L’ingéniosité des Nigérien(ne)s

8 11 2007

Pavés de sacs de plastiqueLes sacs de plastiques sont une vraie plaie dans plusieurs régions d’Afrique.  L’édition de novembre 2007 de Québec Science fait part d’une solution ingénieuse trouvée l’organisme RESEDA au Niger: récuper les sacs de plastique, les faire fondre et les mélanger à du sable, verser le tout dans un moule, attendre 30 minutes et le pavé est prêt. Tout le procédé prends moins de 45 minutes selon le responsable de la production Osseinni Amadou. Les pavés fabriqués par le RESEDA sont aussi les plus solides et résistants selon les tests du ministère des Travaux publics du Niger. Ils sont aussi moins chers que les autres pavés et ils sont bon pour l’environnement.

Voici un article à ce sujet trouvé sur IPS:

ENVIRONNEMENT-NIGER :

Récupérer les déchets plastiques pour fabriquer des pavés

Ousseini Issa

NIAMEY, 20 fév (IPS) – Pour lutter contre la pollution de l’environnement, une technique de recyclage des déchets plastiques en pavés a été mise au point par le Réseau d’entreprises pour le développement de l’artisanat (RESEDA), une association non gouvernementale basée à Niamey, la capitale du Niger.

”Le pavé s’obtient à partir d’un mélange de déchets plastiques fondus et de sable fin qu’on malaxe avant de passer dans des moules traditionnels. Les déchets plastiques servent aussi de combustible pour la cuisson (des pavés)”, explique à IPS, Housseini Hamidou, le président du Club UNESCO de l’Université de Niamey, producteur de pavés. (L’UNESCO est l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture).

Le produit obtenu de ce mélange résiste à une pression de plus de neuf bars (unité de mesure de pression), selon le Laboratoire de la direction des travaux publics, basé à Niamey et cité par Hamidou.

La technique des pavés est de plus en plus utilisée pour le revêtement des rues dans plusieurs villes d’Afrique de l’ouest depuis le début des années 1990, avec l’appui financier des donateurs étrangers. Selon des techniciens, les revêtements effectués avec des pavés sont moins coûteux, plus résistants et plus durables que le bitume.

Selon Hama Attahirou, le secrétaire général adjoint de l’association, cette idée de recycler les déchets plastiques en pavés a germé à partir d’un constat : ”Nous avons constaté que la gestion des déchets plastiques pose un gros problème au niveau de la communauté urbaine de Niamey, où nous avons collecté, à travers un mini-projet dénommé ‘Rendons notre ville propre’, 600 tonnes de déchets plastiques dans une seule commune de Niamey”.

”Nous avons donné une partie (des plastiques) à une briqueterie qui s’en est servi comme combustible, mais il nous restait encore sur les bras une grosse quantité dont nous ne savons pas quoi en faire”, explique Attahirou à IPS. ”C’est à ce moment qu’un volontaire de Oxfam Québec, qui a travaillé au Tchad sur la question, nous a donné l’idée en nous aidant à mettre au point la technologie permettant le recyclage des déchets plastiques en pavés”.

Implantée à Kourterey, une bourgade située à environ cinq kilomètres de Niamey, l’usine de recyclage des déchets plastiques a démarré ses activités au début de 2005, et est actuellement exploitée par le Club UNESCO de l’Université de Niamey, avec une dizaine d’ouvriers pour une production moyenne de 32 pavés par jour, a constaté IPS sur place.

Selon Hamidou, il faut environ 28.000 pavés pour revêtir 500 mètres carrés. ”La faiblesse de la production s’explique par l’insuffisance des moules et le temps nécessaire au durcissement du mélange (une trentaine de minutes), mais nous avons commandé d’autres moules pour passer la production journalière à 300 pavés”.

Actuellement, c’est le seul groupe qui fabrique ces pavés au Niger pour l’instant, mais les promoteurs envisagent de l’étendre aux autres régions du pays avec le temps.

