Le Franc CFA: piller l’Afrique sans laisser de traces.

7 03 2008

repris de OCNUS:

Par Dr. Gary K. Busch 22/2/08

L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains ( Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

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La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans une « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des Etats membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des Etats africains.

Cela rend impossible pour les Etats Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des Etats africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

Comment Cela est-il Arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits Etats nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux Etats dans les secteurs des finances et de l’Economie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta(actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Education, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, la France a la priorité dans l’acquisition de ces « matières premières classés comme stratégiques ». En effet, selon l’article 2 de l’accord, ‘la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire ( et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 :
« Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant ( en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des Etats Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblé Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africain », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, le puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises. Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L’Impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes—manque de compétition ; dépendance de l’Economie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’ « Aide3 française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

Source:Ocnus.net 2007



Appérçus de la Françafrique

15 02 2008

NOIR SILENCE, FX Verschave JT
envoyé par sur_vivant


trafic d’armes itw verschave
envoyé par sur_vivant



Thomas Sankara et la Françafrique

7 12 2007



Film de la semaine: Le Franc CFA contre l’Afrique

1 12 2007



The Empire in Africa – Trailer

25 11 2007

The rebels who started the civil war in Sierra Leone 15 years ago wanted only one thing: to reclaim the richness of the country from foreign corporations in order to end the exploitation of its people. In response, the international community decided to wage a war on this country, with bombs, executions, torture, rigged elections and manipulation of the international media. This created one of the worst humanitarian disasters of the 20th century.

