LA LETTRE DE L’OCEAN INDIEN N°1224 – 29/10/2007

COMORES
  Le « sultan » de Mohéli
 
  A la présidence de Mohéli depuis trois mois, Mohamed Ali Saïd s’y comporte comme un véritable « sultan ».
 
Dès son investiture en juin, le président de l’île autonome de Mohéli a érigé le mélange des genres en principe de gouvernement, créant la confusion entre les affaires publiques de l’île et son business privé. Fils d’un ancien député aujourd’hui décédé et homme d’affaires prospère avant son élection, Mohamed Ali Saïd, massif, trapu et âgé d’une quarantaine d’années, a fait fortune dans le négoce et le BTP. Sa société de construction Modiaco a raflé la plupart des marchés dans l’île financés par la Banque mondiale via le Fonds d’appui au développement communautaire (FADC) dont la directrice régionale pour Mohéli n’est autre que sa cousine Mme Rainati.Fin septembre, le président Mohamed Ali Saïd est parvenu à confisquer pour sa société le marché de la construction du siège de Comores Telecom à Mohéli, lequel avait pourtant été remporté sur appel d’offres par une firme concurrente, propriété d’un certain Ahmal Maka. Ce dernier a tout d’abord porté le litige devant le tribunal correctionnel de l’île avant de se déjuger. Suite aux pressions du gouvernement local, assorties de menaces précises sur sa société et son emploi (Maka est le représentant local de la compagnie privée Comores Aviation), il a fini par retirer sa plainte à la veille de l’audience et a demandé à son avocat, maître Mohamed, de ne pas effectuer le déplacement à Mohéli.Par ailleurs, le président de l’île loue également ses propres camions au service de l’équipement pour la réalisation de divers travaux publics insulaires. Son épouse s’est récemment rendue à Dubaï pour acquérir des véhicules en vue de les vendre au gouvernement de Mohéli pour l’usage des ministres. Dans l’île, le président Mohamed Ali Saïd a instauré une nouvelle taxe, non prévue dans le budget, sur tous les produits provenant d’Anjouan, provoquant ainsi une hausse des prix des denrées de consommation courante. Il vient en outre d’interdire à son prédécesseur, Mohamed Sad Fazul, de se rendre à Anjouan où ce dernier continue à entretenir de bonnes relations avec le président Mohamed Bacar.

 

 

BBC 15 octobre 2007:

 

Bob Denard
Il se presentait comme le « corsaire de la République »

Bob Denard, qui est mort samedi à l’âge de 78 ans, était sans doute le mercenaire français le plus connu.
Pendant plus de 30, il a multiplié les coups d’Etat et opérations de déstabilisation en Afrique, affirmant avoir servi les intérêts de Paris en même que les siens.

Bob Denard dont le véritable nom est Gilbert Bourgeaud est né dans le sud de la France, dans la ville de Bordeaux en 1929.

Il a servi dans l’armée française en Indochine jusqu’en 1952, avant de devenir policier au Maroc.

En 1954, il a été reconnu coupable de complot pour assassiner contre le premier ministre Pierre Mendès-France et condamné à 14 mois de prison.

Il est retourné en Afrique au début des années 1960 et entre dans le monde trouble des mercenaires.

Il se met au service du mouvement sécessionniste du Katanga, au Congo, dans un conflit sanglant entre 1960 et 1963.

Avant de renoncer aux armes au milieu des années 1990, l’homme a participé à des actions dans de nombreux pays, dont la Rhodésie, l’actuel Zimbabwe, le Nigeria, le Bénin, et l’Angola ainsi que l’Iran et le Yémen.

« Le Corsaire de la République »

Mais Bob Denard était plutôt connu pour son intervention aux Comores, où il a participé à pas moins de quatre coups d’Etat entre 1975 et 1995.

Il y a aussi vécu pendant une décennie occupant le poste de chef de la garde présidentielle, après s’être converti à l’islam.

Ses relations avec le gouvernement français ont toujours été entourées de mystère.

Il s’est qualifié de « Corsaire de la République »; et selon Antoine Glaser, directeur de publication de la Lettre du Continent et spécialiste des relations franco-africaines, Bob Denard était « le bras armé des services secrets fiançais en Afrique », à l’époque où Paris entendait maintenir son influence sur ses ex-colonie.

Les soupçons sur ses relations avec le gouvernement de son pays ont grandi en 1993 quand une peine de cinq ans d’emprisonnement pour un coup d’Etat manqué au Bénin en 1977 a été commuée en peine avec sursis.

Selon l’écrivain britannique, Adam Roberts, auteur d’un livre sur les mercenaires, les autorités françaises « ne désapprouvaient certainement pas ce qu’il faisait au début et s’il y a eu des procès plus tard c’est qu’elles avaient cessé de l’approuvé ».

Marié à sept reprises et père de huit enfants, Bob Denard a passé ses dernières années entre son domicile dans le sud de la France et les tribunaux à Paris.

