Le Franc CFA: piller l’Afrique sans laisser de traces.

7 03 2008

repris de OCNUS:

Par Dr. Gary K. Busch 22/2/08

L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains ( Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

http://newsimg.bbc.co.uk/media/images/40042000/jpg/_40042829_cfa203.jpg

La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans une « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des Etats membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des Etats africains.

Cela rend impossible pour les Etats Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des Etats africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

Comment Cela est-il Arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits Etats nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux Etats dans les secteurs des finances et de l’Economie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta(actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Education, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, la France a la priorité dans l’acquisition de ces « matières premières classés comme stratégiques ». En effet, selon l’article 2 de l’accord, ‘la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire ( et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 :
« Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant ( en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des Etats Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblé Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africain », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, le puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises. Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L’Impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes—manque de compétition ; dépendance de l’Economie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’ « Aide3 française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

Source:Ocnus.net 2007



La diversion Sarko-Bolloré

27 12 2007

Une fois encore, Vincent Bolloré paie un voyage de luxe  à son bon ami Sarkozy. Mais cette fois, Sarkozy semble faire exprès pour être photographié et médiatisé. Le fait d’y aller avec sa maîtresse, l’ex top-modèle, Carla Bruni aide aussi beaucoup dans la médiatisation de toute l’affaire. Il me semble que cette fois ci, le tout manque un peu trop de subtilité. Serait-ce une diversion délibérée pour qu’un voyage prenne toute la place dans média, occulutant ainsi quelque chose d’autre ou est-ce une réelle bouffonnerie de Sarkozy? Je ne sais pas, mais sachant comment Sarkozy manie bien les médias, j’opterais plutôt pour la première réponse. Mais que cherche-t-il à occulter? Si vous le savez, répondez à ce billet dans les commentaires pour nous dire votre réponse.



La Françafrique de Sarkozy

30 09 2007

Ces vidéos peuvent être considérés comme étant à la suite de ceux du billet «Qu’est-ce que la Françafrique?».

PARTIE I:

De Chirac à Sarkozy 1
envoyé par sur_vivantPARTIE II:

De Chirac à Sarkozy 2
envoyé par sur_vivantPARTIE III:

De Chirac à Sarkozy 3
envoyé par sur_vivantPARTIE IV:

De Chirac à Sarkozy 4
envoyé par sur_vivantPARTIE V:

De Chirac à Sarkozy 5
envoyé par sur_vivant



Qu’est-ce que la Françafrique?

26 09 2007

Voici une courte introduction sur la Françafrique:


Qu’est-ce que la Francafrique ?
envoyé par laVielesGensVoici un plus long vidéo pour en savoir plus:Partie I


De la françafrique à la mafiafrique1/7
envoyé par sur_vivantPartie II


De la françafrique à la mafiafrique 2
envoyé par sur_vivantPartie III


De la françafrique à la mafiafrique 3
envoyé par sur_vivantPartie IV


De la françafrique à la mafiafrique 4
envoyé par sur_vivantPartie V


De la françafrique à la mafiafrique 5
envoyé par sur_vivantPartie VI


De la françafrique à la mafiafrique 6
envoyé par sur_vivantPartie VII


De la françafrique à la mafiafrique 7
envoyé par sur_vivantEt ceci est une entrevue du Dr. Zagbla témoignant que la Françafrique est toujours bien vivante en Côte d’Ivoire.



Malheureusement pour Bolloré, les Togolais(es) ne sont pas aussi facile à corrompre que les Français(es)

29 08 2007

En 1996, Bolloré a acheté un magistrat français. Cela lui a permis de s’assurer la complaisence de la justice française lors de son effort pour se sécuriser le monopolie des transports maritimes en Afrique francophone. En 2006, Bolloré voulant seulement contrôler le port de Lomé qui menaçait son monopolie préalablement établi s’est surment dit que puisqu’elle pouvait corrompre la justice française, corrompre la justice togolaise devrait être du gâteau. Erreur! Après avoir essayé d’offrir 150 millions de francs CFA au juge Tiékoé, Président de la Cour Suprême, des résponsables de Bollorés fûrent mis en garde à vu par la justice togolaise pour corruption active de magistrat. En 2007, Bolloré mis le président français dans sa poche, peut-être cela compensera-t-il l’intégrité des Togolais(e)s, car après tout, la plus grande puissant militaire de l’Afrique est la France. Voici deux articles donnant plus de détails:

repris du Journal togolais TINGO TINGO:

« BOLLORE EN FLAGRANT DELIT DE PREDATION AU TOGO ? »

lundi 11 septembre 2006.

