Film de la semaine: Quand le FMI fabrique la misère

27 01 2008


Mondialisation Quand le FMI fabrique la misère - kewego
Bogoso Gold Limited (BGL)/Gold Star est une compagnie minière canadienne comme beaucoup de ces compagnies.Gold Star est listée sur la bourse de Toronto et a la CIBC pour banquier.



Paradis fiscal 101

24 01 2008

text de Benoît Perron repris de la Tribu du Verbe (le texte a depuis été enlevé mais peut être accédé via l’archive internet):

http://linsubversible.blog.lemonde.fr/files/les_paradis_fiscaux_en_2003_4.jpg

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Ça dure depuis l’Antiquité – L’évasion est illégale mais pas l’évitement

Présent au Québec depuis quelques années, Sovereign offre une formation complète sur les paradis fiscaux par l’entremise d’annonces placées régulièrement dans La Presse et Les Affaires. En association avec le Groupe Forsythe International Inc., les journées de formation se déroulent soit à l’Hôtel Crown Plaza à Montréal ou à l’Hôtel des Gouverneurs de l’Île Charron à Longueuil. Coût de la formation : 150 $ plus taxes. Désireux d’en savoir davantage, j’ai composé le numéro de téléphone apparaissant au bas de l’annonce et c’est le directeur général Jacques Lépine en personne qui m’a répondu.
Je lui ai demandé s’il m’était possible d’assister à la formation qu’il offrait prochainement à l’Hôtel des Gouverneurs à titre de journaliste. Embarrassé, il m’a répondu que la présence dans la salle d’un journaliste pourrait indisposer certains de ses clients. Devant le mutisme de rigueur dans ce milieu cloîtré, j’ai dû revoir ma tactique. Quelques semaines plus tard, j’ai repris contact avec Lépine non pas en tant que journaliste mais en tant qu’investisseur potentiel. Sa réponse fut nettement plus favorable.

Jacques Lépine est consultant et directeur général de la firme Sovereign Company Services (Canada) Ltd de Saint-Léonard depuis trois ans. Il est détenteur d’un MBA (Maudit Baveux en Affaires, dixit Michel Chartrand). Avant de joindre les rangs de Sovereign, il dirigeait la International Company Services (USA) Ltd, une entreprise spécialisée dans les conseils professionnels sur l’évitement fiscal dans des paradis fiscaux.

Sovereign possède des bureaux un peu partout dans le monde : Îles Vierges Britanniques, Canada, République Tchèque, Gibraltar, Hong Kong, Irlande, Île de Man, Japon, Portugal, Russie, Espagne, Afrique du Sud, Îles Turks et Caïcos, Royaume-Uni, États-Unis et Grèce.

Tout ce que vous n’avez jamais osé demander sur les paradis fiscaux

Je me suis donc rendu tel que convenu à l’Hôtel des Gouverneurs de Longueuil par un magnifique jeudi ensoleillé suivre une formation authentique sur les paradis fiscaux. Après avoir acquitté les frais de 150 $ et m’être fait remettre des notes de cours d’une centaine de pages (en anglais et en français) intitulées Tout savoir sur les paradis fiscaux, j’ai pris place parmi un groupe d’environ 40 personnes.

Après s’être présenté, Jacques Lépine fait un tour de salle, question de mieux connaître les gens présents dans la salle. 75 % des gens présents sont des comptables venus écouter l’Oracle leur refiler les meilleurs tuyaux pour sortir l’argent du pays en toute légalité, tuyaux qu’ils factureront ensuite grassement à leurs meilleurs clients. Le reste est composé d’avocats, de fiscalistes et de quelques hommes d’affaires qui éviteront soigneusement de se nommer. Selon Lépine, la plupart des gens qui assistent à ses formations sont des comptables.

D’entrée de jeu, Lépine fait une mise en garde. Il ne veut pas inciter personne à faire de l’évasion fiscale (illégale) mais nous informer sur les paradis fiscaux qui existent dans le monde, comment y avoir accès, y faire des affaires en minimisant les impacts fiscaux de nos transactions grâce à l’évitement fiscal (légal). Lépine mentionne, pour mieux nous rassurer, que toutes les banques canadiennes sont installées dans des paradis fiscaux par l’entremise de filiales « off shore ».

Suivez l’exemple de Paul Martin

Les conseils qu’offre Lépine visent à exploiter les failles dans la loi anti-évitement canadienne et permettent à des margoulins de sortir leur argent du pays en toute impunité de façon légale. Pour Lépine, il est plus facile de sortir du fric du Canada que de le sortir de la France, parce que nos lois sont plus floues. Au Canada, pour éviter d’attirer l’attention du fisc, il faut faire des placements corporatifs avec motif commercial dans une corporation « off shore » (International Business Corporation ou IBC). C’est l’arme absolue de l’évasion fiscale et elle offre une confidentialité en béton pour les capitaux flottants d’origine douteuse ou mafieuse. Cependant, il importe de ne pas faire affaire dans le paradis fiscal avec une banque canadienne « off shore » pour éviter des pressions politiques pour retracer l’origine de l’argent douteux.

Toutes les raisons sont bonnes pour créer une IBC : investissement, location, gestion de portefeuille, import-export, assurances, brevets, holdings, expédition, etc. Dans ce dernier cas, Lépine cite comme exemple le ministre canadien des Finances Paul Martin qui utilise une IBC dans un paradis fiscal (Bahamas) pour éviter l’impôt sur sa flotte de navires, la Canada Steamship Lines. Pour Lépine, si Paul Martin le fait, c’est que cela doit être légal. À savoir si c’est moral, c’est une autre affaire.

Le fisc a l’œil sur les lettres en provenance des Bahamas

Un comptable dans la salle se lève et pose la question suivante à Lépine : lui est-il possible de devenir citoyen des Îles Turks et Caïcos tout en restant citoyen canadien pour ainsi pouvoir revenir à sa guise au Canada pour profiter de ses soins de santé exceptionnels et de sa qualité de vie, car il ne désire pas prendre toute sa retraite dans ce paradis fiscal ? Pour 50 000 $ US, Lépine peut vous procurer une seconde citoyenneté dans n’importe lequel paradis fiscal de votre choix et cela en un peu plus de 24 heures, et tout est légal.

