Rothschild: juge et partie dans le pillage du Congo

13 11 2007

repris de Congolite:

Révision des contrats miniers : les Ong congolaises accusent la Compagnie Benjamin De Rothschild d’être juge et partie

(image: logo de la Compagnie Benjamin de Rothschild)

12 juillet 2007 – Un vent favorable a fait parvenir à Congolité un mémorandum des Ong membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC), dans lequel ces organisations non-gouvernementales dénoncent des conflits d’intérêts dans le processus de la revisitation des contrats miniers initiée par le gouvernement. Ces Ong accusent, entre autres, la Compagnie Benjamin De Rothschild d’être, à la fois, juge et partie. En effet, selon les Ong, « Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. » Car, ces Ong ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild (une filiale de la Compagnie Benjamin De Rothschild) et les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers [appartient aux même gens que Adastra]; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT) [filière d'Adastra]; Kinross Gold [filière du Groupe Forrest]; Nikanor [depuis fusionnée avec Katanga Mining, filière du groupe Forrest]; Quantum Minerals; Phelps Dodge [appartient à Freeport]; Umicore (anciennement Union Minière). Ces entreprises en consultance financière à la Compagnie Benjamin de Rothschild « sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat congolais décline son expertise. Par conséquent, les Ong demandent à la Compagnie de Rothschild de se récuser comme Expert. Le document dénonce aussi d’autres conflits d’intérêts. Les Ong attirent “l’attention sur le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées”. “La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises d’origine des pays membres de l’ancien Comité international d’accompagnement de la transition (Ciat) qui n’avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat”, rapporte le mémorandum.

MEMORANDUM DES ONG DE LA RDC ADRESSE AU MINISTRE DES MINES EN RAPPORT AVEC LE PROCESSUS DE REVISION DES CONTRATS MINIERS

1. Introduction

o Les organisations non gouvernementales (ONG) membres du Forum de la Société Civile Congolaise (FSC) vous transmettent par le présent Mémo les points saillants qui nécessitent l’attention de la commission gouvernementale de « revisitation » des contrats miniers et des informations relatives aux conflits d’intérêts dans les dossiers sous étude.

o Vous trouverez ci-dessous des préoccupations majeures, notamment celles relatives aux renseignements faisant état des conflits d’intérêts des experts internationaux et leurs liens avec des banques privées qui agissent en bourse comme consultant en techniques financières au nom de certaines entreprises minières mises en cause.

2. Justification de la révision des contrats, selon les ONG membres du Forum

o La Résolution 1803 du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) pose le principe de la souveraineté permanente des peuples sur leurs ressources qui servent l’intérêt communautaire. Ce principe revient également dans la Charte économique des droits et des responsabilités des Etats de 1974 qui se réfère à l’ordre économique international.

o La résolution 1756 du Conseil de Sécurité de l’ONU renouvelant le mandat de la MONUC établit le lien direct entre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales, l’élite congolaise, l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. Faits établis depuis 2002 par le panel d’experts de l’ONU qui rattache les intérêts des entreprises privées à la guerre déclenchée en RDC depuis 1996.

o Le 15 mai 2007, le Conseil de Sécurité des Nations Unies a proposé au gouvernement de la RDC, comme solution à la consolidation de la paix dans le pays, alternative appuyée par la communauté internationale, l’extension de l’autorité de l’Etat sur tout le territoire; l’établissement du contrôle effectif sur les ressources naturelles; et l’amélioration de la gestion des ressources de la RDC.

o Le 11 juin 2007, le Ministre des mines a procédé au lancement officiel des travaux de la commission de revisitation des contrats miniers signés en grande partie en période de guerre, conformément a son arrêté n°2745/cab.min/mines/01/ du 20 avril 2007 portant mise sur pied de la commission ministérielle chargée de la « revisitation » des contrats miniers. L’esprit et la lettre de cette décision rejoignent la recommandation du Secrétaire Général des Nations Unies qui, au mois de févier 2007, proposait la communion d’efforts des secteurs public et privé pour promouvoir la sécurité, la bonne gouvernance, assurer la transparence dans les affaires et dresser un code de bonne conduite du secteur privé en RDC.

o Se référant au droit congolais, les ONG estiment que bien des contrats sont contraires aux lois et dispositions constitutionnelles sur les droits individuels collectifs. A titre d’exemple, l’article 3 du Code minier dispose que « les sites et concessions minières sont la propriété exclusive et inaliénable de l’Etat congolais », et l’article 9 de la Constitution de la RDC du 18 février 2006 rappelle la souveraineté permanente de l’Etat sur ses ressources tel qu’énoncé par la résolution 1803 du Conseil de Sécurité des Nations Unies ci-haut invoquée.

3. Préoccupations

o Les ONG membres du FSC sont préoccupées par les limites de compétence dans le chef des personnes qui ont négocié les contrats miniers pour le compte des entreprises minières congolaises. Il s’avère que la plupart des contrats en cause ont porté sur des gisements connus et documentés, mais qui n’ont pas respecté la procédure d’appel d’offre.

o Les organes des entreprises publiques appelés à les engager ont souvent outrepassé leurs pouvoirs, soit par manque d’autorisation, soit par manque d’approbation du ministère de tutelle.

o Les contrats signés ont généralement fait l’objet de beaucoup d’avenants qui les ont dénaturés par la suite.

o Concernant les partenaires privés, les ONG ont de même relevé que certains ont vendu ou cédé des titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation. Cette pratique n’est ni autorisée ni conforme au code minier congolais et ni à celui de bonne conduite généralement accepté par les entreprises minières et bourses internationales.

o Du point de vue économique et technique, il n’y a pas eu au préalable de valorisation réelle des concessions ou gisements faisant l’objet des contrats.

o La plupart de partenaires sans moyens financiers propres n’ont pas tenu compte de la clause sociale pour les travailleurs et les populations congolaises. Ils se sont battus pour avoir la part du lion consacrant des graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises congolais, privant ainsi la population de son droit de jouir des richesses de son pays, comme l’énonce les articles 53 et suivants de la Constitution de la RDC.

o Les royalties payées, toutes choses restant égales par ailleurs, ne sont pas identiques pour les partenaires. Elles sont calculées tantôt sur des recettes nettes tantôt sur des recettes brutes.

o Par conséquent, depuis la signature des dits contrats, le secteur minier n’a pas contribué à l’amélioration du PIB, des revenus à l’exportation et des recettes budgétaires de l’Etat. En sus, les entreprises minières n’ont réussi ni à relancer leurs activités, ni à réduire les dettes. Elles ont perdu la capacité de refaire leurs fonds propres et de réhabiliter l’outil de production.

4. Préoccupations spécifiques aux conflits d’intérêts

o Les ONG voudraient attirer l’attention sur le fait que les contrats les plus importants ont été signés sous l’autorité des membres du gouvernement de transition dont certains sont encore aux affaires publiques à ce jour ou représentant des entreprises privées.

o La plupart des contrats ont été signés à l’avantage d’entreprises d’origine des pays membres de l’ancien Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT) qui n’avaient pas intégré la question de bonne gouvernance dans son mandat.

o En ce moment de la perspective de la révision, les ONG constatent que le gouvernement a choisi trois institutions d’experts internationaux : la Fondation OSISA, le Centre Carter et la Compagnie Benjamin de Rothschild. Des informations reçues des différentes sources et celles tirées de leurs sites respectifs, la Fondation OSISA travaille dans les pays d’Afrique australe sur des questions liées a la démocratie et Droits humains, le Centre Carter travaille pour la promotion de la paix, la lutte contre les maladies et la construction de l’espoir des peuples du monde. Cependant, la Compagnie Benjamin de Rothschild S.A. (CTBR) créée en 1989 à Genève, fait partie du Groupe LCF Rothschild appartenant à la branche Genevoise de la famille Rothschild. Elle accompagne ses clients dans la définition, la quantification et la gestion de leurs risques financiers : Taux d’intérêt (actif ou passif), Devises (flux de trésorerie et exposition du bilan), Matières Premières, Actions et autres activités financières.

o De diverses sources, les ONG du FSC ont appris que la Compagnie Benjamin de Rothschild est très liées à la banque NM Rothschild qui est parmi les grandes banques du monde. NM Rothschild et la Compagnie Benjamin Rothschild sont membres de Rothschild Holdings avec des intérêts dans Rothschild Group and Rothschild Inc. Toutes ces institutions sont propriétés de la famille Rothschild. En plus, Benjamin de Rothschild est membre du conseil d’Administration de la Rothschild Continuation Holdings (RCH).

o La banque N.M. Rothschild, a été très active aux cotés des entreprises minières en RDC a titre de consultant financier. De même qu’en 1999, la Zimbabwe’s Merchant Bank of Central Africa Limited était enregistrée comme membre du groupe dans le rapport annuel.

o Les ONG ont établi un lien direct entre la Banque de Rothschild et les entreprises suivantes : Adastra (ancienne AMF); Anglo American; American Diamond Buyers; Barrack Gold; De Beers; Kingamyambo Musonoi Tailings (KMT); Kinross Gold; Nikanor; Quantum Minerals; Phelps Dodge; Umicore (anciennement Union Minière).

Adastra/AMF/Kingamyambo/Quantum :

Adastra (anciennement AMF) est une entreprise canadienne. Elle avait recouru aux services de NM Rothschild comme consultant financier en 2006. NM Rothschild avait représentée Adastra dans les opérations d’achat/vente avec Quantum Minerals. Adastra était vendu éventuellement a 245 millions de dollars américains en cash et stock. Adastra était gérée par M. Jean-Raymond Boulle, qui devint plus tard associe dans Anglo American co-propriétaire de American Diamond Buyers avec Joseph Martin. AMF était aussi affilié à Barrack Gold avec M. Boulle.

Anglo-American :

Anglo American est reconnue comme étant la troisième grande entreprise minière opérationnelle dans le monde. Deux de ses subsidiaires opèrent en RDC, il s’agit d’Anglo Gold Ashanti et De Beers. Rothschild Inc. sert de conseiller financier a la compagnie Mondi, subsidiaire d’Anglo American. Mais aussi, l’un des hauts responsables d’Anglo American, M. Russell Edey, est Directeur adjoint de la banque NM Rothschild Corporate Finance. David de Rothschild, chef de NM Rothschild était le conseiller d’Anglo American dans l’achat de Kumba Resources, une grande entreprise minière sud Africaine.

