J’aimerais vous présenter ici un excellent billet de Tetoine que je recopie intégralement ici-bas:

Il semblerait que le dégel de Jean Charest coûtera plus cher aux contribuables québécois que le maintien du gel des frais de scolarité.

Sans même contribuer d’avantage au financement des universités.

On n’arrête pas le progrès.

Mais comment est-ce possible ?

Si on dégel, les étudiants paient plus, donc on a plus d’argent pour les universités, non?

Non.

Le bât blesse parce que le discours du “dégel avec maintien de l’accessibilité aux études” commande l’implantation de mesures palliatives afin de soutenir les parents et les étudiants qui devront débourser plus.

La cohérence du dégel se corse au moment où l’on réalise que les mesures palliatives qui permettent de “justifier” le dégel coûtent plus cher que le simple gel des frais de scolarité!

Jetez un petit coup d’oeil à ce tableau, il représente les revenus générés par le dégel des frais de scolarité après soustraction des coûts reliés aux mesures palliatives. (Aide financièrce aux études, régime d’épargne et autres mesures fiscale).

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Source: Dépliant de la CADEUL, à partir de données du budget québécois.

Revenu vous dites ? Non !

Le dégel coûtera 97 millions de dollars aux contribuables québécois !

Le gouvernement actuel est tellement aveuglé par la “nécessité” d’augmenter la contribution des étudiants qu’il ne réalise pas que cette mesure est contre-productive, tant du point de vue social que du point de vue économique ! (on pourrait ne pas distinguer ces ceux points de vue mais ça c’est un autre débat)

Le gouvernement instaure une mesure qui demande plus de programme, plus de gestion, qui coûte plus cher que la situation actuelle et qui, en plus, ne s’attaque aucunement au fond du problème; Le sous-financement des universités !

Aye la droite, vous ne trouvez pas que notre “gros État omnipotent” fait une belle gaffe en s’embourbant dans des programmes qui ne changent rien à la réalité mais qui nous coûtent plus cher ?