Le Franc CFA: piller l’Afrique sans laisser de traces.

7 03 2008

repris de OCNUS:

Par Dr. Gary K. Busch 22/2/08

L’une des influences les plus importantes dans la vie économique et politique des Etats africains qui étaient des colonies françaises dans le passé c’est l’impact d’une monnaie commune ; le Franc de la Communauté Financière de l’Afrique (« CFA »). Il y a en effet deux francs CFA distincts en circulation. Le premier est celui de l’Union Economique et Monétaire de l’Afrique de l’Ouest (UEMAO) qui comprend huit pays Ouest Africains ( Bénin, Burkina Faso, Guinée-Bissau, Côte d’Ivoire, Mali, Niger, Sénégal et Togo). Le deuxième c’est celui de la Communauté Economique et Monétaire d’Afrique Centrale (CEMAC) qui comprend six pays d’Afrique Centrale (Cameroun, République Centrafricaine, Tchad, Congo-Brazzaville, Guinée-Équatoriale et Gabon), cette division correspond à l’AOF (Afrique Occidentale Française) pré-coloniale et AEF(Afrique Equatoriale Française), avec l’exception que la Guinée-Bissau était une colonie portugaise et la Guinée Equatoriale une colonie Espagnole dans le passé.

Chacun de ces deux groupes produit son propre franc CFA. Le franc CFA de l’UEMAO est produit par la BCEAO( Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest) et le franc CFA de la CEMAC est produit par la BEAC (Banque des Etats de l’Afrique Centrale). Ces monnaies étaient estimées à 100 F CFA pour chaque franc Français, mais après que la France a rejoint la zone Euro de la Communauté Européenne à un taux fixe de 6,65957 francs Français pour un Euro, le taux du CFA par rapport à l’Euro fut fixé à 665, 957 F CFA pour chaque Euro, maintenant le ratio de 100 pour 1. Il est important de noter que c’est la responsabilité de la Trésorerie Française de garantir la convertibilité du Franc CFA à l’Euro.

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La politique monétaire gouvernant une agrégation aussi diverses de pays est simplifiée parce qu’elle est en fait opérée par la Trésorerie Française, avec aucune aux autorités fiscales centrales ni de l’UEMAO, ni de la BEAC. Sous les termes d’accord qui mirent sur pieds ces banques et la CFA, la Banque Centrale de chaque pays est obligée de maintenir au moins 65% de ses réserves d’échanges étrangers dans une « compte d’opérations » tenu par la Trésorerie Française, de même que 20% en plus pour couvrir d’autres obligations financières.

Les banques centrales de la CFA imposent aussi un CAP sur les crédits étendus à chacun des Etats membres équivalent à 20% des revenus publiques de ce pays au cours de l’année précédente. Bien que la BEAC et la BCEAO aient des facilités de découvert avec la Trésorerie Française, les DRAWDOWNS sur ces facilités de découverts sont sujets au consentement de la Trésorerie Française. Le dernier mot c’est celui de la Trésorerie française qui a investi les réserves étrangères des pays africains en son propre nom à la Bourse de Paris.

En un mot, plus de 80% des réserves étrangères de ces pays africains sont déposées dans les « comptes d’opérations » contrôlés par la Trésorerie française. Les deux banques CFA sont africaines de nom, mais ne possèdent pas de politiques monétaires propres à elles. Les pays eux-mêmes ignorent, il ne leur est même dit, quel pourcentage de la cagnotte de leurs réserves étrangères tenues par les la Trésorerie Française leur appartient en tant que groupe ou individuellement. Les gains de l’investissement de ces fonds dans la cagnotte de la Trésorerie Française sont supposés être ajoutés à la cagnotte, mais aucune comptabilité d’aucun de ces changes n’est adressée ni aux banques, ni aux pays. Le cercle limité des hauts cadres de la Trésorerie Française qui ont connaissance des montants des « comptes d’opérations » où ces fonds sont investis ; qui savent s’il y a des bénéfices sur ces investissements ; ont la prohibition de ne livrer aucune de ces informations aux banques CFA ou aux banques centrales des Etats africains.

Cela rend impossible pour les Etats Africains de réguler leur propre politique monétaire. Les pays les plus inefficaces et les plus gaspilleurs sont capables d’employer les réserves étrangères des pays plus prudents sans aucune intervention significative des pays les plus riches et couronnés de succès. Le fait que, pendant que le PIB français grandit et que la parité de l’Euro face au dollar (principale monnaie du commerce international) apprécie, il y a le danger constant que le franc CFA pourrait être fixé à un taux d’échange très élevé. Ceci freine la croissance dans le commerce entre l’Afrique et le reste du monde et permet aux autres pays, spécialement en Asie, d’employer leurs taux d’échange plus flexibles pour gagner des parts de marché, supplantant l’Afrique.

La création et le maintien de la domination Française des économies de l’Afrique francophone sont le produit d’une longue période de colonisation française et la dépendance apprise des Etats africains. Pour la majeure partie de l’Afrique francophone, leurs banques centrales n’ont que des pouvoirs limités. Il y a des économies dont la vulnérabilité face à une économie de plus en plus globalisée s’accroît de jour en jour. Il ne peut y avoir de politique de commerce sans référence aux réserves. Les politiciens et les partis élus pour promouvoir la croissance, la réforme, les changements dans le commerce et les politiques fiscales sont relégués au second plan à moins qu’il n y ait l’approbation de la Trésorerie Française qui rationne leurs fonds. Il y en a plusieurs qui objectent à la continuation de ce système. Le Président Abdoulaye Wade du Sénégal a déclaré ceci très clairement : « L’argent du peuple africain bloqué en France doit être rapatrié en Afrique afin de profiter aux économies des Etats de la BCEAO. L’on ne peut pas avoir des milliards de milliards placés dans les marchés bousiers étrangers et en même temps dire qu’on est pauvre, et aller ensuite quémander de l’argent »

Comment Cela est-il Arrivé ?

Ce système de dépendance est une résultante directe des politiques coloniales du gouvernement français. Dans la période immédiate après-guerre, après la signature des accords de Bretton Woods en juillet 1944, l’économie Française avait besoin de se relever de toute urgence. Pour l’aider dans ce processus, elle créa le franc CFA au sein de ses colonies d’Afrique afin de garantir un marché captif pour ses produits. La décision principale qui découla des accords de Bretton Woods c’était l’abandon des Standards de l’Or. En un mot, le nouveau système donnait une place dominante au dollar. Les autres monnaies virent leur taux d’échange être indexé au dollar. Les réserves des banques centrales Européennes en ce temps là étaient constituées de monnaies à valeur douteuses d’après-guerre qui avaient été dévalorisées des fluctuations de la monnaie. Pour cette raison, la France avait besoin des monnaies de ses colonies pour soutenir sa compétitivité avec ses rivaux Américains et Britanniques. De Gaulle et Pierre Mendès, son principal conseillé économique, rencontrèrent des dirigeants africains et développèrent un pacte colonial qui garantirait que ceci dans un traité (avec des clauses publiques et des clauses secrètes). Le génie derrière tout cela c’était Jacques Foccart, le « Mister Africa » Français.

La décolonisation au Sud du Sahara ne se fit pas comme De Gaulle l’avait prévu. Il aurait voulu une Communauté Franco-Africaine qui interrompit l’indépendance totale. Mais lorsque la guinée de Sékou Touré vota « non » au référendum de 1958 concernant cette Communauté, l’idée fut effectivement morte. La Guinée fut propulsée dans les ténèbres à cause de sa décision et un semblant de Communauté fut mise sur pieds, mais l’appel à l’indépendance totale se montra difficile à résister.