Barrick Gold :

Barrick Gold est une entreprise minière canadienne. M. Nathaniel Rothschild est membre du Conseil d’Administration de Barrick Gold et Directeur de “Rothschild Foundation” appartenant à la famille De Rothschild.

DeBeers :

La famille Rothschild, depuis des longues années, possède toujours des grandes parts sociales dans DeBeers. Lord Rothschild était l’un des membres fondateurs de DeBeers Consolidated Mining Company en 1873.

Kinross Gold :

Rothschild Inc. était le conseiller stratégique de Kinross Gold. Kinross Forrest, l’une des entreprises accusées de forte corruption, avait fait une joint venture entre Kinross Gold <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KinrossGold> , George Forrest <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest> et Tain Holdings. Elle a été acquise complètement par Katanga Mining <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/K/KatangaMining> , anciennement Balloch, en juin 2006. George Forrest <http://www.business-humanrights.org/Categories/Individualcompanies/G/GeorgeForrest> est l’actionnaire majoritaire dans Katanga Mining.

Nikanor :

NM Rothschild est le conseiller financier de Nikanor, une entreprise minière opérationnelle en RDC. Nikanor possède les droits miniers sur les sites de Kananga et Tilwezembe et gère le Concentrateur de Kolwezi. La même entreprise cherche à réhabiliter KOV et construire une raffinerie de cuivre et cobalt. Nikanor est listée à la bourse de Londres depuis le 17 juillet 2006 avec un lever de fond de 434 millions de dollars américains.

Phelps Dodge :

Rothschild Inc. est aussi le conseiller financier de Phelps Dodge, une entreprise américaine, plus spécifiquement sur le crédit de financement du projet Tenke Fungurume Mining.

Umicore :

Umicore est une entreprise minière belge qui forme un holding d’entreprises de cuivre qui s’appellerait Cumerio, comprenant celles qui sont déjà opérationnelle en RDC. NM Rothschild branche d’Australie est désignée comme cabinet de conseil financier dans les transactions.

5. La fédération des entreprises du Congo (Fec) devrait donner sa position

o La FEC, partenaire de l’Etat congolais, devrait dire un mot sur le processus de révision des contrats, alors que l’opinion nationale se fait une mauvaise impression des entreprises minières présentées à ce jour comme étant dans la logique d’entretien de l’insécurité pour mieux exploiter des ressources naturelles du pays.

o Les investisseurs étrangers, les entrepreneurs congolais membres de la FEC autant que les organisations de la société civile, devraient contribuer à la recherche de la solution pour la bonne gouvernance des richesses de l’Etat dans la transparence, suivant l’appel de l’ONU fait aux acteurs non étatiques.

o A l’instar de l’église catholique qui a dénoncé les mauvaises conditions d’exploitation minière au Katanga et au Kasaï, ainsi que l’insécurité entretenue dans les provinces de l’Est de la RDC; la FEC devrait passer à la population congolaise un message clair afin que le soutien de la communauté internationale ait un sens.

6. Conclusion et recommandations

Aux entreprises multinationales et la FEC

o Les ONG membres du FSC recommandent que les entreprises multinationales collaborent totalement avec la commission gouvernementale à rétablir les entreprises publiques, l’Etat et la population congolais dans leurs droits.

Au gouvernement de la RDC

o Que le gouvernement manifeste la détermination à en finir avec le pillage orchestré par l’élite congolaise en son sein, en prenant des mesures coercitives, conformément à la loi pénale en rapport avec le détournement des biens publics.

o Au regard des limites de compétence professionnelle des personnes qui négociaient les contrats miniers pour le compte des entreprises minières congolaises en outrepassant leurs pouvoirs, les ONG membres du FSC recommandent une mise à niveau du personnel et la sanction correspondante.

o Que les titres miniers obtenus sous contrat d’amodiation et cédés aux tiers, soient récupérés conformément aux lois congolaises en vigueur.

o Que les concessions ou gisements ayant fait l’objet des contrats en ignorant leurs valeurs réelles, soient réévaluées, afin de faciliter la renégociation des parts des entreprises et l’Etat congolais.

o Que les contrats dont les partenaires n’ont pas présenté leurs moyens financiers propres soient révisés, afin de permettre aux entreprises et l’Etat congolais de rentrer dans leurs droits respectifs.

o Que les contrats consacrant des graves inégalités au détriment de l’Etat et des entreprises congolais au profit des entreprises privées soient rééquilibrés ou annulés.

o Que les royalties payées soient identiques pour tous les partenaires, toutes choses restant égales par ailleurs.

A la Compagnie Benjamin de Rothschild et le gouvernement congolais

o Il se dégage de l’analyse des conflits d’intérêts que la Compagnie Benjamin De Rothschild ne devrait pas en ce temps offrir ses services comme expert au gouvernement de la RDC. Car, les entreprises citées ci-haut en consultance financière à la Compagnie Benjamin de Rothschild sont celles-là même qui ont le gros des contrats miniers en RDC qui nécessitent une révision en priorité dans tous les domaines : cuivre, cobalt, diamant et or. De ce fait, les Ong membres du FSC recommandent que la Compagnie de Rothschild se récuse et que l’Etat congolais décline son expertise.

Aux ambassades accréditées à Kinshasa

o Il s’avère de même que les entreprises bénéficiaires de la plus part des contrats miniers soient canadiennes, belges, américaines, anglaises, chinoises et sud africaines, les pays qui avaient le plus d’influence au sein de l’ancien CIAT et qui continuent à jouer un rôle clé dans la vie politique interne de la RDC. Les ONG membres du FSC recommandent que les chancelleries en poste à Kinshasa soient justes et jouent un rôle plus transparent vis-à-vis du gouvernement congolais.

A la MONUC

L’ONU reconnaît le lien direct entre l’exploitation illégale des ressources naturelles par les entreprises multinationales et l’élite congolaise, et l’insécurité ainsi que le trafic d’armes en RDC. D’autant qu’elle reconnaît que la situation est entretenue dans le but de contrôler les richesses naturelles de la RDC. Les ONG membres du FSC lui recommandent de redoubler ses efforts, suivant son mandat, afin de mettre fin à la maffia internationale liée à l’exploitation illégale des richesses; d’aider l’Etat congolais à étendre son autorité sur tout le territoire; rétablir le contrôle effectif sur les ressources naturelles et d’améliorer la gestion des dites ressources.



Behind the War on the Congo

12 11 2007

repris de ocnus.net et Zmagazine:

(Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beiga National Park under Operation Falcon Sweep.)

Behind the Numbers

Untold Suffering in the Congo

By Keith Harmon Snow & David Barouski, CCA 26/10/06
Oct 30, 2006, 11:28

The British medical journal Lancet recently took greater notice of the Democratic Republic of the Congo (DRC) than all western media outlets combined. A group of physicians reported that about 4 million people have died since the “official” outbreak of the Congolese war in 1998 (1). The BBC reported the war in Congo has claimed more lives than any armed conflict since World War II (2). However, experts working in the Congo, and Congolese survivors, count over 10 million dead since war began in 1996—not 1998—with the U.S.-backed invasion to overthrow Zaire’s President Joseph Mobutu. While the western press quantifies African deaths all the time, no statistic can quantify the suffering of the Congolese.

Some people are aware that war in the Congo is driven by the desire to extract raw materials, including diamonds, gold, columbium tantalite (coltan), niobium, cobalt, copper, uranium and petroleum. Mining in the Congo by western companies proceeds at an unprecedented rate, and
it is reported that some $6 million in raw cobalt alone—an element of superalloys essential for nuclear, chemical, aerospace and defense industries—exits DRC daily. Any analysis of the geopolitics in the Congo requires an understanding of the organized crime perpetrated through multi-national businesses, in order to understand the reasons why the Congolese people have suffered a virtually unending war since 1996.

Some people have lauded great progress in the exposure of illegal mining in DRC, particularly by the group Human Rights Watch (HRW), whose 2005 report “The Curse of Gold” exposed Ugandan officials and multi-national corporations smuggling gold through local rebel militias. The cited rebel groups were the Nationalist and Integrationist Front (FNI) and the People’s Armed Forces of Congo (FAPC). The western companies targeted by HRW were Anglo-Ashanti Gold, a company headquartered in South Africa, and Metalor, a Swedish firm. The HRW report failed to mention that Anglo-Ashanti is partnered with Anglo-American, owned by the Oppenheimer family and partnered with Canada-based Barrick Gold described below (3). London-based Anglo-American Plc. owns a 45% share in DeBeers, another Oppenheimer company that is infamous for its near monopoly of the international diamond industry (4). Sir Mark Moody-Stuart, a director of Anglo-American, is a director of Royal Dutch/Shell and a member of U.N. Secretary General Kofi Annan’s Advisory Board (5). The report also suppressed the most damning evidence discovered by HRW researchers—that Anglo-Ashanti sent its top lawyers into eastern DRC to aid rebel militia leaders arrested there.

Several multi-national mining companies have rarely if ever been mentioned in any human rights report. One is Barrick Gold, who operates in the town of Watsa, northwest of the town of Bunia, located in the most violent corner of the Congo. The Ugandan People’s Defense Force (UPDF) controlled the mines intermittently during the war. Officials in Bunia claim that Barrick executives flew into the region, with UPDF and RPF (Rwanda Patriotic Front) escorts, to survey and inspect their mining interests (6).

George H.W. Bush served as a paid advisor for Barrick Gold. Barrick directors include: Brian Mulroney, former PM of Canada; Edward Neys, former U.S. ambassador to Canada and chairman of the private PR firm Burston-Marsteller; former U.S. Senator Howard Baker; J. Trevor Eyton, a member of the Canadian Senate; and Vernon Jordan, one of Bill Clinton’s lawyers (7).

(Photo: Rape has been used as a systematic means of instilling terror in the
people all over DRC. This girl (20) fled Eastern DRC and crossed the
country on foot to find some refuge in Western DRC.)

Barrick Gold is one of the client companies of Andrew Young’s Goodworks International lobbying firm. Andrew Young is the former Mayor of Atlanta, and a key organizer of the U.S.-Uganda Friendship Council. Young was chosen by President Clinton to chair the Southern Africa Enterprise Development Fund in October 1994. Goodworks’ clients—or business partners in some cases—include Coke, Chevron-Texaco, Monsanto, and the governments of Angola and Nigeria (note weapons transfers from Nigeria cited below). Young is a director of Cox Communications and Archers Daniels Midland—the “supermarket to the world” and National Public Radio sponsor whose directors include Brian Mulroney (Barrick) and G. Allen Andreas, a member of the European Advisory Board of The Carlyle Group.

