Appérçus de la Françafrique

15 02 2008

NOIR SILENCE, FX Verschave JT
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trafic d’armes itw verschave
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Film de la semaine: Histoire secrète du Biafra

9 02 2008


histoires secretes du biafra
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Ce que pourrait acheter l’argent gaspillée en guerroyant en Iraq

9 02 2008



Film de la semaine: Sibel Edmonds: Kill the Messanger

18 01 2008

Désolé mais la version française semble avoir été censurée par google: Sibel Edmonds – Une femme à abattre

Mais il y a toute même cette bande annonce sous-titrée:



Sur la constitution européenne

9 01 2008

repris de Voltairenet:

Un « mini-traité » de… 1300 pages

Étienne Chouard : les traités européens servent les intérêts de ceux qui les écrivent

par Silvia Cattori*

Signature of the Berlin declaration by Hans-Gert Pöttering, Angela Merkel and José Manuel Barroso

En 2005, un Français comme les autres, Étienne Chouard, professeur au lycée Marcel Pagnol de Marseille, a présenté sur son blog ses analyses du projet de Traité constitutionnel européen. Au cours de la campagne référendaire, son site suscite un véritable engouement et devient l’un des plus fréquentés de France. Tranchant avec l’opacité des discours officiels, la simplicité de ses argumentaires touche un vaste public pour qui « ce qui se conçoit bien s’énonce clairement ». Silvia Cattori a rencontré ce citoyen exemplaire qui revient sur le devant de la scène à l’occasion de la signature du mini-traité européen. Il raconte son parcours et décrit sa vision d’institutions selon lui dénaturées.


Silvia Cattori : En consultant votre site internet on découvre, qu’en 2004, vous étiez favorable au Traité constitutionnel européen, mais qu’après en avoir étudié son contenu, vous avez radicalement changé d’avis. Pourriez-vous nous résumer les raisons de votre revirement ?

Étienne Chouard : Ma trajectoire est celle de quelqu’un qui faisait confiance aux politiciens. Je ne faisais pas de politique. Quand j’ai commencé à comprendre ce qu’étaient devenues les institutions européennes, je suis tombé de haut. Je me suis rendu compte que les hommes au pouvoir étaient en train d’écrire eux-mêmes les limites de leur pouvoir, qu’il y en avait pas ou peu, et qu’elles étaient écrites de façon à ce que nous ne comprenions rien.

Dans les institutions européennes, plus aucun acteur n’est responsable de ses actes devant les citoyens ; il y a quelques apparences de responsabilité, mais ce sont des faux semblants, des leurres.
Mais surtout, le Parlement ne compte pour rien dans les institutions : il n’a pas l’initiative des lois, il ne participe à l’élaboration de la loi que sous la tutelle (la surveillance ?) du Conseil des ministres qui s’est promu co-législateur au mépris de la plus élémentaire et indispensable séparation des pouvoirs, et encore, pas dans tous les domaines ! En effet, il y a des domaines soumis à ce qu’on appelle les « procédures législatives spéciales », une vingtaine, dont on n’affiche la liste nulle part, et dans lesquels le Conseil des ministres décide seul, sans le Parlement. Le saviez-vous ?

C’est impressionnant de voir le nombre d’institutions européennes non élues qui ont un pouvoir important et mal contrôlé.

La Banque centrale européenne, non plus, ne rend de comptes à personne. C’est extravagant, la façon dont cela a été écrit : on voit bien, on voit partout, que ce sont des ministres qui ont écrit ces règles sur mesure, pour eux-mêmes.

En regardant bien, on s’aperçoit même que ces institutions ont été écrites plus pour l’intérêt des banques et des multinationales que pour l’intérêt général. On peut se demander pourquoi.

Quand on lit le livre de Jean-Pierre Chevènement, on découvre que Jean Monet, cette icône, ce symbole de l’Europe, ce quasi saint pour les « eurolâtres », était un banquier français qui vivait aux États-Unis et qui s’était imprégné de leurs valeurs. En fait, il avait conçu et construit l’Union européenne pour affaiblir l’Europe, pour empêcher les souverainetés populaires de se reconstruire après la guerre. Il l’écrit lui-même ! C’est consternant !

Quand on lit les traités européens avec ces lunettes, ils ressemblent à cette vision-là de Monet : ces institutions permettent aux multinationales d’écrire le droit et interdisent aux parlements nationaux et aux peuples de s’y opposer. C’est un régime inacceptable ; pourtant, Monet et ses fidèles nous l’ont imposé par voie de traités depuis 50 ans sans que le peuple n’ait jamais vraiment son mot à dire.

Il y a eu un simulacre de débat sur Maastricht ; je vous rappelle, qu’alors, on n’a absolument pas parlé d’institutions ; on a parlé de monnaie, certes, mais même pas de ce qui compte le plus en matière monétaire : on ne nous a rien dit, notamment, de l’abandon total de la création monétaire aux banques privées (article 104) qui est pourtant un pur scandale, la cause majeure de la dette publique qui asphyxie nos États et une cause importante du chômage endémique qui asphyxie nos économies.

En 1992, on ne nous a invités à débattre que de l’indépendance de la Banque centrale et de la nouvelle monnaie unique, qui sont sans doute de bonnes choses. Mais, de la faiblesse du Parlement, de la confusion des pouvoir, de l’indépendance des juges, de l’impuissance des citoyens, de la révision sans référendum, de toutes ces honteuses et dangereuses institutions, on n’a pas du tout parlé. Du vote de Maastricht, on ne peut donc pas dire honnêtement qu’il cautionne les institutions.

Si on envisage l’ensemble de la construction européenne sur cinquante ans, les peuples n’ont donc finalement pas eu droit au moindre débat sur l’essentiel.

La seule fois où on nous a demandé vraiment notre avis, en 2005, la première fois où on nous a retiré le bâillon, on a crié « Non ! » Aussitôt, on nous a remis le bâillon et puis le viol a recommencé. Et on nous dit : « Vous n’en voulez pas, mais vous l’aurez quand même, par la voie parlementaire… »

2007 a donc confirmé ce que 2005 avait révélé : la méthode et le contenu du traité de Lisbonne confirment que l’on a une bande de violeurs aux manettes, et ce qui se passe là, c’est un coup d’État. C’est un coup de force. La définition du coup d’État, c’est un pouvoir exécutif qui ne se plie pas au suffrage universel. Nous y sommes.

Silvia Cattori : Tout cela a pu se faire car les citoyens ont abandonné leurs responsabilités et s’en sont remis naïvement à leurs représentants sans sans imaginer qu’ils pouvaient abuser de leurs pouvoirs et sans contrôler leur action.

