Film de la semaine: Histoire secrète du Biafra

9 02 2008


histoires secretes du biafra
envoyé par sur_vivant



Paradis fiscal 101

24 01 2008

text de Benoît Perron repris de la Tribu du Verbe (le texte a depuis été enlevé mais peut être accédé via l’archive internet):

http://linsubversible.blog.lemonde.fr/files/les_paradis_fiscaux_en_2003_4.jpg

(cliquez sur l’image pour l’agrandir)

Ça dure depuis l’Antiquité – L’évasion est illégale mais pas l’évitement

Présent au Québec depuis quelques années, Sovereign offre une formation complète sur les paradis fiscaux par l’entremise d’annonces placées régulièrement dans La Presse et Les Affaires. En association avec le Groupe Forsythe International Inc., les journées de formation se déroulent soit à l’Hôtel Crown Plaza à Montréal ou à l’Hôtel des Gouverneurs de l’Île Charron à Longueuil. Coût de la formation : 150 $ plus taxes. Désireux d’en savoir davantage, j’ai composé le numéro de téléphone apparaissant au bas de l’annonce et c’est le directeur général Jacques Lépine en personne qui m’a répondu.
Je lui ai demandé s’il m’était possible d’assister à la formation qu’il offrait prochainement à l’Hôtel des Gouverneurs à titre de journaliste. Embarrassé, il m’a répondu que la présence dans la salle d’un journaliste pourrait indisposer certains de ses clients. Devant le mutisme de rigueur dans ce milieu cloîtré, j’ai dû revoir ma tactique. Quelques semaines plus tard, j’ai repris contact avec Lépine non pas en tant que journaliste mais en tant qu’investisseur potentiel. Sa réponse fut nettement plus favorable.

Jacques Lépine est consultant et directeur général de la firme Sovereign Company Services (Canada) Ltd de Saint-Léonard depuis trois ans. Il est détenteur d’un MBA (Maudit Baveux en Affaires, dixit Michel Chartrand). Avant de joindre les rangs de Sovereign, il dirigeait la International Company Services (USA) Ltd, une entreprise spécialisée dans les conseils professionnels sur l’évitement fiscal dans des paradis fiscaux.

Sovereign possède des bureaux un peu partout dans le monde : Îles Vierges Britanniques, Canada, République Tchèque, Gibraltar, Hong Kong, Irlande, Île de Man, Japon, Portugal, Russie, Espagne, Afrique du Sud, Îles Turks et Caïcos, Royaume-Uni, États-Unis et Grèce.

Tout ce que vous n’avez jamais osé demander sur les paradis fiscaux

Je me suis donc rendu tel que convenu à l’Hôtel des Gouverneurs de Longueuil par un magnifique jeudi ensoleillé suivre une formation authentique sur les paradis fiscaux. Après avoir acquitté les frais de 150 $ et m’être fait remettre des notes de cours d’une centaine de pages (en anglais et en français) intitulées Tout savoir sur les paradis fiscaux, j’ai pris place parmi un groupe d’environ 40 personnes.

Après s’être présenté, Jacques Lépine fait un tour de salle, question de mieux connaître les gens présents dans la salle. 75 % des gens présents sont des comptables venus écouter l’Oracle leur refiler les meilleurs tuyaux pour sortir l’argent du pays en toute légalité, tuyaux qu’ils factureront ensuite grassement à leurs meilleurs clients. Le reste est composé d’avocats, de fiscalistes et de quelques hommes d’affaires qui éviteront soigneusement de se nommer. Selon Lépine, la plupart des gens qui assistent à ses formations sont des comptables.

D’entrée de jeu, Lépine fait une mise en garde. Il ne veut pas inciter personne à faire de l’évasion fiscale (illégale) mais nous informer sur les paradis fiscaux qui existent dans le monde, comment y avoir accès, y faire des affaires en minimisant les impacts fiscaux de nos transactions grâce à l’évitement fiscal (légal). Lépine mentionne, pour mieux nous rassurer, que toutes les banques canadiennes sont installées dans des paradis fiscaux par l’entremise de filiales « off shore ».

Suivez l’exemple de Paul Martin

Les conseils qu’offre Lépine visent à exploiter les failles dans la loi anti-évitement canadienne et permettent à des margoulins de sortir leur argent du pays en toute impunité de façon légale. Pour Lépine, il est plus facile de sortir du fric du Canada que de le sortir de la France, parce que nos lois sont plus floues. Au Canada, pour éviter d’attirer l’attention du fisc, il faut faire des placements corporatifs avec motif commercial dans une corporation « off shore » (International Business Corporation ou IBC). C’est l’arme absolue de l’évasion fiscale et elle offre une confidentialité en béton pour les capitaux flottants d’origine douteuse ou mafieuse. Cependant, il importe de ne pas faire affaire dans le paradis fiscal avec une banque canadienne « off shore » pour éviter des pressions politiques pour retracer l’origine de l’argent douteux.

Toutes les raisons sont bonnes pour créer une IBC : investissement, location, gestion de portefeuille, import-export, assurances, brevets, holdings, expédition, etc. Dans ce dernier cas, Lépine cite comme exemple le ministre canadien des Finances Paul Martin qui utilise une IBC dans un paradis fiscal (Bahamas) pour éviter l’impôt sur sa flotte de navires, la Canada Steamship Lines. Pour Lépine, si Paul Martin le fait, c’est que cela doit être légal. À savoir si c’est moral, c’est une autre affaire.

Le fisc a l’œil sur les lettres en provenance des Bahamas

Un comptable dans la salle se lève et pose la question suivante à Lépine : lui est-il possible de devenir citoyen des Îles Turks et Caïcos tout en restant citoyen canadien pour ainsi pouvoir revenir à sa guise au Canada pour profiter de ses soins de santé exceptionnels et de sa qualité de vie, car il ne désire pas prendre toute sa retraite dans ce paradis fiscal ? Pour 50 000 $ US, Lépine peut vous procurer une seconde citoyenneté dans n’importe lequel paradis fiscal de votre choix et cela en un peu plus de 24 heures, et tout est légal.

Un homme d’affaires présent dans la salle demande à Lépine comment il pourrait s’y prendre pour « brouiller les pistes » au fisc canadien pour son IBC incorporée au Liechtenstein. L’homme a déjà séjourné trois mois dans ce paradis fiscal mais il ne s’y plaît pas et préfère vivre au Québec tout en ne payant que moins de 5 % d’impôts. Lépine lui a suggéré de venir le rencontrer à son bureau pour une consultation à 300 $ l’heure. Un détail pour quelqu’un qui ne paie presque pas d’impôts au pays. Pour des montages financiers plus complexes, Lépine fait affaire avec Me Marcel Racicot, avocat chez Desjardins, Duchesnes, Stein et Monast. Pour la constitution de fiducies « off shore », c’est l’avocate Ginette Méroz (présente lors de la formation) qui prend la relève.

Les services offerts par Lépine sont très nombreux, mais les plus prisés sont : création d’une fiducie active ou passive (2000 à 3000 $ US), création d’une corporation «off shore » (2000 $ US), ouverture d’un compte « off shore » (500 $ US), devenir un directeur nominal (nominees agent) ou agent de correspondance (750 $ US).

Le paradis terrestre, c’est un paradis fiscal

Lépine conclut la formation en jurant, la main sur le cœur, qu’il est là pour offrir des services internationaux et non pour juger de ce qui est bien ou mal pour ce qui est de placements ou d’investissements étrangers. Ponce Pilate a dit sensiblement la même chose il y a 2000 ans, en pleine décadence.

J’ai quitté l’Hôtel des Gouverneurs en état de transe, la tête remplie de projets. Désormais, je pourrais moi aussi utiliser le système en toute impunité, légalement et jouir d’une retraite dorée à 40 ans. Liberté 55, c’est pour les paumés. Il suffit d’avoir le fric et les contacts et faire comme tous les autres margoulins dont le seul objectif est de prendre l’oseille et de se tirer ! Pendant 2000 ans, et question de nous garder sous sa tutelle, l’Église nous a promis le paradis à la fin de nos jours. Une fadaise. L’Oracle Lépine m’a promis un paradis fiscal sur le champ, la culpabilité en moins. Pour ce qui est de la morale… enfin !

Loin des yeux, loin de l’impôt

Jacques Lépine définit le paradis fiscal comme étant un pays, qu’il soit sur un continent ou sur une île, où les impôts sont tenus au niveau zéro ou à un niveau très bas. Les paradis fiscaux existent depuis l’Antiquité mais se sont surtout développés à partir de 1945. Les grands États y voyaient l’occasion de faciliter certaines opérations, tandis que les petits États y voyaient le moyen d’attirer des capitaux. L’expression «off shore » (loin du rivage) est utilisée par analogie avec les bateaux qui, hors des eaux territoriales américaines, permettaient de boire et de jouer en paix au temps de la prohibition (1920-1930). D’ailleurs, c’est durant cette période que naissent des paradis fiscaux pour des motifs économiques, destinés à soustraire les fortunes privées à l’impôt: Île de Man, Bahamas, Liechtenstein, Suisse, Luxembourg, etc. Un bon paradis fiscal doit garantir trois choses : un excellent secret bancaire, une fiscalité très basse (moins de 5 %) ou inexistante et une excellente protection juridique (le paradis fiscal ne doit pas reconnaître les crimes commis en dehors de sa principauté).

Une deuxième citoyenneté dans les vingt-quatre heures

Selon le gourou Lépine, les paradis fiscaux ne veulent pas l’argent sale issu du trafic de drogue et des armes, mais acceptent volontiers l’argent provenant de l’évasion fiscale en toute confidentialité. Cependant, pour profiter pleinement d’un paradis fiscal, certaines précautions doivent être prises. Celui qui incorpore une compagnie enregistrée dans un paradis fiscal (qui n’est en réalité qu’une vulgaire boîte aux lettres) doit s’assurer que la correspondance postale n’est pas envoyée à son adresse postale au Canada. Lépine mentionne que dans les années 80, le gouvernement canadien avait demandé à ses fonctionnaires postaux d’ouvrir toutes les correspondances en provenance des Bahamas, de refiler les noms à Revenu Canada, de refermer les enveloppes et de les expédier à leur destinataire canadien. Puis Revenu Canada a attendu la période des impôts pour voir quels contribuables effectueraient de fausses déclarations d’impôt.



Image du Jour: les États Big Brother.

20 01 2008

États Big Brother

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Source: http://www.privacyinternational.org/article.shtml?cmd%5B347%5D=x-347-559597 



Film de la semaine: Sibel Edmonds: Kill the Messanger

18 01 2008

Désolé mais la version française semble avoir été censurée par google: Sibel Edmonds – Une femme à abattre

Mais il y a toute même cette bande annonce sous-titrée:



Introduction aux agences d’assurance-crédit à l’exportation: Création de risque, génération de dette et garantie de destruction de l’environnement.

13 12 2007

EDCanada

repris de ECA-Watch:

« Il existait une vive inquiétude parmi les membres de la Task Force face au manque de normes environmentales appliquées aux activités de développement des agences bilatérales de prêts commerciaux et de crédit. A quelques exceptions notables près, les exigences concernant l’évaluation environnementale imposées aux agences d’aide bilatérales des membres du Comité d’aide au développement ne s’appliquent pas aux branches commerciales du financement gouvernemental bilatéral. Pratiquement chaque membre a cité des exemples où le manque de planification environnementale adéquate dans les projets financés par de telles organisations avait crée des problèmes écologiques et sociaux significatifs. L’avis était que les dommages environmentaux résultant de telles entreprises étaient beaucoup plus importants que les dommages crées par un manque de cohérence parmi les bailleurs de fonds bilatéraux. » (OECD Development Assistance Task Force Report : Coherence in Environmental Assessment Practical Guidance on Environmental Assessment for Development Co-operation Projects, May 1996).