Barrick Gold’s mining partners have included Adastra Mining—formerly named America Mineral Fields (AMFI, AMX, other names), formerly based in Hope, Arkansas, Bill Clinton’s hometown. Adastra had close ties with Lazare Kaplan International Inc., the largest diamond brokerage firm in the U.S., whose president, Maurice Tempelsman, has been an advisor on African Affairs to the U.S. Government and has been the U.S. Honorary Consul General of the Congo since 1977 (8).

Maurice Tempelsman accompanied Bill Clinton during his African tour in 1998, and he sails with the Clintons off Martha’s Vineyard. He serves on the International Advisory Council of the American Stock Exchange, and is a director of the Woods Hole Oceanographic Institute, a
”scientific” front for his offshore diamond mining—raking the seabed into oblivion.

Adastra also purchased a diamond concession on the Congolese-Angolan border from the Belgian mercenary firm International Defense and Security (1998), and currently has cobalt and copper concessions in Congo’s Katanga (Shaba) province (9). Adastra is a member of the Corporate Council on Africa, along with Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC—the latter two being secretive intelligence and defense entities involved in classified and supra-governmental “black” projects.

In April 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-founder of Adastra (then AMFI), received a $1 billion dollar deal for mines in the Congo at Kolwezi (cobalt) and Kipushi (zinc) from Laurent Kabila’s Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Zaire (ADFL) before they were even officially in power. The ADFL were even allowed to use Boulle’s private jet (10). Meanwhile, directors of Adastra are also former directors of Anglo-American (11). Other Clinton-connected founders of Adastra include Michael McMurrough and Robert Friedland—both involved in shady, criminal, offshore businesses in Indonesia, Africa, Burma and the Americas (12).

Barrick sub-contracts to Caleb International, who has also partnered with Adastra in the past. Caleb is run by Ugandan President Yoweri Museveni’s half-brother Salim Saleh, the former acting General of the UPDF. When Uganda withdrew from the Congo in 2002 following a so-called “peace” agreement, Saleh began training paramilitary groups to act as Ugandan proxies to sustain the flow of minerals into Uganda (13).

Salim Saleh is a shareholder in Catalyst Co. of Canada, who has a 100% interest in Uganda’s Kaabong gold fields (14). He is a part owner of Saracen, a private military company created by the mercenaries-for-hire firm Executive Outcomes (15). The U.N. Panel of Experts on Illegal Exploitation of Congo’s Mineral Resources recommended Salim Saleh be put on a travel ban and have his assets frozen, but nothing was done.

Recent interventions by the armed U.N. peacekeeping mission in the Congo (MONUC) have concentrated on disarming or eliminating the Forces for the Democratic Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group that opposes Rwanda, and the Allied Democratic Forces (ADF), a rebel group that opposes Uganda. (Note that the Rwanda military has partnered with its erstwhile “enemies”—the FDLR—when necessary to secure resource plunder while Uganda has its own pattern of complicity with its “rebel” enemies. Rebel alliances are to perpetually shifting.) The removal of these rebel groups will effectively clear the eastern Congo for large–scale multi-national mining. The Mai-Mai militia, whose stated goal is “to protect Congo from Rwandan and Ugandan invaders,” has committed documented human rights abuses, yet they appear to be off the agenda for MONUC. The Mai-Mai operate in northern Katanga (Shaba) province and in the Kivus.

Katanga’s militias and racketeering are connected to criminal networks of businessmen, including Zimbabwe President Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John Bredenkamp, and Marc Rich. U.S. diamond magnate Maurice Tempelsman has profited from Katanga concessions since the Kennedy era. Lawrence Devlin, the old CIA station chief of Lubumbashi under Eisenhower, maintained Tempelsman’s criminal rackets with direct ties to Zaire’s former President Mobutu, and was subsequently employed by Tempelsman (16).

The Forrest Group has the longest history of exploitation in the Congo, gaining its first mining concessions before the Congo declared independence from the Belgians. The group, which includes the Ohio-based OM Group, has numerous concessions in Katanga (Shaba). Chairman George Forrest is the former chairman of the Congo’s state-owned mining firm GECAMINES, and owner of the New Lachaussee weapons manufacturing company.

Coltan ore is widely used in the aerospace and electronics industries for capacitors, superconductors and transistors after it is refined to tantalum. The U.S. is entirely dependant on foreign sources for tantalum, an enabling technology for capacitors essential to aerospace weaponry and every pager, cell phone, computer, VCR, CD player, P.D.A. and TV. U.S. import records show a dramatic jump of purchases from Rwanda and Uganda during the time they were smuggling tantalum and cobalt out of the Congo.

Sony dramatically increased their importation of coltan following the release of their Playstation 2, while Compaq, Microsoft, Dell, Ericsson, Hewlett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent, and Motorola are also large-scale consumers (17). Sony’s current Executive Vice-President and General Counsel Nicole Seligman was a former legal adviser for Bill Clinton through the D.C. firm Williams and Connelly, LLP, whose clients included Bill Clinton and Oliver North (18). Sony Executive Vice-President and Chief Financial Officer Robert Wiesenthal is a former banker with First Boston, a supporter of Refugees International’s “humanitarian” relief efforts at Rwandan refugee camps in Eastern Congo, just before the fall of Mobutu in 1995; Wiesenthal was also financial adviser to Cox Communications, OM Group, Time Warner and The New York Times (19).

(Photo: FDLR “genocidaires” — children with guns — in eastern DRC.)

Walter Kansteiner, the son of a coltan trader in Chicago, is the Assistant Secretary of State for Africa and former member of the Dept. of Defense Task Force on Strategic Minerals. Kansteiner’s speech at The Forum for International Policy in October of 1996 advocated partitioning the Congo (then Zaire) into smaller states based on ethnic lineage (20). Ironically, while the speech was given, Laurent Kabila and his ADFL were beginning their march to overthrow Mobutu with the aid of Rwanda, Uganda, and the U.S. (21). Kansteiner is a trustee of the Africa Wildlife Foundation—another euphemistic front for resource acquisition in Congo.

Bechtel, a U.S. aerospace & construction company, provided satellite maps of reconnaissance photos of Mobutu’s troops for the ADFL invasion of Congo in 1996; they also created infrared maps of the Congo’s mineral deposits (22). The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel’s NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda in 1994. An estimated 800,000 refugees were hunted down and killed in the Congo’s forests (23). Bechtel’s friends in high places include former Secretary of State George Shultz (Board of Directors), former Secretary of Defense Casper Weinberger (Bechtel Counsel) and retired U.S.M.C. general Jack Sheehan (Senior Vice President), who is also a member of the Defense Policy Board at the Pentagon (24). Riley P. Bechtel is on the Board of J.P. Morgan (25). Bechtel’s Nexant Company is the prime contractor on the Uganda-Kenya pipeline project, believed to ultimately facilitate petroleum transport out of the Semliki Basin of Lake Albert.

The U.N. Panel of Experts named New England-based Cabot Co. for conducting unethical business practices (26). Cabot is one of the largest tantalum processors in the world. The current Deputy Director of the U.S. Treasury, Samuel Bodman, was CEO and chairman of the board for Cabot from 1997-2001 (27). Current Director John H. McArthur is a Senior Advisor to Paul Wolfowitz at the World Bank (28).

Private Military Contractors (PMCs) are also big business in Africa. Brown & Root, a subsidiary of Halliburton, helped build a military base near Cyangugu, Rwanda just next to the Congo-Rwandan border. ”Officially,” Brown and Root was there to clear land mines, but instead housed mercenaries from Military Professional Resources Inc. (MPRI) who trained the RPF and Laurent Kabila’s ADFL for invasion of the Congo in 1996, and the Rwandan army’s re-invasion in 1998, after
Laurent Kabila threw out the Rwandans, Ugandans, Bechtel and the IMF (29). The French intelligence service reported that U.S. Special Forces and mercenaries from MPRI participated in the murder of Rwandan Hutu refugees on the Oso River near Goma in 1996 and even claims to have turned over the bodies of two American soldiers killed in combat near Goma (30). The circumstances surrounding the unofficial recovery of these two U.S. soldiers remain very mysterious (31).

MPRI is based in Arlington, Virginia and is staffed and run by 36 retired U.S. generals. It is contracted by the Pentagon to fulfill the African Crisis Responsive Initiative (ACRI). This program includes the Ugandan military, and it supplied military training in guerrilla warfare to Ugandan officers at Fort Bragg, North Carolina in July 1996. During the invasion of the Congo in 1998, Ugandan soldiers were found with ACRI equipment while Human Rights Watch and Amnesty International have implicated Ugandan battalions trained by ACRI in rapes, murders, extortion, and beatings of Ugandan civilians (32).

Executive Outcomes founder Tony Buckingham has established other Private Military Companies that operate around Africa. Buckingham’s Heritage Oil & Gas works closely with his PMC Sandline International to manipulate the petroleum options around Lake Albert, and is believed to have signed concession deals with warring armies and governments on both sides of the Uganda-Congo border. Branch Energy is another Buckingham affiliated company operating in the Great Lakes region.

Investigations of illegal weapons sales to Rwanda last year, in violation of the U.N. arms embargo on the region, have been hampered by the Rwandan government’s refusal to provide a list of serial numbers of the 5000 AK-47s delivered there. The shipping country, Bulgaria, also refused to provide serial numbers, and would only confirm that the weapons were sold legally to a non-embargo country, Nigeria, en route to Rwanda and DRC. The governments of Uganda, Congo, South Africa and Equatorial Guinea—a major U.S. petroleum protectorate—are equally culpable in supporting the clandestine arms sales to the region (33).

Weapons shipments arriving by boat from Tanzania, and the Government of Tanzania’s role in supporting war in DRC, are never questioned. This may have something to do with Barrick Gold’s mining licenses in Tanzania’s Masaai territories. Aircraft flying between Tanzania, DRC, and from Kenya, are allowed to do so without proper documentation, record-keeping or customs oversight.

