Khartoum et le périle canadien

31 08 2007

Guerre au Soudan

Jeudi dernier, une dépêche de l’AFP, semble aporter du poid à la possibilité que le Canada (et l’Europe) essaie de renverser le gouvernement du Soudan. En effet, on pouvait y lire: «Un responsable du ministère soudanais des Affaires étrangères leur avait notamment reproché d’avoir eu des contacts avec l’opposition. Ils auraient cherché, selon lui, à faire des libérer des opposants arrêtés en juillet pour leur implication dans une tentative supposée de coup d’Etat.» Si le Canada et l’Europe essaient de libérer les opposants à Khartoum, il ne peut qu’y avoir deux raisons: soit ces opposants agissaient déjà pour le Canada et l’Europe dans quel cas les diplomates canado-européens essayaient de libérer leur agents, soit ils espère les recruter en échange de leur libération. Mais dans les deux cas cela demontre un intention de reverser Khartoum.

Par ailleurs, Paul Barker de CARE a aussi été renvoyé du Soudan par le gouvernement soudanais. Allez sur le site de CARE (http://www.care.org/about/contact_ci.asp?source=&channel= ) et regardez qui sont les membres du conseil d’administration, ce sont tous des dirigeant(e)s de grandes entreprises ou de banques), les donnateurs sont aussi majoritairement de grandes entreprises (Chevron et BAE Systems [le plus grand fabriquant d’armes britanique] entre autres) ce qui laisse planner des doute sur son indépendence. Sinon, un autre fait intéressent est que Paul Barker dans une mission antérieure est arrivé en Afghanistan 6 mois avant l’arrivé des Talibans au pouvoir et fut une des première personne à négocier avec les Talibans. En 1999, lors de la guerre entre l’Éthiopie et l’Érythrée il alla en Éthiopie et en 2001 il retourna en Afghanistan en même temps que l’armée étasunienne. Le 11 sept 2001 il était encore en Éthiopie et voici comment il relate sa journée: « we spent the rest of the day in stunned silence, watching on a neighbor’s TV as the drama unfolded. It was clearly a terrorist attack, and I knew that it would have massive repercussions for Afghanistan. » C’est assez bizarre car à moins qu’il ai pu deviner qu’Osama Ben Laden «irait se cacher dans des grottes en Afghanistan» il n’y avait aucun lien à faire entre le 11 sept. et l’Afghanistan!! Selon les médias, Paul Barker ne peut penser qu’à une seule raison expliquant son expulsion: un courriel aux employé(e)s de CARE détaillant les scénarios politiques possible à qui se dérouleront au Soudan. Voici ce qu’il dit: « The email I wrote almost a year ago in October [was] talking about the different scenarios that could unfold in Darfur and what the implications would be for our staff. « To me that’s a responsible thing to do in terms of ensuring the ongoing safety and well-being of our staff. The people in HAC [Humanitarian Aid Commission] chose to interpret that as political reporting and inappropriate for NGOs. ». Si c’était vraiment à cause du courriel qu’il est expulsé, je trouve ça louche qu’il n’ai pas été expulsé plus tôt. Il serait vraiment intéressant de pouvoir voir une copie de son courriel mais malheuresement je n’ai pas réussi à le trouver. Si quelqu’un réussi à le trouver pouvez-vous s.v.p me l’envoyer. Peut-être cela aidra à la compréhension de la situation.

Pour plus d’info voir les billets précédents sur ce sujet: 1 2 3

Addendum:

Paul Barker serait accusé d’espionnage par Khartoum.



Saad Hariri voudrait une autre guerre au Liban?!

31 08 2007

Selon le Réseau Voltaire,  le politicien miliardaire libanais (et saoudien) Saad Hariri (fils de l’ancien premier ministre assassiné Rafiq Hariri), aimerait bien de débarasser des son adversaire politique qu’est le Hezbollah même si cela veut dire une nouvelle guerre au Liban. En réunion avec Ehud Olmert et l’ambassadeur de l’Arabie Saoudite au Liban dans le sud de la France, Hariri et Olmert auraient concluent une entente selon laquelle Hariri se chargerais de l’assassinat du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, et ensuite Tsahal envahirait le Liban de nouveau pour en finir avec le Hezbollah.