« Après avoir tenté de faire main basse sur les sociétés SE2M et SE3M Togo par la rouerie et le mensonge, puis par la corruption, Bolloré tente à présent un ultime coup de force, fermant la porte à toute conciliation avec Jacques Dupuydauby.

Depuis cinq ans, l’affaire Progosa, défrayant la chronique, illustre bien tristement les méthodes de Bolloré pour s’accaparer les marchés sur lesquels il évolue, au mépris de tout principe de saine concurrence et de compétition loyale. Ses armes ? La tromperie, la corruption et les coups de force.

Imposture, duperie et falsification

L’affaire SE2M Togo témoigne de la fourberie employée de façon récidiviste par Vincent Bolloré pour favoriser sa mainmise sur divers groupes et/ou sociétés dans lesquels il s’était pourtant formellement engagé à maintenir une participation limitée voire minoritaire.

Rappelons les faits : en 2001, une licence d’exploitation du Terminal à conteneurs du Port de Lomé est octroyée à la SE2M Togo du groupe Progosa Investment. Sous son impulsion, le trafic de conteneurs explose à Lomé, qui entre alors en concurrence directe avec le Port d’Abidjan, fief de Bolloré. Intolérable pour l’homme d’affaires, réputé aussi mégalo qu’ambitieux…

Voyant son hégémonie menacée, le groupe Bolloré (qui le reconnaît lui-même dans ses propres conclusions) prend le contrôle – de manière occulte, via une société de portage – de la société Progosa Investment, maison mère de PII Espagne, alors que celle dernière dispose d’une participation majoritaire dans le capital des sociétés SE2M Togo et SE3M Togo.

Une prise de contrôle faite en violation de l’engagement de Bolloré de ne pas dépasser une participation de 30% dans le capital desdites sociétés. Et sur laquelle il s’appuie pour attaquer Progosa en justice et réclamer la propriété des deux sociétés.

Un modus operandi qui trouve un étrange et bien sinistre écho dans l’« affaire Coparis », en France, à l’occasion de laquelle la Justice avait reconnu la « tromperie certaine » et le « mensonge caractérisé » dont Bolloré avait fait preuve pour prendre le contrôle de Coparis.

De France en Afrique, le groupe français apparaît ainsi comme le sinistre spécialiste de la prise de contrôle de sociétés ou groupes de sociétés via des sociétés de portage occulte auxquelles il consent des promesses de cessions d’actions.

Concussion à tous les étages

Autre méthode qu’affectionne le sieur Bolloré et dont l’affaire Progosa apporte un exemple aussi criant que scandaleux : les dessous de table, qui lui permettent de se mettre dans la poche tous les acteurs de la chaîne de décision en mesure d’appuyer ses intérêts et de servir son ambition.

A Lomé, le requin français n’aura pas hésité à proposer au juge Tiékoé, Président de la Cour Suprême, 150 millions de Fcfa pour confirmer la décision en faveur de Bolloré.

Mais tout n’est pas à vendre : une fois n’est pas coutume, Bolloré l’apprend à ses dépens ! Le juge avertit les plus hautes autorités politiques et judiciaires. Le 6 février, des responsables de Bolloré en visite à Lomé sont interpellés, placés en garde à vue, mis en examen pour corruption active de magistrat, placé sous contrôle judiciaire et finalement libérés moyennant une caution de 150.000 euros.

L’affaire est à rapprocher d’un autre cas de corruption de magistrat, l’affaire Tible.

Lors du rachat de la société Saga, une société de transport maritime, Bolloré s’était assuré l’appui du juge Tible, ancien Président du Tribunal de commerce de Nanterre, président de l’Association des magistrats consulaires des Hauts-de-Seine, très influent dans la juridiction, en lui accordant un prêt à des conditions plus qu’avantageuses. Tible avait bénéficié de la banque Rivaud, propriété Bolloré, d’un prêt à un taux ridiculement bas (3%).