Un homme d’affaires présent dans la salle demande à Lépine comment il pourrait s’y prendre pour « brouiller les pistes » au fisc canadien pour son IBC incorporée au Liechtenstein. L’homme a déjà séjourné trois mois dans ce paradis fiscal mais il ne s’y plaît pas et préfère vivre au Québec tout en ne payant que moins de 5 % d’impôts. Lépine lui a suggéré de venir le rencontrer à son bureau pour une consultation à 300 $ l’heure. Un détail pour quelqu’un qui ne paie presque pas d’impôts au pays. Pour des montages financiers plus complexes, Lépine fait affaire avec Me Marcel Racicot, avocat chez Desjardins, Duchesnes, Stein et Monast. Pour la constitution de fiducies « off shore », c’est l’avocate Ginette Méroz (présente lors de la formation) qui prend la relève.

Les services offerts par Lépine sont très nombreux, mais les plus prisés sont : création d’une fiducie active ou passive (2000 à 3000 $ US), création d’une corporation «off shore » (2000 $ US), ouverture d’un compte « off shore » (500 $ US), devenir un directeur nominal (nominees agent) ou agent de correspondance (750 $ US).

Le paradis terrestre, c’est un paradis fiscal

Lépine conclut la formation en jurant, la main sur le cœur, qu’il est là pour offrir des services internationaux et non pour juger de ce qui est bien ou mal pour ce qui est de placements ou d’investissements étrangers. Ponce Pilate a dit sensiblement la même chose il y a 2000 ans, en pleine décadence.

J’ai quitté l’Hôtel des Gouverneurs en état de transe, la tête remplie de projets. Désormais, je pourrais moi aussi utiliser le système en toute impunité, légalement et jouir d’une retraite dorée à 40 ans. Liberté 55, c’est pour les paumés. Il suffit d’avoir le fric et les contacts et faire comme tous les autres margoulins dont le seul objectif est de prendre l’oseille et de se tirer ! Pendant 2000 ans, et question de nous garder sous sa tutelle, l’Église nous a promis le paradis à la fin de nos jours. Une fadaise. L’Oracle Lépine m’a promis un paradis fiscal sur le champ, la culpabilité en moins. Pour ce qui est de la morale… enfin !

Loin des yeux, loin de l’impôt

Jacques Lépine définit le paradis fiscal comme étant un pays, qu’il soit sur un continent ou sur une île, où les impôts sont tenus au niveau zéro ou à un niveau très bas. Les paradis fiscaux existent depuis l’Antiquité mais se sont surtout développés à partir de 1945. Les grands États y voyaient l’occasion de faciliter certaines opérations, tandis que les petits États y voyaient le moyen d’attirer des capitaux. L’expression «off shore » (loin du rivage) est utilisée par analogie avec les bateaux qui, hors des eaux territoriales américaines, permettaient de boire et de jouer en paix au temps de la prohibition (1920-1930). D’ailleurs, c’est durant cette période que naissent des paradis fiscaux pour des motifs économiques, destinés à soustraire les fortunes privées à l’impôt: Île de Man, Bahamas, Liechtenstein, Suisse, Luxembourg, etc. Un bon paradis fiscal doit garantir trois choses : un excellent secret bancaire, une fiscalité très basse (moins de 5 %) ou inexistante et une excellente protection juridique (le paradis fiscal ne doit pas reconnaître les crimes commis en dehors de sa principauté).

Une deuxième citoyenneté dans les vingt-quatre heures

Selon le gourou Lépine, les paradis fiscaux ne veulent pas l’argent sale issu du trafic de drogue et des armes, mais acceptent volontiers l’argent provenant de l’évasion fiscale en toute confidentialité. Cependant, pour profiter pleinement d’un paradis fiscal, certaines précautions doivent être prises. Celui qui incorpore une compagnie enregistrée dans un paradis fiscal (qui n’est en réalité qu’une vulgaire boîte aux lettres) doit s’assurer que la correspondance postale n’est pas envoyée à son adresse postale au Canada. Lépine mentionne que dans les années 80, le gouvernement canadien avait demandé à ses fonctionnaires postaux d’ouvrir toutes les correspondances en provenance des Bahamas, de refiler les noms à Revenu Canada, de refermer les enveloppes et de les expédier à leur destinataire canadien. Puis Revenu Canada a attendu la période des impôts pour voir quels contribuables effectueraient de fausses déclarations d’impôt.



Image du Jour: les États Big Brother.

20 01 2008

États Big Brother

cliquez sur l’image pour l’agrandir

Source: http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-559597 



Film de la semaine: Sibel Edmonds: Kill the Messanger

18 01 2008

Désolé mais la version française semble avoir été censurée par google: Sibel Edmonds – Une femme à abattre

Mais il y a toute même cette bande annonce sous-titrée:



L’envers de la dette en Afrique

6 01 2008


L’Envers De La Dette en Afrique
Uploaded by 2fresh



Film de la semaine

5 01 2008

What I’ve Learned About U.S. Foreign Policy – The War Against The Third World



Film de la semaine: Confessions of an Economic Hitman

29 12 2007

PART I:

PART II:



France reconquers Côte d’Ivoire, Gbagbo is defeated

20 12 2007

(JPEG) Independence Interruptus in the Ivory Coast
By Dr. Gary K. Busch 7/12/07
Dec 8, 2007 – 11:42:00 AM

The high hopes of a lasting peace as a result of the Ouagadougou Agreement have collapsed in the hearts of the Ivorian population. They have not collapsed because there is a danger of fighting breaking out again; they have collapsed because the people have looked at the current situation and realised that this peace will bring them nothing that they already didn’t have. They see that, by any reckoning, the rebels have won. The rebels have achieved their ambitions without the need to fight for them. Their victory has been ushered in by President Gbagbo who has bartered away the hopes and dreams of an independent, non-colonial state, in favour of a return to indirect French rule.

The French companies have returned, en masse, to their businesses in the country. New contracts are given out every day, without tender or competition, to the Bouyugues and their ilk by the government. There is no disarmament. The rebels retain their weapons and occupy their areas. The French company, Sagem, has been given the job of preparing the voting lists for the next election and in conducting the registrations for it. The loyalist army is to be purged as Present Gbagbo prepares to sack Gen Mangou. The Force Licorne (the French occupying force) has just announced that it will not be leaving as planned but will stay on until ‘normalcy’ returns to the Ivory Coast, whose date they will determine.