La croix rouge aurait volé les victimes de Katrina.

31 08 2007

Selon des victimes de l’ouragan, la croix rouge aurait reçu 50 millions de dollars du Koweït pour venir en aide au victimes de Katrina mais aurait utilisé cet argent pour se construire de nouveaux bureaux à New York à la place.

source: Democracy Now!



Image du jour

31 08 2007

J’aimerais vous suggérer un excellent site internet qui permet d’identifier les differentes relations et liens (en 2004) entre les differentes corporations et organisations des États-Uni: http://www.theyrule.net/

Voici ce qu’on peut faire sur ce site, par exemple:

CFR

Cliquez pour agrandir.



Ottawa joue les durs au Soudan

30 08 2007

Depuis le dernier billet sur le sujet, y a du nouveau: «Ottawa a répliqué à la décision du Soudan d’expulser la chargée d’Affaires canadienne Nuala Lawlor, la semaine dernière. Dans un communiqué laconique, le ministère des Affaires étrangères a annoncé l’expulsion d’un diplomate soudanais, sans toutefois préciser son identité. […] En ce qui concerne le diplomate suédois, l’Union européenne a adressé des excuses au gouvernement soudanais, que celui-ci a acceptées. De ce fait, M. Degerfelt pourra poursuivre sa mission.» de dire Radio-Canada. C’est quand même abracadabrant non? L’UE admet avoir tort tandis que le Canada accuse le Soudan d’avoir tort. Sommes en face d’une stratégie de bon-cop bad-cop envers le Soudan pour lui extorquer son pétrole? Notons que Maxime Bernier, ministre des affaires étrangères est membre de l’institut économique de Montréal, institut financé par les Desmarais et qui plus est, la présidente du conseil d’administration de cet institut est Hélène Desmarais. La famille Desmarais est intimement liée à Total.

Pour en savoir un peu plus sur la façon dont Hélène Desmarais influence (ou essaie) d’influencer les politicien(ne)s et journalistes en fonction des intérêts des Desmarais jetez un coup d’oeil sur ce rare article potable du Journal de Montréal.



Image du jour

30 08 2007

Facsimile of an article which appeared in The New York Times dated September 23, 1914. Listed are major stockholders of the five New York City banks which purchased 40% of the 203, 053 shares of the Federal Reserve Bank of New York when the System was organized in 1914. They thus obtained control of that Federal Reserve Bank and have held it ever since. As of Tuesday, July 26, 1983, the top five surviving New York City banks have increased their ownership of the Federal Reserve Bank of New York to 53% of the shares.

Chart I reveals the linear connection between the Rothschilds and the Bank of England, and the London banking houses which ultimately control the Federal Reserve Banks through their stockholdings of bank stock and their subsidiary firms in New York. The two principal Rothschild representatives in New York, J.P. Morgan Co., and Kuhn, Loeb & Co. were the firms which set up the Jekyll Island Conference at which the Federal Reserve Act was drafted, who directed the subsequent successful campaign to have the plan enacted into law by Congress, and who purchased the controlling amounts of stock in the Federal Reserve Bank of New York in 1914. These firms had their principal officers appointed to the Federal Reserve Board of Governors and the Federal Advisory Council in 1914.

source: http://www.light1998.com/Rothschilds-Book/Secrets_of_the_Federal_Reserve.htm



Malheureusement pour Bolloré, les Togolais(es) ne sont pas aussi facile à corrompre que les Français(es)