Another shady “untouchable” arms dealer operating behind the scenes in the region is an Indian-American named Mr. Kotecha. Kotecha’s interests in South Kivu are substantial, and he is openly fingered as dealing in money laundering, arms, coltan and diamonds. After the first U.S.-sponsored invasion of the Congo in 1996, Kotecha is known to have repeatedly boasted of being the “United States Consulate” in South Kivu. Kotecha holds a U.S. passport and owns a mansion in California.

When an outspoken local defender of human rights working for a small NGO (Pascal Kabungulu of Heritiers de la Justice) was assassinated during the summer of 2005 in Bukavu, the alleged killers, including a local Congolese military commander, were identified but MONUC and the international “community” took no action. The killing revolved around his role in exposing the Congolese commanders’ involvement in contraband smuggling (which continues today).

A U.N. Panel of Experts in a forthcoming report will challenge many airlines and companies for undertaking illicit flights (illegal, secret, unregistered or falsely registered) into and out of DRC. One of many notable companies apparently connected to Victor Bout’s arms trafficking networks is Simax, an Oregon-based company using an address in Sierra Leone. However, the U.N. Panel of Experts has once again ignored certain western agencies—with histories of illicit activities—whose flights remain equally surreptitious and unaccountable. At the top of the list is the International Rescue Committee (IRC)—directors include Henry Kissinger —whose flights in and out of Congo, and internal flights to and from isolated airports in eastern DRC, are completely unmonitored by MONUC arms embargo inspectors. In Bukavu, for example, all light aircraft are subject to MONUC arms embargo inspections, but IRC flights are not within the MONUC mandate. As one MONUC Military Observer admitted, “The IRC should be subject to the same standards as everyone else; otherwise we have to assume they are shipping weapons, because they do not let us confirm they are not.”

Similarly, while the U.N. Panel of Experts have investigated and reported on certain illegal criminal networks and activities in Congo, they never attend to the top-level deals brokered behind closed doors by executives from Adastra, Anglo-American, the companies of Sweden’s Adolph Lundin (a close friend of George H.W. Bush), who have control of mining concessions in Lubumbashi, Kolwezi and Mbuji Mayi areas in the Katanga (Shaba) and Kasai provinces. U.S.-based Phelps Dodge is partnered in Katanga copper/cobalt mining projects with Lundin’s Tenke Mining. Phelps Dodge director Douglas C. Yearly is also a director of Lockheed Martin, and the World Wildlife Fund—partnered with USAID and CARE in “conservation”—read: acquisition—projects all over Congo while CARE’s “humanitarian” agenda is also funded by Lockheed Martin.

“Conservation” interests provide the vanguard of western penetration in Central Africa: USAID, WWF, AWF, and Conservation International lead the charge. Evidence from USAID cases all over Congo quickly contradicts all fanfare about USAID bringing “sustainable” or “community development” projects. Most notable are the Central Africa Region Partnership for the Environment (CARPE) and Congo Basin Forest Partnership (CBFP), two programs pressing hidden military, intelligence and economic agendas. Notably, National Geographic is involved in furthering the mythologies of conservation, democracy, community development, or the lip service paid to respecting and supporting indigenous people.

Some people have suggested the reason that there isn’t greater awareness and equitable intervention in the Congo is because “we simply don’t know what to do” to remedy the situation. However, it is fairly clear what needs to be done, the West is just unwilling to do it because of powerful economic and geopolitical reasons.

1. U.S. Military Training programs must have an oversight committee and total transparency. Western governments must end their hypocritical stance and ensure they don’t train any “rebel” or ”dissident” groups, especially if they are against a democratically elected government (provided the elections weren’t fraudulent), even if the elected government isn’t politically aligned with the western ideology and/or economic ideals. To do otherwise would refute claims that the west is intervening to “spread democracy.”

2. In parallel with number 1, a committee must be set up to ensure the same doesn’t occur for the private military companies. As multinational corporations, these firms aren’t subject to obey laws of warfare as an established country’s armed forces are supposed to. The U.N. must pass resolutions mandating the World Court and International Criminal Court (ICC) to prosecute such corporations. Lastly, when such companies are exposed for conducting illegal activities, such as aiding coups or trafficking human slaves, the corporations who conduct these activities must be blacklisted from receiving government contracts, domestic or international, and the guilty individuals must be prosecuted (34).

3. In the arms arena, more substantial efforts must be created to intercept and prosecute “embargo busters,” illegal brokers, and arms sellers. Furthermore, those selling, transporting, brokering, funding, or wiring arms transactions for weapons specifically intended for children should receive the harshest of the penalties (certain ”small weapons” are modified to reduce their weight to make it easier for a child to carry). Firms that participate in arms shipments, transport and/or the movement of the flow of the money generated from these sales with countries, people or organizations that are embargoed or act against national or international law should be held accountable for their crimes. Assets can be frozen, travel bans imposed, and all government and economic business ties with such firms severed. These penalties must also have an assurance of enforcement.

4. Debt relief is essential, but ways must be found to protect IMF and World Bank loans from being used for military expenditures. The motivations of World Bank President Paul Wolfowitz are suspect. Dr. Wolfowitz is a former Deputy Secretary of Defense under George W. Bush, a former ambassador to Indonesia under Ronald Reagan, a PNAC member, and dual citizen in Israel. Likewise, the World Bank and IMF must shift their policy of privatization as a stipulation for loan approval in order to stimulate business growth within the state instead of having the business sector growth be almost entirely from multinational corporations. The World Bank and IMF must also provide debt relief to the counties that need it most according to economic indicators. Some countries receiving debt relief, like Uganda and Rwanda, are among the biggest spenders of their loans in the military sector (35). It must be ensured that a majority of spending occurs on infrastructure and public services, and that this does not benefit the standard set of “embedded” western corporations. It must also be ensured the loan money is used in areas that need development the most. For example, in Uganda, the loan money Museveni has used for development has focused in the south in Kampala, the capital, and in Mbarra, his hometown. Meanwhile, the Acholi people, who always vote against Museveni’s party in the polls, are ignored and the situation in the Lira, Gulu, and Kitgum districts continues to deteriorate. In addition, individual countries must examine the aid they give to countries that spend a high percentage of capital on military, as well as commit human rights abuses. Lastly, debt relief doesn’t harm banks that gave the loans in the first place and collect on some of the interest rates, not to mention the American businesses that make profit on the privatized businesses as part of the loan deal. The debt is transferred to the taxpayers, so transparency is needed to insure that costs are also incurred by the firms granting the loans (if they want credit for their “humanitarian” debt relief).

5. Western countries must end the impunity for those responsible for looting minerals from Congo. Firms that purchase smuggled minerals, and/or purchase concessions from illegitimate rebel groups must be prosecuted. The World Court recently made a start by convicting Uganda and fining the government, but Rwanda, Burundi, Zambia, and Zimbabwe remain unaccountable for their direct pirating, as are the Western firms that purchased the minerals, and Western individuals supporting them. (The Kimberly Process, established with the support of academic and intelligence experts at Harvard University, is a perfect example of the gatekeepers policing their own gates: the huge, entrenched, but secretive interests like the Oppenheimer/DeBeers and Maurice Tempelsman owned companies are legitimized as dealers of “clean” diamonds; while the other, far less connected competitors and challengers of the status quo, including Congolese children sneaking into mines and being shot for “stealing” the diamonds off their own starving families’ former lands, are demonized as dealers of “blood” diamonds.)

6. The World Court and International Criminal Court must hold all military and civilian leaders—African, U.S., European—that are guilty of war crimes and crimes against humanity accountable for their actions. The West must not be allowed to shield criminals from prosecution by virtue of their economic and political alliances with Western governments. Governments that harbor these criminals should be subject to prosecution. Economic sanctions may not be proper, as poor nations generally suffer severe civilian casualties as a result; specific involved individuals in government and the military must be held accountable.

7. “Peacekeeping” forces, in particular MONUC, must be examined to ensure that the mission is being conducted with the interests of promoting stability in the country. As illustrated, elements of MONUC have used the mission as a cover to further the agenda of the West and its corporate sponsors under the banner of “peacekeeping,” causing the death of civilians in the process: those responsible should be tried and prosecuted. It must also be ensured that the investigations don’t stop at individual soldiers or brigades committing crimes, but to examine the chain of command and their allegiances to uncover the motivations behind MONUC operations. There have been reports of MONUC troops looting ivory, gold, and animal skins in National Parks. Villagers say that they have seen murders occur right in front of MONUC soldiers and they didn’t act to prevent the killings (36). MONUC soldiers have raped Congolese women (37). When pro-Rwandan rebel leaders Laurent Nkunda and Jules Mutibusi, both war criminals wanted by the U.N., took over Bukavu by force in May 2004, MONUC provided them with weapons and vehicles. Nkunda himself has stated the head of MONUC, William Swing, personally gave him a telephone to use during the raid. (38)

8. The international media is completely silent on virtually every major issue of significance with respect to war in DRC—and the international and criminal networks behind it. Misinformation about Africa prevails due to a concerted effort by the mainstream media to blackout the truth. A boycott of key publications is imperative, and must include the most offensive: Boston Globe, Washington Post, Newsweek, Time, US News & World Report, USA Today, New York Times, the New Yorker (Conde Nast Publications), Harper’s, Atlantic Monthly (highly subsidized by Lockheed Martin and Northrup Grumman) and, especially, National Geographic.

9. The fog of war needs to be cleared away from so-called ”humanitarian” and “human rights” programs, organizations and individuals currently aligned with the Western corporate enterprise. Notables in this category include: Human Rights Watch, Amnesty International, CARE, USAID, Norwegian People’s Aid, International Crises Group, International Rescue Committee, Refugees International, the Genocide Intervention Fund, and many U.N. bodies, but especially UNHCR. Most of these agencies appear to exist merely to perpetuate their own survival. Doctors Without Borders also deserves scrutiny for their recent actions in DRC.

10. The peace and justice community remains unaccountable for its failure to take any significant actions to mitigate war in Congo and expose the true reasons behind it. A first step should be open up the spaces to alternative voices currently excluded by major social justice media venues. Second is to declare a total boycott on diamonds and gold, and an organized campaign to protest and economically castigate diamond stores where Lazare diamonds are sold. A third action is the commitment of meaningful funds—both from individuals and from organizations—to support the vibrant grass roots organizations and individuals working for human rights, women’s health, disarmament, education, food security, rainforest and environmental defense in Congo. Fourth, people need to break through their fear (inculcated by the western media) of taking action to help people in the Congo: there is no reason—except the unacceptable—that westerners cannot establish a “Witness for Peace” program situated in the Congo.