Étienne Chouard : Oui. Le mensonge est partout et les gens honnêtes n’osent pas y croire. On parle d’un mini traité simplifié, qui n’est ni « mini », ni « simplifié ». Il faut lire trois mille pages maintenant pour savoir ce qu’il y a dans le traité de Lisbonne. C’est extrêmement compliqué. Il y a toutes sortes de renvois et tout ce qui était dans le traité de 2005 se retrouve ici. Même ce qu’ils ont dit vouloir retirer. L’hymne, ils vont le garder. Le drapeau va rester. La référence à l’euro va rester. Ils ont dit qu’ils retireraient le drapeau. Mais vous le croyez, qu’ils vont le retirer ? Ils ont retiré l’étiquette « constitution ». Mais sur une fiole de poison, qu’est-ce qui est dangereux ? L’étiquette ou le poison ? Quand on retire l’étiquette, est-ce que le poison est moins dangereux ?

On nous prend pour des imbéciles.

C’est une constitution, à l’évidence, mais une mauvaise constitution écrite par des gens qui ne devaient pas l’écrire. On a des élus, mais ce n’est pas à eux d’écrire la constitution. Je tiens à cette idée forte : ce n’est pas aux hommes au pouvoir d’écrire les règles du pouvoir ; ce n’est pas aux parlementaires, aux ministres, aux juges, d’écrire la constitution ; c’est à d’autres, à des gens désintéressés.

Il n’y a pas d’autre moyen, pour nous les simples citoyens, d’être protégés contre les abus de pouvoir, qu’une Assemblée constituante, mais attention : surtout pas élue parmi les candidats des partis, car les partis ont de nombreux membres au pouvoir dont les amis écriraient à nouveau des règles pour eux-mêmes et on n’en sortirait pas.

Ce que Giscard lui-même a affirmé [1] de ce traité de Lisbonne devrait amener les 16 millions d’électeurs qui ont voté non à descendre dans la rue, car c’est le même traité que le précédent, illisible, et s’il est compliqué, Giscard dit que c’est pour rendre impossible le référendum ; Giscard dit aussi que tout ce qui tenait à cœur aux Conventionnels en 2004 se retrouve dans le traité de Lisbonne, sauf que c’est dans un ordre différent.

Ma conclusion est celle-ci : tout cela arrive parce que ceux qui écrivent les règles les écrivent pour eux-mêmes et qu’ils trichent.

Silvia Cattori : Aucun acteur n’a de compte à rendre ?

Étienne Chouard : Aucun ; les citoyens ne comptent pour rien. Ils n’ont aucun moyen de résister contre les abus de pouvoir dans ces institutions. Le seul bon moyen serait le référendum d’initiative populaire et nous ne l’avons pas. Je dirais même qu’on ne l’aura jamais si ce sont des représentants élus qui écrivent les règles. Le droit de pétition (de l’article 11 du traité de Lisbonne consolidé) n’a aucune valeur contraignante. On n’a pas besoin d’un article comme ça pour faire des pétitions : même si on le retirait, les gens pourraient toujours faire pétition.

Silvia Cattori : Le traité de Lisbonne ne comporte-t-il pas au moins un élément positif, par exemple la possibilité pour un État de sortir de l’Union européenne ?

Étienne Chouard : Oui, et cela existait déjà dans le TCE rejeté en 2005, et c’est repris, comme tout le reste.

Silvia Cattori : Dans ce cas de figure, comment un État qui le souhaiterait pourrait-il sortir de l’Union ? Cette procédure est-elle applicable ?

Étienne Chouard : Cela ne serait pas simple de sortir de l’Union européenne et cela coûterait très cher ; il y a beaucoup de rouages en œuvre ; il faudrait un gouvernement très déterminé. Cette situation de non-retour me fait penser à l’AGCS (l’Accord Général sur le Commerce des Services) d’où on ne peut pas sortir non plus : cet accord (négocié et signé sans nous en parler, dans le plus grand secret) a le même génome antidémocratique que l’Union européenne : ce sont les mêmes qui l’ont conçu, ce sont les mêmes intérêts qui sont servis : les multinationales et les banques.

À quoi sert l’AGCS ? À faire disparaître toutes les contraintes sur le commerce des services. Aujourd’hui, un État souverain peut encore interdire quantité d’abus pour se protéger contre les investisseurs prédateurs : quand une grande entreprise veut venir s’installer quelque part, le pays a ses propres règles pour défendre son droit social, son droit environnemental, son droit fiscal, ses ressources naturelles, etc.

Cela va disparaître : Les États, dans les négociations secrètes de l’AGCS, sont en train de s’interdire d’interdire (aux entreprises), les uns les autres : je ne t’interdis plus cela, mais toi, tu arrêtes de m’interdire ça… Les citoyens vont se retrouver nus, sans défense et personne n’en parle ! Tous les services publics sont menacés par ces mécanismes. Et cela est irréversible : les amendes que les États acceptent de devoir payer en cas de retrait ne sont pas payables, tellement elles sont prohibitives.

Les accords de l’AGCS sont donc négociés en secret par une personne seule : le commissaire européen au commerce extérieur… Une personne seule pour 480 millions de personnes négocie en secret des accords décisifs qui lèsent tout le monde de façon irréversible. C’est un pur scandale, c’est très grave.

Silvia Cattori : En voyant les chefs d’État et de gouvernement de l’Union signer le traité à Lisbonne qu’avez-vous ressenti ?

Étienne Chouard : L’impression d’être violenté, à l’évidence, et par ceux-là mêmes qui prétendent partout me défendre… L’impression d’être dans un piège contrôlé par des menteurs professionnels et des voleurs en bande. Ce qui me désole est que les gens ne soient pas du tout informés et ne se sentent donc pas concernés.

Silvia Cattori : Il y a un aspect très important qui est également peu présent dans le débat : la politique étrangère de l’Union ; la participation de ses principaux membres à des opérations militaires via l’OTAN. Or, là aussi, alors que les sondages montrent que les citoyens sont très majoritairement opposés à ces guerres illégales, ils sont totalement impuissants à les empêcher. Alors que les invasions de l’Afghanistan et de l’Irak se révélent être des aventures coloniales, M. Sarkozy tente de resserrer les liens de l’Union européenne et des États-Unis dans la perspective d’un conflit avec l’Iran dans l’intérêt d’Israël. Que pensez-vous de cet aspect de l’Union ?

Étienne Chouard : On a l’impression que tout cela a été programmé depuis le début. Cela s’est fait de manière progressive. Le Non les a un peu ralentis mais, deux ans plus tard, les autorités font passer le traité en force. Et les citoyens ne réagissent pas, ce qui confirme sans doute les gouvernants dans l’opinion qu’ils ont tous les droits. L’ambiance est au pessimisme. Oui, ils peuvent enlever des enfants africains dans les écoles, oui ils peuvent aller faire la guerre au bout du monde. Il faut lire Alain Badiou (De quoi Sarkozy est-il le nom). Les critiques des médias ont été si virulentes contre ce livre que j’ai failli ne pas le lire. Je le trouve pourtant passionnant. C’est très bien analysé ; il dit bien que l’ambiance n’est pas au pétainisme, mais au néo pétainisme.