 

Le colonel Mohamed Bacar de plus en plus isolé

 

Les partenaires des Comores condamnent  »l’intransigeance des autorités anjouanaises ». Des proches du président autoproclamé accusent de trahison certains réseaux français qui soutiennent M. Bacar et qui commenceraient à prendre leur distance vis-à-vis du chef rebelle. A Daru Nadjah certains accusent l’UA d’avoir laissé entrouvrir,  »une voie de sortie » avant  »d’opérer un revirement à la dernière minute ».

La crise anjouanaise préoccupe le président français qui souhaite une issue rapide. Cette affirmation a été faite lors d’une rencontre, mardi 2 octobre à l’Elysée, entre le président Sarkozy et son homologue seychellois, James Michel. Les deux hommes ont abordé la situation aux Comores, en souhaitant  »une issue rapide à la crise d’Anjouan », a dit le porte-parole de l’Elysée David Martinon. Les deux hommes d’Etat n’ont pas omis d’aborder des questions relatives à la Commission de l’Océan indien, dont les Seychelles assurent actuellement la présidence. Par ailleurs, pour la première fois, un président de la république française reconnaît qu’il y a un différend entre Paris et Moroni sur la question de l’île comorienne de Mayotte.

Ces prises de position sont la manifestation d’une nouvelle percée pour l’Union des Comores à l’étranger. Désormais, à l’unanimité, tous les partenaires des Comores condamnent  »l’intransigeance des autorités anjouanaises ». En décidant la création d’un  »groupe de travail de haut niveau pour examiner la relation Mayotte-Comores dans son ensemble », la France semble changer.

Nuages de terreur

Face à ces nouvelles évolutions, des responsables très proches du président autoproclamé d’Anjouan accusent de trahison certains réseaux français qui soutiennent Mohamed Bacar et qui commenceraient à prendre leur distance vis-à-vis du chef rebelle. A Daru Nadjah certains accusent l’Union africaine d’avoir laissé entrouvrir, auparavant,  »une voie » au colonel Mohamed Bacar pour s’en tirer avec tous les honneurs avant  »d’opérer un revirement à la dernière minute ».

Lundi dernier, des témoins ont aperçu Mohamed Abdou Madi en treillis pour le tournage d’un film de promotion avec un média de Ngazidja bien connu pour ses entrées à Daru Nadjah. Une fanfaronnade qui n’a pas plu aux sbires de M. Bacar qui l’on fait savoir en haut lieu à Ndzouani.

La population anjouanaise pour sa part endure une crise économique sans précédente. A quelques jours de la fin du ramadan, les fonctionnaires s’interrogent sur leur avenir. Les petites gens s’impatientent et demandent un dénouement rapide de cette crise. La rue commence à se faire entendre malgré les nuages de terreur qui pèsent sur le ciel anjouanais.

Source: Al Watwan, Moroni, in 5 Oct 07

Mohamed Bacar

L’homme aime à narguer tout le monde, convaincu de bénéficier de protections en béton. Il sait devoir son pouvoir, sa force et sa survie à la faiblesse de l’Etat comorien et aux moyens limités de son armée. Son péché ? C’est de croire que Ndzuwani restera toujours le centre du monde, son pouvoir ayant bénéficié, jusqu’ici, de toutes les attentions. Mais comme tout péché, celui-ci peut conduire en enfer.

Peut-on négocier avec Mohamed Bacar ? La question mérite d’être posée. Mohamed Bacar, tout le monde le sait, se maintient au pouvoir, par la force des armes. Durant la campagne, certaines stations de télévision nous faisaient miroiter une campagne de Bacar à l’américaine, de liesse et de paillette. Dans la réalité, le candidat colonel, a été plusieurs fois refoulé dans des villages, conspué par la population, qui manifestait ouvertement sa colère. L’homme redevenu simple citoyen ne fait plus peur. Et il l’a compris. En choisissant d’interdire au président de l’Union de se rendre à Ndzuwani, Mohamed Bacar rouvre les hostilités. Il ne pouvait rêver mieux, qu’une situation confuse pour se faire (r)élire, et s’installer. A ce propos, suivez la déclaration de Mohamed Abdou Madi, ancien premier ministre, proche conseiller :  »Je vous rappelle, dit-il, que l’Union africaine avait en 2002 validé les élections du colonel Azali alors que ces deux challengers, Mahamoud Mradabi et Said Ali Kemal avaient désisté. Le colonel Mohamed Bacar est dans la même situation que le colonel Azali ». Déshonorante similitude! Le premier ministre sait que les deux situations diffèrent radicalement. En 2002, le deuxième tour de l’élection présidentielle de l’Union a été maintenu. Cette année le premier tour de la présidentielle anjouanaise a été reporté.

Une mission conjointe de l’Union africaine et de la Ligue des Etats Arabes, tente depuis 10 jours de convaincre les autorités de l’île de  »respecter le décret du président Sambi portant report d’une semaine pour des raisons sécuritaires », les élections à Ndzuwani. Les réponses reçues sont les mêmes :  »il faut les reporter globalement »,  »on ne peut pas reporter l’investiture du président élu », ou encore,  »Anjouan décide seule de ses élections ».