http://www.theempireinafrica.com/ 

CHRONOLOGY OF A DISASTER: SIERRA LEONE

  • The area, now known as Sierra Leone was populated by the Temne people when the first Portuguese navigator arrived in 1460. The name Sierra Leone refers to the shape of the mountain, which can be seen when arriving at the coast, which looks like a lion.
  • Slave trade started around 1500.
  • Around 1550, a large number of Mande people came from Liberia and found refuge in the southern part of what is now Sierra Leone.
  • In the 19th century, formers slaves, freed from their North American masters, were repatriated to Africa and brought to Sierra Leone where they founded the free colony of ‘Freetown’. By 1865 more than 50,000 former slaves had been brought to Freetown.
  • In 1896, the British government declared Sierra Leone a British protectorate to counter the progression of the French in West Africa.  In 1898, the British government imposed  a ‘hut tax’ to generate revenues for the expenses incurred in the management of the colony.
  • In 1908 the British government established a naval base in Freetown, securing their claims.
  • In 1961 Sierra Leone was recognized as an independent country and a prime minister was “appointed” by the British Consul. Over the next three decades, several coups and counter-coups followed between the pro-western interests who controlled the majority of the Sierra Leonean economy and the Pan-Africanist forces who wanted Africa to be returned to the Africans.
  • The pro-western interests won, establishing a one party rule under the dictator Siaka Stevens  and the other dictator Joseph Saidu Momoh who succeeded the former in 1986.  These men secured the control of the economy for the pro-western interests.
  • Although Sierra Leone is a very rich country, the foreign corporations continue to export all the profits from the exploitation of the country’s natural resources (diamonds, minerals, agriculture, tourism, etc.) abroad, leaving the country on the brink of starvation.
  • In response to this situation, a group of men take up arms to fight the foreigners and their puppets who run the country, in order to take back the wealth for the people of Sierra Leone.  The rebel group is the RUF or Revolutionary United Front.
  • In July 1991 the rebels of the RUF control 1/5th of the country. They terrorize civilians, accusing them of supporting a system that exploits them. Their motto is; “No More Slaves, No More Masters. Weapons to the People. Power and Wealth to the People.” They meet a weak resistance of the Sierra Leone army.
  • In 1993, a peace-keeping force was created by ECOWAS (The Union of West African States) and financed by the UN to intervene against the rebels.  Thousands of Nigerian soldiers were sent into Sierra Leone to be part of such peace effort.
  • The deterioration of conditions within the Army and the realization of the rebels’ motives forces the soldiers to join the rebels.
  • Starting in 1995, the pro-westerners create an independent militia known as Kamajor to protect their rights and fight the rebellion. The Kamajors brutally spread the war throughout the country.
  • By October of the same year, the RUF troops are now in control of one-third of the country and advance towards the capital, Freetown. A large portion of the regular army has joined the rebels in the field.
  • The government is completely inefficient and relies more than ever on the 2000 Nigerians based in Sierra Leone. In order to support them, it hires the South African mercenaries of “Executive Outcomes,” a company that specializes in commando operations. They are paid through diamond mine concessions.
  • January 1996: Based on the total inefficiency of the government and the degradation of the country, Corporal General Julius Maada-Bio seizes power in a coup d’état. He is convinced of the need to share the power with the RUF and obtains a cease-fire. The international community adamantly opposes this partnership with the RUF, since the RUF’s politics are opposed to the interests of the western world. The international community imposes an election while the country is in the middle of a brutal civil war which will clearly prevent people from being able to vote.
  • Seeing it as a maneouver from the international community, the RUF refuses the idea of election until peace is restored in the country. Despite the extreme violence, which followed the announcement of the elections, an electoral commission is put in place by the UN. The international community chooses Hamad Tejan Kabbah, a former U.N. executive, as its candidate, in order to protect their interests, as is now the case in several third-world countries.
  • March 15, 1996: Ahmad Tejan Kabbah wins the election.
  • Independent analysis of the polling results proved that the UN representatives manipulated the results in favor of Kabbah.
  • The hard line taken by President Kabbah, unleashes extreme violence between the different factions all over the country. Faced by such violence which starts to appear in mass media around the world the international community forces Kabbah to make peace with the RUF and the army.
  • February 1997: Despite RUF leader Foday-Sankoh’s signature of the peace agreement he is arrested and jailed with other RUF members and army officers. This is a political maneuver of President Kabbah and his allies to ignore the peace agreement, break the RUF rebellion and the resistance of the Sierra-Leone Army.
  • On May 25, 1997 the Sierra Leone Army leads a coup d’état and opens the prisons to free their men as well as the RUF members. They open the rice warehouses, which belong to private companies and humanitarian organizations and let starving people help themselves.
  • The head of the army frees Foday-Sankoh and names him second-in-command of the government of a unified A.F.R.C.(Sierra Leone army)  – RUF
  • Following the embargo imposed by ECOWASagainst the new government, the UN votes the Resolution 1132 on October 8, 1997. This resolution prevents trading of arms and oil with Sierra Leone. The ECOMOG bombard all ships transporting everything including food in contravention of the UN resolution also killing numerous civilians.
  • Over 200,000 people leave Freetown. The price of food increased astronomically and many families can only afford one meal per day. They cannot even count on humanitarian aid, which doesn’t reach Freetown anymore as ordered by President Kabbah and UK Ambassador, Peter Penfold.
  • President Kabbah, in exile, negotiates with a Thai banker. The banker will finance a counter coup d’état up to 10 million dollars in exchange for Sierra Leone diamond mining concessions estimated at 150 million dollars. On the suggestion of UK Ambassador Peter Penfold, mercenaries from Sandline, a sister company of Executive Outcomes, are put in charge of the operation.
  • February 1998: with the help of Sandline mercenaries, the ECOMOG forces launch an offensive to take back Freetown. Nigerian Alpha jets drop numerous cluster bombs, forbidden by international law, transforming entire cities into ghost towns.
  • The UN was questioned on this subject and answered that the embargo was not violated. However, two months later, Resolution # 1171 dated June 5, 1998 is passed. It specifies that the weapons embargo in Sierra Leone only applies to non-governmental forces, when it originally applied to all factions.
  • December 1998 – The rebels and the army have formally united as, The People’s Army, and are entering Freetown. They attack the ECOMOG troops forcing them to withdraw to one-third of the city.
  • The rebel rampage allows the government to continue its propaganda campaign. They try to blame the RUF soldiers for the violence, painting them as these new barbarians responsible for all the suffering of the Sierra Leone people.
  • The international community and President Kabbah’s government come under fire from the media, which publicizes amputations of civilians and the atrocities committed by the forces loyal to the government.
  • Fearing that the situation will worsen and the truth of the crisis will be revealed, Kabbah’s government is forced to sign a peace treaty and enforce it.
  • February 1999:  The ECOMOG forces are reinforced by troops from Mali. The rebels are violently expelled from Freetown. The confrontations leave 6000 dead and a devastated city.
  • July 1999:  President Kabbah goes to Lome in Togo to sign the peace treaty with Foday-Sankoh, who has been recently released and pardoned. This treaty includes the sharing of power with the RUF as it had been proposed in the past by Maada-Bio and Johnny-Paul Koroma. Kabbah’s government will include four ministers from the RUF. One of the first decisions imposed by them, will be the cancellation of mining licenses held by foreign companies.
  • May 2000: Foday Sankoh’s bodyguards together with UN peacekeepers fire on a crowd outside Foday Sankoh’s home. Kofi Annan declares Foday Sankoh personally responsible for the incident. President Kabbah order the arrest of all RUF hierarchy including ministers of his government in violation of the peace agreement.
  • Most of the RUF hierarchy die in prison from “unknown causes.”
  • May 2005: President Kabbah is still in power in Sierra Leone, the natural resources are still controlled by foreign companies and Sierra Leone is now the poorest country in the world.