Et contrairement aux pratiques bancaires habituelles, la banque n’avait demandé à Tible aucune garantie réelle, le prêt étant garanti sur ses honoraires de mandataires ad hoc …

Autre affaire de corruption, celle de Douala, au Cameroun, où l’entreprise française a tenté d’acheter la complaisance de certains officiels africains. Des sommes très importantes auraient été versées au Directeur Général du Port Autonome de Douala pour couvrir ces irrégularités, révèle la presse.

De fortes commissions, d’un total de 5 milliards de Fcfa, auraient été versées pour assurer à Bolloré la mainmise sur le port de Douala.

Un impitoyable prédateur

Et quand corruption et tromperie ne suffisent pas à Bolloré pour avoir le dessus sur ses concurrents, le prédateur impitoyable n’hésite pas à recourir à des méthodes autrement plus brutales et à imposer sa mainmise par de véritables coups de force.

Dans l’affaire Progosa, n’a-t-il pas refusé toute conciliation, tout arbitrage du gouvernement togolais ? Exigeant que soient rendus à son groupe les actifs dont il réclame la propriété préalablement à toute discussion, M. Cotti, DG Bolloré au Togo, semble en effet avoir d’entrée de jeu tué dans l’œuf toute possibilité d’accord. Jacques Dupuydauby avait pourtant ouvert la voie à un arrangement en proposant de s’en remettre à la décision du gouvernement togolais quant au sort de S.E.2M. et S.E.3M. Togo.

Mais Bolloré semble étranger à l’idée même de négociation, d’arrangement, de pourparlers.

C’est par la force qu’il impose sa mainmise sur les entreprises qui ont le malheur d’attiser sa convoitise.

En témoignent, en France, l’affaire Coparis ou le rachat de la Saga, et plus récemment la cas Havas. En Angleterre, la voracité du français semble aujourd’hui se heurter à une résistance farouche de la part du groupe de communication Aegis ; ses velléités prédatrices aboutiront-elles malgré tout ? Par quelle nouvelle turpitude Bolloré s’illustrera-t-il cette fois pour remporter la partie ?… ».

Article repris de L’Occidental:

Côte d’Ivoire : Comment Bolloré s’assure la complaisance de la Justice

publié par Loccidental, le dimanche 25 juin 2006

Le Groupe Bolloré continue de faire parler négativement de lui. L’on se rappelle la méthode utilisée par ce requin français du transport maritime, pour le contrôle du port d’Abidjan. En 2003, au mépris de la législation ivoirienne et des procédures administratives en matière de passation de marchés publics, le groupe français, par le canal de sa filiale SETV (Société d’exploitation du terminal à conteneurs de Vridi), s’accaparait la gestion du terminal à conteneurs de Vridi. Foulant aux pieds les règles élémentaires de bonne gouvernance et cela, au grand dam des opérateurs du secteur portuaire et même de la banque mondiale.

A ce sujet, des experts invoquent même des motifs de nullité et d’invalidité de la convention. Car il se trouve que Bolloré n’a jamais reçu l’agrément ministériel préalablement requis pour exercer de telles activités. La SETV opérant à ce jour, selon la presse togolaise sur le fondement d’une ordonnance du 17 mai 2004. « Par quels moyens de pression ou de persuasion une décision aussi opportune pour Bolloré a-t-elle été emportée ? Corruption ? Intimidation ? Trafic d’influences ? », s’est interrogée la presse togolaise. Qui affirme que l’ordonnance a depuis été jugée « sans fondement juridique sérieux » et rétractée par le Tribunal de première instance d’Abidjan. Une décision de justice qui néanmoins n’empêche pas Bolloré de continuer d’exercer ses activités au port d’Abidjan. Au Togo, un deal de ce géant du transport maritime a été éventé par la presse locale. En effet, en février 2006, une tentative de corruption d’un magistrat togolais par le Groupe Bolloré, dont le n°2 Gilles Alix et quatre de ses collaborateurs, a fait grand bruit. Ces individus ont même été détenus dans une brigade de gendarmerie et mis en examen (l’instruction suit son cours). La presse du pays de Faure Gnassingbé qui a décidé de ne rien lâcher en ce qui concerne le groupe Bolloré vient de faire des révélations. Au sujet d’une collusion entre la justice française et ledit groupe. A travers les journaux, « AGNI » n° 84 du 30 mai, « La Matinée » n° 248 du 31 mai 2006 et l’hebdomadaire n° 389 du 31 mai 2006. De quoi s’agit-il ?