11. Rights groups with missions pertinent to Congo’s need must expand their missions to include Congo. Rape is endemic in the Congo: a source of psychological and physical trauma, it contributes to the spread of HIV, Ebola and other sexually transmitted diseases. Survivors often give birth to HIV positive children with no prospects for medical or financial help. This has lead to an insurmountable need for aid to care for the orphans. Mothers of children conceived of rape are often disowned by their village and families. Western feminist and women’s rights activists and organizations must get involved and provide resources for the victims of rape in Congo. Those responsible for rapes must be tried and punished as per the law if guilty. Indeed, evidence from rape cases in rural DRC shows that sexual violence is significantly reduced simply by holding military officers accountable for their troops’ actions, but this is not happening.

12. MONUC’s Radio Okapi is the lifeline of news in DRC today, but programming is largely comprised of U.N. programming. The United Nations needs to be pressured to open up the Radio Okapi network, eliminate the “fluff” pieces, and diversify and deepen its programming and reportage. As a simple example of how things could easily be improved in DRC, programs that sensitize the public o the issue of rape, and sensitize the military to the punishment for it, could easily be implemented; such programming is never considered.

13. The transitional government in Congo is comprised of military leaders and government officials who must be held accountable for their crimes. Like the individuals, organizations, corporations and governments that have supported them, all are responsible for crimes against humanity. The current profiteering in DRC is enabled by these key players, who hold the highest levels of the DRC government, and whose crimes remain hidden by the western press. The transitional government must not be allowed to appoint war criminals to cabinet or parliamentary positions, as well as local governor positions in the provinces.


References

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Survey.” Benjamin Coghlan, Richard J. Brennan, Pascal Ngoy, David
Dofara, Brad Otto, Mark Clements, and Tony Steward. The Lancet, 7
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(2) “Thousands’ dying in DR Congo war,” BBC News, 6, Jan. 2006:
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(3) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
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(6) Private interview, keith harmon snow, Bunia, 2005.

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(9) Ibid.

(10) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, vol. XXII no. 1
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(11) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
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(12) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
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(13) “Named and Shamed,” Ruud Leeuw: http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

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(16) David Gibbs, “The Political Economy of Third World
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(17) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
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(18) “Sony Corporation of America: Executive Biographies,” Jan. 2006.
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(19) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(20) “Genocide and Covert Operations In Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress, Subcommittee on International
Operations and Human Rights, First Session, 17 May 2001, comp. Centre
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(21) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,” :
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(22) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
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(23) “A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa,”
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(24) “The Exception to the Rulers: Exposing Oily Polititians, War
Profiteers, and the Media That Love Them,” Amy Goodman, David Goodman,
2004, Hyperion Press, New York, NY.

(25) See: “Friends in High Places: The Bechtel Story.”

(26) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002); Named and Shamed, Ruud Leeuw:
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(27) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
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(28) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(29) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,”
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(30) “Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(31) Private interview, keith harmon snow, eastern DRC, July 2005.

(32) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(33) Confidential report, received, February 2006.

(34) “The Controversial Commando,” Pratap Chatterjee, 14 Jun. 2004:
http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html ;
”CSC/DynCorp.” Corporation Watch:
http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&type=18 ;
”Crossing the Rubicon,” Michael Ruppert, 2004, New Society
Publishers, Gabriola Island, BC, Canada: p. 79-80.

(35) “The Use of Rwanda’s External Debt (1990-1994): The
Responsibility of Donors and Creditors,” Michel Chossudovsky, Pierre
Galand, 30 March 2004:
http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364 .

(36) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, World War Four Report, 12 Dec. 2004:
www.WorldWar4Report.com .

(37) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, No. 100, 19 Jul. 2004:
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(38) “Report on Events in Bukavu, South Kivu: May 26 to June 9, 2004,” Network of Women for the Defense of Rights and of Peace,



Le Venezuela et la Démocratie

10 11 2007

repris du CMAQ (note: l’Humanité est en partie détenue par le groupe Bouygues via le groupe TF1 et Lagardère via Hachette; le groupe TF1 en retour est majoritairement detetenu par Bouygues (42%) mais aussi par la banque JP Morgan (10%) et par les Demarais via Power Corporation via Putnam Investements (6%); Le Monde est détenu par plusieurs entreprise via un réseau complexe de sociétés de holding [1 2 3 4] dont les plus importantes semblent être Lagardère (17%), Banque Fédérative du Crédit Mutuel (~15%) via InvestMonde, Monde Entreprises etc. (pour en savoir plus sur le Crédit Mutuel je vous recommande fortement le Site des victimes du Crédit mutuel) , PRISA (15%), Fiat (5%)) :

Le Venezuela et la Démocratie

 

AVEC LA DÉSINFORMATION À LAQUELLE NOUS SOMMES TOUS SOUMIS PAR RAPPORT À CE QUI SE PASSE AU VENEZUELA, IL EST BON DE FAIRE QUELQUES RECTIFICATIFS, NE SERAIT-CE QUE POUR DONNER MAUVAISE CONSCIENCE À CEUX QUI S’INGÉNUENT À TROMPER.

 

Pour ceux et celles qui suivent de près ce qui se passe actuellement au Venezuela, qui connaissent les étapes mises en place pour l’adoption ou le rejet d’une nouvelle Constitution, ne peuvent que lamenter la désinformation qui est subtilement utilisée par nos médias. À les lire, nous pourrions croire à un despote, du nom de Chavez, qui n’a d’autre objectif que de s’imposer à vie comme Président omniprésent dans les destinées du Venezuela, mettant fin à toute liberté d’expression. Que ce soit le journal Le Monde, l’Humanité, l’AFP et tous les autres qui en reproduisent les articles et les communiqués, tous rejoignent la version que les journaux et les médias d’opposition du Venezuela imposent. On prendra soin de ne pas se référer aux informations provenant de sources gouvernementales pas plus d’ailleurs qu’à celles des organisations et des personnalités supportant l’actuel gouvernement.
http://www.monde-diplomatique.fr/carnet/2007-05-30-Venezuela

Qu’en est-il vraiment de ce gouvernement et de son projet de nouvelle Constitution? D’abord, il faut rappeler, plutôt deux fois qu’une, que l’actuel gouvernement a été élu par une grande majorité du peuple Vénézuela. Ce n’est pas un gouvernement qui s’est imposé par la force ou en simulant mille et une tromperies. Il est là en toute légitimité démocratique et il gouverne dans le sens des objectifs qui ont été mis de l’avant lors des campagnes électorales. Il apporte éducation, santé, participation politique à plus des deux tiers de la population qui étaient laissés pour compte dans les gouvernements antérieurs. Les richesses du pays sont mis à contribution dans le sens des intérêts de ces politiques. Cette majorité est d’accord avec ce qu’il fait et tant qu’elle l’appuiera, il poursuivra dans cette direction.
La Réforme constitutionnel proposée est à l’effet de faciliter la mise en place des orientations prises et d’assurer pour l’avenir que la majorité des vénézuéliens ait prise sur leur destiné. Il s’agit d’une proposition votée par une large majorité des députés, après des consultations et des discussions à travers tout le pays. Ce projet est maintenant soumis au peuple qui aura à se prononcer par Référendum national sur ce projet de Constitution. Deux comités sont mis en place : ceux qui sont pour le OUI et ceux qui sont pour le NON. Les débats doivent se faire à l’intérieur de certaines règles établies par le Conseil national électoral (CNE). Ces deux comités peuvent sillonner tout le pays, débattre de leur option et se gagner tous les appuis qui pourront leur permettre de remporter le Référendum. C’est LE PEUPLE qui assumera la décision d’adopter ou de rejeter la proposition. N’est-ce pas là la voie la plus démocratique qui puisse être observée. Ce n’est ni Chavez, ni le gouvernement, ni tel ou tel groupe d’intérêt qui décidera, mais LE PEUPLE. Bien des pays ont des Constitutions qui n’ont jamais été soumises au Peuple par voie référendaire. C’est le cas du Canada et de bien d’autres. Qui crient au scandale anti-démocratique?

Chavez, avec cette nouvelle Constitution, sera-t-il élu à vie, comme le suggère le journal Le Monde dans son édition du 7 novembre dernier : « La réforme permet à M. Chavez de se faire réélire indéfiniment et de décréter un “état d’exception” supprimant la liberté de la presse. » Il ne fait aucun doute que l’effet souhaité par cette mise en forme du journal Le Monde suggère fortement l’arrivée en force d’un dictateur, supprimant toutes les libertés d’expression. Pourtant, nombreux sont les pays où une personne peut se présenter autant de fois qu’elle le souhaite au poste de chef d’État. Ici au Canada nous avons eu des Premiers ministres qui se sont présentés à plusieurs reprises au poste de chef d’État. Aucune restriction ne les y empêche. Ainsi nous avons eu un Pierre Eliot Trudeau qui a régné plus de 14 ans. La seule condition c’est que le peuple soit celui qui décide, par voie électorale, de le reconduire à son poste. Le jour où le peuple n’en veut plus il lui retire son appui et c’est fini. N’est-ce pas là la Démocratie? N’est ce pas ce que prévoit la nouvelle Constitution. À ce que je sache, la procédure électorale, par cette nouvelle Constitution, n’est pas abolie, pas plus d’ailleurs que le multiparti.

Pourquoi alors autant de conflits? Chacun peut avoir son explication, mais la mienne est la suivante : ces gens qui se réclament de la démocratie pour crier au scandale et à la dictature n’en ont que faire de cette démocratie, ce qui leur importe c’est le contrôle du pouvoir et des intérêts qui l’accompagnent. Si la démocratie leur importait autant qu’ils le disent, ils profiteraient des espaces que leur fournit le Référendum pour aller chercher auprès du peuple tous les appuis qui leur assureront la victoire. Ils savent bien que la majorité du peuple veut cette réforme, que ce peuple est souverain et que Chavez est leur candidat pour mener à terme le projet de société qu’il veut bien se donner. Cela ils ne veulent pas.