La Françafrique de Sarkozy

30 09 2007

Ces vidéos peuvent être considérés comme étant à la suite de ceux du billet «Qu’est-ce que la Françafrique?».

PARTIE I:

De Chirac à Sarkozy 1
envoyé par sur_vivantPARTIE II:

De Chirac à Sarkozy 2
envoyé par sur_vivantPARTIE III:

De Chirac à Sarkozy 3
envoyé par sur_vivantPARTIE IV:

De Chirac à Sarkozy 4
envoyé par sur_vivantPARTIE V:

De Chirac à Sarkozy 5
envoyé par sur_vivant



Image du jour

30 09 2007

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Cliquez pour agrandir.



Qu’est-ce que la Françafrique?

26 09 2007

Voici une courte introduction sur la Françafrique:


Qu’est-ce que la Francafrique ?
envoyé par laVielesGensVoici un plus long vidéo pour en savoir plus:Partie I


De la françafrique à la mafiafrique1/7
envoyé par sur_vivantPartie II


De la françafrique à la mafiafrique 2
envoyé par sur_vivantPartie III


De la françafrique à la mafiafrique 3
envoyé par sur_vivantPartie IV


De la françafrique à la mafiafrique 4
envoyé par sur_vivantPartie V


De la françafrique à la mafiafrique 5
envoyé par sur_vivantPartie VI


De la françafrique à la mafiafrique 6
envoyé par sur_vivantPartie VII


De la françafrique à la mafiafrique 7
envoyé par sur_vivantEt ceci est une entrevue du Dr. Zagbla témoignant que la Françafrique est toujours bien vivante en Côte d’Ivoire.



Malheureusement pour Bolloré, les Togolais(es) ne sont pas aussi facile à corrompre que les Français(es)

29 08 2007

En 1996, Bolloré a acheté un magistrat français. Cela lui a permis de s’assurer la complaisence de la justice française lors de son effort pour se sécuriser le monopolie des transports maritimes en Afrique francophone. En 2006, Bolloré voulant seulement contrôler le port de Lomé qui menaçait son monopolie préalablement établi s’est surment dit que puisqu’elle pouvait corrompre la justice française, corrompre la justice togolaise devrait être du gâteau. Erreur! Après avoir essayé d’offrir 150 millions de francs CFA au juge Tiékoé, Président de la Cour Suprême, des résponsables de Bollorés fûrent mis en garde à vu par la justice togolaise pour corruption active de magistrat. En 2007, Bolloré mis le président français dans sa poche, peut-être cela compensera-t-il l’intégrité des Togolais(e)s, car après tout, la plus grande puissant militaire de l’Afrique est la France. Voici deux articles donnant plus de détails:

repris du Journal togolais TINGO TINGO:

« BOLLORE EN FLAGRANT DELIT DE PREDATION AU TOGO ? »

lundi 11 septembre 2006.

« Après avoir tenté de faire main basse sur les sociétés SE2M et SE3M Togo par la rouerie et le mensonge, puis par la corruption, Bolloré tente à présent un ultime coup de force, fermant la porte à toute conciliation avec Jacques Dupuydauby.

