Boycott et Pétition contre Total et Chevron

17 11 2007

 

courriel reçu de avaaz.org:

Bonjour,

Nous rejoignons le boycott mondial des groupes Total et Chevron/Texaco jusqu’à ce qu’ils cessent d’injecter de l’argent dans le régime de la junte birmane. Nous ferons parvenir toutes ces signatures et ces commentaires à la direction de ces compagnies pétrolières pour être certains que nos voix seront entendues!

Signez cet engagement!


Signez cet engagement!

Loin de la une des journaux, la crise se poursuit en Birmanie – alimentée indirectement par des grands groupes internationaux comme Total ou Chevron/Texaco. Ces entreprises pétrolières ne se contentent pas d’injecter de l’argent dans la junte militaire : elles la soutiennent indirectement dans les capitales du monde entier. En tant que consommateurs qui donnons, pour beaucoup d’entre nous, de l’argent à ces entreprises pétrolières, nous avons la capacité de changer cette situation – et c’est même notre responsabilité.

Voulez-vous vous engager à rejoindre le boycott mondial de Chevron et Total? Le boycott durera jusqu’à ce que ces entreprises se retirent de Birmanie, ou jusqu’à ce que la junte amorce une authentique transition démocratique et libère ses prisonniers politiques – dont Aung San Suu Kyi. Nous remettrons les signatures et les commentaires (facultatifs) en mains propres aux cadres dirigeants de Chevron et de Total. Vous pouvez voir quelles sont les marques à boycotter dans votre pays, et vous engager en faveur du boycott en cliquant ici :

http://www.avaaz.org/en/burma_corporate

Le géant pétrolier français Total (qui possède aussi ELF et FINA) et le groupe Chevron basé aux Etats-Unis (qui détient aussi les marques Texaco, Caltex et Unocal) exploitent le gisement gazier de Yadana, au sud de la Birmanie, depuis le début des années 90. Le gisement de Yadana à lui seul rapporte à la junte une somme estimée à plus de 300 millions d’euros par an. La junte utilise cet argent pour maintenir son contrôle brutal tandis que la majorité de la population vit dans une grande pauvreté. Pour conserver cette source inépuisable de profit, Chevron et Total exercent des pressions importantes en Europe et aux Etats-Unis pour aller à l’encontre des gouvernements souhaitant introduire des mesures pour soutenir la transition démocratique en Birmanie.

Nous devons montrer aux entreprises Total et Chevron que, si elles continuent à protéger la dictature birmane, elles perdront leurs clients — par dizaines de milliers, par centaines de milliers, même par millions.

Si nous sommes suffisamment nombreux, nous pourrons pousser ces compagnies à changer de bord — et à jouer de leur influence en incitant le régime birman à réaliser les réformes démocratiques nécessaires.

Est-ce qu’un tel retournement est possible? Oui, si nous agissons tous ensemble. C’est pourquoi nous appelons au boycott international de Total et Chevron. L’engagement que vous pouvez signer consiste à : refuser d’acheter de l’essence dans les stations service appartenant à Total, Chevron, ELF, FINA, Texaco ou Caltex dans votre pays, et où que vous voyagiez.. Le boycott durera jusqu’à ce que la junte birmane amorce une transition démocratique authentique et libère tous les prisonniers politiques — dont Aung San Suu Kyi — ou bien jusqu’à ce que ces compagnies se retirent totalement du pays.

Vous pouvez ajouter votre nom et vous engager pour le boycott dès maintenant, cliquez ici :

http://www.avaaz.org/fr/burma_corporate

Nous sommes tous conscients de l’influence grandissante des entreprises mondiales, au delà des frontières. Mais aujourd’hui, Chevron et Total vont prendre conscience d’un pouvoir encore plus grand : celui des citoyens du monde. Aujourd’hui, nous, consommateurs et citoyens sans frontières, nous demandons que les droits du peuple birman soient pris en compte – et nos voix seront entendues.

Merci de votre engagement,

Ricken, Paul, Pascal, Graziela, Galit, Ben, Milena, Sarah, Iain – l’équipe d’Avaaz.