L’impact des Assureurs-Crédit sur le développement et l’environnement…

Alors que nombre de citoyens connaissent les institutions globales célèbres telles que l’Organization Mondiale du Commerce, peu connaissent les organisations plus obscures, mais d’influence égale, connues sous le nom d’agences d’assurance-crédit à l’exportation (Assureurs-Crédit). Les Assureurs-Crédit des grands pays industrialisés pourraient maintenant être considérés comme la catégorie d’institutions publiques la plus importante au monde de la finance internationale. Depuis quelques années les Assureurs-Crédit des pays appartenant à l’Organisation pour la Coopération et le Développment Economique (OCDE) tels que les Banques d’import-export des Etats-Unis et du Japon, Hermes guarantee en Allemagne, la COFACE en France et SACE en Italie ont subventionné presque 10% du commerce mondial, approchant une valeur annuelle de 500 milliards de dollars en exports soutenus par des prêts, des garanties et des assurances gouvernementaux. Les prêts à plus long terme et les garanties des Assureurs-Crédit de l’OCDE ont été multipliés par quatre entre 1988 et 1996, de 26 milliards de dollars à 105 milliards de dollars par an. Plus de la moitié de ces prêts et garanties, au moins 50 milliards de dollars par an, a été affectée à des projets d’infrastructure importants dans des pays en voie de développement, plus que la totalité des fonds investis par toutes les agences d’aide bilatérale et multilatérale. Un nombre significatif de ces projets tels que les barrages et les installation de production d’énergie de grande envergure, les activités minières, les routes dans des forêts vierges tropicales, les oléoducs, les installations chimiques et industrielles, les projets de sylviculture et de plantation pour n’en parler que de quelques-uns uns, ont des impacts sociaux et environnementaux très graves. Pour la plupart les Assureurs-Crédit n’ont aucun mandat de développement ni d’obligations en ce sens, cependant ils constituent la plus grande partie de la dette dans les pays en voie de développement, soit en 1996 quelque 24% de la dette totale et 56% de la dette auprès des agences officielles.

Les Assureurs-Crédit manquent de politiques et de standards communs de base dans les domaines environnementaux et sociaux… Comme l’indique les conclusions du rapport de OCDE cité ci-dessus, il existe un contraste frappant entre les politiques des Assureurs-Crédit –orientées presque exclusivement vers la promotion des exportations ­– et celles des agences d’aide au développement et des banques multilatérales de développement, telles que le Groupe de la banque mondiale. Tandis que les agences d’aide bilatérale et les banques multilatérales de développement ont adopté des procédures environmentales et sociales détaillées, la plupart des Assureurs-Crédit et des agences publiques d’assurance ont peu, et souvent aucunes, normes dans ces domaines. Par conséquent, les mêmes pays qui ont approuvé des politiques environnementales et sociales pour leurs agences d’aide et pour le Groupe de la banque mondiale, les subvertissent à travers leurs agences d’assureurance-crédit.

La création de risque dans une course vers le fond…Les Assureurs-Crédit se font une concurrence acharnée, et sont rapides à soutenir des projets que d’autres banques de développement et même d’autres Assureurs-Crédit ont refusé pour des raisons environmentales ou sociales. Ceci mène à ‘une course vers le fond’ qui encourage l’absence ou l’abaissement des normes. L’exemple le plus connu est celui du barrage chinois des Trois Gorges, où en 1996, les Assureurs-Crédit allemand, suisse et canadien se sont fait la course pour financer un projet que la Banque mondiale et la Banque américaine d’import-export avaient refusé de soutenir à cause de problèmes environnementaux. Actuellement une opposition croissante en Chine appelle à la réduction et même à l’arrêt de ce projet gigantesque dont les coûts de construction dépassent les plusieurs milliards de dollars et mènera au transfert forcé de 1,8 million de personnes.

Le G8 appelle à l’adoption de normes environnementales communes… Depuis quelques années, des ONGs environnementales, des parlementaires progressifs et quelques gouvernements ont commencé à demander que tous les Assureurs-Crédit adoptent des politiques environnementales et sociales communes. En mai 1999 les ministres de l‘OCDE ont demandé que les Assureurs-Crédit continuent « à renforcer des approches environnementales communes » et rendent compte du progrès achevé lors de la prochaine réunion du Conseil des Ministres au printemps 2000. Le Communiqué du G8 de 1999 est allé beaucoup plus loin, déclarant que «nous travaillerons au sein de l’OCDE vers des directives environnmentales communes pour les agences de crédit à l’export. Nous espérons compléter ce travail pour la réunion du G8 de 2001. »

Mais les Assureurs-Crédit refusent d’entreprendre des actions significatives…Les Assureurs-Crédit de l’OCDE se sont réunis à Paris du 24 au 25 février 2000, en session spéciale sur l’environnement. Elles devaient essayer de trouver un accord au sujet de leurs engagements pour répondre aux exigences des ministres du G8 et de l’OCDE. Dans l’absence d’un contrôle et d’une pression internationale suffisante, cependant, les Assureurs-Crédit semblent chercher des moyens d’éviter des modifications sérieuses de leurs approches. Jusque-là ils n’ont pu se mettre d’accord que sur un échange d’information environnementale au sujet de projets particulièrement désastreux et dans lesquels plusieurs Assureurs-Crédit sont impliqués. Par ailleurs, certains tentent de suggérer que le simple échange d’information et un intérêt symbolique pour les questions environnementales au niveau le plus superficiel constitue « des principes directeurs environnementaux communs ».

ACE en Afrique

Pour en savoir plus sur les ACE en Afrique, cliquez ici.



Léopold II: Génocide au Congo

5 12 2007


genocide_congo
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Il est à noter qu’Arte peut se permettre ce film car cela fait une centaine d’années que Léopold II est mort mais le génocide au Congo ne s’est pas arrêté avec la mort de Léopold II. Enviant à la Belgique les richesses du Congo, le Canada, les États-Unis, la France, le Royaume Uni, l’Allemagne, la Chine, Israël, le Liban, l’Australie etc. se sont mis de la partie et participent actuellement au génocide lucratif en RDC [voir 1 2 3 4] (en fait c’est la communauté internationale toute entière qui viole le Congo), génocide qui de par son envergure éclipse même l’Holocauste de la Seconde Guerre et le Génocide rwandais: depuis 1998 seulement, entre 3 millions et 5 millions de personnes sont mortes des conflits au Congo, plus de 17 000 enfants soldats ont été recrutés et le viole des femmes est devenu systématique. Voici un extrait de congopanorama à ce sujet:

Rape has become a defining characteristic of the five-year war in the DRC, according to Anneke Van Woudenberg, the Congo specialist for Human Rights Watch. So, too, has mutilation of the victims.

« Last year, I was stunned when a 30-year-old woman in North Kivu had her lips and ears cut off and eyes gouged out after she was raped, so she couldn’t identify or testify against her attackers. Now, we are seeing more and more such cases, » she says.

As the troops of coccupation from Rwanda and Uganda constantly sought new ways to terrorize, their barbarity became more frenzied.

I, too, was sickened by what I saw and heard. In three decades of covering war, I had never before come across the cases described to me by Congolese doctors, such as gang-rape victims having their labia pierced and then padlocked.

« They usually die of massive infection, » I was told.

Based on personal testimonies collected by Human Rights Watch, it is estimated that as many as 30 percent of rape victims are sexually tortured and mutilated during the assaults, usually with spears, machetes, sticks or gun barrels thrust into their vaginas.

Increasingly, the trigger is being pulled. About 40 percent of rape victims, usually the younger ones, aged 8 to 19, are abducted and forced to become sex slaves.

« The country is in an utter state of lawlessness; it’s complete anarchy, » says Woudenberg. « In this culture of impunity, people know they can get away with anything. Every armed group is equally culpable. »

In the Congo, rape is a cheaper weapon of war than bullets. Experts estimate that some 60 percent of all combatants in the DRC are infected with HIV/AIDS. As women rarely have access to expensive antiretroviral drugs, sexual assaults all too often become automatic death sentences.

Médecins Sans Frontières operates five health clinics offering antiretrovirals in the conflict zone of northeastern DRC, but many women don’t know about the drugs and cannot travel safely to the centers. Moreover, according to Helen O’Neill, a nurse who set up MSF’s sexual-violence treatment program, such drugs must be taken within forty-eight to seventy-two hours of the rape to prevent infection.

If a woman has been exposed to the virus, the treatment is 80 percent effective. But in the Congo, rape victims who are not captive sex slaves must walk for days or weeks, often with massive injuries, and risk new capture by roving rebel bands, before reaching assistance.



Le nouveau réseau international de Hakluyt

2 12 2007

Repris de Intelligence Online:

Le nouveau réseau international de Hakluyt

Le cabinet de renseignement Hakluyt s’est longtemps reposé sur un réseau d’ex-PDG britanniques. Ces dernières années, la firme s’est efforcée d’élargir son conseil consultatif.

Doté depuis l’an dernier d’un nouveau directeur en la personne de Keith Craig (IOL nº517), le très discret cabinet d’intelligence économique londonien Hakluyt n’a pas abandonné le mode de fonctionnement développé par le fondateur de la firme, Christopher James. Depuis sa création en 1995, Hakluyt est doté d’un conseil consultatif composé d’anciens PDG et de diplomates à la retraite, qui servent à la fois de cautions et d’apporteurs d’affaires. Ce conseil a longtemps été constitué de Britanniques et d’Américains, parmi lesquels l’ex-président de Ford, Alex Trotman ; l’ancien Chairman de Royal Dutch/Shell, Peter Holmes ; et l’ex-PDG de Vodafone, Christopher Gent. Ces dernières années, la composition de cette structure a évolué vers un modèle international. La moitié des conseillers sont désormais allemands, japonais et australiens. Ils disposent en outre de nombreuses entrées dans le secteur bancaire et dans les fédérations d’entreprises de leurs pays respectifs.

Hakluyt

(Cliquez pour agrandir)

Notes:

  • Hambros Bank a été acheté par la Société Générale en 1998.
  • Selon Wikipedia (qui cite Saving the Sun : A Wall Street Gamble to Rescue Japan from Its Trillion-Dollar Meltdown): Shinsei était auparavant la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme» qui avait un monopole gouvernemental sur les obligations à long-terme. Suite à l’éclatement de la bulle spéculative japonaise en 1989, cette banque était surchargée de mauvaises dettes, elle fût donc nationalisée et décotée de la bourse de Tokyo en 1998. Après des tentatives infructueuse de fusionner la banque avec d’autres banques japonaises, la banque fût vendue au fond d’investissement par capitaux propres New LTCB Partners C.V. de la compagnie d’investissement par capitaux propres Ripplewood Holdings LLC (cette dernière est dirigée et a été fondée par Tim Collins, ami personnel de Bill Clinton, qui travailla entre autres pour la controversée Booz Allen Hamilton [1 2 3 4] et pour Lazard Frères et qui est membre de la commission Trilatérale) en mars de 2000 pour 121 milliards de yens. C’est la première fois dans l’histoire du Japon qu’une banque japonaise passe sous contrôle étranger. Après la vente la banque fût renommée Shinsei (voulant dire «Nouvellement Née») . Insérée dans le contrat de vente était une «close de garantie de défauts» qui permettait à Shinsei de réclamer que le gouvernement achète toute dette dont la valeur avait chuté en deçà de 20% de sa valeur comptable. Shinsei fût lancée en juin 2000 avec une nouvelle équipe de gestionnaires dont plusieurs membres travaillaient préalablement dans des institutions bancaires étrangères implantées au Japon comme par exemple le pdg qui était chez Morgan Stanley et le directeur des systèmes d’information qui travaillait chez Citi. Shinsei garda le code SWIFT (LTCBJPJT) de la «Banque du Japon de Crédit à Long Terme».Shinsei utilisa la close de garantie de défauts pour se débarrasser des pires dettes du portefeuille de la banque (aux dépends du gouvernement japonais) suite à quoi plusieurs compagnies, telles Sogo et Dai-Ichi Hotel, qui avaient comme principal banque Shinei, durent déclarer faillite. Ceci souleva l’indignation générale au Japon et les politiciens critiquèrent tout spécialement Goldman Sachs, qui avait agit de conseiller auprès du gouvernement lors de la vente de la banque, de ne pas avoir avertit le gouvernement des risque inhérents à la close de garantie.Quatre ans après se vente à Ripplewood, Shinsei fût introduite en bourse pour la rondelette somme de 230 milliards de yens (ce qui à l’époque équivalait 2,8 milliards de dollars canadiens ou 1,7 milliards d’euro), ce qui signifie un profit de plus de 100 milliards de yens en quatre ans pour Ripplewood et consorts. Ces profits furent réalisés à grand prix pour le Japon par contre car en plus de tous les emplois perdus par la fermeture des compagnies telles Sogo, le gouvernement japonais dû débourser entre 4000 et 5000 milliards de yen pour reprendre les mauvaises dettes de Shinsei à cause de la clause de garantie de défauts et pire encore, les profits réalisés étaient à l’abri de taxes et impôts du gouvernement japonais de par l’utilisation d’un partenariat d’investissement étranger.