Le Club UNESCO de l’Université de Niamey est une association d’étudiants et scolaires qui intervient dans la promotion de l’éducation et l’alphabétisation fonctionnelle, la lutte contre la dégradation de l’environnement et la désertification. Il est basé à l’université. Selon Tafio Ibrahima, son secrétaire général, la ”fabrication de pavés avec les déchets plastiques entre dans le cadre de l’assainissement de la ville de Niamey”.

”Au RESEDA, nous n’avons pas vocation à exploiter les technologies que nous mettons au point, c’est pourquoi nous avons rétrocédé l’usine au Club UNESCO de l’université qui est venu nous voir avec un projet de transformation des déchets plastiques en pavés”, déclare à IPS, Rékia Mamane, la trésorière de l’association.

”Le RESEDA bénéficie du soutien financier de l’Union européenne, à travers le projet SYRENE (Systèmes ruraux et micro-entreprises), et œuvre pour la promotion de l’artisanat au Niger en créant et en mettant à la disposition des acteurs de ce secteur de nouvelles technologies à partir de matériaux de récupération”, ajoute Attahirou. Hamidou du Club UNESCO a confié à IPS avoir eu l’idée de ce projet de fabrication de pavés au sortir d’un forum des jeunes francophones sur l’éducation environnementale, tenu à Ouagadougou, au Burkina Faso, en juillet 2005.

”Le projet a pu se matérialiser grâce à l’appui du RESEDA qui nous a rétrocédé son usine et les ouvriers, et au soutien financier de l’Agence française de développement pour un montant de 2,155 millions de francs CFA (environ 4.000 dollars)”, reconnaît-t-il.

Ibrahima ajoute : ”Pour l’heure, le produit n’est pas encore commercialisé, mais nous entendons le faire pour permettre à l’usine de continuer à tourner après la fin du financement que nous avons reçu”.

De couleur noire, ce pavé orne déjà un pan de route à Niamey, à titre expérimental, et se présente ”comme une solution efficace contre la prolifération des déchets plastiques qui causent beaucoup de dégâts dans les centres urbains et en campagne”, affirme Attahirou.

Selon Sani Mahazou, chef de la Division lutte contre les pollutions et nuisances à la direction nationale de l’environnement à Niamey, ”les déchets plastiques agressent la vue aussi bien en ville qu’en brousse, mais constituent surtout un danger pour les ressources naturelles et les animaux”.

”Le plastique est une matière non biodégradable qui empêche l’air de circuler et l’eau de s’infiltrer pour alimenter les plantes lorsqu’il est enfoui dans le sol; en ville, il bouche les canalisations et les caniveaux d’évacuation des eaux pluviales et usées”, souligne Mahazou à IPS. Il déplore également la mort provoquée des animaux qui ingurgitent des déchets plastiques sur les parcours pastoraux.

Doulaye Garba, un habitant de Kourterey interrogé par IPS, ne cache pas sa satisfaction par rapport au changement de son environnement depuis l’installation de l’usine de recyclage : ”Notre cadre de vie et même les champs environnants présentent un visage avenant grâce au ramassage systématique des déchets plastiques par les enfants qui les vendent sur le site”.

Ce sentiment de satisfaction est partagé par Zalika Boureïma, une conseillère communale à Niamey, pour qui ”ce recyclage des déchets plastiques en pavés apparaît comme une bouffée d’oxygène pour les autorités communales qui ont désormais un moyen pour s’en débarrasser”.

”Le ramassage des déchets plastiques est fait par des enfants désœuvrés dans les quartiers et en brousse moyennant une rémunération de 400 FCFA (environ 74 cents US) par sac de 50 kilogrammes de plastiques collectés”, déclare Hamidou, précisant que cette politique vise également à la lutte contre la pauvreté en milieu urbain.