P.S. Chevron et Total se cachent souvent derrière l’argument que leur présence profite à la population birmane. Mais l’appel à boycotter Chevron et Total vient du peuple birman lui-même :

« Total est devenu le principal soutien du régime militaire birman »

— Aung San Suu Kyi
Prix Nobel de la paix



Image du jour: pétrole, consomation et production

12 11 2007

Pétrole



Les Danois(es) font partie des rares qui appuient les Birman(ne)s

3 11 2007

Voici une dépêche que je viens de trouver:

Le fonds national danois de retraite complémentaire a annoncé mardi qu’il allait vendre ses participations dans les compagnies pétrolières qui coopèrent directement avec la Birmanie, en accord avec les recommandations du gouvernement sur les sanctions contre la junte militaire de Rangoun. « Il s’agit entre autres d’actions du groupe pétrolier français Total » pour une valeur d’environ 920 millions de couronnes danoises (123,5 millions d’euros), a-t-il indiqué dans un communiqué. Le gouvernement danois s’est déclaré, le 5 octobre, favorable à une interdiction européenne d’importation du bois, de minéraux et de pierres précieuses de Birmanie ainsi que des investissements dans la compagnie pétrolière Myanmar Oil. L’UE a approuvé la semaine dernière le principe de nouvelles sanctions contre la Birmanie, incluant un embargo sur les bois et métaux birmans mais excluant les produits pétroliers.

Rappelons que Total (détenue en grande partie par les Desmarais et les Frère et qui utilise les services banquiers de BNP-Paribas) est complice dans l’esclavage des Birman(ne)s.



Certains opposants sont libérés au Myanmar

2 11 2007

repris de Radio-Canada:

Des bonzes du Myanmar

Photo: AFP/AFP

 

La junte birmane lance des messages contradictoires, à la veille de la visite de l’envoyé spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari.

En effet, les autorités ont limité sévèrement l’accès à Internet. Les utilisateurs birmans ne peuvent pas se connecter à des sites internationaux, pas plus qu’ils ne peuvent recevoir ou envoyer des courriels à l’étranger. Un responsable de l’entreprise d’État Myanmar Teleport a expliqué l’interruption d’Internet par une panne de « la passerelle de connexion ».

Lors des manifestations de masse emmenées par des bonzes fin septembre, la principale liaison par Internet avait alors été coupée, limitant considérablement la diffusion d’informations et d’images en provenance du Myanmar.

Mercredi, une nouvelle manifestation de moines bouddhistes s’était déroulée dans la localité de Pakokku, dans le centre du pays. Aucun incident n’a été signalé.

Cependant, plusieurs opposants ont été libérés ces derniers jours. Un porte-parole de la Ligue nationale pour la démocratie (LND), le parti de la dissidente Aung San Suu Kyi, a indiqué vendredi que 46 personnes avaient été libérées, principalement des membres du parti.

La semaine dernière, au moins 165 personnes ont été libérées, mais, selon la LND, des dizaines de membres du parti restent emprisonnés.

Persona non grata

L'envoyé spécial de l'ONU, Ibrahim Gambari.

Photo: AFP/Tengku Bahar

L’envoyé spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari.

Par ailleurs, le représentant des Nations unies au Myanmar, Charles Petrie, est prié vendredi de quitter le pays. Celui-ci avait dénoncé publiquement, le 24 octobre dernier, la situation au Myanmar.

M. Petrie avait dénoncé la pauvreté et les souffrances de la population en Birmanie, affirmant que les besoins de base n’étaient pas satisfaits dans ce pays pourtant riche en ressources naturelles.

La décision des autorités du Myanmar intervient la veille de la visite de l’envoyé spécial de l’ONU, Ibrahim Gambari. Il fera le point avec les autorités sur les libérations de détenus exigées par le Conseil de sécurité et sur les inquiétudes liées aux droits de l’homme, ainsi que sur le dialogue authentique requis entre la junte et Mme Suu Kyi.

Lors de sa précédente visite, M. Gambari s’était entretenu séparément avec le numéro un de la junte, Than Shwe, et avec Mme Suu Kyi.



