La privatisation de l’argent: une introduction

22 11 2007

Faux 3 piastres

Après avoir discuter avec certaines personnes, dont certains banquiers, à propos de la fraude qu’est le système bancaire à réserve fractionnelle et m’être vu répondre en premier lieu que «c’était normal», je me suis rendu compte que si même les banquiers ne voient pas l’ampleur de la fraude à moins d’être présenté avec un exemple vraiment flagrant, je ne peux pas m’attendre à ce que tout le monde puisse voir la fraude pour ce qu’elle est sans que je donne un exemple vraiment flagrant. Donc, avant de procéder à la partie III de la série (à propos de l’inflation et des cycles économiques), je vais rajouter une introduction (le présent billet) à la partie I, qui sera simplement un exemple flagrant, un exemple presque caricatural: l’exemple du Canada.

Mais avant il convient de reprendre, en quelques mots l’analogie de l’île. Admettons qu’une dizaine de personnes décident de s’établir sur une île déserte afin de bâtir une communauté. Ils sont arrivés avec beaucoup de matériel pour construire leur île mais qu’avec très peux d’argent: seulement la monnaie qui s’adonnait à se trouver dans leur portefeuille. Ils réalisent donc très vite qu’ils vont devoir créer de l’argent afin de satisfaire à leurs échanges économiques. Une personne, appelons-la Sophie, propose une solution: elle va imprimer de l’argent chez elle et va le prêter, moyennant intérêts, à tout ceux et celles dans lesquels elle aura confiance d’être repayée. Si vous étiez une des personnes de l’île (autre que Sophie) serriez vous d’accord avec ce marché? J’espère croire que toute personne sensée refuserait cette arnaque pas très subtile. Et pourtant, c’est exactement le système mis en place à peu près partout dans le monde!

Le Canada, le «plusse meilleur pays au monde», est un exemple particulièrement flagrant parce qu’il n’y a pas de taux de réserve minimale. Ceci veut dire la chose suivante. Je peux être complètement fauché, mais si j’obtiens l’autorisation du ministère d’ouvrir ma banque, sans avoir une seule cenne (centime pour les utilisateurs/rices de francs), je peux commencer à prêter de l’argent, pire encore, il n’y a pas de limite sur la quantité d’argent que je peux prêter. C’est pas des blagues, j’ai vraiment aucun argent, même pas l’argent de quelqu’un d’autre qui aurait déposé de l’argent chez ma banque, zéro, nada, niet, pas une cenne, mais je peux prêter autant d’argent que je veux. L’argent que je prête c’est de l’argent virtuel que je crée de toutes pièces, je ne fais qu’inscrire le montant au compte de la personne qui emprunte. Sur ce «prêt» que je fournie à la malheureuse personne qui m’emprunte de l’argent je demande des intérêts qui peuvent varier entre 6% pour un prêt hypothécaire à 30% pour les cartes de crédit* les plus usurières (au Canada). Mais d’un autre coté, l’argent que je crée de toutes pièces est bien réelle dans le sens que peux acheter ce que je veux avec: je peux acheter une voiture si je le veux, sans avoir une cenne, je n’ai qu’à inscrire le montant au compte du concessionnaire automobile. Mais, comme je suis une banque, la majorité de l’argent que je crée sert à faire des prêts aux gens. Notez aussi que si j’ai pas d’argent pour commencer mais je prête un million de dollars à quelqu’un, j’inscris ce montant dans son compte et donc, dans mon livre comptable j’ai 1 million de dollars de dépôts et un million de dollars de prêts, donc superficiellement on dirait que je prête l’argent que les gens déposent chez ma banque! Cette exemple n’est pas juste un exemple farfelu, la quasi-totalité de l’argent créé (95% environ) au Canada (et dans la majorité des autres pays) l’est par les banques, exactement de la même manière qu’illustré par mon hypothétique banque qui commence sans le sou.

