Proteus, discret think-tank de prospective de l’ODNI

9 04 2008

repris d’Intelligence Online:

Parmi les nombreux programmes gérés par la branche gouvernementale de Booz Allen Hamilton, actuellement en vente, figure Proteus USA, think-tank fondé et financé par l’ODNI.

Depuis son lancement par l’Office of the Director of National Intelligence (ODNI) à la fin 2005, le think-tank d’études prospectives Proteus USA monte en puissance au sein de la communauté américaine du renseignement. Il réunit aujourd’hui plus de 500 experts issus des principales agences (CIA, NSA, NGA, NRO), des plus hauts échelons du Pentagone et du privé (voir schéma).

Outre le financement de recherches et l’organisation d’un colloque annuel de prospective en géostratégie - le prochain se tiendra en septembre à Carlisle, Pennsylvanie -, Proteus conçoit des outils et méthodes pour appréhender l’avenir dans sa complexité, à l’usage des élites de la sécurité nationale. Il s’appuie notamment sur un jeu de rôle conçu en interne, le Protean Media Critical Thinking Game, utilisé comme support de formation d’analystes seniors.

Pour la première fois cette année, le colloque de Proteus sera organisé conjointement avec le Global Futures Forum (GFF), émanation du Global Futures Partnership, la cellule de prospective de la CIA. Alors que Proteus est très peu ouvert sur l’extérieur et cible principalement les structures décisionnelles américaines, le GFF développe un réseau pérenne d’experts internationaux qui réunit aujourd’hui plus de 30 nationalités. Conçu au sein de la CIA avec le concours de l’Université de Harvard et de la Rand, le GFF s’appuie sur le concept de Collaborative Intelligence et organise des ateliers hors des frontières américaines (au Canada, au Center for Security Studies de Zurich, etc.), sur des problématiques opérationnelles : terrorisme, trafics illicites, prolifération, radicalisation…



Remaniement au Defence Policy Board

3 11 2007

repris de Intelligence Online:

La nomination de deux anciens de l’équipe Clinton au sein du Defense Policy Board ne remet pas en cause l’axe conservateur de cet organe-clé du Pentagone.

Six nouveaux membres viennent de rejoindre le très influent Defense Policy Board, un organe de conseil directement rattaché au secrétaire à la défense Robert Gates (voir schéma ci-dessous). Parmi les nouveaux entrants, deux anciens du gouvernement de Bill Clinton : son secrétaire à la défense de 1994 à 1997, William Perry, et l’ancien adjoint au secrétaire de la défense, John Hamre, qui présidera le Defense Policy Board. Si Robert Gates a décidé d’ouvrir le DPB aux démocrates, il en a aussi renforcé la frange dure, avec la nomination de Robert Joseph et Jack Crouch, tous deux proches des think-tanks ultra conservateurs Center for Security Policy et National Institute for Public Policy.Entre 2001 et 2003, le Defense Policy Board était dirigé par Richard Perle, l’un des principaux architectes de l’intervention américaine en Irak en 2003. Ses membres actuels restent très connectés à l’industrie de défense (SAIC, Raytheon, Northrop Grumman, General Dynamics, etc.) et aux think-tanks néoconservateurs American Enterprise Institute (James Wilson, Newt Gingrich et Jack Keane) et Project for a New American Century (Vin Weber, Aaron Friedberg et Peter Rodman, Christopher William), qui ont également soutenu très tôt la politique de Washington vis-à-vis de Saddam Hussein.

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