Il faut aussi lire François-Xavier Verschave (« De la Françafrique à la Mafiafrique , pour commencer) pour comprendre que la décolonisation n’a pas eu lieu.

Silvia Cattori : Votre réflexion rejoint celle que le sociologue Jean-Claude Paye a conduit à propos des libertés fondamentales dans l’Union [2]. Comme vous, il constate que les institutions ont été construites de telle façon que les décisions échappent aux citoyens.

Étienne Chouard : Effectivement, je ne suis pas le seul à le dire, loin de là, et en fait, tous ceux qui étudient honnêtement les institutions sont scandalisés et regrettent d’avoir trop fait confiance à leurs élus.

Silvia Cattori : Ces sommets, Lisbonne, le G 8, ne seraient donc que des mascarades où des dirigeants, entre festins et embrassades, prennent des décisions sans en référer à leurs mandants comme si on était dans un système dictatorial ?

Étienne Chouard : Ce n’est pas —encore— une dictature car, dans une dictature, il n’y a pas de liberté d’opinion ni d’expression. C’est donc plus soft que cela, c’est poli, c’est joli à voir, c’est en train de devenir totalitaire, mais il y a moins de prise à la critique, c’est plus difficile à condamner. Le discours mensonger, inversant les valeurs, Orwell l’annonçait fort bien dans 1984, consistait à dire « la guerre, c’est la paix », « le travail ; c’est la liberté », et le simple fait de le répéter retire des armes aux résistants potentiels. La manipulation par le langage fonctionne bien. Elle demande, de la part des résistants, une formation, un apprentissage de ces manipulations.

Silvia Cattori : Quels outils les partisans du non ont-ils pour vaincre ces obstacles ?

Étienne Chouard : Il y en a un qui sera peut-être assez fort : c’est une requête individuelle auprès de la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), qui ne fait pas partie de l’Union européenne mais dont l’Union a signé la Convention qu’elle doit donc respecter.

La Cour peut être saisie par une unique personne contre un État. C’est une cour qui protège les individus isolés.

Son argumentation est puissante (voyez le site 29mai.eu), je m’en sers déjà à tout propos. La requête consiste à attaquer l’État français pour violation de l’article 3 du protocole 1 de la Convention qui dit que les « hautes parties contractantes s’engagent à garantir à leurs citoyens des élections libres qui permettent un libre choix du corps législatif ».

En fait, notre corps législatif est désormais très largement européen. Et au niveau européen, est-ce que le corps législatif est élu ? Pour l’essentiel, non : nous n’avons pas le choix. Le corps législatif en France, ce n’est pas l’Assemblée nationale : 80 % des nouvelles lois qui s’appliquent en France sont des normes européennes automatiquement transposées dans notre droit national, sans vrai débat parlementaire.

Alors, qu’en est-il donc en Europe ?

Au niveau constituant d’abord, c’est une CIG (Conférence intergouvernementale, non élue) qui écrit et corrige les traités, c’est-à-dire la Constitution européenne (qui cache désormais son nom, hypocritement). Les parlements (les seuls qui soient élus) ne peuvent que ratifier ou pas les traités écrits par des non élus, en bloc : ils n’ont ni droit d’initiative, ni droit d’amendement : ils sont donc réduits à la portion congrue, alors que ce sont eux qui sont élus !

Au niveau constituant, donc, le pouvoir échappe aux élus.

Ensuite, les lois ordinaires européennes sont écrites par la Commission (non élue) qui a l’exclusivité et l’initiative des lois, et ces lois sont ensuite discutées et votées par le Conseil des ministres (non élu) en « codécision » avec le Parlement européen (le seul qui soit élu).

Mais —écoutez bien cela, c’est essentiel— il n’y a pas codécision sur tous les sujets : il y a une quantité de sujets où des non élus (Commission et Conseil) décident seuls de la loi européenne.

Ces domaines où les exécutifs écrivent ce que j’appelle des lois sans parlement (c’est plus clair que l’expression chafouine « procédures législatives spéciales ») sont soigneusement cachés, ils n’y a pas de liste : demandez donc à vos parlementaires ou à vos ministres ou à vos journalistes de vous dire quelques uns de ces domaines : ils ne les connaissent pas eux-mêmes (ou alors ce sont de vrais bandits de ne pas en parler clairement à tout le monde).

Cette stérilisation progressive du suffrage universel est une raison solide d’attaquer l’État français pour violation de la Convention européenne des droits de l’homme : nos propres représentants sont en train de vider nos votes de toute force : la démocratie agonise dans un décor factice de démocratie simulée.

Une seule requête suffit, mais en en envoyant des milliers, on crée une force politique en appui d’une requête juridique.

C’est gratuit. Si on perd, cela n’aura coûté que le timbre d’envoi.

De plus, la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a intérêt à montrer quelle sert à quelque chose, et c’est un cas d’école (inédit) qui pourrait faire jurisprudence.

En tout cas, c’est le seul moyen dont nous disposons, nous : simples citoyens. Tous les autres moyens dépendent de nos représentants, parlementaires et ministres, qui ont montré qu’ils sont décidés à nous violer. Si on attend d’eux qu’ils nous défendent, on va attendre longtemps, c’est perdu d’avance.

Cette requête donne de l’espoir car la Cour peut bloquer le processus de ratification, le temps de décider sur le fond. Il me semble que c’est une arme puissante, nouvelle.

Silvia Cattori : Que dites-vous à ces citoyens suisses et norvégiens qui ont refusé jusqu’ici d’adhérer à l’Union européenne, généralement qualifiés d’« attardés qui refusent le progrès » par leurs détracteurs ?

Étienne Chouard : J’espère pour eux qu’ils vont continuer de résister. Je les envie, car j’ai l’impression que nous sommes enfermés par nos propres élus dans un piège épouvantable. Notre désindustrialisation a commencé et elle va à grand pas. On nous oblige à ouvrir nos frontières avec des pays qui ne respectent ni les droits du travail, ni les droits environnementaux, ni aucune des contraintes que nous imposons à nos propres entreprises en vertu du progrès social. Mis en concurrence déloyale avec des pays qui sont si peu comparables, on ne peut que continuer de dégringoler vers la ruine générale.

Ne riez pas : des pays ont déjà vécu cette descente aux enfers en appliquant ces mauvaises recettes : voyez le cas effrayant de l’Argentine, cobaye du néolibéralisme…

Silvia Cattori : Si on demandait aux citoyens s’ils veulent rester ou sortir de l’Union, que choisiraient-ils selon vous ?