Film de la semaine: Crimes économiques dans les Grands Lacs Africains

24 11 2007


Notes:

  • Gécamine est la plus grosse société minière d’État du Congo
  • La MIBA est la société minière d’État du Congo pour le diamant
  • Phelps Dodge est une filière de Freeport-McMoran Copper and Gold
  • Sengamine est détenue à 85% par First African Diamonds Ltd qui a, par la suite, changé son nom en Entreprise Minière du Kasaï-Oriental SARL ou EMIKOR, c’est une société appartenant à Mike Nunn (anciennement chez De Beers) qui détient aussi Afgem, Amari Holdings, Xceldiam et Tanzanite One.

Voici des explications de Congolite:

Mines : des milliards de boni pour le « quatrième pillage »

25 juillet 2006 – Au lendemain de la ratification par le gouvernement de Transition du contrat controversé de Kinross Forrest Limited (KFL) sur les riches installations de la Gécamines à Kamoto, George Forrest prit l’ avion pour le Canada. Il avait créé spécialement KFL, basée aux Iles Vierges Britanniques pour négocier en montrant comme partenaire principal la Kinross Gold où oeuvrait Arthur Ditto. Il se produisit alors une chose extraordinaire. Kinross Gold ne fit pas état de cet important contrat, mais la firme aurait découvert subitement que le projet minier congolais portait sur le cuivre et le cobalt et lui était incompatible parce qu’elle était spécialisée dans l’or. Instantanément, KFL fut revendue à Balloch Resources, une minuscule société d’exploration minière qui avait l’avantage d’être cotée à la bourse de Toronto. Balloch changera son nom en Katanga Mining Limited (KML) et remplacera complètement Kinross Forrest Limited comme partenaire de la Gecamines dans la joint venture Kamoto Copper Company (KCC). Le titre en bourse de KML se mit à grimper vertigineusement, et il fut décidé d’allouer à KFL le bénéfice de 570 millions de dollars en représentation de la valeur de KFL dans le projet de KCC.Cette transaction a été achevée au moment de la remise et reprise des mines et installations par la Gécamines. Indication : les nouveaux investisseurs, ou « mining jackers », n’ arrachent pas uniquement des contrats déséquilibrés qui leur assurent jusqu’à 75 % de bénéfices plantureux sur des dizaines d’années, une situation que Colette Braeckman a qualifiée de « troisième pillage ». Ces affairistes réalisent de plantureux profits immédiats en boursicotant leur portefeuille garni presque exclusivement par les apports gratuits de la Gécamines ou de la Miba. Ceci est clairement illustré par la similitude des courbes des cotations en bourse des sociétés qui n’ont même pas encore commencé à opérer sur le terrain. Il y a même des OPA hostiles. Il existait des soupçons sur les intentions réelles du « mining jacking », voilà que les chartes boursières et le volume des transactions financières dévoilent cette course à la spéculation et à l’enrichissement. Ce qui est bonifié, c’est la perspective de la bonne affaire et le gouffre abyssal entre la dépense d’investissement et la rémunération exceptionnelle. Tout se passe comme si le Congo était comme un vulgaire tableau ramassé à bas prix au marché aux puces pour être revendu dans les galeries d’art à sa véritable valeur d’une toile de maître. Le Congo est l’ objet d’ un capitalisme sauvage et victime consentante d’un « quatrième pillage ».

Katanga Mining Limited

Le « premier pillage » avait été réalisé sous Mobutu. Monsieur Robert Crem l’a évoqué en ces termes : « j’ estime que le préjudice subi par la GECAMINES, de 1967 à 1984, s’ est chiffré entre 3 et 4 milliards de dollars américains au profit des sociétés du groupe de la Société Générale de Belgique et entre 4 et 5 milliards de dollars américains prélevés par le Pouvoir, par toutes sortes de ponctions et de commissions occultes. En un mot, le groupe SGB et le Pouvoir s’ étaient partagés la « bête »!!! un terme utilisé par un administrateur belge ». En février 1990, Mobutu et la bande à Kengo Wa Ndondo s’ emparèrent de 500 millions de dollars américains des réserves financières de la Gécamines en échange de la démocratisation.

Anvil Mining Limited

Le « second pillage » a été l’oeuvre de Laurent Désiré Kabila qui inaugura le système de rémunération des factures et primes de guerre en ressources naturelles et autres formes de richesses. Il a littéralement vendu le pays et pavé le chemin pour le Rwanda, l’Ouganda et toutes les hordes de pilleurs qui ont déferlé sur le pays depuis 1997. C’ est sur ce second pillage que le Panel de l’ ONU s’était penché. Le rapport de 2002 en a fait une évaluation en ces termes : « le réseau d’élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles– les diamants, le cobalt, le cuivre et le germanium – se trouvant dans la zone tenue par le Gouvernement. Au cours des trois dernières années, ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu’il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public de la République Démocratique du Congo ».

Rubicon Minerals

Le « troisième pillage », dénoncé notamment par les ONG et Le Monde Diplomatique, a porté sur les nouveaux contrats signés à la hâte en cours de période de Transition. Ces conventions ont engagé les avoirs miniers de la Miba (diamant) et de la Gécamines (cuivre, cobalt, cassitérite, germanium, zinc, etc.). Rien qu’à la Gécamines, on a bradé 55 % de ses gisements à Kolwezi (Kamoto, Kov, Dima, Dikuluwe, Ruwe, etc.) valant 176 milliards de dollars, ses 31 % à Tenke et Fungurume pour la valeur de 95 milliards, sans oublier des joyaux importants du restant de se 14 % des mines à Likasi, Lubumbashi et Kipushi et évalués à 44 milliards de dollars américains. A ces réserves minérales, qui auraient dû être négociées pour 300 milliards de dollars, s’ajoutent les valeurs des installations industrielles, des infrastructures, fonds de commerce technique, etc. L’ addition est lourde. Le  » troisième pillage » est profond et fondamental.

Nikanor

Côté congolais, les « mining jackers », ou prétendus investisseurs et arracheurs de contrats, ont soutenu que Miba et Gécamines n’avaient pas d’ argent. Mais ils ont avoué qu’ ils en étaient également dépourvu, en promettant qu’ ils rechercheraient les fonds nécessaires. L’ incapacité financière des Miba et Gécamines était momentanée, car il aurait suffi d’une meilleure gestion pour réaliser des auto-financements ou emprunter auprès de Bailleurs de fonds des capitaux modestes qui se remboursent en moins de cinq années. De plus, les partenaires étrangers ont soutenu que les gisements non exploités n’ ont aucune valeur négociable, ce qui a convaincu les autorités de la Transition à les remettre quasi gratuitement. Les mêmes ont aussitôt étalé ces mêmes ressources minières pour obtenir et garantir des prêts, attirer des acheteurs de leurs droits d’ exploitation et encaisser des plus values colossales. Ce faisant, ils ont bel et bien négocié à l’extérieur les valeurs minérales congolaises. Car ce sont TOUS les bénéficiaires des contrats qui les ont immédiatement revendus. Et de bien entendu, ces cessions des valeurs congolaises n’ ont pas été gratuites. Mais ni Miba, ni Gécamines propriétaires des avoirs négociés n’ont encaissé un penny.

Adastra Minerals

La zimbabwéenne Oryx Natural Resources, agissant par sa filiale African Mining Investment Ltd. (AMIL), a revendu ses 80 % dans la Sengamines au Sud-Africain Mike Nunn, à travers First African Diamonds Ltd. Depuis, Sengamines est devenue « EMIKOR » (Entreprise Minière de Kasai Oriental SARL). La Miba qui avait été dépouillée de la concession kimberlitique n’ a rien touché de la revente de sa concession de 800 KM2 et que Oryx avait évaluée à 2 milliards de dollars US. Deux autres zimbabwéens ont revendu leurs acquisitions congolaises gratuites. 64 % de Shaford Capital de Billy Rautenbach ont été vendus à CAMEC (Central African Mining & Exploration Company) pour 80 millions de dollars au nez et à la barbe de la Gécamines partenaire à 20 % dans Boss Mining. Tremalt Limited de John Bredenkamp a été rachetée par Dan Gertler International (DGI) avec la particularité que le zimbabwéen n’ a jamais investi véritablement, tandis que la Gécamines maintenue à 20 % dans Kababankola Mining Company n’a même jamais touché de dividendes. On retrouve Dan Gertler avec 75 % dans le contrat DRC Copper Project (DCP) pour la fameuse mine KOV de la Gécalmines. Gertler a aussitôt évaluée la mine à 2 milliards de dollars américains permettant à la société NIKANOR de lever 400 millions de dollars à la bourse AIM de Londres et d’ obtenir la capitalisation boursière la plus importante avec un poids de 1,2 milliards de dollars US. La Gécamines avec ses 25 % n’ a pas bénéficié du moindre sou, alors que cette flambée des valeurs lui est due entièrement et pleinement.

Lundin Mining

Lundin Holdings Limited avait vendu à Phelps Dodge ses 55 % dans Tenke Fungurume Mining (TFM) en empochant une valeur boursière multipliée par 7. Mais, en prime, Lundin s’est vu octroyer par le gouvernement de Transition une rallonge de 24,75 % prélevés sur la participation de la Gécamines qui a été réduite de 45 à 12,5 % du capital de TFM. De la jungle des affaires a surgi Tiger Resources, associée à Orgaman de Damseaux qui a rachète les 60 % de l’ association avec la Gécamines dans la Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK) et les 60 % dans SEK (Société d’ Exploitation de Kipoi). La société Demourra a vendu les 80 % de participation dans Société Minière de Kolwezi (SMK) à Anvil Mining pour la mine souterraine et à Chemaf pour la partie supérieure sans retombées sur la Gecamines, généreuse donatrice maintenue à 20 % du capital. Africo Resources Ltd a racheté 75 % de la joint venture Société d’ Exploitation des Gisements de Kalukundi (SWANMINES) ce qui a porté sa capitalisation boursière à 94.797.392 de dollars canadiens, sans rémunération pour la Gécamines qui n’ a obtenu que 25 % du capital pour 100 % des apports. De son côté First Quantum a réalisé une OPA hostile et pris le contrôle de Adastra Minerals avec 275 millions de C $ pour contrôler 87,5 % de KMT (Kingamiambo Musonoi Tailings) laissant la Gécamines sur le carreau avec 12,5 %. Le groupe Forrest a revendu à la Copper Resources Corporation ses 75 % dans la Minière de Musoshi et Kinsenda SARL (MMK), au nez et à la barde de Sodimico.