La compagnie de Condi Rice et le Myanmar

16 10 2007

Condeleeza Rice était directrice de Chevron et Total est contrôlée par les Desmarais et leur Power Corporations et les Frère et leur compagnie Frère-Bourgeois. La banque de Total S.A. est BNP-Paribas.


Cliquez ici pour voir le vidéo si vous ne voyez pas le vidéo ci-haut.



Divide et impera: la stratégie au Soudan de l’Empire romain aux pétrolières occidentales

9 10 2007

Néron Kouchner

Ça fait un certain temps que je n’ai pas parlé du Soudan, donc parlons-en, voici un nouveau billet dans la suite des précédents: 1 2 3 4 5 6 7

Du temps de l’Empire romain, l’énergie avec laquelle tout fonctionne, de la machine de guerre aux grands travaux publics en passant par le transport (la galère) est humaine, principalement des esclaves. Ces esclaves sont obtenus par la conquête. L’économie romaine reposait donc entièrement sur la conquête, dès que la croissance de la conquête s’est mise à stagner et l’entrée d’énergie (les esclaves et aussi la nourriture car l’Italie s’était beaucoup dépeuplée, les jeunes hommes étant déployés aux frontières et la grande concentration de la propriété des terres faisait en sorte que ces dernières n’étaient pas utilisée à pleine capacité et l’Italie était très dépendante de l’Égypte pour se nourrir) s’est conséquemment mise à diminuer, l’Empire a rapidement amorcer une décente dont il ne s’est jamais remis. Mais revenons à nos moutons, en 30 av. J.-C. C. Cornelius Gallus soumet le royaume de Koush (l’actuel Soudan) romain ce qui lui permet surement de faire le pleins d’énergie et de ramener plusieurs esclaves à Rome. Dix ans plus tard par contre le Royaume Koush s’affranchit du joug romain et ne sera plus jamais sous son emprise, et pas parce que Rome n’aura pas essayé. Néron, 80 ans plus tard voulait envahir le Royaume de Koush de nouveau. Sa stratégie? Semer la division. Il meurt toute fois en l’en 68 ce qui met fin à sa campagne.

Près de deux millénaire plus tard, Chevron, compagnie de Condeleeza Rice, ministre des Affaires étrangère étasunienne, en 1974, et Total S.A. pétrolière française contrôlée par les familles Demarais et Frère avec l’aide de leur sociétés respectives Power Corporation et Frère-Bourgeois en étroite collaboration avec BNP-Paribas, en 1980, s’établirent au Soudan pour en exploiter le pétrole et rapatrier cette énergie des temps «modernes». Vers 1990 les deux compagnies fuient le Soudan pour cause de guerre civile (en effet les habitants du sud Soudan et du Darfour, où ce trouve le pétrole, ne sont guère heureux de voir ces compagnies partir avec leur richesses naturelles sans recevoir la moindre compensation). Entre temps Chevron va même vendre les droits de ses concessions mais en profitera pour construire un oléoduc de l’Atlantique au Tchad, voisin du Soudan qui contient aussi du précieux carburant mais en moindre quantité. Maintenant qu’un semblant de paix est revenu, ces deux pétrolières veulent revenir. Mais, dans les conditions actuelle, s’il y a une vraie paix, c’est la Chine, aura la majorité de ressources pétrolières du pays ce que ces deux pétrolières ne veulent guère. Que faire? Suivre l’exemple de Néron avant eux qui était venu chercher de l’énergie lui-aussi: divide et impera. Et c’est là que notre bon ami, Kouchner, ancien consultant de Total au Myanmar (oui, vous avez bien lu, au Myanmar, il fut chargé de blanchir les atrocités de Total dans cette affreuse dictature) fait son entrée au secours des pauvres pétrolières. Kouchner pousse pour des sanctions sur le Soudan et menace Khartoum d’une invasion «humanitaire» de l’ONU ou de la France afin de pouvoir faire chantage et dicter les termes de la paix entre les rebelles et Khartoum. Kouchner a deux instruments pour ce faire, le premier est une ONG qu’il aida à fonder, le Collectif Urgence Darfour (utilisé à des fins de propagandes pour des sanctions contre Khartoum), et le deuxième est qu’il est ministre des Affaires étrangères de la France. La paix qu’il veut? Une paix qui divise, une paix qui sépare les champs pétroliers de Khartoum et les divisent en deux plus petits morceaux plus facile à contrôler. Un tel arrangement aura le double avantage d’automatiquement retirer les champs pétroliers à la Chine qui a signé ses contrats avec Khartoum, or comme les champs ne seront plus sous le contrôle de Khartoum les contrats déjà signés par la chine seront nuls. Cette paix, elle a déjà été signée en 2005! Cette paix, déjà signée en 2005, prévoie des élections en 2008-2009, de quoi distraire le gouvernement à Khartoum. Un référendum sur l’indépendance du Darfour (une des deux régions pétrolières) en 2010, référendum surement aussi indépendant que les élections en Afghanistan et en 2011 un référendum sur l’indépendance du sud Soudan. On peut être certains que «l’occident» s’assurera que les gens de ces deux régions voteront du bon bord, surtout qu’à présent ils n’ont aucune raison de ne pas écouter ceux qui les abritaient lors de leur conflit avec Khartoum (en effet l’armé française est actuellement collé sur la frontière entre le Darfour et le Tchad du côté Tchad protégeant les bases arrières des rebelles au Tchad). Je crois donc m’être trompé dans mes articles antérieurs, le Canada et l’Europe ne cherchent pas à renverser le régime en place à Khartoum, seulement lui retirer son pétrole ce qui est beaucoup plus humanitaire… Notons aussi que grâce à l’oléoduc de Chevron, après la division du Soudan il ne sera pas du tout nécessaire de faire affaire avec Khartoum, le pétrole pourra être acheminer directement à l’océan Atlantique. Cela a aussi l’avantage d’éviter la région du Proche Orient. Le Canada et l’Europe (France) ne cherche dont pas a renverser le régime, ils gardent simplement la pression sur Khartoum afin de veiller à la bonne exécution de leur plan.