En fait, c’est comme une taxe, collectivement, on paie plus de 6% d’intérêts sur tout l’argent en existence au pays! Pour tout dollar en existence, il y a quelqu’un qui paie de l’intérêt dessus! En fait on peu même le vérifier facilement l’exactitude de cette affirmation. Selon la Banque du Canada, en 2006, il y avait environ 1000 milliards de dollars en circulation au Canada (incluant les devises étrangères), dont seulement environ 46 milliards en argent comptant hors des banques (argent créé par la Banque du Canada). Parallèlement, en regardant sur Reuters et les sites respectifs des banques ont voit que collectivement, la CIBC, la Banque de Montréal, TD, la Banque de Nouvelle-Écosse, la Banque Royale, la Banque Nationale, les Caisses Desjardins et la Banque Laurentienne (les banques privés [car c’est pratiquement ce que Desjardins est devenu] ayant les plus grosses parts de marché au Canada), ont récoltés 87 milliards de dollars en intérêts**. Si ont suppose que les banques mentionnée ci haut ont collectivement 100% des parts du marché, ça veut dire que collectivement, nous payons 8,7% d’intérêt par année sur toute l’argent en circulation.

Nous payons une taxe de 8,7% par année aux banques privés pour utiliser les dollars canadiens créés par les banques privées. Mais cette taxes fonctionne à l’inverse de la l’impôt sur le revenu avec lequel nous sommes familiers. En effet, l’impôt sur le revenu est gradué de façon que les pauvres n’en paient presque pas tandis que les riches en paient (ou du moins seraient censé payer s’il n’y avait pas de paradis fiscaux) une portion croissante de leurs revenus. Pour la taxe sur l’argent c’est le contraire, les pauvres qui n’arrivent même pas à payer leur facture de carte de crédit paient un taux d’environ 20% sur l’argent qu’ils utilisent, tandis que les riches qui ont trop d’argent reçoivent un «remboursement de taxe» d’environs 5% sur l’argent qu’ils ont.

Comparons cette taxe perçoivent les banques sur la création de l’argent aux taxes et impôts des gouvernements. Le gouvernement fédéral a perçu environs 200 milliards de dollars en taxes, impôts et cotisations de toutes sortes en 2006 (ceci n’inclue pas les revenus des sociétés d’État ou des activités de l’État), de ce montant, 33 milliards étaient utilisés pour payer les intérêts sur la dette. Ceci veut dire qu’en 2006 nous avons payé 167 milliards de dollars pour les services du gouvernement fédéral*** comparé à 87 milliards de dollars en taxes pour le droit d’utiliser l’argent créé par les banques. Cela veut dire qu’un tiers [87/(87+167)*100% = 34% ] de nos «taxes» servent à payer les banques pour le droit d’utiliser l’argent qu’elles crée. Regardons les choses d’une perspective. Admettons que l’argent est créé par le gouvernement au lieu d’être créé par les banques, déjà le gouvernement n’aurait pas besoin d’emprunter donc il n’aurait pas de dette et donc n’aurait pas à payer 33 milliards pour servir la dette mais en plus, au cours de 2006, les banques ont créé environ 100 milliards de dollars donc si gouvernement était celui qui créait l’argent, il aurait eu, en 2006, 100 milliards de dollars de plus qu’il aurait créé à la place des banques et donc aurait besoin de collecté 100 milliards de dollars de moins en taxes et impôts. Ce qui fait, qu’au lieu de collecter 200 milliards de dollars en taxes et impôts comme le gouvernement du Canada l’a fait en 2006, il aurait pu collecté seulement 67 milliards de dollars en taxes et impôts et fournir exactement les mêmes services! Ceci représente un rabais de 67% sur les taxes et impôts collectés!