Sans y être vraiment préparé, en 1960, De Gaulle avait à improviser des structures pour une collection de petits Etats nouvellement indépendants, chacun avec un drapeau, un hymne et un siège aux Nations Unies, mais souvent avec de petits atouts précieux. C’est à ce niveau que Foccart eut à jouer un rôle essentiel, celui d’un architecte d’une série d’accords de Coopération avec chacun des nouveaux Etats dans les secteurs des finances et de l’Economie, de la culture et l’éducation, et de l’armée. Il y avait onze pays impliqués à l’origine : Mauritanie, Sénégal, Côte d’Ivoire, Dahomey (actuel Bénin), Haute Volta(actuel Burkina Faso), Niger, Tchad, Gabon, République Centrafricaine, Congo-Brazzaville et Madagascar. Le Togo et le Cameroun, anciens Territoires Administratifs des Nations Unies, furent aussi co-optés dans le club. Ainsi furent aussi, plus tard le Mali et les anciens territoires Belges (Rwanda-Urundi, actuel Rwanda et Burundi, et le Congo-Kinshasa), quelques-unes des ex-territoires portugais, ainsi que les Iles Comores et le Djibouti, qui avaient aussi été sous la domination française pendant plusieurs années mais devinrent indépendants dans les années 1970. Tout cet ensemble fut placé sous un nouveau Ministère de la Coopération, créé en 1961, séparé du Ministère des Affaires des Départements et Territoires d’Outre-mer (connus sous le DOM-TOM) qui les administraient tous auparavant.

La clé de tout ceci était l’accord signé entre la France et ses colonies nouvellement libérées d’Afrique qui embrigadèrent ces colonies dans l’étreinte économique et militaire de la France. Ce pacte colonial non seulement créa l’institution du franc CFA, mais aussi, il créa un mécanisme légal sous lequel la France obtint une place de choix dans la vie économique et politique de ses colonies.

Les accords du Pacte Colonial garantirent une préférence spéciale à la France dans les processus politiques, commerciaux et de la défense dans les pays Africains. Au niveau de la défense, il accepta deux sortes de contact continuel. Le premier était l’accord militaire ouvert sur la coopération militaire ou les accords d’Aide Militaire Technique (AMT), qui n’étaient pas légalement contraignantes, et pouvaient être suspendus selon les circonstances. Ils couvraient l’Education, la formation des soldats et des forces de sécurité Africaines. Le second type, secret et contraignant, consistait en des accords de défense supervisés et conduits par le Ministère de la Défense Français, qui servait de base légale pour des interventions Françaises. Ces accords permirent à la France d’avoir des troupes pré-déployées en Afrique ; en d’autres termes, des Unités de l’armée française présentes de façon permanente sur une base rotative dans des bases et des camps militaires en Afrique, entièrement gérées par les Français.

Selon l’Annexe II de l’accord de Défense signés entre les gouvernements de la République Française, de la République de Côte d’Ivoire, de la République de Dahomey et de la République du Niger le 24 Avril 1961, la France a la priorité dans l’acquisition de ces « matières premières classés comme stratégiques ». En effet, selon l’article 2 de l’accord, ‘la République Française informe régulièrement la République de Côte d’Ivoire ( et les deux autres) de la politique qu’elle compte adopter concernant les matières premières et les produits, en tenant compte des besoins généraux de la défense, de l’évolution des ressources et la situation du marché mondial ».

Selon l’article 3, « la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres) informent la République Française des politiques qu’ils comptent suivre concernant les matières premières stratégiques et les produits, et les mesures qu’ils se proposent d’adopter afin d’appliquer ces politiques. » et pour conclure, l’article 5 :
« Concernant ces même produits, la République de Côte d’Ivoire (et les deux autres), pour les besoins de la défense, les réserve en priorité pour la vente à la République de France, après avoir satisfait aux besoins de la consommation interne, et ils importeront ce dont ils ont besoin prioritairement de la France. » la réciprocité entre les signataires n’était pas une négociation d’égal à égal, mais elle reflétait la dominance de la puissance coloniale qui avait, dans le cas de ces pays, une « indépendance » organisée quelques mois avant ( en Août 1960).

En résumé, le pacte colonial maintenait le contrôle de la France sur les économies des Etats Africains ; il prit possession des réserves de monnaie étrangères ; il contrôla les matières premières stratégiques de pays, il posta des troupes dans le pays avec le droit de libre circulation ; il exigea que tous les équipements militaires soient acquis de la France ; il prit en charge la formation de l’armée et de la police, il exigea que les hommes d’affaire français soient autorisés à avoir le monopole des entreprises dans des secteurs clés (Eau, Electricité, Ports, Transports, Energies, etc.). La France non seulement imposa des restrictions sur les importations de quantités de produits en dehors de la zone franc, mais aussi elle imposa des quantités minima d’importations de la France. Ces traités sont encore en vigueur et opérationnels.

La création d’un tel système n’était pas le produit de l’Assemblé Nationale Française ou le résultat d’aucun processus démocratique. C’était la résultante des politiques guidées par un groupuscule dans le bureau du Président, la « Cellule Africain », initialement présidée par Foccart. Pendant le demi-siècle passé, le puissante et secrète « Cellule Africaine » a surveillé les intérêts stratégiques de la France en Afrique, gouvernant sur un grand andain d’anciennes colonies françaises. Agissant comme une commande générale, la cellule utilise l’armée Française comme un marteau pour installer des gouvernants qu’elle estime conciliantes avec les intérêts français. En retour, ces pays donnent à des industries Françaises la primeur sur leur pétrole et d’autres ressources naturelles. Mettant à l’écart des canaux diplomatiques traditionnels, la cellule ne fait des rapports qu’à une personne : Le Président. Les liens serrés de la cellule au géant du pétrole Elf Aquitaine, dont les dirigeants furent emprisonnés pour corruption, était une source d’embarras. Et un ancien chef de la cellule a été condamné suite à des accusations de trafique d’armes en Angola. Ces problèmes politiques hautement controversés ne furent jamais soulevés avant aucunes des structures démocratiquement élues de la France. La politique africaine est le domaine privé du bureau du Président.

Cela était vrai de De Gaulle, Mittérand, Giscard d’Estaing et Chirac. Sarkozy n’a apparemment pas de contacts ou d’ambitions dans ce domaine et a laissé la Cellule de Chirac en place.

L’Impact du Pacte Colonial

Certaines des conséquences pour les pays africains de la continuation de la dépendance sont évidentes—manque de compétition ; dépendance de l’Economie française ; dépendance de l’Armée Française ; et la politique porte- ouverte pour les entreprises privées françaises. Cependant, il y a des différences subtiles qui ressortent.

Les compagnies Françaises en Afrique francophone, en vertu de leur statut oligarchique ou de monopole, contribuent pour une part substantielle au PIB de ces pays. De façon plus importante, ils sont très souvent le seul groupe de gros payeurs d’impôts. Dans plusieurs de ces pays, les compagnies françaises paient plus de 50% des impôts sur le revenu national recueillis. Cela leur donne un statut unique. Assez fréquemment, les français disent que sans les compagnies françaises, l’économie des pays africains s’effondrerait. Couplé avec l’incapacité d’accès à ses propres ressources naturelles pour un pays, cela est vrai sans l’ombre d’un doute. Cependant, il ne s’en suit pas que des compagnies privées d’autres pays comme les USA et la Chine ne pourraient pas contribuer également. C’est l’une des raisons pour lesquelles les Français sont si inquiets concernant l’ouverture à la compétition sur le marché.