Cette sage et ancienne méthode de diviser pour régner a été utilisée très souvent récemment par «l’occident», pensons à l’ancienne Yougoslavie, ou encore mieux, au vote il quelque jour au Sénat étasunien de diviser l’Iraq en trois parties. L’iraq entière semble trop réticente à passer la loi sur le pétrole écrite par l’industrie pétrolière et sur laquelle les États-Unis insistent. La région Kurde d’Iraq elle a été beaucoup plus accommodante envers les demandes étasunienne. Peut-être une région Chi’ite ou une région Sunnite serait tout aussi accommodante …

sources: 1 2 3



Total au banc des accusés

1 10 2007

Comme vous pouvez le voir dans le «flux des nouvelles» à droite, la Belgique reprend son procès de Total pour ses activités d’esclavage au Myanmar. Voici ce qu’on peut trouver sur TrialWatch à propos des procès passés de Total au Myanmar:

Thierry Desmarest

contexte : Birmanie (Myanmar) Recherche
lieu du procès : Belgique Recherche
statut : Inculpé
description du statut : Accusé en 2002 en Belgique de complicité pour crimes contre l’humanité au Myanmar; procédure en cours
fonction : Directeur de TOTAL EXPLORATION COMPANY de 1992 à 1999, responsable de la partie stratégique du projet de pipeline dans la région de Yadana au Myanmar
faits procédure légale
Thierry Desmarest est né le 18 décembre 1945. Il a obtenu ses diplômes de l’Ecole Polytechnique en 1966 et de l’Ecole Nationale Supérieure des Mines en 1970. Depuis 1981 il a occupé plusieurs postes au sein de TOTAL EXPLORATION PRODUCTION, jusqu’à ce qu’il en soit finalement nommé Président en 1989. La même année il est aussi entré dans la direction de la compagnie. Après que TOTAL ait fusionné avec Petrofina en 1999 (Totalfina), Thierry Desmarest a prit la tête de la direction administrative et est devenu le Président Directeur Général de Totalfina. En 2000 Totalfina a fusionné avec Elf Aquitaine (TotalFinaElf) et Desmarest a de nouveau été élu à la tête de la direction administrative et nommé PDG.En tant que directeur de TOTAL EXPLORATION PRODUCTION (1989-95), Desmarest était en charge du projet de pipeline Yadana, et donc de l’entièreté de la partie stratégique des opérations de TOTAL au Myanmar. Dans la région de Tenasserim, la sécurité du projet de pipeline avait été assignée aux bataillons de l’armée birmane. Bien que TOTAL et sa direction auraient été au courant des fréquentes et systématiques violations des droits de l’homme perpétrées par ces bataillons, ils sont suspectés de leur avoir donné un soutien moral, financier, logistique et militaire.