J’imagine qu’à ce point-ci vous vous demandez, si c’est si profitable d’être une banque, pourquoi est-ce qu’il n’y a pas de gens qui fondent des banques au lieu de faire autre chose. «C’est quoi la pogne?» En fait, collectivement les banques sont très profitables, mais individuellement ce n’est pas nécessairement le cas. Toute la profitabilité usurière repose sur l’hypothèse que les banques peuvent prêter de l’argent qu’elles créent. Cela peut seulement se faire si les gens qui emprunte de l’argent ne demandent pas d’avoir leur argent en main propre ou ne transfère pas cet argent vers un autre banque, i.e. l’argent qui est prêté par la banque reste dans cette banque, la banque récolte alors de l’intérêt sur l’argent mais elle n’a pas a fournir l’argent. Ceci n’est pas un problème pour une grosse banque car si elle prête 100 000 $ à quelqu’un, même si la personne dépense son 100 000$ d’un coup, il y a de grosses chances que la personne qui reçoit les 100 000$ va encaisser son chèque dans son compte chez la même grosse banque et donc l’argent ne sortira jamais de cette banque, la banque n’aura jamais à vraiment fournir l’argent. Et même si la personne qui reçois le 100 000$ va le déposer chez une autre banque, en moyenne il y aura quelqu’un d’autre qui déposera un 100 000$ provenant de la seconde banque dans un compte de la première banque, ce qui rééquilibra la chose et ferra en sorte qu’aucune banque ne fournira réellement d’argent. En pratique les grandes banques n’ont besoins que de 2-3% de tout l’argent qu’elles prêtent pour satisfaire à la demande. Mais évidemment s’il y a un flux net d’argent d’une banque vers une autre, la banque déficitaire devra emprunter l’argent qui lui manque ce qui aura pour effet qu’elle récoltera de l’intérêt non pas sur de l’argent qu’elle a créé mais sur de l’argent qu’elle a emprunté. Cela et largement moins profitable et si le transfert d’argent se fait trop vite, la banque n’aura pas le temps d’emprunter assez d’argent pour répondre à ses obligations et sera forcée de faire faillite. Ce genre de situation est beaucoup plus probable pour une petite banque. Mais, cela peut arriver même aux grosses banque, si tout le monde allait sortir son argent en argent comptant, toutes les banques ferraient faillite, car collectivement elles possèdent moins de 5% de tout l’argent qui est déposée chez elles. L’autre 95% est de l’argent qu’elles ont créé en faisant des prêts mais qui est resté déposé (pas nécessairement par la même personne) chez les banques.

La majorité des pays ne sont pas comme le Canada, et fonctionnent avec un système bancaire à réserve fractionnelle avec un taux de réserve minimum non nul. Quoi que cela soit mieux en théorie, en pratique cela revient exactement au même simplement parce que c’est toujours les banques privées qui créent la majorité de l’argent. La partie I de cette série parle donc du cas plus général du système bancaire à réserve fractionnelle ou le taux de réserve minimal est arbitraire. Le cas du Canada que l’on vient de considérer est le cas spécifique où le taux est nul. La partie II de la série est une analyse comptable plus détaillée du processus de création d’argent dans un système bancaire de réserve fractionnelle. La partie III traitera de l’inflation et des cycles économiques. Une grande majorité des articles ou médias ou politiciens qui critiquent le système bancaire à réserve fractionnelle préconisent de retourner en arrière et de remettre en place un système monétaire basé sur l’or. La partie IV expliquera pourquoi cela n’est pas la bonne solution et proposeras certaines solutions alternatives. Finalement la partie V fournira des références pour des ressources supplémentaires sur le sujet.

*Visa appartient aux banques membres (quoiqu’elle va bientôt être introduite en bourse) et MasterCard quoique coté en bourse appartient surtout aux banques dont les plus grosses parts appartiennent à Banque of América (11% via Marisco), Fidelity Investements (8%) et Goldman Sachs (4,5%) . Mais, de toute façon, Visa et MasterCard ne sont que fournisseurs de solutions informatiques, ce sont les banques émettrices qui perçoivent l’intérêt sur les dettes de carte de crédit et ce sont les banques qui perçoivent aussi les frais de transactions d’environ 2% (et de 1% environ pour les carte de débit) auprès des commerçant(e)s sur toutes les transactions effectuées par le biais des réseau Visa, MasterCard (et aussi Interac).

**RBC: 22,2 milliards, Scotia: 17,7 milliards, TD: 15,5 milliards, CIBC: 13,2 milliards, BMO: 13 milliards, BN: 4 milliards, Laurentienne:  0,8 milliards, Desjardins: 0,6 milliards.