Étienne Chouard : le coup d’État de Lisbonne me conduit à me demander s’il ne faut pas sortir de toute urgence de cette UE-MB (Union européenne des multinationales et des banques). Je commence effectivement à désespérer de changer l’UE, dont le programme génétique semble être conçu contre les peuples et contre la démocratie.

Peut-être faut-il sortir de cette UE-là pour construire enfin une vraie société européenne, voulue et défendue par les peuples concernés (et pas par leurs élites décalées).

Silvia Cattori : Pourquoi ne pas faire campagne pour en sortir carrément, si les chances de revenir sur le traité sont nulles ?

Étienne Chouard : Je n’ai pas encore renoncé à mon rêve européen de fraternité. Je voudrais que l’on recommence avec moins de pays à la place de ce monstre conçu par et pour les grandes corporations. Là on est en train de marier des peuples avec le consentement de leurs « pères ». Un mariage réussi et durable se fait forcément avec le consentement des peuples concernés.

Silvia Cattori : Les sociaux-démocrates ne portent-ils pas la principale part de responsabilité dans cette forme de construction européenne ? Jacques Delors n’a-t-il pas fait l’Europe du marché ?

Étienne Chouard : Jacques Delors et la plupart des leaders socialistes nous ont évidemment trompés, ils nous ont menti mille fois, et cette évidente trahison des chefs de la gauche est une catastrophe pour le pays.

Je leur faisais confiance, et très particulièrement à Jacques Delors : je me souviens du dernier jour avant le référendum de Maastricht : Jacques Delors nous avait parlé à la télévision ; il avouait qu’on n’avait encore pas « fait de social » jusque-là en Europe, mais il prenait date avec nous, solennellement, en nous regardant avec ses yeux bleus tristes et sincères, il nous a promis ardemment de commencer à « faire du social » dès le lendemain de notre vote Oui. Il nous l’a promis pour qu’on vote OUI. Quinze ans après, nous sommes plus que jamais en recul social sur tous les plans… J’ai l’impression d’avoir été trompé par un des hommes en qui je faisais le plus confiance. C’est triste et révoltant à la fois.

La chute est rude.

Silvia Cattori : Vous avez parlé d’abandon total de la création monétaire. Vous pouvez préciser de quoi il s’agit ?

Étienne Chouard : Il y a un rouage essentiel qui m’est apparu cette année. Je commence même à y voir le cœur du piège, le diamant central, le moteur de notre impuissance… C’est l’article 104 de Maastricht (qui est devenu l’article 123 du traité de Lisbonne).

Il dit ceci : « Les États n’ont plus le droit d’emprunter auprès de leurs banques centrales ». Pour le commun des mortels c’est incompréhensible.

De quoi s’agit-il ? Depuis des siècles, les États ont abandonné une partie de leur pouvoir de créer la monnaie aux banques privées : les banques ont obtenu des gouvernants, très certainement par corruption, le droit (fondamental) de créer la monnaie.

Mais au moins, jusqu’à une période récente (1974 en France), les États partageaient encore avec les banques privées le droit de créer la monnaie : quand un État avait besoin d’argent pour créer des voies ferrées, des logements ou des hôpitaux, l’État créait lui même sa monnaie, et il ne devait pas payer d’intérêts pendant les remboursements – ne relâchez pas votre attention et n’oubliez pas : c’est le point crucial, celui qui vous condamne aux travaux forcés au profit de rentiers oisifs.

C’est comme cela que l’État créait la monnaie : l’État empruntait auprès de sa banque centrale (qui créait cette monnaie pour l’occasion) et, au fur et à mesure où l’État remboursait cet emprunt, la Banque centrale détruisait cet argent, mais sans faire payer d’intérêts à l’État !

Depuis 1974 en France, à l’époque du serpent monétaire européen, l’État —et c’est sans doute pareil dans les autres pays européens— s’est interdit à lui-même d’emprunter auprès de sa banque centrale et il s’est donc lui-même privé de la création monétaire. Donc, l’État (c’est-à-dire nous tous !) s’oblige à emprunter auprès d’acteurs privés, à qui il doit donc payer des intérêts, et cela rend évidemment tout beaucoup plus cher.

Dans quel intérêt ? L’intérêt général ? Vous plaisantez, sans doute !

Je vous fais remarquer que, précisément depuis 1974, la dette publique ne cesse d’augmenter et le chômage aussi.

Je prétends que c’est lié.

Ce n’est pas fini : depuis 1992, avec l’article 104 du traité de Maastricht, cette interdiction pour les États de créer la monnaie a été hissée au plus haut niveau du droit : international et constitutionnel. Irréversible, quoi, et hors de portée des citoyens.

On ne l’a dit pas clairement : on a dit qu’il y avait désormais interdiction d’emprunter à la Banque centrale, ce qui n’est pas honnête, pas clair, et ne permet pas aux gens de comprendre. Si l’article 104, disait « Les États ne peuvent plus créer la monnaie, maintenant ils doivent l’emprunter auprès des acteurs privés en leur payant un intérêt ruineux qui rend tous les investissements publics hors de prix mais qui fait aussi le grand bonheur des riches rentiers, propriétaires de fonds à prêter à qui voudra les emprunter », il y aurait eu une révolution.

Ce hold-up scandaleux coûte à la France environ 80 milliards par an (*) et nous ruine année après année ; mais on ne peut plus rien faire.

Ce sujet devrait être au cœur de toutes nos luttes sociales, le fer de lance de la gauche et de la droite républicaines. Au lieu de cela, personne n’en parle. C’est consternant.

Silvia Cattori : C’est difficile pour le citoyen d’imaginer que leurs élus se compromettent tous à ce point. Finalement ce sont des citoyens isolés, qui comme vous, s’investissent de manière désintéressée, qui reprennent en main le débat que leurs élus ont abandonné.

Étienne Chouard : Il y a des gens qui se battent. Maurice Allais, prix Nobel d’économie, tempête contre la création monétaire abandonnée aux banques privées ; il proteste énergiquement et affirme que c’est une honte, que les banques privées se comportent (parce qu’on les y autorise) comme des faux monnayeurs et que cela nous ruine. L’esprit libre Maurice Allais dit aussi que les multinationales qui nous imposent ce grand marché dérégulé sont malfaisantes. L’ultra libéral Maurice Allais dénonce la « chienlit laisser-fairiste » de l’Union européenne. Peut-on être plus clair ?

Et bien, ce monsieur qui a voué un grande partie de sa vie à l’étude de la monnaie et qui a probablement reçu tous les honneurs et toutes les médailles du monde, ce grand spécialiste de la monnaie est « triquard » (interdit de tribune) dans les grands médias, il n’arrive plus à publier ni dans Le Monde, ni dans Le Figaro.