Desmarest est accusé d’avoir personnellement signé des contrats avec les généraux birmans à Rangoon le 10 septembre 1994. Plusieurs rapports d’organisations de droits de l’homme, témoignages de victimes de travail forcé ainsi que des documents internes de TOTAL seraient des preuves que TOTAL et sa direction étaient au courant des crimes que leurs partenaires militaires commettaient.

Il est par ailleurs allégué que TOTAL aurait payé des compensations à 463 victimes de travail forcé entre décembre 1995 et janvier 1996; ceci démontrerait qu’ils étaient clairement au courant du sérieux de la situation.

Les crimes contre l’humanité perpétrés par les forces de sécurité sont considérés comme ayant eu le soutien de TOTAL; la compagnie serait ainsi complice de ces crimes.

Hervé Madeo

contexte : Birmanie (Myanmar) Recherche
lieu du procès : Belgique Recherche
statut : Inculpé
description du statut : Accusé en 2002 de complicité de crimes contre l’humanité au Myanmar. Accusé en Belgique en 2002 pour emprisonnement illégal pendant la construction du pipeline
fonction : Directeur de TMEP (1992-1999), responsable de la gestion du projet de pipeline dans la région de Yadana au Myanmar
faits procédure légale
Hervé Madeo est un citoyen français. En tant que directeur de TOTAL MYANMAR EXPLORATION PRODUCTION (1992-1999), Madeo était responsable des opérations de TOTAL en territoire birman. Il a ainsi été impliqué dans un projet de pipeline dans la région de Yadana. Dans la région de Tenasserim, des bataillons militaires étaient responsables de la sécurité du projet de pipeline. Bien que TOTAL et sa direction auraient été au courant des fréquentes et systématiques violations des droits de l’homme perpétrées par ces bataillons, ils sont suspectés de leur avoir donné un soutien moral, financier, logistique et militaire.Il est dit que plusieurs rapports d’organisations de droits de l’homme, témoignages de victimes de travail forcé ainsi que des documents internes de TOTAL prouvent que TOTAL et sa direction étaient pleinement au courant des crimes que leurs partenaires militaires commettaient.

Par exemple, Madeo aurait été informé de manière répétée et personnelle par la direction de UNOCAL des risques de travail forcé. Il est par ailleurs allégué que TOTAL aurait payé des compensations à 463 victimes de travail forcé entre décembre 1995 et janvier 1996; ceci démontrerait qu’ils étaient clairement au courant du sérieux de la situation. Les crimes contre l’humanité perpétrés par les forces de sécurité sont considérés comme ayant eu le soutien de TOTAL; la compagnie serait ainsi complice de ces crimes.

 
faits procédure légale
Le 25 juin 2002, Hervé Madeo et Thierry Desmarest (voir ‘ramifications’) ont fait l’objet d’une plainte pénale à Bruxelles par quatre victimes de violations de droits de l’homme au Myanmar. Celles-ci ont accusé Madeo de participation à des crimes contre l’humanité. Selon les plaignants, Madeo est accusé de complicité pour crimes contre l’humanité, perpétrés au Myanmar par les bataillons militaires qui étaient chargés de la sécurité du projet de pipeline.Le 5 août 2003, des pressions diplomatiques et économiques ont obligé les législateurs belges à modifier la loi de compétence universelle de 1993: toutes les plaintes déposées depuis dix ans dû être examinées par la Cour de cassation, et seules celles dont les poursuites correspondaient encore aux critères de la nouvelle législation ont continué à être traitées.

