Sarkozy ce néo-colonisateur de l’Afrique

19 08 2007

Sarko-croisièreDans un billet précédent nous avons briévement parlé des liens qui unissent Sarkozy au groupe Bolloré.

Plusieurs ont été sidérés du discours de colonisateur tenu par Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier. Mais c’est qu’il était d’une honnêté désamparante ce Sarkozy car, non seulement a-t-il une mentalité de colonisateur raciste, mais il fait parti, dans la plus concrète réalité, de cette clique de néo-colonisateurs-pilleurs de ce continent regorgeant de richesses. En effet, ce groupe Bolloré, auxquel Sarkozy est très intîmement lié, est implanté dans presque tout le continent en faire l’exploitation, que ce soit dans ses activités industrielles (cigarettes et pellicules de plastique) dans ses monopoles de transports (terrestre et marin) et de logistiques ou dans ses activités de plantations et d’exploitation forestière. Bolloré se distingue entre autre par son indeffectible appui aux dictateurs tels le Congolais Sassou Nguesso (toujours “président”) et le Tchadien Idriss Déby (dont le fils a été assassiné le mois dernier en France). Alors que même Elf (voir billet précédant) ne daignait pas appuyer ces dictateurs sanguinaires, Bolloré les approvisionnait en armes et en mercénaires afin de mater l’opposition civile à ces dictateurs. Bolloré profite grandement de son monopole du commerce avec ces dictateurs: le groupe peut se permettre d’exiger des frais ruineux à ces pays. Grâce à son exploitation forestière effrênée, irrespectueuse de l’environnement et semi-légale au Cameroun, Bolloré est un des plus grand contributeur à la désertification dangereusement accélérée du Cameroun. Bolloré est le deuxième plus gros exploitant forestier au Cameroun avec 10% de la supérficie en exploitation; Rougier, le premier exploitant forestier au Cameroun, est une firme française proche de Raffarin.

Avec Sarkozy comme président de la France, on est en droit de s’attendre à un plus grand appui de l’État français à la néo-colonisation de l’Afrique par Bolloré.

source: http://www.survie-france.org/article.php3?id_article=170

Finissons le tout en musique avec une petite chanson bien à propos:

 


Tryo - Pompafric (Live)



Nouvelle constitution en Thaïlande commenditée par le FMI?

19 08 2007

Les Thaïlandais(es) votent aujourd’hui sur une nouvelle constitution proposée par la junte militaire qui a renversé Thaksin Shinawatra dans un coup d’État le 19 séptembre 2006. La nouvelle constitution renforcerait le rôle et le pouvoir des militaires, des juges et des fonctionnaire et diminurait le pouvoir de l’exécutif. Le nombre de député élus aux proportionelles (ces sièges étaient facilement gagnés par Thaksin) serait réduit. Le sénat serait de 200 à 150 sièges et la moitié de ceux-ci ne seraient plus élus mais nommés par des juges et des fonctionnaires. Si les Thaïlandais(es) approuvent la nouvelle constitution, elles et ils seront récompensé(e)s par de nouvelles élections.

 

Quels sont les évennements qui ont mené à cette situation? Récapitulons en vitesse.

 

Suite à la crise financière asiatique de 1997 (sur laquelle on devra revenir dans un article subséquent) le Fond monétaire intérnational (FMI) gouverna la Thaïlande en maître incontesté. Les politique implémentées fûrent comme d’habitude la privatisation (vente à rabais) des sociétés d’États, la diminutions des dépenses de l’État (en santé et en éducation surtout) pour faire de l’argent rapidement à court terms afin de repayer au plus vite les créditeurs du pays (dont les investissements étaient menacés par la crise), en plus de la dérèglementation de l’investissement étrangé en Thaïlande (pour permettre à ces mêmes créditeurs d’acheter les compagnies nouvellement privatisées et d’investire et dévestire à leur guise en Thaïlande). Notons que le gouvernement de Chavalit, au pouvoir au début de la crise, refusait les réformes déstructrice du FMI. Le FMI fît alors pression pour un changement de gouvernement qui sourvint 3 mois plus tard avec la démission de Chavalit. Le nouveau gouvernement de Chuan laissa libre cours au FMI.

 

Les réformes du FMI ayant gravement empiré la situation économique des Thaïlandais(es) et ayant facilité la vente d’une grande partie des entreprises Thaïlandaises (dont 56 banques [2]) à des intérêts étrangés pavèrent la voie à l’élection de Thaksin avec sa plateforme anti-FMI aux élections de 2001.

 

Ce que Thaksin fît pour plaire aux Thaïlandais(es) (par tous, mais surtout aux pauvres ruraux)[3]:

 

  • Renverser les poliques du FMI
  • Inicier des programmes de micro-crédit auto-gérés dans les régions rurales
  • Développement des infrastructures des villages ruraux avec de la main d’oeuvre locale
  • L’iniciative «un village, un produit» pour developper une industrie par village
  • Repayer l’emprunt au FMI deux ans à l’avance et refuser de recevoir plus «d’aide» [3, 4]
  • Instaurer un système universel de santé payé par l’État à 30 bahts (environs 1 dollar) par visite.

Ces politiques ont eu pour effet:

 

  • D’augmenter le PIB de 4,9 billions (1000 milliards) de bahts à 7,1 billions de bahts.
  • Augmenter de 40% le salaire des gens dans le nord-est (partie la plus pauvre du pays) entre 2000 et 2004
  • Diminuer le taux de pauvreté de la Thaïlande de 21,3% à 11,3% entre 2000 et 2004 (soit d’environs la moitié!)
  • Permettre à la bourse de Bangkok mieux performer que les autres bourses de la région
  • D’éliminer le déficite budgetaire et d’avoir de grands surplus budgétaires à partir de 2004.
  • Diminuer la dette du gouvernement de 57% du PIB en 2001 à 41% en sept. 2006
  • De doubler les réserves de devises étrangères du pays entre 2001 et 2006

Une la junte militaire arrivée au pouvoir en septembre 2006, qui place-t-elle dans les deux postes les plus importants pour ce qui est des décision financières et monétaires du pays?

 

Ministre des finance: Chalongphob Sussangkarn.

 

Chalongphob travailla à la Banque Mondiale (BM) de 1979 à 1984. En 1998, alors que la crise financière faisait encore des ravages, Chalongphop, alors président de l’Institut de research en développement de Thaïlande, tint ces propos[6]: «[…] la meilleure stratégie pour la Thaïlande est d’essayer de suivre strictement les conditions du FMI. Il revient aux organisations intérnationales et des pays aillant une forte influence auprès du FMI de débattre des solutions appropriées à la présente crise et d’apporter des changements s’il se dégageait un concensus.»

 

Gouverneure de la Banque centrale de Thaïlande: Tarisa Watanagase.

 

Tarisa fût économiste au FMI de 1988 à 1990.

 

Je ne serais donc pas surpris si le FMI aurait favorisé la tenue du coup d’État par la junte militaire.

sources:

 

 

  1. http://www.hinduonnet.com/fline/fl2320/stories/20061020001805500.htm
  2. http://www.twnside.org.sg/title/takeover.htm
  3. http://en.wikipedia.org/wiki/Thaksin
  4. http://yaleglobal.yale.edu/display.article?id=3502
  5. http://en.wikipedia.org/wiki/Chalongphob_Sussangkarn
  6. Chalongphob Sussangkarn, «Thailand’s Debt Crisis and Economic Outlook»

 

 

 



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19 08 2007

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