Qui ne voit le lien évident entre la persécution d’un citoyen courageux qui appuie là où ça fait mal et le fait que les grands médias aient été achetés -et soient désormais contrôlés- précisément par des multinationales et des banques ?

Maurice Allais développe une idée majeure (que nous devrions tous étudier) quand il dit qu’il faut rendre la création monétaire aux États, à une banque centrale indépendante, qu’il faut que la banque européenne (BCE) récupère la création monétaire en la reprenant aux banques privées.

 Silvia Cattori
Journaliste suisse.

[1] « La boîte à outils du traité de Lisbonne », par Valéry Giscard d’Estaing, Le Monde du 26 octobre 2007.

[2] Lire l’entretien de Silvia Cattori avec Jean-Claude Paye : « Les lois anti-terroristes. Un Acte constitutif de l’Empire », Réseau Voltaire, 12 septembre 2007.



L’envers de la dette en Afrique

6 01 2008


L’Envers De La Dette en Afrique
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Film de la semaine

5 01 2008

What I’ve Learned About U.S. Foreign Policy – The War Against The Third World



Image du jour

4 01 2008

Sources de financement des candidat(e)s à la présidentielle étasunienne 2008:

Démocrates

Républicains

source: http://www.capitaleye.org/inside.asp?ID=320



France reconquers Côte d’Ivoire, Gbagbo is defeated

20 12 2007

(JPEG) Independence Interruptus in the Ivory Coast
By Dr. Gary K. Busch 7/12/07
Dec 8, 2007 – 11:42:00 AM

The high hopes of a lasting peace as a result of the Ouagadougou Agreement have collapsed in the hearts of the Ivorian population. They have not collapsed because there is a danger of fighting breaking out again; they have collapsed because the people have looked at the current situation and realised that this peace will bring them nothing that they already didn’t have. They see that, by any reckoning, the rebels have won. The rebels have achieved their ambitions without the need to fight for them. Their victory has been ushered in by President Gbagbo who has bartered away the hopes and dreams of an independent, non-colonial state, in favour of a return to indirect French rule.

The French companies have returned, en masse, to their businesses in the country. New contracts are given out every day, without tender or competition, to the Bouyugues and their ilk by the government. There is no disarmament. The rebels retain their weapons and occupy their areas. The French company, Sagem, has been given the job of preparing the voting lists for the next election and in conducting the registrations for it. The loyalist army is to be purged as Present Gbagbo prepares to sack Gen Mangou. The Force Licorne (the French occupying force) has just announced that it will not be leaving as planned but will stay on until ‘normalcy’ returns to the Ivory Coast, whose date they will determine.

The thieves, bandits and reprobates who have dominated the cocoa and coffee businesses, the oil and refining businesses, the energy and water businesses, and the transport business can sleep safely in their beds as no one in the government is pursuing them or seeking to change them. The waste disposal business thrives with fake contractors, like the French [Trédi] [ndlr: du groupe Séché Environnement de Joël Séché qui détient la compagnie à 41%, Joël Séché, via le milieu hippique aurait, selon ses dire, accès à "un réseau politique qui s'étend jusqu'au Sénat" ], masquerading as environmentalists while poor people in Akuedo sicken from [Trédi]’s refusal to perform the clean-ups they have been contracted to perform.

This is not a political issue at all.  Most of the leadership elite from all the political parties have wallowed in a level of corruption and misrule which has left a very rich country living like beggars in its own land; without decent water supply, intermittent electricity; poor roads; inadequate schools; and worse hospitals. Only in the rich enclaves of Cocody and its like can be found the services the government is bound to deliver to everyone. The Cabinet cannot function as it is made up of members from all the contending parties and any initiative is strangled at birth. The only functioning body has been the National Assembly and now, this is in crisis.

The National Assembly has been marginalised in the transition to the Ouagadougou process. Under the Constitution it is charged with legislating, budget oversight and conforming appointments. Concentrating all power and activity in the Executive branch, contested by both Gbagbo and Soro, and led by Blaise Campaore of Burkina Faso on behalf of his French mentors has robbed the National Assembly of its vital role in the democratic process.
The FPI has sought to work around the sudden affection of President Gbagbo for all things French. The head of the FPI, Pascal Affie Nguessan, has worked assiduously to build a platform for the party which will allow it to contest for seats in the Assembly; as has Mamadou Koulibaly, the President of the National Assembly. The FPI has always drawn its support from the working class movements in the country. Now it is these very movements who are engaged in a series of bitter strikes (teachers, policemen, port workers and now the cocoa workers) against their own government.

The civil war which broke out between the North and the South in the Ivory Coast was largely about the efforts of the Gbagbo government seeking to achieve real independence; a breakaway from the colonial dominance of the French which controlled almost every aspect of national life. After all the fighting and suffering by both sides, the current policy of Gbagbo is to restore the status quo ante; French neo-colonialism. It will not work. What it will foster is a level of bitterness and rancour of a people who are watching the yoke placed on their necks again and, despite their current apathy and discouragement after years of fighting and sacrifice, they will realise that, North and South, they have nothing to lose by sweeping the board clean of their black Frenchmen and installing genuine Ivorian patriots in their place.

This will be a troubled time in Ivory Coast politics.

Source: Ocnus.net 2007



With Rudy Giuliani, corruption runs deap …

16 12 2007

Town Hall Meeting June 27 2001.
Larry Hanley,President of ATU Local 726,tries to ask then Mayor Rudy Giuliani about an inside deal to grant bus routes to connected private bus companies that contibuted to his campaigns.

Pat Lynch, President of NYC Patrolmen’s Benevolent Association, NY-1, May 3, 2007: “Rudy Giuliani doesn’t deserve to be president”

How Giuliani Made $30 Million Without Even Trying
By Steve Benen, The Carpetbagger Report 14/12/07
Dec 15, 2007 – 11:22:12 AM Email this article
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Giuliani and Asher met in 2002 when Asher demonstrated his Matrix database software [ndlr: Multistate Anti-Terrorism Information Exchange (MATRIX) datamining system is a spying system proclaimed to help state law enforcement officials identify potential terrorists. The Matrix program was shut down in June 2005 after federal funding was cut in the wake of public concerns over privacy and state surveillance] for the former mayor, who was reportedly impressed enough to strike a business deal: Giuliani Partners would represent Asher’s company, Seisint, as part of a very lucrative arrangement. GP got $2 million per year, a commission on Seisint’s government sales, plus stock options that were worth a bundle after LexisNexis [ndlr: part of Reed Elsevier] bought Seisint in 2004.

Giuliani’s association with Asher became somewhat controversial lately, after Asher’s name popped up in a California public corruption indictment. But the business partnership looks even more interesting today, in light of this report in Time.