Dans la conférence de presse tenue hier, on lisait l’agacement des représentants de la communauté internationale devant l’arrogance des autorités de Ndzuwani :  »Mohamed Bacar comprend, mieux que quiconque, explique Madeira, les conséquences désastreuses sur la population anjouanaise de son refus de coopérer ».

 »Toutes les options »

Dans la foulée, l’Envoyé spécial de l’U.a  »lance un appel aux Anjouanais, pour persuader vos autorités de la nécessité de revenir à la raison. Nous ne souhaitons pas de blessés ni de morts » avant de conclure :  »toutes les options sont ouvertes y compris militaires ».

Ce comportement de Mohamed Bacar ne date pas d’aujourd’hui. Les autorités anjouanaises ont toujours défié l’Union africaine, vivant toujours dans l’illusion de plus en plus affirmée, d’une  »protection française et européenne ». Des personnalités rompues aux méandres complexes de la négociation internationale, comme Abdallah Mohamed, sont tombées dans le panneau. A Addis Abeba, ils ont refusé de serrer la main aux Grands-comoriens, planant dans un nuage, parce qu’ils échangeaient des amabilités avec un certain Rocard. Ils ont été lâchés, tombés dans l’anonymat, après l’euphorie du pouvoir, du champagne et du caviar.

Mohamed Bacar est sur ce même nuage. Qui aurait crû, qu’au palais présidentiel de Dar Nadjah, un haut lieu de la république d’un pays, le gouvernement anjouanais, aurait permis, à une dizaine de personnes de déployer devant les cameras du monde entier, des banderoles aussi surréalistes que ridicules :  »Anjouan française au sein de la République française ». Qui aurait cru que le but était de donner simplement l’occasion à l’ancienne ministre française déléguée à la coopération alors en visite sur l’île, Brigitte Girardin, de rappeler aux Anjouanais que  »l’avenir d’Anjouan ne peut se concevoir qu’au sein de l’Union des Comores », dégradant encore et encore l’image d’une île et sa population, confondues à tort à cette revendication humiliante de  »recolonisation ».

Peut-on négocier avec Mohamed Bacar? L’homme a accédé aux pouvoirs, en bénéficiant des bonnes grâces de la classe politique de Moroni et l’argent de l’Etat comorien, évinçant Halidi Charif, gendarme de formation.

Le colonel Mohamed Bacar se complait dans les accords. Comme pour gagner du temps et imposer ses choix. Depuis 1997 jusqu’à ce jour, dix ans après la sécession, Ndzuwani s’invite à Moroni mais ferme toutes les portes vers Mutsamudu.

Le président Sambi, originaire de l’île, qui avait suscité tous les espoirs d’un retour progressif de l’île dans l’Union, n’aura gagné qu’une chose : placer quelques éléments de sa sécurité personnelle et un coordinateur à Mutsamudu.

Quand il s’agit de répondre à la question de savoir si on  »peut négocier avec Mohamed Bacar », un rappel des faits s’impose. L’homme refuse la présence des forces de l’armée nationale, confisque les armes destinées à sa petite unité du commandement régional, bombarde le siège du pouvoir central dans l’île, poursuit les miliaires en mission républicaine, et tue l’un d’eux. Mohamed Bacar, ne se plie qu’aux arrêts de la Cour constitutionnelle qui l’arrangent et défie ceux qui l’agacent.

Négociations…, négociati…négociati… négoti…,

Il est vrai que le rebelle peut se frotter les mains. Dans ses rangs séparatistes, on trouve du (beau?) monde : un ancien vice-président de l’Union des Comores et ancien secrétaire général de la Commission de l’Océan indien au nom de cette Union, Caambi El Yachroutu, un ancien premier ministre de la République Mohamed Abdou Madi, celui-là même qui a été empêché de se rendre dans l’île pour enterrer sa mère.

Aujourd’hui, pendant qu’une élection est en préparation dans l’île, les passagers sont filtrés, les compagnies aériennes invitent au grand jour à l’aéroport de Moroni-Hahaya, de surcroît, certains à quitter l’avion, parce qu’ils sont  »indésirables à Ndzuwani », la propriété privée de Mohamed Bacar.

Mohamed Bacar est un fin stratège. Il sait qu’il doit son pouvoir, sa force et sa survie à la faiblesse de l’Etat comorien et aux moyens limités de son armée. Il nargue et abuse.

Mais, péché suprême : Mohamed Bacar croit, naïvement, que  »son » Ndzuwani restera toujours le centre du monde, son pouvoir ayant bénéficié, jusqu’ici, de toutes les attentions. Il pense pouvoir tourner en dérision, défier l’Union africaine et la Ligue des Etats Arabes éternellement. Une conviction qui peut le conduire à sa perte. Un péché

AAA

Source: Al Watwan, Moroni, juin 07

Mohamed Ali Saïd :

Entré en politique en 2002, Mohamed Ali Saïd, 46 ans, est l’un des quatre candidats en lice pour disputer la présidence de l’île de Mwali à son ancien protégé, Mohamed Saïd Fazul.