The thieves, bandits and reprobates who have dominated the cocoa and coffee businesses, the oil and refining businesses, the energy and water businesses, and the transport business can sleep safely in their beds as no one in the government is pursuing them or seeking to change them. The waste disposal business thrives with fake contractors, like the French [Trédi] [ndlr: du groupe Séché Environnement de Joël Séché qui détient la compagnie à 41%, Joël Séché, via le milieu hippique aurait, selon ses dire, accès à "un réseau politique qui s'étend jusqu'au Sénat" ], masquerading as environmentalists while poor people in Akuedo sicken from [Trédi]’s refusal to perform the clean-ups they have been contracted to perform.

This is not a political issue at all.  Most of the leadership elite from all the political parties have wallowed in a level of corruption and misrule which has left a very rich country living like beggars in its own land; without decent water supply, intermittent electricity; poor roads; inadequate schools; and worse hospitals. Only in the rich enclaves of Cocody and its like can be found the services the government is bound to deliver to everyone. The Cabinet cannot function as it is made up of members from all the contending parties and any initiative is strangled at birth. The only functioning body has been the National Assembly and now, this is in crisis.

The National Assembly has been marginalised in the transition to the Ouagadougou process. Under the Constitution it is charged with legislating, budget oversight and conforming appointments. Concentrating all power and activity in the Executive branch, contested by both Gbagbo and Soro, and led by Blaise Campaore of Burkina Faso on behalf of his French mentors has robbed the National Assembly of its vital role in the democratic process.
The FPI has sought to work around the sudden affection of President Gbagbo for all things French. The head of the FPI, Pascal Affie Nguessan, has worked assiduously to build a platform for the party which will allow it to contest for seats in the Assembly; as has Mamadou Koulibaly, the President of the National Assembly. The FPI has always drawn its support from the working class movements in the country. Now it is these very movements who are engaged in a series of bitter strikes (teachers, policemen, port workers and now the cocoa workers) against their own government.

The civil war which broke out between the North and the South in the Ivory Coast was largely about the efforts of the Gbagbo government seeking to achieve real independence; a breakaway from the colonial dominance of the French which controlled almost every aspect of national life. After all the fighting and suffering by both sides, the current policy of Gbagbo is to restore the status quo ante; French neo-colonialism. It will not work. What it will foster is a level of bitterness and rancour of a people who are watching the yoke placed on their necks again and, despite their current apathy and discouragement after years of fighting and sacrifice, they will realise that, North and South, they have nothing to lose by sweeping the board clean of their black Frenchmen and installing genuine Ivorian patriots in their place.

This will be a troubled time in Ivory Coast politics.

Source: Ocnus.net 2007



Statistiques du mois de novembre

19 12 2007

Les dix billets les plus consultés de novembre:

1) Le système bancaire à reserve fractionnelle: la privatisation de l’argent partie I

2) La Croix Rouge aurait volé les victimes de Katrina.

3) Carlyle, les Desmarais et le toujours corrompu Sarkozy

4) Une super bonne technique de propagande: semer le doute

5) La privatisation de l’argent: une introduction

6) L’eau en bouteille de Pepsi, Aquafina, est de l’eau du robinet

7) L’armée française se masse aux frontières du Soudan

8) Xavier Caféïne censuré

9) L’arche de Zoé, que faisaient Nicolas, Cécilia et François dans cette galère

10) Gécamines: un colonisateur à peine chassé qu’un autre arrive

Les pages consultées par certaines institutions:

Mairie de Paris (Bien le bonjour très cher(ère) fidel(èle) lecteur(rice) de la Mairie de Paris!):

Est arrivé sur ce blogue directement.

A visité les pages:

Fidelity Investments:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour “rfid tunis” et via netvibes.com.

A visité les pages:

La Banque mondiale:

Est arrivé sur ce blogue directement, via le cmaq, et via un compte courriel hotmail.

A visité les pages:

BNP- Paribas:

Est arrivé sur ce blogue via le cmaq, et en cherchant “axa brookfield”, “banque populaire r+”, “eni retail congo”, “incident bnpparibas en afrique” (hmmm… cherchent-ils à savoir si leur exploitation de l’Afrique est connue?) et “soudan bnp paribas” (ah.. la BNP ferrait-elle partie de la déstabilisation du Soudan? Ce ne serait pas surprenant vu leur affinité avec Total et Power Corporation.).

A visité les pages:

Ministère de la Justice du Canada:

Est arrivé sur ce blogue en recherchant “desouches cour des comptes”, “francophonie desouches cour des comptes” et “ddhp francophonie”. Se pourrait-il que les pots-de-vins peut-être versés par Christine Desouches, déléguée aux droits de l’homme et à la démocratie à l’Organisation internationale de la Francophonie, anciennement chargée de mission au Cabinet du ministre de la Coopération et qui a obtenu un doctorat honoris causa l’an dernier de l’UdeM, aient été découverts par le Ministère de la Justice?

A visité les pages:

Airbus (EADS):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «”le point” editorialiste polytechnicien second atalli», «conflit+1970+monde+carte», «eads cameroun», «situation geopolitique de monde en 1970».

A visité les pages:

Google:

Est arrivé sur ce blogue directement et en cherchant pour: «comprendre le monde avec les choses simple».
A visité les pages:

Ministère des relations internationales du Québec:

Est arrivé sur ce blogue via le regroupement de blogues gauchistes ainsi qu’en cherchant pour: «fta europe korea» et «histoire secrete de lazard freres».

A visité les pages:

Total S.A.:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «”documentaliste” exxon mobil petrole», «boycott total oil», «compagnies petrolieres saudi arabia», «putin + participation aux conférences 2008 + pétrole & gaz».

A visité les pages:

EDF:

Est arrivé sur ce blogue directement et en cherchant pour: «organigramme bnp paribas usa».
A visité les pages:

Ministère des Finances Bèlge:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «comprendre le systeme bancaire».

A visité les pages:

Société Générale:

Est arrivé sur ce blogue via le cmaq et centpapiers ainsi qu’en cherchant pour: «de beers rothschild», «hugo boss armee allemande» et «banque centrale de madagascar histoire».

A visité les pages:

Banque Populaire:

Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «comores bnp» (normale, Banque populaire va acheter les parts de BNP dans la seule banque commerciale des Comores: BIC.).

A visité les pages:

Caisse de dépôt et de placement du Québec

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «goldman sachs myanmar» (La caisse de dépôt songerait-elle à ne pas investir dans la junte sanguinaire au pouvoir au Myanmar?).

A visité les pages:

Crédit Agricole:
Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «bilderberg afrique», «conduit siv», «Bénin» et «euroclear».

A visité les pages:

Cowen & Co (banque d’investissement):

Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «vernon angola corruption» (hmm… la compagnie Vernon Angola serait corrompue semble-t-il…).

