Film de la semaine: Le cauchemar de Darwin

4 05 2008


Le cauchemar de Darwin pt.1
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«Kagame et ses 40 voleurs ont planifié, perpétré un génocide contre la nation rwandaise»

3 03 2008

repris de Congolite:

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/6/67/Carte_Rwanda.png/250px-Carte_Rwanda.png

26 février 2008 – Selon un juriste belge, Luc De Temmermane, l’enquête exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements


dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le Fpr/Apr de Kagame et ses « 40 voleurs » depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère. Découvrez, ci-après, le texte de l’exposé de De Temmermane, qui lève également un coin de voile sur l’agenda caché de Kagame pour le grand Kivu, en particulier, et le Congo, en général.

KAGAME ET SES 40 VOLEURS (dixit F. REYNTJENS)

Chers Netters,
Mesdames, Messieurs de la Presse,
Mesdames, Messieurs les Diplomates,
Mesdames, Messieurs les Magistats compétents,

Je me permets d’attirer votre attention particulière sur un témoignage (TAP-007) qui fait partie de l’acte d’inculpation par le Tribunal Central d’Instruction N° 4 de la Cour Nationale, Administration de la Justice du Royaume d’Espagne en date du 6 février 2008 qui met en cause directement le Président actuel du Rwanda et ses proches collaborateurs pour les crimes commis dans ce pays.

Ce témoignage circonscrit en 2 pages l’essentiel des explications qu’on peut donner aux massacres interraciales qui ont eu lieu au Rwanda entre le 1 janvier et le 31 décembre 1994, la période que le statut du Tribunal Pénal International pour le Rwanda a décrété comme la période « criminelle » au Rwanda qui, et une fois mis en place, a justifié, après des investigations supposées « objectives » de différents Procureurs, la poursuite des responsables militaires, politiques, économiques et religieux du Rwanda de l’ethnie HUTU (à l’exception d’un inculpe italo-belge, « journaliste » qui a plaidé coupable).

Je vous invite à découvrir ce témoignage avec moi :

4. [p.59] Le témoin TAP-007, militaire de profession appartenant à l’ethnie Hutu, réfugié en Ouganda en l’année 1973 et appartenant depuis l’année 1990 à l’organisation politique du Front Patriotique Rwandais – F.P.R. en Ouganda jusqu’à ce qu’il démissionne de son poste de secrétaire de la logistique du F.P.R. à Jinja/Ouganda en octobre 1993 (quoique décidant de rester membre de l’organisation du F.P.R. afin de ne pas être éliminé, selon ses dires), a exposé au cours de son audition judiciaire sa connaissance étendue des faits criminels perpétrés au Rwanda, et plus particulièrement depuis q’à cette période, en plus de servir l’appareil politique du F.P.R., il servait d’appui de réserve à l’A.P.R. depuis son lieu de résidence en Ouganda à la même époque (concrètement à Jinja).

Le témoin TAP-007 a dit confirmer intégralement lors de l’audition judiciaire -reconnaissant aussi le rapport consigné à toutes ses pages comme sien propre- un document original de témoignage écrit ainsi qu’une copie originale d’une carte remise par ce témoin depuis Cotonou (Bénin) en date du 10 août 1999 et envoyée à la Commission de l’ONU chargée d’enquêter sur le rôle de l’Organisation des Nations Unies dans le drame rwandais, documents qui correspondent avec chacun des documents originaux déposés -selon ce qu’il a pu démontrer- en enveloppe fermée devant le Notaire de Barcelone D. Lorenzo P. Valverde Garcia, sous le numéro 35 de son protocole en date du 13 juin 2003.

Le témoin TAP-007 était d’une importance stratégique pour l’A.P.R./F.P.R. parce qu’il s’agissait d’un militaire de l’opposition à partir de l’extérieur du Rwanda contre le Président de l’époque Habyarimana, tout en conservant de bonnes relations et des contacts avec les membres des Forces Armées Rwandaises – F.A.R. à l’intérieur du pays. Au cours de l’année 1990, il a fait connaissance avec les futurs officiels de l’A.P.R. qui étaient à ce moment membres de la National Resistance Army – N.R.A. (l’armée de l’Ouganda), comme par exemple Wilson Rutayisire, Alphonse Furuma, Frank Mugambaje et Joseph Karemera.

Selon les explications du témoin, déjà depuis le début, les membres de l’A.P.R./F.P.R. lui demandèrent de faire des efforts pour contacter les militaires su Rwanda afin de les attirer aux propres objectifs de l’organisation, tentant de faire oublier que deux années auparavant, soit vers 1988, l’A.P.R./F.P.R. naissante avait assassiné au moins un militaire Hutu. Il a expliqué les débuts de la guerre d’octobre [p.60] 1990 de manière plus complémentaire que le témoin TAP-003, témoignant que le général major Fred Rwigyema (qu’il a identifié comme le commandant en second de la N.R.A. et vice ministre de la Défense de l’Ouganda sous les ordres de Museveni; et à quel moment de la guerre il était Président de l’A.P.R. et du F.P.R.) voulait éviter au maximum les victimes civiles. De manière complémentaire au témoin TAP-003, il a expliqué que, une fois mort, Rwigema fut remplacé par Paul Kagame comme Chef du Haut Commandement militaire de l’A.P.R., tandis que le colonel Alexis Kanyarengwe (militaire Hutu de l’A.P.R. comme le témoin TAP-007, actuellement décédé) occupait le poste de Président de l’organisation politique F.P.R. Le témoin TAP-007 a dit avoir commencé à recevoir en Ouganda des informations relatives aux massacres de population civile parmi les populations conquises, commençant à découvrir un A.P.R./F.P.R. différent de ce qu’il avait imaginé, utilisant l’image des deux faces de la monnaie.

Plus tard, en août 1992, alors qu’il assistait à une réunion au Quartier Général situé à Mulindi (Rwanda), il a constaté que le F.P.R. ne souhaitait pas rechercher la paix, selon les propres paroles prononcées par Paul Kagame, affirmant utiliser les négociations de paix pour tirer profit de ses avantages, dans des buts strictement militaires, orientés dès le début sur la prise du pouvoir par la force. Ayant constaté comme témoin direct que, depuis le poste frontière de Gatuna jusqu’à Mulindi (poste frontière au nord du Rwanda avec l’Ouganda, les deux localités étant situées au nord de Byumba et Cyumba) toutes les localités par lesquelles il passait étaient complètement vidées de populations civiles (maisons abandonnées, champs non cultivés, absence de bétail), et il confirma comme témoin oculaire les consignes politico-militaires qu’il a entendues dans ce Quartier Général de Mulindi.