Président de l’Union comorienne pour le progrès (Ucp), une dissidence du Fpc du  »vieux lion », Mohamed Hassanali, il entrera en dissidence, encore une fois, contre Fazul une fois élu. La rupture est intervenue aussitôt après l’élection de ce dernier qui au dire du premier  »a trahi ».  »Il voulait aligner les salaires de la superstructure à celle de Ngazidja, arguant que les décisions lui appartiennent, étant le seul élu », dit aujourd’hui Mohamed Ali Saïd vite démenti par des plus proches collaborateurs de monsieur le président qui les raisons de la rupture sont ailleurs.  »Entrepreneur, Mohamed Ali Saïd chercher à se servir du pouvoir pour mieux faire prospérer ses affaires sur le dos des Mohéliens.

Ce que personne ne saurait accepter et surtout quand on est élu pour défendre les intérêts de ses concitoyens », dit notre interlocuteur sous le sceau du secret.

Mohamed Ali Saïd que d’aucuns supposent être l’un des candidats les mieux placés pour contrer le président sortant affirme avoir simplement  »demandé l’assainissement de la fiscalité par des mesures incitatives et favorables au développement des affaires dans l’île auxquelles s’était opposé le président ». Il reproche à ce dernier de pratiquer une politique  »népotiste » (ouï !) qui a engendré une évasion des recettes  »partout où l’on en fait ». Et l’adversaire de Fazul de citer le cas de l’Autorité portuaire (Apc), des hydrocarbures et il en passe.

Le projet du candidat Ali Saïd tient est de favoriser la naissance d’une bourgeoisie locale sans laquelle, à son avis, Mwali ne pourra se développer :  »Il faut créer de la richesse avant de la partager. On ne peut le faire sans qu’il y ait des riches », dit-il. Et évidemment, s’il était élu  »la gabegie dans la superstructure et l’administration connaîtront un terme » :  »Je ne saurais accepter de voir circuler les véhicules administratifs aux heures et aux jours non ouvrables », promet-il.

Dès la rentrée scolaire, 2007-2008, tous les écoliers et collégiens de l’île auront leurs fournitures scolaires gratuitement.  » Jusqu’à l’âge de 16 ans, l’enfant mohélien sera entièrement pris en charge par les pouvoirs publics et cela tant en matière de santé que dans le domaine de l’éducation ». Entre 0 et 7 ans, il sera totalement à la charge des pouvoirs publics, promet ainsi le candidat sans étiquette.

Ce programme pour lequel il ne se fait pas trop de soucis pour le financement suppose des préalables :  »Il faut que chaque enfant mohélien naisse à l’hôpital. Il sera introduit l’usage d’une carte à puces (rien moins) pour permettre d’identifier l’enfant mohélien » histoire d’empêcher que  »les enfants de Ngazidja et de Ndzuwani n’émigrent dans son île pour y bénéficier des avantages sociaux ».

Au niveau de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche, le candidat estime prometteuse l’expérience rizicole menée à Ndrondroni sur l’île. C’est pourquoi le projet reprendra dès qu’il sera élu.  »Suite à des études menées à Bandar Salama, Hagnamoida et Djwaezi, il est possible de faire de l’élevage de crevettes à tel point que Mwali pourrait être exportateur de crevettes », nous apprend l’homme d’affaires.

Enfin, la justice ne doit pas être  »au seul service des personnes qui ont de l’argent ». D’où son intention de mettre des avocats d’office au service des Mohéliens incapables de se payer les honoraires d’un avocat pour les défendre en cas de nécessité. Décidément se ne sont pas les… idées qui lui manquent.

M.H.

Source: Al Watwan, Moroni, 15 juin 2007

Mohamed Bacar a organisé  »son » élection, il l’a  »gagné » de haute lutte

Source: Al Watwan, Moroni, 15 juin 2007

Election présidentielle à Anjouan : Les observateurs militaires sud
africains ont quitté Anjouan
Election présidentielle à Anjouan : Les observateurs militaires sud
africains ont quitté Anjouan
Mutsamudu, samedi 9 juin 2007 (HZK-Presse) – Les soldats sud africains
arrivés dans l’île mardi 5 juin dernier dans le cadre de la sécurisation
des élections présidentielles à Anjouan ont quitté l’île ce samedi avant
la tenue même du premier tour du scrutin, initialement prévu demain
dimanche 10 juin 2007 et reporté d’une semaine par le président de
l’Union des Comores, a constaté HZK-Presse.

Ce départ anticipé nourrit les spéculations dans l’opinion publique qui
voit là « un abandon d’Anjouan par la communauté internationale. »
Des émissaires de la Ligue des Etats Arabes qui ont effectué une visite
de quelques heures ce samedi dans l’île se seraient entretenus avec le
président par intérim, Dhoihirou Halidi, a appris HZK-Presse.