A visité les pages:

Ministère des Affaire étrangères Belge:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «tenke fungurume revisitation» et «tenke fungurume umicore» (hmm… le ministère des affaires étrangères belge se soucierait-il du pillage du Congo-K par ses ressortissant ou cherche-t’il plutôt à les aider contre leurs compétiteurs?).

A visité les pages:

SOFEMA:
Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «sofema».

A visité les pages:

Dow Chemical:

Est arrivé sur ce blogue directement ainsi qu’en cherchant pour: «Dow Chemical».

A visité les pages:

BAE (le plus gros producteur d’armes britanique):

Est arrivé sur ce blogue directement.

A visité les pages:

Banque Piguet (appartient à la Banque Cantonale Vaudoise à 83%):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «UBS sudan» (Beaucoup de banques semblent s’intéresser au Soudan…).

A visité les pages:

Bechtel:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «bechtel en guinée conakry» (Bechtel construit une usine d’aluminium en Guinée pour BHP-Billiton et Dubaï Alu. ).

A visité les pages:

Chambre des communes du Canada:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «keith harmon snow and rwanda» (snow est l’auteur de l’article sur le congo:Behind the War on the Congo).

A visité les pages:

http://www.fsausomali.org/fileadmin/template/main/themes/images/CARE_logo.jpg ONG CARE (Atlanta, leur siège social):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «barrick care» (J’imagine que c’est «Barrick Gold» une des compagnies minière qui commet des atrocités aux Congo-K, CARE collaborait-il avec Barrick Gold? La réponse est OUI. ).

Commission Européenne :

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «résultats dernières élections rdc».

A visité les pages:

Hermes:
Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «ripplewood».

A visité les pages:

Natexis (COFACE) (appartient à la Banque Populaire):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «histoire de jp morgan».

A visité les pages:

The image “http://content.answers.com/main/content/wp/en/thumb/1/1a/100px-Gdf_logo.gif” cannot be displayed, because it contains errors.GDF :
A visité les pages:

The image “http://www.apisq-qcga.ca/english/images/Logo/logo_gaz-metro.gif” cannot be displayed, because it contains errors.GazMétro:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «Rabaska Carlyle». GazMétro est un des partenaires du Projet Rabaska…Le Groupe Carlyle ne parait pas sur le site du projet, mais se pourrait-il que le Groupe Carlyle soit derrière le projet aussi??

A visité les pages:

http://www.coresecurity.com/files/images/clients_2006/energy_utilities/hydro_quebec.gifHydro-Québec:

A visité les pages:

http://www.bcs.org/upload/img_200/jpmorgan.jpgJP Morgan Chase:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «”tax evasion” malta».

A visité les pages:

http://mobilephonedevelopment.com/wp-content/images/kpmg.gifKPMG:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «géopolitique bénin».

A visité les pages:

The image “http://www.rlrs.ca/francais/aboutus/images/brookfieldlogo.gif” cannot be displayed, because it contains errors.Médisolution:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «medisolution+comments».

A visité les pages:

Ministère des Affaires étrangères de France:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «xianyang sarkozy».

A visité les pages:

http://www.fiskobel.com/iusr/links/LINK70290200412021035PM.gifMinistère de la Justice Belge:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «george forrest tanzania china». Wow! Il semble que le ministère de la justice belge s’intéresse à George Forrest, leur ressortissant sans scrupule, qui pille l’Afrique! Espérons que ce n’est pas pour le protéger!

A visité les pages:

http://www.mosrp.uh.edu/images/PETROCHINA.jpgPetrochina:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «’block c + sudan’».

A visité les pages:

Bureau du conseil privé (bureau du Premier Ministre du Canada): Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «histoire petrole map» .

A visité les pages:

http://www.projections.be/images/references/rw.gifRégion Wallonne:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «position belgique résolution onu 1756 rdc» .

A visité les pages:

http://www.politicalresources.net/senat-be.gifSénat de Belgique:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «”résolution 1756 du conseil”» .

A visité les pages:

http://www.webdrain.com/afbeeldingen/20051114_sns_bank.gifSNS Bank N.V.:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «at&t tantalum congo» . AT&T serait-il impliqué dans les attrocités au Congo?

A visité les pages:

http://www.haiticulture.ch/images/ch_small.GIFGouvernement Fédéral Suisse:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «fausse conférence de presse incendie fema» .

A visité les pages:

https://www.satotravel.com/images/travelResources/stateDept.gif US State Departement:

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «strategic resources corporation south africa» . Hmm… le département d’État ferait-il appelle aux services de ces mercenaires?

A visité les pages:

The image “http://content.answers.com/main/content/wp/en-commons/thumb/0/09/50px-Un-flag-square.png” cannot be displayed, because it contains errors.ONU (NYC et Genève):

Est arrivé sur ce blogue en cherchant pour: «gaz petrole 8-10 septembre 2007» et .

A visité les pages:

Par ailleurs, plusieurs personnes se rendu ici après avoir fait une recherche pour Benjamin de Rothschild en prison. Ça ma surpris, j’ai donc fais la même recherche et en effet, à partir de sa résidence non loin de celle du président de la république française, il s’amusait à viser une policière avec sont fusil muni d’un pointeur laser, ce qui blessa la cornée de la policière:

Le baron Benjamin de Rothschild remis en liberté

samedi 29 septembre 2007 10h44

L’information avait été révélée par Europe 1… Benjamin de Rothschild a passé la journée de vendredi en garde à vue à Paris. Le baron a finalement été remis en liberté en fin d’après-midi. Il est accusé d’avoir blessé une gardienne de la paix en l’aveuglant avec un stylo laser d’après la version officielle. Mais, selon nos informations, il aurait utilisé un fusil à visée laser. Le baron aurait finalement présenté ses excuses à la policière.

Le fils de Nadine de Rothschild a été laissé libre après une journée de garde à vue à Paris. Le baron de 44 ans était mis en cause dans le cadre d’une enquête sur une blessure effectuée à une gardienne de la paix, à l’oeil.Le banquier a avoué lors de sa garde à vue avoir malencontreusement ébloui la jeune femme, avec un stylo laser. Toutefois selon notre correspondant sur place, il aurait utilisé un fusil à visée laser. Enfin, le riche héritier assure qu’il n’a pas délibérément visé la policière. Le baron a, par l’intermédiaire de son avocat, “présenté ses excuses à ce gardien de la paix”.