Le témoin TAP-007, lors de son retour en Ouganda, choisit de comparer ses appréciations avec des gens en qui il considérait avoir confiance, entre autres Murefru Leonard, le beau-père de Paul Kagame. Le témoin TAP-007 a confirmé lors de son audition militaire que le beau-père de Paul Kagame l’avait informé de toutes les stratégies élaborées par le FPR afin de s’assurer une victoire militaire, disant carrément que « Kagame ne peut pas travailler avec Habyarimana; il fallait que l’un des deux (Kagame ou Habyarimana) doive mourir… », révélant les lignes de base de l’époque des stratégies politico-militaires de l’A.P.R./F.P.R., stratégies qu’il [p.61] a confirmé et détaillé lors de l’audition judiciaire et qui se trouvaient contenues dans le document notarial prémentionné, et dont les principes de base peuvent se présenter de la manière suivante :

– Stratégie adoptée sur le plan militaire : former des cadres politico-militaires pour les envoyer sur le terrain dans le but de véhiculer l’idéologie du F.P.R. chez les Tutsi à moitié convaincus (entornos); infiltrer des petits groupes de 6 à 10 personnes avec une formation militaire spécialisée sur tout le territoire rwandais dans le but de perpétrer des actions terroristes planifiées en cascade contre la population, semer la panique, le chaos et le désordre afin d’obtenir un pays ingouvernable; infiltrer aussi en secret de petites brigades de militaires préparés à agir au jour « J »; rassembler le maximum d’équipement militaire.

– Stratégie adoptée sur le plan politique : diaboliser le régime de Habyarimana; provoquer la colère des Hutu en massacrant leurs congénères (plus particulièrement, tuer les leaders politiques Hutu en attribuant la responsabilité au régime Habyarimana et à son parti, le Mouvement Révolutionnaire National pour le Développement – M.R.N.D.); éveiller et exploiter la haine interethnique Hutu-Tutsi; camoufler l’identité ethnique du F.P.R. en recrutant des Hutu et rechercher un Hutu populaire pour le placer à la tête du mouvement politico-militaire du F.P.R. dans le but de créer l’image d’un mouvement fédérateur; infiltrer tous les partis politiques et mouvements de jeunesse; calomnier l’Eglise Catholique qui prêche en faveur de l’égalité des hommes et qui a contribué à l’éducation des masses populaires; liquider les prêtres Hutu; terroriser les missionnaires et religieux catholiques pour qu’ils abandonnent le Rwanda et assassiner les vieux missionnaires qui connaissent l’histoire du Rwanda et ceux qu’ils considèrent comme responsable de la perte du pouvoir après des siècles de domination Tutsi; menacer les troupes étrangères et manipuler la MINUAR.

– Stratégie adoptée sur le plan diplomatique et médiatique : infiltrer les missions diplomatiques étrangères accréditées à Kigali dans le but de filtrer les informations préalablement élaborées par la tête pensante du F.P.R./A.P.R.; informer les missions diplomatiques de toutes les actions criminelles perpétrées par le même A.P.R./F.P.R et [p.62] en attribuer la responsabilité aux extrémistes Interahamwe; mettre en fonction une station de radiodiffusion pour véhiculer l’idéologie du mouvement politico-militaire de l’A.P.R./F.P.R., diabolisant le régime de Habyarimana et son parti MRND, rompre l’unité en exacerbant un ethnisme destructeur contre les Hutu, le régionalisme et les haines entre partis politiques… (cette radio fut appelée « Radio Muhabura » et fut dirigée par un extrémiste Tutsi, le commandant Shabani Ruta -qui sera identifié plus avant comme étant le major Rutayisire Wilson-, une radio qui eut pour contre effet la création en réaction de la Radio des extrémistes Hutu, connue comme étant la Radio Télévision des Mille Collines – RTLM- et conçue pour faire le contrepoids en chemin inverse de « Radio Muhabura » et fomenter la haine ethnique contre les Tutsi).

Le témoin TAP-007 fut particulièrement explicite en relation avec les intentions de l’A.P.R./F.P.R. d’attaquer les membres de l’Eglise Catholique et plus spécialement les missionnaires qui avaient consacré de nombreuses années à servir le pays, institution à qui les membres de l’A.P.R./F.P.R. attribuent la responsabilité de la perte du pouvoir en l’année 1959 après des siècles d’exercice quasi exclusif du pouvoir, fait que l’on peut vérifier ultérieurement dans les faits criminels qui se succédèrent dans le pays contre les prêtres et les missionnaires, tant rwandais qu’étrangers, ainsi que le confirmeront et le détailleront aussi plus tard les témoins TAP-043 et TAP-002. Le beau-père de Paul Kagame a illustré sur un diagramme pour le témoin TAP-007 qu’il fallait procéder à l’élimination des trois « P », référés dans son témoignage écrit, et qui, de manière univoque, faisait référence aux actions de prise de contrôle contre l’Eglise et ses membres spécifiques ou symboliques. Le témoin TAP-007 a fait une référence explicite à des religieux rwandais et étrangers, dont il savait qu’ils furent assassinés, donnant comme exemple l’archevêque Mgr Nsengiyumva et les autres évêques, prêtres et religieux (crime au sujet duquel les témoins TAP-004 et TAP-002 ont apporté non seulement les faits, mais aussi les responsables directs, ainsi qu’il sera mentionné plus avant), Isidro Uzcudun (crime au sujet duquel le témoin TAP-038 rapporta non seulement les faits, mais aussi les responsables principaux), Joaquim Vallmajo (crime au sujet duquel les témoins TAP-002 et TAP-043 ont rapporté non seulement les faits, mais aussi les responsables [p.63] principaux), le prêtre canadien Claude Simard, le prêtre croate Vijeko et la religieuse belge Griet Bosmans.

Le témoin TAP-007 a fait référence explicite aux attaques de l’A.P.R./F.P.R. en février 1993, à Byumba et Ruhengeri (au sujet de quoi le témoin TAP-043 fit ultérieurement ample référence, en étant présent dans une des unités qui opéra l’attaque contre Byumba), coïncidant avec le témoin TAP-003 dans la reconnaissance de ce qu’il qualifia d’authentique boucherie humaine dans les massacres de Nyacyonga, une fois que la population civile fut regroupée en cet endroit.

Avant de donner sa démission comme logisticien du F.P.R. en Ouganda en octobre 1993, le témoin TAP-007 a comparé avec diverses personnes la situation au Rwanda, les massacres connus, la réalité de l’A.P.R./F.P.R., détaillant entre autres une conversation qu’il eut avec Rutayisire Wilson (en ce moment chef de la radio de l’A.P.R. « Radio Muhabura »), où en s’interrogeant sur les massacres de la population civile, il lui fut répondu que cela ressortait de la « même sagesse de Kayumba Nyamwasa et de Paul Kagame », ce qui signifie que le massacre de la population civile faisait partie de la politique officielle quoique discrète du F.P.R. et de ses dirigeants.

Ensuite, le témoin TAP-007 a fait référence dans son témoignage aux révélations du militaire de l’A.P.R., Lizinde Théoneste, et du major Furuma.