29 08 2007

En 1996, Bolloré a acheté un magistrat français. Cela lui a permis de s’assurer la complaisence de la justice française lors de son effort pour se sécuriser le monopolie des transports maritimes en Afrique francophone. En 2006, Bolloré voulant seulement contrôler le port de Lomé qui menaçait son monopolie préalablement établi s’est surment dit que puisqu’elle pouvait corrompre la justice française, corrompre la justice togolaise devrait être du gâteau. Erreur! Après avoir essayé d’offrir 150 millions de francs CFA au juge Tiékoé, Président de la Cour Suprême, des résponsables de Bollorés fûrent mis en garde à vu par la justice togolaise pour corruption active de magistrat. En 2007, Bolloré mis le président français dans sa poche, peut-être cela compensera-t-il l’intégrité des Togolais(e)s, car après tout, la plus grande puissant militaire de l’Afrique est la France. Voici deux articles donnant plus de détails:

repris du Journal togolais TINGO TINGO:

« BOLLORE EN FLAGRANT DELIT DE PREDATION AU TOGO ? »

lundi 11 septembre 2006.

« Après avoir tenté de faire main basse sur les sociétés SE2M et SE3M Togo par la rouerie et le mensonge, puis par la corruption, Bolloré tente à présent un ultime coup de force, fermant la porte à toute conciliation avec Jacques Dupuydauby.

Depuis cinq ans, l’affaire Progosa, défrayant la chronique, illustre bien tristement les méthodes de Bolloré pour s’accaparer les marchés sur lesquels il évolue, au mépris de tout principe de saine concurrence et de compétition loyale. Ses armes ? La tromperie, la corruption et les coups de force.

Imposture, duperie et falsification

L’affaire SE2M Togo témoigne de la fourberie employée de façon récidiviste par Vincent Bolloré pour favoriser sa mainmise sur divers groupes et/ou sociétés dans lesquels il s’était pourtant formellement engagé à maintenir une participation limitée voire minoritaire.

Rappelons les faits : en 2001, une licence d’exploitation du Terminal à conteneurs du Port de Lomé est octroyée à la SE2M Togo du groupe Progosa Investment. Sous son impulsion, le trafic de conteneurs explose à Lomé, qui entre alors en concurrence directe avec le Port d’Abidjan, fief de Bolloré. Intolérable pour l’homme d’affaires, réputé aussi mégalo qu’ambitieux…

Voyant son hégémonie menacée, le groupe Bolloré (qui le reconnaît lui-même dans ses propres conclusions) prend le contrôle – de manière occulte, via une société de portage – de la société Progosa Investment, maison mère de PII Espagne, alors que celle dernière dispose d’une participation majoritaire dans le capital des sociétés SE2M Togo et SE3M Togo.

Une prise de contrôle faite en violation de l’engagement de Bolloré de ne pas dépasser une participation de 30% dans le capital desdites sociétés. Et sur laquelle il s’appuie pour attaquer Progosa en justice et réclamer la propriété des deux sociétés.

Un modus operandi qui trouve un étrange et bien sinistre écho dans l’« affaire Coparis », en France, à l’occasion de laquelle la Justice avait reconnu la « tromperie certaine » et le « mensonge caractérisé » dont Bolloré avait fait preuve pour prendre le contrôle de Coparis.

De France en Afrique, le groupe français apparaît ainsi comme le sinistre spécialiste de la prise de contrôle de sociétés ou groupes de sociétés via des sociétés de portage occulte auxquelles il consent des promesses de cessions d’actions.

Concussion à tous les étages

Autre méthode qu’affectionne le sieur Bolloré et dont l’affaire Progosa apporte un exemple aussi criant que scandaleux : les dessous de table, qui lui permettent de se mettre dans la poche tous les acteurs de la chaîne de décision en mesure d’appuyer ses intérêts et de servir son ambition.

A Lomé, le requin français n’aura pas hésité à proposer au juge Tiékoé, Président de la Cour Suprême, 150 millions de Fcfa pour confirmer la décision en faveur de Bolloré.

Mais tout n’est pas à vendre : une fois n’est pas coutume, Bolloré l’apprend à ses dépens ! Le juge avertit les plus hautes autorités politiques et judiciaires. Le 6 février, des responsables de Bolloré en visite à Lomé sont interpellés, placés en garde à vue, mis en examen pour corruption active de magistrat, placé sous contrôle judiciaire et finalement libérés moyennant une caution de 150.000 euros.

L’affaire est à rapprocher d’un autre cas de corruption de magistrat, l’affaire Tible.