***Bon d’accord, c’est vrai que je ne vois pas trop l’utilité des «services» du gouvernement fédéral (la guerre en Afghanistan je ne trouve pas que c’est un service qui m’est rendu), mais le problème est que c’est difficile de faire une comparaison avec le gouvernement du Québec puisque je ne peut pas trouver les données de l’intérêt perçu seulement au Québec. Mais juste pour avoir une idée, les revenus du gouvernement du Québec étaient de 55,1 milliards de dollars en 2006 incluant 9,6 milliards de transferts fédéraux et les revenus des sociétés d’États et de ce montant 7 milliards était utilisés pour servir la dette. On peut estimer les intérêts perçus au Québec par les Banque en multipliant les intérêts perçus au Canada par la proportion de l’économie canadienne qui est québécoise: en 2006 le PIB du Québec était de 260 milliards et le PIB du Canada était 1280 milliards, donc le Québec représente à peu près 20% de l’économie canadienne donc on s’attendrait à ce que les banques aient récoltés 20%*87 milliard = 18 milliards de dollars en intérêts. Donc au Québec on a payé une taxe d’environ 18 milliards de dollars pour pouvoir utiliser l’argent créé par les banques [ce montant est à comparer aux 550 millions par année qu’il faudrait pour instaurer la gratuité scolaire à tous les niveaux au Québec] tandis qu’on payait 48 milliards de dollars pour recevoir les services du gouvernement (santé, éducation, transport en commun, etc.) ce qui veut dire que les taxes pour payer l’utilisation de l’argent créé par les banques représentaient 27% du montant total!

Allez à la partie: I II III IV V







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11 réponses à “La privatisation de l’argent: une introduction”

22 11 2007
Matchafa: Une collection de médias pour comprendre le monde » Le système bancaire à réserve fractionnelle: la privatisation de l’argent (partie I) (06:11:47) :

[…] Ce billet est la suite logique de l’introduction que vous pouvez trouver ici: «La privatisation de l’argent: une introduction». […]

22 11 2007
décembre (10:44:27) :

Félicitations…! Mille fois bravo. Enfin kekun qui le dit, qui l’écrit, merci.

Autrefois, on riait de ceux qui osaient parler du complot des banquiers, de l’arnaque mondiale.

Quand un pays refuse ce système frauduleux, on lui fait la guerre, on le détruit pour installer « la démocratie », cette chienne qui bouffe ses petits.

C’est la démocratie à gogo pour gagas actuelle qui maintient cette fraude en place car TOUS les parlementaires sont au-courant et ne disent pas un mot, traitant de fous et d’obsédés, d’hurluberlus ceux qui le dénoncent. Bientôt ils les qualifieront de terroristes… Merci encore et au plaisir de lire vos excellentes chroniques.

22 11 2007
jean dury (19:35:48) :

Je suis un de ceux quisait comment l’argent est mis sur le marché depuis fort longtemps et même écrit des articles à de nombreuses occasions sur le net, Le sujet intéresse le monde depuis longtemps. Le crédit social en avait fait sa plate-forme électoral dès les années 40. Présentement aus States, Ron Paul candidat à l’investiture du parti républicasin en fait son cheval de bataille, mais ne récoltera qu’un mince pourcentage des votes. Pourquoi en est-il ainsi. Même si la population au complèt comprenais l’ensemble de cette fraude, elle ne voudrais pas pour autant que le gouvernement prenne le contrôle de l’émission de la monnaie. Le problème est très profond et dépasse l’entendement, Le peuple depuis le début de la civilisation se méfie de ceux qui gouvernent. Ils ont depuis toujours eu l’idée de faire des guerres et se prévaloir pour cela d’un droit de percevoir des impôts. La méfiance n’a jamais diminué et on en a la preuve aux states. C’est peut-être pour cela que les banquiers ont trouvé leurs raisons d’être. Cela ne justifie pas leur fourberie mais en explique leur fondement. Le problème ne se résolvera jamais car l’homme a toujours été convoiteur des biens terrestres. Ceci n’est pas un jugement moral mais une constation d’un humain de plusieurs années d’existence. Il n’y aura jamais de solution politique ou même religieuse à la situation terrestre, Le grand drame de l’humanité proviendra toujours de ceux qui veulent dirigerer autrui en pensant qu’ils ont compris les besoins de l’homme en leur imposant un contrat social. Il n’y a aucune solution possible actuellement pour le social. Il n’y a que le cheminement intérieur qui varie d’un à l’autre. Toute tentative d’organiser la vie des autres mènera inévitablement au chaos comme nous le voyons actuellement. Jean Dury