Tenke Mining

Cette liste des affaires juteuses avec le patrimoine de l’Etat reste exemplative. Mais on peut évaluer toutes ses transactions en milliards de dollars américains au cours de la dernière année de la Transition. Mais les valeurs boursières vont grimper en flèche lorsque les projets commenceront à produire et à distribuer des dividendes. Ces manipulations posent le problème philosophique et moral du capitalisme sauvage. Il y aurait des émotions, même dans les pays les plus libéraux. La France reste vigilante sur toute prise de contrôle de ses fleurons industriels par des étrangers. La bourse allemande Deutsche Börse, qui gère la place de Francfort a résisté à rejoindre Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne) lors de leur rachat par la Bourse de New York. Même les Etats Unis ont fait de la résistance à la société Dubai Ports World qui proposait 6,8 milliards de dollars pour racheter les grands terminaux portuaires basés à New York, New Jersey, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Philadelphie. Au Congo-même, le capitalisme sauvage avait été placé sous contrôle par Léopold II, en soumettant les sociétés par actions à des autorisations par décrets. En 1966, Mobutu avait imposé la domiciliation au Congo des opérations d’exploitation, ce qui emportait leur domiciliation fiscale congolaise. Ainsi, les deux dirigeants autocrates et réputés prédateurs étaient de fervents nationalistes.

First Quantum Minerals

Voilà qu’au XXIème siècle, un gouvernement de Transition livre à des spéculateurs toutes les richesses minérales substantielles du pays. C’est le Congo qui est désormais à la merci des humeurs des bourses. Cela pose un problème sérieux de souveraineté dans la mesure où la maîtrise des ressources naturelles est un attribut de cette souveraineté. De plus, les  » mining jackers » confirment que les titres miniers ont de la valeur et servent de garanties pour leurs financements et profits privés. La République n’a plus de gisements ou de participations financières consistantes qui pourraient lui servir de garanties dans ses propres dossiers de financements internationaux et à long terme. La République est nue pour avoir rhabillé l’ étranger. La République reste au biberon de la communauté internationale alors qu’ au même moment des milliards de dollars sont échangés et spéculés. La Transition a lancé le « quatrième pillage » qui se porte bien. Il n’ y a encore personne pour l’ arrêter. Pas encore.

Nestor Kisenga



Behind the War on the Congo

12 11 2007

repris de ocnus.net et Zmagazine:

(Photo: Uraguayan special forces MONUC hunting FDLR in Kahuzi Beiga National Park under Operation Falcon Sweep.)

Behind the Numbers

Untold Suffering in the Congo

By Keith Harmon Snow & David Barouski, CCA 26/10/06
Oct 30, 2006, 11:28

The British medical journal Lancet recently took greater notice of the Democratic Republic of the Congo (DRC) than all western media outlets combined. A group of physicians reported that about 4 million people have died since the “official” outbreak of the Congolese war in 1998 (1). The BBC reported the war in Congo has claimed more lives than any armed conflict since World War II (2). However, experts working in the Congo, and Congolese survivors, count over 10 million dead since war began in 1996—not 1998—with the U.S.-backed invasion to overthrow Zaire’s President Joseph Mobutu. While the western press quantifies African deaths all the time, no statistic can quantify the suffering of the Congolese.

Some people are aware that war in the Congo is driven by the desire to extract raw materials, including diamonds, gold, columbium tantalite (coltan), niobium, cobalt, copper, uranium and petroleum. Mining in the Congo by western companies proceeds at an unprecedented rate, and
it is reported that some $6 million in raw cobalt alone—an element of superalloys essential for nuclear, chemical, aerospace and defense industries—exits DRC daily. Any analysis of the geopolitics in the Congo requires an understanding of the organized crime perpetrated through multi-national businesses, in order to understand the reasons why the Congolese people have suffered a virtually unending war since 1996.

Some people have lauded great progress in the exposure of illegal mining in DRC, particularly by the group Human Rights Watch (HRW), whose 2005 report “The Curse of Gold” exposed Ugandan officials and multi-national corporations smuggling gold through local rebel militias. The cited rebel groups were the Nationalist and Integrationist Front (FNI) and the People’s Armed Forces of Congo (FAPC). The western companies targeted by HRW were Anglo-Ashanti Gold, a company headquartered in South Africa, and Metalor, a Swedish firm. The HRW report failed to mention that Anglo-Ashanti is partnered with Anglo-American, owned by the Oppenheimer family and partnered with Canada-based Barrick Gold described below (3). London-based Anglo-American Plc. owns a 45% share in DeBeers, another Oppenheimer company that is infamous for its near monopoly of the international diamond industry (4). Sir Mark Moody-Stuart, a director of Anglo-American, is a director of Royal Dutch/Shell and a member of U.N. Secretary General Kofi Annan’s Advisory Board (5). The report also suppressed the most damning evidence discovered by HRW researchers—that Anglo-Ashanti sent its top lawyers into eastern DRC to aid rebel militia leaders arrested there.

Several multi-national mining companies have rarely if ever been mentioned in any human rights report. One is Barrick Gold, who operates in the town of Watsa, northwest of the town of Bunia, located in the most violent corner of the Congo. The Ugandan People’s Defense Force (UPDF) controlled the mines intermittently during the war. Officials in Bunia claim that Barrick executives flew into the region, with UPDF and RPF (Rwanda Patriotic Front) escorts, to survey and inspect their mining interests (6).

George H.W. Bush served as a paid advisor for Barrick Gold. Barrick directors include: Brian Mulroney, former PM of Canada; Edward Neys, former U.S. ambassador to Canada and chairman of the private PR firm Burston-Marsteller; former U.S. Senator Howard Baker; J. Trevor Eyton, a member of the Canadian Senate; and Vernon Jordan, one of Bill Clinton’s lawyers (7).

(Photo: Rape has been used as a systematic means of instilling terror in the
people all over DRC. This girl (20) fled Eastern DRC and crossed the
country on foot to find some refuge in Western DRC.)

Barrick Gold is one of the client companies of Andrew Young’s Goodworks International lobbying firm. Andrew Young is the former Mayor of Atlanta, and a key organizer of the U.S.-Uganda Friendship Council. Young was chosen by President Clinton to chair the Southern Africa Enterprise Development Fund in October 1994. Goodworks’ clients—or business partners in some cases—include Coke, Chevron-Texaco, Monsanto, and the governments of Angola and Nigeria (note weapons transfers from Nigeria cited below). Young is a director of Cox Communications and Archers Daniels Midland—the “supermarket to the world” and National Public Radio sponsor whose directors include Brian Mulroney (Barrick) and G. Allen Andreas, a member of the European Advisory Board of The Carlyle Group.

Barrick Gold’s mining partners have included Adastra Mining—formerly named America Mineral Fields (AMFI, AMX, other names), formerly based in Hope, Arkansas, Bill Clinton’s hometown. Adastra had close ties with Lazare Kaplan International Inc., the largest diamond brokerage firm in the U.S., whose president, Maurice Tempelsman, has been an advisor on African Affairs to the U.S. Government and has been the U.S. Honorary Consul General of the Congo since 1977 (8).

Maurice Tempelsman accompanied Bill Clinton during his African tour in 1998, and he sails with the Clintons off Martha’s Vineyard. He serves on the International Advisory Council of the American Stock Exchange, and is a director of the Woods Hole Oceanographic Institute, a
”scientific” front for his offshore diamond mining—raking the seabed into oblivion.

Adastra also purchased a diamond concession on the Congolese-Angolan border from the Belgian mercenary firm International Defense and Security (1998), and currently has cobalt and copper concessions in Congo’s Katanga (Shaba) province (9). Adastra is a member of the Corporate Council on Africa, along with Goodworks, Halliburton, Chevron-Texaco, Northrop Grumman, GE, Boeing, Raytheon, Bechtel and SAIC—the latter two being secretive intelligence and defense entities involved in classified and supra-governmental “black” projects.

In April 1997, Jean-Ramon Boulle, a co-founder of Adastra (then AMFI), received a $1 billion dollar deal for mines in the Congo at Kolwezi (cobalt) and Kipushi (zinc) from Laurent Kabila’s Alliance of Democratic Forces for the Liberation of Zaire (ADFL) before they were even officially in power. The ADFL were even allowed to use Boulle’s private jet (10). Meanwhile, directors of Adastra are also former directors of Anglo-American (11). Other Clinton-connected founders of Adastra include Michael McMurrough and Robert Friedland—both involved in shady, criminal, offshore businesses in Indonesia, Africa, Burma and the Americas (12).

Barrick sub-contracts to Caleb International, who has also partnered with Adastra in the past. Caleb is run by Ugandan President Yoweri Museveni’s half-brother Salim Saleh, the former acting General of the UPDF. When Uganda withdrew from the Congo in 2002 following a so-called “peace” agreement, Saleh began training paramilitary groups to act as Ugandan proxies to sustain the flow of minerals into Uganda (13).

Salim Saleh is a shareholder in Catalyst Co. of Canada, who has a 100% interest in Uganda’s Kaabong gold fields (14). He is a part owner of Saracen, a private military company created by the mercenaries-for-hire firm Executive Outcomes (15). The U.N. Panel of Experts on Illegal Exploitation of Congo’s Mineral Resources recommended Salim Saleh be put on a travel ban and have his assets frozen, but nothing was done.

Recent interventions by the armed U.N. peacekeeping mission in the Congo (MONUC) have concentrated on disarming or eliminating the Forces for the Democratic Liberation of Rwanda (FDLR), a rebel group that opposes Rwanda, and the Allied Democratic Forces (ADF), a rebel group that opposes Uganda. (Note that the Rwanda military has partnered with its erstwhile “enemies”—the FDLR—when necessary to secure resource plunder while Uganda has its own pattern of complicity with its “rebel” enemies. Rebel alliances are to perpetually shifting.) The removal of these rebel groups will effectively clear the eastern Congo for large–scale multi-national mining. The Mai-Mai militia, whose stated goal is “to protect Congo from Rwandan and Ugandan invaders,” has committed documented human rights abuses, yet they appear to be off the agenda for MONUC. The Mai-Mai operate in northern Katanga (Shaba) province and in the Kivus.

Katanga’s militias and racketeering are connected to criminal networks of businessmen, including Zimbabwe President Robert Mugabe, Billy Rautenbach, John Bredenkamp, and Marc Rich. U.S. diamond magnate Maurice Tempelsman has profited from Katanga concessions since the Kennedy era. Lawrence Devlin, the old CIA station chief of Lubumbashi under Eisenhower, maintained Tempelsman’s criminal rackets with direct ties to Zaire’s former President Mobutu, and was subsequently employed by Tempelsman (16).

The Forrest Group has the longest history of exploitation in the Congo, gaining its first mining concessions before the Congo declared independence from the Belgians. The group, which includes the Ohio-based OM Group, has numerous concessions in Katanga (Shaba). Chairman George Forrest is the former chairman of the Congo’s state-owned mining firm GECAMINES, and owner of the New Lachaussee weapons manufacturing company.

Coltan ore is widely used in the aerospace and electronics industries for capacitors, superconductors and transistors after it is refined to tantalum. The U.S. is entirely dependant on foreign sources for tantalum, an enabling technology for capacitors essential to aerospace weaponry and every pager, cell phone, computer, VCR, CD player, P.D.A. and TV. U.S. import records show a dramatic jump of purchases from Rwanda and Uganda during the time they were smuggling tantalum and cobalt out of the Congo.