Lors du rachat de la société Saga, une société de transport maritime, Bolloré s’était assuré l’appui du juge Tible, ancien Président du Tribunal de commerce de Nanterre, président de l’Association des magistrats consulaires des Hauts-de-Seine, très influent dans la juridiction, en lui accordant un prêt à des conditions plus qu’avantageuses. Tible avait bénéficié de la banque Rivaud, propriété Bolloré, d’un prêt à un taux ridiculement bas (3%).

Et contrairement aux pratiques bancaires habituelles, la banque n’avait demandé à Tible aucune garantie réelle, le prêt étant garanti sur ses honoraires de mandataires ad hoc …

Autre affaire de corruption, celle de Douala, au Cameroun, où l’entreprise française a tenté d’acheter la complaisance de certains officiels africains. Des sommes très importantes auraient été versées au Directeur Général du Port Autonome de Douala pour couvrir ces irrégularités, révèle la presse.

De fortes commissions, d’un total de 5 milliards de Fcfa, auraient été versées pour assurer à Bolloré la mainmise sur le port de Douala.

Un impitoyable prédateur

Et quand corruption et tromperie ne suffisent pas à Bolloré pour avoir le dessus sur ses concurrents, le prédateur impitoyable n’hésite pas à recourir à des méthodes autrement plus brutales et à imposer sa mainmise par de véritables coups de force.

Dans l’affaire Progosa, n’a-t-il pas refusé toute conciliation, tout arbitrage du gouvernement togolais ? Exigeant que soient rendus à son groupe les actifs dont il réclame la propriété préalablement à toute discussion, M. Cotti, DG Bolloré au Togo, semble en effet avoir d’entrée de jeu tué dans l’œuf toute possibilité d’accord. Jacques Dupuydauby avait pourtant ouvert la voie à un arrangement en proposant de s’en remettre à la décision du gouvernement togolais quant au sort de S.E.2M. et S.E.3M. Togo.

Mais Bolloré semble étranger à l’idée même de négociation, d’arrangement, de pourparlers.

C’est par la force qu’il impose sa mainmise sur les entreprises qui ont le malheur d’attiser sa convoitise.

En témoignent, en France, l’affaire Coparis ou le rachat de la Saga, et plus récemment la cas Havas. En Angleterre, la voracité du français semble aujourd’hui se heurter à une résistance farouche de la part du groupe de communication Aegis ; ses velléités prédatrices aboutiront-elles malgré tout ? Par quelle nouvelle turpitude Bolloré s’illustrera-t-il cette fois pour remporter la partie ?… ».

Article repris de L’Occidental:

Côte d’Ivoire : Comment Bolloré s’assure la complaisance de la Justice

publié par Loccidental, le dimanche 25 juin 2006

Le Groupe Bolloré continue de faire parler négativement de lui. L’on se rappelle la méthode utilisée par ce requin français du transport maritime, pour le contrôle du port d’Abidjan. En 2003, au mépris de la législation ivoirienne et des procédures administratives en matière de passation de marchés publics, le groupe français, par le canal de sa filiale SETV (Société d’exploitation du terminal à conteneurs de Vridi), s’accaparait la gestion du terminal à conteneurs de Vridi. Foulant aux pieds les règles élémentaires de bonne gouvernance et cela, au grand dam des opérateurs du secteur portuaire et même de la banque mondiale.

