’efforçait d’éteindre les foyers d’incendie un à un. Troisièmement, la Maison-Blanche, habituellement si prompte à sacrifier ses employés, refusa de lâcher les Moujahidines du peuple.
Exaspérés les Russes massaient leur flotte au sud de Chypre pour surveiller les bâtiments de l’OTAN et envoyaient Sergeï Lavrov en tournée au Proche-Orient avec mission d’armer la Syrie, le Hamas et le Hezbollah pour rééquilibrer le Levant. Tandis que les Iraniens, furieux d’avoir été abusés, encourageaient la Résistance irakienne à casser du GI’s.

Voyant ses efforts réduits à néant, l’amiral Fallon démissionnait, seul moyen pour lui de conserver à terme son honneur et sa crédibilité face à ses interlocuteurs. L’interview d’Esquire, publié deux semaines plus tôt, n’est ici qu’un prétexte.

L’heure de vérité

Dans les trois prochaines semaines, le tandem Bush-Cheney va jouer son va-tout en Irak en faisant parler les armes. Le général David Petraeus, poussera à l’extrême son programme de contre-insurrection de manière à se présenter victorieux devant le Congrès, début avril. Simultanément, la Résistance irakienne, désormais soutenue à la fois par Téhéran, Moscou et Pékin, va multiplier les embuscades et chercher à tuer le maximum d’occupants.

Il appartiendra alors à l’establishment états-unien de tirer les conclusions du champ de bataille. Soit il jugera les résultats de Petraeus sur le terrain acceptables et le tandem Bush-Cheney terminera son mandat sans encombres. Soit, pour éviter le spectre de la défaite, il lui faudra sanctionner la Maison-Blanche et reprendre d’une manière ou d’une autre les négociations que l’amiral Fallon avait conduites.

Simultanément, Ehud Olmert interrompra les négociations initiées avec le Hamas via l’Égypte. Il chauffera la région jusqu’à la visite du président Bush en mai.

Cette fièvre régionale devrait redynamiser le dispositif Bush, qu’il s’agisse des investissements dans le domaine militaro-industriel du fonds Carlyle, au bord de la faillite, ou de la campagne électorale de John McCain.

Vu de Washington, faut-il continuer à sacrifier la vie des GI’s pour une guerre qui a déjà coûté 3 trilliards de dollars et faire haïr les États-Unis même par leurs plus fidèles partenaires alors qu’elle n’a rapporté qu’à quelques sociétés détenues par le clan Bush et ses amis ?

Thierry Meyssan



Film de la semaine: Sibel Edmonds: Kill the Messanger

18 01 2008

Désolé mais la version française semble avoir été censurée par google: Sibel Edmonds – Une femme à abattre

Mais il y a toute même cette bande annonce sous-titrée:



Film de la semaine

5 01 2008

What I’ve Learned About U.S. Foreign Policy – The War Against The Third World



Quand le patronat gère les retraites et la sécurité sociale

26 11 2007

repris de la lettre du continent:

Président d’Unicongo (Union patronale et interprofessionnelle du Congo) [sont entres autres membres d’Unicongo: Total SA, Chevron, Eni, Calyon (Crédit du Congo), Air France, PriceWaterhouseCooper, Ernst & Young, etc.], Christian Barros a été nommé, par décret présidentiel, président du conseil d’administration de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Propriétaire notamment de la Codisco (commerce et distribution du Congo), Christian Barros avait été l’un des « parrains » les plus actifs de la Route de l’Equateur en mai (LC nº517).



Quand l’occident et la Chine ont l’Afrique pour champs de bataille

19 11 2007


Tchad, la couleur de l’or noir
Uploaded by Ali_La_PointeCe vidéo a été trouvé sur le Monde et ses Magouilles, le site d’un ancien de la DGSE qui a des articles bien intéressants sur le Tchad et sur les services secrets.

Pour en savoir plus sur le plan des pétrolières occidentales pour ravir de pétrole du Soudan aux chinois cliquez ici pour lire ce billet précédent.



Chavez: cheval de Troy de l’impérialisme

17 11 2007

En 1913, aux États-Unis, les banques voulaient faire passer la loi établissant la Fed (banque centrale des ÉU qui appartient aux grandes banques étasuniennes) . Les banques rédigèrent la loi mais décrièrent dans les médias qu’ils étaient contre la loi, que la loi serait mauvaise pour l’industrie bancaire, et faisaient tout pour sembler l’opposer. Woodrow Wilson, président des ÉU à l’époque, était membre du parti Démocrate, le parti qui avait opposé une loi semble au Federal Reserve Act quelques années auparavant. Mais Woodrow Wilson était l’homme de J.P. Morgan et signa le projet de loi en loi après que le projet de loi fût frauduleusement approuvé à l’unanimité par 3 sénateurs au Sénat le 23 décembre 1913 alors que le reste des sénateurs étaient déjà partis en vacances. Chavez serait-il un Woodrow Wilson contemporain? Après le coup d’État raté de 2002 et les manœuvres des déstabilisations entreprises contre Chavez par la suite il semble bien qu’il ait cédé à la pression et aux menaces et soit devenu l’homme des multinationales pétrolières et minières. Dans un billet précédent je reprenait un texte en espagnole à ce propos. En voici un en français trouvé au CMAQ:

Venezuela: INSURGENTES contre la Réforme Constitutionnelle

 

* Plusieurs organisations et individus du Venezuela, impliqués au sein de différentes luttes sociales et possédant diverses approches de la gauche critique et anti-autoritaire, ont convergé dans l’espace INSURGENTES (INSURGÉS) et ont pris position en ce qui concerne la “réforme�? proposée initialement par le Président de la République, Hugo Chávez.

 

Normalement au sein d’un État, la constitution doit toujours refléter les rapports de force entre les diverses classes sociales que compose la société. La “réforme�? qui est actuellement proposée au Venezuela exprime plutôt le triomphe obtenu par le capital transnational durant le coup d’État et le sabotage pétrolier de 2002-2003. Cette victoire du capitalisme s’est manifestée et se manifeste encore aujourd’hui par la création d’entreprises mixtes et par l’arrivée de nouvelles concessions minero-pétrolières en faveur du capital étranger.

La “réforme�? proposée par le président Chávez, les modifications réalisées par l’Assemblée nationale et celles qui s’annonceront, s’inscrivent au sein même du programme de réajustement du capitalisme mondial qui cherchent à abolir les obstacles qui empêchent l’augmentation des profits. Ce plan de transformation tente de s’approprier du contrôle des ressources énergétiques et minières tout en favorisant la libre circulation du capital ainsi que de celle des biens et services. Ce phénomène est ce qu’on appelle la globalisation ou la mondialisation de l’économie qui revendique la nature prédatrice du capital mondial.

En tant que fournisseur énergique, minier et de devises, le Venezuela s’est converti en un des fervents partisans de l’économie capitaliste. Il est possible d’affirmer que ce dernier s’insère complètement dans le modèle de civilisation pervers et génocidaire qui encourage la rentabilité des grandes entreprises énergétiques et minières au détriment du bien-être des populations.

L’objectif principal que poursuit le grand capital avec cette “réforme�? est celui de donner une autorité constitutionnelle à la propriété mixte établie entre l’État national et le capital privé (via les entreprises mixtes), ce qui par conséquent implique remettre la souveraineté dans les mains des transnationales et des gouvernements étrangers, non seulement en ce qui concerne le pétrole, mais également en ce qui a trait à l’industrie minière et à l’ensemble des services publics.

Cette alliance — État et capital privé — s’est vus légaliser durant l’année 2006 par l’Assemblée nationale lorsque, sans aucune consultation, celle-ci a approuvé le Contrat cadre des entreprises mixtes. Par l’entremise de cette entente, les entreprises pétrolières transnationales ont passé du rôle de fournisseur de service à celui de propriétaires détenant plus de 40% des hydrocarbures que contient le sous-sol du territoire vénézuélien. Ce nouveau partenariat représente donc l’essence de la “réforme�? et explique également la rapidité avec laquelle le gouvernement désire donner une légitimité électorale à cette nouvelle escroquerie politique. Une fois après avoir atteint son objectif principal, le capitalisme globalisé en marche avec le gouvernement bolivarien effectueront une série de changements complémentaires pour assurer l’intensification et la stabilité de ce nouveau modèle. À partir de ce moment, la propriété mixte deviendra la base économique de la société vénézuélienne, non seulement en ce qui concerne l’industrie pétrolière, mais également en ce qui a trait à l’ensemble des branches de l’économie.

Pour parvenir à ses fins, le gouvernement — favorisant les intérêts du capital international — doit introduire de nombreux changements dont les suivants :

1. Concentration du pouvoir dans les mains du Président de la République (Articles 11, 16, 18, 70, 136, 141, 156, 158, 167, 184, 185, 225, 230, 236, 251, 252, 305, 307, 318, 320, 321, 328, 329 et les dispositions transitoires), en flagrante contradiction avec le principe de participation et de leadership populaire.

Dans la “réforme�? proposée, il est possible d’observer l’attribution de vastes pouvoirs au Président de la République qui ne sont soumis à aucun autre contrôle: Chef de l’État, leader du gouvernement, administrateur des finances publiques et du budget national, auteur des Accords et Traités internationaux et également celui qui les ratifient, Commandant en chef des Forces armées avec le pouvoir d’intervenir dans l’ensemble des unités et de décider des promotions de ses officiers, agent responsable de la création et du contrôle des nouveaux services territoriaux, autorité en charge de la distribution des budgets pour les missions, personne responsable de nommer les vices présidents, d’établir et de disposer des réserves internationales, inspecteur et directeur du Conseil national du gouvernement et du Conseil d’État et enfin l’individu en charge d’établir et de diriger unilatéralement le Plan de développement du pays.

L’intention d’attribuer au Président de la République la faculté de nommer les autorités locales et régionales constitue une usurpation du droit de choisir ses représentants et se retrouve en flagrante contradiction avec la proposition de l’article 70 qui propose d’élire les responsables des charges publiques. En fait, le Président détiendra ce droit en toute complicité avec l’Assemblée nationale et le reste des pouvoirs publics.

2. La bureaucratisation et le contrôle du mouvement social (à travers la modification des articles 67, 70, 136, 141 et 184).

L’État légifère et réglemente la participation au sein du “Pouvoir populaire�? en fonction d’une forme unique et obligatoire. Il faut noter que le “Pouvoir populaire�? émerge au sein des institutions établies et qu’il est administré par ces dernières. C’est ainsi que l’exécutif dirige dans son ensemble la dynamique communautaire afin d’arracher l’autonomie historique des mouvements sociaux au Venezuela. Le pouvoir — qui dans la constitution réside dans les mains du peuple— est accaparé et il est désormais arbitrairement et inconstitutionnellement “transféré�? aux communautés par le Président lui-même.

Pour participer au sein du “Pouvoir populaire�?, il est obligatoire d’être inscrit dans les organisations prédéfinies par l’exécutif, ce qui présuppose en fait la perte des droits à la libre association et à la libre participation décrit au sein même de l’article 67.