Sony dramatically increased their importation of coltan following the release of their Playstation 2, while Compaq, Microsoft, Dell, Ericsson, Hewlett-Packard, IBM, Nokia, Intel, Lucent, and Motorola are also large-scale consumers (17). Sony’s current Executive Vice-President and General Counsel Nicole Seligman was a former legal adviser for Bill Clinton through the D.C. firm Williams and Connelly, LLP, whose clients included Bill Clinton and Oliver North (18). Sony Executive Vice-President and Chief Financial Officer Robert Wiesenthal is a former banker with First Boston, a supporter of Refugees International’s “humanitarian” relief efforts at Rwandan refugee camps in Eastern Congo, just before the fall of Mobutu in 1995; Wiesenthal was also financial adviser to Cox Communications, OM Group, Time Warner and The New York Times (19).

(Photo: FDLR « genocidaires » — children with guns — in eastern DRC.)

Walter Kansteiner, the son of a coltan trader in Chicago, is the Assistant Secretary of State for Africa and former member of the Dept. of Defense Task Force on Strategic Minerals. Kansteiner’s speech at The Forum for International Policy in October of 1996 advocated partitioning the Congo (then Zaire) into smaller states based on ethnic lineage (20). Ironically, while the speech was given, Laurent Kabila and his ADFL were beginning their march to overthrow Mobutu with the aid of Rwanda, Uganda, and the U.S. (21). Kansteiner is a trustee of the Africa Wildlife Foundation—another euphemistic front for resource acquisition in Congo.

Bechtel, a U.S. aerospace & construction company, provided satellite maps of reconnaissance photos of Mobutu’s troops for the ADFL invasion of Congo in 1996; they also created infrared maps of the Congo’s mineral deposits (22). The Rwanda Patriotic Front (RPF), led by Paul Kagame, the current Rwandan President graduate of the U.S. Army officers school at Fort Leavenworth, used Bechtel’s NASA maps to locate Rwandan Hutu civilians that fled the cataclysm in Rwanda in 1994. An estimated 800,000 refugees were hunted down and killed in the Congo’s forests (23). Bechtel’s friends in high places include former Secretary of State George Shultz (Board of Directors), former Secretary of Defense Casper Weinberger (Bechtel Counsel) and retired U.S.M.C. general Jack Sheehan (Senior Vice President), who is also a member of the Defense Policy Board at the Pentagon (24). Riley P. Bechtel is on the Board of J.P. Morgan (25). Bechtel’s Nexant Company is the prime contractor on the Uganda-Kenya pipeline project, believed to ultimately facilitate petroleum transport out of the Semliki Basin of Lake Albert.

The U.N. Panel of Experts named New England-based Cabot Co. for conducting unethical business practices (26). Cabot is one of the largest tantalum processors in the world. The current Deputy Director of the U.S. Treasury, Samuel Bodman, was CEO and chairman of the board for Cabot from 1997-2001 (27). Current Director John H. McArthur is a Senior Advisor to Paul Wolfowitz at the World Bank (28).

Private Military Contractors (PMCs) are also big business in Africa. Brown & Root, a subsidiary of Halliburton, helped build a military base near Cyangugu, Rwanda just next to the Congo-Rwandan border. ”Officially,” Brown and Root was there to clear land mines, but instead housed mercenaries from Military Professional Resources Inc. (MPRI) who trained the RPF and Laurent Kabila’s ADFL for invasion of the Congo in 1996, and the Rwandan army’s re-invasion in 1998, after
Laurent Kabila threw out the Rwandans, Ugandans, Bechtel and the IMF (29). The French intelligence service reported that U.S. Special Forces and mercenaries from MPRI participated in the murder of Rwandan Hutu refugees on the Oso River near Goma in 1996 and even claims to have turned over the bodies of two American soldiers killed in combat near Goma (30). The circumstances surrounding the unofficial recovery of these two U.S. soldiers remain very mysterious (31).

MPRI is based in Arlington, Virginia and is staffed and run by 36 retired U.S. generals. It is contracted by the Pentagon to fulfill the African Crisis Responsive Initiative (ACRI). This program includes the Ugandan military, and it supplied military training in guerrilla warfare to Ugandan officers at Fort Bragg, North Carolina in July 1996. During the invasion of the Congo in 1998, Ugandan soldiers were found with ACRI equipment while Human Rights Watch and Amnesty International have implicated Ugandan battalions trained by ACRI in rapes, murders, extortion, and beatings of Ugandan civilians (32).

Executive Outcomes founder Tony Buckingham has established other Private Military Companies that operate around Africa. Buckingham’s Heritage Oil & Gas works closely with his PMC Sandline International to manipulate the petroleum options around Lake Albert, and is believed to have signed concession deals with warring armies and governments on both sides of the Uganda-Congo border. Branch Energy is another Buckingham affiliated company operating in the Great Lakes region.

Investigations of illegal weapons sales to Rwanda last year, in violation of the U.N. arms embargo on the region, have been hampered by the Rwandan government’s refusal to provide a list of serial numbers of the 5000 AK-47s delivered there. The shipping country, Bulgaria, also refused to provide serial numbers, and would only confirm that the weapons were sold legally to a non-embargo country, Nigeria, en route to Rwanda and DRC. The governments of Uganda, Congo, South Africa and Equatorial Guinea—a major U.S. petroleum protectorate—are equally culpable in supporting the clandestine arms sales to the region (33).

Weapons shipments arriving by boat from Tanzania, and the Government of Tanzania’s role in supporting war in DRC, are never questioned. This may have something to do with Barrick Gold’s mining licenses in Tanzania’s Masaai territories. Aircraft flying between Tanzania, DRC, and from Kenya, are allowed to do so without proper documentation, record-keeping or customs oversight.

Another shady “untouchable” arms dealer operating behind the scenes in the region is an Indian-American named Mr. Kotecha. Kotecha’s interests in South Kivu are substantial, and he is openly fingered as dealing in money laundering, arms, coltan and diamonds. After the first U.S.-sponsored invasion of the Congo in 1996, Kotecha is known to have repeatedly boasted of being the “United States Consulate” in South Kivu. Kotecha holds a U.S. passport and owns a mansion in California.

When an outspoken local defender of human rights working for a small NGO (Pascal Kabungulu of Heritiers de la Justice) was assassinated during the summer of 2005 in Bukavu, the alleged killers, including a local Congolese military commander, were identified but MONUC and the international “community” took no action. The killing revolved around his role in exposing the Congolese commanders’ involvement in contraband smuggling (which continues today).

A U.N. Panel of Experts in a forthcoming report will challenge many airlines and companies for undertaking illicit flights (illegal, secret, unregistered or falsely registered) into and out of DRC. One of many notable companies apparently connected to Victor Bout’s arms trafficking networks is Simax, an Oregon-based company using an address in Sierra Leone. However, the U.N. Panel of Experts has once again ignored certain western agencies—with histories of illicit activities—whose flights remain equally surreptitious and unaccountable. At the top of the list is the International Rescue Committee (IRC)—directors include Henry Kissinger —whose flights in and out of Congo, and internal flights to and from isolated airports in eastern DRC, are completely unmonitored by MONUC arms embargo inspectors. In Bukavu, for example, all light aircraft are subject to MONUC arms embargo inspections, but IRC flights are not within the MONUC mandate. As one MONUC Military Observer admitted, “The IRC should be subject to the same standards as everyone else; otherwise we have to assume they are shipping weapons, because they do not let us confirm they are not.”

Similarly, while the U.N. Panel of Experts have investigated and reported on certain illegal criminal networks and activities in Congo, they never attend to the top-level deals brokered behind closed doors by executives from Adastra, Anglo-American, the companies of Sweden’s Adolph Lundin (a close friend of George H.W. Bush), who have control of mining concessions in Lubumbashi, Kolwezi and Mbuji Mayi areas in the Katanga (Shaba) and Kasai provinces. U.S.-based Phelps Dodge is partnered in Katanga copper/cobalt mining projects with Lundin’s Tenke Mining. Phelps Dodge director Douglas C. Yearly is also a director of Lockheed Martin, and the World Wildlife Fund—partnered with USAID and CARE in “conservation”—read: acquisition—projects all over Congo while CARE’s “humanitarian” agenda is also funded by Lockheed Martin.

“Conservation” interests provide the vanguard of western penetration in Central Africa: USAID, WWF, AWF, and Conservation International lead the charge. Evidence from USAID cases all over Congo quickly contradicts all fanfare about USAID bringing “sustainable” or “community development” projects. Most notable are the Central Africa Region Partnership for the Environment (CARPE) and Congo Basin Forest Partnership (CBFP), two programs pressing hidden military, intelligence and economic agendas. Notably, National Geographic is involved in furthering the mythologies of conservation, democracy, community development, or the lip service paid to respecting and supporting indigenous people.

Some people have suggested the reason that there isn’t greater awareness and equitable intervention in the Congo is because “we simply don’t know what to do” to remedy the situation. However, it is fairly clear what needs to be done, the West is just unwilling to do it because of powerful economic and geopolitical reasons.

1. U.S. Military Training programs must have an oversight committee and total transparency. Western governments must end their hypocritical stance and ensure they don’t train any “rebel” or ”dissident” groups, especially if they are against a democratically elected government (provided the elections weren’t fraudulent), even if the elected government isn’t politically aligned with the western ideology and/or economic ideals. To do otherwise would refute claims that the west is intervening to “spread democracy.”

2. In parallel with number 1, a committee must be set up to ensure the same doesn’t occur for the private military companies. As multinational corporations, these firms aren’t subject to obey laws of warfare as an established country’s armed forces are supposed to. The U.N. must pass resolutions mandating the World Court and International Criminal Court (ICC) to prosecute such corporations. Lastly, when such companies are exposed for conducting illegal activities, such as aiding coups or trafficking human slaves, the corporations who conduct these activities must be blacklisted from receiving government contracts, domestic or international, and the guilty individuals must be prosecuted (34).

3. In the arms arena, more substantial efforts must be created to intercept and prosecute “embargo busters,” illegal brokers, and arms sellers. Furthermore, those selling, transporting, brokering, funding, or wiring arms transactions for weapons specifically intended for children should receive the harshest of the penalties (certain ”small weapons” are modified to reduce their weight to make it easier for a child to carry). Firms that participate in arms shipments, transport and/or the movement of the flow of the money generated from these sales with countries, people or organizations that are embargoed or act against national or international law should be held accountable for their crimes. Assets can be frozen, travel bans imposed, and all government and economic business ties with such firms severed. These penalties must also have an assurance of enforcement.

4. Debt relief is essential, but ways must be found to protect IMF and World Bank loans from being used for military expenditures. The motivations of World Bank President Paul Wolfowitz are suspect. Dr. Wolfowitz is a former Deputy Secretary of Defense under George W. Bush, a former ambassador to Indonesia under Ronald Reagan, a PNAC member, and dual citizen in Israel. Likewise, the World Bank and IMF must shift their policy of privatization as a stipulation for loan approval in order to stimulate business growth within the state instead of having the business sector growth be almost entirely from multinational corporations. The World Bank and IMF must also provide debt relief to the counties that need it most according to economic indicators. Some countries receiving debt relief, like Uganda and Rwanda, are among the biggest spenders of their loans in the military sector (35). It must be ensured that a majority of spending occurs on infrastructure and public services, and that this does not benefit the standard set of “embedded” western corporations. It must also be ensured the loan money is used in areas that need development the most. For example, in Uganda, the loan money Museveni has used for development has focused in the south in Kampala, the capital, and in Mbarra, his hometown. Meanwhile, the Acholi people, who always vote against Museveni’s party in the polls, are ignored and the situation in the Lira, Gulu, and Kitgum districts continues to deteriorate. In addition, individual countries must examine the aid they give to countries that spend a high percentage of capital on military, as well as commit human rights abuses. Lastly, debt relief doesn’t harm banks that gave the loans in the first place and collect on some of the interest rates, not to mention the American businesses that make profit on the privatized businesses as part of the loan deal. The debt is transferred to the taxpayers, so transparency is needed to insure that costs are also incurred by the firms granting the loans (if they want credit for their “humanitarian” debt relief).