Le 5 mai 2004, la Cour de cassation qui examinait les dossiers sur les abus des droits de l’homme au Myanmar, a sollicité de la Cour d’arbitrage qu’elle réponde à la question préliminaire suivante: n’est-il pas discriminatoire et donc contraire à la
Constitution belge de priver subitement le réfugié reconnu et résident en Belgique d’un recours qu’il avait valablement introduit devant les juridictions belges ?

Le 13 avril 2005 la Cour d’arbitrage a répondu à cette question par l’affirmative: selon la Convention sur le statut des réfugiés de 1951, un réfugié a droit au même accès aux tribunaux qu’un citoyen de l’Etat en question (art. 16). Du fait que l’un des plaignants est un réfugié reconnu, l’affaire doit être traitée de la même manière que pour un citoyen belge.

Toutefois, le 29 juin 2005, et malgré cet avis, la Cour de cassation belge a jugé la plainte contre TOTAL irrecevable, mettant ainsi fin aux poursuites en Belgique.

Le 21 avril 2006, la Cour d’arbitrage, sur recours des plaignants, a annulé le jugement du 29 juin 2005. Cet arrêt devrait conduire à la reprise de l’instruction dans ce dossier.

 
faits procédure légale
Au mois d’août 2002 deux citoyens birmans (l’un d’eux avait 13 ans au moment des faits), victimes de travail forcé dans le cadre du projet de pipeline birman, ont intenté une action auprès des tribunaux français. Ils accusent l’entreprise française TOTAL d’emprisonnement illégal. L’affaire est dirigée contre Thierry Desmarest et Hervé Madeo (cf. «ramifications»).Dans leurs témoignages, les plaignants expliquaient comment ils ont été forcés de quitter leurs villages et de vivre et travailler à coté du pipeline. Ils ont aussi donné des informations au sujet de la conduite des bataillons militaires birmans sur le terrain (aussi appelés bataillons „TOTAL“) ainsi qu’au sujet de la violence physique et verbale qui prévalait là-bas. Les plaignants prétendent que la direction de TOTAL était pleinement au courant de la situation.

Parmi les charges déposées contre la direction de TOTAL et leurs représentants locaux, il y avait le recrutement et le payement des bataillons de l’armée birmane, ce qui a promulgué le travail forcé sur le projet du pipeline.

Au mois d’octobre 2002, un magistrat français a commencé à examiner les possibles charges pour emprisonnement illégal pendant la construction du pipeline au Myanmar.

Les premiers témoins on été entendus et les victimes ont pris part aux procédures judiciaires.

Au mois d’octobre 2003, les personnes responsables pour le projet de pipeline birman ont été entendues par le magistrat en charge.

Le 11 janvier 2005, la Cour de Nanterre a décidé que la procédure allait continuer.



Sarkozy met un cure-dent dans les roues de Total

28 09 2007

Lacrymo MyanmarGrâce à la pression des média et des citoyen(ne)s, Sarkozy a sommé toutes les sociétés françaises, et nommément Total, de geler tous investissements au Myanmar (cela ne semble pas avoir force de loi et c’est surement temporaire mais c’est déjà un début). C’est plus symbolique qu’autre chose et tous ce tapage à propos d’ajouter des sanctions n’est évidemment que pétage de broue mais peut-être, avec assez de pressions, Sarkozy sera-t-il forcé de forcer Total à quitter le Myanmar. Si cela arrive, alors la Junte s’effondre de suite.

Par ailleurs, Amnistie Internationale a elle aussi commencé une pétition en ligne que vous pouvez signer en cliquant ici.

Ci-bas un téléjournal récent (Bernars Kouchner a été engagé par Total pour légitimer sa présence au Myanmar, voir liens en-dessus du vidéo):


Birmanie Total Kouchner
envoyé par inet
http://birmanie.total.com/fr/controverse/p_4_4.htmhttp://birmanie.total.com/fr/publications/rapport_bkconseil.pdfhttp://www.fidh.org/spip.php?article357Et voici un vidéo japonais montrant la mort d’un journaliste japonais tué par la Junte (double-cliquez dessus s’il affiche une erreur):


Et voici un vidéoreportage en directe des rues de Yangoun d’Aljazira:



Appuyez les manifestants birmans

26 09 2007

Cliquez ici pour signer une pétition appuyant les manifestants birmans destinée au conseil de sécurité de l’ONU.