Un autre aspect c’est l’incapacité pour les pays francophones à collecter les impôts des citoyens ordinaires. Dans un pays comme la Côte d’Ivoire qui a été divisé pendant un certain nombre d’années entre le Nord rebelle et le Sud loyaliste, la collecte des impôts dans les régions rebelles a été impossible. Les rebelles se sont engraissés avec les taxes et les frais imposés à leurs populations captives, ainsi que de la vente des biens volés de leurs régions. Ils ne veulent pas déposer les armes parce que cela aura un effet économique néfaste sur eux, pas uniquement politique.

Le manque d’une force citoyenne qui paie des taxes creuse un gouffre entre le gouvernement et les citoyens ; la responsabilité mutuelle manque à l’équation. C’est le devoir de l’Assemblée Nationale de légiférer des programmes basés sur l’approvisionnement de l’Etat en revenus, mais s’il y a des revenus insuffisants, l’Assemblée Nationale est frustrée dans son rôle. Si 80% des fonds vont en France en tant que contribution au projet CFA, il ne reste que très peu pour que les ministres et l’Assemblée Nationale les affectent aux projets sociaux.

Dans plusieurs pays francophones, souffrant dans des conditions de sécheresse, de manque de nourriture ; manque de soins de santé ; il n y a que l’ « Aide3 française aux trésors nationaux qui les soutiennent. Cette « aide » est très souvent leur propre argent que les Français ont acheminé jusqu’à eux.

Il y en a plusieurs en Afrique qui ont vu et compris le problème du franc CFA et le Pacte Colonial ; Mamadou Koulibaly, le Président de l’Assemblée Nationale de la Côte d’Ivoire a été un critique remarquable du Pacte Colonial et la dominance du franc CFA. Il a écrit un livre excellent sur le sujet et donne des conférences et des interviews sur ce sujet régulièrement. Le problème est que très peu comprennent l’iniquité fondamentale de ce système français ; y compris beaucoup d’africains.

Si les nations africaines veulent assurer leur croissance, et prendre part pleinement aux opportunités de la globalisation, elles doivent être libérées des fers de cet albatros colonial. Afin d’attirer d’autres investissements directs dans les économies, par opposition à juste un portefeuille d’investissement, cette situation doit changer. Dans les termes du Président Koulibaly, « En Afrique, nous n’avons pas besoin des armes, nos problèmes ne sont pas dus au manque d’argent. Ma conviction est que nous devons premièrement déclarer clairement nos droits d’appartenance sur notre propre terre et aux ressources de notre sol qui furent emportées par les colons lorsqu’ils conquirent nos pays, et qui sont encore emportés à travers le Pacte Colonial ».

Source:Ocnus.net 2007







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4 réponses à “Le Franc CFA: piller l’Afrique sans laisser de traces.”

28 05 2008
Gbogbomen Marius (05:28:05) :

Bonjour,
Le problème est très bien expliqué par le Dr. Gary K. Busch. La dernière invention de la France est la suivante : Le premier avenant de la convention du compte d’opérations date seulement de septembre 2005. Le compte d’opération permet au Trésor Public français de gérer pour le compte des deux banques centrales africaines leurs devises étrangères. Depuis cette date de 2005 le montant du compte d’opération est présenté sur deux lignes laissant croire à plus d’indépendance de la BCEAO. En vérité une partie du compte d’opération (la moitié soit 1500 milliards de francs CFA) figure dans des investissements en obligation dont la majeure partie est émise par la France. La France emprunte donc par ce biais de l’argent à ces pauvres africains ! Le pillage sans laisser de traces continue.
Le Professeur Nicolas AGBOHOU a écrit un livre « le franc cfa et l’euro contre l’afrique » est paru depuis 1999. Cet excellent livre n’est probablement pas traduit en anglais. Il explique en profondeur ce problème. Son idée a fait son chemin et effectivement a été repris par Mamadou Koulibaly en Côte d’Ivoire. Il est important que les Africains et surtout lorsqu’ils sont au pouvoir (car après il est trop tard) défendent les intérêts des Africains. Il faut un grand courage à Mamadou Koulibaly pour affronter seul et sans armes sinon celui du soutien de la population ivoirienne, un système élaboré dans le mensonge et le pillage éhonté. Bravo à lui.
Je vous transmets cette information que j’ai reçue : Vous pouvez voir l’agenda de conférences du Professeur Agbohou et lui poser vos questions sur le site des éditions http://www.solidaritemondiale.com.
L’Afrique aura besoin du soutien de toutes les bonnes volontés pour informer les populations, de ce fléau qui les ronge. C’est seulement la pression des peuples éclairés sur leurs gouvernants qui pourra faire arrêter ce pillage.
A bientôt la fin de ce cauchemard ! Vive l’ère d’une autre espèce humaine sur cette terre !

15 06 2008
mouyabi (07:14:15) :

J’ai écouté Agbohou livrer sa réflexion sur la manière que l’Afrique se doit d’opérer sa mutation afin se sortir du sous-développement. Si j’ai bien compris le fond de sa pensée :
1-Battre sa propre monnaie
2-Transformer ses propres matières premières afin de permettre des plus-values.
Honnêtement je dois dire que j’ai été grandement déçu car j’attendais une réelle solution au problème africain. J’ai été déçu je vous le dis simplement car la solution proposée souffre d’énormes lacunes et pour le montrer je vais donner à chacun la possibilité de s’’ai été déçu je vous le dis simplement car la solution proposée souffre d’énormes lacunes et pour le montrer je vais donner à chacun la possibilité de s’en rendre compte en utilisant une méthode qui a fait ses preuves.
Techniquement pour résoudre un problème aujourd’hui, il existe des méthodes conventionnelles de résolution de problèmes avec les outils qui leur servent de corolaires.
La méthode :
– Choisir un sujet
– Poser le problème
– Définir la situation désirée
– Décrire la situation existante
– Rechercher le causes
– Chercher les solutions
– Vérifier les solutions
– Standardiser
Les outils de résolution di problème.
Le Brainstorming
La matrice de compatibilité
Le QQOQCCP
Qui est concerné par le problème ?
Quoi est affecté par le problème ?
Où est-il visible ?
Quand est-il visible ?
Comment se manifeste-t-il ?
Pourquoi est-il visible ?
Le vote pondéré
La grille Smart
diagramme cause-effets ou le diagramme d’Ishikawa
Le Pareto etc.
Nous avons un sérieux problème en Afrique qui est la constante paupérisation du continent tout entier.
Agbohou qui est économiste nous fait savoir que c’est la fait de ne pas avoir la mainmise sur notre monnaie du moins dans la zone CFA qui est la cause de cette paupérisation.
Si on écoute Doumby Fakoly c’est la perte de notre spiritualité qui est la cause de notre retard économique.
Pour Omotunde c’est l’aliénation qui oxyde les consciences Kémites et qui nous empêche de nous lever.

Le constat qui se dégage de toutes ces analyses plus ou moins brillantes les unes que les autres c’est bien qu’elles souffrent toutes d’une absence de rigueur dans l’application de la méthode de résolution de problème.

