Film de la semaine: Crimes économiques dans les Grands Lacs Africains

24 11 2007


Notes:

  • Gécamine est la plus grosse société minière d’État du Congo
  • La MIBA est la société minière d’État du Congo pour le diamant
  • Phelps Dodge est une filière de Freeport-McMoran Copper and Gold
  • Sengamine est détenue à 85% par First African Diamonds Ltd qui a, par la suite, changé son nom en Entreprise Minière du Kasaï-Oriental SARL ou EMIKOR, c’est une société appartenant à Mike Nunn (anciennement chez De Beers) qui détient aussi Afgem, Amari Holdings, Xceldiam et Tanzanite One.

Voici des explications de Congolite:

Mines : des milliards de boni pour le “quatrième pillage”

25 juillet 2006 - Au lendemain de la ratification par le gouvernement de Transition du contrat controversé de Kinross Forrest Limited (KFL) sur les riches installations de la Gécamines à Kamoto, George Forrest prit l’ avion pour le Canada. Il avait créé spécialement KFL, basée aux Iles Vierges Britanniques pour négocier en montrant comme partenaire principal la Kinross Gold où oeuvrait Arthur Ditto. Il se produisit alors une chose extraordinaire. Kinross Gold ne fit pas état de cet important contrat, mais la firme aurait découvert subitement que le projet minier congolais portait sur le cuivre et le cobalt et lui était incompatible parce qu’elle était spécialisée dans l’or. Instantanément, KFL fut revendue à Balloch Resources, une minuscule société d’exploration minière qui avait l’avantage d’être cotée à la bourse de Toronto. Balloch changera son nom en Katanga Mining Limited (KML) et remplacera complètement Kinross Forrest Limited comme partenaire de la Gecamines dans la joint venture Kamoto Copper Company (KCC). Le titre en bourse de KML se mit à grimper vertigineusement, et il fut décidé d’allouer à KFL le bénéfice de 570 millions de dollars en représentation de la valeur de KFL dans le projet de KCC.Cette transaction a été achevée au moment de la remise et reprise des mines et installations par la Gécamines. Indication : les nouveaux investisseurs, ou “mining jackers”, n’ arrachent pas uniquement des contrats déséquilibrés qui leur assurent jusqu’à 75 % de bénéfices plantureux sur des dizaines d’années, une situation que Colette Braeckman a qualifiée de « troisième pillage ». Ces affairistes réalisent de plantureux profits immédiats en boursicotant leur portefeuille garni presque exclusivement par les apports gratuits de la Gécamines ou de la Miba. Ceci est clairement illustré par la similitude des courbes des cotations en bourse des sociétés qui n’ont même pas encore commencé à opérer sur le terrain. Il y a même des OPA hostiles. Il existait des soupçons sur les intentions réelles du “mining jacking”, voilà que les chartes boursières et le volume des transactions financières dévoilent cette course à la spéculation et à l’enrichissement. Ce qui est bonifié, c’est la perspective de la bonne affaire et le gouffre abyssal entre la dépense d’investissement et la rémunération exceptionnelle. Tout se passe comme si le Congo était comme un vulgaire tableau ramassé à bas prix au marché aux puces pour être revendu dans les galeries d’art à sa véritable valeur d’une toile de maître. Le Congo est l’ objet d’ un capitalisme sauvage et victime consentante d’un “quatrième pillage”.

Katanga Mining Limited

Le « premier pillage » avait été réalisé sous Mobutu. Monsieur Robert Crem l’a évoqué en ces termes : « j’ estime que le préjudice subi par la GECAMINES, de 1967 à 1984, s’ est chiffré entre 3 et 4 milliards de dollars américains au profit des sociétés du groupe de la Société Générale de Belgique et entre 4 et 5 milliards de dollars américains prélevés par le Pouvoir, par toutes sortes de ponctions et de commissions occultes. En un mot, le groupe SGB et le Pouvoir s’ étaient partagés la « bête »!!! un terme utilisé par un administrateur belge ». En février 1990, Mobutu et la bande à Kengo Wa Ndondo s’ emparèrent de 500 millions de dollars américains des réserves financières de la Gécamines en échange de la démocratisation.