Un cas patent en France

En 1996, la Saga, société de transport maritime, étant en grande difficulté, le tribunal de commerce de Nanterre (France) désigne deux magistrats ad hoc afin de trouver une solution qui évite à l’entreprise le dépôt de bilan. Parmi les mandataires, Henri Tible, ancien président du tribunal de commerce de Nanterre, président de l’Association des magistrats consulaires des Hauts-de-Seine, très influent dans la juridiction. A en croire ces journaux, Bolloré est sur les rangs pour racheter la Saga, conseillé dans cette affaire par Didier Calmels, spécialiste de la reprise de sociétés en dépôt de bilan. Qui passe pour être très bien introduit auprès du tribunal de commerce de Nanterre, où sa femme occupe le poste de secrétaire générale. Mais là où le bât blesse, c’est que Henri Tible se trouve être administrateur dans l’une des sociétés de Calmels. Le président Tible convainc le conglomérat belgo-sud africain CMB-Safren de s’allier à Bolloré dans la reprise de Saga, permettant ainsi à Bolloré de phagocyter son seul concurrent dans le transport maritime en Afrique francophone. Autre fait et toujours selon la presse togolaise, Bolloré a souvent recourt à d’autres moyens, bafouant sans scrupules le principe d’indépendance de la magistrature. Ainsi, en janvier 1999, le Groupe Bolloré embauche comme directeur des affaires juridiques le juge Jean Luc Delahaye, un magistrat en disponibilité. Ce juge a exercé en 1985 les fonctions d’adjoint au chef du service juridique de l’ex-COB (Commission des opérations de Bourses) aujourd’hui AMF (Autorité des marchés financiers) avec laquelle lui et les avocats dont il s’entoure entretiennent d’étroites et profitables relations. Pour preuve, saisie depuis un an d’un montage frauduleux organisé par le juge Delahaye pour Bolloré, l’AMF n’a encore procédé à aucune investigation… Mieux, parmi ses collaborateurs, compterait Mme Lemesle (documentaliste du groupe), épouse d’un ancien conseiller juridique du président Chirac. Quant à Mme Marie Darmaillac, secrétaire générale adjointe du groupe, Bolloré fait coup double lorsqu’il l’embauche en 2005. Elle-même magistrat en disponibilité, elle a pour époux l’un des premiers magistrats de France, Jean-Louis Nadal, procureur général près de la cour de cassation de Paris. Ainsi pour s’attirer certaines faveurs, le Groupe Bolloré n’hésite pas à infiltrer le temple de Thémis.



Au Soudan aujourd’hui

25 08 2007

The image “http://understandingsudan.org/images/sudan_oil_usaid_2001.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.

(Image: concessions pétrolières au Soudan, cliquez sur l’image pour l’argrandir)

Aujourd’hui (24 août) fut une journée très mouvementée en ce qui a trait au Soudan. Résumons premièrement ces nouvelles avant de les commenter :

 

 

  • L’International Peace Information Service, une ONG subventionnée par le gouvernement Belge et l’UE, a envoyé des photos, supposément prise au Darfour, à Amnistie Internationale d’un transfert de caisses par des soldats Soudanais à partir d’un avion et d’hélicoptères russes. Amnistie croit que ces caisses contiennent des armes et accuse le gouvernement de briser l’embargo d’armes au Darfour. Le gouvernement soudanais maintient que ces photos sont fausses et qu’elles servent à détourner l’attention de la guerre en Irak et en Afghanistan.