La cupidité de Total amènera-elle la chute des dictateurs sanguinaires qu’elle soutient?

25 09 2007

À la mi-août la junte militaire qui contrôle le Myanmar (Birmanie) a augmenté le prix du pétrole de 500%. Le pétrole du Myanmar est exploité par Total S.A.(et Cheveron la compagnie de Condeleeza Rice) (Total est détenue en partie par Power Corporation et Paul Desmarais Jr siège sur le Conseil d’administration de Total). Serait-ce une demande de Total, pour augmenter ses profits au détriment des birman(ne)s déjà (littéralement) esclaves de cette Junte militaire qui ne saurait se maintenir sans l’aide de Total? En tout cas ça en a été assez de la patience des birman(ne)s, à commencé par les moines bouddhistes. Mais aujourd’hui la junte à envoyer l’armé pour encercler les manifestants. Va-t-elle réprimer ces manifestations pacifiques dans le sang comme elle l’a déjà fait en 1988 où l’armé avait massacré au dessus de 3000 personnes? Pour l’instant la junte se contente de payer des bandes de voyous pour attaquer violemment les manifestants.

sources: FT Reuters



Burma: the UK connection

27 08 2007



Myanmar: un génocide financé par Total

27 08 2007

The image “http://www.birmanie.net/images/pasdimpunite.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.La junte militaire qui gouverne le Myanmar doit être le régime le plus sanguinaire sur la planète à l’heure actuelle. Ce régime est financé par le tourism mais surtout par la gentille pétrolière française Total (Total-Fina-Elf).

Voici quelques vidéos sur le régime:

The image “http://www.birmanie.net/birma/images/char.gif” cannot be displayed, because it contains errors.Voici un article de Solidaires sur le sujet:Les peuples birmans vivent depuis plus de vingt ans sous le joug d’une dictature militaire. A la fin des années 80, la junte est contrainte d’organiser des élections qu’elle pense pouvoir remporter. Les urnes donnent 80% des suffrages à l’opposition. La junte refuse le résultat démocratique et lance une féroce répression des militants de l’opposition démocratique, emprisonnés par milliers. La plus connue d’entre eux, Aung San Suu Kyi, est devenue entre temps Prix Nobel de la Paix.
C’est dans ce contexte qu’au début des années 90 commence l’exploitation d’un
gisement de gaz dans le golfe de du Martaban. La compagnie d’Etat MOGE s’associe
avec Total pour exploiter ce gisement et construire un pipeline qui doit acheminer
le gaz en Thaïlande, principal client. La construction du pipeline s’effectue
sous protection de l’armée qui déplace de force des villages et des populations
entières, emploie des travailleurs forcés pour débroussailler. Une série de violations
de droits de l’Homme que Total ne pouvait ignorer, auxquelles s’ajoutent les exactions des soudards de l’armée birmane, exécutions, viols …
Cette situation inacceptable est dénoncée depuis plusieurs années par les associations de défense des Droits de l’Homme. C’est l’opposition birmane elle-même qui réclame le départ de Total de Birmanie, car c’est cette présence qui offre à la junte ses principales ressources fiscales, qui lui a permis de doubler la taille de son armée.
Cette dénonciation n’est pas sans affecter Total. La multinationale a déployé des
efforts considérables pour tenter de redorer son image de marque : un site Internet
entier consacré à justifier sa présence en Birmanie, l’achat des services de Bernard
Kouchner qui a commis un rapport visant à dédouaner Total…
En réalité, les « investissements » humanitaires de Total profitent bien plus aux soldats
et à leurs familles qu’aux populations locales.
La Campagne « Total pollue la démocratie, stoppons le totalitarisme » est relancée
en France par un collectif constitué de la Ligue et de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH et LDH), France Libertés, Agir Ici, Info Birmanie, auxquels s’est associé SUD Chimie. Des initiatives seront proposées dans les semaines à venir.
L’objectif : obtenir le retrait de Total de Birmanie Pour Sud Chimie, la lutte quotidienne pour défendre les intérêts des salariés ne peut ignorer les conditions dans lesquelles les trusts multinationaux accumulent leurs profits. Nous regrettons que les autres syndicats existant dans le groupe Total n’aient pas osé s’associer
à cette campagne. A travers la mise en évidence de la responsabilité de Total en Birmanie, nous considérons que c’est l’ensemble des pratiques des compagnies pétrolières en Afrique et en Amérique Latine qui sont ainsi dénoncées : soutien à des régimes dictatoriaux et corrompus, violente répression antisyndicale comme en Colombie, pollutions ou risque de pollution autorisation de mise en exploitation des réserves d’Alaska… Au-delà, ce sont les pratiques des multinationales à travers le Monde qui sont montrées du doigt : exploitation des enfants, droits de l’homme bafoués, conditions de travail inhumaines, destruction de l’environnement… Plus que jamais, un autre Monde est possible et nécessaire. Un autre Monde dans lequel l’Homme ne sera plus asservi par la puissance économique, mais dans lequel au contraire l’économie sera mise au service du bienêtre et de l’épanouissement de tous et toutes, de chacun et chacune.

