Richard Desjardins, Vice-président de l’Action boréale

Édition du lundi 20 août 2007

Mots clés : diversité culturelle, Abitibi, accommodements raisonnables, Élection, Religion, Québec (province)

La dernière année politique a laissé l’impression d’un Québec divisé, voire d’une société dressée contre elle-même. Le Québec serait-il à ce point morcelé? Le débat sur les accommodements raisonnables a accéléré certains grands questionnements, favorisant au passage des querelles tout émotives et dénuées de rationalité. Le Devoir a posé la question à diverses personnalités venues de différentes régions du Québec. Sommes-nous déchirés à ce point? Voici le neuvième d’une série de dix textes.

(photo: Enfants de Kitcisakik )

La question, depuis les élections, est-elle de savoir si le Québec est divisé? Vu de l’Abitibi, la question ne se pose pas vraiment. Pour sentir cette division, il faut tout d’abord qu’il y ait eu une sorte d’adhésion. Et elle n’a pas encore eu lieu.

La route qui relie la région à la vallée du Saint-Laurent date de 1939. Autrement dit, hier. Et déjà, ce territoire abritait trois mondes intégralement divisés: celui des Algonquins, réduit à l’errance. Celui des mines, cosmopolite, dirigé depuis Toronto et exclusif aux villes de Val-d’Or et de Rouyn-Noranda. Celui de l’agroforestier, peuplé d’esclaves catholiques blancs abrutis par la misère noire.

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