GP pulled in more than $30 million for just one year’s work on Seisint’s behalf, company records show…. But the Seisint deal wasn’t as perfect as it seemed. One problem: the payment of percentages or commissions to “solicit or secure” government contracts is prohibited by federal law and laws of some states. Tom Susman, ethics chairman of the American League of Lobbyists, says the bar on commissions is intended to eliminate incentives for middlemen to bend the rules to land a contract. A GP official who refused to be named insists that the firm never received “commissions” from Seisint — despite what Brauser and Latham remember and despite the fact that payments to GP are labeled “commissions” in both the minutes of a Seisint board meeting and a key financial statement.

Instead, says the official, GP earned “special bonuses” based on the achievement of corporate “milestones.”

Please. Giuliani’s firm lobbied to help Seisint secure lucrative government contracts. Seisint, in turn, paid the firm “commissions.” But now Giuliani’s team want to redefine the word, in order to make it legal — they weren’t “commissions,” they were “special bonuses.” Even by Giuliani standards, this kind of lying is just insulting.

Wait, it gets worse.

Seisint was using Giuliani’s name to open doors and secure contracts, but Giuliani insists he was never a lobbyist, and never registered as a lobbyist.

But this doesn’t add up. Giuliani’s firm pulled in $30 million thanks to Seisint. How, exactly, does Giuliani justify all of this money? If it wasn’t money earned by commission, and it wasn’t generated by lobbyist fees, what was Seisint paying $30 million for?

Rudy never registered as a lobbyist because even though he and his clients were using his name to advance their interests with the federal and state governments, he claimed he never actually lobbied. And now the commissions he got for securing government contracts through his savvy “not lobbying” aren’t really commissions but “special bonuses.”

Nice work if you can get it. Unless it all turns out to be illegal.

Which, in this case, given all the lobbying Giuliani did, it might very well be.

This is exactly why Giuliani has tried to keep his business work secret and free of public scrutiny. His client list, that we know of, includes the makers  [i.e. Purdue Pharma] of OxyContin (Giuliani personally met with the DEA chief when the agency launched a criminal investigation of the company), an official in Qatar with known ties to Osama bin Laden and other terrorists, and a cocaine smuggler with a database company that apparently paid Giuliani $30 million for work he claims not to have done.

How Giuliani even has the chutzpah to run for public office (worse yet, the presidency) with this record is amazing. And how any thinking person could even consider voting for him is a mystery.

Source:Ocnus.net 2007



Image du Jour: quand les multinationales sont sur le B.S.

9 12 2007

Quand les multinationale sont sur le B.S.

Notes:

  • Notez la prépondérance des compagnies d’armements: 18 compagnies sur 50 soit 36%, plus d’un tiers!
  • Avant d’appartenir à Esterline (compagnie d’armements étasunienne) , CMC électronic a appartenue à GE, BAE (plus grande compagnie d’armement anglaise) et ONEX (qui s’est dévéstie de la partie armement de CMC).
  • Pétromont appartient à 50% à Dow Chemicals et 50% à la SGF du Québec
  • Litton (armement, USA) a depuis été acheté par Northrop Grumman (armement, USA)
  • Indal (armement) a été acheté par Curtiss-Wright (armement, USA).
  • Inco est une compagnie minière canadienne appartenent à la brésilienne Companhia Vale do Rio Doce.
  • Noranda (minière) a été acheté par Falconbridge elle même acheté par Xstrata (minière, suisse), elle-même possédée à 34,66% par Glencore.
  • La stratégie d’Aeterna (pharmaceutique, Québec) selon son site internet: «Ce dernier modèle permet de minimiser le risque grâce à des alliances selon lesquelles les partenaires d’Æterna Zentaris s’engagent à payer la plus grande partie des frais de développement, alors qu’Æterna Zentaris conserve d’importants droits commerciaux.»
  • Canadian Shipbuilding & Engineering est intimement liée à la fameuse compagnie Canadian Steamship Lines du très cher Paul Martin. Notons par ailleurs que durant le mandat de Paul Martin, Canada Steamship Lines a reçu 162 millions de dollars en contrats, subsides et prêts du gouvernement fédéral.
  • Magna est la compagnie du père de Belinda Stronach, candidate à la direction du parti conservateur, et un grand donateur aux partis conservateurs et libéraux.
  • Western Star appartient à Daimler.
  • Messier Dowty appartient a SAFRAN (armement, France).


Léopold II: Génocide au Congo

5 12 2007


genocide_congo
Uploaded by caidland
Il est à noter qu’Arte peut se permettre ce film car cela fait une centaine d’années que Léopold II est mort mais le génocide au Congo ne s’est pas arrêté avec la mort de Léopold II. Enviant à la Belgique les richesses du Congo, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, la Chine, Israël, le Liban, l’Australie etc. se sont mis de la partie et participent actuellement au génocide lucratif en RDC [voir 1 2 3 4] (en fait c’est la communauté internationale toute entière qui viole le Congo), génocide qui de par son envergure éclipse même l’Holocauste de la Seconde Guerre et le Génocide rwandais: depuis 1998 seulement, entre 3 millions et 5 millions de personnes sont mortes des conflits au Congo, plus de 17 000 enfants soldats ont été recrutés et le viole des femmes est devenu systématique. Voici un extrait de congopanorama à ce sujet:

Rape has become a defining characteristic of the five-year war in the DRC, according to Anneke Van Woudenberg, the Congo specialist for Human Rights Watch. So, too, has mutilation of the victims.

“Last year, I was stunned when a 30-year-old woman in North Kivu had her lips and ears cut off and eyes gouged out after she was raped, so she couldn’t identify or testify against her attackers. Now, we are seeing more and more such cases,” she says.

As the troops of coccupation from Rwanda and Uganda constantly sought new ways to terrorize, their barbarity became more frenzied.

I, too, was sickened by what I saw and heard. In three decades of covering war, I had never before come across the cases described to me by Congolese doctors, such as gang-rape victims having their labia pierced and then padlocked.

“They usually die of massive infection,” I was told.

Based on personal testimonies collected by Human Rights Watch, it is estimated that as many as 30 percent of rape victims are sexually tortured and mutilated during the assaults, usually with spears, machetes, sticks or gun barrels thrust into their vaginas.

Increasingly, the trigger is being pulled. About 40 percent of rape victims, usually the younger ones, aged 8 to 19, are abducted and forced to become sex slaves.

“The country is in an utter state of lawlessness; it’s complete anarchy,” says Woudenberg. “In this culture of impunity, people know they can get away with anything. Every armed group is equally culpable.”

In the Congo, rape is a cheaper weapon of war than bullets. Experts estimate that some 60 percent of all combatants in the DRC are infected with HIV/AIDS. As women rarely have access to expensive antiretroviral drugs, sexual assaults all too often become automatic death sentences.