Depuis cinq ans, l’affaire Progosa, défrayant la chronique, illustre bien tristement les méthodes de Bolloré pour s’accaparer les marchés sur lesquels il évolue, au mépris de tout principe de saine concurrence et de compétition loyale. Ses armes ? La tromperie, la corruption et les coups de force.

Imposture, duperie et falsification

L’affaire SE2M Togo témoigne de la fourberie employée de façon récidiviste par Vincent Bolloré pour favoriser sa mainmise sur divers groupes et/ou sociétés dans lesquels il s’était pourtant formellement engagé à maintenir une participation limitée voire minoritaire.

Rappelons les faits : en 2001, une licence d’exploitation du Terminal à conteneurs du Port de Lomé est octroyée à la SE2M Togo du groupe Progosa Investment. Sous son impulsion, le trafic de conteneurs explose à Lomé, qui entre alors en concurrence directe avec le Port d’Abidjan, fief de Bolloré. Intolérable pour l’homme d’affaires, réputé aussi mégalo qu’ambitieux…

Voyant son hégémonie menacée, le groupe Bolloré (qui le reconnaît lui-même dans ses propres conclusions) prend le contrôle – de manière occulte, via une société de portage – de la société Progosa Investment, maison mère de PII Espagne, alors que celle dernière dispose d’une participation majoritaire dans le capital des sociétés SE2M Togo et SE3M Togo.

Une prise de contrôle faite en violation de l’engagement de Bolloré de ne pas dépasser une participation de 30% dans le capital desdites sociétés. Et sur laquelle il s’appuie pour attaquer Progosa en justice et réclamer la propriété des deux sociétés.

Un modus operandi qui trouve un étrange et bien sinistre écho dans l’« affaire Coparis », en France, à l’occasion de laquelle la Justice avait reconnu la « tromperie certaine » et le « mensonge caractérisé » dont Bolloré avait fait preuve pour prendre le contrôle de Coparis.

De France en Afrique, le groupe français apparaît ainsi comme le sinistre spécialiste de la prise de contrôle de sociétés ou groupes de sociétés via des sociétés de portage occulte auxquelles il consent des promesses de cessions d’actions.

Concussion à tous les étages

Autre méthode qu’affectionne le sieur Bolloré et dont l’affaire Progosa apporte un exemple aussi criant que scandaleux : les dessous de table, qui lui permettent de se mettre dans la poche tous les acteurs de la chaîne de décision en mesure d’appuyer ses intérêts et de servir son ambition.

A Lomé, le requin français n’aura pas hésité à proposer au juge Tiékoé, Président de la Cour Suprême, 150 millions de Fcfa pour confirmer la décision en faveur de Bolloré.

Mais tout n’est pas à vendre : une fois n’est pas coutume, Bolloré l’apprend à ses dépens ! Le juge avertit les plus hautes autorités politiques et judiciaires. Le 6 février, des responsables de Bolloré en visite à Lomé sont interpellés, placés en garde à vue, mis en examen pour corruption active de magistrat, placé sous contrôle judiciaire et finalement libérés moyennant une caution de 150.000 euros.

L’affaire est à rapprocher d’un autre cas de corruption de magistrat, l’affaire Tible.

Lors du rachat de la société Saga, une société de transport maritime, Bolloré s’était assuré l’appui du juge Tible, ancien Président du Tribunal de commerce de Nanterre, président de l’Association des magistrats consulaires des Hauts-de-Seine, très influent dans la juridiction, en lui accordant un prêt à des conditions plus qu’avantageuses. Tible avait bénéficié de la banque Rivaud, propriété Bolloré, d’un prêt à un taux ridiculement bas (3%).

Et contrairement aux pratiques bancaires habituelles, la banque n’avait demandé à Tible aucune garantie réelle, le prêt étant garanti sur ses honoraires de mandataires ad hoc …

Autre affaire de corruption, celle de Douala, au Cameroun, où l’entreprise française a tenté d’acheter la complaisance de certains officiels africains. Des sommes très importantes auraient été versées au Directeur Général du Port Autonome de Douala pour couvrir ces irrégularités, révèle la presse.

De fortes commissions, d’un total de 5 milliards de Fcfa, auraient été versées pour assurer à Bolloré la mainmise sur le port de Douala.