A ce sujet, des experts invoquent même des motifs de nullité et d’invalidité de la convention. Car il se trouve que Bolloré n’a jamais reçu l’agrément ministériel préalablement requis pour exercer de telles activités. La SETV opérant à ce jour, selon la presse togolaise sur le fondement d’une ordonnance du 17 mai 2004. « Par quels moyens de pression ou de persuasion une décision aussi opportune pour Bolloré a-t-elle été emportée ? Corruption ? Intimidation ? Trafic d’influences ? », s’est interrogée la presse togolaise. Qui affirme que l’ordonnance a depuis été jugée « sans fondement juridique sérieux » et rétractée par le Tribunal de première instance d’Abidjan. Une décision de justice qui néanmoins n’empêche pas Bolloré de continuer d’exercer ses activités au port d’Abidjan. Au Togo, un deal de ce géant du transport maritime a été éventé par la presse locale. En effet, en février 2006, une tentative de corruption d’un magistrat togolais par le Groupe Bolloré, dont le n°2 Gilles Alix et quatre de ses collaborateurs, a fait grand bruit. Ces individus ont même été détenus dans une brigade de gendarmerie et mis en examen (l’instruction suit son cours). La presse du pays de Faure Gnassingbé qui a décidé de ne rien lâcher en ce qui concerne le groupe Bolloré vient de faire des révélations. Au sujet d’une collusion entre la justice française et ledit groupe. A travers les journaux, « AGNI » n° 84 du 30 mai, « La Matinée » n° 248 du 31 mai 2006 et l’hebdomadaire n° 389 du 31 mai 2006. De quoi s’agit-il ?

Un cas patent en France

En 1996, la Saga, société de transport maritime, étant en grande difficulté, le tribunal de commerce de Nanterre (France) désigne deux magistrats ad hoc afin de trouver une solution qui évite à l’entreprise le dépôt de bilan. Parmi les mandataires, Henri Tible, ancien président du tribunal de commerce de Nanterre, président de l’Association des magistrats consulaires des Hauts-de-Seine, très influent dans la juridiction. A en croire ces journaux, Bolloré est sur les rangs pour racheter la Saga, conseillé dans cette affaire par Didier Calmels, spécialiste de la reprise de sociétés en dépôt de bilan. Qui passe pour être très bien introduit auprès du tribunal de commerce de Nanterre, où sa femme occupe le poste de secrétaire générale. Mais là où le bât blesse, c’est que Henri Tible se trouve être administrateur dans l’une des sociétés de Calmels. Le président Tible convainc le conglomérat belgo-sud africain CMB-Safren de s’allier à Bolloré dans la reprise de Saga, permettant ainsi à Bolloré de phagocyter son seul concurrent dans le transport maritime en Afrique francophone. Autre fait et toujours selon la presse togolaise, Bolloré a souvent recourt à d’autres moyens, bafouant sans scrupules le principe d’indépendance de la magistrature. Ainsi, en janvier 1999, le Groupe Bolloré embauche comme directeur des affaires juridiques le juge Jean Luc Delahaye, un magistrat en disponibilité. Ce juge a exercé en 1985 les fonctions d’adjoint au chef du service juridique de l’ex-COB (Commission des opérations de Bourses) aujourd’hui AMF (Autorité des marchés financiers) avec laquelle lui et les avocats dont il s’entoure entretiennent d’étroites et profitables relations. Pour preuve, saisie depuis un an d’un montage frauduleux organisé par le juge Delahaye pour Bolloré, l’AMF n’a encore procédé à aucune investigation… Mieux, parmi ses collaborateurs, compterait Mme Lemesle (documentaliste du groupe), épouse d’un ancien conseiller juridique du président Chirac. Quant à Mme Marie Darmaillac, secrétaire générale adjointe du groupe, Bolloré fait coup double lorsqu’il l’embauche en 2005. Elle-même magistrat en disponibilité, elle a pour époux l’un des premiers magistrats de France, Jean-Louis Nadal, procureur général près de la cour de cassation de Paris. Ainsi pour s’attirer certaines faveurs, le Groupe Bolloré n’hésite pas à infiltrer le temple de Thémis.



L’Arabie Saoudite va défendre son pétrole

29 08 2007

Kingdom Tower at night.JPG

(photo: Riyad)

The Times révèle que l’Arabie Saoudite compte dépenser 5 milliards de dollars pour augmenter sa force de protection d’infrastructure pétrolière de 600%. Le plus grand exportateur pétrolier au monde fera donc passer sa force de sécurité de 5000 à 35000 personnes. À titre de comparaison, les forces armées de l’Arabie Saoudite comptent 200000 soldats, dont 70000 font parti de l’armée de terre, les forces armées du Canada comptent 65000 soldat(e)s, dont 35000 (incluant les reservistes) font parti de l’armée de terre.



