Répression et désinformation en Corée

15 11 2007

reçu de LabourStart :

En Corée, il s’est déroulé le week-end dernier un exemple encore plus incroyable de couverture médiatique des luttes syndicales.

Chaque année au mois de novembre, des dizaines de milliers de syndicalistes se rencontrent pour une fête à Séoul, la capitale. Je le sais, j’y étais invité à la tribune il y a une dizaine d’années.

Les syndicats coréens ont utilisé leur fête cette année pour attirer l’attention sur un accord de libre échange entre la Corée et les Etats-Unis. Ils ont invité des organisations d’agriculteurs et d’étudiants à rejoindre leur protestation.

Selon un syndicaliste, témoin oculaire des évènements, leur rencontre a été bloqué par quelques 25 000 policiers anti-émeute armés de matraques et de boucliers qui ont ensuite tenté de disperser le rassemblement à l’aide de canons à eau.

Les agences de presse internationales comme Reuters et l’AFP ont présenté l’information comme une protestation « anti-A.L.E. » sans mentionner ni son caractère syndical ni son caractère annuel. La BBC, généralement une source d’information impartiale, ne l’a mentionné nulle part. En France, comme un ami Parisien me l’a dit, le seul article publié laisse croire à « une bande de fermiers mécontents engageant une orgie de violence contre un accord international dont ils n’ont rien compris ».

Voici la vérité des images dont celles de la Confédération Coréenne des Syndicats (KCTU) et d’autres : 1 2 3 4

Fête annuelle de la KCTU
La masse compacte en bas de la photo = le cordon de police.

En conclusion, nous avons deux protestations gigantesques par des confédérations syndicales nationales dans deux des pays les plus industrialisés au monde ; deux protestations relayées par les médias de façon insuffisante ou erronée !

Rien ne pourrait illustrer davantage la nécessité pour le mouvement ouvrier de disposer de ses propres médias – dont des sites Internet fréquemment mis à jour – et en particulier, d’un site comme LabourStart.



État de la grève étudiante au Québec

15 11 2007

Supportons la gratuité scolaire à tous les niveaux!

État des mandats de grève
En date du 14 novembre 2007 à 15h20

 

Association en grève générale illimitée

- Association facultaire étudiante des sciences humaines de l’UQAM (AFESH-UQAM)
Depuis le 6 novembre
AG de reconduction : 19 novembre
Nombre de membres : 5 400

Association en grève générale reconductible

- Association facultaire étudiante des arts de l’UQAM (AFÉA-UQAM)
Depuis le 7 novembre en soirée
AG de reconduction : à confirmer
Nombre de membres : 4 045

- Association facultaire étudiante des langues et communications de l’UQAM (AFELLC-UQAM)
À partir du 12 novembre
AG de reconduction : 19 novembre
Nombre de membres : 3 720

Associations en grève du 12 au 16 novembre

- Association facultaire de science politique et droit de l’UQAM (AFESPED-UQAM)
Nombre de membres : 2 260

- Association étudiante du secteur des sciences de l’UQAM (AESSUQAM)
Nombre de membres : 3 200

Total en grève à l’UQAM, 12 au 16 novembre : 18 625

Associations en grève les 14, 15 et 16 novembre

- Association des étudiants et étudiantes de science politique de l’Université Laval (AÉÉSPUL)
Nombre de membres : 320

- Association étudiante du module de sciences sociales de l’UQO (AEMSS-UQO)
Nombre de membres : 280

- Association générale des étudiantes et étudiants en théatre de l’Université Laval (AGÉÉTUL)
Nombre de membres : 93

- Regroupement des étudiants de sociologie de l’Université Laval (RÉSUL)
Nombre de membres : 80

- Association des étudiantes et étudiants en anthropologie de l’Université Laval (AÉÉA-UL)
Nombre de membres : 265

- Association générale des étudiants et étudiantes prégradué-e-s en philosophie de l’Université Laval (AGEEPP-UL)
Nombre de membres : 176

- Association générale étudiante du Cégep de Drummondville (AGECD)
Nombre de membres : 2 200

- Regroupement des étudiantes et étudiants de travail social de l’UQO (REETS-UQO)
Nombre de membres : 300

- Association générale étudiante du Cégep du Vieux-Montréal (AGECVM)
Nombre de membres : 6 800

- Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep Lanaudière à Terrebonne (AGEECLT)
Nombre de membres : 950

- Association étudiante de sociologie de 2e et 3e cycle de l’Université Laval (ACCES-UL)
Nombre de membres : 111

- Regroupement des étudiantes et étudiants de sociologie de l’Université de Montréal (RÉÉSUM)
Depuis le 13 novembre à 8h
Nombre de membres :

- Association étudiante en anthropologie de l’Université de Montraél (AÉAUM)
Depuis le 13 novembre à 13h
Nombre de membres : 427

- Dawson Student Union (DSU)
Nombre de membres : 7 500

- Association des étudiants chercheurs en philosophie de l’Université Laval (AECP-UL)
Nombre de membres : 120