Un impitoyable prédateur

Et quand corruption et tromperie ne suffisent pas à Bolloré pour avoir le dessus sur ses concurrents, le prédateur impitoyable n’hésite pas à recourir à des méthodes autrement plus brutales et à imposer sa mainmise par de véritables coups de force.

Dans l’affaire Progosa, n’a-t-il pas refusé toute conciliation, tout arbitrage du gouvernement togolais ? Exigeant que soient rendus à son groupe les actifs dont il réclame la propriété préalablement à toute discussion, M. Cotti, DG Bolloré au Togo, semble en effet avoir d’entrée de jeu tué dans l’œuf toute possibilité d’accord. Jacques Dupuydauby avait pourtant ouvert la voie à un arrangement en proposant de s’en remettre à la décision du gouvernement togolais quant au sort de S.E.2M. et S.E.3M. Togo.

Mais Bolloré semble étranger à l’idée même de négociation, d’arrangement, de pourparlers.

C’est par la force qu’il impose sa mainmise sur les entreprises qui ont le malheur d’attiser sa convoitise.

En témoignent, en France, l’affaire Coparis ou le rachat de la Saga, et plus récemment la cas Havas. En Angleterre, la voracité du français semble aujourd’hui se heurter à une résistance farouche de la part du groupe de communication Aegis ; ses velléités prédatrices aboutiront-elles malgré tout ? Par quelle nouvelle turpitude Bolloré s’illustrera-t-il cette fois pour remporter la partie ?… ».

Article repris de L’Occidental:

Côte d’Ivoire : Comment Bolloré s’assure la complaisance de la Justice

publié par Loccidental, le dimanche 25 juin 2006

Le Groupe Bolloré continue de faire parler négativement de lui. L’on se rappelle la méthode utilisée par ce requin français du transport maritime, pour le contrôle du port d’Abidjan. En 2003, au mépris de la législation ivoirienne et des procédures administratives en matière de passation de marchés publics, le groupe français, par le canal de sa filiale SETV (Société d’exploitation du terminal à conteneurs de Vridi), s’accaparait la gestion du terminal à conteneurs de Vridi. Foulant aux pieds les règles élémentaires de bonne gouvernance et cela, au grand dam des opérateurs du secteur portuaire et même de la banque mondiale.

A ce sujet, des experts invoquent même des motifs de nullité et d’invalidité de la convention. Car il se trouve que Bolloré n’a jamais reçu l’agrément ministériel préalablement requis pour exercer de telles activités. La SETV opérant à ce jour, selon la presse togolaise sur le fondement d’une ordonnance du 17 mai 2004. « Par quels moyens de pression ou de persuasion une décision aussi opportune pour Bolloré a-t-elle été emportée ? Corruption ? Intimidation ? Trafic d’influences ? », s’est interrogée la presse togolaise. Qui affirme que l’ordonnance a depuis été jugée « sans fondement juridique sérieux » et rétractée par le Tribunal de première instance d’Abidjan. Une décision de justice qui néanmoins n’empêche pas Bolloré de continuer d’exercer ses activités au port d’Abidjan. Au Togo, un deal de ce géant du transport maritime a été éventé par la presse locale. En effet, en février 2006, une tentative de corruption d’un magistrat togolais par le Groupe Bolloré, dont le n°2 Gilles Alix et quatre de ses collaborateurs, a fait grand bruit. Ces individus ont même été détenus dans une brigade de gendarmerie et mis en examen (l’instruction suit son cours). La presse du pays de Faure Gnassingbé qui a décidé de ne rien lâcher en ce qui concerne le groupe Bolloré vient de faire des révélations. Au sujet d’une collusion entre la justice française et ledit groupe. A travers les journaux, « AGNI » n° 84 du 30 mai, « La Matinée » n° 248 du 31 mai 2006 et l’hebdomadaire n° 389 du 31 mai 2006. De quoi s’agit-il ?