Les faits s’étaient déroulés tôt vendredi matin. Une policière de faction dans la rue juste à côté de l’Elysée avait ressenti une brûlure à l’oeil droit, tout en distinguant une lumière, depuis une fenêtre du 10, rue de l’Elysée, adresse de l’hôtel particulier de Benjamin de Rothschild. Le baron avait ensuite été interpellé.

La gardienne de la paix souffre de brûlures. Elle a une petite lésion de la cornée à l’oeil droit, qui lui vaut 5 jours d’arrêt de travail.



Des Franc-Maçons aux plus hautes sphères du pouvoir en Afrique??

18 12 2007

repris de la lettre du continent:

AFRIQUE/FRANCE
Grande réunion maçonnique africaine à la GLNF, Paris, 29 novembre
La Grande Loge nationale française (GLNF) a animé, le 29 novembre, à son siège rue Christine de Pisan, la “Tenue solennelle annuelle” des loges africaines de L’Arche royale de France, avec des interventions de Jean-Charles Foellner, ancien grand maître et de Claude Dohou. On notait la présence d’une quarantaine de dignitaires africains, notamment du Gabon (deux ministres) et du Congo-Brazza.


CENTRAFRIQUE
La loge “Amour et solidarité” de Bozizé, Bangui, 1er décembre
Installé chez son ami Enoch Lakoué Derant, le président Denis Sassou Nguesso est venu “introniser” en Centrafrique le nouveau grand maître François Bozizé [ndlr: aussi, accessoirement, président de la république centrafricaine] de la loge “Amour et solidarité”, qui relevait auparavant du Congo-Brazzaville. A cette occasion, il a été vivement recommandé au président centrafricain de mieux traiter ses “frères” : Me Nicolas Tiangaye, le ministre d’Etat Charles Massi et l’homme d’affaires Joseph Perrière, président de Télécel Centrafrique et en butte au projet de “Gateway unique” du ministre des télécoms, Fidèle Gouandjika. Entre autres…



Quand la BNP affame les Comores par chantage

17 12 2007

repris de Bakchich.info:

Comores : la BNP et les indigènes

Néo-colonialisme | vendredi, 7 décembre 2007 | par Xavier Monnier

Lourdement condamnée par la justice comorienne la filiale de la BNP-Paribas, BIC-Comores, n’en a que faire et veut faire sa loi dans le petit archipel.

Le 6 novembre dernier, à 10h30 précises, les salariés du siège parisien de la vénérable et respectable banque BNP-Paribas ont eu la mauvaise surprise de voir débarquer des huissiers de justice du cabinet Manceau. En forme, ces gaillards se sont même permis de perturber les augustes travailleurs dans leur dur labeur en bloquant les comptes parisiens de la filiale comorienne de la banque, la BIC-Comores, détenue à 51 %. Un petit pécule, huit millions d’euros. Une paille par rapport aux pertes de l’établissement dans la crise des sub-primes mais, quand même, l’affaire est un peu douloureuse.

Politiquement dirions-nous, le débarquement des huissiers marque une nouvelle étape dans le rafraîchissement des relations entre BNP-Paribas et le petit archipel des Comores. A l’origine de la brouille l’on trouve (cf. Bakchich n°45, « BNP-Comores, les liaisons dangereuses ») un léger différent judiciaire entre une entreprise de cimenterie, la Nicom de l’homme d’affaires Shamir Kamoula, et la BIC-Comores. Poursuivi d’abord par la filiale de BNP-Paribas pour usage de faux-documents, le cimentier a décroché la relaxe au pénal pour défaut de preuves puis a fait condamner la BIC à titre de dommages et intérêts. Shamir Kamoula avait en effet flairé l’entourloupe puisque le conseil de la BIC n’était autre que le bon ami du principal rival de M. Kamoula sur le marché du ciment, un certain Eli Biqueri. Et, notent les défenseurs de la Nicom, sitôt l’ami Biqueri entré en relation commerciale avec la BIC, Shamir Kamoula a commencé à avoir des ennuis. Une malheureuse coïncidence, sans doute.

La BNP prépare sa défense

Une juge française, Stéphanie Lemoine, s’est chargée de prolonger les décisions de la justice comorienne. En l’occurrence, une amende de 5,6 millions d’euros que la BIC et son directeur général, Christian Gout rechignent à payer. Condamné à quatre mois de prison ferme aux Comores, l’ami Gout n’a, quant à lui, jamais remis les pieds sur le territoire depuis juin dernier. Officiellement pour raisons médicales.

De son côté, mauvaise joueuse, la BNP multiplie les mesures de rétorsion. Dès le mois de juin, elle a bloqué une lettre de crédit pour la commande trimestrielle de riz par la firme étatique Onicor, comme l’a précisée la Lettre de l’Océan Indien. Et, la BNP-Paribas a, un temps, retiré sa garantie financière aux autorités comoriennes. Bref : pénurie de riz et impossibilité de commercer avec l’étranger, telle était la punition infligée aux Comores par la banque. Une charmante attitude.

Il y a mieux encore. Un mois avant l’arrivée des huissiers à Paris le 4 octobre dernier, la BNP-Paribas se fend d’un courrier à l’attention du gouverneur de la Banque centrale des Comores, en vue d’une « médiation » dans « l’affaire Bic Nicom ». Bien sûr, elle fait profil bas. Et en tant que condamnée elle dicte ses « préalables à toute discussion ». À savoir : « l’abandon de toutes les procédures en cours contre la Bic et son directeur général ; renonciation par la partie adverse à toute prétention financière, y compris au franc symbolique ». Bonne fille, en contre-partie, la BNP daigne « procéder à la réouverture d’un compte au nom de la société Nicom ». Une vraie fleur faite par le condamné au plaignant, mais, précise la missive, cet « accord » reste bien évidemment « suspendu à la décision de relaxe de M. Christian Gout (NDR, le directeur de la Bic) ». En clair, le condamné demande à la justice comorienne de bien vouloir calmer les ardeurs du plaignant tout en posant ses conditions. Du côté de Moroni, le courrier a été fraîchement accueilli. « En gros, tempête un entrepreneur local, ils nous prennent pour des indigènes ». Bien résumé

Dernière minute : Fort impartial, le ministre de la Jutice comorienne a fait mettre en détention Shémir Kamoula, sans jugement et sans possibilité de voir son avocat depuis le 30 novembre dernier. Sans doute un hasard, l’appel final de la procédure BIC-Nicom a lieu demain….