Lizinde Théoneste fut un militaire de l’A.P.R. de l’ethnie Hutu qui fut libéré par l’A.P.R. de son emprisonnement à Ruhengeri, afin de pouvoir l’incorporer parmi ses cadres, au point de l’inclure comme un des rares membres Hutu du High Command (Haut Commandement Militaire) et de l’avoir assassiné ultérieurement lors de son exil, de la même manière que l’ancien ministre de l’Intérieur du F.P.R., Seth Sendashonga (lui aussi de l’ethnie Hutu), apparemment par un commando spécial de l’A.P.R. (External Security Operations – E.S.O., sous le commandement de Jack Nziza, ainsi que le révéla le témoin TAP-002 dans son témoignage dont nous ferons connaissance ultérieurement), tous deux considérés comme « ennemis ». De même que les témoins TAP-003, TAP-043 ou TAP-002, Théoneste Lizinde a fait part à TAP-007 avant de fuir en décembre 1995, qu’il avait entendu Paul Kagame ordonner personnellement les massacres de civils à partir des appareils de télécommunication de l’A.P.R. [p.64], disant littéralement « Débarrassez ces imbéciles ». Théoneste Lizinde a également confirmé au témoin TAP-007 que Paul Kagame avait ordonné personnellement l’assassinat des évêques, prêtres et religieuses à Kabgayi, Gakurazo en 1994 (ce qui coïncide avec les témoins TAP-003, TAP-043 et TAP-002).

Le témoin TAP-007 a ensuite signalé les personnes qui, selon ce qu’il sait des faits en question, sont responsables de crimes de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité, se concentrant sur les plus communs : Paul Kagame, Kayumba Nyamwasa, Charles Kayonga, James Kabarebe et Fred Ibingira.

Ce témoignage corroboré avec des dizaines d’autres et vérifications faites sur le terrain par les survivants, mais surtout par la disparition et la mort effective de centaines de milliers de citoyens Rwandais, nous permet de dire, sans risque de nous tromper :

1. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont recruté des opposants hutu pour servir leur ambition de reprendre le pouvoir par les armes au Rwanda, perdu suite à une révolution sociale en 1959.

2. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont préparé, planifié et exécuté les massacres de la population civile rwandaise.

3. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont organisé, planifié et perpétré un « génocide contre la nation rwandaise » et un « génocide contre l’église catholique » les différents témoignages ne permettant plus de douter sur l’intention de commettre ces crimes.

4. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont manipulé l’opinion publique mondiale, les missions diplomatiques et la MINUAR selon un plan bien établi depuis 1990.

5. le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS ont eu comme base, pour exécuter leurs plans machiavéliques qui ont coûté la vie à 1.000.000 de personnes en 3 mois, l’OUGANDA de MUSEVENI;

Il reste à ajouter à ces constatations qu’il ne fait aucun doute pour la justice française et Espagnole que le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS sont les auteurs de l’attentat du 6 avril 1994, qui a déclenché ses massacres, selon l’aveu même du Procureur auprès du Tribunal Pénal International pour le Rwanda.

Enfin, cette enquête précise et détaillé, exécutée par la justice Espagnole permet de dire que « le génocide des tutsi » perpétré par l’ancien régime du Président Habyarimana, est une supercherie et tromperie de l’opinion publique mondiale pour accuser exclusivement les perdants de la guerre civile au Rwanda et surtout, mettre hors cause la responsabilité directe des représentants de la communauté internationale dans les évènements dramatiques du Rwanda en 1994, préparés par le FPR/APR de KAGAME ET SES 40 VOLEURS depuis le 1 octobre 1990, date de l’invasion du Rwanda par une partie d’une armée étrangère.

A mon avis, et dans l’intérêt de la Vérité et de la Justice, il y a lieu de corriger vos analyses erronées depuis 14 ans, dues à la manipulation et la corruption de ceux qui ont été désignés pour faire « justice »

Bruxelles, le 25 février 2008

Luc DE TEMMERMAN

Lire aussi

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24 11 2007


Notes:

  • Gécamine est la plus grosse société minière d’État du Congo
  • La MIBA est la société minière d’État du Congo pour le diamant
  • Phelps Dodge est une filière de Freeport-McMoran Copper and Gold
  • Sengamine est détenue à 85% par First African Diamonds Ltd qui a, par la suite, changé son nom en Entreprise Minière du Kasaï-Oriental SARL ou EMIKOR, c’est une société appartenant à Mike Nunn (anciennement chez De Beers) qui détient aussi Afgem, Amari Holdings, Xceldiam et Tanzanite One.

Voici des explications de Congolite:

Mines : des milliards de boni pour le « quatrième pillage »

25 juillet 2006 – Au lendemain de la ratification par le gouvernement de Transition du contrat controversé de Kinross Forrest Limited (KFL) sur les riches installations de la Gécamines à Kamoto, George Forrest prit l’ avion pour le Canada. Il avait créé spécialement KFL, basée aux Iles Vierges Britanniques pour négocier en montrant comme partenaire principal la Kinross Gold où oeuvrait Arthur Ditto. Il se produisit alors une chose extraordinaire. Kinross Gold ne fit pas état de cet important contrat, mais la firme aurait découvert subitement que le projet minier congolais portait sur le cuivre et le cobalt et lui était incompatible parce qu’elle était spécialisée dans l’or. Instantanément, KFL fut revendue à Balloch Resources, une minuscule société d’exploration minière qui avait l’avantage d’être cotée à la bourse de Toronto. Balloch changera son nom en Katanga Mining Limited (KML) et remplacera complètement Kinross Forrest Limited comme partenaire de la Gecamines dans la joint venture Kamoto Copper Company (KCC). Le titre en bourse de KML se mit à grimper vertigineusement, et il fut décidé d’allouer à KFL le bénéfice de 570 millions de dollars en représentation de la valeur de KFL dans le projet de KCC.Cette transaction a été achevée au moment de la remise et reprise des mines et installations par la Gécamines. Indication : les nouveaux investisseurs, ou « mining jackers », n’ arrachent pas uniquement des contrats déséquilibrés qui leur assurent jusqu’à 75 % de bénéfices plantureux sur des dizaines d’années, une situation que Colette Braeckman a qualifiée de « troisième pillage ». Ces affairistes réalisent de plantureux profits immédiats en boursicotant leur portefeuille garni presque exclusivement par les apports gratuits de la Gécamines ou de la Miba. Ceci est clairement illustré par la similitude des courbes des cotations en bourse des sociétés qui n’ont même pas encore commencé à opérer sur le terrain. Il y a même des OPA hostiles. Il existait des soupçons sur les intentions réelles du « mining jacking », voilà que les chartes boursières et le volume des transactions financières dévoilent cette course à la spéculation et à l’enrichissement. Ce qui est bonifié, c’est la perspective de la bonne affaire et le gouffre abyssal entre la dépense d’investissement et la rémunération exceptionnelle. Tout se passe comme si le Congo était comme un vulgaire tableau ramassé à bas prix au marché aux puces pour être revendu dans les galeries d’art à sa véritable valeur d’une toile de maître. Le Congo est l’ objet d’ un capitalisme sauvage et victime consentante d’un « quatrième pillage ».