3. La dérégulation et la flexibilité de la main-d’oeuvre se voient légalisées et présentées aux travailleurs-travailleuses comme une avancée révolutionnaire pour approuver la “réforme�? (Article 70, 87, 90 et 141)

L’étendard historique de la réduction de la journée de travail est repris dans le but d’ajuster les relations de travail aux exigences de la mondialisation capitaliste qui dépend de moins en moins du travail pour l’accumulation du capital. Les grandes multinationales ont imposé progressivement les modalités en ce qui concerne le temps de travail, rémunérant en fonction des heures travaillées, de manière à se déprendre de l’obstacle que représentent les travailleurs dans cette nouvelle réalité mondiale.

Il faut prendre en considération que la Constitution de la République Bolivarienne du Venezuela (CRBV) envisage déjà dans son article 90, la réduction de la journée de travail; dans l’article 86, il annonce l’établissement d’un système national de sécurité sociale gratuit, universel et public; dans l’article 92 et la quatrième disposition transitoire, numéro trois, il est question de la rétroactivité des prestations sociales à travers des lois spéciales. C’est ainsi que les « avancées révolutionnaires » présentées par le Président ne nécessitent pas d’une réforme en tant que telle, car elles figurent déjà au sein de la constitution actuelle. Par ailleurs, le temps libre promis aux travailleurs et travailleuses à l’article 90, suite à la réforme devait être programmé et organisé par les patrons, mais avec la modification réalisée par l’Assemblée nationale sur cette dernière, cette fonction sera désormais réservée à l’État.

4. La militarisation de la société vénézuélienne. (Article 11, 328, 329 et les dispositions transitoires)

Avec cette “réforme�?, il est possible d’observer l’intention de consolider le projet impérial qui réside dans l’utilisation, une fois de plus, des militaires latino-américains en tant qu’agent contre-insurrectionnel, responsable d’appliquer la répression lors des conflits internes et de combattre dans la guerre antidrogue. Cette intention se cristallise en incorporant au rôle des Forces armées bolivariennes une nouvelle doctrine militaire qui consiste à inclure la “milice populaire bolivarienne�? dans le maintien de l’ordre public et de la paix interne tout en étant responsable de certaines fonctions de la police administrative et des enquêtes juridiques.

Cette dimension des changements proposés affectera et aggravera directement la situation des Droits humains au Venezuela. La militarisation existante dans l’ensemble des sphères de notre société n’est rien de plus que le prélude pour l’établissement d’un État totalitaire, clairement explicité dans la réforme et déjà en vigueur dans le Code pénal ainsi que dans la Loi sur la police nationale et contre le terrorisme. Toutes ces législations ont été approuvées au niveau du pouvoir exécutif. Il est évident que ces lois sont l’instrumentalisation pratique, politico-policier, de la « réforme » qui cherche à garantir au Capital, la paix et la sécurité pour le développement de ses affaires. Dans cette optique, la modification de l’article 337 de notre Carta Magna rend possible la suspension des procédures normales et du droit à l’information durant un État d’exception, ce qui signifie donner une autorité constitutionnelle à la doctrine pénale pour la création d’un l’État policier. En bref, l’État vénézuélien, fidèle à son histoire de répression, ratifie une fois de plus le monopole de l’exercice de la violence contre sa population, comme il a été le cas durant les massacres du Caracazo, El Amparo, Yumare, Cantaura, La Paragua, Alto Llano dans l’État d’Apure, Barrio Kennedy, incluant également le massacre d’avril 2002 perpétué par les deux clans.
Dans cet objectif de perpétration de la violence, le Ministère de la défense a annoncé l’entraînement de cinq mille franc tireurs pour « sauvegarder les intérêts de l’État socialiste en particulier dans des cas où l’ordre public pourrait être perturbé atteignant ainsi la tranquillité normale de la ville et spécialement lorsque la sécurité présidentielle est en jeu » (Éd. 569, QUINTO DIA). C’est ainsi qu’on assiste à la consolidation d’une plate-forme pour intensifier la répression, neutraliser et écraser n’importe quelle manifestation de protestation populaire contre les violations de l’État.

_L’essence capitaliste de l’État vénézuélien ne se réforme pas, il s’intensifie plutôt!_

Dans la Constitution bolivarienne du Venezuela de 1999, dans ses articles 299, 301 et 303, l’initiative privée jointe à l’État se voit octroyé le rôle de promouvoir le développement du pays; l’investissement étranger se fait accorder les mêmes traitements et avantages que celui du capital local tandis que les entreprises mixtes de l’industrie pétrolière sont institutionnalisées. Ces articles, essence du régime socio-économique du pays, n’ont pas été modifiés dans la « réforme » proposée par le Président. Il est important de souligner que les membres de l’assemblée dans une jonglerie de mots, tente d’occulter la véritable essence de la nouvelle constitution, en modifiant seulement en surface les articles 299, 301 et 303 conservant ainsi le fond néolibéral et capitaliste de l’ordre existant contenu explicitement dans les articles réformés 112, 113 et 115. Ces derniers se sont limités à changer et à substituer des mots soutenant ainsi l’intention de fond. Par exemple dans l’article 301, ils ont éliminé le paragraphe final où il est question d’offrir le même traitement aux entreprises étrangères que celui octroyé aux compagnies nationales. Mais de l’autre côté, ils ont donné une autorité constitutionnelle aux entreprises mixtes qui sont présentement en opération et qui continuent de transiger avec des entreprises transnationales et avec des gouvernements étrangers.

Toutes ces entreprises et gouvernements étrangers qui forment les entreprises mixtes sont toutefois sujets de droit international, violant ainsi l’article 13 de la CRBV qui affirme textuellement : « Le territoire national ne pourra jamais être cédé, transgressé, soumis ou aliéné, temporairement ou partiellement, à un État étranger ou à d’autres sujets du droit international ». Par exemple, il est inconstitutionnel d’établir des entreprises mixtes avec les gouvernements comme Cuba, la Colombie, le Brésil, le Panama, le Nicaragua, l’Iran, l’Algérie, la Chine, le Vietnam et également avec des entreprises comme Chevron, Gazpron, Repsol, BP, China petroleum, Lukoil, Mitsubishi, etc.

Les altérations aux articles 112, 113 et 115 proposées dans la « réforme » sont dans le but précis de donner une autorité constitutionnelle à la création des entreprises mixtes dans l’ensemble des sphères de l’économie nationale, processus initié à partie de l’ouverture de l’industrie pétrolière au capital étranger à partir de la décennie 1990. Avec la « réforme », la propriété d’une bonne partie de nos réserves minières et pétrolières (jusqu’à 49%) sera reconnue constitutionnellement aux transnationales.

Ceci explique l’acharnement inconditionnel du gouvernement pour accélérer la modification de la Carta Magna. Ce dernier désire garantir le rôle assigné à notre pays par les centres mondiaux de domination dans la division internationale du capital et du travail, rôle qui consiste à mettre à leur disposition une main d’œuvre bon marché ainsi que les ressources naturelles de notre pays.

Par ailleurs, les entreprises mixtes de l’industrie pétrolière et minière impliquent la destruction de plus d’un million carré de l’écosystème (incluant 500 mille carré du territoire maritime) pour l’exploration et l’exploitation pétrolière, en plus des conséquences écologiques bien connues. La dernière réserve dédiée à la pêche qui se situe entre l’île Margarita, Los Testigos et Puerto Sucre sera détruite au profit du projet du gazoduc Gran Mariscal d’Ayacucho (CIGMA). Le plan minier national exposé par le Président implique plus de 52% du territoire national et il est principalement situé dans les zones détenant une grande biodiversité comme il est le cas de l’État Bolivar, Amozonas, Delta Amacuro, Sierra de Perijá et les Andes. Seulement dans Perijá, il est calculé que dû aux concessions aux transnationale, l’extraction du charbon risque de mettre en péril plus de 500 milles hectares de forêts et plus de 7 millions de tonnes de végétations primaires.

L’impact environnemental implicite dans la réforme proposée constitue un immense écocide qui recouvre l’ensemble du pays. Il est important de comprendre que l’Intégration de l’infrastructure régionale sud-américaine (IIRSA) s’inscrit dans les plans du capital international. Ce programme de destruction est envisagé dans la Loi sur les mines approuvée par l’Assemblée nationale et qui sera mise en pratique à travers la Loi habilitante par le Président de la République.

Nous réitérons que ce document présenté par le gouvernement n’est pas une simple « réforme », nous sommes devant des modifications qui portent atteintes et transgressent les principes fondamentaux établis dans les premiers articles de la Constitution.

En somme, la « réforme » désire établir en tant que norme juridique maximale, la garantie de la « gouvernementalité » à travers la réélection continue, la militarisation de la société, la flexibilité des normes du travail (perte progressive des droits des travailleurs-travailleuees), la concentration du pouvoir politique dans les mains du Président de la République et le contrôle du mouvement social. Toutes des transformations exigées par les centres mondiaux du pouvoir.

Cette réforme de la Carta Magna ne solutionnera pourtant pas les problèmes d’insécurité, d’impunité, de chômage, du logement, de la santé, de l’éducation, du machisme, de la violence familiale et contre les femmes, et le manque de protection sociale qui affectent les Vénézuéliens et Vénézuéliennes, spécialement dans les secteurs les plus opprimés et exploités de la société. Ces maux propres au développement capitaliste dans l’État vénézuélien se sont intensifiés dans les neuf dernières années, dues à la corruption, à l’improvisation et à l’inefficacité de ce gouvernement, malgré les énormes ressources de la rente pétrolière qui rapporte au gouvernement une prospérité jamais connue dans l’histoire du pays.

La lutte sociale permanente contre tous les pouvoirs établis est l’unique façon d’appliquer, dans les faits, l’accomplissement des droits qualifiés comme universels, indivisibles et interdépendants exprimés dans la Déclaration universelle des droits humains laquelle affirme dans son premier article : « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité ». Les droits humains ne se négocient pas avec le capitalisme et ce, dans aucun contexte et dans aucune circonstance. Avec cette réforme, les droits conquis à travers les luttes du peuple vénézuélien prétendent être confisqué par le pouvoir étatique.

Donc, nous convoquons à tous les ouvriers et ouvrières, paysans et paysannes, étudiants et étudiantes, autochtones, exclu-e-s, intellectuel-le-s ainsi que tous les réseaux sociaux, c’est-à-dire à l’ensemble du peuple vénézuélien, à rejeter la « réforme ». Celle-ci constitue un déguisement pour l’implantation d’un capitalisme d’État militarisé suivant les modèles chinois et cubain garantissant du même coup une plus grande efficacité aux administrateurs locaux de la mondialisation dans l’exercice servile de leurs fonctions.

Seulement les luttes sociales du peuple et de ses organisations véritablement autonomes devant n’importe quel pouvoir constitué, peuvent entraîner les changements que la société vénézuélienne réclame depuis l’arrivée dans ces terres de la fameuse « civilisation occidentale ».

