Texte repris du blogue Solidarité Ouvrière

Les restes de 820 victimes présumées de la première grande protestation ouvrière de l’histoire du Chili ont été exhumés hier. La “grève du sel” – comme elle est connue – est arrivée à paralyser la majorité des 102 gisements de sel du nord du pays qui au début du siècle dernier était la principale source de richesse du pays. Selon les organisations ouvrières d’alors, le massacre, ordonné par l’ex-président Pierre Montt, aurait coûté la vie de près de 3600 travailleurs, leurs femmes et leurs enfants. En décembre, cent ans se seront écoulés de ce qui fut la naissance du syndicalisme chilien.

Afin de reconstruire l’histoire et afin de déterminer avec exactitude la quantité de victimes, une équipe d’experts a commencé il y a trois semaines à exhumer des restes d’une cour du Service de Médecine Légale d’Iquique, près de deux mille kilomètres au nord de Santiago. Non seulement il n’existe pas de chiffre officiel des morts, mais les versions diffèrent énormément. Les journaux et le gouvernement de l’époque ont toujours soutenu qu’ils n’ont pas dépassé les 130, cependant, les syndicats ont parlé de milliers.

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