La décision de reporter le premier tour de ces élections prise par le
président Sambi et qualifiée de « discriminatoire » par les autorités
d’Anjouan est rejetée par le président d’Anjouan par intérim, Dhoihirou
Halidi qui dit maintenir les dates initialement fixées par Monsieur
Ahmed Abdallah Sambi, président de l’Union des Comores.

Investi le 11 mai 2007 comme président par intérim après l’expiration du
mandat de l’ex chef de l’exécutif d’Anjouan Mohamed Bacar, candidat à sa
propre succession, avec mission principale d’organiser les élections
dans l’île, Monsieur Dhoihirou Halidi a affirmé que « peu importe ce qui
se passera ailleurs, mais à Anjouan, le premier tour du scrutin des
présidentielles aura bel et bien lieu demain dimanche 10 juin 2007, pas
un jour de plus ni de moins. »

Les cinq challengers de Mohamed Bacar qui avaient sollicité le report du
scrutin par leur requête adressée à la cour constitutionnelle le
mercredi 6 juin dernier disent « se conformer » à la décision du chef de
l’Etat.

« La personne qui avait convoqué le collège électoral et fixé les dates
est la même personne qui a décidé le report et on ne peut que respecter
cette décision », a déclaré à HZK-Presse le candidat Bacari Abdou.

Et pourtant, depuis ce matin, Mutsamudu semble bien vivre au rythme de
la fin de la campagne électorale. Toutes les banderoles sont enlevées et
les bureaux des quartiers généraux des candidats ont fermé, a constaté
HZK-Presse.

A la Commission insulaire électorale (CIE) on affiche une « certitude
mesurée » de pouvoir respecter le rendez vous de demain dimanche. « Tout
le reste du matériel électoral qui devait venir de Moroni dont les
bulletins, seront produits sur place » a confié à HZK-Presse un membre
de la CIE.

Au total ce sont 127 689 Anjouanais qui sont inscrits sur les listes
électorales et qui devront se rendre dans 240 bureaux repartis dans 5
régions administratives, Mutsamudu, Ouani, Domoni, Nioumakélé et Sima.

Hamid Ahmed
Source: Agence comorienne de presse (HZK-Presse)

COMOROS: New government launches corruption probes

JOHANNESBURG, 22 June (IRIN) – A probe into more than 30 senior former public officials accused of corruption is proof of the new Comoran government’s commitment to tackling graft, Vice-President Idi Nadhoim told IRIN.
Moderate Sunni Muslim religious leader Ahmed Abdallah Mohamed Sambi, popularly known as « the Ayatollah », was elected president last month in the first peaceful change of power since the country’s independence from France in 1975.
Within three weeks of assuming office, his government has acted on claims of corruption around several former public officials, including ex-vice president Caabi El-Yachroutu Mohamed, who was a leading contender in the recent polls. Former departmental heads of public enterprises are also being investigated, said Nadhoim.
« The difference between the new government and the old one is that the former government spoke a lot and acted little, while the new one speaks little but acts, » said Nadhoim, who holds the tourism and telecommunications portfolio in the Sambi administration.
Corruption has been a longstanding problem on the fractious archipelago. According to a US State Department report on human rights practices, the previous Comoran government had allegedly awarded contracts for constructing the airport and university to a local firm linked to the then president, Azali Assoumani.
As to why Azali, a former military leader, was not a target of investigation, Nadhoim said the list « doesn’t aim at political personalities » but people directly responsible for the management of public funds.
To streamline public spending, the new administration has shrunk the cabinet to eight ministers down from 13, reduced the number of advisors to the president from 40 to seven and announced a commitment to keep the size of official delegations small and limit official trips.
In an attempt to build trust between the three islands of Grande Comore, Anjouan and Moheli, the government has also reunified the army under one command, said Nadhoim. In the May elections Comoran troops were confined to barracks after the African Union sent hundreds of mainly South African troops to help ensure a peaceful transition.
Under the federal system, each island has a great deal of autonomy. During Azali’s tenure, there was friction over the extent of the powers of the Union presidency, which rotates between the three islands, and in this election was reserved for an Anjouan national.
« The new president is in perfect understanding with the autonomous island’s presidents. The question of sharing of competencies will be dealt with an open mind, » said Nadhoim.
According to the International Monetary Fund, Comoros’ poverty reduction efforts in the past have been hampered by fragile public finances, with the government on several occasions unable to pay salaries to its employees. Nadhoim said the situation was being addressed and civil servants who had not been paid since January this year had begun receiving their salaries.
About 45 percent of the Comoran population lives below the poverty line. In a bid to ease hardships, the new government had also decreased the price of rice, Comorans’ staple food, by about one-third, said Nadhoim.