Quoi faire alors sans perdre la face devant nos grandes valeurs de démocratie et de liberté? C’est là que les centaines de millions de dollars US sont mis à contribution pour transformer la vérité en mensonge et le mensonge en vérité, faire de la démocratie une dictature et d’un coup d’État une démocratie. C’est là une opération qui va chercher beaucoup de sous. Une bonne partie des 44 milliards $ US, investis annuellement par les étasuniens pour faire de l’infiltration et de la désinformation, va à de pareils projets. Ainsi l’obstruction à la tenue d’un référendum sera perçue comme un acte de sauvegarde de la démocratie et la réalisation d’un coup d’État deviendra un acte au service de la liberté.
Oscar fortin
7 novembre 2007

 


OSCAR FORTIN

 


oscar fortin


os.fortin@sympatico.ca

 

Ceci dit, la réforme constitutionnelle semble être affreuse. Chavez aurait-il finalement plié sous les pressions dont mentionne John Perkins?

voici un texte de Tercer Camino à ce sujet trouvé ici:

 

El constitucionalista alemán Ferdinand La Salle, casado con una hija de Carlos Marx, y además militante del Partido Comunista Alemán, advierte que existen dos constituciones: una escrita y otra real no escrita. Dice que las constituciones son en última instancia el resumen de los intereses de los Factores Reales de Poder. En nuestro país esos factores son en primer lugar, las Multinacionales privadas, en segundo lugar la Burguesía paraestatal que ejerce el poder y en tercer lugar la Burguesía tradicional. Observamos que en 1999,  la Constituyente derivada que presidía Luis Miquilena aprobó una nueva constitución que le dio el marco jurídico necesario a la apertura petrolera y a aquellos acuerdos que en materia económica favorecen los intereses del esos factores reales de poder (recordemos la base 8 del referéndum aprobatorio de esa constitución).  Ahora en la  carta magna a aprobarse en Diciembre del 2007, se le da rango constitucional a las Empresas Mixtas, con lo cual las multinacionales petroleras se adueñan del 40% del petróleo venezolano.

 

 En las últimas dos oportunidades (1999 y 2007), las constituciones escritas vigentes tienen que dar paso, tienen que ser modificadas, tienen que adecuarse a los intereses de esos factores reales de poder; intereses que gravitan y hacen que realmente tenga que implementarse nuevas constituciones para asentar jurídicamente su poder y ventajas económicas y políticas. Todo esto ocurre independientemente de los sueños revolucionarios de un pueblo manipulado por un discurso  oficial anti-imperialista.

 

Sin embargo, nuestra propia historia señala el camino a seguir: el 19 de abril de 1810, se produjo el hecho de fuerza constituyente originario y el 05 de julio de 1811 el acto constituyente de registro de la constitución emancipatoria.  Repetirlo es una obligación histórica.

 

Tercer Camino

 

 

Critica parcial a la Constitucion nacional del año 2007   

 

1-      EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

2-      ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR.

 

3-      REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS

 

4-      DICTADURA POLITICA

 

Agosto 2007

Tercer Camino

 

 

 

1.- EMPRESAS MIXTAS: ENTREGA DE LAS RIQUEZAS NATURALES AL CAPITAL PRIVADO MULTINACIONAL

 

 

 

Los artículos 112, 113 y 115 le dan Rango Constitucional a la propiedad mixta entre el Estado y el sector privado sobre la explotación de los recursos naturales o de cualquier otro bien del dominio de la nación de carácter estratégico y sobre la prestación de servicios públicos vitales para la nación.

 

De esta manera el capital privado multinacional consolida su condición de propietario de los recursos naturales de carácter estratégicos y la prestación de servicios públicos vitales, situación esta que se inició el 31 de Marzo del 2006 con la aprobación por parte de la Asamblea Nacional del contrato marco para la FORMACION DE EMPRESAS MIXTAS para la explotación de hidrocarburos, modelo este que ahora podrá extenderse a la explotación del uranio, hierro, carbón, agua, plutonio, oro y otros recursos naturales. Además, podrán ser privatizados los servicios públicos de educación, salud, vivienda, seguridad social, telefonía, transporte, etc.

 

Es necesario destacar, que de conformidad con la disposición transitoria décimo octava, de la Constitución de la República de 1999, que se mantiene plenamente vigente, el artículo 113 priva sobre el artículo 302 en el cual se declara que el Estado se reserva por razones de soberanía la actividad de explotación de los hidrocarburos, así como la explotación de servicios y bienes de interés público y de carácter estratégico.

 

La constitucionalización de las empresas mixtas establece el piso jurídico necesario para permitir la entrega de la soberanía económica y política de la nación. Debemos recordar que según el señalado contrato marco de dichas empresas, para decidir sobre asuntos de gran interés nacional en la explotación de grandes riquezas naturales se requiere el voto favorable del 75% del capital social que conforman las empresas mixtas, del cual sólo el 60% pertenece al Estado venezolano, lo que indica que las empresas extranjeras multinacionales tendrán un peso determinante al momento de tomar las referidas decisiones estratégicas para el país, circunstancia esta que menoscaba absolutamente la soberanía económica y política de la República de Venezuela. La implantación de este nuevo modelo para la economía venezolana tiene doble carácter: por un lado,  será dominante sobre el conjunto de nuestra economía por cuanto está referido a las materias primas y a las empresas estratégicas sobre todo a la energía fósil; por otra parte es el nuevo modelo de recolonización   de las multinacionales sobre los países dependientes. La privatización de las  materias primas estratégicas que se inició en el año 2006, mediante la aprobación del Contrato Marco para las Empresas Mixtas, por parte de la Asamblea Nacional, tendrá ahora Rango Constitucional, quedando jurídicamente apuntalada, gracias a la reforma del articulo cuyo análisis nos ocupa. .

 

2.-  ATENTADO CONTRA LA INDEPENDENCIA Y AUTONOMÍA DEL MOVIMIENTO POPULAR

 

 La Constitución Nacional del año 2007 pretende institucionalizar al movimiento popular. En el artículo 16 del nuevo texto constitucional se considera que las comunidades constituyen la unidad política primaria de la organización territorial nacional. En ese sentido se establece que la comunidad y la comuna conforman el Poder Popular, el cual desarrollará formas de agregación político – territorial que serán reguladas legalmente.

 

Por su parte, el artículo 184 ordena que mediante una ley nacional el poder nacional, estadal y municipal, transferirán al indicado Poder Popular la prestación de servicios en materia de vivienda, deporte, cultura, programas sociales, ambiente, mantenimiento de áreas industriales, mantenimiento y conservación de áreas urbanas, construcción de obras y prestación de servicios públicos.

 

Además, el artículo 167 en su ordinal 4° establece que el situado constitucional, equivalente a un 25% de los ingresos ordinarios estimados en la Ley de Presupuesto, será distribuido entre los estados, el distrito federal y el poder popular.

 

De las normas constitucionales citadas se evidencia que se pretende burocratizar al movimiento popular. De las comunidades surgen las organizaciones sociales (vecinales, estudiantiles, profesionales, campesinas, etc.), que históricamente han asumido el papel de defender los derechos sociales, los derechos humanos y la soberanía de la nación. Las organizaciones sociales populares o comunitarias generalmente han tenido la característica de ser anti-gubernamentales, de ser factores de poder que enfrentan al poder constituido,  a la institucionalidad gobernante en defensa de los derechos sociales.

 

Históricamente solo los movimientos populares autónomos e independientes han sido capaces de librar grandes gestas patrióticas en defensa de la nación y de los derechos sociales. De allí que resulta altamente peligroso convertir a las comunidades en entes paraestatales e institucionales encargados de cumplir funciones oficiales previamente regladas por el poder nacional.

 

Es obvio que se pretende liquidar al movimiento popular en su capacidad de expresar con fuerza tendencias sociopolíticas,  anti-institucionales y de abrir cauces a nuevas situaciones históricas que impliquen la consecución de sus reivindicaciones como pueblo y como nación.

 

La única manera de consolidar el poder popular es respetando el derecho a las manifestaciones públicas, a la disidencia política e ideológica, el derecho a la vida y a la libertad de los dirigentes populares y los derechos humanos del pueblo en general, respetando el derecho a la huelga y a la organización. Por el contrario estatizar a la comunidad es negar la libertad popular y el derecho del pueblo a su autodeterminación histórica.

 

La ejecución presupuestaria que se otorga al llamado poder popular para la construcción de obras y de otros servicios, persigue mantener la paz social.

 

 

3.- REPRESIÓN Y VIOLACIÓN DE LOS DERECHOS HUMANOS.

El nuevo artículo 328 de la Constitución de la República incorpora como función de la Fuerza Armada Nacional, “la participación permanente en la tarea de mantenimiento de la seguridad ciudadana”. Además, en una nueva disposición transitoria se señala que la Guardia Nacional podrá constituirse en “cuerpos policiales con una parte de sus recursos humanos, técnicos y materiales”.

 

Involucrar a la Fuerza Armada Nacional en tareas de seguridad ciudadana y darle carácter de policía a la Guardia Nacional, significa la total militarización de la sociedad venezolana. Según el artículo 55 de la Constitución de la República del año 1999 “los órganos de seguridad ciudadana”, tienen como función proteger a las personas frente a situaciones que constituyan amenazas o riesgo para su integridad física o de sus propiedades.

 

De tal manera, que según el artículo 328 del nuevo texto constitucional el ejército puede actuar ante una situación de hurto, de estafa, de robo, de lesiones, de violación o de homicidio, lo cual, insistimos constituye una extrema militarización de la sociedad venezolana.

 

Es importante destacar que el mencionado artículo 55 de la Constitución de 1999, ordena que los cuerpos de seguridad del Estado respetarán la dignidad y los derechos humanos de todas las personas en las tareas propias de la seguridad ciudadana. También establece que el uso de armas o sustancias tóxicas por parte del funcionario policial y de seguridad estará limitado por principios de necesidad, conveniencia, oportunidad y proporcionalidad conforme a la ley.

 

Estos mandatos constitucionales son totalmente inobservados por los cuerpos policiales civiles, que usan armas de guerra, uniformes camuflados, pasa montañas y que generalmente están comandados por militares, razón por la cual siempre se ha clamado por la desmilitarización de los cuerpos policiales llamados a cumplir tareas de protección ciudadana, sin embargo, la nueva constitución se pronuncia en sentido contrario militarizando totalmente la indicada función.

 

De tal manera, que la grave crisis de los derechos humanos que sacude a la sociedad venezolana, será profundizada aún más.