Je vais laisser de côté les analyses des uns et des autres pour me focaliser sur celle d’Agbohou car elle est à mon sens la moins critique et la plus dangereuse car elle repose sur un mirage et elle propose une solution simpliste et à mon sens inadéquate par rapport à la réelle problématique africaine.

Les premiers éléments qui montrent que Agbohou n’a pas pris le temps de la réflexion sont simples et vérifiables par tout un chacun.
Le premier : si la création de la monnaie est la solution miracle alors effectivement tous les pays qui battent leur propre monnaie sont en état de prospérité économique.
Le classement des pays selon l’Indice de développement Humain (IDH) permet de montrer que nombres de pays qu’ils soient africains ou non, qui battent leur propre monnaie sont pauvres et criblés de dettes. Ce premier constat montre bien que la solution bicéphale proposée est une fausse solution.
On pourrait se poser une question simple avant de passer au second élément de la solution à savoir est-ce que le fait de posséder une monnaie battue par la France est un frein à nos économies ?
Là-dessus, je réponds non car le fait d’être en change fixe vis-à-vis du dollar ne bride pas les économies Chinoises et indiennes. Le F CFA qui est une monnaie comme les autres remplit rigoureusement toutes les fonctions de la monnaie. Que nous créons ou pas notre propre monnaie elle sera appelée à remplir les fonctions de la monnaie et rien de plus ou de moins. Les seules erreurs que nous puissions commettre relèveraient de notre manque de maîtrise de la gestion de l’outil monétaire. Les conséquence ont les connaît : L’inflation et l’Hyperinflation les exemples à ce sujet sont légion en Afrique.

Si nous venons au second élément de la solution d’Agbohou à savoir : Transformer nos propres matières premières afin de dégager des plus-values. Je dirais si on me le permet que cette solution est en trompe-l’œil. Pourquoi ?
Pour la simple raison que cette solution demande des transferts de technologie et qui dit transfert de technologie dit monnaie. Hors le problème de la paupérisation croissante de l’Afrique c’est justement l’Insuffisance de la monnaie. Si on parle de la dette africaine, elle grève les budgets pour atteindre aujourd’hui 38% du budget (2007). Certains pays africains font même partie des PPTE (pays pauvres très endettés).
Certaines analyses simplistes font de l’Afrique un continent riche de gisements de minéraux (métaux), de pierre précieuse, de reserves d’or et de zinc. Les ressources (pétrole, gaz naturel, charbon) sont exploitées majoritairement par des grandes multinationales. Elles sont souvent dénoncées comme contribuant à la paupérisation des populations autochtones. La poltique de prédation de ces multinationales est à ne pas en douter une des causes de la paupérisation de cette Afrique car qu’on se le fourre bien dans la tête ces richesses n’appartiennent plus aux africains mais bien à ces multinationales. Les dettes, les hypothèques, la gabegie, la thésaurisation des fonds en occident etc. Voilà les réelles causes de notre sous-développement.

Deuxième élément qui montre ici que Agbohou n’a pas pris le temps de la réflexion c’est de considérer des données brutes notamment en parlant des bras ou de la jeunesse africaine. Ma seule question à ce sujet est quel est le taux d’alphabétisation en Afrique ?
Pour prendre le cas de l’Afrique subsaharienne, il a l’un des taux d’alphabétisme des adultes les plus faibles du monde, 60% seulement de la population âgée de 15 ans et plus étant, en 2000, capable de lire et d’écrire, ce qui est bien au-dessous de la moyenne mondiale (80%).

Ce taux était inférieur à 40% au Bénin, au Burkina Faso, en Éthiopie, en Gambie, en Guinée-Bissau, au Mali, au Niger et au Sénégal. Les femmes représentent près des deux tiers des analphabètes, chiffre qui ne devrait pas évoluer beaucoup d’ici à 2015.

La plupart des pays font apparaître un écart substantiel entre les sexes, l’alphabétisme des femmes ne dépassant pas la moitié de celui des hommes au Bénin, au Burkina Faso, en Guinée-Bissau, au Mali, au Mozambique et au Niger
Cette donc l’Afrique possède une jeunesse certes mais une jeunesse qui ne sait guère lire et écrire et donc qui ne peut rigoureusement relever le défi d’Agbohou participer à la transformation des matières premières en produits finis. Il faut donc instruire cette jeunesse là en fonction des besoins de l’Afrique.
Hors si nous parlons d’instruction et d’éducation ce sont là des missions qui relèvent des devoirs d’un Etat, et du politique.
Je propose par ailleurs qu’on reste toujours sur ce point là mais qu’on aille un tantinet plus loin. Notamment en accordant à Agbohou le bénéfice du droit à l’ignorance. Effectivement même si les africains se décident et arrivent aujourd’hui à transformer leurs matières premières la conséquence directe sera affronter la concurrence internationale. Prenons un exemple précis : le marché de l’ananas et les taxes appliquées pour pénétrer le marché européen.
Les taxes sont de 9% sur l’ananas frais,
32% sur l’ananas en boîte
et 42% sur le jus d’ananas
On voit donc ici un protectionnisme économique mis en place par les nations dites développées. Si on se pose la question de savoir comment cela est-il possible ? La réponse se trouve dans les engagements que nos pays ont pris en signant les accords de l’OMC et surtout dans les accords politiques que nous signons tous les jours dans le cadre du partenariat économiques avec les nations dites développées.
Si je résume donc mon propos : Vouloir transformer les matières premières est une initiative louable mais encore faudrait-il avoir les moyens de sa politique. Même si on y arrive il reste en substance le problème des accords de l’OMC et surtout l’absence d’une politique globale des pays africains face à des politiques subventionnées des pays riches.
J’irai même encore plus loin en disant que nos produits une fois sur le marché international devront faire face aux subventions des pays riches en terme de prix et donc au dumping commercial mais également au problème de la qualité qui est lié à l’absence de formation de nos compatriotes et une culture d’entreprise. Je ne dis pas que nous ne pouvons pas y arriver mais nous avons un long chemin à parcourir et ça c’est la situation actuelle de l’Afrique. Il est inutile de voir l’Afrique belle grande et forte plus qu’elle ne l’est en réalité.
Si l’idée d’Agbohou est décalée par rapport à son temps en ne répond pas au problème africain actuel. Pour Mettre en place toutes ces réformes il faut que l’Afrique soit techniquement prête pour créer sa monnaie et pour se développer. Il faut donc une action synergique sur tous les points bloquants afin de la mener vers cet objectif qui est un objectif de survie.