Caracas 30.10.07

Les membres adhérant à l’espace Insurgentes du Venezuela:
Le Collectif Pueblo y Consciencia (Maracay), La Cruz Negra Anarquista de Venezuela, le groupe Soberania, le journal El Libertario, le groupe Defensores de Bolivar, �?gora27-UCV, Tercer Camino, Cecavid (Lara), Justicia y Paz (Aragua), El Conuco de la Vida (Trujillo), La Libertaria (Biscucuy). Domingo Alberto Rangel, Migdalia Valdez, Victor Felizardo, Victor Poleo, Narlis Díaz, Rafael Uzcátegui, Eudes Vera, Manuel Martínez y Osmar Castillo, Pablo Hernández, Noel León, Rosa Pérez, Guillermo Sira, Nelson Méndez, Lexys Rendón, Humberto Decarli, Hisvet Fernández, Elié Habalian, Luisa Arias, Enrique Márquez, Douglas Fermín, Douglas Bravo, Francisco Prada, Rossabel Arauz, Luís Aguilera, Domingo Andrade, Antonio Decena, María Walter, Fernando Herrera, Esteban Mejías, Luís Silva, Nathaly Vásquez, Ingrid Vegas, Domingo Andrade, Nidia Cárdenas, Luis Cipriano Rodríguez, Rodolfo Rico. (signature en ajout permanent)

www.insurgentes.org.ve – contacto@insurgentes.org.ve

[Original en español publicado en El Libertario, # 51, Venezuela, Noviembre 2007 www.nodo50.org/ellibertario]



Boycott et Pétition contre Total et Chevron

17 11 2007

 

courriel reçu de avaaz.org:

Bonjour,

Nous rejoignons le boycott mondial des groupes Total et Chevron/Texaco jusqu’à ce qu’ils cessent d’injecter de l’argent dans le régime de la junte birmane. Nous ferons parvenir toutes ces signatures et ces commentaires à la direction de ces compagnies pétrolières pour être certains que nos voix seront entendues!

Signez cet engagement!


Signez cet engagement!

Loin de la une des journaux, la crise se poursuit en Birmanie – alimentée indirectement par des grands groupes internationaux comme Total ou Chevron/Texaco. Ces entreprises pétrolières ne se contentent pas d’injecter de l’argent dans la junte militaire : elles la soutiennent indirectement dans les capitales du monde entier. En tant que consommateurs qui donnons, pour beaucoup d’entre nous, de l’argent à ces entreprises pétrolières, nous avons la capacité de changer cette situation – et c’est même notre responsabilité.

Voulez-vous vous engager à rejoindre le boycott mondial de Chevron et Total? Le boycott durera jusqu’à ce que ces entreprises se retirent de Birmanie, ou jusqu’à ce que la junte amorce une authentique transition démocratique et libère ses prisonniers politiques – dont Aung San Suu Kyi. Nous remettrons les signatures et les commentaires (facultatifs) en mains propres aux cadres dirigeants de Chevron et de Total. Vous pouvez voir quelles sont les marques à boycotter dans votre pays, et vous engager en faveur du boycott en cliquant ici :

http://www.avaaz.org/en/burma_corporate

Le géant pétrolier français Total (qui possède aussi ELF et FINA) et le groupe Chevron basé aux Etats-Unis (qui détient aussi les marques Texaco, Caltex et Unocal) exploitent le gisement gazier de Yadana, au sud de la Birmanie, depuis le début des années 90. Le gisement de Yadana à lui seul rapporte à la junte une somme estimée à plus de 300 millions d’euros par an. La junte utilise cet argent pour maintenir son contrôle brutal tandis que la majorité de la population vit dans une grande pauvreté. Pour conserver cette source inépuisable de profit, Chevron et Total exercent des pressions importantes en Europe et aux Etats-Unis pour aller à l’encontre des gouvernements souhaitant introduire des mesures pour soutenir la transition démocratique en Birmanie.

Nous devons montrer aux entreprises Total et Chevron que, si elles continuent à protéger la dictature birmane, elles perdront leurs clients — par dizaines de milliers, par centaines de milliers, même par millions.

Si nous sommes suffisamment nombreux, nous pourrons pousser ces compagnies à changer de bord — et à jouer de leur influence en incitant le régime birman à réaliser les réformes démocratiques nécessaires.

Est-ce qu’un tel retournement est possible? Oui, si nous agissons tous ensemble. C’est pourquoi nous appelons au boycott international de Total et Chevron. L’engagement que vous pouvez signer consiste à : refuser d’acheter de l’essence dans les stations service appartenant à Total, Chevron, ELF, FINA, Texaco ou Caltex dans votre pays, et où que vous voyagiez.. Le boycott durera jusqu’à ce que la junte birmane amorce une transition démocratique authentique et libère tous les prisonniers politiques — dont Aung San Suu Kyi — ou bien jusqu’à ce que ces compagnies se retirent totalement du pays.

Vous pouvez ajouter votre nom et vous engager pour le boycott dès maintenant, cliquez ici :

http://www.avaaz.org/fr/burma_corporate

Nous sommes tous conscients de l’influence grandissante des entreprises mondiales, au delà des frontières. Mais aujourd’hui, Chevron et Total vont prendre conscience d’un pouvoir encore plus grand : celui des citoyens du monde. Aujourd’hui, nous, consommateurs et citoyens sans frontières, nous demandons que les droits du peuple birman soient pris en compte – et nos voix seront entendues.

Merci de votre engagement,

Ricken, Paul, Pascal, Graziela, Galit, Ben, Milena, Sarah, Iain – l’équipe d’Avaaz.

P.S. Chevron et Total se cachent souvent derrière l’argument que leur présence profite à la population birmane. Mais l’appel à boycotter Chevron et Total vient du peuple birman lui-même :

« Total est devenu le principal soutien du régime militaire birman »

— Aung San Suu Kyi
Prix Nobel de la paix



Image du jour

15 11 2007

reprise de Réactionisme Watch 



Behind the War on the Congo

12 11 2007

repris de ocnus.net et Zmagazine:

(Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beiga National Park under Operation Falcon Sweep.)

Behind the Numbers

Untold Suffering in the Congo

By Keith Harmon Snow & David Barouski, CCA 26/10/06
Oct 30, 2006, 11:28

The British medical journal Lancet recently took greater notice of the Democratic Republic of the Congo (DRC) than all western media outlets combined. A group of physicians reported that about 4 million people have died since the “official” outbreak of the Congolese war in 1998 (1). The BBC reported the war in Congo has claimed more lives than any armed conflict since World War II (2). However, experts working in the Congo, and Congolese survivors, count over 10 million dead since war began in 1996—not 1998—with the U.S.-backed invasion to overthrow Zaire’s President Joseph Mobutu. While the western press quantifies African deaths all the time, no statistic can quantify the suffering of the Congolese.

Some people are aware that war in the Congo is driven by the desire to extract raw materials, including diamonds, gold, columbium tantalite (coltan), niobium, cobalt, copper, uranium and petroleum. Mining in the Congo by western companies proceeds at an unprecedented rate, and
it is reported that some $6 million in raw cobalt alone—an element of superalloys essential for nuclear, chemical, aerospace and defense industries—exits DRC daily. Any analysis of the geopolitics in the Congo requires an understanding of the organized crime perpetrated through multi-national businesses, in order to understand the reasons why the Congolese people have suffered a virtually unending war since 1996.

Some people have lauded great progress in the exposure of illegal mining in DRC, particularly by the group Human Rights Watch (HRW), whose 2005 report “The Curse of Gold” exposed Ugandan officials and multi-national corporations smuggling gold through local rebel militias. The cited rebel groups were the Nationalist and Integrationist Front (FNI) and the People’s Armed Forces of Congo (FAPC). The western companies targeted by HRW were Anglo-Ashanti Gold, a company headquartered in South Africa, and Metalor, a Swedish firm. The HRW report failed to mention that Anglo-Ashanti is partnered with Anglo-American, owned by the Oppenheimer family and partnered with Canada-based Barrick Gold described below (3). London-based Anglo-American Plc. owns a 45% share in DeBeers, another Oppenheimer company that is infamous for its near monopoly of the international diamond industry (4). Sir Mark Moody-Stuart, a director of Anglo-American, is a director of Royal Dutch/Shell and a member of U.N. Secretary General Kofi Annan’s Advisory Board (5). The report also suppressed the most damning evidence discovered by HRW researchers—that Anglo-Ashanti sent its top lawyers into eastern DRC to aid rebel militia leaders arrested there.

Several multi-national mining companies have rarely if ever been mentioned in any human rights report. One is Barrick Gold, who operates in the town of Watsa, northwest of the town of Bunia, located in the most violent corner of the Congo. The Ugandan People’s Defense Force (UPDF) controlled the mines intermittently during the war. Officials in Bunia claim that Barrick executives flew into the region, with UPDF and RPF (Rwanda Patriotic Front) escorts, to survey and inspect their mining interests (6).

George H.W. Bush served as a paid advisor for Barrick Gold. Barrick directors include: Brian Mulroney, former PM of Canada; Edward Neys, former U.S. ambassador to Canada and chairman of the private PR firm Burston-Marsteller; former U.S. Senator Howard Baker; J. Trevor Eyton, a member of the Canadian Senate; and Vernon Jordan, one of Bill Clinton’s lawyers (7).

(Photo: Rape has been used as a systematic means of instilling terror in the
people all over DRC. This girl (20) fled Eastern DRC and crossed the
country on foot to find some refuge in Western DRC.)

Barrick Gold is one of the client companies of Andrew Young’s Goodworks International lobbying firm. Andrew Young is the former Mayor of Atlanta, and a key organizer of the U.S.-Uganda Friendship Council. Young was chosen by President Clinton to chair the Southern Africa Enterprise Development Fund in October 1994. Goodworks’ clients—or business partners in some cases—include Coke, Chevron-Texaco, Monsanto, and the governments of Angola and Nigeria (note weapons transfers from Nigeria cited below). Young is a director of Cox Communications and Archers Daniels Midland—the “supermarket to the world” and National Public Radio sponsor whose directors include Brian Mulroney (Barrick) and G. Allen Andreas, a member of the European Advisory Board of The Carlyle Group.

Barrick Gold’s mining partners have included Adastra Mining—formerly named America Mineral Fields (AMFI, AMX, other names), formerly based in Hope, Arkansas, Bill Clinton’s hometown. Adastra had close ties with Lazare Kaplan International Inc., the largest diamond brokerage firm in the U.S., whose president, Maurice Tempelsman, has been an advisor on African Affairs to the U.S. Government and has been the U.S. Honorary Consul General of the Congo since 1977 (8).

Maurice Tempelsman accompanied Bill Clinton during his African tour in 1998, and he sails with the Clintons off Martha’s Vineyard. He serves on the International Advisory Council of the American Stock Exchange, and is a director of the Woods Hole Oceanographic Institute, a
”scientific” front for his offshore diamond mining—raking the seabed into oblivion.

Adastra also purchased a diamond concession on the Congolese-Angolan border from the Belgian mercenary firm International Defense and Security (1998), and currently has cobalt and copper concessions in Congo’s Katanga (Shaba) province (9). Adastra is a member of the Corporate Council on Africa, along with Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC—the latter two being secretive intelligence and defense entities involved in classified and supra-governmental “black” projects.

In April 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-founder of Adastra (then AMFI), received a $1 billion dollar deal for mines in the Congo at Kolwezi (cobalt) and Kipushi (zinc) from Laurent Kabila’s Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Zaire (ADFL) before they were even officially in power. The ADFL were even allowed to use Boulle’s private jet (10). Meanwhile, directors of Adastra are also former directors of Anglo-American (11). Other Clinton-connected founders of Adastra include Michael McMurrough and Robert Friedland—both involved in shady, criminal, offshore businesses in Indonesia, Africa, Burma and the Americas (12).