Anvil Mining Limited

Le « second pillage » a été l’oeuvre de Laurent Désiré Kabila qui inaugura le système de rémunération des factures et primes de guerre en ressources naturelles et autres formes de richesses. Il a littéralement vendu le pays et pavé le chemin pour le Rwanda, l’Ouganda et toutes les hordes de pilleurs qui ont déferlé sur le pays depuis 1997. C’ est sur ce second pillage que le Panel de l’ ONU s’était penché. Le rapport de 2002 en a fait une évaluation en ces termes : « le réseau d’élite congolais et zimbabwéen ayant des intérêts politiques, militaires et commerciaux cherche à garder la mainmise sur les principales ressources naturelles– les diamants, le cobalt, le cuivre et le germanium – se trouvant dans la zone tenue par le Gouvernement. Au cours des trois dernières années, ce réseau a transféré des actifs représentant au moins 5 milliards de dollars du secteur minier public à des entreprises privées qu’il contrôle, sans verser aucune indemnité ni prestation au Trésor public de la République Démocratique du Congo ».

Rubicon Minerals

Le « troisième pillage », dénoncé notamment par les ONG et Le Monde Diplomatique, a porté sur les nouveaux contrats signés à la hâte en cours de période de Transition. Ces conventions ont engagé les avoirs miniers de la Miba (diamant) et de la Gécamines (cuivre, cobalt, cassitérite, germanium, zinc, etc.). Rien qu’à la Gécamines, on a bradé 55 % de ses gisements à Kolwezi (Kamoto, Kov, Dima, Dikuluwe, Ruwe, etc.) valant 176 milliards de dollars, ses 31 % à Tenke et Fungurume pour la valeur de 95 milliards, sans oublier des joyaux importants du restant de se 14 % des mines à Likasi, Lubumbashi et Kipushi et évalués à 44 milliards de dollars américains. A ces réserves minérales, qui auraient dû être négociées pour 300 milliards de dollars, s’ajoutent les valeurs des installations industrielles, des infrastructures, fonds de commerce technique, etc. L’ addition est lourde. Le ” troisième pillage” est profond et fondamental.

Nikanor

Côté congolais, les “mining jackers”, ou prétendus investisseurs et arracheurs de contrats, ont soutenu que Miba et Gécamines n’avaient pas d’ argent. Mais ils ont avoué qu’ ils en étaient également dépourvu, en promettant qu’ ils rechercheraient les fonds nécessaires. L’ incapacité financière des Miba et Gécamines était momentanée, car il aurait suffi d’une meilleure gestion pour réaliser des auto-financements ou emprunter auprès de Bailleurs de fonds des capitaux modestes qui se remboursent en moins de cinq années. De plus, les partenaires étrangers ont soutenu que les gisements non exploités n’ ont aucune valeur négociable, ce qui a convaincu les autorités de la Transition à les remettre quasi gratuitement. Les mêmes ont aussitôt étalé ces mêmes ressources minières pour obtenir et garantir des prêts, attirer des acheteurs de leurs droits d’ exploitation et encaisser des plus values colossales. Ce faisant, ils ont bel et bien négocié à l’extérieur les valeurs minérales congolaises. Car ce sont TOUS les bénéficiaires des contrats qui les ont immédiatement revendus. Et de bien entendu, ces cessions des valeurs congolaises n’ ont pas été gratuites. Mais ni Miba, ni Gécamines propriétaires des avoirs négociés n’ont encaissé un penny.