Total en grève les 14, 15 et 16 novembre : 19 722

Associations en grève les 14 et 15 novembre

- Association de créations et d’études littéraires de l’Université Laval (ACÉLUL)
Nombre de membres : 315

- Association des étudiants et étudiants en histoire de l’Université Laval (AÉÉH-UL)
Nombre de membres : 248

- Mouvement des étudiants de service social de l’Université Laval (MÉSSUL)
Nombre de membres : 502

- Syndicat étudiant du Cégep Marie-Victorin (SECMV)
Nombre de membres : 3 300

- Association étudiante en histoire de l’art de l’Université Laval (AÉHA-UL)
Nombre de membres : 117

- Association étudiante en sciences historiques et études patrimoniales de l’Université Laval (AÉSCHEP-UL)
Nombre de membres : 46

Total des associations en grève les 14 et 15 novembre : 4 528

Associations en grève le 15 novembre

- Association étudiante du Cégep de Saint-Laurent (AECSL)
Nombre de membres : 3 247

- Association générale étudiante des sciences de l’Université Sherbrooke (AGES)
Nombre de membres : 1 174

- Association des étudiants en sociologie et anthropologie de l’UQAC (AESA-UQAC)
Nombre de membres : 26

- Association des étudiants et étudiantes au premier cycle en psychologie de l’Université Laval (AEEPCPUL)
Nombre de membres : 700

- Association des étudiants en science politique et coopération internationale de l’UQAC (AESPCI-UQAC)
Nombre de membres : 50

- Association générale des étudiants et étudiantes de service social de l’Université de Sherbrooke (AGEESSUS)
Nombre de membres : 198

- Regroupement des étudiants du diplôme d’étude politique de l’Université de Sherbrooke (REDEPUS)
Nombre de membres : 20

- Association générale du Cégep François-Xavier Garneau (AGECFXG)
Nombre de membres : 6 343

- Association générale des étudiantes et étudiants du Cégep La Pocatière (AGEECLP)
Nombre de membres : 750

- Association générale des étudiants de la faculté de lettres et sciences humaines de l’Université de Sherbrooke (AGEFLESH)
Nombre de membres : 2 398

- Association étudiante en arts de l’UQAC (AÉA-UQAC)
Nombre de membres : 272

- Association étudiante en philosophie de l’Université de Montréal (AÉPUM)
Nombre de membres : 337

Total des associations en grève le 15 novembre : 15 151

Totaux

- En grève le 14 novembre : 42 875 (26 associations)
- En grève le 15 novembre : 58 390 (38 associations)
- En grève le 16 novembre : 38 347 (20 associations)

 

source: ASSÉ



Les infirmières maltraitées dans le secteur privé

15 11 2007

repris de l’Aut’Journal:

La FIQ interpelle le Groupe Castonguay

09 novembre 2007

Pierre Dubuc

« En Angleterre, les infirmières veulent revenir au secteur public. Elles avaient trouvé alléchant d’aller au secteur privé. Mais leur salaire a diminué de 11% en trois ans. » Voilà une des leçons que Lina Bonamie, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), rapporte de sa participation au congrès de l’Internationale des services publics qui s’est tenu à Vienne en Autriche, du 24 au 28 septembre.

« L’atelier sur l’Angleterre était fort couru, nous dit-elle, particulièrement pour ceux oeuvrant dans le domaine de la santé. Comme cela est en train de se passer ici, les agences privées ont servi de fer de lance à la privatisation. Mais les conditions ont radicalement changé en quelques années. »

Une offensive mondiale généralisée

Lina Bonamie raconte que le gouvernement garantissait les fonds de retraite des infirmières qui passaient au privé, mais que les nouvelles infirmières qui s’inscrivent maintenant au privé n’y ont pas droit.

« On a fait miroiter une diminution des listes d’attente avec les partenariats public-privé mais, après cinq ans, on constate que les listes s’allongent tant au privé qu’au public. On n’a rien réglé », a-t-elle appris.

« La situation est similaire au Nicaragua, enchaîne-t-elle. Avec la privatisation, on a constaté une détérioration importante des indicateurs de santé, comme le taux de mortalité infantile. On veut revenir au public. »

Ces deux exemples illustrent bien ce que la délégation québécoise a entendu au congrès de l’Internationale des services publics où des représentants de 120 pays étaient présents. « Partout, c’est une offensive généralisée contre les services publics. Dans certains pays, on commence par vouloir privatiser l’eau. Dans d’autres, c’est la santé qui est dans le collimateur. »

« Mais, selon elle, partout, le pattern est le même. On fait mauvaise presse aux services publics pour que la privatisation apparaisse comme la solution. »

Castonguay veut le ticket modérateur

La FIQ a rencontré le Groupe de travail de Claude Castonguay dont le mandat est de proposer des voies pour la privatisation du réseau de la santé. « On connaissait le mandat du comité et on a bien vu la tangente qu’il prend, nous confie Lina Bonamie. Mais on a quand même proposé des alternatives. »

« On a insisté particulièrement sur le rôle des compagnies pharmaceutiques. En deux ans et demie, nos salaires ont augmenté d’à peine 2% alors que le coût des produits pharmaceutiques a grimpé de 205% ! On a plaidé pour la diminution de la durée des brevets des médicaments. M. Castonguay nous a ressorti l’argument usé que les entreprises vont quitter le Québec », raconte la présidente de la FIQ.

