http://www.harvardmagazine.com/lib/05ma/images/09_002.jpgDans un billet précédent on mentionnait qu’un certain Rautebach mis à la tête de la compagnie minière d’État du Congo-K, Gécamines, sous Kabila-père fut récemment expulsé du Congo. Mais rassurez-vous, avec l’aide de la compagnie conseil française en ingénierie Sofreco le pillage peut continuer. En effet Sofreco, en bon néo-colonisateur, souhaite ignorer cavalièrement les directives de Kinshasa. Sur son site Internet, Sofreco mentionne qu’elle travaille surtout pour la Banque Mondiale/FMI et autres telles agences. Il me semble que Sofreco est exactement le type d’entreprise pilleuse que décrit John Perkins dans son livre «Confessions of an economic hitman». Le hic pour Sofreco est que Paul Fortin, qu’elle a engagé et nommé pour s’occupé du dossier de Gécamine ne suis plus trop ses ordre et agit parfois de façon contraire aux l’intérêts coloniaux occidentaux comme quand il a conclu un accord avec une compagnie chinoise…

Voici un article traitant de la Gécamine en général: http://www.interet-general.info/article.php3?id_article=7506

Voici un article parlant de la situation :

  CONGO-K
  Contrat Sofreco : Fortin est toujours à bord
 
   
 
Un mois après la reconduction du contrat de Sofreco, le « malentendu » persiste entre le cabinet français mandaté pour relancer l’activité de la Gécamines (GCM) et l’organisme gouvernemental Copirep (Comité pour le pilotage de la réforme des entreprises publiques). L’accord qui lie la société française au Copirep arrivait à terme le 17 août. Il a été renouvelé pour douze mois, aux mêmes conditions, le 20 juillet en conseil des ministres. Sauf que Sofreco a fait clairement savoir qu’il n’était pas prêt à poursuivre sa mission si Paul Fortin, avocat canadien nommé par le cabinet en tant qu’administrateur directeur général (ADG) de la GCM, restait en place. Or c’est le cas. Celui-ci s’est en effet « émancipé » de la tutelle du cabinet qui lui reproche d’avoir pris des décisions allant à l’encontre de ses directives, en particulier la signature de l’accord de partenariat avec la société United Resources AG de Rebecca Gaskin Gain pour le projet Kipushi, le règlement de la dette Euler-Hermes-Krupp de la GCM avec une décote insuffisante et non négociée dans le cadre d’un accord global de remboursement, la reconduite, sans renégociation, de certains contrats de sous-traitance de la GCM (avec Somika), etc.Fortin, qui dispose de solides soutiens au sein du Copirep, a été limogé par Sofreco le 28 février mais a été « réembauché » quelque temps plus tard par le cabinet sous la pression des autorités. Pour se maintenir en place, Fortin met en avant le fait qu’il a été nommé par « décret présidentiel » (loi nº78002) et que par conséquent seul un autre décret du chef de l’Etat peut le démettre de ses fonctions. Aux dernières nouvelles, l’ADG continue à agir en « électron libre » en dépit du fait que Sofreco ne reconnaît plus sa signature depuis le 7 février. Fin juillet, il se trouvait en Suisse où il a entamé des négociations avec plusieurs banques. En 2006, Fortin avait finalisé un accord d’octroi d’un prêt de 60 millions $ avec le chinois Covec (en échange d’un partenariat sur le projet Luisha), toujours sans prévenir Sofreco. Le cabinet français devait rencontrer le président Kabila le 5 août pour tenter de régler le dossier. Le décès, le 1er août en Afrique du Sud, du conseiller spécial du chef de l’Etat en matière de sécurité, Samba Kaputo, et la journée de deuil national lors de son enterrement le 6 août à Kinshasa, ont toutefois repoussé la rencontre Kabila/Sofreco à septembre. Paul Fortin demeurait injoignable au moment de la rédaction de cet article (voir aussi notre alerte web du 23/07/07).