Mouyabi
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Comment par mouyabi le 1 juin 2008:

Je ne suis pas un grand adepte d’Obenga car ses discours parfois n’apportent rien de bien sérieux mais je dois reconnaître que de temps en temps il lui arrive d’être lucide et de tenir un discours utile. Il a dit une chose lors de l’une de ses interventions importante lors de son discours du 5/03/2008 5/03/2008 d’inauguration du colloque Menaibuc 2007, consacré à la vision philosophico-spirituelle de l’Afrique Noire à savoir que l’Afrique gobe tout et n’importe quoi aujourd’hui car il lui manque un seuil intellectuel critique, l’absence notoire d’une masse critique.
Il n’y a pas assez de personnes avisées qui lorsqu’on leur soumet un discours sont capables de déceler les failles de raisonnement. Les sectes qui foisonnent en Afrique aujourd’hui ont trouvé dans l’Afrique un terreau parfait et en sont la preuve patente. Et des gourous qui ont quelques notions pour entraîner les foules utilisent certains outils comme :
L’exploitation des biais cognitifs, l’usage de fausses informations, les simplifications rhétoriques, les paralogismes et les sophismes etc.
Ceci dit si parler des sectes n’est pas le sujet je me permets de dire à tous ceux qui ont le droit de défendre le professeur à travers son propos teinté de mauvaise foi et truffé d’approximations qu’ils le défendent car effectivement ils ont très peu de sens critique et sont plus à la recherche du sensationnel que de la vérité.
Je n’arrive pas à comprendre par exemple que le frère Mezepo qui anime l’émission du club menaibuc sur 3A télésud et qui est supposé avoir lu le livre d’Agbohou et l’avoir abordé de manière critique l’écoute argumenter sur les phénomènes de change dollar-euro-CFA sans l’arrêter pour lui dire qu’il y a un souci. C’est important à mon sens car cela montre tout le sérieux qui entoure ce que nous faisons. Mais ces suites d’erreurs montre bien l’Etat d’esprit des uns et des autres.
Ce qui pose problème dans cette manière de faire c’est l’argument d’autorité. Agbohou étant professeur alors c’est impossible qu’il se soit trompé dans ses écrits. Malheureusement n’en déplaise à tous les aigris, il s’est trompé et c’est un fait que j’établis jusqu’à ce qu’on me prouve le contraire.

Erreur de logique ou volonté affirmée de tromper ?
Si en effet comme il dit la parité entre l’Euro et le Dollar était de 1.5 ( 1€ = 1.5 $)
Et si un pays de la zone CFA vend ses produits sur le marché international en dollars et en tire 1.5 milliards,
le passage en CFA se faisant par l’Euro par l’obligation comme le dit Agbohou du respect du pacte de néocolonialisme monétaire.
Delà, les 1.5M$ (milliards de dollars) sont convertis en 1M€ (milliards d’euros)
ainsi comme explique Agbohou on divise les 1.5M$ par la parité à savoir 1.5.
Là où le frère s’égare c’est quand il conclut que nous perdons par cette opération 500 millions de dollars.
Moi j’affirme encore jusqu’à ce qu’on me prouve le contraitre qu’il n’y a aucune perte comme il affirme. Excusez-moi du peu. Car si on fait l’opération inverse à savoir passer les 1 milliards d’euros en dollars on retrouve bien nos 1.5M$ dans l’absolu.
Il y a donc là une erreur monumentale de raisonnement que je ne veux pas passer sous le coup d’une mystification.

Rectification
Ce qui peut expliquer la supposée perte de 500millions dont parle le frère Agbohou c’est si l’euro se déprécie pour tomber au même taux que le dollar (1€=1$) ou alors si le dollar s’apprécie de nouveau à 1€. Auquel cas effectivement les 1M (milliards) d’euros convertis en dollars donneraient 1M$ et plus les 1.5M$.
Malheureusement pour Agbohou si hier encore l’euro s’appréciait à 1.54$ aujourd’hui
1 € = 1,6129 $US ou 1 $US = 0,6200 € en somme mon Milliards d’euros reconvertis en dollars me donnera non plus 1.5M$ mais 1.6M$ j’ai donc gagné en restant en euros 1.6M$-1.5M$=100.000.000 millions d’euros sans rien faire en étant juste sous la coupe de l’Euro.
Je n’ai donc pas perdu de l’argent mais au contraire l’euro dans cette opération n’est pas notre adversaire mais notre allier financier. Ceci ce sont les faits vérifiables par tous. Je défie quiconque ici de me prouver le contraire y compris Agbohou bien sûr.

LES COMPTES d’OPERATIONS
Le frère éclairé Agbohou nous informe qu’il y a un problème avec les comptes d’opérations. J’ai beau regardé de près je ne vois pas où est le problème avec ces comptes là. Je vous prie de rester sur le sujet et de ne pas prêter le flanc au réductionnisme d’Agbohou à travers ses exemples trompteurs.
Reprenons son exemple :
Si un pays de la zone CFA vend ses produits sur le marché international en dollars et en tire 1.5 milliards, il est tenue de convertir ces dollars en CFA hors le passage en CFA se faisant par l’Euro du fait du pacte de néocolonialisme monétaire comme le dit Agbohou. Dès, lors les 1.5M$ (milliards de dollars) sont convertis en 1M€ (milliards d’euros)
Puis si je le suis bien entre 50-65% sont déposés sur des comptes au trésor public français. Des comptes qu’on appelle les comptes d’opérations.( la BCEAO ; sous le code ISO 4217 ou XOF.
La BEAC) ; sous le code ISO 4217 ou XAF.
Et L’Union des Comores ou banque centrale des Comores , sous le code ISO 4217 ou KMF.
Je dis qu’Agbohou en présentant les faits de cette manière fait montre encore d’une mauvaise foi manifeste car effectivement si cette monnaie est déposée dans ces comptes ce n’est pas tant pour le plaisir mais parce qu’elle remplit d’autres fonctions dont une de ses fonctions principale qui est la fonction de réserve. Il faut pour que tout le monde comprenne de quoi nous parlons donner les clés de lecture de cette démarche. Elle se trouve dans ce qu’on appelle dans le jargon technique les agrégats monétaires. Je les rappelle encore ici pour la gouverne de tous les esprits mus par la vérité et non le sophisme.
M1 = moyens de paiement tels que les monnaies divisionnaires et les billets en circulation et les dépôts à vue, essentiellement auprès des banques et CCP.

M2 = M1 + placements à vue en francs rémunérés, gérés par les établissements de crédit bancaires et le trésor (par exemple livrets bancaires, livrets des caisses d’épargne, Codevi, comptes d’épargne logement, livrets d’épargne populaire,…).
M3 = M2 + dépôts en devises ; les placements à échéance non négociables (comptes à terme, bons de caisse, bons du Trésor,…) et les placements à court terme négociables émis dans le public par les établissements bancaires et de crédit (certificats de dépôt) les titres d’OPCVM court terme ; les parts de fonds communs de créance.
M3 est ce qu’on appelle la masse monétaire.
M4 = M3 + actifs à court terme négociables émis par les agents non bancaires (billets de trésorerie, bons du Trésor négociables,…).
Cet élément technique montre bien que la monnaie n’est pas l’argent et de plus les dépôts qui garantissent le CFA ne sont pas perdus mais participent à remplir des fonctions bien précises de la monnaie au sens large.
Je défie donc Agbohou de nous montrer comment cette monnaie est perdue. D’ailleurs dans son brillant exposé, il ne s’y risque pas. Pour finir je trouve insultant qu’il traite indirectement de benêts ceux des frères qui tous les jours se battent pour défendre ce que nous avons dans des systèmes complexes créés par les autres.
Cette monnaie effectivement étant à la disposition de nos banquiers occidentaux français ils sont en droit d’en faire des placements ou de la spéculation. Devons-nous les blâmer pour cela ? Je dis non. Excusez-moi du peu. Si vous aviez-été à leur place que feriez-vous ? Ne me dites pas que vous feriez le contraire vous seriez de fieffés menteurs et rien de plus. Avec la haine sui suinte de vos propos vous feriez même pire encore.
RAISON DE LA CREATION DU CFA SELON AGBOHOU
Je propose de reprendre l’historique d’Agbohou.
• Création du franc CFA : 26 décembre 1945
1 F CFA = 1,70 FF
• Dévaluation du franc français (FF) : 17 octobre 1948
1 F CFA = 2,00 FF

