The image “http://www.birmanie.net/images/pasdimpunite.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.La junte militaire qui gouverne le Myanmar doit être le régime le plus sanguinaire sur la planète à l’heure actuelle. Ce régime est financé par le tourism mais surtout par la gentille pétrolière française Total (Total-Fina-Elf).

Voici quelques vidéos sur le régime:

The image “http://www.birmanie.net/birma/images/char.gif” cannot be displayed, because it contains errors.Voici un article de Solidaires sur le sujet:Les peuples birmans vivent depuis plus de vingt ans sous le joug d’une dictature militaire. A la fin des années 80, la junte est contrainte d’organiser des élections qu’elle pense pouvoir remporter. Les urnes donnent 80% des suffrages à l’opposition. La junte refuse le résultat démocratique et lance une féroce répression des militants de l’opposition démocratique, emprisonnés par milliers. La plus connue d’entre eux, Aung San Suu Kyi, est devenue entre temps Prix Nobel de la Paix.
C’est dans ce contexte qu’au début des années 90 commence l’exploitation d’un
gisement de gaz dans le golfe de du Martaban. La compagnie d’Etat MOGE s’associe
avec Total pour exploiter ce gisement et construire un pipeline qui doit acheminer
le gaz en Thaïlande, principal client. La construction du pipeline s’effectue
sous protection de l’armée qui déplace de force des villages et des populations
entières, emploie des travailleurs forcés pour débroussailler. Une série de violations
de droits de l’Homme que Total ne pouvait ignorer, auxquelles s’ajoutent les exactions des soudards de l’armée birmane, exécutions, viols …
Cette situation inacceptable est dénoncée depuis plusieurs années par les associations de défense des Droits de l’Homme. C’est l’opposition birmane elle-même qui réclame le départ de Total de Birmanie, car c’est cette présence qui offre à la junte ses principales ressources fiscales, qui lui a permis de doubler la taille de son armée.
Cette dénonciation n’est pas sans affecter Total. La multinationale a déployé des
efforts considérables pour tenter de redorer son image de marque : un site Internet
entier consacré à justifier sa présence en Birmanie, l’achat des services de Bernard
Kouchner qui a commis un rapport visant à dédouaner Total…
En réalité, les « investissements » humanitaires de Total profitent bien plus aux soldats
et à leurs familles qu’aux populations locales.
La Campagne « Total pollue la démocratie, stoppons le totalitarisme » est relancée
en France par un collectif constitué de la Ligue et de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH et LDH), France Libertés, Agir Ici, Info Birmanie, auxquels s’est associé SUD Chimie. Des initiatives seront proposées dans les semaines à venir.
L’objectif : obtenir le retrait de Total de Birmanie Pour Sud Chimie, la lutte quotidienne pour défendre les intérêts des salariés ne peut ignorer les conditions dans lesquelles les trusts multinationaux accumulent leurs profits. Nous regrettons que les autres syndicats existant dans le groupe Total n’aient pas osé s’associer
à cette campagne. A travers la mise en évidence de la responsabilité de Total en Birmanie, nous considérons que c’est l’ensemble des pratiques des compagnies pétrolières en Afrique et en Amérique Latine qui sont ainsi dénoncées : soutien à des régimes dictatoriaux et corrompus, violente répression antisyndicale comme en Colombie, pollutions ou risque de pollution autorisation de mise en exploitation des réserves d’Alaska… Au-delà, ce sont les pratiques des multinationales à travers le Monde qui sont montrées du doigt : exploitation des enfants, droits de l’homme bafoués, conditions de travail inhumaines, destruction de l’environnement… Plus que jamais, un autre Monde est possible et nécessaire. Un autre Monde dans lequel l’Homme ne sera plus asservi par la puissance économique, mais dans lequel au contraire l’économie sera mise au service du bienêtre et de l’épanouissement de tous et toutes, de chacun et chacune.

Pour en savoir plus …
Sud Chimie Pharma (Solidaires dans la Chimie) : 06 83 16 58 26
Sur Total en Birmanie : www.fidh.org
Sur les pratiques des multinationales : www. forumcitoyenpourlarse.org
Et voici un livre parlant de la situation:

Birmanie TOTALitaire - Cliquez pour voir la couv en grand
La dictature instaurée en Birmanie par le général Ne Win en 1962 est l’une des plus criminelles du monde. La France travaille pourtant avec la Birmanie. Total, impliquée dans l’exploitation du travail forcé des paysans birmans aussi bien que dans le blanchiment d’argent depuis 1994, est le principal soutien du régime. C’est avec Total que l’État birman, premier producteur mondial d’héroïne, qui n’hésite pas à recourir au viol massif des droits de l’homme pour réprimer l’opposition, trouve sa plus importante source de devises légales.
Ce livre est une plongée au pays de l’horreur – une horreur contemporaine.

Qu’est-ce qu’une dictature aujourd’hui ? Le texte d’Alan Clements décrit
l’horreur à l’état brut.
Ce petit livre au vitriol dénonce aussi la politique de la France en
Birmanie. Dictature terrifiante, le régime birman se fonde sur l’exploitation
à grande échelle du marché de l’héroïne.
Les généraux de Rangoon se sont mis au ban des nations en réprimant
sauvagement le soulèvement populaire de 1988, puis en ne
reconnaissant pas les résultats des élections de 1990 et en assignant à
résidence le leader de l’opposition, prix Nobel de la Paix, Aung San Suu
Kyi.
C’est dans ce contexte que la diplomatie française s’est portée à leur
secours. Total est devenu le premier investisseur étranger en Birmanie.
L’industrie du tourisme français a de même été encouragée aux pays des
mille pagodes.
Ainsi les dictateurs narco-trafiquants se sont vus offrir des sources de
devises qui leur permettent de blanchir l’argent de la drogue, leur
principale source de financement.
Dénoncé récemment par le gouvernement belge, Total, compromis
également dans l’exploitation du travail forcé, bénéficie toujours du
soutien inconditionnel du gouvernement français, malgré le rapport
accusateur de la mission d’information parlementaire sur les activités
petrolières, en 1999.
C’est ce scandale majeur de la République qui est ici mis en lumière.

« La Birmanie et son régime actuel, une narcojunte à l’état brut, exercent
depuis leur avènement, 1988, sur certains secteurs politiques,
économiques et affairistes français une véritable fascination. Cet
engouement pour un régime que toutes les démocraties s’accordent à
trouver infréquentable est, depuis une dizaine d’années, encouragé en
haut lieu, du Quai d’Orsay au […] Medef, en passant par l’Élysée, où le
président Chirac s’est lui-même fait publiquement le chantre de
l’investissement du pétrolier Total en Birmanie . »
Francis Christophe

Pour en savoir plus, visitez ce site Internet.