 

4.-  DICTADURA POLITICA

Las comentadas estrategias políticas, sociales, económicas y militares, constituyen las grandes líneas que permitirían la continuidad indefinida de Hugo Chávez en la Presidencia de la República. De predominar tales estrategias la reelección presidencial por una sola vez, tal como lo establecía el artículo 230 de la Constitución de la República de 1999, constituía un obstáculo jurídico para las pretensiones hegemónicas del presidente Chávez, razón por la cual en el nuevo artículo 230 se remueve dicho obstáculo jurídico – constitucional.

 

La burocratización del movimiento popular, la entrega de nuestras riquezas naturales al capital privado multinacional y la militarización de la sociedad son los requisitos que deberá   poner en práctica Hugo Chávez para perpetuarse en el poder.

 

 PROPOSICION

Esta nueva coyuntura histórica exige un gran esfuerzo de los sectores populares, patrióticos y nacionalistas, civiles y militares, para construir un amplio movimiento nacional en defensa de los derechos sociales, de los derechos humanos, de la soberanía económica y política de la nación venezolana y producir hechos constituyentes originarios que posibiliten la redacción y aplicación de una constitución libertaria y que represente la emancipación y una nueva civilización socialista y anti-capitalista.

 



Gécamines: un colonisateur à peine chassé qu’un autre arrive

27 08 2007

http://www.harvardmagazine.com/lib/05ma/images/09_002.jpgDans un billet précédent on mentionnait qu’un certain Rautebach mis à la tête de la compagnie minière d’État du Congo-K, Gécamines, sous Kabila-père fut récemment expulsé du Congo. Mais rassurez-vous, avec l’aide de la compagnie conseil française en ingénierie Sofreco le pillage peut continuer. En effet Sofreco, en bon néo-colonisateur, souhaite ignorer cavalièrement les directives de Kinshasa. Sur son site Internet, Sofreco mentionne qu’elle travaille surtout pour la Banque Mondiale/FMI et autres telles agences. Il me semble que Sofreco est exactement le type d’entreprise pilleuse que décrit John Perkins dans son livre «Confessions of an economic hitman». Le hic pour Sofreco est que Paul Fortin, qu’elle a engagé et nommé pour s’occupé du dossier de Gécamine ne suis plus trop ses ordre et agit parfois de façon contraire aux l’intérêts coloniaux occidentaux comme quand il a conclu un accord avec une compagnie chinoise…

Voici un article traitant de la Gécamine en général: http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=7506

Voici un article parlant de la situation :

  CONGO-K
  Contrat Sofreco : Fortin est toujours à bord
 
   
 
Un mois après la reconduction du contrat de Sofreco, le “malentendu” persiste entre le cabinet français mandaté pour relancer l’activité de la Gécamines (GCM) et l’organisme gouvernemental Copirep (Comité pour le pilotage de la réforme des entreprises publiques). L’accord qui lie la société française au Copirep arrivait à terme le 17 août. Il a été renouvelé pour douze mois, aux mêmes conditions, le 20 juillet en conseil des ministres. Sauf que Sofreco a fait clairement savoir qu’il n’était pas prêt à poursuivre sa mission si Paul Fortin, avocat canadien nommé par le cabinet en tant qu’administrateur directeur général (ADG) de la GCM, restait en place. Or c’est le cas. Celui-ci s’est en effet “émancipé” de la tutelle du cabinet qui lui reproche d’avoir pris des décisions allant à l’encontre de ses directives, en particulier la signature de l’accord de partenariat avec la société United Resources AG de Rebecca Gaskin Gain pour le projet Kipushi, le règlement de la dette Euler-Hermes-Krupp de la GCM avec une décote insuffisante et non négociée dans le cadre d’un accord global de remboursement, la reconduite, sans renégociation, de certains contrats de sous-traitance de la GCM (avec Somika), etc.Fortin, qui dispose de solides soutiens au sein du Copirep, a été limogé par Sofreco le 28 février mais a été “réembauché” quelque temps plus tard par le cabinet sous la pression des autorités. Pour se maintenir en place, Fortin met en avant le fait qu’il a été nommé par “décret présidentiel” (loi nº78002) et que par conséquent seul un autre décret du chef de l’Etat peut le démettre de ses fonctions. Aux dernières nouvelles, l’ADG continue à agir en “électron libre” en dépit du fait que Sofreco ne reconnaît plus sa signature depuis le 7 février. Fin juillet, il se trouvait en Suisse où il a entamé des négociations avec plusieurs banques. En 2006, Fortin avait finalisé un accord d’octroi d’un prêt de 60 millions $ avec le chinois Covec (en échange d’un partenariat sur le projet Luisha), toujours sans prévenir Sofreco. Le cabinet français devait rencontrer le président Kabila le 5 août pour tenter de régler le dossier. Le décès, le 1er août en Afrique du Sud, du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, Samba Kaputo, et la journée de deuil national lors de son enterrement le 6 août à Kinshasa, ont toutefois repoussé la rencontre Kabila/Sofreco à septembre. Paul Fortin demeurait injoignable au moment de la rédaction de cet article (voir aussi notre alerte web du 23/07/07).


Au Soudan aujourd’hui

25 08 2007

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(Image: concessions pétrolières au Soudan, cliquez sur l’image pour l’argrandir)

Aujourd’hui (24 août) fut une journée très mouvementée en ce qui a trait au Soudan. Résumons premièrement ces nouvelles avant de les commenter :

 

 

  • L’International Peace Information Service, une ONG subventionnée par le gouvernement Belge et l’UE, a envoyé des photos, supposément prise au Darfour, à Amnistie Internationale d’un transfert de caisses par des soldats Soudanais à partir d’un avion et d’hélicoptères russes. Amnistie croit que ces caisses contiennent des armes et accuse le gouvernement de briser l’embargo d’armes au Darfour. Le gouvernement soudanais maintient que ces photos sont fausses et qu’elles servent à détourner l’attention de la guerre en Irak et en Afghanistan.

 

 

  • Le gouvernement Soudanais a expulsé du pays la chargée des affaires canadiennes à Khartoum, Nuala Lawlor, et le représentant de la Commission européenne, Kent Degerfelt. Khartoum donne comme raison l’ingérence dans les affaires internes du Soudan. Khartoum allègue entre autres que les deux diplomates auraient tenu des rencontres avec les rebelles, des figures d’oppositions à Khartoum ainsi que des ONG hostiles au gouvernement. Khartoum dit toutefois espérer et vouloir faire en sorte que ses relations avec le Canada et l’UE ne se détériorent pas à cause de cela. Khartoum aurait averti les deux diplomates indirectement de par deux fois avant de les expulser. Le Canada demande des explications alors que l’UE dit essayer de résoudre le problème.

 

 

  • Alors que les rebelles essaient de s’unir avant de possibles pourparlers avec Khartoum, le Front des forces unies révolutionnaires, un nouveau mouvement d’arabes nomades qui disent avoir été injustement associées aux Janjaweeds et qui se place plutôt dans le camp des rebelles essaie d’en arrivé à un accord avec les autres groupes rebelles.

 

  • Dans le différent qui oppose la pétrolière française TotalElfFina et l’anglaise White Nile le Soudan recommande que Total obtienne 25% de la concession (on parle ici de la concession 5 central dans la carte ci-haut), White Nile 15% et que le reste soit partagé par la pétrolière d’État du Soudan et l’autorité pétrolière du sud Soudan. White Nile n’a émit aucun commentaire alors que Total aurait refusé cet accord. La concession avait été attribuée à Total en 1980 mais Total avait abandonné le lieu lors du début de la guerre civile. L’autorité pétrolière du sud Soudan a donné la concession à White Nile en 2005. Nous avons déjà idée du passé mafieux de TotalElfFina, mais il en va de même pour White Nile, cette compagnie a deux administrateurs principaux, Billy Rautenbach et Phil Edmonds, et ces deux personnes ont une autre compagnie (minière celle-là) ensemble, Camec, qui a été utilisée pour piller le Congo/Zaïre. Avec l’aide de Mugabe, Rautenbach s’était fait mettre à la tête de la compagnie minière d’État, Gécamines, par Laurent D. Kabila. En 2000 L. Kabila s’est rendu compte que Rautenbach détournait les avoirs de Gécamines vers sa propre compagnie, Ridge-point, basée dans les Îles vierges britanniques. Kabila aurait sûrement expulsé Rautenbach mais L. D. Kabila fut assassiné en 2001 et sont fils, Joseph Kabila prit le pouvoir. Les choses se calmèrent donc pour Rautenbach jusqu’après les récentes élections ou J. Kabila fut reconduit au pouvoir. Ainsi le mois dernier Rautenbach fut déclaré persona non grata et expulsé du Congo. Le prétexte officiel est qu’il est recherché pour fraude en Afrique du Sud.

 

 

Notons premièrement que si le Soudan reçoit tant d’attention des gouvernement, les causes sont bel et bien géopolitiques et non pas humanitaires car sinon on parlerait autant du Myanmar. Le Soudan a du pétrole, comme on peut le constater sur la carte en haut, par ailleurs le Soudan occupe un lieu très stratégique près du golf persique.

 

La première chose à remarquer, si vous regardez la photo plus haut, c’est l’absence des trois grandes pétrolières que l’ont retrouve partout d’habitude : Exxon Mobil, Shell et British Petroleum. Notons que la majorité des concessions sont allouées à des compagnies afro-asiatiques (Soudan, Malaisie, Chine). Le Soudan est donc très spécial en ce que ce ne sont pas les majores euro-américaines qui exploitent le gros des ressources (en fait, en ce qui a trait à l’exploitation, Total n’exploite pas en ce moment et donc il n’y a aucunes des 6 majores [Exxon, Shell, BP, Total, Chevron et ConocoPhillips] qui exploitent au Soudan).