Selon Agbohou l’Objectif visé par cette démarche : donner un pouvoir d’achat artificiel aux colonies et rendre les produits africains peu compétitifs.
• Instauration du nouveau franc français (FRF) : 27 décembre 1958
1 F CFA = 0,02 FRF
• Dévaluation de 50 % du franc CFA : 12 janvier 1994
1 F CFA = 0,01 FRF
• Arrimage du franc CFA à l’euro : 1er janvier 1999
1 € = 655,957 F CFA (XAF ou XOF) ou 1F CFA = 0,00152449 €
Je me permets donc de poser une question à Agbohou qui n’a pas hésité à tirer des conclusions sur la stratégie française jusqu’à l’instauration du nouveau franc français en 1958.
Si comme le prétend Agbohou la dévaluation du FF en 1948 avait pour but de donner un pouvoir d’achat artificiel aux colonies et de rendre les produits africains peu compétitifs alors la question qui s’impose c’est depuis 1958 que la France a inversé la tendance à savoir 1F CFA = 0.02 FRF alors puisque ces pays ont des produits compétitifs pourquoi ils n’inondent pas le monde entier des produits comme ils le faisaient avec le marché sud américain en 1944 ?
Je n’en dirai pas plus j’espère simplement que beaucoup comprendront que la diabolisation de la France qui est l’objectif de cet exposé repose sur la mauvaise foi manifeste d’Agbohou. Ainsi, que la France ait une monnaie faible par rapport au CFA c’est qu’elle veut du mal au aux pays africains. Si elle a une monnaie plus forte que le CFA c’est qu’elle pointe une arme nucléaire contre les africains. Il faut donc savoir si orienter le discours en utilisant les inconvénient de l’appréciation ou de la dépréciation d’une monnaie par rapport à une autre pour étayer une thèse est plus important qu’informer rationnellement. Je sais tout un chacun de bonne foi mais dans ce cas si je me permets de douter de celle d’Agbohou.
A QUI LA FAUTE ?
« La compétitivité du coton africain soufre de la parité Euro /dollar ; Entre 2002 et aujourd’hui le dollar Américain a perdu environ 38% de sa valeur par rapport à L’euro »(6)… … « Le change nous fait perdre 40% du prix », souligne Franck Merceron. Et le fossé entre l’euro et le dollar ne cesse de se creuser, empirant continuellement la situation…(7) « … Un euro fort ne bénéficie pas forcément aux pays de la zone franc… Les exportateurs, dont les matières premières comme le coton ou encore le caoutchouc sont côtées en dollar, ont été fortement pénalisés par un euro fort, et donc un CFA fort, face à un dollar faible…
Au lieu d’accuse la France ou l’euro il faut se poser la question de savoir pourquoi le dollar se déprécie. Une chose est certaine ce n’est pas la faute de l’euro ni de la France. C’est la Réserve fédérale américaine qui baisse constamment son taux directeur en raison des risques d’inflation et surtout de la faible croissance de l’économie américaine. Nous subissons donc le contrecoup des ajustements de l’euro par rapport au protectionnisme monétaire américain. Et plus loin nous tirons par contre avantage grâce aux placements que nous faisons en Euros. Ce n’est donc pas l’euro qui nous fait du tord mais l’Amérique avec sa politique protectionniste. Pour finir si le coton Africain éprouve des difficultés sur le marché international c’est parce que nous n’avons pas su défendre nos intérêts en signant les yeux fermés les accords de l’OMC et secondairement parce que les Américains subventionnent leur agriculture voilà la vérité. Ce n’est pas simplement un phénomène lié à la monnaie mais au commerce international et également à nos politiques économiques.
Pour finir ceux qui prétendent avec beaucoup de certitudes qu’il faut arrimer la monnaie africaine à un panier exposent là uns stupidité sans borne. La question qui permet de comprendre pourquoi se résume à ceci : Comment garantir la fixité des parités vis-à-vis de chaque monnaie ?

Economie africaine ou européenne, il faut savoir !!
Agbohou ( pages 68 à 70 ). “Toute baisse de 10 % du dollar se traduit mécaniquement par une réduction de 0,5 % du P.I.B.” français(1). Cela renchérit les exportations françaises dont le volume diminue en conséquence. Elf Aquitaine soutient que « toute variation de 7,5 centimes d’euro, par rapport au billet vert impute 225 millions d’euros de son résultat opérationnel. Chez Péchiney, un changement de 1,5 centime d’euro a un effet de 10,5 millions d’euros sur sa marge opérationnelle et de 7,5 millions sur son résultat net »”.(2) +Le groupe Accor estime à 8,1 millions d’euros la diminution de son résultat opérationnel si le dollar baissait de 0,82 euros à 0,80 euro et la livre sterling s’échangeait à 1,35 euro. (3) Avec un euro plus fort que le dollar américain estimé à 0,72 euro, « l’économie française n’est plus capable d’affronter la concurrence », (4) dit-on. On comprend donc parfaitement la dégradation socio-économique en France et dans la plupart des pays de la zone euro quand la devise européenne avoisine 1,5 dollar. Par exemple lorsque l’euro s’apprécie seulement de quelques centimes par rapport au dollar, on observe une perte sèche de plusieurs centaines de millions d’euros sur le résultat de la société EADS qui est le leader européen de l’aéronautique civile et militaire : « A chaque fois que la monnaie américaine abandonne 10 cents, Airbus perd environ 1 milliard d’euros »(5)…
Ceux qui ont critiqué mon intervention qui montre que l’Euro fort n’est pas le problème mais les politiques économiques de chaque pays sont de mauvaises foi car l’argumentaire d’Agbohou a été pioché dans les discours de Sarkozy dans sa croisade contre l’euro fort. Malheureusement aucun autre pays de l’Euroland ne l’a suivi dans son délire. L’Allemagne a restructuré son économie afin de devenir compétitive. Alors tant qu’on ira chercher de petits arguments décontextualisés pour donner du poids à nos interventions cela va s’en dire qu’ils trouveront écho auprès des profanes mais quand on s’intéresse réellement au problème africain qu’on cherche chaque jour la solution à son énigme, on ne prête pas attention aux discours qui reposent sur la mystification et qui n’apportent rien de bien sérieux au débat.