 

 

  • Le gouvernement Soudanais a expulsé du pays la chargée des affaires canadiennes à Khartoum, Nuala Lawlor, et le représentant de la Commission européenne, Kent Degerfelt. Khartoum donne comme raison l’ingérence dans les affaires internes du Soudan. Khartoum allègue entre autres que les deux diplomates auraient tenu des rencontres avec les rebelles, des figures d’oppositions à Khartoum ainsi que des ONG hostiles au gouvernement. Khartoum dit toutefois espérer et vouloir faire en sorte que ses relations avec le Canada et l’UE ne se détériorent pas à cause de cela. Khartoum aurait averti les deux diplomates indirectement de par deux fois avant de les expulser. Le Canada demande des explications alors que l’UE dit essayer de résoudre le problème.

 

 

  • Alors que les rebelles essaient de s’unir avant de possibles pourparlers avec Khartoum, le Front des forces unies révolutionnaires, un nouveau mouvement d’arabes nomades qui disent avoir été injustement associées aux Janjaweeds et qui se place plutôt dans le camp des rebelles essaie d’en arrivé à un accord avec les autres groupes rebelles.

 

  • Dans le différent qui oppose la pétrolière française TotalElfFina et l’anglaise White Nile le Soudan recommande que Total obtienne 25% de la concession (on parle ici de la concession 5 central dans la carte ci-haut), White Nile 15% et que le reste soit partagé par la pétrolière d’État du Soudan et l’autorité pétrolière du sud Soudan. White Nile n’a émit aucun commentaire alors que Total aurait refusé cet accord. La concession avait été attribuée à Total en 1980 mais Total avait abandonné le lieu lors du début de la guerre civile. L’autorité pétrolière du sud Soudan a donné la concession à White Nile en 2005. Nous avons déjà idée du passé mafieux de TotalElfFina, mais il en va de même pour White Nile, cette compagnie a deux administrateurs principaux, Billy Rautenbach et Phil Edmonds, et ces deux personnes ont une autre compagnie (minière celle-là) ensemble, Camec, qui a été utilisée pour piller le Congo/Zaïre. Avec l’aide de Mugabe, Rautenbach s’était fait mettre à la tête de la compagnie minière d’État, Gécamines, par Laurent D. Kabila. En 2000 L. Kabila s’est rendu compte que Rautenbach détournait les avoirs de Gécamines vers sa propre compagnie, Ridge-point, basée dans les Îles vierges britanniques. Kabila aurait sûrement expulsé Rautenbach mais L. D. Kabila fut assassiné en 2001 et sont fils, Joseph Kabila prit le pouvoir. Les choses se calmèrent donc pour Rautenbach jusqu’après les récentes élections ou J. Kabila fut reconduit au pouvoir. Ainsi le mois dernier Rautenbach fut déclaré persona non grata et expulsé du Congo. Le prétexte officiel est qu’il est recherché pour fraude en Afrique du Sud.

 

 

Notons premièrement que si le Soudan reçoit tant d’attention des gouvernement, les causes sont bel et bien géopolitiques et non pas humanitaires car sinon on parlerait autant du Myanmar. Le Soudan a du pétrole, comme on peut le constater sur la carte en haut, par ailleurs le Soudan occupe un lieu très stratégique près du golf persique.

 

La première chose à remarquer, si vous regardez la photo plus haut, c’est l’absence des trois grandes pétrolières que l’ont retrouve partout d’habitude : Exxon Mobil, Shell et British Petroleum. Notons que la majorité des concessions sont allouées à des compagnies afro-asiatiques (Soudan, Malaisie, Chine). Le Soudan est donc très spécial en ce que ce ne sont pas les majores euro-américaines qui exploitent le gros des ressources (en fait, en ce qui a trait à l’exploitation, Total n’exploite pas en ce moment et donc il n’y a aucunes des 6 majores [Exxon, Shell, BP, Total, Chevron et ConocoPhillips] qui exploitent au Soudan).

