Sarkozy, prostitué du MEDEF, à genouxNotre bon ami Sarkozy, proche de Suez et ayant reçu l’appuie et des faveurs du milieu des affaires, doit maintenent repayer ses bienfaiteurs (avec les biens de l’État bien sûr). Voici deux articles révélateurs de Betapolitique:

Dépénalisation du droit des affaires : la politique du deux poids, deux mesures

A l’occasion d’un déplacement au tribunal de commerce de Paris le 6 septembre, Nicolas Sarkozy a confirmé son souhait d’en finir avec une « pénalisation à outrance » du droit des affaires.

Faisant preuve d’une mansuétude inhabituelle, il indique que les poursuites pénales seront interdites lorsque des sanctions financières auront déjà été prises par une juridiction administrative ou civile à l’encontre d’un dirigeant d’entreprise indélicat. Il a également évoqué un racourcissement du délai de prescription du délit d’abus de biens sociaux.

Ces dernières années, la lutte contre la corruption a marqué le pas, ne bénéficiant pas de la même attention que la délinquance de rue de la part des responsables politiques.

Alors que les condamnations pénales pour les infractions économiques et financières ne représentent que moins de 1% de l’ensemble, le Président de la République choisit d’envoyer un signal de connivence à ceux des dirigeants qui s’y livrent. Il omet également de préciser que dans nombre de domaines, il existe un régime de double sanction : un fonctionnaire commettant un délit dans l’exercice de ses fonctions se verra ainsi passible de poursuites pénales et disciplinaires, de même qu’un adolescent en cas de délit dans l’enceinte de son établissement scolaire.

Le Syndicat de la magistrature s’oppose avec force aux pistes dégagées par Nicolas Sarkozy qui, un mois après l’entrée en vigueur de la loi instaurant des « peines-planchers », ne craint pas d’assumer une vision de la Justice qui rompt avec le principe républicain d’égalité devant la loi. Désormais très compréhensif avec les « patrons-voyous », le Président de la République se range ostensiblement dans ce domaine aux côtés des délinquants contre les victimes (salariés, actionnaires, contribuables).

Les reniements de Nicolas Sarkozy (suite) : la privatisation de GDF

| 2 septembre 2007 | Raphaël Anglade–>

L’Elysée a donc tranché : il y aura bien privatisation de GDF.

Les hésitations des derniers mois ne portaient pas tellement sur le principe de cette fusion (qui, rappelons-le, va conduire à la privatisation de GDF), mais sur les modalités. Les actions de Suez, en effet, on pris beaucoup de valeur depuis la brillante idée de Dominique de Villepin, et cette fusion aurait placé l’Etat, actionnaire de GDF, dans une position très minoritaire dans le nouvel ensemble, en dessous de la minorité de blocage. Le solution trouvée est très simple, les activités « environnement » de Suez (on appelle « environnement » le traitement des déchets et des eaux usées, et parfois le financement occulte des partis politiques), vont être détachées de l’ensemble Suez en gardant les mêmes actionnaires. les activités « énergie » vont fusionner avec GDF.

Cette solution, avait été imaginée par Dominique de Villepin pour « sauver » Suez, victime d’une tentative d’OPA probablement suscitée par l’inénarrable Alain Minc, qui décidément n’en rate pas une (à ce propos, on vous conseille à nouveau l’ouvrage de Laurent Mauduit, Petits conseils).

Nicolas Sarkozy l’avait mollement soutenue, se souvenant que, Ministre de l’Economie et des Finances, il avait défendu l’ouverture du capital d’EDF en rassurant les syndicats de GDF avec des arguments disons… tranchants. Qu’on en juge…


Sarkozy gdf
envoyé par petitnico2007Mettre ainsi Sarkozy en porte à faux avait sans doute contribué à rendre ce montage sympathique aux yeux de Dominique de Villepin, cela va sans dire.

Pendant la campagne présidentielle, le candidat Sarkozy avait gardé un silence prudent sur cette opération qui a de nombreux inconvénients stratégiques pour la politique industrielle de la France : empêcher la « refusion » d’EDF et de GDF, abandonner le contrôle par l’Etat de GDF à un moment où tous les pays du monde durcissent leur lutte pour l’indépendance énergétique et ou le pétrole va venir à se raréfier…

Ségolène Royal, comme le Parti socialiste, penchait pour une fusion GDF EDF, passant par une renationalisation d’EDF, qui aurait pu se financer par un montage de LBO (traduction : sans dépense de l’Etat) et aurait doté de pays d’un puissant outil d’indépendance énergétique.

De nombreux observateurs, y compris à Betapolitique, pensaient que le montage serait abandonné.

Il n’en sera donc rien. Pour l’ancien avocat d’affaires, la tentation du meccano industriel et des jolis coups avec son ami Mestrallet est trop forte. Il y aura donc reniement.

La vidéo de 2004, dans ce contexte, est éloquente. Elle condense une bonne part de la méthode Sarkozy. Le mensonge le plus fort, clamé avec la conviction la plus entière, et un soupçon de violence, ça passe, ça passe toujours.