COMOROS: Presidential favourite clear – by a landslide

JOHANNESBURG, 15 May 2006 (IRIN) – With the votes in and counting underway, moderate Islamic religious leader Ahmed Abdallah Sambi has been tipped to become the next president of the Union of Comoros.
« The election has been a walkover for Sambi – he has taken between 70 and 75 percent of the votes on all three islands, » a local diplomat commented.
Comorans across the three-island Indian Ocean archipelago went to the polls on Sunday for the last round in a presidential race aimed at ending a history of corruption, coups and inter-island strife since independence from France in 1975.
Sambi, known affectionately as ‘The Ayatollah’ by his supporters, stands to defeat his two rivals: retired French air force officer Mohamed Djaanfari, and long-time politician Ibrahim Halidi, whose candidacy was backed by outgoing Union President Azali Assoumani.
« We have seen results from between 80 and 90 percent of the polling stations – 70 percent of the votes have gone to Sambi, » Idi Nadhoin, vice-president of Sambi’s Islamic National Front for Justice party, told IRIN.
Campaigning by the three candidates was dominated by concerns over corruption, unemployment and poverty.
Sambi pledged real reform, an end to years of government mismanagement and squandering of public funds, and the creation of new jobs and housing for the poor.
« Sambi is expressing the will of the people. We are looking to start a ‘state of law’, to install equal justice for everyone, rich or poor. But we have no cash, » Nadhoin said.
« One priority is to try to get back the money [allegedly lost because of government graft]. You can not play with public money, so we will try to find it – getting back 100 percent is difficult but if we manage 10 to 20 percent we can get started, » he remarked.
Funding will be crucial: Sambi stands to inherit a civil service disgruntled by months of unpaid salaries. According to Nadhoin, « Teachers are on strike; we need to build good hospitals and repair roads, so there is an urgent need to get started. »
Polling stations on Moheli, Grande Comore and Anjouan opened at 07:00 and closed at 18:00 on Sunday, « giving the estimated 310,000 registered voters ample opportunity cast their vote » at a total of 624 sites, a spokesperson for the African Union Mission for Support to the Elections in the Comoros (AMISEC) told IRIN.
Although AMISEC said voting generally went smoothly, its more than 1,000-strong team of election observers and peacekeepers reportedly arrested a number of people for fraud, including a prominent member of the National Electoral Commission (CNEC).
« He [the CNEC official] was taking advantage of his position, was arrested and has been handed over to the Comoran authorities, » Francisco Madeira, AU special envoy to the Comoros and AMISEC chief told IRIN.
The three islands each have a turn to hold the national presidency, which rotates every four years. If the Comoran Constitutional Court verifies the preliminary results on Wednesday, Assoumani is expected to pass the torch to Sambi at the official inauguration on 26 May, handing the union presidency from Grande Comore to Anjouan.
Sambi topped the polls during primaries held in April, when the residents of Anjouan narrowed down their presidential hopefuls from 13 to three. Comoran security forces were confined to their barracks during the election phases.

 
 
La lettre de l’Océan indien N° 1225 03/11/2007
 
  COMORES
  L’économie toujours au ralenti
 
  La BCC a noté un ralentissement économique au premier semestre et prévoit une révision à la baisse de la croissance du PIB, initialement fixée à 3%.
 
Le document rédigé par la Banque centrale des Comores (BCC) pour la réunion des ministres des finances des pays de la zone franc, qui s’est tenue à Paris à la mi-octobre, n’est pas optimiste. En plus des signes de ralentissement économique et des pénuries de produits de grande consommation au premier semestre 2007, il relève que « la crise politique entre le gouvernement de l’Union et celui de l’île autonome d’Anjouan a fragilisé les perspectives de conclusion rapide d’un programme avec le FMI« .Premier signe d’apathie économique : la production de vanille est en baisse, estimée à 50 tonnes en 2007 contre 75 en 2006. Cela est dû à l’abandon de cette culture par de nombreux opérateurs locaux du fait de la faiblesse persistante de son prix de vente sur le marché mondial depuis 2003. Localement, le prix moyen d’achat de la vanille préparée aux producteurs est de 6 500 FC le kilogramme (13,2 €) contre plus de 90 000 FC (183 €) avant 2003. Les quantités exportées ont diminué de 38% et la valeur de ses exportations de 29% par rapport au premier semestre 2006.Par contre, la production de girofle, qui bénéficie d’une demande extérieure soutenue et d’un bon réseau de distribution, devrait être en forte hausse cette année : 3 500 tonnes contre 2 500 tonnes l’année précédente et 1 500 tonnes en 2005. Du coup, les exportations ont enregistré une forte hausse tant en quantité qu’en valeur. En ce qui concerne l’ylang-ylang, dont les Comores sont le premier producteur mondial, la production devrait être identique à celle des deux dernières années, soit 50 tonnes. Par contre, les exportations ont connu une hausse tant en volume qu’en valeur.Pendant ce temps, la production vivrière est en hausse ou connaît un volume identique à l’année précédente (manioc, pomme de terre), ce qui a permis la stabilisation des prix de vente, voire même une baisse pour certains de ces produits.

DJIBOUTI
  Les gros contrats de l’armée US
 
  C’est plus de 68 millions $ de contrats que Washington a attribué cette année à des sociétés américaines pour équiper et agrandir sa base militaire du camp Lemonier.
 