24 11 2007
jamesandré (20:13:12) :

wow celui qui veux réfuter ca est mieux de se lever de bonne heure!
Très bonne recherche je te félicite et contrairement a monsieur Dury je crois que si plus de monde comprenait réellement le système et les magouilles les dirigeants seraient beaucoup plus sur leurs gardes mais je comprends qu’il y a encore trop de moutons et trop de faux bergers en plus l’Amero s’en vient la nouvelle unité monétaire Nord américaine mais les mensonges continues toujours pareils comme quand les médias poussent la hausse vertigineuse du dollar canadien sachant très bien qu’ils le comparent à l’argent américain et qu’elle est en chute libre (depuis que le pétrole de l’o.p.e.p se vend en euro ) donc que se soit le dollar américain ou l’euro le plus fort le $ canadien est aux environs de 0.75$ wow quel ascension que de la spéculation… travailler pour ces petits bouts de papiers sans valeurs est l’esclavagisme que plusieurs dénoncent mais que la majorité ne veulent pas voir la vraie valeur d’un objet est le travail pour l’accomplir donc donner une fausse valeur (argent) et le donner en échange c’est le comble de la stupidité… la vente et revente d’un objets est que spéculatif c’est la fabrication qui compte et pour l’instant les entreprises gagne au change en récoltent le fruits de notre ouvragent en échange de bout de papier sans vrai valeur sur lesquels ils chargent en plus des intérêts…quel monde de fou!merci matchafa
jamesandre

24 11 2007
matchafa (21:45:22) :

Merci pour les commentaires 🙂

par rapport au commentaire de Jean Dury, j’aimerais préciser que même si Ron Paul campagne pour l’abolition de la FED est du système monaitaire actuel, ce qui est une bonne chose, il propose de revenir en arrière et d’avoir un système basé sur l’or ce qui n’est pas très bon.

11 12 2007
Matchafa: Une collection de médias pour comprendre le monde » La solución al problema monetario de Venezuela (01:01:10) :

[…] bancario a reserva fraccionaria permite que los bancos privados creen el dinero se explica en un texto en francés que usted puede visión chascando aquí. Si eso es demasiado radical, el mínimo que debe ser puesto en ejecución es hacer que el banco […]

13 12 2007
jean dury (20:20:39) :

Bonjour,
Il me fait plaisir d’émettre sur le net l’objet de mes réflexions sur notre système monétaire car je crois utile et nécessaire que l’on s’exprime à propos de ce qui me semble être le sujet le plus important de nos politiques. Malheureusement, il ne fait l’objet d’aucun débat sérieux actuellement. Hier, aux nouvelles, on mentionnaient que les grandes banques centrales du monde viennent tout juste de renflouer la masse monétaire afin de calmer la crise actuelle dûe au manque de liquidité. Personne dans les médias officiels ne réagit devant cette situation créatrice d’inflation. Pourtant, l’équation est si simple à comprendre. Plus vous mettez de l’argent sur le marché, plus les prix grimpent. C’est le cercle vicieux engendré par l’établissement des banques centrales qui depuis une centaine d’années, ont créé le capital mais jamais les intérêts pour le payer. Plusieurs penseurs croient que nous sommes rendus à la fin de cette emprise et que les grandes crises ne font que commencer. Pour ma part, je maintiens que la création de l’argent contrairement à ce que disent les économistes officiels, est la source fondamentale et inévitable de la pauvreté humaine. Je constate qu’à chaque fois que nos gouvernements fournissent la fausse argent qui leur est prêter par la banque, que ce soient aux pays pauvres, aux entreprises en difficulté, aux autochtones, aux artistes, inévitablement, ils créent encore plus de pauvreté matérielle. Ils imposent en ce faisant une monnaie d’échange n’ayant aucune valeur avec intérêt en plus.
C’est la raison pour laquelle je ne crois plus en aucune institution ni aucun gouvernement. Malgré toute la bonne volonté de leurs membres, ils ne peuvent rien faire pour changer quoi que ce soit dans notre monde actuel tant que le système monétaire actuel sera en place. La raison est simple. Il est faux et est maintenu par nos sociétés secrêtes qui je ne le dirai jamais assez durant ma vie, tentent de contrôler l’ensemble de nos politiques sociales.
Je tiens à souligner cependant que mon discours n’est imprêgner d’aucun jugement morale à l’égard de qui que ce soit. Au contraire, je ne recherche personellement aucun changement politique à la situation chaotique de l’humanité actuel. Si je le faisais, cela ne ferait qu’ajouter de la tension au marasme actuel. Je pense au contraire qu’il n’y a rien à faire et qu’il n’y a aucune porte de sortie. Au moins, de cette façon, je suis conforme à ma vision profonde qui me dicte de ne pas tenter d’imposer aux autres ma compréhension de cette vie.