Katanga Mining Limited

Le « premier pillage » avait été réalisé sous Mobutu. Monsieur Robert Crem l’a évoqué en ces termes : « j’ estime que le préjudice subi par la GECAMINES, de 1967 à 1984, s’ est chiffré entre 3 et 4 milliards de dollars américains au profit des sociétés du groupe de la Société Générale de Belgique et entre 4 et 5 milliards de dollars américains prélevés par le Pouvoir, par toutes sortes de ponctions et de commissions occultes. En un mot, le groupe SGB et le Pouvoir s’ étaient partagés la « bête »!!! un terme utilisé par un administrateur belge ». En février 1990, Mobutu et la bande à Kengo Wa Ndondo s’ emparèrent de 500 millions de dollars américains des réserves financières de la Gécamines en échange de la démocratisation.

Anvil Mining Limited

Le « second pillage » a été l’oeuvre de Laurent Désiré Kabila qui inaugura le système de rémunération des factures et primes de guerre en ressources naturelles et autres formes de richesses. Il a littéralement vendu le pays et pavé le chemin pour le Rwanda, l’Ouganda et toutes les hordes de pilleurs qui ont déferlé sur le pays depuis 1997. C’ est sur ce second pillage que le Panel de l’ ONU s’était penché. Le rapport de 2002 en a fait une évaluation en ces termes : « le réseau d’élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles– les diamants, le cobalt, le cuivre et le germanium – se trouvant dans la zone tenue par le Gouvernement. Au cours des trois dernières années, ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu’il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public de la République Démocratique du Congo ».

Rubicon Minerals

Le « troisième pillage », dénoncé notamment par les ONG et Le Monde Diplomatique, a porté sur les nouveaux contrats signés à la hâte en cours de période de Transition. Ces conventions ont engagé les avoirs miniers de la Miba (diamant) et de la Gécamines (cuivre, cobalt, cassitérite, germanium, zinc, etc.). Rien qu’à la Gécamines, on a bradé 55 % de ses gisements à Kolwezi (Kamoto, Kov, Dima, Dikuluwe, Ruwe, etc.) valant 176 milliards de dollars, ses 31 % à Tenke et Fungurume pour la valeur de 95 milliards, sans oublier des joyaux importants du restant de se 14 % des mines à Likasi, Lubumbashi et Kipushi et évalués à 44 milliards de dollars américains. A ces réserves minérales, qui auraient dû être négociées pour 300 milliards de dollars, s’ajoutent les valeurs des installations industrielles, des infrastructures, fonds de commerce technique, etc. L’ addition est lourde. Le  » troisième pillage » est profond et fondamental.

Nikanor

Côté congolais, les « mining jackers », ou prétendus investisseurs et arracheurs de contrats, ont soutenu que Miba et Gécamines n’avaient pas d’ argent. Mais ils ont avoué qu’ ils en étaient également dépourvu, en promettant qu’ ils rechercheraient les fonds nécessaires. L’ incapacité financière des Miba et Gécamines était momentanée, car il aurait suffi d’une meilleure gestion pour réaliser des auto-financements ou emprunter auprès de Bailleurs de fonds des capitaux modestes qui se remboursent en moins de cinq années. De plus, les partenaires étrangers ont soutenu que les gisements non exploités n’ ont aucune valeur négociable, ce qui a convaincu les autorités de la Transition à les remettre quasi gratuitement. Les mêmes ont aussitôt étalé ces mêmes ressources minières pour obtenir et garantir des prêts, attirer des acheteurs de leurs droits d’ exploitation et encaisser des plus values colossales. Ce faisant, ils ont bel et bien négocié à l’extérieur les valeurs minérales congolaises. Car ce sont TOUS les bénéficiaires des contrats qui les ont immédiatement revendus. Et de bien entendu, ces cessions des valeurs congolaises n’ ont pas été gratuites. Mais ni Miba, ni Gécamines propriétaires des avoirs négociés n’ont encaissé un penny.

Adastra Minerals

La zimbabwéenne Oryx Natural Resources, agissant par sa filiale African Mining Investment Ltd. (AMIL), a revendu ses 80 % dans la Sengamines au Sud-Africain Mike Nunn, à travers First African Diamonds Ltd. Depuis, Sengamines est devenue « EMIKOR » (Entreprise Minière de Kasai Oriental SARL). La Miba qui avait été dépouillée de la concession kimberlitique n’ a rien touché de la revente de sa concession de 800 KM2 et que Oryx avait évaluée à 2 milliards de dollars US. Deux autres zimbabwéens ont revendu leurs acquisitions congolaises gratuites. 64 % de Shaford Capital de Billy Rautenbach ont été vendus à CAMEC (Central African Mining & Exploration Company) pour 80 millions de dollars au nez et à la barbe de la Gécamines partenaire à 20 % dans Boss Mining. Tremalt Limited de John Bredenkamp a été rachetée par Dan Gertler International (DGI) avec la particularité que le zimbabwéen n’ a jamais investi véritablement, tandis que la Gécamines maintenue à 20 % dans Kababankola Mining Company n’a même jamais touché de dividendes. On retrouve Dan Gertler avec 75 % dans le contrat DRC Copper Project (DCP) pour la fameuse mine KOV de la Gécalmines. Gertler a aussitôt évaluée la mine à 2 milliards de dollars américains permettant à la société NIKANOR de lever 400 millions de dollars à la bourse AIM de Londres et d’ obtenir la capitalisation boursière la plus importante avec un poids de 1,2 milliards de dollars US. La Gécamines avec ses 25 % n’ a pas bénéficié du moindre sou, alors que cette flambée des valeurs lui est due entièrement et pleinement.

Lundin Mining

Lundin Holdings Limited avait vendu à Phelps Dodge ses 55 % dans Tenke Fungurume Mining (TFM) en empochant une valeur boursière multipliée par 7. Mais, en prime, Lundin s’est vu octroyer par le gouvernement de Transition une rallonge de 24,75 % prélevés sur la participation de la Gécamines qui a été réduite de 45 à 12,5 % du capital de TFM. De la jungle des affaires a surgi Tiger Resources, associée à Orgaman de Damseaux qui a rachète les 60 % de l’ association avec la Gécamines dans la Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK) et les 60 % dans SEK (Société d’ Exploitation de Kipoi). La société Demourra a vendu les 80 % de participation dans Société Minière de Kolwezi (SMK) à Anvil Mining pour la mine souterraine et à Chemaf pour la partie supérieure sans retombées sur la Gecamines, généreuse donatrice maintenue à 20 % du capital. Africo Resources Ltd a racheté 75 % de la joint venture Société d’ Exploitation des Gisements de Kalukundi (SWANMINES) ce qui a porté sa capitalisation boursière à 94.797.392 de dollars canadiens, sans rémunération pour la Gécamines qui n’ a obtenu que 25 % du capital pour 100 % des apports. De son côté First Quantum a réalisé une OPA hostile et pris le contrôle de Adastra Minerals avec 275 millions de C $ pour contrôler 87,5 % de KMT (Kingamiambo Musonoi Tailings) laissant la Gécamines sur le carreau avec 12,5 %. Le groupe Forrest a revendu à la Copper Resources Corporation ses 75 % dans la Minière de Musoshi et Kinsenda SARL (MMK), au nez et à la barde de Sodimico.