Les autorités militaires américaines viennent d’attribuer un quatrième contrat au cours de cette année pour aménager leur base militaire du camp Lemonier à Djibouti dont la superficie doit être multipliée par cinq. C’est dire si la présence américaine dans ce pays, déjà forte de 1 500 hommes, est destinée à durer. C’est Environmental Chemical Corp. International, une société basée à Burlingame (Californie), qui vient de décrocher le dernier de ces contrats, d’un montant de plus de 21 millions $, afin de réaliser divers équipements sur cette base d’ici mars 2009. Les travaux porteront sur la construction d’une unité de génération électrique composée de deux générateurs à diesel, d’un réservoir de stockage d’eau d’une capacité de 800 000 litres, ainsi que d’un système de collecte et de traitement des eaux usées.Cela s’ajoute au contrat obtenu en septembre 2007 par Atlantic Contingency Constructors de Norfolk (Virginie), d’un montant de plus de 10 millions $, pour effectuer des réparations et des travaux de construction au camp Lemonier. De son côté, la firme PAE Governments Services Inc. de Los Angeles a obtenu deux autres contrats à Djibouti pour les forces armées américaines : l’un de plus de 26 millions $ attribués en mai et un autre de 10 millions $ octroyé en septembre.
 
   
 
   
   
 
   
 

UNION DES COMORES

Unité – Solidarité – Développement

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ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN

Solidarité – Justice – Travail

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Objet : Réunion du Comité Ministériel des Pays de la Région élargie aux pays contributeurs des Troupes de la MAES

DISCOURS DU DIRECTEUR DE CABINET DE LA PRÉSIDENCE DE

L’ÎLE AUTONOME D’ANJOUAN

DHOIHIROU HALIDY

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

CAPETOWN LE 18 septembre 2007

v Excellence Madame la Ministre des Affaires Etrangères de la République d’Afrique du Sud, Pays Coordonnateur des Pays de la Région pour les Efforts sur les Comores,

v Excellences Messieurs Les Chefs des Délégations des Pays de la Région,

v Excellence Monsieur Le Commissaire à la Paix et à la Sécurité de l’Union Africaine,

v Mesdames et Messieurs,

v Honorable assistance,

L’histoire a fait que j’ai été choisi à l’unanimité par le Gouvernement de l’Union, l’Union Africaine, La Ligue des Etats Arabes et Son Excellence Monsieur le Président Bacar pour conduire le Processus Electoral de la Présidentielle de l’Ile Autonome d’Anjouan du 10 juin 2007.

Je n’exprimerai jamais assez ma reconnaissance à tous ceux qui m’avaient accordé cette confiance.

Sous serment, musulman convaincu que je suis, j’ai assumé pleinement ma mission et toutes les décisions que j’ai eu à prendre s’inscrivent dans une équité et objectivité irréprochables dans le strict respect du serment prêté sur le Saint-Coran.

J’ai fait de mon mieux pour éviter certaines révélations des différents entretiens téléphoniques que j’ai échangés avec Son Excellence le Président Sambi croyant qu’il allait faire le sursaut positif que les Comores attendent.

Avec l’évolution de la situation, j’ai décidé de faire les révélations qui vont suivre encore sous serment. Les musulmans qui sont dans la salle, le Commissaire à la Paix et à la Sécurité, Monsieur Le Chef de Bureau de Liaison de l’Union Africaine à Moroni apprécieront la gravité.

Entre mes mains et en cette période bénie du mois de Ramadan, j’ai le Coran et là je suis obligé également d’interpeller Monsieur Francisco Madeira.

1. Une première fois, j’avais sollicité à Mr Madeira à ce qu’on surseoît à l’élection sur l’ensemble du pays en observation de l’article 80 du code électoral pour régler certains arrangements et disfonctionnements institutionnels susceptibles de nuire au bon déroulement du scrutin. Il m’avait dit « Oui », pour se comporter autrement par la suite.

2. Le jeudi 07 juin 2007, j’ai fait le bilan du déroulement de la campagne avec l’ensemble de la Communauté Internationale présente aux Comores, de la M.A.E.S, Mr Madeira, Mr Mabeta, Mr Mourad et le Colonel Nzaou avec qui nous sommes tombés d’accord que tout se déroulait normalement.

Le seul reproche était la non présence à Anjouan du Président Sambi le jour de l’élection, nous nous sommes mis d’accord qu’il n’y avait pas de soucis et qu’il était libre de s’y rendre à Anjouan voter.

Il était même arrêté qu’il pouvait arriver dès le lendemain vendredi 08 juin 2007.

3. La délégation s’envole pour Moroni dans l’après-midi et le soir le Président Sambi m’appelle pour me dire que tout doit être fait pour faire partir Mr Bacar du pouvoir. Et si les élections se tenaient le 10 juin il peut être réélu d’où la seule solution est de reporter le scrutin à Anjouan pour pouvoir concentrer tous les efforts le jour du scrutin d’Anjouan pour régler le cas de Mr Bacar coûte que coûte ; des promotions auraient été conséquentes à mon adhésion.

Je lui ai répondu que cela serait contraire au code électoral et sous serment, la démarche n’était nullement envisageable.