Adastra Minerals

La zimbabwéenne Oryx Natural Resources, agissant par sa filiale African Mining Investment Ltd. (AMIL), a revendu ses 80 % dans la Sengamines au Sud-Africain Mike Nunn, à travers First African Diamonds Ltd. Depuis, Sengamines est devenue « EMIKOR » (Entreprise Minière de Kasai Oriental SARL). La Miba qui avait été dépouillée de la concession kimberlitique n’ a rien touché de la revente de sa concession de 800 KM2 et que Oryx avait évaluée à 2 milliards de dollars US. Deux autres zimbabwéens ont revendu leurs acquisitions congolaises gratuites. 64 % de Shaford Capital de Billy Rautenbach ont été vendus à CAMEC (Central African Mining & Exploration Company) pour 80 millions de dollars au nez et à la barbe de la Gécamines partenaire à 20 % dans Boss Mining. Tremalt Limited de John Bredenkamp a été rachetée par Dan Gertler International (DGI) avec la particularité que le zimbabwéen n’ a jamais investi véritablement, tandis que la Gécamines maintenue à 20 % dans Kababankola Mining Company n’a même jamais touché de dividendes. On retrouve Dan Gertler avec 75 % dans le contrat DRC Copper Project (DCP) pour la fameuse mine KOV de la Gécalmines. Gertler a aussitôt évaluée la mine à 2 milliards de dollars américains permettant à la société NIKANOR de lever 400 millions de dollars à la bourse AIM de Londres et d’ obtenir la capitalisation boursière la plus importante avec un poids de 1,2 milliards de dollars US. La Gécamines avec ses 25 % n’ a pas bénéficié du moindre sou, alors que cette flambée des valeurs lui est due entièrement et pleinement.

Lundin Mining

Lundin Holdings Limited avait vendu à Phelps Dodge ses 55 % dans Tenke Fungurume Mining (TFM) en empochant une valeur boursière multipliée par 7. Mais, en prime, Lundin s’est vu octroyer par le gouvernement de Transition une rallonge de 24,75 % prélevés sur la participation de la Gécamines qui a été réduite de 45 à 12,5 % du capital de TFM. De la jungle des affaires a surgi Tiger Resources, associée à Orgaman de Damseaux qui a rachète les 60 % de l’ association avec la Gécamines dans la Société Minière de Kabolela et de Kipese (SMKK) et les 60 % dans SEK (Société d’ Exploitation de Kipoi). La société Demourra a vendu les 80 % de participation dans Société Minière de Kolwezi (SMK) à Anvil Mining pour la mine souterraine et à Chemaf pour la partie supérieure sans retombées sur la Gecamines, généreuse donatrice maintenue à 20 % du capital. Africo Resources Ltd a racheté 75 % de la joint venture Société d’ Exploitation des Gisements de Kalukundi (SWANMINES) ce qui a porté sa capitalisation boursière à 94.797.392 de dollars canadiens, sans rémunération pour la Gécamines qui n’ a obtenu que 25 % du capital pour 100 % des apports. De son côté First Quantum a réalisé une OPA hostile et pris le contrôle de Adastra Minerals avec 275 millions de C $ pour contrôler 87,5 % de KMT (Kingamiambo Musonoi Tailings) laissant la Gécamines sur le carreau avec 12,5 %. Le groupe Forrest a revendu à la Copper Resources Corporation ses 75 % dans la Minière de Musoshi et Kinsenda SARL (MMK), au nez et à la barde de Sodimico.

Tenke Mining

Cette liste des affaires juteuses avec le patrimoine de l’Etat reste exemplative. Mais on peut évaluer toutes ses transactions en milliards de dollars américains au cours de la dernière année de la Transition. Mais les valeurs boursières vont grimper en flèche lorsque les projets commenceront à produire et à distribuer des dividendes. Ces manipulations posent le problème philosophique et moral du capitalisme sauvage. Il y aurait des émotions, même dans les pays les plus libéraux. La France reste vigilante sur toute prise de contrôle de ses fleurons industriels par des étrangers. La bourse allemande Deutsche Börse, qui gère la place de Francfort a résisté à rejoindre Euronext (Paris, Bruxelles, Amsterdam et Lisbonne) lors de leur rachat par la Bourse de New York. Même les Etats Unis ont fait de la résistance à la société Dubai Ports World qui proposait 6,8 milliards de dollars pour racheter les grands terminaux portuaires basés à New York, New Jersey, Baltimore, La Nouvelle-Orléans, Miami et Philadelphie. Au Congo-même, le capitalisme sauvage avait été placé sous contrôle par Léopold II, en soumettant les sociétés par actions à des autorisations par décrets. En 1966, Mobutu avait imposé la domiciliation au Congo des opérations d’exploitation, ce qui emportait leur domiciliation fiscale congolaise. Ainsi, les deux dirigeants autocrates et réputés prédateurs étaient de fervents nationalistes.