Tenke Mining

Cette liste des affaires juteuses avec le patrimoine de l’Etat reste exemplative. Mais on peut évaluer toutes ses transactions en milliards de dollars américains au cours de la dernière année de la Transition. Mais les valeurs boursières vont grimper en flèche lorsque les projets commenceront à produire et à distribuer des dividendes. Ces manipulations posent le problème philosophique et moral du capitalisme sauvage. Il y aurait des émotions, même dans les pays les plus libéraux. La France reste vigilante sur toute prise de contrôle de ses fleurons industriels par des étrangers. La bourse allemande Deutsche Börse, qui gère la place de Francfort a résisté à rejoindre Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne) lors de leur rachat par la Bourse de New York. Même les Etats Unis ont fait de la résistance à la société Dubai Ports World qui proposait 6,8 milliards de dollars pour racheter les grands terminaux portuaires basés à New York, New Jersey, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Philadelphie. Au Congo-même, le capitalisme sauvage avait été placé sous contrôle par Léopold II, en soumettant les sociétés par actions à des autorisations par décrets. En 1966, Mobutu avait imposé la domiciliation au Congo des opérations d’exploitation, ce qui emportait leur domiciliation fiscale congolaise. Ainsi, les deux dirigeants autocrates et réputés prédateurs étaient de fervents nationalistes.

First Quantum Minerals

Voilà qu’au XXIème siècle, un gouvernement de Transition livre à des spéculateurs toutes les richesses minérales substantielles du pays. C’est le Congo qui est désormais à la merci des humeurs des bourses. Cela pose un problème sérieux de souveraineté dans la mesure où la maîtrise des ressources naturelles est un attribut de cette souveraineté. De plus, les  » mining jackers » confirment que les titres miniers ont de la valeur et servent de garanties pour leurs financements et profits privés. La République n’a plus de gisements ou de participations financières consistantes qui pourraient lui servir de garanties dans ses propres dossiers de financements internationaux et à long terme. La République est nue pour avoir rhabillé l’ étranger. La République reste au biberon de la communauté internationale alors qu’ au même moment des milliards de dollars sont échangés et spéculés. La Transition a lancé le « quatrième pillage » qui se porte bien. Il n’ y a encore personne pour l’ arrêter. Pas encore.

Nestor Kisenga



Retour sur les dernières élections en RDC

8 09 2007

où Joseph Kabila a gagné bien entendu.

http://news.bbc.co.uk/olmedia/1260000/images/_1261231_kabila1509.jpg

(photo: J. Kabila et J. Chirac)

Texte copier de: http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=663

RD-Congo « Pourquoi la transition est-elle bloquée ? », de Bapuwa Mwamba, Le Phare 9 Juillet 2006
Dans la nuit de vendredi 7 au samedi 8 juillet, des hommes armés se sont introduits au domicile du journaliste Bapuwa Mwamba à Matete, et l’ont abattu de deux coups de feu. Un assassinat qui vise une fois de plus un homme des médias. Journaliste de talent, Bapuwa Mwamba est mort au front, ainsi qu’en témoigne sa dernière analyse publiée dans Le Phare 2875 du jeudi 06 juillet 2006. Une sorte de testament qui lui a probablement coûté la vie. Nous reproduisons ci-dessous cet article.

(Le Phare 09/07/2006)

Après trois ans de transition démocratique, la situation politique se complique en République démocratique du Congo à la veille des élections. Le Comité international d’accompagnement de la transition n’est plus d’aucun secours. Les acteurs politiques congolais sont en quête de nouveaux médiateurs extérieurs au moment où la campagne électorale bat son plein. La transition a pris fin le 30 Juin pour des élections qui doivent avoir lieu le 30 Juillet 2006.

Depuis un certain temps, la tension politique est palpable en République démocratique du Congo. A l’insécurité croissante qui règne à l’Est du pays, en Ituri, à la frontière avec l’Ouganda, s’est ajouté un regain d’activités des milices. Les atteintes aux droits de l’homme fréquentes et causées le plus souvent par les Forces armées de la RDC (Fardc) font désormais partie du paysage congolais. Ne parlons pas des tracasseries policières devenues partout monnaie courante. Les membres de l’armée et la police gagnent un salaire de misère irrégulièrement versé et l’Etat ne fonctionne pas.

Intolérance politique et intimidations policières Kinshasa connaît un malaise politique dont témoignent plusieurs manifestations. Des actes de provocation ou d’intolérance se multiplient à l’encontre de la population, des partis politiques et même des pays étrangers qui soutiennent le Congo. Des bouclages ont été organisés en mars dernier dans certains quartiers populaires de Kinshasa où de jeunes gens ont été massivement arrêtés et emportés. De nombreuses personnalités politiques, dont des candidats à la présidence de la République ont été mis en résidence surveillée après la manifestation du 24 mars 2006 organisée par les partisans de l’  » Union pour la Démocratie et le Progrès Social  » (UDPS), un parti d’opposition, pour exiger un dialogue politique avant la tenue des prochaines élections.

- Affaires Kuthino et mercenaires

Le 14 mai 2006, le pasteur Kutino Fernando, initiateur du Mouvement  » Sauvons le Congo  » a été arrêté et maltraité par les  » forces de l’ordre  » pour des motifs de subversion non encore avérés. Cet incident a provoqué une vive réaction dans la population de Kinshasa. Une dizaine d’hommes politiques, parmi lesquels des candidats à l’élection présidentielle ont signé une pétition exigeant sa libération. Deux Vice-Présidents, Jean Pierre Bemba du « Mouvement de Libération du Congo  » (MLC) et Azarias Ruberwa du  » Rassemblement congolais pour la démocratie « (RCD) se sont ouvertement prononcés chacun pour sa libération. J.P. Bemba s’est même rendu de manière spectaculaire à la prison de Makala pour le saluer. Il y a l’affaire de 32 « mercenaires « , montée par le Ministère de l’Intérieur et impliquant sans preuves des ressortissants américains, nigérians et même sud-africains. Les diplomates des pays concernés ont aussitôt protesté et exigé que les accusations soient prouvées. Le Vice-Président de la République en charge de la Commission  » Politique, Défense et Sécurité « , le Ministre de la Défense et le Chef d’Etat-Major ont dit avoir appris avec surprise la nouvelle par les médias. Le gouvernement n’avait pas discuté de la question.

Dans cette confusion, lesdits mercenaires ont été précipitamment relâchés et expulsés du Congo, faute de pouvoir éclaircir les motifs d’arrestation. Et les auteurs de ce montage ne sont pas sanctionnés.