 

Commençons par le premier point, qu’en est-il des accusations d’Amnistie? Il est toujours possible que Khartoum dit vrai, après tout, IPIS, selon son propre site Internet, reçoit son financement du gouvernement belge et de l’UE donc il est possible que l’IPIS soit instrumentalisée par ces derniers. Surtout que, quand on regarde les rapports produits par l’IPIS, après un regard superficiel il n’y a rien à redire sauf que une grande proportion de ceux-ci ont trait au Congo-Kinshasa (Congo-K), pays où la Belgique a des intérêts. Mais bon, de toute façon c’est pas bien grave que ce soit de vraies photos ou non, il reste qu’il est vrai que la Chine est le plus grand fournisseur d’armes au Soudan, et que dans sa lutte contre les rebelles, le Soudan fournit surtout des armes chinoises aux Janjaweeds, et donc, que Khartoum et Beijing sont les grands responsables des atrocités au Darfour. Notons justement que c’est la concession de la CNPC (pétrolière chinoise) qui est au Darfour. On voit donc que la CNPC agit comme le fait Shell au Nigeria (ou Bolloré au Congo-B et au Tchad, etc. etc.) et arme des groupes terroristes afin de terroriser et massacrer la population locale qui s’oppose au pillage de leurs ressources naturelles, à la destruction de leur environnement et donc de leurs moyens de subsistance et qui s’oppose à leur délocalisation forcée pour faire place aux installations pétrolières. Il n’y a rien de surprenant à cela, il n’y a rien pour nous porter à croire que la Chine agirait avec plus de respect et humanisme que la France, le Canada ou les ÉU. En fait c’est tout le contraire, Shell pourrait continuer à exploiter les ressources pétrolières du Nigeria sans s’adonner à un génocide (cela augmenterait peut-être ses coûts d’exploitation car elle devrait compenser justement toute expropriation, devrait s’assurer de la sécurité de ses installations et payer ses taxes et impôts mais cela resterait possible car au Nigeria c’est Shell qui demande à l’armée d’intervenir auprès de la population locale). La situation au Soudan est très différente, c’est le gouvernement du Soudan qui demande à la Chine de fournir des armes en échange de concessions car Khartoum veut de l’aide pour combattre les rebelles (lire population locale exploitée) en échange. Ceci dit, c’est bien parce que les responsables des atrocités sont la Chine et Khartoum que nous en entendons parler. Les atrocités dues à Shell, Bolloré, on ne les ouïe guère. Une autre raison pour laquelle on en entend parler est sûrement pour justifier une intervention militaire de l’ONU pour protéger les rebelles. Or, la «communauté internationale» envoie seulement l’ONU pour protéger les partis qu’elle appuie. Par exemple au Rwanda elle s’en foutait car elle n’avait aucun intérêt en jeu ou par exemple, dans un billet précédent, nous avons vu que lors de l’attaque du Zaïre de Mobutu par l’alliance Rwanda-Ouganda-Kabila, la France voulait faire intervenir l’ONU pour protéger Mobutu alors que les ÉU opposèrent leur veto car ils voulaient un changement de régime mais tout le long la justification d’un déploiement de l’ONU était les réfugiés à la frontière. Il me semble que la situation est sûrement similaire pour le Soudan aujourd’hui. Le plus plausible est que l’Europe et les ÉU veulent une intervention de l’ONU pour protéger les rebelles avant qu’ils soient anéantis par la Chine et Khartoum et après d’une manière ou d’une autre, porter ces rebelles au pouvoir et exiger en repaiement des concessions pétrolières. Ce qui appuie le plus cette hypothèse est que (d’après Khartoum) les hauts diplomates Canadiens et Européens eurent des pourparlers avec les rebelles sans Khartoum et contre le vœu de Khartoum. Ce genre d’attitude n’est pas à même d’amener la paix au Soudan. La seule raison logique qui amènerait les diplomates à converser «secrètement» avec l’opposition est de comploter avec cette dernière contre le gouvernement. D’ailleurs, vu la situation délicate dans laquelle se trouve Khartoum (Khartoum doit être dans une situation délicate vu qu’elle a finalement accepter l’envoie de 26000 troupes de l’ONU sur son territoire alors qu’elle refusait à corps défendant antérieurement) n’est dans une position pour faire ce qui en situation normale serait un terrible affront diplomatique sans bonne raison. D’ailleurs Khartoum semble avoir été extrêmement prudente : elle a attendu que les deux diplomate soient déjà hors Soudan pour les «expulser»! Et en plus elle a été bien claire qu’elle ne voulait pas par ces gestes détériorer ses relations diplomatiques avec la «communauté internationale». Il me semble donc fort probable que nous soyons témoins de la planification par le Canada et la France d’un changement de régime à Khartoum. Pour ceux que ça pourrait surprendre, le Canada n’en n’est pas à son premier renversement de gouvernement : il y a pas si longtemps le Canada avec l’aide de la France et des ÉU a déposé le gouvernement Aristide d’Haïti. Notons aussi que les machinations du Canada et de France sont ici encore une fois faites avec l’appuie de Washington. En effet, Washington a immédiatement vertement critiqué Khartoum pour son geste, j’ai même eu l’impression que la réaction de Washington fut la plus virulente, l’Europe ayant la réaction la plus réservée.