5. Western countries must end the impunity for those responsible for looting minerals from Congo. Firms that purchase smuggled minerals, and/or purchase concessions from illegitimate rebel groups must be prosecuted. The World Court recently made a start by convicting Uganda and fining the government, but Rwanda, Burundi, Zambia, and Zimbabwe remain unaccountable for their direct pirating, as are the Western firms that purchased the minerals, and Western individuals supporting them. (The Kimberly Process, established with the support of academic and intelligence experts at Harvard University, is a perfect example of the gatekeepers policing their own gates: the huge, entrenched, but secretive interests like the Oppenheimer/DeBeers and Maurice Tempelsman owned companies are legitimized as dealers of “clean” diamonds; while the other, far less connected competitors and challengers of the status quo, including Congolese children sneaking into mines and being shot for “stealing” the diamonds off their own starving families’ former lands, are demonized as dealers of “blood” diamonds.)

6. The World Court and International Criminal Court must hold all military and civilian leaders—African, U.S., European—that are guilty of war crimes and crimes against humanity accountable for their actions. The West must not be allowed to shield criminals from prosecution by virtue of their economic and political alliances with Western governments. Governments that harbor these criminals should be subject to prosecution. Economic sanctions may not be proper, as poor nations generally suffer severe civilian casualties as a result; specific involved individuals in government and the military must be held accountable.

7. “Peacekeeping” forces, in particular MONUC, must be examined to ensure that the mission is being conducted with the interests of promoting stability in the country. As illustrated, elements of MONUC have used the mission as a cover to further the agenda of the West and its corporate sponsors under the banner of “peacekeeping,” causing the death of civilians in the process: those responsible should be tried and prosecuted. It must also be ensured that the investigations don’t stop at individual soldiers or brigades committing crimes, but to examine the chain of command and their allegiances to uncover the motivations behind MONUC operations. There have been reports of MONUC troops looting ivory, gold, and animal skins in National Parks. Villagers say that they have seen murders occur right in front of MONUC soldiers and they didn’t act to prevent the killings (36). MONUC soldiers have raped Congolese women (37). When pro-Rwandan rebel leaders Laurent Nkunda and Jules Mutibusi, both war criminals wanted by the U.N., took over Bukavu by force in May 2004, MONUC provided them with weapons and vehicles. Nkunda himself has stated the head of MONUC, William Swing, personally gave him a telephone to use during the raid. (38)

8. The international media is completely silent on virtually every major issue of significance with respect to war in DRC—and the international and criminal networks behind it. Misinformation about Africa prevails due to a concerted effort by the mainstream media to blackout the truth. A boycott of key publications is imperative, and must include the most offensive: Boston Globe, Washington Post, Newsweek, Time, US News & World Report, USA Today, New York Times, the New Yorker (Conde Nast Publications), Harper’s, Atlantic Monthly (highly subsidized by Lockheed Martin and Northrup Grumman) and, especially, National Geographic.

9. The fog of war needs to be cleared away from so-called ”humanitarian” and “human rights” programs, organizations and individuals currently aligned with the Western corporate enterprise. Notables in this category include: Human Rights Watch, Amnesty International, CARE, USAID, Norwegian People’s Aid, International Crises Group, International Rescue Committee, Refugees International, the Genocide Intervention Fund, and many U.N. bodies, but especially UNHCR. Most of these agencies appear to exist merely to perpetuate their own survival. Doctors Without Borders also deserves scrutiny for their recent actions in DRC.

10. The peace and justice community remains unaccountable for its failure to take any significant actions to mitigate war in Congo and expose the true reasons behind it. A first step should be open up the spaces to alternative voices currently excluded by major social justice media venues. Second is to declare a total boycott on diamonds and gold, and an organized campaign to protest and economically castigate diamond stores where Lazare diamonds are sold. A third action is the commitment of meaningful funds—both from individuals and from organizations—to support the vibrant grass roots organizations and individuals working for human rights, women’s health, disarmament, education, food security, rainforest and environmental defense in Congo. Fourth, people need to break through their fear (inculcated by the western media) of taking action to help people in the Congo: there is no reason—except the unacceptable—that westerners cannot establish a “Witness for Peace” program situated in the Congo.

11. Rights groups with missions pertinent to Congo’s need must expand their missions to include Congo. Rape is endemic in the Congo: a source of psychological and physical trauma, it contributes to the spread of HIV, Ebola and other sexually transmitted diseases. Survivors often give birth to HIV positive children with no prospects for medical or financial help. This has lead to an insurmountable need for aid to care for the orphans. Mothers of children conceived of rape are often disowned by their village and families. Western feminist and women’s rights activists and organizations must get involved and provide resources for the victims of rape in Congo. Those responsible for rapes must be tried and punished as per the law if guilty. Indeed, evidence from rape cases in rural DRC shows that sexual violence is significantly reduced simply by holding military officers accountable for their troops’ actions, but this is not happening.

12. MONUC’s Radio Okapi is the lifeline of news in DRC today, but programming is largely comprised of U.N. programming. The United Nations needs to be pressured to open up the Radio Okapi network, eliminate the “fluff” pieces, and diversify and deepen its programming and reportage. As a simple example of how things could easily be improved in DRC, programs that sensitize the public o the issue of rape, and sensitize the military to the punishment for it, could easily be implemented; such programming is never considered.

13. The transitional government in Congo is comprised of military leaders and government officials who must be held accountable for their crimes. Like the individuals, organizations, corporations and governments that have supported them, all are responsible for crimes against humanity. The current profiteering in DRC is enabled by these key players, who hold the highest levels of the DRC government, and whose crimes remain hidden by the western press. The transitional government must not be allowed to appoint war criminals to cabinet or parliamentary positions, as well as local governor positions in the provinces.


References

(1) “Mortality in the Democratic Republic of the Congo: A Nationwide
Survey.” Benjamin Coghlan, Richard J. Brennan, Pascal Ngoy, David
Dofara, Brad Otto, Mark Clements, and Tony Steward. The Lancet, 7
Jan. 2006. Number 367 pp. 44-51

(2) “Thousands’ dying in DR Congo war,” BBC News, 6, Jan. 2006:
http://news.bbc.co.uk/1/hi/world/africa/4586832.stm .

(3) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
keith harmon snow. Pioneer Valley VOICE, Feb. 2001:
http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&PercepMan.htm ;”Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels Bloodshed,” Direct Action:http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html
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(4) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
Issue 13, March-April 2003:
http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13

(5) “Depopulation As Policy, or, How the Despair and Death of Millions
of African People is Daily Determined by the Lifestyle of Ordinary
Americans, in Small Town USA, With Nary a Word of Truth In the US
Press, If Anything At All, And Why Most of Us Know Nothing About It,
And Do Nothing To Stop It When We Do Know,” keith harmon snow, 2003: http://www.allthingspass.com/uploads/html-52Depopulation%20As%20Policy.htm
.

(6) Private interview, keith harmon snow, Bunia, 2005.

(7) “Central Africa: Hidden Agendas and the Western Press,” Pioneer
Valley Voice, keith harmon snow: http://www.audarya-fellowship.com/showflat/cat/WorldNews/48471/0/collapsed/5/o/1

(8) “Genocide and Covert Operations In Africa 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(9) Ibid.

(10) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, vol. XXII no. 1
(Winter-Spring 2002); “Congo: Capitalist Mineral Lust Fuels
Bloodshed,” Direct Action:
http://www.directa.force9.co.uk/back%20issues/DA%2028/regulars3_1.html; “Congo: The Western Heart of Darkness,” Asad Ismi, The Canadian
Centre for Policy Alternatives Monitor, October 2001.

(11) “Depopulation & Perception Management Part 2: Central Africa,”
keith harmon snow, Pioneer Valley VOICE, Feb. 2001:
http://www.allthingspass.com/uploads/html-32Depop&PercepMan.htm .

(12) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 July 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(13) “Named and Shamed,” Ruud Leeuw: http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

(14) “Uganda, Sanctions, and Congo-K: Who is Who in Uganda Mining,”
Africa Analysis, 5 June 2001:
http://www.globalpolicy.org/security/issues/congo/2001/0606uga.htm .

(15) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel
Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(16) David Gibbs, “The Political Economy of Third World
Interventions,” University of Arizona Press; and Wayne Madsen,
”Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” Mellen Press,
1999.

(17) “The Lost World War,” Erik Vilwar, Corporation Watch Newsletter,
Issue 13, March-April 2003:
http://www.corporatewatch.org.uk/newsletter/issue13 .

(18) “Sony Corporation of America: Executive Biographies,” Jan. 2006.
http://www.sony.com.SCA/

(19) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(20) “Genocide and Covert Operations In Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress, Subcommittee on International
Operations and Human Rights, First Session, 17 May 2001, comp. Centre
for Research on Globalization:
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(21) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,” :
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(22) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002).

(23) “A Continent for the Taking: The Tragedy and Hope of Africa,”
Howard French, 12 April 2005, Vintage, New York, NY.

(24) “The Exception to the Rulers: Exposing Oily Polititians, War
Profiteers, and the Media That Love Them,” Amy Goodman, David Goodman,
2004, Hyperion Press, New York, NY.

(25) See: “Friends in High Places: The Bechtel Story.”

(26) “Stolen Goods: Coltan and Conflict in the Democratic Republic of
the Congo,” Dena Montague, SAIS Review, Vol. XXII, No. 1,
(Winter-Spring 2002); Named and Shamed, Ruud Leeuw:
http://www.ruudleeuw.com/vbout17.htm .

(27) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, 12 December 2004:
http://traprockpeace.org/keith_snow_rwanda.html .

(28) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World – Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, Issue No. 100, 19 Jul. 2004: http://ww3report.com/proxy.html .

(29) “The U.S. (Under)mining Job of Africa,”
http://cryptome.org/us-africa.wm.htm .

(30) “Genocide and Covert Operations in Africa, 1993-1999,” United
States One Hundred Seventh Congress. Subcommittee on International Operations and Human Rights. First Session. 17 May 2001. comp. Centre for Research on Globalization.
http://www.globalresearch.ca/articles/MAD111A.html .

(31) Private interview, keith harmon snow, eastern DRC, July 2005.

(32) “Corporate Soldiers: The U.S. Government Privatizes Force,” Daniel Burton and Wayne Madsen:
http://www.totse.com/en/politics/us_military/162741.html .

(33) Confidential report, received, February 2006.

(34) “The Controversial Commando,” Pratap Chatterjee, 14 Jun. 2004:
http://www.guerrillanews.com/human_rights/doc4644.html ;
”CSC/DynCorp.” Corporation Watch:
http://www.corpwatch.org/print_article.php?list=type&type=18 ;
”Crossing the Rubicon,” Michael Ruppert, 2004, New Society
Publishers, Gabriola Island, BC, Canada: p. 79-80.

(35) “The Use of Rwanda’s External Debt (1990-1994): The
Responsibility of Donors and Creditors,” Michel Chossudovsky, Pierre
Galand, 30 March 2004:
http://www.globalresearch.ca/PrintArticle.php?articleId=364 .

(36) “Rwanda’s Secret War: U.S.-Backed Destabilization of Central
Africa,” keith harmon snow, World War Four Report, 12 Dec. 2004:
www.WorldWar4Report.com .