 

Commençons par le premier point, qu’en est-il des accusations d’Amnistie? Il est toujours possible que Khartoum dit vrai, après tout, IPIS, selon son propre site Internet, reçoit son financement du gouvernement belge et de l’UE donc il est possible que l’IPIS soit instrumentalisée par ces derniers. Surtout que, quand on regarde les rapports produits par l’IPIS, après un regard superficiel il n’y a rien à redire sauf que une grande proportion de ceux-ci ont trait au Congo-Kinshasa (Congo-K), pays où la Belgique a des intérêts. Mais bon, de toute façon c’est pas bien grave que ce soit de vraies photos ou non, il reste qu’il est vrai que la Chine est le plus grand fournisseur d’armes au Soudan, et que dans sa lutte contre les rebelles, le Soudan fournit surtout des armes chinoises aux Janjaweeds, et donc, que Khartoum et Beijing sont les grands responsables des atrocités au Darfour. Notons justement que c’est la concession de la CNPC (pétrolière chinoise) qui est au Darfour. On voit donc que la CNPC agit comme le fait Shell au Nigeria (ou Bolloré au Congo-B et au Tchad, etc. etc.) et arme des groupes terroristes afin de terroriser et massacrer la population locale qui s’oppose au pillage de leurs ressources naturelles, à la destruction de leur environnement et donc de leurs moyens de subsistance et qui s’oppose à leur délocalisation forcée pour faire place aux installations pétrolières. Il n’y a rien de surprenant à cela, il n’y a rien pour nous porter à croire que la Chine agirait avec plus de respect et humanisme que la France, le Canada ou les ÉU. En fait c’est tout le contraire, Shell pourrait continuer à exploiter les ressources pétrolières du Nigeria sans s’adonner à un génocide (cela augmenterait peut-être ses coûts d’exploitation car elle devrait compenser justement toute expropriation, devrait s’assurer de la sécurité de ses installations et payer ses taxes et impôts mais cela resterait possible car au Nigeria c’est Shell qui demande à l’armée d’intervenir auprès de la population locale). La situation au Soudan est très différente, c’est le gouvernement du Soudan qui demande à la Chine de fournir des armes en échange de concessions car Khartoum veut de l’aide pour combattre les rebelles (lire population locale exploitée) en échange. Ceci dit, c’est bien parce que les responsables des atrocités sont la Chine et Khartoum que nous en entendons parler. Les atrocités dues à Shell, Bolloré, on ne les ouïe guère. Une autre raison pour laquelle on en entend parler est sûrement pour justifier une intervention militaire de l’ONU pour protéger les rebelles. Or, la «communauté internationale» envoie seulement l’ONU pour protéger les partis qu’elle appuie. Par exemple au Rwanda elle s’en foutait car elle n’avait aucun intérêt en jeu ou par exemple, dans un billet précédent, nous avons vu que lors de l’attaque du Zaïre de Mobutu par l’alliance Rwanda-Ouganda-Kabila, la France voulait faire intervenir l’ONU pour protéger Mobutu alors que les ÉU opposèrent leur veto car ils voulaient un changement de régime mais tout le long la justification d’un déploiement de l’ONU était les réfugiés à la frontière. Il me semble que la situation est sûrement similaire pour le Soudan aujourd’hui. Le plus plausible est que l’Europe et les ÉU veulent une intervention de l’ONU pour protéger les rebelles avant qu’ils soient anéantis par la Chine et Khartoum et après d’une manière ou d’une autre, porter ces rebelles au pouvoir et exiger en repaiement des concessions pétrolières. Ce qui appuie le plus cette hypothèse est que (d’après Khartoum) les hauts diplomates Canadiens et Européens eurent des pourparlers avec les rebelles sans Khartoum et contre le vœu de Khartoum. Ce genre d’attitude n’est pas à même d’amener la paix au Soudan. La seule raison logique qui amènerait les diplomates à converser «secrètement» avec l’opposition est de comploter avec cette dernière contre le gouvernement. D’ailleurs, vu la situation délicate dans laquelle se trouve Khartoum (Khartoum doit être dans une situation délicate vu qu’elle a finalement accepter l’envoie de 26000 troupes de l’ONU sur son territoire alors qu’elle refusait à corps défendant antérieurement) n’est dans une position pour faire ce qui en situation normale serait un terrible affront diplomatique sans bonne raison. D’ailleurs Khartoum semble avoir été extrêmement prudente : elle a attendu que les deux diplomate soient déjà hors Soudan pour les «expulser»! Et en plus elle a été bien claire qu’elle ne voulait pas par ces gestes détériorer ses relations diplomatiques avec la «communauté internationale». Il me semble donc fort probable que nous soyons témoins de la planification par le Canada et la France d’un changement de régime à Khartoum. Pour ceux que ça pourrait surprendre, le Canada n’en n’est pas à son premier renversement de gouvernement : il y a pas si longtemps le Canada avec l’aide de la France et des ÉU a déposé le gouvernement Aristide d’Haïti. Notons aussi que les machinations du Canada et de France sont ici encore une fois faites avec l’appuie de Washington. En effet, Washington a immédiatement vertement critiqué Khartoum pour son geste, j’ai même eu l’impression que la réaction de Washington fut la plus virulente, l’Europe ayant la réaction la plus réservée.

 

Il est très intéressant que ce soit le Canada et l’Europe qui soient impliqués dans cette affaire. En effet, c’est le Canada et l’Europe, ou plus précisément le Canada et la France ou plus précisément encore, le conglomérat Chrétien-Martin-Desmarais-PowerCorp-TotalElfFina- GroupeBruxelloisLambert-BNPparibas qui fut la grande perdante corporative (cliquez ici pour plus d’info) de la guerre en Irak car c’est Total qui avait le plus de concessions pétrolières de Saddam avant la guerre (ces contrats étaient négociés en euros et la première chose que la coalition fut après l’invasion de l’Irak fut l’annulation de ces contrats) et c’est BNP-Paribas qui gérait à grand profit pour elle-même le programme pétrole contre nourriture. Ceci est une des raisons pour laquelle le Canada sous Chrétien/Martin et la France étaient si opposés à la guerre en Irak. Il se peut donc qu’un plan pour renverser le gouvernement soudanais et d’attribuer les champs pétroliers à Total soit une sorte de compensation pour les pertes subies par ce conglomérat dû à la guerre en Irak.

 

 

Sources : http://www.ipisresearch.be/

 

Washington Post

 

Al Jazeera

 

The Times

 

The Times

 

The Times

 

Washington Post

 

Daily Times

 

Addendum:

Il n’y a pas que la Chine qui participa au génocide au Soudan, le Canada aussi. La compagnie canadienne Talisman Energy (voir carte en haut) aurait aidé des officiers soudanais à «bombarder des églises, tuer des gens d’église et attaquer des villages afin d’ouvrir le chemin à l’exploration pétrolière». Après avoir subi des pressions populaires, être amené en cour et avoir reçu des menaces de desinvestiment, Talisman s’est finalement retiré du Soudan en vendant ses avoirs soudais à la compagnie indienne ONGC Videsh en 2003. En 2005 il y a eu des rumeurs que Total achèterait Talisman.

source: Wikipedia et «Judge lets Talisman genocide case proceed despite warnings from Canada, U.S.», CP

 

 

 

 

 

 

 



La chute de Mobutu et l’histoire récente de la région des grands lacs

10 08 2007


1- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
2- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
3- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
4- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
5- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
6- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing



Les mineur(se)s de De Beers partent en grève

3 08 2007

 

Afrique du Sud : des milliers de mineurs du groupe De Beers en grève

Le président de De Beers Nicky Oppenheimer, en juin 2005 à Londres (Photo John D. McHugh/AFP/Archives)

Agrandir la photo


AFP – Les quelque 11.000 mineurs travaillant en Afrique du Sud pour le groupe De Beers, premier producteur mondial de diamants, ont cessé le travail mardi, en dépit de négociations de dernière minute pour tenter d’éviter une grève illimitée sur des revendications salariales.

Un porte-parole du Syndicat national des mineurs (Num) a déclaré que la grève avait commencé avec la vacation du soir à 14H00 (12H00 GMT) et durerait jusqu’à ce qu’un accord soit conclu sur les augmentations de salaires.

De Beers a pour sa part affirmé que la direction tentait encore de résoudre le conflit et que ses représentants étaient réunis avec ceux du Num au moment même où la grève était lancée.

“Nous sommes actuellement en réunion avec l’employeur, mais la grève a commencé avec les travailleurs de la vacation du soir et durera jusqu’à ce qu’une meilleure offre soit mise sur la table”, a déclaré à l’AFP le porte-parole du syndicat, Lesiba Seshoka.

“Ce n’est pas de notre faute s’ils sont en retard. Ils ont eu assez de temps depuis mai pour faire une meilleure offre.” “Nous avons déjà mobilisé nos membres, la grève commence comme prévu et ne sera levée que s’il y a un accord”, a-t-il ajouté.

Les syndicats demandent une augmentation de 11% des salaires, la direction offrant 8%, à peine au dessus du taux officiel de l’inflation.

Le porte-parole de De Beers, Tom Tweedy, s’est refusé à toute spéculation sur une éventuelle amélioration de cette offre.

“Nous sommes naturellement disposés à un accord avec le Num et nous ne voulons pas voir nos employés, ni nos activités souffrir d’un quelconque arrêt de travail”, a-t-il déclaré à l’AFP.

“Nous respecterons l’intégrité du processus de négociation (…) par conséquent nous ne pouvons faire de commentaires sur ce que l’une ou l’autre des parties apporte à la table des négociations”, a-t-il ajouté.

Les membres du Num, principal syndicat minier d’Afrique du Sud, avaient voté jeudi en faveur d’une grève illimitée après l’échec des négociations salariales entamées en mai.

Selon le Num, le salaire minimum mensuel d’un mineur travaillant pour De Beers en Afrique du Sud est de 3.300 rands (460 USD).

Le président du groupe, Nicky Oppenheimer, a annoncé la semaine dernière que les ventes de diamants bruts avaient chuté de 7% à 3,4 milliards USD au premier semestre 2007, contre 3,6 milliards durant la même période en 2006.

“La demande pour les bijoux en diamants reste bonne et les conditions de vente, ainsi que les prix des diamants bruts, se sont améliorés durant la période”, a cependant assuré Oppenheimer lors d’une présentation dans les bureaux du groupe à Gaborone, capitale du Botswana.

La légère baisse des ventes a été attribuée essentiellement à celle des livraisons de Russie que le groupe, qui contrôle 40% du marché des diamants bruts, espère momentanée.

Le mouvement des mineurs de De Beers s’ajoute à une série d’actions syndicales ces dernières semaines en Afrique du Sud, dont en juin la plus importante grève du secteur public depuis la fin du régime raciste d’apartheid en 1994.

De Beers est détenu à 45% par le groupe Anglo American, coté à la Bourse de Londres, tandis que la famille sud-africaine Oppenheimer en détient 40% et l’Etat botswanais les 15% restants.




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