Libre convertibilité quand le serpent se mord la queue
Je reviens sur l’exemple du trader Indien qui est capable de convertir des F CFA en EUROS et en d’autres monnaies.
L’indien assure au professeur que quelque soit le montant des FCFA venant d’Afrique il va les convertir en Euros en contrepartie des commissions.
Soit le professeur fait preuve de mauvaise foi soit alors il a choisi de nous tromper tous.
Pour avoir le CFA il faut respecter ses 4 principes parmi lesquels la libre convertibilité. Le CFA intrinsèquement n’est pas une monnaie africaine mais une monnaie française.
On ne peut justifier la convertibilité du CFA en d’autres monnaies en excluant en amont l’un de ses principes de base. Le professeur ne peut pas dire qu’il convertit le CFA en d’autres monnaie s’il n’a pas garantit la livre convertibilité. Il ne peut pas dire qu’il a des CFA et qu’il les convertis quand ce sont les pays de la zone CFA qui garantissent cette convertibilité pour que lui aille secondairement proposer ces CFA là à son trader.
Si comme l’explique Agbohou cette libre convertibilité se résume en une simple affaire de commissions lors des opérations de changes alors quelle différence il y a à ce que la France prenne les commissions à la place de son trader ? On est même en droit de se demander où il voit le fait qu’on se fait « dépouiller » par cette opération ?
Pour finir la France n’est pas obligée d’accepter la convertibilité du F. CFA en euros. La preuve entre l’UEMAO et la CEMAC il n’ya pas de libre convertibilité des CFA entre eux.
Par ailleurs, si le professeur voulait nous expliquer que le fait que sur le marché international les pays de la zone franc CFA afin de garantir leur CFA sont obligés de convertir leurs devises (en dollars) en Euros en payant 2 commissions (une pour le passage du Dollar à l’Euro et l’autre pour le passage de l’Euro au CFA) alors dans ces cas là effectivement il y a un problème.

mouyabi
#

Comment par sincérité le 3 juin 2008:

Entre guillemet sont les extraits du texte de M. MOUYABI.
« Quelle est la pertinence de ces notions d’un point vue économique et quels sont les réels points de blocage de nos économies ? Voila le réel défi ce document. »
Que nous apporte cette analyse ? Les notions inutiles, le blocage des économies quasi inexistant dans le texte. Si vous êtes un africain, apportez-nous des solutions pour sortir l’Afrique de ce marasme. A moins que vous ayez du temps pour discuter de termes économiques. Dans ce dernier cas je vous comprends et vous encourage à passer votre temps de cette manière parce que l’oisiveté déprime.
« Hors la majorité des économies des pays africains sont moribonds. »
Oui c’est un constat réel. Mais pourquoi en plus leur imposer un euro fort, les obligeant à faire un écartèlement gigantesque ? D’un côté ils sont tirés par une monnaie forte, de l’autre côté ils sont tirés par la faiblesse de leurs économies. Que nous suggérez-vous ? Ne doit-on pas tirer des conclusions de cette situation pour l’avenir ? On pourrait avoir un change fixe du CFA avec d’autres devises ou flottant ou un système de compensation plus favorable. Les cotonniers du Mali par exemple proposent un panier de devises. Pourquoi pas ? Est-on obligé de maintenir un système de change fixe et/ou un CFA arrimé à l’Euro ?
« Mais cette désindustrialisation de l’Europe pourrait profiter à l’Afrique si elle sait faire valoir ses avantages relatifs. La question reste donc pourquoi pas ne faisons nous rien pour attirer ces délocaliser en Zone CFA ? »
Comment allons-nous capter ces avantages relatifs d’après tout ce que vous décrivez ? Si l’Afrique est si incapable, si tout est si négatif que cela, pourquoi espérer avoir ces quelques miettes qui de toute évidence n’arriveront jamais ?
« On peut se demander à quoi bon être fort, ou encore, peut-on réellement parler de force ? »
Qu’est-ce qui est plus important, être fort ou être indépendant ? Faut-il attendre sagement qu’avec le temps les choses s’arrangent pour les Africains dans ce monde où il n’y a que les intérêts personnels qui comptent ?
« Si des capitaux étrangers ne viennent pas s’investir dans la zone CFA, c’est bien parce qu’ils n’y trouvent pas un avantage.
Ça c’est la vraie et l’unique raison. L’investisseur recherche son intérêt financier. Et l’un des facteurs qu’il recherche c’est la paix. Ce n’est pas toujours le cas dans nos pays. Il y a un risque dans tous les pays africains. Même la Côte d’Ivoire qui était citée comme un exemple de pays paisible connaît la guerre. La non attractivité de la zone CFA confirme le fait que l’un des avantages promis de l’arrimage du CFA à l’euro est factice. On ne captera pas plus d’IDE en étant arrimé à l’Euro, ceci est un mensonge. D’autres pays qui n’ont pas le CFA attirent beaucoup plus d’IDE. Ça c’est une réalité. Peu importe les raisons puisque nous ne possédons pas les atouts nécessaires à cet attrait.
« Elle se doit de tirer avantage de la puissance économique de l’Europe – c’est quand même le marché le plus riche du monde ».
La Chine est devenue un grand marché économique en très peu de temps. Je ne dis pas cela pour que l’on puisse choisir entre les Chinois et la France. Mais parce que l’Afrique doit sortir de ce marasme à l’instar de la Chine, et devenir aussi un grand marché. Ce marché africain est un potentiel pour l’Afrique même. Si les Africains commerçaient un peu plus entre eux certains désavantages seraient éliminés. A mon avis même si cela devait prendre du temps, ce changement n’est pas impossible et surtout pas utopique. Ne vaut-il pas mieux vivre dans la dignité que dans l’ombre de l’opulence des autres ?
« Mais lorsque l’on observe les choses de près, on s’aperçoit que ces instruments ne peuvent être utilisés dans ces zones là, parce qu’ils sont soit absents soit verrouillés par la médiocrité des cancres qui nous gouvernent. »
Vous parlez des instruments monétaires. Là je suis d’accord à moitié avec vous. D’accord parce que les gouvernants peuvent décider de quitter le système dans lequel ils sont afin d’utiliser enfin, entièrement les prérogatives que confèrent la monnaie. Mais ce que vous n’ignorez pas c’est que le pouvoir politique détermine le pouvoir monétaire. Parallèlement, le politique sans le monétaire est vide de sens. Pourquoi la plupart des pays africains producteurs de café cacao n’ont pas d’usines de transformation ? Pouvez-vous me dire qui décide en définitive des taux d’intérêts accordés aux économies des pays des zones CFA ? Qui décide de la quantité de monnaie injectée dans les différents secteurs de l’économie et donc de l’essentiel de la politique monétaire ? Quels sont les mécanismes ? Je comprends mieux le sens de votre texte lorsque vous dites que le Trésor Public français n’est pas responsable de la politique monétaire des pays de la zone CFA. On peut affirmer que nos pays sont dépendants politiquement puisqu’ils n’ont pas le pouvoir monétaire. Je n’essaie pas de dédouaner nos gouvernants qui sont tout comme vous favorables au statuquo. Eux ils ont un intérêt : conserver leurs postes. La France applique la politique du laissons-faire on s’en charge et les gouvernants africains répondent par : on vous laisse faire, on a confiance en vous et on accepte de collaborer avec vous contre nos populations.
Je puis vous affirmer que le Trésor Public Français et le Ministère des Finances français et par conséquent les politiques françaises de tout bord ont une responsabilité bien réelle dans la politique monétaire africaine. Savez-vous que les pays africains à travers la Banque centrale achètent des Bons du Trésor français faisant de ces pauvres africains des emprunteurs afin de mieux garantir le CFA ? N’est-ce pas aberrant ? Moi, j’accorde dans un premier temps à la France et aux structures de pillage mises en place 95 % de cette responsabilité. Quand les français auront enlevé leurs bases militaires de toute l’Afrique, qu’ils auront lâché le franc CFA sur lequel ils ont la main mise, alors dans un deuxième temps je pourrai m’en prendre aux dirigeants africains et surtout à la corruption, au manque de démocratie et de développement social.
« L’Afrique toute entière c’est 1% du commerce international, la zone CFA représente combien ». L’Afrique est toujours dans un jeu d’éternel perdant dans ses rapports économiques avec l’extérieur. Les aides qu’elle reçoit sont souvent la compensation des avantages qu’elle a fournit par ailleurs et qui lui sont reversées « généreusement ». Croyez-vous que si l’Afrique multipliait par un nombre x le prix de certaines matières premières qu’elles ne seraient pas achetées ? Si l’Afrique représente 1% du commerce mondial c’est aussi parce que sa monnaie est faible et surtout parce qu’elle ne vend que des matières premières non transformées. En volume ou en tonnes échangés avec le monde, l’Afrique n’est pas le dernier. Les termes de l’échange sont très défavorables pour l’Afrique ceci est une évidence. Peut-on faire autrement ?
« Pour sortir du bourbier nous rêvons tous de notre passé pharaonique, d’une grande économie »
Effectivement, la référence à ce passé seul ne nous sortira pas de notre bourbier. Mais cela nous permet de savoir que l’Afrique noire a fécondé, à travers l’Egypte le monde et lui a transmit les sciences par l’intermédiaire des Grecs et des Romains. On nous a fait un lavage de cerveau, nous enlevant à travers la colonisation et l’esclavage jusqu’à notre identité, notre culture. Il est important pour nous de savoir que nos ancêtres ont contribué à donner quelque chose au monde. Cette information est acceptée sans orgueil de races en ce qui me concerne mais est essentiel pour la confiance en soi perdue par l’Homme noir. Sans cette confiance on ne peut rien construire et on tombe dans l’afro-pessimisme. Ce n’est pas parce qu’il y a quelques personnes amères que vous devez mettre tous les économistes dans ce sac s’il vous plaît. Les noirs dans le monde souffrent beaucoup du complexe d’infériorité, du doute, qui empêche l’action.
« La diffamation et la diabolisation des autres ? » je suppose que les autres pour vous sont les non africains. Mais pourquoi préférez-vous diffamer vos frères africains sans les connaître ? Si vous aviez lu le livre du professeur Agbohou (dont il me semble que vous le critiquez négativement rien que pour le plaisir parce que vous n’apportez rien), vous nous parleriez du système pervers mis en place par la France aux indépendances pour nous transférer les inconvénients de l’indépendance et continuer à travers des structures comme les banques centrales le pillage et le paternalisme en Afrique. Si vous n’êtes pas d’accord avec le Professeur Agbohou, je vous conseille de revoir votre manière d’aborder le sujet. Parlez des idées sans vous en prendre à la personne. Ne pas être d’accord est un droit mais diffamer est vil. Et surtout lisez le livre et faites attention à vos propres incohérences. J’aurais souhaité discuter avec quelqu’un qui aurait eu l’honnêteté intellectuelle d’avoir lu au préalable le livre qu’il propose à la critique. A moins que ce soit le Professeur Agbohou que vous chercher à nuire. Dans ce cas c’est un débat dans lequel je n’ai rien à faire.
« Une partie importante du livre d’Agbohou que j’ai lu consiste à torpiller l’Euro sous prétexte que c’est une monnaie forte ». Que dit l’autre partie du livre ? Votre texte montre que vous ne le savez pas. La petite partie dont vous parlez parle des méfaits de l’arrimage du CFA à l’euro en cette période d’euro fort. Pourquoi l’occulter ? Mais le livre ne critique pas l’euro parce que c’est une monnaie forte. Dans ce cas pourquoi en relation avec les pays de la zone CFA ne pas critiquer la livre sterling anglaise qui est une monnaie relativement plus forte que l’euro ?
Après toutes vos analyses. Qu’apportez-vous dans la construction de l’Afrique ? Juste le constat qu’il faut changer de politique ? Quels sont les freins à ces changements s’il y en avait ? Autrement il n’y a qu’à… Encore une fois où sont donc vos propositions de changements politiques cohérents ? Vous faîtes beaucoup d’analyses, vous multipliez les thèmes proposés, mais la conclusion est fade. Quelle déception !
Votre deuxième « sujet » :
Vous n’êtes pas très honnête ! Vous avez fait un copié-collé d’un texte que vous avez déjà proposé sur d’autres sites frères. Vous y avez adjoints les réponses de d’autres internautes qui eux ont fait référence aux pages du livre et pas vous. Que veut dire le mot rectification dans le deuxième texte ? Et c’est avec cet état d’esprit que l’on va construire l’Afrique !
« J’ai écouté Agbohou livrer sa réflexion sur la manière que l’Afrique se doit d’opérer sa mutation afin se sortir du sous-développement. Si j’ai bien compris le fond de sa pensée :
1-Battre sa propre monnaie
2-Transformer ses propres matières premières afin de permettre des plus-values. »
Vous avez probablement assisté à une conférence ou vu une vidéo tout comme moi du Professeur AGBOHOU. Il y a une vingtaine de solutions dans le livre « le franc CFA et l’euro contre l’Afrique » édité par les Editions Solidarité Mondiale qui ne figure pas dans la petite partie dont vous dites d’ailleurs n’être pas sûr d’avoir compris. Pourquoi n’avoir pas interpellé le Professeur et lui poser sans détours vos questions ? Proposez-lui une émission télévisée par
exemple ou proposez nous un livre que nous aurons le loisir d’apprécier.
#