(37) “Proxy Wars in Central Africa: Profits, Propaganda, and Luxury
Goods for the White World—Pacification, Rape, and Slavery for the
Blacks,” keith harmon snow, World War 3 Report, No. 100, 19 Jul. 2004:
http://ww3report.com/proxy.html .

(38) “Report on Events in Bukavu, South Kivu: May 26 to June 9, 2004,” Network of Women for the Defense of Rights and of Peace,



Un autre indice que le Canada et la France veulent renverser le gouvernement soudanais

27 09 2007

Darfur peace talks Abuja May 2006Je suis dernièrement tombé sur un article qui révèle que le chef d’une faction du Mouvement de libération du Soudan (un des plus grands groupes opposés à Khartoum), Abdulwahid Mohamed Nour, est hébergé par la France et dirige son mouvement depuis Paris!

Voici les billets précédent à propos du Canada et de la France au Soudan: 1 2 3 4 5 6

J’ai aussi trouvé un site internet fort intéressant (http://www.ecosonline.org/) où on peut trouver l’info sur les compagnies opérant au Soudan:

 

Companies (click on the link for additional info)

  • Consortia
    • Al Qahtani & Others (block 12A)
      Shareholders are:

      • 33% Al Qahtani
      • 20% Ansan
      • 20% Sudapet
      • 15% Dindir
      • 7% Hi Tech
      • 5% A.A. In.
    • Ansan (block 17)
      Shareholders are:

      • 66% Ansan Wikfs
      • 34% Sudapet
    • CNPCIS (block 6)
      Shareholders are:

      • 95% CNPC
      • 5% Sudapet
    • Greater Nile Petroleum Operating Company (GNPOC) (block 1,2 and 4)
      Joint operating company, owned by:

      • 40% CNPC International (Nile) Ltd. , (CINL), a subsidiary of China National Petroleum Corporation

      • 30% PETRONAS Carigali Nile Ltd. , (PCNL), a subsidiary of PETROLIAM NASIONAL BERHAD (Petronas)

      • 25% ONGC Nile Ganga BV, (ONGBV), a subsidiary of ONGC Videsh Limited

      • 5% Sudapet Ltd. (Sudapet)
    • Petro Sa (block 14)
      Joint operating company, owned by:

      • 80% Petro SA
      • 20% Sudapet
    • SudaPak I (block 9 and 11)
      Joint operating company, owned by:

      • 85% Zafir Petroleum
      • 15% Sudapet
    • SudaPak II (block A)
      Shareholders are:

      • 83% Zafir
      • 17% Sudapet
    • Total (block B)
      Joint operating company, owned by:

      • 32,5% Total
      • 32,5% Marathon
      • 25% Kufpec
      • 10% Sudapet
  • National companies

    • Hegleig (Sudan)
      Holds:

      • 8% of block C (Operated by APCO)
    • Hi Tech Petroleum Group (Sudan)
      Holds:

      • 60% of block C (Operated by APCO)
      • 8% of bloc 8 (Operated by WNPOC-3)
      • 7% of block 12A (Operatted by Qahtani & Others)
      • 5% of block 15 (Operated by Petronas)
    • Sudan Petroleum Company (Sudapet) (Sudan)
      Holds:

      • 34% of block 17 (Operated by Ansan)
      • 20% of block 12A (Operated by Qahtani & Others)
      • 20% of block 14 (Operated by PetroSa)
      • 17% of block A (Operated by Sudapak II)
      • 17% of block C (Operated by APCO)
      • 15% of block 8 (Operated by WNPOC-3)
      • 15% of block 9 and 11 (Operated by Sudapak I)
      • 15% of block 15 (Operated by Petronas)
      • 10% of block B (Operated by Total)
      • 13% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
      • 8% of block 3 and 7 (Operated by PDOC)
      • 7% of block 5A (Operated by WNPOC-1)
      • 5% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
      • 5% of block 6 (Operated by CNPCIS)
  • International companies

    • Al Qahtani (Saudi Arabia)
      Holds:

      • 33% of block 12A (Operated by Al Qahtani & Others)
    • China National Petroleum Company (CNPC) (China)
      Holds:

      • 95% of block 6 (Operated by CNPCIS)
      • 41% of block 3 and 7 (Operated by PDOC)
      • 40% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
      • 35% of Block 15 (Operated by Petronas)
    • Ansan (Yemen)
      Holds:

      • 66% of block 17 (Operated by Ansan)
      • 20% of block 12A (Operated by Al Qahtani & Others)
    • Dindir Group Holds:
      • 12% of block 12A (Operated by Al Qahtani & Others)
    • Lundin Petroleum (Sweden/Switzerland)
      Holds:

      • 24,5% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
    • ONGC Videsh Ltd (India)
      Holds:

      • 25% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
      • 24,125% of block 5A (Operated by WNPOC-1)
      • 23,5% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
    • Petronas (Malaysia)
      Holds:

      • 77% of block 8 (Operated by WNPOC-3)
      • 68, 875% of block 5A (Operated by WNPOC-1)
      • 39% of block 5B (Operated by WNPOC-2)
      • 40% of block 3 and 7 (Operated by PDOC)
      • 35% of block 15 (Operated by Petronas)
      • 30% of block 1, 2 and 4 (Operated by GNPOC)
    • PetroSA (South Africa)
      Holds:

      • 80% of block 14
    • Sinopec (China)
      Holds:

      • 6% of block 3 and 7 ( Petrodar)
    • Total (France/Belgium)
      Holds:

      • 32,5% of block B (Operated by Total)


Image du jour

18 09 2007

Le positionnement idéologique des personnalités politiques internationales:

Vous pouvez faire «le test» qui vous situe sur cette grille ici: http://politicalcompass.org/test 



Au Soudan aujourd’hui

25 08 2007

The image “http://understandingsudan.org/images/sudan_oil_usaid_2001.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.

(Image: concessions pétrolières au Soudan, cliquez sur l’image pour l’argrandir)

Aujourd’hui (24 août) fut une journée très mouvementée en ce qui a trait au Soudan. Résumons premièrement ces nouvelles avant de les commenter :

 

 

  • L’International Peace Information Service, une ONG subventionnée par le gouvernement Belge et l’UE, a envoyé des photos, supposément prise au Darfour, à Amnistie Internationale d’un transfert de caisses par des soldats Soudanais à partir d’un avion et d’hélicoptères russes. Amnistie croit que ces caisses contiennent des armes et accuse le gouvernement de briser l’embargo d’armes au Darfour. Le gouvernement soudanais maintient que ces photos sont fausses et qu’elles servent à détourner l’attention de la guerre en Irak et en Afghanistan.

 

 

  • Le gouvernement Soudanais a expulsé du pays la chargée des affaires canadiennes à Khartoum, Nuala Lawlor, et le représentant de la Commission européenne, Kent Degerfelt. Khartoum donne comme raison l’ingérence dans les affaires internes du Soudan. Khartoum allègue entre autres que les deux diplomates auraient tenu des rencontres avec les rebelles, des figures d’oppositions à Khartoum ainsi que des ONG hostiles au gouvernement. Khartoum dit toutefois espérer et vouloir faire en sorte que ses relations avec le Canada et l’UE ne se détériorent pas à cause de cela. Khartoum aurait averti les deux diplomates indirectement de par deux fois avant de les expulser. Le Canada demande des explications alors que l’UE dit essayer de résoudre le problème.

 

 

  • Alors que les rebelles essaient de s’unir avant de possibles pourparlers avec Khartoum, le Front des forces unies révolutionnaires, un nouveau mouvement d’arabes nomades qui disent avoir été injustement associées aux Janjaweeds et qui se place plutôt dans le camp des rebelles essaie d’en arrivé à un accord avec les autres groupes rebelles.

 

  • Dans le différent qui oppose la pétrolière française TotalElfFina et l’anglaise White Nile le Soudan recommande que Total obtienne 25% de la concession (on parle ici de la concession 5 central dans la carte ci-haut), White Nile 15% et que le reste soit partagé par la pétrolière d’État du Soudan et l’autorité pétrolière du sud Soudan. White Nile n’a émit aucun commentaire alors que Total aurait refusé cet accord. La concession avait été attribuée à Total en 1980 mais Total avait abandonné le lieu lors du début de la guerre civile. L’autorité pétrolière du sud Soudan a donné la concession à White Nile en 2005. Nous avons déjà idée du passé mafieux de TotalElfFina, mais il en va de même pour White Nile, cette compagnie a deux administrateurs principaux, Billy Rautenbach et Phil Edmonds, et ces deux personnes ont une autre compagnie (minière celle-là) ensemble, Camec, qui a été utilisée pour piller le Congo/Zaïre. Avec l’aide de Mugabe, Rautenbach s’était fait mettre à la tête de la compagnie minière d’État, Gécamines, par Laurent D. Kabila. En 2000 L. Kabila s’est rendu compte que Rautenbach détournait les avoirs de Gécamines vers sa propre compagnie, Ridge-point, basée dans les Îles vierges britanniques. Kabila aurait sûrement expulsé Rautenbach mais L. D. Kabila fut assassiné en 2001 et sont fils, Joseph Kabila prit le pouvoir. Les choses se calmèrent donc pour Rautenbach jusqu’après les récentes élections ou J. Kabila fut reconduit au pouvoir. Ainsi le mois dernier Rautenbach fut déclaré persona non grata et expulsé du Congo. Le prétexte officiel est qu’il est recherché pour fraude en Afrique du Sud.

 

 

Notons premièrement que si le Soudan reçoit tant d’attention des gouvernement, les causes sont bel et bien géopolitiques et non pas humanitaires car sinon on parlerait autant du Myanmar. Le Soudan a du pétrole, comme on peut le constater sur la carte en haut, par ailleurs le Soudan occupe un lieu très stratégique près du golf persique.

 

La première chose à remarquer, si vous regardez la photo plus haut, c’est l’absence des trois grandes pétrolières que l’ont retrouve partout d’habitude : Exxon Mobil, Shell et British Petroleum. Notons que la majorité des concessions sont allouées à des compagnies afro-asiatiques (Soudan, Malaisie, Chine). Le Soudan est donc très spécial en ce que ce ne sont pas les majores euro-américaines qui exploitent le gros des ressources (en fait, en ce qui a trait à l’exploitation, Total n’exploite pas en ce moment et donc il n’y a aucunes des 6 majores [Exxon, Shell, BP, Total, Chevron et ConocoPhillips] qui exploitent au Soudan).