Pour en savoir plus …
Sud Chimie Pharma (Solidaires dans la Chimie) : 06 83 16 58 26
Sur Total en Birmanie : www.fidh.org
Sur les pratiques des multinationales : www. forumcitoyenpourlarse.org
Et voici un livre parlant de la situation:

Birmanie TOTALitaire - Cliquez pour voir la couv en grand
La dictature instaurée en Birmanie par le général Ne Win en 1962 est l’une des plus criminelles du monde. La France travaille pourtant avec la Birmanie. Total, impliquée dans l’exploitation du travail forcé des paysans birmans aussi bien que dans le blanchiment d’argent depuis 1994, est le principal soutien du régime. C’est avec Total que l’État birman, premier producteur mondial d’héroïne, qui n’hésite pas à recourir au viol massif des droits de l’homme pour réprimer l’opposition, trouve sa plus importante source de devises légales.
Ce livre est une plongée au pays de l’horreur – une horreur contemporaine.

Qu’est-ce qu’une dictature aujourd’hui ? Le texte d’Alan Clements décrit
l’horreur à l’état brut.
Ce petit livre au vitriol dénonce aussi la politique de la France en
Birmanie. Dictature terrifiante, le régime birman se fonde sur l’exploitation
à grande échelle du marché de l’héroïne.
Les généraux de Rangoon se sont mis au ban des nations en réprimant
sauvagement le soulèvement populaire de 1988, puis en ne
reconnaissant pas les résultats des élections de 1990 et en assignant à
résidence le leader de l’opposition, prix Nobel de la Paix, Aung San Suu
Kyi.
C’est dans ce contexte que la diplomatie française s’est portée à leur
secours. Total est devenu le premier investisseur étranger en Birmanie.
L’industrie du tourisme français a de même été encouragée aux pays des
mille pagodes.
Ainsi les dictateurs narco-trafiquants se sont vus offrir des sources de
devises qui leur permettent de blanchir l’argent de la drogue, leur
principale source de financement.
Dénoncé récemment par le gouvernement belge, Total, compromis
également dans l’exploitation du travail forcé, bénéficie toujours du
soutien inconditionnel du gouvernement français, malgré le rapport
accusateur de la mission d’information parlementaire sur les activités
petrolières, en 1999.
C’est ce scandale majeur de la République qui est ici mis en lumière.

« La Birmanie et son régime actuel, une narcojunte à l’état brut, exercent
depuis leur avènement, 1988, sur certains secteurs politiques,
économiques et affairistes français une véritable fascination. Cet
engouement pour un régime que toutes les démocraties s’accordent à
trouver infréquentable est, depuis une dizaine d’années, encouragé en
haut lieu, du Quai d’Orsay au […] Medef, en passant par l’Élysée, où le
président Chirac s’est lui-même fait publiquement le chantre de
l’investissement du pétrolier Total en Birmanie . »
Francis Christophe

Pour en savoir plus, visitez ce site Internet.



Tourisme au Myanmar: l’esclavage des Birman(ne)s

27 08 2007




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