Comment par Mouyabi le 6 juin 2008:

Nombreux sont ceux qui écoutent les élucubrations d’Agbohou les prennent pour des vérités et malheureusement tombent dans les travers de son savoir inconsistant.

Le pire dans ces raisonnements c’est qu’ils donnent l’impression qu’ils sont bons alors qu’ils cachent l’erreur dans le postulat.

DEVALUATION QUAND TU BATS LE PROFESSEUR AGBOHOU

Ceci dit une fois de plus démontrons comment Agbohou trompe tout son monde.

avant le dévaluation de 1994,

1FCFA = 0.02FF

J’attire l’attention du lecteur sur le postulat car certains partent du FF pour tirer des conclusions sur le CFA grossière erreur par la suite. La référence n’est pas le FF mais le CFA

après la dévaluation de 1994

1FCFA = 0.01FF

En somme donc si je veux connaître la variation relative de la valeur du CFA

cette variation est : (valeur finale – valeur inititiale)/(valeur initiale)

Appliquons ensemble la formule du Blanc.

Le CFA a donc varié par rapport à sa valeur initiale de :

(0.01-0.02)/0.02 = -0.5 ou -50%

Le – devant signifiant dévaluation et le 50 indiquant la grandeur. On en déduit donc que le CFA a bel et bien été dévalué de 50% et non de 100% comme Agbohou affirme à qui veut bien l’entendre au point de se rendre ridicule.

CQFD.

Alors quand vous allez dans des conférences utilisez votre cerveau mais n’allez pas écouter n’importe quelle ânerie.

Patriotiquement

Mouyabi

P.S : les erreurs d’Agbohou viennent dont du fait qu’il est un sophiste qui croit bien connaître les choses mais qui ne les connaît qu’en surface il confond les postulats et tripatouille les informations pour servir sa frustration et sa haine des Français.

17 06 2008
sincérité (10:25:31) :

Si vous voulez vous documenter liser ce site http://www.20mai.net/2008/04/28/lhistoire-du-franc-cfa-par-nicolas-agbohou/
Les internautes livrent avec passion modéré leurs avis sur le CFA.

17 06 2008
sincérité (10:29:48) :

Si vous voulez vous lire la suite de ces messages, visitez :
http://www.20mai.net/2008/04/28/lhistoire-du-franc-cfa-par-nicolas-agbohou/
Les internautes parlent modérément mais avec passion du CFA.

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