Qui bénéficie?  Trans-Canada Énergie, partenaire du projet de méga port méthanier à Gros-Cacouna.

Qui pert? Les québecoises et québecois.

Voici un article repris de RABASKA – L’ABERRATION 

Les opposants ont fait reculer Jean Charest sur le projet du Suroît mais le jour même le PM a approuvé la centrale sœur du Suroît soit la centrale de Trans-Canada Énergie à Bécancour. Voilà maintenant qu’Hydro Québec demande à la Régie de l’énergie de suspendre pour un an son contrat d’approvisionnement avec Trans-Canada Énergie parce que le coût du kilowatt/heure de la centrale de Bécancour à 10.2¢, lui ferait perdre $56 millions en 2008. Cette demande d’HQ confirme que les opposants avaient raison de s’opposer à ce type de centrale polluante dont le Québec n’avait absolument pas besoin pour satisfaire à sa demande. Hydro Québec verserait $54 millions à Trans-Canada Énergie pour qu’elle ferme la centrale pour un an. Jean Charest a donc fait perdre $54 millions au québécois et possiblement beaucoup plus dans l’avenir, en raison de la croissance fulgurante de la demande d’énergie et donc du prix du gaz naturel qu’utilise cette centrale.

D’autre part en autorisant Rabaska, Jean Charest aura permis la mise en place d’une installation inutile qui augmente considérablement le risque d’un blocage majeur et prolongé (un méthanier ne pourra être croisé qu’à certains endroits) de la voie maritime du St-Laurent dans l’étroit chenal entre l’Ile aux Coudres et Québec. Une trentaine d’accidents et d’incidents maritimes sont survenus dans ce tronçon de la voie maritime entre 1988 et 2003. La mauvaise décision de Jean Charest pourrait alors faire perdre beaucoup plus que $54 millions aux armateurs et à leurs clients. De plus si jamais un des 4000 navires qui empruntent annuellement cet étroit chenal, venait à éperonner un méthanier chargé en train de faire son retournement obligatoire en face de Sainte Pétronille de l’Ile d’Orléans, la décision de Jean Charest entraînerait non seulement des pertes matérielles de l’ordre des milliards mais des pertes de vie et des survivants atrocement brulés. Jean Charest avait tort au sujet du Suroît et de Bécancour. Au sujet de Rabaska il a aussi tort, mais ici son erreur pourrait avoir des impacts financiers beaucoup plus importants et des conséquences humaines catastrophiques.