Image du jour

29 08 2007

http://graphics8.nytimes.com/images/2007/01/17/business/0117-biz-webLEONHARDT.gif

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Pourquoi Kabila devait partir

28 08 2007

Quatre ans après avoir été porté au pouvoir par les ÉU, le Rwanda et l’Ouganda, Kabila est assassiné, mais c’est bien plus tôt que ses alliés se retournent contre lui, dès 1998 le Rwanda et l’Ouganda repartent en guerre contre Kabila. Dans un billet précédent je faisais part de mes suspicions que le coup d’État en Thaïlande aille été appuyé par le FMI/BM ou par des intérêts voulant une participation du FMI dans la gouvernance de la Thaïlande. Deux articles que je viens de lire font croire que Kabila-père aurait été éliminé pour des raisons semblables. Voici les faits :

 

  • Arrivé au pouvoir en 1997 Kabila refusa de payer à la BM les dettes contractées par Mobutu (qui s’était fait supplié par le duo FMI/BM d’emprunter pour se battre contre le communisme en Angola, ces dettes n’avaient servi qu’à acheter des armes pour défendre les intérêts étasuniens, et engraisser les comptes de Mobutu). Laurent Désiré Kabila a déclaré que “la République Démocratique du Congo ne remboursera parce qu’on ne voit aucun travail y effectué avec cet argent”. Il leur a rappelé que “si vous prêtez de l’argent à un voleur, vous devez vous attendre au risque de ne pas être remboursé cet argent dans l’avenir”.
  • Kabila ne comptait pas non plus contracter plus de dette auprès du FMI/BM, il déclara : “Nous allons trouver de l’argent. Dites-moi: qui réfuse d’acheter notre or, notre diamant, notre cobalt…?”
  • Après l’assassinat de Kabila-père, Kabila-fils effectura un virage de 180 degrés sur cette politique envers le FMI/BM. Il ira même jusqu’à nommé un ex-employé du FMI comme ministre des finance (même chose qui est arrivé après le coup en Thaïlande). Jean-Baptiste Sondji, ancien minister de la santé sous Kabila-père de dire :

 

«Les Occidentaux ont ensuite provoqué la guerre contre le Congo-Brazzaville dans le but de mettre Kabila dans une position intenable. Il devait quitter la scène. De toute façon, l’assassinat de Kabila a été une opportunité pour les Occidentaux d’amorcer un plan conçu depuis longtemps. Kabila-fils devait passer de leur côté et faire un virage à 180 degrés. La composition de son gouvernement reflète davantage la mainmise des intérêts étrangers que les préoccupations des Congolais.

 

En RDC, la crise est d’abord politique. Mais Kabila-fils se contente de ministres avant tout technocrates. Comment résoudre des problèmes politiques avec une équipe de technocrates et de mandataires des intérêts étrangers? Le nouveau ministre de l’Économie et des Finances par exemple, Matungulu Mbuyamu, a été le représentant du FMI au Cameroun.»

 

Il semblerait donc que Kabila-père a été assassiné pour rendre le contrôle du pays au FMI.

 

Voici les deux articles :

 

http://www.oxfamsol.be/fr/docs/oxfaminfo121/RDCONGO.pdf

 

http://www.congopanorama.info/economy/econ-imfwb.shtml

 



Image du jour

28 08 2007



Burma: the UK connection

27 08 2007



Myanmar: un génocide financé par Total

27 08 2007

The image “http://www.birmanie.net/images/pasdimpunite.jpg” cannot be displayed, because it contains errors.La junte militaire qui gouverne le Myanmar doit être le régime le plus sanguinaire sur la planète à l’heure actuelle. Ce régime est financé par le tourism mais surtout par la gentille pétrolière française Total (Total-Fina-Elf).