4. Le même jeudi, immédiatement après le retour de La Délégation de La Communauté Internationale, le décret du report est rendu public.

5. Immédiatement, je me suis mis en contact téléphonique et séparément avec Son Excellence Mr Francisco Madeira, puis avec Son Excellence Mr Mourad. Et je parle sous leur contrôle : la réponse était restée la même ; je cite : « Que le Président Sambi assume pleinement son acte » fin de citation.

6. Curieusement, le samedi matin Mr Madeira ordonne le transfert à Moroni des éléments de la M.A .E.S stationnés à Anjouan de toute urgence unilatéralement et donc sans la moindre concertation, ni consultation.

Que Mr Madeira, ici présent, s’explique.

7. Comment Monsieur Madeira peut prétendre s’attaquer au déroulement de l’élection à Anjouan du 10 juin au moment où il a sciemment choisi de s’abstenir et faire absenter les éléments de la M.A.E.S devant servir pour l’observation du scrutin ?

Je me suis interrogé s’il avait subi les mêmes pressions que moi et qu’il aurait cédées ?

8. Pendant la même période, j’avais reçu la visite d’une Délégation de la Francophonie conduite par Monsieur SALIFOU avec laquelle nous avons eu à apprécier positivement la situation. Il m’a été recommandé d’ailleurs de tenir le cap du 10 juin pour le scrutin.

9. j’étais fort étonné que Mr Madeira aille me dénoncer dans les médias et les Autorités Anjouanaises sur des attitudes et positions convenues en commun accord avec toutes les délégations de la Communauté Internationale qui m’ont rendu visite pendant la période.

Que justice soit faite.

Merci de votre attention.

Les Etats-Unis souhaitent des élections libres, justice et transparentes

Al-Watwan N°995

Par M. George N. Sibley, Chargé d’Affaires, a.i. de l’ambassade des Etats-Unis

Le peuple Comorien se prépare à exprimer leur choix démocratique le 10 juin. En tant que partenaire de l’Union des Comores et en tant que pays démocratique ami, les Etats-Unis souhaitent voir que lesdites élections se dérouler dans la liberté, la justice et la transparence. Plusieurs diplomates américains seront aux Comores, à l’invitation du gouvernement de l’Union, pour renforcer les observateurs locaux et ceux venant d’autres pays. Tous les observateurs ont le même objectif, permettre au peuple comorien de faire leur choix librement et sans intimidation.

Au-delà de la similarité, selon laquelle nos deux pays représentent la démocratie, nous partageons le fait que nous sommes des pays fédéralistes. Comme l’Union des Comores, les Etats-Unis sont aussi une Union. Nos cinquante Etats sont largement autonomes. Comme les Comores, chaque Etat a un gouverneur, qui est responsable des domaines tels que la santé, l’éducation et l’emploi. Les Etats se chargent de la police. La plupart des Etats, et même les gouvernements locaux, perçoivent les taxes afin de couvrir les services qu’ils fournissent, en plus du financement fédéral. Pour les affaires internes de l’Etat, le gouverneur est responsable de ses électeurs. Au moment de sa rédaction, il y a deux cent ans, la Constitution américaine stipule expressément que tous les pouvoirs qui ne sont pas spécialement attribués au gouvernement fédéral reviennent aux Etats.

L’Etat fédéral de l’Union est tenu responsable de la défense nationale, des relations et du commerce internationaux, ainsi que la gestion des problèmes relatifs aux intérêts du pays tout entier. Ceci implique la responsabilité de l’Etat fédéral pour gérer les affaires au sein des 50 états; des problèmes qui touchent les frontières internes du pays.

Ce système nous a bien servi, mais il n’est pas parfait. Tout comme les Comores, les Etats-Unis sont passés par une sécession des Etats. La guerre civile aux Etats-Unis a été la période la plus sombre de notre histoire. Notre président à cette époque-là, Abraham Lincoln, est célèbre pour avoir pu maintenir l’intégralité de notre Union. Cela a été suivi par un long processus de guérison.

Par conséquent, notre pays jouit actuellement d’une stabilité et d’une prospérité. Aujourd’hui, nous, Américains, nous nous considérons comme étant premièrement et avant toute chose, des « Américains. » Cela constitue l’identité commune qui nous unit. Mais par la suite, nous nous considérons aussi comme des « Texans, » des « New-Yorkais » ou – pour les gens qui viennent de l’Indiana – des « Hoosiers. »

En tant que Chargé d’Affaires de l’ambassade des Etats-Unis, j’exhorte par la présente les autorités Comoriennes, de l’Union et de chaque île également, à assurer la liberté d’expression politique pendant la période de campagne, mais j’encourage aussi tous les candidats à faire des déclarations pacifiques, productives et responsables. Les Etats-Unis sont prêts à poursuivre notre œuvre aux Comores. L’organisation des scrutins du 10 juin et du 24 juin incombe au Gouvernement comorien, et tous les participants à cette élection doivent respecter la décision des électeurs Comoriens. Sans une démocratie stable, l’objectif de développement économique et de prospérité aux Comores relèvera de l’illusion.

GNS