- Hold up politique au-delà du 30 juin

Un groupe d’organisations politiques avec à sa tête deux vice-présidents, Azarias Ruberwa et Jean Pierre Bemba s’est rendu le 28 Juin au Gabon pour demander au Président gabonais sa médiation en vue d’organiser un dialogue politique au Congo. Pendant ce temps, le Président Joseph Kabila a commençait sa campagne politique au Kivu pour les élections présidentielles et législatives fixées au 30 juillet prochain. Face à cette escalade de provocations/protestations dont on ne peut mesurer les dégâts dans l’opinion publique, le Comité International d’Accompagnement de la Transition (CIAT) s’est senti obligé d’intervenir pour dénoncer les abus de pouvoir et exiger le calme et la sérénité à l’approche des élections.

Le malaise politique a été accentué par la prolongation jusqu’au 30 Juillet de la transition politique de 3 ans qui devrait prendre fin le 30 Juin 2006. Le Président de la Commission électorale indépendante (CEI), l’Abbé Malu Malu qui a fait cette prolongation n’a pas de compétence requise. Mais, il a le soutien de la Communauté internationale, du Président Joseph Kabila et ses alliés.

- Fracture politique nationale

Depuis lors la classe politique est divisée en deux camps : les partisans et les adversaires de la concertation préalable aux élections. La Conférence épiscopale catholique, par la bouche de son Président Mgr Monsengwo, ancien Président de la Conférence nationale souveraine (1992), exige une concertation politique des signataires de l’  » Accord Global et Inclusif  » (AGI) de la transition avant la tenue des élections. Cette position rejoint celle de l’opposition politique représentée par le parti d’Etienne Tshisekedi de l’UDPS et ses alliés, auxquels se sont joints le MLC et la grande majorité des chrétiens catholiques et protestants. Le but de la concertation est de prolonger la transition légalement, sécuriser les élections, garantir un égal accès aux media et s’assurer l’acceptation des résultats des urnes. Il s’agirait, par ce biais, de garantir la paix durable en réaffirmant deux principes : le consensus et l’inclusivité.

A une question sur l’hostilité croissante à l’égard de la communauté internationale « Monseigneur Monsengwo dit : » Lorsqu’on considère la réaction des Congolais, cet énervement est dû au fait qu’ils ont l’impression que les jeux sont déjà faits, qu’on a déjà choisi qui gouverne le Congo et que le reste ne sert à rien. Il faut donc- pour calmer les esprits- que la classe politique et la société civile en discutent et dialoguent… Il faut qu’il y ait un consensus, avec un acte formel de la classe politique et de la société civile pour arriver à s’entendre sur l’après-30 Juin. Personne ne peut le faire tout seul unilatéralement. Nous alertons l’opinion car, si l’on n’y prend garde, nous risquons de préparer des turbulences. Mgr Monsengwo a fait une tournée en Belgique pour expliquer le bien fondé de ce dialogue. Abondant dans le même sens, le cardinal Etsou refuse à quiconque le droit de précipiter les élections pour faire le lit aux violences.

- Le CIAT a choisi son camp Les élections ne peuvent avoir une perspective démocratique que si elles sont le fruit d’un dialogue franc entre Congolais. La position de la Communauté internationale est surprenante. Loin de faciliter la tâche aux Congolais divisés entre partisans et adversaires de la concertation, des membres importants du CIAT ajoutent de l’huile au feu en prenant publiquement position dans ce débat. Carlo de Philippi, chef de la délégation européenne écrit :  » En outre l’attitude d’une partie de la communauté internationale accentue cette tendance en donnant l’impression qu’elle soutient Joseph Kabila « . Il estime aussi que les membres de la Communauté européenne aujourd’hui divisés face aux acteurs congolais de la transition auront plus de difficultés à coordonner leurs efforts après les élections. L’attitude partisane du CIAT à la fin de la transition suscite des interrogations.

Réunis à Sun City, en Afrique du Sud, en 2001, les acteurs politiques congolais ont cru nécessaire, pour restaurer la paix et l’unité du Congo, de créer le « Comité international d’accompagnement de la transition » (CIAT) et d’en faire une institution de la transition démocratique. Une fois restaurées la paix et l’unité du Congo, cette institution est apparue cependant comme un facteur de crise et particulièrement à l’heure où, les acteurs politiques congolais ont besoin de son aide pour passer à l’étape supérieure : les élections.

- L’interpellation de Carlo De Filippi

« Depuis le début de la transition, la Communauté internationale n’a pas su ou pas voulu s’opposer aux manœuvres dilatoires des dirigeants congolais. De ce point de vue, l’installation au pouvoir, suite à Sun City, des anciens belligérants s’est révélée être une erreur tant elle a favorisé, sur fond de méfiance réciproque ; et les pratiques de corruption et de mauvaise gouvernance, et les manœuvres dilatoires et leur volonté de rester au pouvoir coûte que coûte « . Ces propos – c’est nous qui soulignons – ne sont pas d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, président de l’ « Union pour la Démocratie et la Progrès Social « (UDPS), le plus grand parti d’opposition, mais de Carlo de Philippi, chef de la Délégation européenne. C’est un extrait de son rapport politique confidentiel, sur la République Démocratique du Congo, du 5 mai 2006.” Ecrit au moment critique de la crise de la transition démocratique congolaise, ce rapport constate – sans dénoncer, puisqu’il est confidentiel -l’irresponsabilité des dirigeants politiques congolais, mais aussi la complicité consciente ou non du CIAT dans la crise actuelle. Ce dernier a l’habitude de jouer au sauveur – Jésus – quand tout va bien, et de se laver les mains comme Ponce Pilate quand ça ne va pas. Le caractère confidentiel de ce rapport politique cache mal les responsabilités de la Communauté internationale.

- 1+4 = 0 : le peuple persiste et signe

 » Les pratiques de corruption et de mauvaise gouvernance, et les manœuvres dilatoires et leur volonté de rester au pouvoir coûte que coûte  » ont été maintes fois dénoncées avec force par les Congolais eux-mêmes, mais la Communauté internationale a choisi de se taire ou de les condamner rituellement pour la forme. Au cours de la manifestation du 30 Juin 2005 organisée par l’UDPS, on entendait les masses crier le slogan  » 1+4 = 0 « . Azarias Ruberwa, Président du  » Rassemblement congolais pour la démocratie  » (RCD) et Vice-Président de la République en charge de la Commission Politique, Défense et Sécurité avait tenu les mêmes propos, à Goma (à l’Est du Congo) et dans un mouvement de colère et de révolte consécutive au massacre de Gatumba. C’était au milieu de l’année 2004. Sur le fond, ces trois acteurs de la transition disaient la même chose successivement, à une année d’intervalle. On était donc prévenu de l’aggravation de la crise.