Selon Mahazou, une stratégie nationale et opérationnelle sur la gestion des déchets plastiques est actuellement en phase d’élaboration par le ministère de l’Hydraulique, de l’Environnement et de la Lutte contre la Désertification, avec le soutien de certains donateurs.

Cette stratégie vise à mettre fin aux dégâts causés par le plastique sur l’environnement. ”Elle sera financée par le gouvernement et certains donateurs intéressés par la question, notamment l’Union européenne, les coopérations allemande, canadienne et italienne, affirme Mahazou. Il ajoute que ce projet bénéficie déjà du soutien gouvernemental à travers la direction nationale de l’environnement, qui assiste et conseille ses promoteurs.

”Au Niger, l’emballage plastique est fortement utilisé dans le commerce en raison de son faible coût et de sa praticabilité”, explique Mahazou, estimant que seule une sensibilisation soutenue des populations sur ses dangers peut mettre fin à son utilisation.

Selon le commandant Ibrahim Yacouba interrogé par IPS dans un bureau des douanes à Niamey, ”entre janvier et décembre 2005, plus de 5,215 millions de kilogrammes de sacs, sachets, pochettes, cornets et autres matières plastiques sont entrés dans notre pays par le cordon douanier”.

”Mais ce chiffre est loin de refléter la réalité, à cause notamment des quantités importantes de plastiques qui échappent au contrôle douanier et entrent par la fraude”, ajoute-t-il. (FIN/2006)



7 Countries Considering Abandoning the US Dollar

8 11 2007

repris de currency trading:

 

By Jessica Hupp

November 6th, 2007

It’s no secret that the dollar is on a downward spiral. Its value is dropping, and the Fed isn’t doing a whole lot to change that. As a result, a number of countries are considering a shift away from the dollar to preserve their assets. These are seven of the countries currently considering a move from the dollar, and how they’ll have an effect on its value and the US economy.