Barrick sub-contracts to Caleb International, who has also partnered with Adastra in the past. Caleb is run by Ugandan President Yoweri Museveni’s half-brother Salim Saleh, the former acting General of the UPDF. When Uganda withdrew from the Congo in 2002 following a so-called “peace” agreement, Saleh began training paramilitary groups to act as Ugandan proxies to sustain the flow of minerals into Uganda (13).

Salim Saleh is a shareholder in Catalyst Co. of Canada, who has a 100% interest in Uganda’s Kaabong gold fields (14). He is a part owner of Saracen, a private military company created by the mercenaries-for-hire firm Executive Outcomes (15). The U.N. Panel of Experts on Illegal Exploitation of Congo’s Mineral Resources recommended Salim Saleh be put on a travel ban and have his assets frozen, but nothing was done.

Recent interventions by the armed U.N. peacekeeping mission in the Congo (MONUC) have concentrated on disarming or eliminating the Forces for the Democratic Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group that opposes Rwanda, and the Allied Democratic Forces (ADF), a rebel group that opposes Uganda. (Note that the Rwanda military has partnered with its erstwhile “enemies”—the FDLR—when necessary to secure resource plunder while Uganda has its own pattern of complicity with its “rebel” enemies. Rebel alliances are to perpetually shifting.) The removal of these rebel groups will effectively clear the eastern Congo for large–scale multi-national mining. The Mai-Mai militia, whose stated goal is “to protect Congo from Rwandan and Ugandan invaders,” has committed documented human rights abuses, yet they appear to be off the agenda for MONUC. The Mai-Mai operate in northern Katanga (Shaba) province and in the Kivus.

Katanga’s militias and racketeering are connected to criminal networks of businessmen, including Zimbabwe President Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John Bredenkamp, and Marc Rich. U.S. diamond magnate Maurice Tempelsman has profited from Katanga concessions since the Kennedy era. Lawrence Devlin, the old CIA station chief of Lubumbashi under Eisenhower, maintained Tempelsman’s criminal rackets with direct ties to Zaire’s former President Mobutu, and was subsequently employed by Tempelsman (16).

The Forrest Group has the longest history of exploitation in the Congo, gaining its first mining concessions before the Congo declared independence from the Belgians. The group, which includes the Ohio-based OM Group, has numerous concessions in Katanga (Shaba). Chairman George Forrest is the former chairman of the Congo’s state-owned mining firm GECAMINES, and owner of the New Lachaussee weapons manufacturing company.

Coltan ore is widely used in the aerospace and electronics industries for capacitors, superconductors and transistors after it is refined to tantalum. The U.S. is entirely dependant on foreign sources for tantalum, an enabling technology for capacitors essential to aerospace weaponry and every pager, cell phone, computer, VCR, CD player, P.D.A. and TV. U.S. import records show a dramatic jump of purchases from Rwanda and Uganda during the time they were smuggling tantalum and cobalt out of the Congo.

Sony dramatically increased their importation of coltan following the release of their Playstation 2, while Compaq, Microsoft, Dell, Ericsson, Hewlett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent, and Motorola are also large-scale consumers (17). Sony’s current Executive Vice-President and General Counsel Nicole Seligman was a former legal adviser for Bill Clinton through the D.C. firm Williams and Connelly, LLP, whose clients included Bill Clinton and Oliver North (18). Sony Executive Vice-President and Chief Financial Officer Robert Wiesenthal is a former banker with First Boston, a supporter of Refugees International’s “humanitarian” relief efforts at Rwandan refugee camps in Eastern Congo, just before the fall of Mobutu in 1995; Wiesenthal was also financial adviser to Cox Communications, OM Group, Time Warner and The New York Times (19).

(Photo: FDLR « genocidaires » — children with guns — in eastern DRC.)

Walter Kansteiner, the son of a coltan trader in Chicago, is the Assistant Secretary of State for Africa and former member of the Dept. of Defense Task Force on Strategic Minerals. Kansteiner’s speech at The Forum for International Policy in October of 1996 advocated partitioning the Congo (then Zaire) into smaller states based on ethnic lineage (20). Ironically, while the speech was given, Laurent Kabila and his ADFL were beginning their march to overthrow Mobutu with the aid of Rwanda, Uganda, and the U.S. (21). Kansteiner is a trustee of the Africa Wildlife Foundation—another euphemistic front for resource acquisition in Congo.

Bechtel, a U.S. aerospace & construction company, provided satellite maps of reconnaissance photos of Mobutu’s troops for the ADFL invasion of Congo in 1996; they also created infrared maps of the Congo’s mineral deposits (22). The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel’s NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda in 1994. An estimated 800,000 refugees were hunted down and killed in the Congo’s forests (23). Bechtel’s friends in high places include former Secretary of State George Shultz (Board of Directors), former Secretary of Defense Casper Weinberger (Bechtel Counsel) and retired U.S.M.C. general Jack Sheehan (Senior Vice President), who is also a member of the Defense Policy Board at the Pentagon (24). Riley P. Bechtel is on the Board of J.P. Morgan (25). Bechtel’s Nexant Company is the prime contractor on the Uganda-Kenya pipeline project, believed to ultimately facilitate petroleum transport out of the Semliki Basin of Lake Albert.

The U.N. Panel of Experts named New England-based Cabot Co. for conducting unethical business practices (26). Cabot is one of the largest tantalum processors in the world. The current Deputy Director of the U.S. Treasury, Samuel Bodman, was CEO and chairman of the board for Cabot from 1997-2001 (27). Current Director John H. McArthur is a Senior Advisor to Paul Wolfowitz at the World Bank (28).

Private Military Contractors (PMCs) are also big business in Africa. Brown & Root, a subsidiary of Halliburton, helped build a military base near Cyangugu, Rwanda just next to the Congo-Rwandan border. ”Officially,” Brown and Root was there to clear land mines, but instead housed mercenaries from Military Professional Resources Inc. (MPRI) who trained the RPF and Laurent Kabila’s ADFL for invasion of the Congo in 1996, and the Rwandan army’s re-invasion in 1998, after
Laurent Kabila threw out the Rwandans, Ugandans, Bechtel and the IMF (29). The French intelligence service reported that U.S. Special Forces and mercenaries from MPRI participated in the murder of Rwandan Hutu refugees on the Oso River near Goma in 1996 and even claims to have turned over the bodies of two American soldiers killed in combat near Goma (30). The circumstances surrounding the unofficial recovery of these two U.S. soldiers remain very mysterious (31).

MPRI is based in Arlington, Virginia and is staffed and run by 36 retired U.S. generals. It is contracted by the Pentagon to fulfill the African Crisis Responsive Initiative (ACRI). This program includes the Ugandan military, and it supplied military training in guerrilla warfare to Ugandan officers at Fort Bragg, North Carolina in July 1996. During the invasion of the Congo in 1998, Ugandan soldiers were found with ACRI equipment while Human Rights Watch and Amnesty International have implicated Ugandan battalions trained by ACRI in rapes, murders, extortion, and beatings of Ugandan civilians (32).

Executive Outcomes founder Tony Buckingham has established other Private Military Companies that operate around Africa. Buckingham’s Heritage Oil & Gas works closely with his PMC Sandline International to manipulate the petroleum options around Lake Albert, and is believed to have signed concession deals with warring armies and governments on both sides of the Uganda-Congo border. Branch Energy is another Buckingham affiliated company operating in the Great Lakes region.

Investigations of illegal weapons sales to Rwanda last year, in violation of the U.N. arms embargo on the region, have been hampered by the Rwandan government’s refusal to provide a list of serial numbers of the 5000 AK-47s delivered there. The shipping country, Bulgaria, also refused to provide serial numbers, and would only confirm that the weapons were sold legally to a non-embargo country, Nigeria, en route to Rwanda and DRC. The governments of Uganda, Congo, South Africa and Equatorial Guinea—a major U.S. petroleum protectorate—are equally culpable in supporting the clandestine arms sales to the region (33).

Weapons shipments arriving by boat from Tanzania, and the Government of Tanzania’s role in supporting war in DRC, are never questioned. This may have something to do with Barrick Gold’s mining licenses in Tanzania’s Masaai territories. Aircraft flying between Tanzania, DRC, and from Kenya, are allowed to do so without proper documentation, record-keeping or customs oversight.

Another shady “untouchable” arms dealer operating behind the scenes in the region is an Indian-American named Mr. Kotecha. Kotecha’s interests in South Kivu are substantial, and he is openly fingered as dealing in money laundering, arms, coltan and diamonds. After the first U.S.-sponsored invasion of the Congo in 1996, Kotecha is known to have repeatedly boasted of being the “United States Consulate” in South Kivu. Kotecha holds a U.S. passport and owns a mansion in California.

When an outspoken local defender of human rights working for a small NGO (Pascal Kabungulu of Heritiers de la Justice) was assassinated during the summer of 2005 in Bukavu, the alleged killers, including a local Congolese military commander, were identified but MONUC and the international “community” took no action. The killing revolved around his role in exposing the Congolese commanders’ involvement in contraband smuggling (which continues today).

A U.N. Panel of Experts in a forthcoming report will challenge many airlines and companies for undertaking illicit flights (illegal, secret, unregistered or falsely registered) into and out of DRC. One of many notable companies apparently connected to Victor Bout’s arms trafficking networks is Simax, an Oregon-based company using an address in Sierra Leone. However, the U.N. Panel of Experts has once again ignored certain western agencies—with histories of illicit activities—whose flights remain equally surreptitious and unaccountable. At the top of the list is the International Rescue Committee (IRC)—directors include Henry Kissinger —whose flights in and out of Congo, and internal flights to and from isolated airports in eastern DRC, are completely unmonitored by MONUC arms embargo inspectors. In Bukavu, for example, all light aircraft are subject to MONUC arms embargo inspections, but IRC flights are not within the MONUC mandate. As one MONUC Military Observer admitted, “The IRC should be subject to the same standards as everyone else; otherwise we have to assume they are shipping weapons, because they do not let us confirm they are not.”

Similarly, while the U.N. Panel of Experts have investigated and reported on certain illegal criminal networks and activities in Congo, they never attend to the top-level deals brokered behind closed doors by executives from Adastra, Anglo-American, the companies of Sweden’s Adolph Lundin (a close friend of George H.W. Bush), who have control of mining concessions in Lubumbashi, Kolwezi and Mbuji Mayi areas in the Katanga (Shaba) and Kasai provinces. U.S.-based Phelps Dodge is partnered in Katanga copper/cobalt mining projects with Lundin’s Tenke Mining. Phelps Dodge director Douglas C. Yearly is also a director of Lockheed Martin, and the World Wildlife Fund—partnered with USAID and CARE in “conservation”—read: acquisition—projects all over Congo while CARE’s “humanitarian” agenda is also funded by Lockheed Martin.

“Conservation” interests provide the vanguard of western penetration in Central Africa: USAID, WWF, AWF, and Conservation International lead the charge. Evidence from USAID cases all over Congo quickly contradicts all fanfare about USAID bringing “sustainable” or “community development” projects. Most notable are the Central Africa Region Partnership for the Environment (CARPE) and Congo Basin Forest Partnership (CBFP), two programs pressing hidden military, intelligence and economic agendas. Notably, National Geographic is involved in furthering the mythologies of conservation, democracy, community development, or the lip service paid to respecting and supporting indigenous people.