Médecins Sans Frontières operates five health clinics offering antiretrovirals in the conflict zone of northeastern DRC, but many women don’t know about the drugs and cannot travel safely to the centers. Moreover, according to Helen O’Neill, a nurse who set up MSF’s sexual-violence treatment program, such drugs must be taken within forty-eight to seventy-two hours of the rape to prevent infection.

If a woman has been exposed to the virus, the treatment is 80 percent effective. But in the Congo, rape victims who are not captive sex slaves must walk for days or weeks, often with massive injuries, and risk new capture by roving rebel bands, before reaching assistance.



Le nouveau réseau international de Hakluyt

2 12 2007

Repris de Intelligence Online:

Le nouveau réseau international de Hakluyt

Le cabinet de renseignement Hakluyt s’est longtemps reposé sur un réseau d’ex-PDG britanniques. Ces dernières années, la firme s’est efforcée d’élargir son conseil consultatif.

Doté depuis l’an dernier d’un nouveau directeur en la personne de Keith Craig (IOL nº517), le très discret cabinet d’intelligence économique londonien Hakluyt n’a pas abandonné le mode de fonctionnement développé par le fondateur de la firme, Christopher James. Depuis sa création en 1995, Hakluyt est doté d’un conseil consultatif composé d’anciens PDG et de diplomates à la retraite, qui servent à la fois de cautions et d’apporteurs d’affaires. Ce conseil a longtemps été constitué de Britanniques et d’Américains, parmi lesquels l’ex-président de Ford, Alex Trotman ; l’ancien Chairman de Royal Dutch/Shell, Peter Holmes ; et l’ex-PDG de Vodafone, Christopher Gent. Ces dernières années, la composition de cette structure a évolué vers un modèle international. La moitié des conseillers sont désormais allemands, japonais et australiens. Ils disposent en outre de nombreuses entrées dans le secteur bancaire et dans les fédérations d’entreprises de leurs pays respectifs.

Hakluyt

(Cliquez pour agrandir)

Notes:

  • Hambros Bank a été acheté par la Société Générale en 1998.
  • Selon Wikipedia (qui cite Saving the Sun : A Wall Street Gamble to Rescue Japan from Its Trillion-Dollar Meltdown): Shinsei était auparavant la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme» qui avait un monopole gouvernemental sur les obligations à long-terme. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative japonaise en 1989, cette banque était surchargée de mauvaises dettes, elle fût donc nationalisée et décotée de la bourse de Tokyo en 1998. Après des tentatives infructueuse de fusionner la banque avec d’autres banques japonaises, la banque fût vendue au fond d’investissement par capitaux propres New LTCB Partners C.V. de la compagnie d’investissement par capitaux propres Ripplewood Holdings LLC (cette dernière est dirigée et a été fondée par Tim Collins, ami personnel de Bill Clinton, qui travailla entre autres pour la controversée Booz Allen Hamilton [1 2 3 4] et pour Lazard Frères et qui est membre de la commission Trilatérale) en mars de 2000 pour 121 milliards de yens. C’est la première fois dans l’histoire du Japon qu’une banque japonaise passe sous contrôle étranger. Après la vente la banque fût renommée Shinsei (voulant dire «Nouvellement Née») . Insérée dans le contrat de vente était une «close de garantie de défauts» qui permettait à Shinsei de réclamer que le gouvernement achète toute dette dont la valeur avait chuté en deçà de 20% de sa valeur comptable. Shinsei fût lancée en juin 2000 avec une nouvelle équipe de gestionnaires dont plusieurs membres travaillaient préalablement dans des institutions bancaires étrangères implantées au Japon comme par exemple le pdg qui était chez Morgan Stanley et le directeur des systèmes d’information qui travaillait chez Citi. Shinsei garda le code SWIFT (LTCBJPJT) de la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme».Shinsei utilisa la close de garantie de défauts pour se débarrasser des pires dettes du portefeuille de la banque (aux dépends du gouvernement japonais) suite à quoi plusieurs compagnies, telles Sogo et Dai-Ichi Hotel, qui avaient comme principal banque Shinei, durent déclarer faillite. Ceci souleva l’indignation générale au Japon et les politiciens critiquèrent tout spécialement Goldman Sachs, qui avait agit de conseiller auprès du gouvernement lors de la vente de la banque, de ne pas avoir avertit le gouvernement des risque inhérents à la close de garantie.Quatre ans après se vente à Ripplewood, Shinsei fût introduite en bourse pour la rondelette somme de 230 milliards de yens (ce qui à l’époque équivalait 2,8 milliards de dollars canadiens ou 1,7 milliards d’euro), ce qui signifie un profit de plus de 100 milliards de yens en quatre ans pour Ripplewood et consorts. Ces profits furent réalisés à grand prix pour le Japon par contre car en plus de tous les emplois perdus par la fermeture des compagnies telles Sogo, le gouvernement japonais dû débourser entre 4000 et 5000 milliards de yen pour reprendre les mauvaises dettes de Shinsei à cause de la clause de garantie de défauts et pire encore, les profits réalisés étaient à l’abri de taxes et impôts du gouvernement japonais de par l’utilisation d’un partenariat d’investissement étranger.


The Empire in Africa – Trailer

25 11 2007

The rebels who started the civil war in Sierra Leone 15 years ago wanted only one thing: to reclaim the richness of the country from foreign corporations in order to end the exploitation of its people. In response, the international community decided to wage a war on this country, with bombs, executions, torture, rigged elections and manipulation of the international media. This created one of the worst humanitarian disasters of the 20th century.