Un autre sujet majeur abordé lors de la rencontre avec le Groupe Castonguay : le ticket modérateur. « M. Castonguay a dû reconnaître qu’il n’y avait aucune étude à travers le monde en appui à cette politique mais, de toute évidence, il veut l’essayer quand même. »

« Notre pratique nous apprend que, dans les salles d’urgence, il y a beaucoup plus de gens qui ont trop attendu avant de se présenter que d’abuseurs. La preuve a été faite avec l’assurance-médicaments : quand les gens ont à débourser un montant d’argent, plusieurs retardent l’achat et la prise de leurs médicaments. »

« On a compris à ses propos que M. Castonguay exempterait les gens qui sont à la sécurité du revenu, mais ce sont ceux qui ont des revenus à peine supérieurs, qui sont juste à la marge, qui écoperont », ajoute-t-elle.

Une pénurie maintenue volontairement

Bien évidemment, la FIQ mène le combat contre l’ouverture de cliniques privées comme le projet Rockland MD. « Où le privé va-t-il aller chercher son personnel, ses infirmières sinon dans le public? On va les former dans le public pour le privé !? Est-ce là la solution?! », lance-t-elle.

Les cliniques privées ne vont qu’accentuer le problème criant de la pénurie de personnel. Une pénurie maintenue volontairement, selon elle.

Le rôle clef des agences privées dans le processus de privatisation n’échappe pas à Lina Bonamie. L’Ordre des infirmières et infirmiers du Québec vient de révéler à cet égard des chiffres troublants. En un an, le secteur privé a vu ses rangs grossir de quelque 350 infirmières. Du coup, ses effectifs ont atteint les 6000 professionnels. Depuis l’an 2000, la proportion d’infirmières travaillant dans le réseau public est passé de 87% à 83%.

« On nous dit que les agences répondent aux besoins des jeunes infirmières qui ne voudraient pas travailler à temps plein, qui voudraient pouvoir choisir leurs horaires, leur lieu de travail. C’est évident, rétorque Lina Bonamie, que si le choix est d’être précaire dans le public ou travailler pour une agence, plusieurs vont choisir l’agence. »

« Les administrations publiques aiment bien, précise-t-elle, engager des gens à statut précaire, en leur offrant deux jours de travail garantis et le reste sur appel. Mais cela a des conséquences désastreuses sur l’organisation du travail. Le nombre d’heures supplémentaires a augmenté de 144% en trois ans. »

Pour contrer la privatisation, offrir des emplois à temps plein

Quelle est alors la solution? « Elle est bien simple, nous dit Lina Bonamie. Il faut offrir des postes à temps complet. Dans le réseau, à peine 47% des infirmières sont à temps complet ! On nous dit que les jeunes ne veulent pas travailler à temps complet. C’est bizarre, mais cela ne concernerait que le personnel de la santé. Dans les autres secteurs d’activité, dans les nouvelles technologies, dans l’industrie, les gens s’arrachent les emplois à temps complet. Pourquoi ce serait différent dans la santé? »

La FIQ, avec ses partenaires du Secrétariat intersyndical des services publics (SISP), va poursuivre cet automne sa campagne contre la privatisation de la santé. « À Vienne, raconte Lina Bonamie, nous avons fait en atelier une présentation fort appréciée par les congressistes des campagnes menées avec nos collègues du Syndicat de la fonction publique du Québec, du Syndicat des professionnels du gouvernement du Québec, de l’Alliance du personnel professionnel et technique de la santé et des services sociaux et de la Centrale des syndicats du Québec. Ça nous a stimulé à continuer. »

 



Image du jour

15 11 2007

reprise de Réactionisme Watch 



3000 étudiantEs de Québec en grève pour la manifestation nationale aujourd’hui

15 11 2007

repris de Voix de Faits :


Près de 3000 étudiantEs de l’Université Laval à Québec ont adhéré au «Plan B» de l’ASSÉ (qui consiste en une mobilisation appuyée par des journées de grève cette semaine). Pour le moment, aucun collège de la région n’a emboîté le pas (mais il y a un vote de grève à FXG demain… pour la forme semble-t-il car c’est perdu d’avance selon la plupart des camarades).

Selon le décompte du syndicat étudiant plus de 48 000 étudiantEs membres de 32 associations étudiantes dans 12 établissements (6 universités et 6 cégeps) seront en grève pour la manifestation nationale du 15 novembre.

Pour les camarades étudiantEs qui se rendront à Montréal pour la manifestation nationale du 15 novembre, notons que la NEFAC-Montréal appelle à un contingent rouge et noir dans la marche de l’ASSÉ. Rendez-vous à 13h30 au Square Dorchester, métro Peel, sous la bannière rouge et noire.




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