Some people have suggested the reason that there isn’t greater awareness and equitable intervention in the Congo is because “we simply don’t know what to do” to remedy the situation. However, it is fairly clear what needs to be done, the West is just unwilling to do it because of powerful economic and geopolitical reasons.

1. U.S. Military Training programs must have an oversight committee and total transparency. Western governments must end their hypocritical stance and ensure they don’t train any “rebel” or ”dissident” groups, especially if they are against a democratically elected government (provided the elections weren’t fraudulent), even if the elected government isn’t politically aligned with the western ideology and/or economic ideals. To do otherwise would refute claims that the west is intervening to “spread democracy.”

2. In parallel with number 1, a committee must be set up to ensure the same doesn’t occur for the private military companies. As multinational corporations, these firms aren’t subject to obey laws of warfare as an established country’s armed forces are supposed to. The U.N. must pass resolutions mandating the World Court and International Criminal Court (ICC) to prosecute such corporations. Lastly, when such companies are exposed for conducting illegal activities, such as aiding coups or trafficking human slaves, the corporations who conduct these activities must be blacklisted from receiving government contracts, domestic or international, and the guilty individuals must be prosecuted (34).

3. In the arms arena, more substantial efforts must be created to intercept and prosecute “embargo busters,” illegal brokers, and arms sellers. Furthermore, those selling, transporting, brokering, funding, or wiring arms transactions for weapons specifically intended for children should receive the harshest of the penalties (certain ”small weapons” are modified to reduce their weight to make it easier for a child to carry). Firms that participate in arms shipments, transport and/or the movement of the flow of the money generated from these sales with countries, people or organizations that are embargoed or act against national or international law should be held accountable for their crimes. Assets can be frozen, travel bans imposed, and all government and economic business ties with such firms severed. These penalties must also have an assurance of enforcement.

4. Debt relief is essential, but ways must be found to protect IMF and World Bank loans from being used for military expenditures. The motivations of World Bank President Paul Wolfowitz are suspect. Dr. Wolfowitz is a former Deputy Secretary of Defense under George W. Bush, a former ambassador to Indonesia under Ronald Reagan, a PNAC member, and dual citizen in Israel. Likewise, the World Bank and IMF must shift their policy of privatization as a stipulation for loan approval in order to stimulate business growth within the state instead of having the business sector growth be almost entirely from multinational corporations. The World Bank and IMF must also provide debt relief to the counties that need it most according to economic indicators. Some countries receiving debt relief, like Uganda and Rwanda, are among the biggest spenders of their loans in the military sector (35). It must be ensured that a majority of spending occurs on infrastructure and public services, and that this does not benefit the standard set of “embedded” western corporations. It must also be ensured the loan money is used in areas that need development the most. For example, in Uganda, the loan money Museveni has used for development has focused in the south in Kampala, the capital, and in Mbarra, his hometown. Meanwhile, the Acholi people, who always vote against Museveni’s party in the polls, are ignored and the situation in the Lira, Gulu, and Kitgum districts continues to deteriorate. In addition, individual countries must examine the aid they give to countries that spend a high percentage of capital on military, as well as commit human rights abuses. Lastly, debt relief doesn’t harm banks that gave the loans in the first place and collect on some of the interest rates, not to mention the American businesses that make profit on the privatized businesses as part of the loan deal. The debt is transferred to the taxpayers, so transparency is needed to insure that costs are also incurred by the firms granting the loans (if they want credit for their “humanitarian” debt relief).

5. Western countries must end the impunity for those responsible for looting minerals from Congo. Firms that purchase smuggled minerals, and/or purchase concessions from illegitimate rebel groups must be prosecuted. The World Court recently made a start by convicting Uganda and fining the government, but Rwanda, Burundi, Zambia, and Zimbabwe remain unaccountable for their direct pirating, as are the Western firms that purchased the minerals, and Western individuals supporting them. (The Kimberly Process, established with the support of academic and intelligence experts at Harvard University, is a perfect example of the gatekeepers policing their own gates: the huge, entrenched, but secretive interests like the Oppenheimer/DeBeers and Maurice Tempelsman owned companies are legitimized as dealers of “clean” diamonds; while the other, far less connected competitors and challengers of the status quo, including Congolese children sneaking into mines and being shot for “stealing” the diamonds off their own starving families’ former lands, are demonized as dealers of “blood” diamonds.)

6. The World Court and International Criminal Court must hold all military and civilian leaders—African, U.S., European—that are guilty of war crimes and crimes against humanity accountable for their actions. The West must not be allowed to shield criminals from prosecution by virtue of their economic and political alliances with Western governments. Governments that harbor these criminals should be subject to prosecution. Economic sanctions may not be proper, as poor nations generally suffer severe civilian casualties as a result; specific involved individuals in government and the military must be held accountable.

7. “Peacekeeping” forces, in particular MONUC, must be examined to ensure that the mission is being conducted with the interests of promoting stability in the country. As illustrated, elements of MONUC have used the mission as a cover to further the agenda of the West and its corporate sponsors under the banner of “peacekeeping,” causing the death of civilians in the process: those responsible should be tried and prosecuted. It must also be ensured that the investigations don’t stop at individual soldiers or brigades committing crimes, but to examine the chain of command and their allegiances to uncover the motivations behind MONUC operations. There have been reports of MONUC troops looting ivory, gold, and animal skins in National Parks. Villagers say that they have seen murders occur right in front of MONUC soldiers and they didn’t act to prevent the killings (36). MONUC soldiers have raped Congolese women (37). When pro-Rwandan rebel leaders Laurent Nkunda and Jules Mutibusi, both war criminals wanted by the U.N., took over Bukavu by force in May 2004, MONUC provided them with weapons and vehicles. Nkunda himself has stated the head of MONUC, William Swing, personally gave him a telephone to use during the raid. (38)

8. The international media is completely silent on virtually every major issue of significance with respect to war in DRC—and the international and criminal networks behind it. Misinformation about Africa prevails due to a concerted effort by the mainstream media to blackout the truth. A boycott of key publications is imperative, and must include the most offensive: Boston Globe, Washington Post, Newsweek, Time, US News & World Report, USA Today, New York Times, the New Yorker (Conde Nast Publications), Harper’s, Atlantic Monthly (highly subsidized by Lockheed Martin and Northrup Grumman) and, especially, National Geographic.

9. The fog of war needs to be cleared away from so-called ”humanitarian” and “human rights” programs, organizations and individuals currently aligned with the Western corporate enterprise. Notables in this category include: Human Rights Watch, Amnesty International, CARE, USAID, Norwegian People’s Aid, International Crises Group, International Rescue Committee, Refugees International, the Genocide Intervention Fund, and many U.N. bodies, but especially UNHCR. Most of these agencies appear to exist merely to perpetuate their own survival. Doctors Without Borders also deserves scrutiny for their recent actions in DRC.

10. The peace and justice community remains unaccountable for its failure to take any significant actions to mitigate war in Congo and expose the true reasons behind it. A first step should be open up the spaces to alternative voices currently excluded by major social justice media venues. Second is to declare a total boycott on diamonds and gold, and an organized campaign to protest and economically castigate diamond stores where Lazare diamonds are sold. A third action is the commitment of meaningful funds—both from individuals and from organizations—to support the vibrant grass roots organizations and individuals working for human rights, women’s health, disarmament, education, food security, rainforest and environmental defense in Congo. Fourth, people need to break through their fear (inculcated by the western media) of taking action to help people in the Congo: there is no reason—except the unacceptable—that westerners cannot establish a “Witness for Peace” program situated in the Congo.

11. Rights groups with missions pertinent to Congo’s need must expand their missions to include Congo. Rape is endemic in the Congo: a source of psychological and physical trauma, it contributes to the spread of HIV, Ebola and other sexually transmitted diseases. Survivors often give birth to HIV positive children with no prospects for medical or financial help. This has lead to an insurmountable need for aid to care for the orphans. Mothers of children conceived of rape are often disowned by their village and families. Western feminist and women’s rights activists and organizations must get involved and provide resources for the victims of rape in Congo. Those responsible for rapes must be tried and punished as per the law if guilty. Indeed, evidence from rape cases in rural DRC shows that sexual violence is significantly reduced simply by holding military officers accountable for their troops’ actions, but this is not happening.

12. MONUC’s Radio Okapi is the lifeline of news in DRC today, but programming is largely comprised of U.N. programming. The United Nations needs to be pressured to open up the Radio Okapi network, eliminate the “fluff” pieces, and diversify and deepen its programming and reportage. As a simple example of how things could easily be improved in DRC, programs that sensitize the public o the issue of rape, and sensitize the military to the punishment for it, could easily be implemented; such programming is never considered.

13. The transitional government in Congo is comprised of military leaders and government officials who must be held accountable for their crimes. Like the individuals, organizations, corporations and governments that have supported them, all are responsible for crimes against humanity. The current profiteering in DRC is enabled by these key players, who hold the highest levels of the DRC government, and whose crimes remain hidden by the western press. The transitional government must not be allowed to appoint war criminals to cabinet or parliamentary positions, as well as local governor positions in the provinces.


References

(1) “Mortality in the Democratic Republic of the Congo: A Nationwide
Survey.” Benjamin Coghlan, Richard J. Brennan, Pascal Ngoy, David
Dofara, Brad Otto, Mark Clements, and Tony Steward. The Lancet, 7
Jan. 2006. Number 367 pp. 44-51

(2) “Thousands’ dying in DR Congo war,” BBC News, 6, Jan. 2006:
http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4586832.stm .

(3) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
keith harmon snow. Pioneer Valley VOICE, Feb. 2001:
http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&PercepMan.htm ;”Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels Bloodshed,” Direct Action:http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html
.

(4) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
Issue 13, March-April 2003:
http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13

(5) “Depopulation As Policy, or, How the Despair and Death of Millions
of African People is Daily Determined by the Lifestyle of Ordinary
Americans, in Small Town USA, With Nary a Word of Truth In the US
Press, If Anything At All, And Why Most of Us Know Nothing About It,
And Do Nothing To Stop It When We Do Know,” keith harmon snow, 2003: http://www.allthingspass.com/uploads/html-52Depopulation%20As%20Policy.htm
.

(6) Private interview, keith harmon snow, Bunia, 2005.

(7) “Central Africa: Hidden Agendas and the Western Press,” Pioneer
Valley Voice, keith harmon snow: http://www.audarya-fellowship.com/showflat/cat/WorldNews/48471/0/collapsed/5/o/1

(8) “Genocide and Covert Operations In Africa 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(9) Ibid.

(10) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, vol. XXII no. 1
(Winter-Spring 2002); “Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels
Bloodshed,” Direct Action:
http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html; “Congo: The Western Heart of Darkness,” Asad Ismi, The Canadian
Centre for Policy Alternatives Monitor, October 2001.

(11) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
keith harmon snow, Pioneer Valley VOICE, Feb. 2001:
http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&PercepMan.htm .

(12) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 July 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(13) “Named and Shamed,” Ruud Leeuw: http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

(14) “Uganda, Sanctions, and Congo-K: Who is Who in Uganda Mining,”
Africa Analysis, 5 June 2001:
http://www.globalpolicy.org/security/issues/congo/2001/0606uga.htm .