 

Il est très intéressant que ce soit le Canada et l’Europe qui soient impliqués dans cette affaire. En effet, c’est le Canada et l’Europe, ou plus précisément le Canada et la France ou plus précisément encore, le conglomérat Chrétien-Martin-Desmarais-PowerCorp-TotalElfFina- GroupeBruxelloisLambert-BNPparibas qui fut la grande perdante corporative (cliquez ici pour plus d’info) de la guerre en Irak car c’est Total qui avait le plus de concessions pétrolières de Saddam avant la guerre (ces contrats étaient négociés en euros et la première chose que la coalition fut après l’invasion de l’Irak fut l’annulation de ces contrats) et c’est BNP-Paribas qui gérait à grand profit pour elle-même le programme pétrole contre nourriture. Ceci est une des raisons pour laquelle le Canada sous Chrétien/Martin et la France étaient si opposés à la guerre en Irak. Il se peut donc qu’un plan pour renverser le gouvernement soudanais et d’attribuer les champs pétroliers à Total soit une sorte de compensation pour les pertes subies par ce conglomérat dû à la guerre en Irak.

 

 

Sources : http://www.ipisresearch.be/

 

Washington Post

 

Al Jazeera

 

The Times

 

The Times

 

The Times

 

Washington Post

 

Daily Times

 

Addendum:

Il n’y a pas que la Chine qui participa au génocide au Soudan, le Canada aussi. La compagnie canadienne Talisman Energy (voir carte en haut) aurait aidé des officiers soudanais à «bombarder des églises, tuer des gens d’église et attaquer des villages afin d’ouvrir le chemin à l’exploration pétrolière». Après avoir subi des pressions populaires, être amené en cour et avoir reçu des menaces de desinvestiment, Talisman s’est finalement retiré du Soudan en vendant ses avoirs soudais à la compagnie indienne ONGC Videsh en 2003. En 2005 il y a eu des rumeurs que Total achèterait Talisman.

source: Wikipedia et «Judge lets Talisman genocide case proceed despite warnings from Canada, U.S.», CP

 

 

 

 

 

 

 



Image du jour

21 08 2007

(à gauche Coupes à blanc au Cameroun)http://images.wri.org/map_gfw_cameroon_logging2000.jpg

Land cover map of Cameroon

(en haut: concessions forestières au Cameroun [cliquez sur l’image pour l’agrandir] la SIBAF et Forestière de Campo appartiènent à Bolloré, groupe auquel Sarkozy est lié comme précédemment mentionné. Ces deux compagnies sont souvant jugées coupables d’activité illégales comme la forgerie de documents et permis du gouvernement. Bolloré est le deuxième plus gros exploitant forestier au Cameroun avec 10% de la supérficie en exploitation; Rougier, le premier exploitant forestier au Cameroun, est une firme française proche de Raffarin. Noté comment la Forestière de Campo entoure et colle une zone protégée [en bas à gauche de l’image], et bien elle a déjà été jugée coupable de coupes illégales dans cette zone ainsi que d’oppérer la destruction des marqueurs frontaliers semant la confusion sur quelle partie est protégée et quelle ne l’est pas.)

(À droite: forêt tropicale (vert), zone en cours de déforestation (rouge), zone ayant déjà été couverte de forêts (orange) )

Au Cameroun 60% de la forêt restante, d’une superficie de 17 millions d’hectares, est exploitée par des compagnies forestière (i.e. Bolloré) ou pour l’agriculture. 200 000 hectares de forêts dissparèsent chaque année.