http://www.theempireinafrica.com/ 

CHRONOLOGY OF A DISASTER: SIERRA LEONE

  • The area, now known as Sierra Leone was populated by the Temne people when the first Portuguese navigator arrived in 1460. The name Sierra Leone refers to the shape of the mountain, which can be seen when arriving at the coast, which looks like a lion.
  • Slave trade started around 1500.
  • Around 1550, a large number of Mande people came from Liberia and found refuge in the southern part of what is now Sierra Leone.
  • In the 19th century, formers slaves, freed from their North American masters, were repatriated to Africa and brought to Sierra Leone where they founded the free colony of ‘Freetown’. By 1865 more than 50,000 former slaves had been brought to Freetown.
  • In 1896, the British government declared Sierra Leone a British protectorate to counter the progression of the French in West Africa.  In 1898, the British government imposed  a ‘hut tax’ to generate revenues for the expenses incurred in the management of the colony.
  • In 1908 the British government established a naval base in Freetown, securing their claims.
  • In 1961 Sierra Leone was recognized as an independent country and a prime minister was “appointed” by the British Consul. Over the next three decades, several coups and counter-coups followed between the pro-western interests who controlled the majority of the Sierra Leonean economy and the Pan-Africanist forces who wanted Africa to be returned to the Africans.
  • The pro-western interests won, establishing a one party rule under the dictator Siaka Stevens  and the other dictator Joseph Saidu Momoh who succeeded the former in 1986.  These men secured the control of the economy for the pro-western interests.
  • Although Sierra Leone is a very rich country, the foreign corporations continue to export all the profits from the exploitation of the country’s natural resources (diamonds, minerals, agriculture, tourism, etc.) abroad, leaving the country on the brink of starvation.
  • In response to this situation, a group of men take up arms to fight the foreigners and their puppets who run the country, in order to take back the wealth for the people of Sierra Leone.  The rebel group is the RUF or Revolutionary United Front.
  • In July 1991 the rebels of the RUF control 1/5th of the country. They terrorize civilians, accusing them of supporting a system that exploits them. Their motto is; “No More Slaves, No More Masters. Weapons to the People. Power and Wealth to the People.” They meet a weak resistance of the Sierra Leone army.
  • In 1993, a peace-keeping force was created by ECOWAS (The Union of West African States) and financed by the UN to intervene against the rebels.  Thousands of Nigerian soldiers were sent into Sierra Leone to be part of such peace effort.
  • The deterioration of conditions within the Army and the realization of the rebels’ motives forces the soldiers to join the rebels.
  • Starting in 1995, the pro-westerners create an independent militia known as Kamajor to protect their rights and fight the rebellion. The Kamajors brutally spread the war throughout the country.
  • By October of the same year, the RUF troops are now in control of one-third of the country and advance towards the capital, Freetown. A large portion of the regular army has joined the rebels in the field.
  • The government is completely inefficient and relies more than ever on the 2000 Nigerians based in Sierra Leone. In order to support them, it hires the South African mercenaries of “Executive Outcomes,” a company that specializes in commando operations. They are paid through diamond mine concessions.
  • January 1996: Based on the total inefficiency of the government and the degradation of the country, Corporal General Julius Maada-Bio seizes power in a coup d’état. He is convinced of the need to share the power with the RUF and obtains a cease-fire. The international community adamantly opposes this partnership with the RUF, since the RUF’s politics are opposed to the interests of the western world. The international community imposes an election while the country is in the middle of a brutal civil war which will clearly prevent people from being able to vote.
  • Seeing it as a maneouver from the international community, the RUF refuses the idea of election until peace is restored in the country. Despite the extreme violence, which followed the announcement of the elections, an electoral commission is put in place by the UN. The international community chooses Hamad Tejan Kabbah, a former U.N. executive, as its candidate, in order to protect their interests, as is now the case in several third-world countries.
  • March 15, 1996: Ahmad Tejan Kabbah wins the election.
  • Independent analysis of the polling results proved that the UN representatives manipulated the results in favor of Kabbah.
  • The hard line taken by President Kabbah, unleashes extreme violence between the different factions all over the country. Faced by such violence which starts to appear in mass media around the world the international community forces Kabbah to make peace with the RUF and the army.
  • February 1997: Despite RUF leader Foday-Sankoh’s signature of the peace agreement he is arrested and jailed with other RUF members and army officers. This is a political maneuver of President Kabbah and his allies to ignore the peace agreement, break the RUF rebellion and the resistance of the Sierra-Leone Army.
  • On May 25, 1997 the Sierra Leone Army leads a coup d’état and opens the prisons to free their men as well as the RUF members. They open the rice warehouses, which belong to private companies and humanitarian organizations and let starving people help themselves.
  • The head of the army frees Foday-Sankoh and names him second-in-command of the government of a unified A.F.R.C.(Sierra Leone army)  – RUF
  • Following the embargo imposed by ECOWASagainst the new government, the UN votes the Resolution 1132 on October 8, 1997. This resolution prevents trading of arms and oil with Sierra Leone. The ECOMOG bombard all ships transporting everything including food in contravention of the UN resolution also killing numerous civilians.
  • Over 200,000 people leave Freetown. The price of food increased astronomically and many families can only afford one meal per day. They cannot even count on humanitarian aid, which doesn’t reach Freetown anymore as ordered by President Kabbah and UK Ambassador, Peter Penfold.
  • President Kabbah, in exile, negotiates with a Thai banker. The banker will finance a counter coup d’état up to 10 million dollars in exchange for Sierra Leone diamond mining concessions estimated at 150 million dollars. On the suggestion of UK Ambassador Peter Penfold, mercenaries from Sandline, a sister company of Executive Outcomes, are put in charge of the operation.
  • February 1998: with the help of Sandline mercenaries, the ECOMOG forces launch an offensive to take back Freetown. Nigerian Alpha jets drop numerous cluster bombs, forbidden by international law, transforming entire cities into ghost towns.
  • The UN was questioned on this subject and answered that the embargo was not violated. However, two months later, Resolution # 1171 dated June 5, 1998 is passed. It specifies that the weapons embargo in Sierra Leone only applies to non-governmental forces, when it originally applied to all factions.
  • December 1998 – The rebels and the army have formally united as, The People’s Army, and are entering Freetown. They attack the ECOMOG troops forcing them to withdraw to one-third of the city.
  • The rebel rampage allows the government to continue its propaganda campaign. They try to blame the RUF soldiers for the violence, painting them as these new barbarians responsible for all the suffering of the Sierra Leone people.
  • The international community and President Kabbah’s government come under fire from the media, which publicizes amputations of civilians and the atrocities committed by the forces loyal to the government.
  • Fearing that the situation will worsen and the truth of the crisis will be revealed, Kabbah’s government is forced to sign a peace treaty and enforce it.
  • February 1999:  The ECOMOG forces are reinforced by troops from Mali. The rebels are violently expelled from Freetown. The confrontations leave 6000 dead and a devastated city.
  • July 1999:  President Kabbah goes to Lome in Togo to sign the peace treaty with Foday-Sankoh, who has been recently released and pardoned. This treaty includes the sharing of power with the RUF as it had been proposed in the past by Maada-Bio and Johnny-Paul Koroma. Kabbah’s government will include four ministers from the RUF. One of the first decisions imposed by them, will be the cancellation of mining licenses held by foreign companies.
  • May 2000: Foday Sankoh’s bodyguards together with UN peacekeepers fire on a crowd outside Foday Sankoh’s home. Kofi Annan declares Foday Sankoh personally responsible for the incident. President Kabbah order the arrest of all RUF hierarchy including ministers of his government in violation of the peace agreement.
  • Most of the RUF hierarchy die in prison from “unknown causes.”
  • May 2005: President Kabbah is still in power in Sierra Leone, the natural resources are still controlled by foreign companies and Sierra Leone is now the poorest country in the world.


IEDM: Idées pour enrichir le boss

19 11 2007




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