(15) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel
Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(16) David Gibbs, “The Political Economy of Third World
Interventions,” University of Arizona Press; and Wayne Madsen,
”Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” Mellen Press,
1999.

(17) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
Issue 13, March-April 2003:
http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13 .

(18) “Sony Corporation of America: Executive Biographies,” Jan. 2006.
http://www.sony.com.SCA/

(19) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(20) “Genocide and Covert Operations In Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress, Subcommittee on International
Operations and Human Rights, First Session, 17 May 2001, comp. Centre
for Research on Globalization:
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(21) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,” :
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(22) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002).

(23) “A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa,”
Howard French, 12 April 2005, Vintage, New York, NY.

(24) “The Exception to the Rulers: Exposing Oily Polititians, War
Profiteers, and the Media That Love Them,” Amy Goodman, David Goodman,
2004, Hyperion Press, New York, NY.

(25) See: “Friends in High Places: The Bechtel Story.”

(26) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002); Named and Shamed, Ruud Leeuw:
http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

(27) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, 12 December 2004:
http://traprockpeace.org/keith_snow_rwanda.html .

(28) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(29) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,”
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(30) “Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(31) Private interview, keith harmon snow, eastern DRC, July 2005.

(32) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(33) Confidential report, received, February 2006.

(34) “The Controversial Commando,” Pratap Chatterjee, 14 Jun. 2004:
http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html ;
”CSC/DynCorp.” Corporation Watch:
http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&type=18 ;
”Crossing the Rubicon,” Michael Ruppert, 2004, New Society
Publishers, Gabriola Island, BC, Canada: p. 79-80.

(35) “The Use of Rwanda’s External Debt (1990-1994): The
Responsibility of Donors and Creditors,” Michel Chossudovsky, Pierre
Galand, 30 March 2004:
http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364 .

(36) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, World War Four Report, 12 Dec. 2004:
www.WorldWar4Report.com .

(37) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, No. 100, 19 Jul. 2004:
http://ww3report.com/proxy.html .

(38) “Report on Events in Bukavu, South Kivu: May 26 to June 9, 2004,” Network of Women for the Defense of Rights and of Peace,



La résistance Libyenne succombe

11 11 2007

La Libye a les plus grandes réserves pétrolière prouvée d’Afrique (suivit du Nigeria et de l’Algérie). Immédiatement après le coup d’État de Kadhafi en 1969, la Libye, refusait la pillage de ses ressources naturelles, plus particulièrement le pétrole et nationalisait les compagnies pétrolières (dont Conocophillips maintenent Chevron, ENI et BP) sur son territoire. La Libye fermait aussi alors les bases militaires étasuniennes et anglaises en Libye, qui avait jusqu’alors été un pays très près des pays de l’OTAN. La Libye, en décembre 1970, nationalisait aussi toute les banques opérant sur sont territoire.

En 1979 a lieu la révolution iranienne qui renverse le Chah d’Iran imposer sur l’Iran par les États-Unis et la Grande-Bretagne depuis que Mossadegh  (élu démocratiquement) ait voulu nationaliser le pétrole d’Iran qui était avant cela sous contrôle de BP. À peine un an après que le Chah ait été renversé, les États-Unis encouragent Saddam à envahir l’Iran, tout particulièrement la province du Khuzestan, ou la majorité du pétrole iranien est localisé.  À ce moment, alors que la majorité des pays arabes appuient l’Iraq, la Libye est un des seul pays a appuyer l’Iraq.

(Donald Rumsfeld et Saddam en 1983, Rumsfeld est alors l’envoyé de Reagan en Iraq pour appuyer l’Iraq dans sa guerre contre l’Iran)

La Libye appuie aussi l’IRA dans sa lutte pour l’indépendance de l’Irlande notamment en lui fournissant des armes.

Aussi, après la résolution de la crise pétrolière de 1979, de par leur accords avec l’Arabie Saoudite, les États-Unis ont effectivement court-circuiter l’OTAN, le cours du pétrole était en chute libre, ce qui n’était pas trop bon pour le compagnies pétrolière.

Donc en afin de nuire à la Libye et en même rehausser un peu le cours du pétrole, les États-Unis ont imposer des sanctions économiques à la Libye, interdisant entre autre l’importation du pétrole de Libye et l’exportation vers la Libye d’équipement pouvant être utilisé dans l’industrie pétrolière.

Ces sanctions combinées à la baisse du cours du pétrole a eu un effet dévastateur sur l’économie libyenne.  Cette économie, qui avait connu une croissance de sont PIB par habitant de  676% au cours des années 60 et de 480% au cours des années 70 a vu sont PIB par habitant chuter de 42% durant les années 80.

Après plusieurs tentatives infructueuses d’assassiner Kadhafi par Reagan, en 1988 il y a l’attentat de Lockerbie, probablement effectué par les services secrets britanniques et ou  étasuniens, mais faussement attribué à la Libye. Ceci permet aux États-Unis d’augmenter ses sanctions contre la Libye.

Toutes ces pressions et sanctions semblent avoir produit leurs effets sur la Libye (et la hausse du cours du pétrole récemment semble avoir au effet sur l’attitude étasunienne) car ressemant la Libye a signé une multitude d’ententes avec des compagnies pétrolières occidentales.  Mais plus significatif encore,  la Libye reprivatise ses banques.  En effet, la banque Sahara, la plus grande banque Libyenne avec 22% des dépôts et 17% des prêts en Libye est en train d’être vendue à BNP Paribas, qui a déjà acheter 19% des parts de la banque Sahara et a la possibilité d’augmenter sa participation jusqu’à hauteur de 51%, soit la prise de contrôle. 

En échange les sanctions contre la Libye sont levés, la Libye est enlevée des listes de «pays terroristes» et il y aura un nouveau procès sur les attentats de Lockerbie afin d’innocenter la Libye.

Sur un autre sujet entièrement:

Il semble que Kadhafi aussi souscrive à la thèse (comme je l’explicitait dans des billets précédents) que la situation au Darfour actuellement soit en  fait un conflit impérialiste entre l’«occident» et la Chine pour le contrôle des ressources pétrolières du Soudan. Du moins c’est ce qu’il a dit lors de son allocution devant le Cambridge Union il y a quelques jours. 



Le Venezuela et la Démocratie

10 11 2007

repris du CMAQ (note: l’Humanité est en partie détenue par le groupe Bouygues via le groupe TF1 et Lagardère via Hachette; le groupe TF1 en retour est majoritairement detetenu par Bouygues (42%) mais aussi par la banque JP Morgan (10%) et par les Demarais via Power Corporation via Putnam Investements (6%); Le Monde est détenu par plusieurs entreprise via un réseau complexe de sociétés de holding [1 2 3 4] dont les plus importantes semblent être Lagardère (17%), Banque Fédérative du Crédit Mutuel (~15%) via InvestMonde, Monde Entreprises etc. (pour en savoir plus sur le Crédit Mutuel je vous recommande fortement le Site des victimes du Crédit mutuel) , PRISA (15%), Fiat (5%)) :

Le Venezuela et la Démocratie

 

AVEC LA DÉSINFORMATION À LAQUELLE NOUS SOMMES TOUS SOUMIS PAR RAPPORT À CE QUI SE PASSE AU VENEZUELA, IL EST BON DE FAIRE QUELQUES RECTIFICATIFS, NE SERAIT-CE QUE POUR DONNER MAUVAISE CONSCIENCE À CEUX QUI S’INGÉNUENT À TROMPER.

 

Pour ceux et celles qui suivent de près ce qui se passe actuellement au Venezuela, qui connaissent les étapes mises en place pour l’adoption ou le rejet d’une nouvelle Constitution, ne peuvent que lamenter la désinformation qui est subtilement utilisée par nos médias. À les lire, nous pourrions croire à un despote, du nom de Chavez, qui n’a d’autre objectif que de s’imposer à vie comme Président omniprésent dans les destinées du Venezuela, mettant fin à toute liberté d’expression. Que ce soit le journal Le Monde, l’Humanité, l’AFP et tous les autres qui en reproduisent les articles et les communiqués, tous rejoignent la version que les journaux et les médias d’opposition du Venezuela imposent. On prendra soin de ne pas se référer aux informations provenant de sources gouvernementales pas plus d’ailleurs qu’à celles des organisations et des personnalités supportant l’actuel gouvernement.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-05-30-Venezuela

Qu’en est-il vraiment de ce gouvernement et de son projet de nouvelle Constitution? D’abord, il faut rappeler, plutôt deux fois qu’une, que l’actuel gouvernement a été élu par une grande majorité du peuple Vénézuela. Ce n’est pas un gouvernement qui s’est imposé par la force ou en simulant mille et une tromperies. Il est là en toute légitimité démocratique et il gouverne dans le sens des objectifs qui ont été mis de l’avant lors des campagnes électorales. Il apporte éducation, santé, participation politique à plus des deux tiers de la population qui étaient laissés pour compte dans les gouvernements antérieurs. Les richesses du pays sont mis à contribution dans le sens des intérêts de ces politiques. Cette majorité est d’accord avec ce qu’il fait et tant qu’elle l’appuiera, il poursuivra dans cette direction.
La Réforme constitutionnel proposée est à l’effet de faciliter la mise en place des orientations prises et d’assurer pour l’avenir que la majorité des vénézuéliens ait prise sur leur destiné. Il s’agit d’une proposition votée par une large majorité des députés, après des consultations et des discussions à travers tout le pays. Ce projet est maintenant soumis au peuple qui aura à se prononcer par Référendum national sur ce projet de Constitution. Deux comités sont mis en place : ceux qui sont pour le OUI et ceux qui sont pour le NON. Les débats doivent se faire à l’intérieur de certaines règles établies par le Conseil national électoral (CNE). Ces deux comités peuvent sillonner tout le pays, débattre de leur option et se gagner tous les appuis qui pourront leur permettre de remporter le Référendum. C’est LE PEUPLE qui assumera la décision d’adopter ou de rejeter la proposition. N’est-ce pas là la voie la plus démocratique qui puisse être observée. Ce n’est ni Chavez, ni le gouvernement, ni tel ou tel groupe d’intérêt qui décidera, mais LE PEUPLE. Bien des pays ont des Constitutions qui n’ont jamais été soumises au Peuple par voie référendaire. C’est le cas du Canada et de bien d’autres. Qui crient au scandale anti-démocratique?

Chavez, avec cette nouvelle Constitution, sera-t-il élu à vie, comme le suggère le journal Le Monde dans son édition du 7 novembre dernier : « La réforme permet à M. Chavez de se faire réélire indéfiniment et de décréter un « état d’exception » supprimant la liberté de la presse. » Il ne fait aucun doute que l’effet souhaité par cette mise en forme du journal Le Monde suggère fortement l’arrivée en force d’un dictateur, supprimant toutes les libertés d’expression. Pourtant, nombreux sont les pays où une personne peut se présenter autant de fois qu’elle le souhaite au poste de chef d’État. Ici au Canada nous avons eu des Premiers ministres qui se sont présentés à plusieurs reprises au poste de chef d’État. Aucune restriction ne les y empêche. Ainsi nous avons eu un Pierre Eliot Trudeau qui a régné plus de 14 ans. La seule condition c’est que le peuple soit celui qui décide, par voie électorale, de le reconduire à son poste. Le jour où le peuple n’en veut plus il lui retire son appui et c’est fini. N’est-ce pas là la Démocratie? N’est ce pas ce que prévoit la nouvelle Constitution. À ce que je sache, la procédure électorale, par cette nouvelle Constitution, n’est pas abolie, pas plus d’ailleurs que le multiparti.