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Repris de la lettre de l’Océans indien:

  La BIC/BNP condamnée en appel
 
  En prison pour fraude fiscale, Shamir Kamoula a vu confirmer en appel le jugement condamnant la BIC à verser 3 milliards FC de dommages et intérêts à sa société.
 
Malgré le recours à un as des litiges commerciaux, Christian Orengo, du cabinet Kramer, Levin, Naftalis & Frankel (voir alerte e-mail nº141 du 05/12), BNP Paribas n’a pas réussi à emporter le morceau devant la cour d’appel de Moroni, le 9 décembre, dans le litige qui oppose sa filiale, la Banque pour l’industrie et le commerce (BIC), à la société comorienne Nicom de Shamir Kamoula. Les juges comoriens ont en effet annoncé, le 12 décembre au matin, leur décision de confirmer en appel le jugement précédent condamnant la BIC/BNP à verser des dommages et intérêts à Nicom. Par contre, cette confirmation ne porte pas sur la condamnation à la prison de l’ancien directeur général de la BIC, Christian Gout.Cette décision en appel devrait clore définitivement le dossier. Théoriquement, la BIC/BNP n’a plus d’autre recours que de passer à la caisse ou de trouver un arrangement à l’amiable avec Kamoula. Dans les deux cas, cela va retarder le projet de vente de ses parts dans la BIC à la BRED [ndlr: Banques populaires].

Cet arrêt de la cour d’appel a fait l’effet d’un coup de massue sur les dirigeants de la BIC et sur le gouvernement du président Ahmed Abdallah Sambi. Le plus touché est le ministre de la justice Mourad Saïd Ibrahim. Il n’avait en effet pas ménagé sa peine pour obtenir un jugement favorable à la BIC/BNP. Mais le président du tribunal suprême d’appel qui devait diriger la séance du 12 décembre a dû être remplacé après avoir été récusé par les défenseurs de Nicom car c’était un ancien conseiller dudit ministre de la justice. Mourad Said Ibrahim cherche maintenant à faire annuler le jugement de la cour d’appel par décret présidentiel tandis que l’avocat de Kamoula, Ali Ibrahim Mzimba, a réclamé sa démission. De son côté, l’ambassadeur de France à Moroni, Christian Job, maîtrise à peine sa colère et dénonce en privé “une offensive inamicale orchestrée contre les intérêts français aux Comores”.



Introduction aux agences d’assurance-crédit à l’exportation: Création de risque, génération de dette et garantie de destruction de l’environnement.

13 12 2007

EDCanada

repris de ECA-Watch:

« Il existait une vive inquiétude parmi les membres de la Task Force face au manque de normes environmentales appliquées aux activités de développement des agences bilatérales de prêts commerciaux et de crédit. A quelques exceptions notables près, les exigences concernant l’évaluation environnementale imposées aux agences d’aide bilatérales des membres du Comité d’aide au développement ne s’appliquent pas aux branches commerciales du financement gouvernemental bilatéral. Pratiquement chaque membre a cité des exemples où le manque de planification environnementale adéquate dans les projets financés par de telles organisations avait crée des problèmes écologiques et sociaux significatifs. L’avis était que les dommages environmentaux résultant de telles entreprises étaient beaucoup plus importants que les dommages crées par un manque de cohérence parmi les bailleurs de fonds bilatéraux. » (OECD Development Assistance Task Force Report : Coherence in Environmental Assessment Practical Guidance on Environmental Assessment for Development Co-operation Projects, May 1996).

L’impact des Assureurs-Crédit sur le développement et l’environnement…

Alors que nombre de citoyens connaissent les institutions globales célèbres telles que l’Organization Mondiale du Commerce, peu connaissent les organisations plus obscures, mais d’influence égale, connues sous le nom d’agences d’assurance-crédit à l’exportation (Assureurs-Crédit). Les Assureurs-Crédit des grands pays industrialisés pourraient maintenant être considérés comme la catégorie d’institutions publiques la plus importante au monde de la finance internationale. Depuis quelques années les Assureurs-Crédit des pays appartenant à l’Organisation pour la Coopération et le Développment Economique (OCDE) tels que les Banques d’import-export des Etats-Unis et du Japon, Hermes guarantee en Allemagne, la COFACE en France et SACE en Italie ont subventionné presque 10% du commerce mondial, approchant une valeur annuelle de 500 milliards de dollars en exports soutenus par des prêts, des garanties et des assurances gouvernementaux. Les prêts à plus long terme et les garanties des Assureurs-Crédit de l’OCDE ont été multipliés par quatre entre 1988 et 1996, de 26 milliards de dollars à 105 milliards de dollars par an. Plus de la moitié de ces prêts et garanties, au moins 50 milliards de dollars par an, a été affectée à des projets d’infrastructure importants dans des pays en voie de développement, plus que la totalité des fonds investis par toutes les agences d’aide bilatérale et multilatérale. Un nombre significatif de ces projets tels que les barrages et les installation de production d’énergie de grande envergure, les activités minières, les routes dans des forêts vierges tropicales, les oléoducs, les installations chimiques et industrielles, les projets de sylviculture et de plantation pour n’en parler que de quelques-uns uns, ont des impacts sociaux et environnementaux très graves. Pour la plupart les Assureurs-Crédit n’ont aucun mandat de développement ni d’obligations en ce sens, cependant ils constituent la plus grande partie de la dette dans les pays en voie de développement, soit en 1996 quelque 24% de la dette totale et 56% de la dette auprès des agences officielles.

Les Assureurs-Crédit manquent de politiques et de standards communs de base dans les domaines environnementaux et sociaux… Comme l’indique les conclusions du rapport de OCDE cité ci-dessus, il existe un contraste frappant entre les politiques des Assureurs-Crédit –orientées presque exclusivement vers la promotion des exportations ­– et celles des agences d’aide au développement et des banques multilatérales de développement, telles que le Groupe de la banque mondiale. Tandis que les agences d’aide bilatérale et les banques multilatérales de développement ont adopté des procédures environmentales et sociales détaillées, la plupart des Assureurs-Crédit et des agences publiques d’assurance ont peu, et souvent aucunes, normes dans ces domaines. Par conséquent, les mêmes pays qui ont approuvé des politiques environnementales et sociales pour leurs agences d’aide et pour le Groupe de la banque mondiale, les subvertissent à travers leurs agences d’assureurance-crédit.