 

Commençons par le premier point, qu’en est-il des accusations d’Amnistie? Il est toujours possible que Khartoum dit vrai, après tout, IPIS, selon son propre site Internet, reçoit son financement du gouvernement belge et de l’UE donc il est possible que l’IPIS soit instrumentalisée par ces derniers. Surtout que, quand on regarde les rapports produits par l’IPIS, après un regard superficiel il n’y a rien à redire sauf que une grande proportion de ceux-ci ont trait au Congo-Kinshasa (Congo-K), pays où la Belgique a des intérêts. Mais bon, de toute façon c’est pas bien grave que ce soit de vraies photos ou non, il reste qu’il est vrai que la Chine est le plus grand fournisseur d’armes au Soudan, et que dans sa lutte contre les rebelles, le Soudan fournit surtout des armes chinoises aux Janjaweeds, et donc, que Khartoum et Beijing sont les grands responsables des atrocités au Darfour. Notons justement que c’est la concession de la CNPC (pétrolière chinoise) qui est au Darfour. On voit donc que la CNPC agit comme le fait Shell au Nigeria (ou Bolloré au Congo-B et au Tchad, etc. etc.) et arme des groupes terroristes afin de terroriser et massacrer la population locale qui s’oppose au pillage de leurs ressources naturelles, à la destruction de leur environnement et donc de leurs moyens de subsistance et qui s’oppose à leur délocalisation forcée pour faire place aux installations pétrolières. Il n’y a rien de surprenant à cela, il n’y a rien pour nous porter à croire que la Chine agirait avec plus de respect et humanisme que la France, le Canada ou les ÉU. En fait c’est tout le contraire, Shell pourrait continuer à exploiter les ressources pétrolières du Nigeria sans s’adonner à un génocide (cela augmenterait peut-être ses coûts d’exploitation car elle devrait compenser justement toute expropriation, devrait s’assurer de la sécurité de ses installations et payer ses taxes et impôts mais cela resterait possible car au Nigeria c’est Shell qui demande à l’armée d’intervenir auprès de la population locale). La situation au Soudan est très différente, c’est le gouvernement du Soudan qui demande à la Chine de fournir des armes en échange de concessions car Khartoum veut de l’aide pour combattre les rebelles (lire population locale exploitée) en échange. Ceci dit, c’est bien parce que les responsables des atrocités sont la Chine et Khartoum que nous en entendons parler. Les atrocités dues à Shell, Bolloré, on ne les ouïe guère. Une autre raison pour laquelle on en entend parler est sûrement pour justifier une intervention militaire de l’ONU pour protéger les rebelles. Or, la «communauté internationale» envoie seulement l’ONU pour protéger les partis qu’elle appuie. Par exemple au Rwanda elle s’en foutait car elle n’avait aucun intérêt en jeu ou par exemple, dans un billet précédent, nous avons vu que lors de l’attaque du Zaïre de Mobutu par l’alliance Rwanda-Ouganda-Kabila, la France voulait faire intervenir l’ONU pour protéger Mobutu alors que les ÉU opposèrent leur veto car ils voulaient un changement de régime mais tout le long la justification d’un déploiement de l’ONU était les réfugiés à la frontière. Il me semble que la situation est sûrement similaire pour le Soudan aujourd’hui. Le plus plausible est que l’Europe et les ÉU veulent une intervention de l’ONU pour protéger les rebelles avant qu’ils soient anéantis par la Chine et Khartoum et après d’une manière ou d’une autre, porter ces rebelles au pouvoir et exiger en repaiement des concessions pétrolières. Ce qui appuie le plus cette hypothèse est que (d’après Khartoum) les hauts diplomates Canadiens et Européens eurent des pourparlers avec les rebelles sans Khartoum et contre le vœu de Khartoum. Ce genre d’attitude n’est pas à même d’amener la paix au Soudan. La seule raison logique qui amènerait les diplomates à converser «secrètement» avec l’opposition est de comploter avec cette dernière contre le gouvernement. D’ailleurs, vu la situation délicate dans laquelle se trouve Khartoum (Khartoum doit être dans une situation délicate vu qu’elle a finalement accepter l’envoie de 26000 troupes de l’ONU sur son territoire alors qu’elle refusait à corps défendant antérieurement) n’est dans une position pour faire ce qui en situation normale serait un terrible affront diplomatique sans bonne raison. D’ailleurs Khartoum semble avoir été extrêmement prudente : elle a attendu que les deux diplomate soient déjà hors Soudan pour les «expulser»! Et en plus elle a été bien claire qu’elle ne voulait pas par ces gestes détériorer ses relations diplomatiques avec la «communauté internationale». Il me semble donc fort probable que nous soyons témoins de la planification par le Canada et la France d’un changement de régime à Khartoum. Pour ceux que ça pourrait surprendre, le Canada n’en n’est pas à son premier renversement de gouvernement : il y a pas si longtemps le Canada avec l’aide de la France et des ÉU a déposé le gouvernement Aristide d’Haïti. Notons aussi que les machinations du Canada et de France sont ici encore une fois faites avec l’appuie de Washington. En effet, Washington a immédiatement vertement critiqué Khartoum pour son geste, j’ai même eu l’impression que la réaction de Washington fut la plus virulente, l’Europe ayant la réaction la plus réservée.

 

Il est très intéressant que ce soit le Canada et l’Europe qui soient impliqués dans cette affaire. En effet, c’est le Canada et l’Europe, ou plus précisément le Canada et la France ou plus précisément encore, le conglomérat Chrétien-Martin-Desmarais-PowerCorp-TotalElfFina- GroupeBruxelloisLambert-BNPparibas qui fut la grande perdante corporative (cliquez ici pour plus d’info) de la guerre en Irak car c’est Total qui avait le plus de concessions pétrolières de Saddam avant la guerre (ces contrats étaient négociés en euros et la première chose que la coalition fut après l’invasion de l’Irak fut l’annulation de ces contrats) et c’est BNP-Paribas qui gérait à grand profit pour elle-même le programme pétrole contre nourriture. Ceci est une des raisons pour laquelle le Canada sous Chrétien/Martin et la France étaient si opposés à la guerre en Irak. Il se peut donc qu’un plan pour renverser le gouvernement soudanais et d’attribuer les champs pétroliers à Total soit une sorte de compensation pour les pertes subies par ce conglomérat dû à la guerre en Irak.

 

 

Sources : http://www.ipisresearch.be/

 

Washington Post

 

Al Jazeera

 

The Times

 

The Times

 

The Times

 

Washington Post

 

Daily Times

 

Addendum:

Il n’y a pas que la Chine qui participa au génocide au Soudan, le Canada aussi. La compagnie canadienne Talisman Energy (voir carte en haut) aurait aidé des officiers soudanais à «bombarder des églises, tuer des gens d’église et attaquer des villages afin d’ouvrir le chemin à l’exploration pétrolière». Après avoir subi des pressions populaires, être amené en cour et avoir reçu des menaces de desinvestiment, Talisman s’est finalement retiré du Soudan en vendant ses avoirs soudais à la compagnie indienne ONGC Videsh en 2003. En 2005 il y a eu des rumeurs que Total achèterait Talisman.

source: Wikipedia et «Judge lets Talisman genocide case proceed despite warnings from Canada, U.S.», CP

 

 

 

 

 

 

 



Sarkozy ce néo-colonisateur de l’Afrique

19 08 2007

Sarko-croisièreDans un billet précédent nous avons briévement parlé des liens qui unissent Sarkozy au groupe Bolloré.

Plusieurs ont été sidérés du discours de colonisateur tenu par Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier. Mais c’est qu’il était d’une honnêté désamparante ce Sarkozy car, non seulement a-t-il une mentalité de colonisateur raciste, mais il fait parti, dans la plus concrète réalité, de cette clique de néo-colonisateurs-pilleurs de ce continent regorgeant de richesses. En effet, ce groupe Bolloré, auxquel Sarkozy est très intîmement lié, est implanté dans presque tout le continent en faire l’exploitation, que ce soit dans ses activités industrielles (cigarettes et pellicules de plastique) dans ses monopoles de transports (terrestre et marin) et de logistiques ou dans ses activités de plantations et d’exploitation forestière. Bolloré se distingue entre autre par son indeffectible appui aux dictateurs tels le Congolais Sassou Nguesso (toujours « président ») et le Tchadien Idriss Déby (dont le fils a été assassiné le mois dernier en France). Alors que même Elf (voir billet précédant) ne daignait pas appuyer ces dictateurs sanguinaires, Bolloré les approvisionnait en armes et en mercénaires afin de mater l’opposition civile à ces dictateurs. Bolloré profite grandement de son monopole du commerce avec ces dictateurs: le groupe peut se permettre d’exiger des frais ruineux à ces pays. Grâce à son exploitation forestière effrênée, irrespectueuse de l’environnement et semi-légale au Cameroun, Bolloré est un des plus grand contributeur à la désertification dangereusement accélérée du Cameroun. Bolloré est le deuxième plus gros exploitant forestier au Cameroun avec 10% de la supérficie en exploitation; Rougier, le premier exploitant forestier au Cameroun, est une firme française proche de Raffarin.

Avec Sarkozy comme président de la France, on est en droit de s’attendre à un plus grand appui de l’État français à la néo-colonisation de l’Afrique par Bolloré.

source: http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=170

Finissons le tout en musique avec une petite chanson bien à propos:

 


Tryo – Pompafric (Live)



Les mineur(se)s de De Beers partent en grève

3 08 2007

 

Afrique du Sud : des milliers de mineurs du groupe De Beers en grève

Le président de De Beers Nicky Oppenheimer, en juin 2005 à Londres (Photo John D. McHugh/AFP/Archives)

Agrandir la photo


AFP – Les quelque 11.000 mineurs travaillant en Afrique du Sud pour le groupe De Beers, premier producteur mondial de diamants, ont cessé le travail mardi, en dépit de négociations de dernière minute pour tenter d’éviter une grève illimitée sur des revendications salariales.

Un porte-parole du Syndicat national des mineurs (Num) a déclaré que la grève avait commencé avec la vacation du soir à 14H00 (12H00 GMT) et durerait jusqu’à ce qu’un accord soit conclu sur les augmentations de salaires.

De Beers a pour sa part affirmé que la direction tentait encore de résoudre le conflit et que ses représentants étaient réunis avec ceux du Num au moment même où la grève était lancée.

« Nous sommes actuellement en réunion avec l’employeur, mais la grève a commencé avec les travailleurs de la vacation du soir et durera jusqu’à ce qu’une meilleure offre soit mise sur la table », a déclaré à l’AFP le porte-parole du syndicat, Lesiba Seshoka.

« Ce n’est pas de notre faute s’ils sont en retard. Ils ont eu assez de temps depuis mai pour faire une meilleure offre. » « Nous avons déjà mobilisé nos membres, la grève commence comme prévu et ne sera levée que s’il y a un accord », a-t-il ajouté.

Les syndicats demandent une augmentation de 11% des salaires, la direction offrant 8%, à peine au dessus du taux officiel de l’inflation.

Le porte-parole de De Beers, Tom Tweedy, s’est refusé à toute spéculation sur une éventuelle amélioration de cette offre.

« Nous sommes naturellement disposés à un accord avec le Num et nous ne voulons pas voir nos employés, ni nos activités souffrir d’un quelconque arrêt de travail », a-t-il déclaré à l’AFP.

« Nous respecterons l’intégrité du processus de négociation (…) par conséquent nous ne pouvons faire de commentaires sur ce que l’une ou l’autre des parties apporte à la table des négociations », a-t-il ajouté.

Les membres du Num, principal syndicat minier d’Afrique du Sud, avaient voté jeudi en faveur d’une grève illimitée après l’échec des négociations salariales entamées en mai.

Selon le Num, le salaire minimum mensuel d’un mineur travaillant pour De Beers en Afrique du Sud est de 3.300 rands (460 USD).

Le président du groupe, Nicky Oppenheimer, a annoncé la semaine dernière que les ventes de diamants bruts avaient chuté de 7% à 3,4 milliards USD au premier semestre 2007, contre 3,6 milliards durant la même période en 2006.

« La demande pour les bijoux en diamants reste bonne et les conditions de vente, ainsi que les prix des diamants bruts, se sont améliorés durant la période », a cependant assuré Oppenheimer lors d’une présentation dans les bureaux du groupe à Gaborone, capitale du Botswana.

La légère baisse des ventes a été attribuée essentiellement à celle des livraisons de Russie que le groupe, qui contrôle 40% du marché des diamants bruts, espère momentanée.

Le mouvement des mineurs de De Beers s’ajoute à une série d’actions syndicales ces dernières semaines en Afrique du Sud, dont en juin la plus importante grève du secteur public depuis la fin du régime raciste d’apartheid en 1994.

De Beers est détenu à 45% par le groupe Anglo American, coté à la Bourse de Londres, tandis que la famille sud-africaine Oppenheimer en détient 40% et l’Etat botswanais les 15% restants.




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