First Quantum Minerals

Voilà qu’au XXIème siècle, un gouvernement de Transition livre à des spéculateurs toutes les richesses minérales substantielles du pays. C’est le Congo qui est désormais à la merci des humeurs des bourses. Cela pose un problème sérieux de souveraineté dans la mesure où la maîtrise des ressources naturelles est un attribut de cette souveraineté. De plus, les ” mining jackers” confirment que les titres miniers ont de la valeur et servent de garanties pour leurs financements et profits privés. La République n’a plus de gisements ou de participations financières consistantes qui pourraient lui servir de garanties dans ses propres dossiers de financements internationaux et à long terme. La République est nue pour avoir rhabillé l’ étranger. La République reste au biberon de la communauté internationale alors qu’ au même moment des milliards de dollars sont échangés et spéculés. La Transition a lancé le « quatrième pillage » qui se porte bien. Il n’ y a encore personne pour l’ arrêter. Pas encore.

Nestor Kisenga



Quand Alcan subventionne la vente de l’Afrique

24 11 2007

repris de la lettre du Continent:

CONGO-K
Forum d’Etat… du secteur privé sur la RDC, Paris, 28 novembre
La RDC est un pays tellement compliqué que la Banque mondiale et le Medef international ont décidé de conjuguer leurs efforts pour une journée de décryptage de l’investissement privé dans ce pays. Les ministres congolais du portefeuille, des mines, du plan, de l’industrie et de l’agriculture seront présents pour signer les contrats…


GUINEE
Kouyaté en séminaire d’investisseurs, Paris, 10 et 11 décembre
Le premier ministre Lansana Kouyaté viendra lui-même “vendre” la Guinée au cours d’un séminaire “Investir en République de Guinée”, organisé au Novotel Tour Eiffel par Stratégies & Développement et sponsorisé par Rio Tinto, Alcan, UMS, BHP Billiton, Dadco et Cassidy Gold. Que des amis !

repris de GuinéeNews:
« La question qui nous hante toujours l’esprit c’est de savoir comment certains cadres chargés d’assurer le bien être des guinéens peuvent dormir tranquillement le soir chez eux après avoir traversé toute la piteuse ville de Conakry et après avoir vu cette pauvre population pataugée dans la misère absolue, alors que la sueur de cette masse populaire prisonnière de leurs déshydratas paie son salaire et avec ce salaire, ils nourrissent leurs rejetons et leurs nombreuses épouses et maîtresses », fulminent les critiques.Un autre dossier pour lequel notre attention a été retenue demeure encore une fois, les dessous de certaines opérations entre les sociétés minières et les sous traitants miniers. Ces dernières années ont enregistré en Guinée l’arrivée sur le marché de plusieurs entreprises de prospection et d’exploitation minière. Ces entreprises bénéficient de larges avantages fiscaux au regard de l’importance et du coût des investissements à réaliser. Jusqu’ici rien d’anormal selon un spécialiste des questions minières, sauf que certains sous traitants, qui ne sont en rien, liés à l’État, tirent amplement profit, des avantages pourtant réservés uniquement aux entreprises disposant de licence ou concessions minières, nous informe-t-on.La stratégie est d’une ingéniosité magistrale et requiert une connaissance très approfondie sur des questions fiscales et d’opérations douanières pour déceler la trame de la forfaiture et le drible à la législation financière en Guinée. Illustration est faite avec le complexe qui existe entre UMS, spécialisé dans le transport et le déménagement, la SMD (société minière de Dinguirage), bénéficiaire d’une concession minière et TRANSCO, transitaire attitré.