La création de risque dans une course vers le fond…Les Assureurs-Crédit se font une concurrence acharnée, et sont rapides à soutenir des projets que d’autres banques de développement et même d’autres Assureurs-Crédit ont refusé pour des raisons environmentales ou sociales. Ceci mène à ‘une course vers le fond’ qui encourage l’absence ou l’abaissement des normes. L’exemple le plus connu est celui du barrage chinois des Trois Gorges, où en 1996, les Assureurs-Crédit allemand, suisse et canadien se sont fait la course pour financer un projet que la Banque mondiale et la Banque américaine d’import-export avaient refusé de soutenir à cause de problèmes environnementaux. Actuellement une opposition croissante en Chine appelle à la réduction et même à l’arrêt de ce projet gigantesque dont les coûts de construction dépassent les plusieurs milliards de dollars et mènera au transfert forcé de 1,8 million de personnes.

Le G8 appelle à l’adoption de normes environnementales communes… Depuis quelques années, des ONGs environnementales, des parlementaires progressifs et quelques gouvernements ont commencé à demander que tous les Assureurs-Crédit adoptent des politiques environnementales et sociales communes. En mai 1999 les ministres de l‘OCDE ont demandé que les Assureurs-Crédit continuent « à renforcer des approches environnementales communes » et rendent compte du progrès achevé lors de la prochaine réunion du Conseil des Ministres au printemps 2000. Le Communiqué du G8 de 1999 est allé beaucoup plus loin, déclarant que «nous travaillerons au sein de l’OCDE vers des directives environnmentales communes pour les agences de crédit à l’export. Nous espérons compléter ce travail pour la réunion du G8 de 2001. »

Mais les Assureurs-Crédit refusent d’entreprendre des actions significatives…Les Assureurs-Crédit de l’OCDE se sont réunis à Paris du 24 au 25 février 2000, en session spéciale sur l’environnement. Elles devaient essayer de trouver un accord au sujet de leurs engagements pour répondre aux exigences des ministres du G8 et de l’OCDE. Dans l’absence d’un contrôle et d’une pression internationale suffisante, cependant, les Assureurs-Crédit semblent chercher des moyens d’éviter des modifications sérieuses de leurs approches. Jusque-là ils n’ont pu se mettre d’accord que sur un échange d’information environnementale au sujet de projets particulièrement désastreux et dans lesquels plusieurs Assureurs-Crédit sont impliqués. Par ailleurs, certains tentent de suggérer que le simple échange d’information et un intérêt symbolique pour les questions environnementales au niveau le plus superficiel constitue « des principes directeurs environnementaux communs ».

ACE en Afrique

Pour en savoir plus sur les ACE en Afrique, cliquez ici.



Air France, auteur d’attentats à la bombe à Paris jeudi dernier?

12 12 2007

repris de Le MAGue:
article de Philippe Gras

 

Avec la remise en liberté du soupirant transi de Maître Catherine Gouet-Jenselme par la police anti-terroriste, l’enquête au sujet du colis piégé déposé au 52, boulevard Malesherbes piétine. Il ne va pas lui être aisé de retrouver la motocycliste aperçue à la sortie de l’immeuble quelques instants avant l’explosion, jeudi dernier à 12H50… Brune, la vingtaine, d’un mètre cinquante-cinq et portant un casque ! Étant donné la proximité du cabinet fondé par Arnaud Claude et Nicolas Sarkozy, la police et la presse ont immédiatement affirmé que celui qui se trouvait au 4ème étage de l’immeuble ne traitait pas de dossiers sensibles. L’un de ses responsables, Maître Olivier Brane, paraissait être visé par la bombe, il a d’ailleurs ouvert la caisse qui la contenait, et c’est son assistante, Jacqueline Ben Bouali, qui a été tuée par le souffle de l’engin. Maître Brane est un avocat réputé, il ne traite pas seulement des contentieux de copropriété, mais il est aussi expert devant les tribunaux pour des affaires internationales, et il éprouve un intérêt particulier pour l’Afrique. Denis Attiba Mensah, porte-parole des salariés d’Air Afrique, a parlé au journal Le MAGue de son action dans le conflit délétère qui les oppose à la direction d’Air France, et accuse :

 

 

 

Le MAGue : Vous avez suggéré que l’attentat perpétré contre le cabinet de Maître Olivier Brane serait crapuleux, mettant en cause tous ceux qui ont œuvré à la mort d’Air Afrique et à sa liquidation ne soit pas exclue. Que voulez-vous dire exactement ?

 

Denis Attiba Mensah : Les autorités françaises ont déclaré que ce cabinet ne traite pas d’affaires sensibles. Nous en apportons la contradiction, car notre dossier ne concerne pas le recouvrement de créances, mais une plainte contre X avec constitution de partie civile, auprès du Doyen des Juges d’Instruction, dans le cadre de la faillite orchestrée de la multinationale Air Afrique impliquant l’Agence Française de Développement (AFD), la compagnie Air France et le Groupe ACCOR. Vous verrez les détails de la plainte dans le fichier ci-joint.

 

 

Le MAGue : La bombe a explosé avant une séance de travail avec l’un de vos représentants à son cabinet, en quoi peut-elle avoir une relation avec l’affaire de l’indemnisation des salariés d’Air Afrique ?

 

Denis Attiba Mensah : Une séance de travail entre le cabinet Brane et notre vice-président pour conformer la plainte aux exigences du parquet de Paris. L’avocate en charge du dossier est rentrée samedi d’Afrique avec des documents déterminants que Maître Olivier Brane attendait pour faire bloquer les avions d’Air France. Notre représentant n’est finalement pas allé à ce rendez-vous, parce qu’il attendait un coup de fil préalable de l’avocate. Il ne se trouvait donc pas sur les lieux.

 

 

Le MAGue : Quels sont les principaux aspects du contentieux que vous avez avec Air France ?

 

Denis Attiba Mensah : S’agissant de la liquidation de la multinationale Air Afrique, la France a pris le soin de faire indemniser totalement les travailleurs exerçant sur son sol, et à ce jour aucun compte n’a été rendu pour connaître les actifs réalisés et le passif payé. Mais, après plus de 5 ans, les autres travailleurs pourtant régis par le même statut attendent toujours de calculer leurs droits. Ils sont abandonnés sans ressources et jetés à la rue avec femmes et enfants, à Abidjan, pourtant ils avaient été affectés par la société pour besoin de service. Et, c’est sur de tels éprouvés que Air France l’actionnaire majoritaire dans le capital d’Air Afrique exerce un vil chantage, leur demandant d’accepter Air France comme partenaire stratégique de la nouvelle Air Afrique avant d’avancer les 8 millions d’euro prévus pour payer les arriérés de salaires d’avant la liquidation.