- EUFOR : aveu d’échec

Au moment où prend fin la transition, l’Union européenne vient au secours de la Monuc avec la Force européenne pour  » dissuader les fauteurs de troubles « , pour reprendre l’expression d’Aldo Ajelo de l’Union européenne. Ce n’est pas un indice de succès. Comment comprendre cet échec de la transition ? Depuis Sun City, il a manqué au CIAT deux valeurs fondamentales pour la réussite de la transition démocratique : l’engagement pour la démocratie ou la gouvernance et la neutralité vis-à-vis des acteurs politiques congolais. De par sa composition, la  » Communauté internationale d’accompagnement de la transition  » (CIAT) est dominée par les Occidentaux (Les Etats-Unis et l’Europe) et notamment par les anciennes métropoles coloniales. Il s’agit des pays qui ont d’importants intérêts au Congo et qui ont combattu les patriotes, les démocrates et les nationalistes congolais depuis l’élimination physique de P. E. Lumumba, premier ministre élu, le 17 janvier 1961. Il s’agit des pays qui sont fort mêlés à l’histoire mobutiste et sanglante de ce pays. Il est difficile de se débarrasser de cette longue histoire de prédation qui a durablement marqué les pratiques et les attitudes des anciennes métropoles coloniales à l’égard du Congo et des Congolais.

- Prime aux belligérants

Depuis Sun City et Prétoria, le CIAT a consacré la suprématie des militaires (les belligérants) sur les civils. A travers les rebelles  » congolais « , c’est avec leurs parrains étrangers qu’on négociait. Le CIAT a sacrifié le critère démocratique ou de gouvernance quand, après Sun City, il s’agissait de former le gouvernement. Ainsi, de par sa composition, le CIAT est congénitalement incapable de promouvoir la démocratie dans ce pays. C’est ce qui se voit depuis Sun City.

- La RDC sous la coupe des Occidentaux

1° Du fait d’avoir en son sein les anciennes métropoles coloniale, le CIAT, en tant qu’institution de la transition, ne pouvait faire un bon usage du droit d’ingérence dans les affaires intérieures du Congo, tant est forte la tentation de privilégier leurs immenses intérêts. Et donc de re-coloniser en favorisant les plus serviles des Congolais. Comment faire la médiation dans ces conditions ?

2° Après Sun City, bon nombre de diplomates occidentaux auraient tout fait pour écarter du gouvernement les partis ayant une large représentation populaire, les seuls intéressés à défendre la démocratie et l’intégration de l’armée .Il a ainsi manqué au gouvernement 1+4 une force politique interne de propulsion vers la démocratie. Arthur Zahidi Ngoma, Vice-Président de la République  » représentant de l’opposition non armée « , n’a pas d’audience connue dans les masses populaires, Abdulaye Yerodia Ndombasi, également Vice-Président, est du parti du Président Kabila, le PPRD. Ainsi, de larges masses populaires ne se sentent pas représentées au gouvernement. Faut-il rappeler que pour combattre Patrice Emery Lumumba, premier ministre élu en 1960, les Etats-Unis, la France, la Grande Bretagne et la Belgique ont provoqué les sécessions au Congo ? Une fois éliminé physiquement Lumumba, ils ont restauré l’unité du Congo. En 1964, ils ont fait de Moïse Tshombe, ancien Président de la sécession du Katanga, une province congolaise, le premier ministre congolais. Pour combattre Mobutu, qu’ils ont propulsé au pouvoir et soutenu 32 ans durant, ils ont, à l’exception de la France et sous le couvert africain du Rwanda et de l’Ouganda, financé la guerre de 1996-97 et soutenu Laurent Désiré Kabila. Et pour faire pression sur ce dernier, devenu Chef d’Etat, ils ont, ensemble, provoqué et soutenu la guerre de 1998-2002. Une fois ce dernier physiquement éliminé, ils ont, sous la pression des populations congolaises – résistance des jeunesses Maï Maï – , décidé de restaurer l’unité du Congo. Et, comme en 1964, les anciens rebelles sont au sommet du pouvoir à Kinshasa. Ce sont des Vice-Présidents.

3° Les anciennes métropoles coloniales sont également parmi les pays qui assurent la formation des forces de répression : l’armée, la police et les services congolais de renseignements, qui relèvent du domaine sensible de souveraineté du Congo. La France s’occupe de la police et la Belgique de l’armée. La première s’est trouvée mêlée au conflit Hutu/Tutsi en 1994 et la deuxième, la Belgique, a fomenté de nombreux conflits ethniques au Congo dont le plus meurtrier au Kasaï en 1959. Elle a également élaboré une politique au Rwanda et au Burundi qui a servi de base au génocide dans les deux pays. La Belgique a la responsabilité non seulement morale, mais également politique de l’assassinat de Lumumba. Elle n’a en outre aucune expérience à apporter en matière d’intégration de l’armée.

4° Au niveau des élections, la communauté internationale, principalement les pays qui ont soutenu Mobutu, essaie de marginaliser les candidats les plus représentatifs de la population au profit des plus serviles à leurs intérêts. Certains diplomates du CIAT ont plusieurs fois manqué à un devoir de réserve en prenant rapidement position sur des questions où les Congolais devaient d’abord discuter entre eux, par exemple la question de la prolongation de la transition du 30 Juin au 30 Juillet, date fixée unilatéralement par le Président de la CEI dans une matière politique où il n’a pas de compétence.

- L’Eufor plus coûteuse que les concertations

Ces attitudes de la part des responsables qui étaient censés jouer le rôle de médiation et de réserve sur des questions sensibles n’ont fait qu’encourager les tensions entre les Congolais. A plusieurs reprises la position du CIAT a été justifiée par des raisons budgétaires. Il n’est cependant pas difficile de démontrer que la Force européenne (Eufor), 1600 hommes, à laquelle la Monuc a fait appel, coûte de loin plus cher que la concertation que désirent les Congolais. Ces derniers n’ont été associés ni à la conception ni à l’élaboration du projet de l’Eufor. Totalement ignorées, les autorités congolaises n’ont fait qu’avaliser. Leurs compatriotes ont suivi en spectateurs à la télévision un débat au parlement allemand sur une question concernant au plus haut point leur pays. Quelle frustration !

Ces attitudes de la part de certains membres du CIAT accréditent l’idée que Joseph Kabila est déjà choisi par les puissances occidentales comme Président de la RDC pour pouvoir couvrir les contrats léonins déjà signés et confirmer la suppression de la loi Bakajika ((la terre appartient à l’Etat), qui épargnait aux Congolais les cruels problèmes de terre qui se posent au Zimbabwe et en Afrique du Sud.

- L’exclusion de tous les dangers

L’enjeu de la concertation c’est le retour probable, dans le champ électoral, du leader historique de l’opposition, Etienne Tshisekedi wa Mulumba. Poussé à l’auto-exclusion par toutes sortes de manœuvres du pouvoir soutenu par la Communauté internationale, le leader de l’UDPS pratique le boycott des élections. Une situation qui arrange beaucoup Joseph Kabila, Général-Major des FARDC, héritier du trône de son père Laurent Désiré Kabila, assassiné le 16 janvier 2001 après trois ans et demi de pouvoir à la tête de l’Etat congolais. Joseph Kabila a de nombreux atouts : le soutien évident à l’Est du pays où il passe pour l’artisan de la paix, d’importants moyens financiers acquis dans la gestion opaque et discrétionnaire du pays, un soutien extérieur assuré. Tout cela ne l’empêche pas de craindre le face-à-face avec les autres ex-Belligérants et le retour d’un adversaire, non-violent, dépourvu du temps, de soutiens extérieurs et de moyens financiers pour faire la campagne électorale. Sans la concertation, qui jouit du soutien de la hiérarchie catholique et des deux vice-présidents, anciens rebelles, les résultats des élections ne seront probablement pas acceptés. Tout le problème est là !