Pour plus d’info sur la forêt camerounaise: http://pdf.wri.org/gfw_cameroon.pdf



Sarkozy ce néo-colonisateur de l’Afrique

19 08 2007

Sarko-croisièreDans un billet précédent nous avons briévement parlé des liens qui unissent Sarkozy au groupe Bolloré.

Plusieurs ont été sidérés du discours de colonisateur tenu par Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier. Mais c’est qu’il était d’une honnêté désamparante ce Sarkozy car, non seulement a-t-il une mentalité de colonisateur raciste, mais il fait parti, dans la plus concrète réalité, de cette clique de néo-colonisateurs-pilleurs de ce continent regorgeant de richesses. En effet, ce groupe Bolloré, auxquel Sarkozy est très intîmement lié, est implanté dans presque tout le continent en faire l’exploitation, que ce soit dans ses activités industrielles (cigarettes et pellicules de plastique) dans ses monopoles de transports (terrestre et marin) et de logistiques ou dans ses activités de plantations et d’exploitation forestière. Bolloré se distingue entre autre par son indeffectible appui aux dictateurs tels le Congolais Sassou Nguesso (toujours « président ») et le Tchadien Idriss Déby (dont le fils a été assassiné le mois dernier en France). Alors que même Elf (voir billet précédant) ne daignait pas appuyer ces dictateurs sanguinaires, Bolloré les approvisionnait en armes et en mercénaires afin de mater l’opposition civile à ces dictateurs. Bolloré profite grandement de son monopole du commerce avec ces dictateurs: le groupe peut se permettre d’exiger des frais ruineux à ces pays. Grâce à son exploitation forestière effrênée, irrespectueuse de l’environnement et semi-légale au Cameroun, Bolloré est un des plus grand contributeur à la désertification dangereusement accélérée du Cameroun. Bolloré est le deuxième plus gros exploitant forestier au Cameroun avec 10% de la supérficie en exploitation; Rougier, le premier exploitant forestier au Cameroun, est une firme française proche de Raffarin.

Avec Sarkozy comme président de la France, on est en droit de s’attendre à un plus grand appui de l’État français à la néo-colonisation de l’Afrique par Bolloré.

source: http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=170

Finissons le tout en musique avec une petite chanson bien à propos:

 


Tryo – Pompafric (Live)



Flagrante corruption chez Sarkozy

17 08 2007

Sarko-croisièreAprès sa victoire aux présidentielles, Sakozy part en croisière. Vacances assez luxueuses toutes payée par le Group Bolloré. Dix jours après cette croisière (deux jour après la passation des pouvoirs), Sarkozy nomme Valérie Pécresse, fille du président de Bolloré Télécom (Dominique Roux), ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche.

Pour en apprendre sur le contrôle Berlusconnièsque que Sarkozy exerce sur les médias voir cet article: http://www.betapolitique.fr/La-concentration-des-medias-et-01249.html

On y apprend entre autres (pour faire le liens avec le paragraphe d’en-haut) que M. Vincent Bolloré (dirigeant du groupe Bolloré) possède 44% de l’Institut de sondage CSA qui publia le «sondage CSA déclarant que les Français n’étaient  » pas choqués  » du séjour de Nicolas Sarkozy sur le yacht d’  » un ami industriel « »!!!

source: CMAQ




Catégories

Archives

Syndication


RSS2 Feed
Le feed du Blogue


RSS2 Feed
Le feed des commentaires

Communauté



Mohawk Nation News - Daily News from the Mohawk Nation CentPapiers - média citoyen
TopBlogues profile
Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com
Les-Blogs.info
Add to Technorati Favorites
iopBlogs.com, The World's Blog Aggregator
Listed in LS Blogs
Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet
annuaire blogcreer blog gratuit
Politics Blogs - Blog Flare
Politics blogs
Top Blogs
Politics Blogs
Blog Catalog Blog Directory
Politics blogs
Conspirateur GCG
BlogRankers.com

Sonde de mesure
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
meilleur site politique annuaire
pour comprendre le monde Politics Blogs - Blog Top Sites BlogoMetrie 2.0

Zone pur tester des widgets



  Je veux découvrir des blogues!
×

Les meilleurs blogueurs québécois!

Abonnez-vous et faites rayonner les meilleurs blogueurs indépendants du Québec!


Non merci, ça me tente pas!