Suivant l’adage qui dit « dis-moi qui tu hantes je te dirais qui tu es », et après avoir établi que la société Transco a pris une part active dans l’évaporation des ressources de l’État, Guinéenews© s’est intéressé de près aux implications des relations contractuelles entre le trio (UMS-SMD-TRANSCO). À travers les enquêtes et les documents qui sont en notre possession, ce que nous avons découvert est choquant et mérite d’être porté à la connaissance du monde entier pour que des dispositions urgentes soient prises.

En effet, la SMD a signé avec UMS un contrat de transport de ses gisements du point d’extraction à celui de traitement pour éviter de le faire elle-même et ce faisant réduire ses charges de fonctionnement en évitant d’avoir à gérer un parc de camions, de chauffeurs et de charges d’entretiens. Pour une mesure de minimisation des coûts de ce type, la loi autorise le recours à des sous traitants sous réserve bien sûr de préciser pour la partie contractante que les avantages fiscaux ne peuvent faire objet de glissement du concessionnaire minier au sous traitant minier. Le rattachement juridique des équipements et la responsabilité juridique qui les couvre, les mets en dehors de la sphère d’application d’avantages fiscaux qui sont octroyés intitus personae et ad hoc, non cessibles et non transmissibles à d’autres entreprises.

Fort malheureusement, aussi bien TRASCO que UMS procèdent à des importations pour leur compte mais sous le couvert des équipements importés pour le compte de la SMD. UMS qui dispose à ce jour plusieurs dizaines de camions n’a payé aucun franc au Trésor public lors de l’importation de ces camions, ce qui est contraire à la licence de la boite et à la réglementation douanière, puisque les camions sont ses propriétés et non celles de la SMD. Dès lors, ces camions devaient être soumis au même régime douanier que toutes autres importations ordinaires.

La cupidité est un vilain défaut et il fait perdre la raison à celui ou celle qu’elle contamine, dit-on. Voyant sans nul doute l’aubaine qui s’offre à l’avenir aux intervenants dans le secteur des transports, plusieurs autres sociétés ont concocté et obtenu de nos autorités une licence pour exercer, elles aussi des activités de transports. Car le marché est promoteur pour tous ceux qui aspirent à un enrichissement rapide et sans grande difficulté, puisque la faiblesse des capacités humaines au sein des douaniers et la complicité active des autres structures de contrôle, sont des gages certains d’une protection sans faille et durable.

En outre, la question que se posent plusieurs observateurs aujourd’hui, est de savoir que fait le gouvernement en l’occurrence le ministère du Contrôle économique, de l’ethnique et de la transparence pour lutter efficacement contre ces pratiques peu orthodoxes. Car malgré que plusieurs dossiers de corruption soient mis sur la place publique, aucune enquête sérieuse n’a été entamée jusque là pour atténuer ces scandales financiers qui retardent le redécollage économique du pays.

À suivre…

Notes:

SMD appartient à Crew Gold, société cotée à la bourse de Toronto

Cassidy Gold est une société de Colombie-Britannique cotée à la bourse de Toronto

Dadco est très mystèrieuse et ne révèle pas tout l’étendu du groupe de la compagnie mais elle semble avoir des liens avec UBS et Alcoa (Dadco se spécialise dans l’aluminium et Alcoa a le monopole de la Bauxite en Guinée via la Compagnie des Bauxites de Guinée) car elles sont à la même adresse: Avenue d’Ouchy 61, Lausanne

Le site du séminaire d’investissement en Guinée est http://www.forumguinee.com/



Stop-Loss (Trailer)

24 11 2007



Tiken ja fakoly - Plus rien ne m’étonne

24 11 2007


Tiken ja fakoly - Plus rien ne m’etonne
envoyé par willmen




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