Jean Dury

19 12 2007
Statistiques du mois de novembre « Matchafa: pour comprendre le monde (00:28:13) :

[…] 5) La privatisation de l’argent: une introduction  […]

19 12 2007
jean dury (11:36:23) :

Bonjour,

Je réfléchissais l’autre jour sur la situation actuelle de notre monde et me disais que rien dans nos rapports commerciaux ne peut être vrai puisque la base est fausse. L’argent en circulation n’a aucune valeur et pourtant on l’échange pour obtenir un bien ou service qui lui, en détient. Est-ce la cause fondamentale de tous nos malheurs et du chaos qui nous entoure? Les politiciens nous promettent une société plus juste et au lieu de cela nous vivons tout le contraire. On dirait que plus vous cherchez une situation heureuse, plus vous trouvez son contraire.

Ma réflexion est la suivante. Les banques centrales de ce monde ne sont pas la cause de nos malheurs même si en apparence, tout le laisse croire. Les fabricants d’argents n’ont fait que combler le vide de nos vies qui existaient déjà depuis fort longtemps. Les dirigeants de ces organisations connaissent la nature humaine plus que l’ensemble des psychiatres de ce monde. Notre matérialisme, notre soif de possession et surtout notre attachement à nos idées illusoires de la naissance à la mort n’échappe pas à leur analyse.

Jadis, pour nous dominer, il fallait des armées gigantesques alors qu’aujourd’hui on a trouvé le moyen de le faire avec rien, ou si peu, en utilisant tout simplement notre ignorance. Nous croyons tous que l’argent imprimé a une valeur alors qu’elle ne vaut pas plus que la valeur du papier sur lequel elle est imprimée. Non, je crois définitivement que nous sommes entièrement responsable de la situation actuelle et que tout combat extérieure pour changer quoi que se soit mènera au contraire, encore plus de conflits. Seul la vie intérieure compte dans ce bas monde et toute tentative de modifier celles des autres aura comme conséquences l’émanation de nouvelles guerres extérieures. C’est pour cela que je pense que les gouvernements ne peuvent rien pour nous. Tout comme les banques, ils ont fondé leur pouvoir sur notre ignorance et nos faiblesses, et pour cela, ils ne sont même pas responsables non plus de la situation actuelle. À bien y penser, tous les conflits de ce monde ne sont que le prolongement de nos propres conflits intérieurs. Nous sommes individuellement les seuls responsables de la situation actuelle.

Jean Dury

9 01 2008
Matchafa: Une collection de médias pour comprendre le monde » Sur la constitution européenne (16:07:58) :

[…] même pas de ce qui compte le plus en matière monétaire : on ne nous a rien dit, notamment, de l’abandon total de la création monétaire aux banques privées (article 104) qui est pourtant un pur scandale, la cause majeure de la dette publique qui asphyxie […]

31 05 2008
Film de la semaine: L’Argent: Chute de l’Argentine - Matchafa: Une collection de médias pour comprendre le monde (18:38:42) :

[…] L’Argent Chute de l’Argentine 1 sur 4 envoyé par LeLibrePenseur L’Argent Chute de l’Argentine 2 sur 4 envoyé par LeLibrePenseur L’Argent Chute de l’Argentine 3 sur 4 envoyé par LeLibrePenseur L’Argent Chute de l’Argentine 4 sur 4 envoyé par LeLibrePenseurPour en savoir plus sur la création de l’argent, cliquez ici. […]

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