Pourquoi alors autant de conflits? Chacun peut avoir son explication, mais la mienne est la suivante : ces gens qui se réclament de la démocratie pour crier au scandale et à la dictature n’en ont que faire de cette démocratie, ce qui leur importe c’est le contrôle du pouvoir et des intérêts qui l’accompagnent. Si la démocratie leur importait autant qu’ils le disent, ils profiteraient des espaces que leur fournit le Référendum pour aller chercher auprès du peuple tous les appuis qui leur assureront la victoire. Ils savent bien que la majorité du peuple veut cette réforme, que ce peuple est souverain et que Chavez est leur candidat pour mener à terme le projet de société qu’il veut bien se donner. Cela ils ne veulent pas.

Quoi faire alors sans perdre la face devant nos grandes valeurs de démocratie et de liberté? C’est là que les centaines de millions de dollars US sont mis à contribution pour transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, faire de la démocratie une dictature et d’un coup d’État une démocratie. C’est là une opération qui va chercher beaucoup de sous. Une bonne partie des 44 milliards $ US, investis annuellement par les étasuniens pour faire de l’infiltration et de la désinformation, va à de pareils projets. Ainsi l’obstruction à la tenue d’un référendum sera perçue comme un acte de sauvegarde de la démocratie et la réalisation d’un coup d’État deviendra un acte au service de la liberté.
Oscar fortin
7 novembre 2007

 


OSCAR FORTIN

 


oscar fortin


os.fortin@sympatico.ca

 

Ceci dit, la réforme constitutionnelle semble être affreuse. Chavez aurait-il finalement plié sous les pressions dont mentionne John Perkins?

voici un texte de Tercer Camino à ce sujet trouvé ici:

 

El constitucionalista alemán Ferdinand La Salle, casado con una hija de Carlos Marx, y además militante del Partido Comunista Alemán, advierte que existen dos constituciones: una escrita y otra real no escrita. Dice que las constituciones son en última instancia el resumen de los intereses de los Factores Reales de Poder. En nuestro país esos factores son en primer lugar, las Multinacionales privadas, en segundo lugar la Burguesía paraestatal que ejerce el poder y en tercer lugar la Burguesía tradicional. Observamos que en 1999,  la Constituyente derivada que presidía Luis Miquilena aprobó una nueva constitución que le dio el marco jurídico necesario a la apertura petrolera y a aquellos acuerdos que en materia económica favorecen los intereses del esos factores reales de poder (recordemos la base 8 del referéndum aprobatorio de esa constitución).  Ahora en la  carta magna a aprobarse en Diciembre del 2007, se le da rango constitucional a las Empresas Mixtas, con lo cual las multinacionales petroleras se adueñan del 40% del petróleo venezolano.

 

 En las últimas dos oportunidades (1999 y 2007), las constituciones escritas vigentes tienen que dar paso, tienen que ser modificadas, tienen que adecuarse a los intereses de esos factores reales de poder; intereses que gravitan y hacen que realmente tenga que implementarse nuevas constituciones para asentar jurídicamente su poder y ventajas económicas y políticas. Todo esto ocurre independientemente de los sueños revolucionarios de un pueblo manipulado por un discurso  oficial anti-imperialista.

 

Sin embargo, nuestra propia historia señala el camino a seguir: el 19 de abril de 1810, se produjo el hecho de fuerza constituyente originario y el 05 de julio de 1811 el acto constituyente de registro de la constitución emancipatoria.  Repetirlo es una obligación histórica.

 

Tercer Camino

 

 

Critica parcial a la Constitucion nacional del año 2007   

 

1-      EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

2-      ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR.

 

3-      REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS

 

4-      DICTADURA POLITICA

 

Agosto 2007

Tercer Camino

 

 

 

1.- EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

 

 

Los artículos 112, 113 y 115 le dan Rango Constitucional a la propiedad mixta entre el Estado y el sector privado sobre la explotación de los recursos naturales o de cualquier otro bien del dominio de la nación de carácter estratégico y sobre la prestación de servicios públicos vitales para la nación.

 

De esta manera el capital privado multinacional consolida su condición de propietario de los recursos naturales de carácter estratégicos y la prestación de servicios públicos vitales, situación esta que se inició el 31 de Marzo del 2006 con la aprobación por parte de la Asamblea Nacional del contrato marco para la FORMACION DE EMPRESAS MIXTAS para la explotación de hidrocarburos, modelo este que ahora podrá extenderse a la explotación del uranio, hierro, carbón, agua, plutonio, oro y otros recursos naturales. Además, podrán ser privatizados los servicios públicos de educación, salud, vivienda, seguridad social, telefonía, transporte, etc.

 

Es necesario destacar, que de conformidad con la disposición transitoria décimo octava, de la Constitución de la República de 1999, que se mantiene plenamente vigente, el artículo 113 priva sobre el artículo 302 en el cual se declara que el Estado se reserva por razones de soberanía la actividad de explotación de los hidrocarburos, así como la explotación de servicios y bienes de interés público y de carácter estratégico.

 

La constitucionalización de las empresas mixtas establece el piso jurídico necesario para permitir la entrega de la soberanía económica y política de la nación. Debemos recordar que según el señalado contrato marco de dichas empresas, para decidir sobre asuntos de gran interés nacional en la explotación de grandes riquezas naturales se requiere el voto favorable del 75% del capital social que conforman las empresas mixtas, del cual sólo el 60% pertenece al Estado venezolano, lo que indica que las empresas extranjeras multinacionales tendrán un peso determinante al momento de tomar las referidas decisiones estratégicas para el país, circunstancia esta que menoscaba absolutamente la soberanía económica y política de la República de Venezuela. La implantación de este nuevo modelo para la economía venezolana tiene doble carácter: por un lado,  será dominante sobre el conjunto de nuestra economía por cuanto está referido a las materias primas y a las empresas estratégicas sobre todo a la energía fósil; por otra parte es el nuevo modelo de recolonización   de las multinacionales sobre los países dependientes. La privatización de las  materias primas estratégicas que se inició en el año 2006, mediante la aprobación del Contrato Marco para las Empresas Mixtas, por parte de la Asamblea Nacional, tendrá ahora Rango Constitucional, quedando jurídicamente apuntalada, gracias a la reforma del articulo cuyo análisis nos ocupa. .

 

2.-  ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR

 

 La Constitución Nacional del año 2007 pretende institucionalizar al movimiento popular. En el artículo 16 del nuevo texto constitucional se considera que las comunidades constituyen la unidad política primaria de la organización territorial nacional. En ese sentido se establece que la comunidad y la comuna conforman el Poder Popular, el cual desarrollará formas de agregación político – territorial que serán reguladas legalmente.

 

Por su parte, el artículo 184 ordena que mediante una ley nacional el poder nacional, estadal y municipal, transferirán al indicado Poder Popular la prestación de servicios en materia de vivienda, deporte, cultura, programas sociales, ambiente, mantenimiento de áreas industriales, mantenimiento y conservación de áreas urbanas, construcción de obras y prestación de servicios públicos.

 

Además, el artículo 167 en su ordinal 4° establece que el situado constitucional, equivalente a un 25% de los ingresos ordinarios estimados en la Ley de Presupuesto, será distribuido entre los estados, el distrito federal y el poder popular.

 

De las normas constitucionales citadas se evidencia que se pretende burocratizar al movimiento popular. De las comunidades surgen las organizaciones sociales (vecinales, estudiantiles, profesionales, campesinas, etc.), que históricamente han asumido el papel de defender los derechos sociales, los derechos humanos y la soberanía de la nación. Las organizaciones sociales populares o comunitarias generalmente han tenido la característica de ser anti-gubernamentales, de ser factores de poder que enfrentan al poder constituido,  a la institucionalidad gobernante en defensa de los derechos sociales.

 

Históricamente solo los movimientos populares autónomos e independientes han sido capaces de librar grandes gestas patrióticas en defensa de la nación y de los derechos sociales. De allí que resulta altamente peligroso convertir a las comunidades en entes paraestatales e institucionales encargados de cumplir funciones oficiales previamente regladas por el poder nacional.

 

Es obvio que se pretende liquidar al movimiento popular en su capacidad de expresar con fuerza tendencias sociopolíticas,  anti-institucionales y de abrir cauces a nuevas situaciones históricas que impliquen la consecución de sus reivindicaciones como pueblo y como nación.

 

La única manera de consolidar el poder popular es respetando el derecho a las manifestaciones públicas, a la disidencia política e ideológica, el derecho a la vida y a la libertad de los dirigentes populares y los derechos humanos del pueblo en general, respetando el derecho a la huelga y a la organización. Por el contrario estatizar a la comunidad es negar la libertad popular y el derecho del pueblo a su autodeterminación histórica.

 

La ejecución presupuestaria que se otorga al llamado poder popular para la construcción de obras y de otros servicios, persigue mantener la paz social.

 

 

3.- REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS.

El nuevo artículo 328 de la Constitución de la República incorpora como función de la Fuerza Armada Nacional, « la participación permanente en la tarea de mantenimiento de la seguridad ciudadana ». Además, en una nueva disposición transitoria se señala que la Guardia Nacional podrá constituirse en « cuerpos policiales con una parte de sus recursos humanos, técnicos y materiales ».

 

Involucrar a la Fuerza Armada Nacional en tareas de seguridad ciudadana y darle carácter de policía a la Guardia Nacional, significa la total militarización de la sociedad venezolana. Según el artículo 55 de la Constitución de la República del año 1999 « los órganos de seguridad ciudadana », tienen como función proteger a las personas frente a situaciones que constituyan amenazas o riesgo para su integridad física o de sus propiedades.

 

De tal manera, que según el artículo 328 del nuevo texto constitucional el ejército puede actuar ante una situación de hurto, de estafa, de robo, de lesiones, de violación o de homicidio, lo cual, insistimos constituye una extrema militarización de la sociedad venezolana.

 

Es importante destacar que el mencionado artículo 55 de la Constitución de 1999, ordena que los cuerpos de seguridad del Estado respetarán la dignidad y los derechos humanos de todas las personas en las tareas propias de la seguridad ciudadana. También establece que el uso de armas o sustancias tóxicas por parte del funcionario policial y de seguridad estará limitado por principios de necesidad, conveniencia, oportunidad y proporcionalidad conforme a la ley.

 

Estos mandatos constitucionales son totalmente inobservados por los cuerpos policiales civiles, que usan armas de guerra, uniformes camuflados, pasa montañas y que generalmente están comandados por militares, razón por la cual siempre se ha clamado por la desmilitarización de los cuerpos policiales llamados a cumplir tareas de protección ciudadana, sin embargo, la nueva constitución se pronuncia en sentido contrario militarizando totalmente la indicada función.

 

De tal manera, que la grave crisis de los derechos humanos que sacude a la sociedad venezolana, será profundizada aún más.