2006-07-06

2006-07-09 (Bapuwa Mwamba)

BAPUWA tshimanga



Image du jour

8 09 2007
The Atlas of War and Peace, Earthscan 2003

source: New Internationalist



Pourquoi Kabila devait partir

28 08 2007

Quatre ans après avoir été porté au pouvoir par les ÉU, le Rwanda et l’Ouganda, Kabila est assassiné, mais c’est bien plus tôt que ses alliés se retournent contre lui, dès 1998 le Rwanda et l’Ouganda repartent en guerre contre Kabila. Dans un billet précédent je faisais part de mes suspicions que le coup d’État en Thaïlande aille été appuyé par le FMI/BM ou par des intérêts voulant une participation du FMI dans la gouvernance de la Thaïlande. Deux articles que je viens de lire font croire que Kabila-père aurait été éliminé pour des raisons semblables. Voici les faits :

 

  • Arrivé au pouvoir en 1997 Kabila refusa de payer à la BM les dettes contractées par Mobutu (qui s’était fait supplié par le duo FMI/BM d’emprunter pour se battre contre le communisme en Angola, ces dettes n’avaient servi qu’à acheter des armes pour défendre les intérêts étasuniens, et engraisser les comptes de Mobutu). Laurent Désiré Kabila a déclaré que “la République Démocratique du Congo ne remboursera parce qu’on ne voit aucun travail y effectué avec cet argent”. Il leur a rappelé que “si vous prêtez de l’argent à un voleur, vous devez vous attendre au risque de ne pas être remboursé cet argent dans l’avenir”.
  • Kabila ne comptait pas non plus contracter plus de dette auprès du FMI/BM, il déclara : “Nous allons trouver de l’argent. Dites-moi: qui réfuse d’acheter notre or, notre diamant, notre cobalt…?”
  • Après l’assassinat de Kabila-père, Kabila-fils effectura un virage de 180 degrés sur cette politique envers le FMI/BM. Il ira même jusqu’à nommé un ex-employé du FMI comme ministre des finance (même chose qui est arrivé après le coup en Thaïlande). Jean-Baptiste Sondji, ancien minister de la santé sous Kabila-père de dire :

 

«Les Occidentaux ont ensuite provoqué la guerre contre le Congo-Brazzaville dans le but de mettre Kabila dans une position intenable. Il devait quitter la scène. De toute façon, l’assassinat de Kabila a été une opportunité pour les Occidentaux d’amorcer un plan conçu depuis longtemps. Kabila-fils devait passer de leur côté et faire un virage à 180 degrés. La composition de son gouvernement reflète davantage la mainmise des intérêts étrangers que les préoccupations des Congolais.

 

En RDC, la crise est d’abord politique. Mais Kabila-fils se contente de ministres avant tout technocrates. Comment résoudre des problèmes politiques avec une équipe de technocrates et de mandataires des intérêts étrangers? Le nouveau ministre de l’Économie et des Finances par exemple, Matungulu Mbuyamu, a été le représentant du FMI au Cameroun.»

 

Il semblerait donc que Kabila-père a été assassiné pour rendre le contrôle du pays au FMI.

 

Voici les deux articles :

 

http://www.oxfamsol.be/fr/docs/oxfaminfo121/RDCONGO.pdf

 

http://www.congopanorama.info/economy/econ-imfwb.shtml

 



Image du jour

24 08 2007

http://www.globalsecurity.org/military/world/war/images/congo-map-030600-un.gif

MLC: appuyé par l’Ouganda a pour chef Bemba

RCD-N: appuyé par l’Ouganda a pour chef Wamba

RCD-KML: appuyé par le Rwanda a pour chef Nyamwisi

RCD: appuyé par le Rwanda a pour chef Goma

Les forces de l’ONU sont en rose. Il est intéressent de voir qu’en 1997 la «communauté intérnationale» (à l’exception de la France) ne voulait pas protéger Mobutu (voir ce billet précédent) alors qu’en 2003 elle intervient pour protéger Kabila. Pourquoi?



Sarkozy ce néo-colonisateur de l’Afrique

19 08 2007

Sarko-croisièreDans un billet précédent nous avons briévement parlé des liens qui unissent Sarkozy au groupe Bolloré.

Plusieurs ont été sidérés du discours de colonisateur tenu par Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier. Mais c’est qu’il était d’une honnêté désamparante ce Sarkozy car, non seulement a-t-il une mentalité de colonisateur raciste, mais il fait parti, dans la plus concrète réalité, de cette clique de néo-colonisateurs-pilleurs de ce continent regorgeant de richesses. En effet, ce groupe Bolloré, auxquel Sarkozy est très intîmement lié, est implanté dans presque tout le continent en faire l’exploitation, que ce soit dans ses activités industrielles (cigarettes et pellicules de plastique) dans ses monopoles de transports (terrestre et marin) et de logistiques ou dans ses activités de plantations et d’exploitation forestière. Bolloré se distingue entre autre par son indeffectible appui aux dictateurs tels le Congolais Sassou Nguesso (toujours « président ») et le Tchadien Idriss Déby (dont le fils a été assassiné le mois dernier en France). Alors que même Elf (voir billet précédant) ne daignait pas appuyer ces dictateurs sanguinaires, Bolloré les approvisionnait en armes et en mercénaires afin de mater l’opposition civile à ces dictateurs. Bolloré profite grandement de son monopole du commerce avec ces dictateurs: le groupe peut se permettre d’exiger des frais ruineux à ces pays. Grâce à son exploitation forestière effrênée, irrespectueuse de l’environnement et semi-légale au Cameroun, Bolloré est un des plus grand contributeur à la désertification dangereusement accélérée du Cameroun. Bolloré est le deuxième plus gros exploitant forestier au Cameroun avec 10% de la supérficie en exploitation; Rougier, le premier exploitant forestier au Cameroun, est une firme française proche de Raffarin.

Avec Sarkozy comme président de la France, on est en droit de s’attendre à un plus grand appui de l’État français à la néo-colonisation de l’Afrique par Bolloré.

source: http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=170

Finissons le tout en musique avec une petite chanson bien à propos:

 


Tryo – Pompafric (Live)



La chute de Mobutu et l’histoire récente de la région des grands lacs

10 08 2007


1- La chute de Mobutu : région des grands lacs
envoyé par LiliTheKing
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3- La chute de Mobutu : région des grands lacs
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