Un cas patent en France

En 1996, la Saga, société de transport maritime, étant en grande difficulté, le tribunal de commerce de Nanterre (France) désigne deux magistrats ad hoc afin de trouver une solution qui évite à l’entreprise le dépôt de bilan. Parmi les mandataires, Henri Tible, ancien président du tribunal de commerce de Nanterre, président de l’Association des magistrats consulaires des Hauts-de-Seine, très influent dans la juridiction. A en croire ces journaux, Bolloré est sur les rangs pour racheter la Saga, conseillé dans cette affaire par Didier Calmels, spécialiste de la reprise de sociétés en dépôt de bilan. Qui passe pour être très bien introduit auprès du tribunal de commerce de Nanterre, où sa femme occupe le poste de secrétaire générale. Mais là où le bât blesse, c’est que Henri Tible se trouve être administrateur dans l’une des sociétés de Calmels. Le président Tible convainc le conglomérat belgo-sud africain CMB-Safren de s’allier à Bolloré dans la reprise de Saga, permettant ainsi à Bolloré de phagocyter son seul concurrent dans le transport maritime en Afrique francophone. Autre fait et toujours selon la presse togolaise, Bolloré a souvent recourt à d’autres moyens, bafouant sans scrupules le principe d’indépendance de la magistrature. Ainsi, en janvier 1999, le Groupe Bolloré embauche comme directeur des affaires juridiques le juge Jean Luc Delahaye, un magistrat en disponibilité. Ce juge a exercé en 1985 les fonctions d’adjoint au chef du service juridique de l’ex-COB (Commission des opérations de Bourses) aujourd’hui AMF (Autorité des marchés financiers) avec laquelle lui et les avocats dont il s’entoure entretiennent d’étroites et profitables relations. Pour preuve, saisie depuis un an d’un montage frauduleux organisé par le juge Delahaye pour Bolloré, l’AMF n’a encore procédé à aucune investigation… Mieux, parmi ses collaborateurs, compterait Mme Lemesle (documentaliste du groupe), épouse d’un ancien conseiller juridique du président Chirac. Quant à Mme Marie Darmaillac, secrétaire générale adjointe du groupe, Bolloré fait coup double lorsqu’il l’embauche en 2005. Elle-même magistrat en disponibilité, elle a pour époux l’un des premiers magistrats de France, Jean-Louis Nadal, procureur général près de la cour de cassation de Paris. Ainsi pour s’attirer certaines faveurs, le Groupe Bolloré n’hésite pas à infiltrer le temple de Thémis.



Sarkozy ce néo-colonisateur de l’Afrique

19 08 2007

Sarko-croisièreDans un billet précédent nous avons briévement parlé des liens qui unissent Sarkozy au groupe Bolloré.

Plusieurs ont été sidérés du discours de colonisateur tenu par Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier. Mais c’est qu’il était d’une honnêté désamparante ce Sarkozy car, non seulement a-t-il une mentalité de colonisateur raciste, mais il fait parti, dans la plus concrète réalité, de cette clique de néo-colonisateurs-pilleurs de ce continent regorgeant de richesses. En effet, ce groupe Bolloré, auxquel Sarkozy est très intîmement lié, est implanté dans presque tout le continent en faire l’exploitation, que ce soit dans ses activités industrielles (cigarettes et pellicules de plastique) dans ses monopoles de transports (terrestre et marin) et de logistiques ou dans ses activités de plantations et d’exploitation forestière. Bolloré se distingue entre autre par son indeffectible appui aux dictateurs tels le Congolais Sassou Nguesso (toujours « président ») et le Tchadien Idriss Déby (dont le fils a été assassiné le mois dernier en France). Alors que même Elf (voir billet précédant) ne daignait pas appuyer ces dictateurs sanguinaires, Bolloré les approvisionnait en armes et en mercénaires afin de mater l’opposition civile à ces dictateurs. Bolloré profite grandement de son monopole du commerce avec ces dictateurs: le groupe peut se permettre d’exiger des frais ruineux à ces pays. Grâce à son exploitation forestière effrênée, irrespectueuse de l’environnement et semi-légale au Cameroun, Bolloré est un des plus grand contributeur à la désertification dangereusement accélérée du Cameroun. Bolloré est le deuxième plus gros exploitant forestier au Cameroun avec 10% de la supérficie en exploitation; Rougier, le premier exploitant forestier au Cameroun, est une firme française proche de Raffarin.

Avec Sarkozy comme président de la France, on est en droit de s’attendre à un plus grand appui de l’État français à la néo-colonisation de l’Afrique par Bolloré.

source: http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=170

Finissons le tout en musique avec une petite chanson bien à propos:

 


Tryo – Pompafric (Live)




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