 

4.-  DICTADURA POLITICA

Las comentadas estrategias políticas, sociales, económicas y militares, constituyen las grandes líneas que permitirían la continuidad indefinida de Hugo Chávez en la Presidencia de la República. De predominar tales estrategias la reelección presidencial por una sola vez, tal como lo establecía el artículo 230 de la Constitución de la República de 1999, constituía un obstáculo jurídico para las pretensiones hegemónicas del presidente Chávez, razón por la cual en el nuevo artículo 230 se remueve dicho obstáculo jurídico – constitucional.

 

La burocratización del movimiento popular, la entrega de nuestras riquezas naturales al capital privado multinacional y la militarización de la sociedad son los requisitos que deberá   poner en práctica Hugo Chávez para perpetuarse en el poder.

 

 PROPOSICION

Esta nueva coyuntura histórica exige un gran esfuerzo de los sectores populares, patrióticos y nacionalistas, civiles y militares, para construir un amplio movimiento nacional en defensa de los derechos sociales, de los derechos humanos, de la soberanía económica y política de la nación venezolana y producir hechos constituyentes originarios que posibiliten la redacción y aplicación de una constitución libertaria y que represente la emancipación y una nueva civilización socialista y anti-capitalista.

 



La compagnie de Condi Rice et le Myanmar

16 10 2007

Condeleeza Rice était directrice de Chevron et Total est contrôlée par les Desmarais et leur Power Corporations et les Frère et leur compagnie Frère-Bourgeois. La banque de Total S.A. est BNP-Paribas.


Cliquez ici pour voir le vidéo si vous ne voyez pas le vidéo ci-haut.



Divide et impera: la stratégie au Soudan de l’Empire romain aux pétrolières occidentales

9 10 2007

Néron Kouchner

Ça fait un certain temps que je n’ai pas parlé du Soudan, donc parlons-en, voici un nouveau billet dans la suite des précédents: 1 2 3 4 5 6 7

Du temps de l’Empire romain, l’énergie avec laquelle tout fonctionne, de la machine de guerre aux grands travaux publics en passant par le transport (la galère) est humaine, principalement des esclaves. Ces esclaves sont obtenus par la conquête. L’économie romaine reposait donc entièrement sur la conquête, dès que la croissance de la conquête s’est mise à stagner et l’entrée d’énergie (les esclaves et aussi la nourriture car l’Italie s’était beaucoup dépeuplée, les jeunes hommes étant déployés aux frontières et la grande concentration de la propriété des terres faisait en sorte que ces dernières n’étaient pas utilisée à pleine capacité et l’Italie était très dépendante de l’Égypte pour se nourrir) s’est conséquemment mise à diminuer, l’Empire a rapidement amorcer une décente dont il ne s’est jamais remis. Mais revenons à nos moutons, en 30 av. J.-C. C. Cornelius Gallus soumet le royaume de Koush (l’actuel Soudan) romain ce qui lui permet surement de faire le pleins d’énergie et de ramener plusieurs esclaves à Rome. Dix ans plus tard par contre le Royaume Koush s’affranchit du joug romain et ne sera plus jamais sous son emprise, et pas parce que Rome n’aura pas essayé. Néron, 80 ans plus tard voulait envahir le Royaume de Koush de nouveau. Sa stratégie? Semer la division. Il meurt toute fois en l’en 68 ce qui met fin à sa campagne.

Près de deux millénaire plus tard, Chevron, compagnie de Condeleeza Rice, ministre des Affaires étrangère étasunienne, en 1974, et Total S.A. pétrolière française contrôlée par les familles Demarais et Frère avec l’aide de leur sociétés respectives Power Corporation et Frère-Bourgeois en étroite collaboration avec BNP-Paribas, en 1980, s’établirent au Soudan pour en exploiter le pétrole et rapatrier cette énergie des temps «modernes». Vers 1990 les deux compagnies fuient le Soudan pour cause de guerre civile (en effet les habitants du sud Soudan et du Darfour, où ce trouve le pétrole, ne sont guère heureux de voir ces compagnies partir avec leur richesses naturelles sans recevoir la moindre compensation). Entre temps Chevron va même vendre les droits de ses concessions mais en profitera pour construire un oléoduc de l’Atlantique au Tchad, voisin du Soudan qui contient aussi du précieux carburant mais en moindre quantité. Maintenant qu’un semblant de paix est revenu, ces deux pétrolières veulent revenir. Mais, dans les conditions actuelle, s’il y a une vraie paix, c’est la Chine, aura la majorité de ressources pétrolières du pays ce que ces deux pétrolières ne veulent guère. Que faire? Suivre l’exemple de Néron avant eux qui était venu chercher de l’énergie lui-aussi: divide et impera. Et c’est là que notre bon ami, Kouchner, ancien consultant de Total au Myanmar (oui, vous avez bien lu, au Myanmar, il fut chargé de blanchir les atrocités de Total dans cette affreuse dictature) fait son entrée au secours des pauvres pétrolières. Kouchner pousse pour des sanctions sur le Soudan et menace Khartoum d’une invasion «humanitaire» de l’ONU ou de la France afin de pouvoir faire chantage et dicter les termes de la paix entre les rebelles et Khartoum. Kouchner a deux instruments pour ce faire, le premier est une ONG qu’il aida à fonder, le Collectif Urgence Darfour (utilisé à des fins de propagandes pour des sanctions contre Khartoum), et le deuxième est qu’il est ministre des Affaires étrangères de la France. La paix qu’il veut? Une paix qui divise, une paix qui sépare les champs pétroliers de Khartoum et les divisent en deux plus petits morceaux plus facile à contrôler. Un tel arrangement aura le double avantage d’automatiquement retirer les champs pétroliers à la Chine qui a signé ses contrats avec Khartoum, or comme les champs ne seront plus sous le contrôle de Khartoum les contrats déjà signés par la chine seront nuls. Cette paix, elle a déjà été signée en 2005! Cette paix, déjà signée en 2005, prévoie des élections en 2008-2009, de quoi distraire le gouvernement à Khartoum. Un référendum sur l’indépendance du Darfour (une des deux régions pétrolières) en 2010, référendum surement aussi indépendant que les élections en Afghanistan et en 2011 un référendum sur l’indépendance du sud Soudan. On peut être certains que «l’occident» s’assurera que les gens de ces deux régions voteront du bon bord, surtout qu’à présent ils n’ont aucune raison de ne pas écouter ceux qui les abritaient lors de leur conflit avec Khartoum (en effet l’armé française est actuellement collé sur la frontière entre le Darfour et le Tchad du côté Tchad protégeant les bases arrières des rebelles au Tchad). Je crois donc m’être trompé dans mes articles antérieurs, le Canada et l’Europe ne cherchent pas à renverser le régime en place à Khartoum, seulement lui retirer son pétrole ce qui est beaucoup plus humanitaire… Notons aussi que grâce à l’oléoduc de Chevron, après la division du Soudan il ne sera pas du tout nécessaire de faire affaire avec Khartoum, le pétrole pourra être acheminer directement à l’océan Atlantique. Cela a aussi l’avantage d’éviter la région du Proche Orient. Le Canada et l’Europe (France) ne cherche dont pas a renverser le régime, ils gardent simplement la pression sur Khartoum afin de veiller à la bonne exécution de leur plan.

Cette sage et ancienne méthode de diviser pour régner a été utilisée très souvent récemment par «l’occident», pensons à l’ancienne Yougoslavie, ou encore mieux, au vote il quelque jour au Sénat étasunien de diviser l’Iraq en trois parties. L’iraq entière semble trop réticente à passer la loi sur le pétrole écrite par l’industrie pétrolière et sur laquelle les États-Unis insistent. La région Kurde d’Iraq elle a été beaucoup plus accommodante envers les demandes étasunienne. Peut-être une région Chi’ite ou une région Sunnite serait tout aussi accommodante …

sources: 1 2 3



Sarkozy met un cure-dent dans les roues de Total

28 09 2007

Lacrymo MyanmarGrâce à la pression des média et des citoyen(ne)s, Sarkozy a sommé toutes les sociétés françaises, et nommément Total, de geler tous investissements au Myanmar (cela ne semble pas avoir force de loi et c’est surement temporaire mais c’est déjà un début). C’est plus symbolique qu’autre chose et tous ce tapage à propos d’ajouter des sanctions n’est évidemment que pétage de broue mais peut-être, avec assez de pressions, Sarkozy sera-t-il forcé de forcer Total à quitter le Myanmar. Si cela arrive, alors la Junte s’effondre de suite.

Par ailleurs, Amnistie Internationale a elle aussi commencé une pétition en ligne que vous pouvez signer en cliquant ici.

Ci-bas un téléjournal récent (Bernars Kouchner a été engagé par Total pour légitimer sa présence au Myanmar, voir liens en-dessus du vidéo):


Birmanie Total Kouchner
envoyé par inet
http://birmanie.total.com/fr/controverse/p_4_4.htmhttp://birmanie.total.com/fr/publications/rapport_bkconseil.pdfhttp://www.fidh.org/spip.php?article357Et voici un vidéo japonais montrant la mort d’un journaliste japonais tué par la Junte (double-cliquez dessus s’il affiche une erreur):


Et voici un vidéoreportage en directe des rues de Yangoun d’Aljazira:



Karzaï ce pantin de l’occupant

28 09 2007

Il y a deux jours, Louis, du blogue «Un homme en colère» a écrit un billet très révélateur ou on apprend deux choses partculièrement troublantes au sujet d’Hamid Karzaï qui, je crois, valent la peine d’être répétées ici.

Premièrement on apprend que Karzaï a travaillé pour Unocal (après une recherche sommaire sur internet on voit que plusieurs sources confirme cela mais que Karzaï lui-même le nie). Unocal, rappelons-le, fait maintenant parti de Chevron, la compagnie de Condeleeza Rice. Mais ce qui est vraiment choquant est la chose suivante. Il y de grandes suspicions que les États-Unis ont décidé d’envahir l’Afghanistan non pas à cause du 11 septembre (le plan d’invasion a été rédigé avant le 11 septembre 2001) mais bien pour se débarrasser des Talibans une fois qu’il était claire que les négociations pour construire l’oléoduc trans-afghanistan (pour amener le pétrole de la mer caspienne) ne débouchaient pas. Car après tous, les Talibans ont été financés par la CIA durant la guerre civile afganne par le biais des services secrets pakistanais et saoudiens, l’argent étant transférée à ces dernier par la fameuse banque BCCI (pour plus d’info sur cette sombre histoire un chapitre du livre A Game as Old as Empire y est consacré). Or, la plus importante entreprise derrière le projet d’oléoduc est justement Unocal! Donc (si Karzaï a travaillé pour Unocal) Karzaï travaillait chez Unocal alors même que cette entreprise poussait l’Afghanistan a accepter son projet d’oléoduc et maintenant il est président d’Afghanistan!!

Deuxièmement, on apprend que le NPD a découvert que le discourt de Karzaï a été en grande partie rédigée par l’armé canadienne! Cela fait un peu pensé à Bernard Kouchner…

Pour finir, rappelons que Karzaï a été «élu» au cour d’élections frauduleuses (même pires que celles de Bush ou de Calderon 😉 ).

ADDENDUM:

Vous pouvez consulter ici le document obtenu par le NPD en vertu de la loi d’accès à l’information. Et si ce lien ne marche plus j’en ai fait une sauvegarde ici.




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