 

 

Le MAGue : En somme, il s’agit d’un litige à l’issue d’un plan social, n’est-ce pas ?

 

Denis Attiba Mensah : Je répète que le dossier Air Afrique ne concerne pas exclusivement l’indemnisation des travailleurs. Il s’agit d’une activité économique d’importance, un vrai levier de développement, qui a été supprimée et d’une expertise très pointue, mise sur pied pendant 40 ans qu’ils ont fait disparaître. C’est donc plutôt de cela qu’il s’agit. En outre, Air Afrique disposant de son propre traité, a été mise en liquidation en violation de ce traité comme une vulgaire société, sans même le quitus de la commission économique européenne, compte tenu des investissements français et allemand dans le capital de la compagnie.

 

 

Le MAGue : Voulez-vous dire que la liquidation d’Air Afrique est faite au profit d’Air France et de ses partenaires financiers ?

 

Denis Attiba Mensah : Air France s’est permis d’écrire aux Chefs d’Etat des pays membres d’Air Afrique, leur demandant d’empêcher tout recours des travailleurs devant les tribunaux. Toute chose que nous subissons en Afrique. Au Congo, une décision rendue par le tribunal de Brazzaville en faveur des travailleurs, et autorisant la liquidation Air Afrique à saisir l’avion d’Air France, a été empêchée d’exécution par le ministre de l’intérieur.

 

 

Le MAGue : D’après vous, Air France exercerait des pressions pour éviter le règlement du contentieux qui vous oppose ?

 

Denis Attiba Mensah : L’ambassade de France en Côte d’Ivoire et la représentation de l’Union Européenne avaient été saisies préalablement, mais sans aucune réaction. Concernant ce dossier, lors d’une rencontre, le PDG d’Air France, M. Jean Cyril Spinetta a juré de livrer une guerre sans merci à Maître olivier Brane. Je suis invité en bonne et due forme, à Paris, avec prise en charge totale par le cabinet Brane qui a pris le soin d’écrire au Consul général de France en Côte d’Ivoire. Sans raison, le visa m’a été refusé par deux reprises.

 

 

Le MAGue : Pourquoi mettez-vous en relation l’attitude d’Air France et l’attentat à la bombe de jeudi dernier ?

 

Denis Attiba Mensah : À notre avis, ces faits constituent à eux seuls une raison suffisante pour que la piste Air Afrique soit privilégiée. Car le dossier Air Afrique pose clairement la question de la forme de coopération avec la France, avec comme corollaire, la question de l’immigration massive.

 

 

Le MAGue : Avez-vous le sentiment qu’il défend bien les intérêts des salariés d’Air Afrique ? Quelles sont les qualités que vous distinguez chez cet homme de loi pour le règlement d’une affaire épineuse et qui met en jeu des intérêts économiques internationaux ?

 

Denis Attiba Mensah : Maître Olivier Brane a accepté de défendre nos intérêts dès qu’il a compris qu’il s’agit d’un abus des États face à des travailleurs pris en otage. Face à la situation d’impécuniosité des agents, Maître Brane n’a rien exigé avant de prendre le dossier. Si sa réputation était faite dans le domaine des affaires commerciales, elle est à présent faite dans les affaires dites sensibles. Me Brane est un professionnel au grand cœur. Nous lui serons à jamais reconnaissants. Nous demandons au Chef de l’État français de veiller particulièrement sur sa sécurité.

 

 

Le MAGue : Maître Olivier Brane est un avocat parisien, qui s’est fait une réputation dans les conflits immobiliers, en quoi l’estimez-vous compétent pour régler un litige avec des aspects commerciaux et internationaux ?

 

Denis Attiba Mensah : J’ai personnellement constaté chez Olivier Brane de grandes qualités intrinsèques, il a une très bonne moralité et des manières très courtoises. Un avocat a pour vocation de défendre. Maître Brane a un cabinet qui a pignon sur rue, donc à priori, c’est un bon cabinet. Et, nous étions là pour lui fournir l’expertise dans le secteur d’activité concerné. À mon avis c’est largement suffisant.

 

 

Le MAGue : Depuis quand Maître Olivier Brane défend-il les intérêts des salariés d’Air Afrique ?

 

Denis Attiba Mensah : Maître Olivier Brane accepté de prendre notre dossier en fin d’année 2003. Le dossier a été introduit pour la première fois auprès du Tribunal de Paris en septembre 2005.

 

 

Le MAGue : Qui vous a mis en relation avec Maître Olivier Brane ? Est-il un avocat renommé en Afrique ?

 

Denis Attiba Mensah : J’ai connu le cabinet Brane en septembre 2003, à l’occasion d’une transaction commerciale et Maître Olivier Brane était l’avocat de mes partenaires. Je l’ai donc connu à Paris.

 

 

Le MAGue : Savez-vous si Maître Olivier Brane est partie prenante dans d’autres dossiers judiciaires ou/et juridiques sur le continent africain ?

 

Denis Attiba Mensah : Je ne sais rien des affaires traitées par le cabinet Brane, à part les dossiers pour lesquels j’ai été en relation avec lui. Je ne sais donc pas s’il a des dossiers en Afrique, à part le dossier Air Afrique pour lequel, il a déjà interpellé le cabinet américain PriceWaterHouse & Coopers, pour non respect des procédures en matière d’apurement du passif. Seulement son adresse avait été publiée dans la presse locale.

 

 

Cet avocat n’a pas un seul dossier sensible
Nous dit-on tout de go juste après l’attentat,
Aucun rapport non plus avec le chef d’État :
Son cabinet fut-il par erreur pris pour cible ?

Dans un scandale, il fait aussi tout son possible
Et tout concourt pour qu’il n’ait aucun résultat,
On refuse aux plaignants d’en dresser le constat
Tant la partie adverse a l’air d’être invincible…

L’enquête est au point mort et elle a fait beaucoup
Pour ne pas rechercher ceux qui ont fait le coup :
On dirait bien qu’on laisse en plan la moindre piste.

La faillite est surtout un procédé génial
Où l’Afrique a le rôle affligeant du lampiste :
La bombe a des relents de larcin colonial !

Ici la plainte des salariés d’Air Afrique.



Thomas Sankara et la Françafrique

7 12 2007



ex-CIA agents tell of their experience at the agency

6 12 2007




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