  1. Saudi Arabia: The Telegraph reports that for the first time, Saudi Arabia has refused to cut interest rates along with the US Federal Reserve. This is seen as a signal that a break from the dollar currency peg is imminent. The kingdom is taking “appropriate measures” to protect itself from letting the dollar cause problems for their own economy. They’re concerned about the threat of inflation and don’t want to deal with “recessionary conditions” in the US. Hans Redeker of BNP Paribas believes this creates a “very dangerous situation for the dollar,” as Saudi Arabia alone has management of $800 billion. Experts fear that a break from the dollar in Saudi Arabia could set off a “stampede” from the dollar in the Middle East, a region that manages $3,500 billion.
  2. South Korea: In 2005, Korea announced its intention to shift its investments to currencies of countries other than the US. Although they’re simply making plans to diversify for the future, that doesn’t mean a large dollar drop isn’t in the works. There are whispers that the Bank of Korea is planning on selling $1 billion US bonds in the near future, after a $100 million sale this past August.
  3. China: After already dropping the dollar peg in 2005, China has more trouble up its sleeve. Currently, China is threatening a “nuclear option” of huge dollar liquidation in response to possible trade sanctions intended to force a yuan revaluation. Although China “doesn’t want any undesirable phenomenon in the global financial order,” their large sum of US dollars does serve as a “bargaining chip.” As we’ve noted in the past, China has the power to take the wind out of the dollar.
  4. Venezuela: Venezuela holds little loyalty to the dollar. In fact, they’ve shown overt disapproval, choosing to establish barter deals for oil. These barter deals, established under Hugo Chavez, allow Venezuela to trade oil with 12 Latin American countries and Cuba without using the dollar, shorting the US its usual subsidy. Chavez is not shy about this decision, and has publicly encouraged others to adopt similar arrangements. In 2000, Chavez recommended to OPEC that they “take advantage of high-tech electronic barter and bi-lateral exchanges of its oil with its developing country customers,” or in other words, stop using the dollar, or even the euro, for oil transactions. In September, Chavez instructed Venezuela’s state oil company Petroleos de Venezuela SA to change its dollar investments to euros and other currencies in order to mitigate risk.
  5. Sudan: Sudan is, once again, planning to convert its dollar holdings to the euro and other currencies. Additionally, they’ve recommended to commercial banks, government departments, and private businesses to do the same. In 1997, the Central Bank of Sudan made a similar recommendation in reaction to US sactions from former President Clinton, but the implementation failed. This time around, 31 Sudanese companies have become subject to sanctions, preventing them from doing trade or financial transactions with the US. Officially, the sanctions are reported to have little effect, but there are indications that the economy is suffering due to these restrictions. A decision to move Sudan away from the dollar is intended to allow the country to work around these sanctions as well as any implemented in the future. However, a Khartoum committee recently concluded that proposals for a reduced dependence on the dollar are “not feasible.” Regardless, it is clear that Sudan’s intent is to attempt a break from the dollar in the future.
  6. Iran: Iran is perhaps the most likely candidate for an imminent abandonment of the dollar. Recently, Iran requested that its shipments to Japan be traded for yen instead of dollars. Further, Iran has plans in the works to create an open commodity exchange called the Iran Oil Bourse. This exchange would make it possible to trade oil and gas in non-dollar currencies, the euro in particular. Athough the oil bourse has missed at least three of its announced opening dates, it serves to make clear Iran’s intentions for the dollar. As of October 2007, Iran receives non-dollar currencies for 85% of its oil exports, and has plans to move the remaining 15% to currencies like the United Arab Emirates dirham.
  7. Russia: Iran is not alone in its desire to establish an alternative to trading oil and other commodities in dollars. In 2006, Russian President Vladmir Putin expressed interest in establishing a Russian stock exchange which would allow “oil, gas, and other goods to be paid for in Roubles.” Russia’s intentions are no secret–in the past, they’ve made it clear that they’re wary of holding too many dollar reserves. In 2004, Russian central bank First Deputy Chairmain Alexei Ulyukayev remarked, “Most of our reserves are in dollars, and that’s a cause for concern.” He went on to explain that, after considering the dollar’s rate against the euro, Russia is “discussing the possibility of changing the reserve structure.” Then in 2005, Russia put an end to its dollar peg, opting instead to move towards a euro alignment. They’ve discussed pricing oil in euros, a move that could provide a large shift away from the dollar and towards the euro, as Russia is the world’s second-largest oil exporter.

What does this all mean?

Countries are growing weary of losing money on the falling dollar. Many of them want to protect their financial interests, and a number of them want to end the US oversight that comes with using the dollar. Although it’s not clear how many of these countries will actually follow through on an abandonment of the dollar, it is clear that its status as a world currency is in trouble.

Obviously, an abandonment of the dollar is bad news for the currency. Simply put, as demand lessens, its value drops. Additionally, the revenue generated from the use of the dollar will be sorely missed if it’s lost. The dollar’s status as a cheaply-produced US export is a vital part of our economy. Losing this status could rock the financial lives of both Americans and the worldwide economy.




Catégories

Archives

Syndication


RSS2 Feed
Le feed du Blogue


RSS2 Feed
Le feed des commentaires

Communauté



Mohawk Nation News - Daily News from the Mohawk Nation CentPapiers - média citoyen
TopBlogues profile
Blogue Parade - L'annuaire des blogues francophones - BlogueParade.com
Les-Blogs.info
Add to Technorati Favorites
iopBlogs.com, The World's Blog Aggregator
Listed in LS Blogs
Netpolitique, le site des phénomènes politiques sur Internet et par Internet
annuaire blogcreer blog gratuit
Politics Blogs - Blog Flare
Politics blogs
Top Blogs
Politics Blogs
Blog Catalog Blog Directory
Politics blogs
Conspirateur GCG
BlogRankers.com

Sonde de mesure
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!
meilleur site politique annuaire
pour comprendre le monde Politics Blogs - Blog Top Sites BlogoMetrie 2.0

Zone pur tester des widgets