gates bush.jpgDans les années ’80, Robert Gates, récemment appointé comme Secrétaire à la défense par G.W. Bush suite à la démission de Rumsfeld, travaillait pour la CIA. En particulier, en 1985, il était vice directeur à l’intelligence de la CIA et soi-disant expert du Proche-Orient. À ce titre, c’est lui qui supervisait les actions de la CIA qui ont mener à l’attentat à la voiture piégée de Bir el-Abed au Liban le 8 mars 1985. Cet attentat qui tua 80 personnes et en blessa 200, commandé par la CIA, sous-traité aux phalangistes et payé par un milliardaire saoudien visait Muhammad Husain Fadlallah qui s’en sorti indemne.

Mais, peut-être plus surprenant encore, sont les manipulations délibérées de Gates pour que l’URSS entre en guerre avec l’Afghanistan. En 1978, Daoud, premier-ministre de l’Afghanistan appuyé par Moscou, veut emprisonner les dirigent(e)s du parti communiste Afghan dont il se méfie mais manque sont coup et se fait renversé dans un coup d’état qui port au pouvoir les communistes. Aussi tôt, la CIA et le Pakistan ouvre des camps d’entrainements « jihadistes » afin de préparer le renversement du régime communiste de Kaboul. En avril 1979 ces radicaux armés et entrainés par la CIA et les services secrets pakistanais traverse la frontière. Les batailles qui s’en suivent provoque un bain de sang dans les deux camps. À ce moment, Moscou se refuse toute intervention, et le fait savoir à la CIA par ces conversation non-sécurisée avec le gouvernement Afghan. Mais le président des ÉU de l’époque, Carter, son secrétaire d’État, Brzezinski, et Gates continuent les manipulations pour forcer l’URSS à entrer en guerre: «donnons aux soviets leur Vietnam», de dire Brzezinski. En décembre 1979, c’était réussi, l’URSS intervient en Afghanistan pour porter assistance au gouvernement communiste.

source: The world that bob made (Asia Times)