Voici quelques vidéos sur le régime:

The image “http://www.birmanie.net/birma/images/char.gif” cannot be displayed, because it contains errors.Voici un article de Solidaires sur le sujet:Les peuples birmans vivent depuis plus de vingt ans sous le joug d’une dictature militaire. A la fin des années 80, la junte est contrainte d’organiser des élections qu’elle pense pouvoir remporter. Les urnes donnent 80% des suffrages à l’opposition. La junte refuse le résultat démocratique et lance une féroce répression des militants de l’opposition démocratique, emprisonnés par milliers. La plus connue d’entre eux, Aung San Suu Kyi, est devenue entre temps Prix Nobel de la Paix.
C’est dans ce contexte qu’au début des années 90 commence l’exploitation d’un
gisement de gaz dans le golfe de du Martaban. La compagnie d’Etat MOGE s’associe
avec Total pour exploiter ce gisement et construire un pipeline qui doit acheminer
le gaz en Thaïlande, principal client. La construction du pipeline s’effectue
sous protection de l’armée qui déplace de force des villages et des populations
entières, emploie des travailleurs forcés pour débroussailler. Une série de violations
de droits de l’Homme que Total ne pouvait ignorer, auxquelles s’ajoutent les exactions des soudards de l’armée birmane, exécutions, viols …
Cette situation inacceptable est dénoncée depuis plusieurs années par les associations de défense des Droits de l’Homme. C’est l’opposition birmane elle-même qui réclame le départ de Total de Birmanie, car c’est cette présence qui offre à la junte ses principales ressources fiscales, qui lui a permis de doubler la taille de son armée.
Cette dénonciation n’est pas sans affecter Total. La multinationale a déployé des
efforts considérables pour tenter de redorer son image de marque : un site Internet
entier consacré à justifier sa présence en Birmanie, l’achat des services de Bernard
Kouchner qui a commis un rapport visant à dédouaner Total…
En réalité, les « investissements » humanitaires de Total profitent bien plus aux soldats
et à leurs familles qu’aux populations locales.
La Campagne « Total pollue la démocratie, stoppons le totalitarisme » est relancée
en France par un collectif constitué de la Ligue et de la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH et LDH), France Libertés, Agir Ici, Info Birmanie, auxquels s’est associé SUD Chimie. Des initiatives seront proposées dans les semaines à venir.
L’objectif : obtenir le retrait de Total de Birmanie Pour Sud Chimie, la lutte quotidienne pour défendre les intérêts des salariés ne peut ignorer les conditions dans lesquelles les trusts multinationaux accumulent leurs profits. Nous regrettons que les autres syndicats existant dans le groupe Total n’aient pas osé s’associer
à cette campagne. A travers la mise en évidence de la responsabilité de Total en Birmanie, nous considérons que c’est l’ensemble des pratiques des compagnies pétrolières en Afrique et en Amérique Latine qui sont ainsi dénoncées : soutien à des régimes dictatoriaux et corrompus, violente répression antisyndicale comme en Colombie, pollutions ou risque de pollution autorisation de mise en exploitation des réserves d’Alaska… Au-delà, ce sont les pratiques des multinationales à travers le Monde qui sont montrées du doigt : exploitation des enfants, droits de l’homme bafoués, conditions de travail inhumaines, destruction de l’environnement… Plus que jamais, un autre Monde est possible et nécessaire. Un autre Monde dans lequel l’Homme ne sera plus asservi par la puissance économique, mais dans lequel au contraire l’économie sera mise au service du bienêtre et de l’épanouissement de tous et toutes, de chacun et chacune.

Pour en savoir plus …
Sud Chimie Pharma (Solidaires dans la Chimie) : 06 83 16 58 26
Sur Total en Birmanie : www.fidh.org
Sur les pratiques des multinationales : www. forumcitoyenpourlarse.org
Et voici un livre parlant de la situation:

Birmanie TOTALitaire - Cliquez pour voir la couv en grand
La dictature instaurée en Birmanie par le général Ne Win en 1962 est l’une des plus criminelles du monde. La France travaille pourtant avec la Birmanie. Total, impliquée dans l’exploitation du travail forcé des paysans birmans aussi bien que dans le blanchiment d’argent depuis 1994, est le principal soutien du régime. C’est avec Total que l’État birman, premier producteur mondial d’héroïne, qui n’hésite pas à recourir au viol massif des droits de l’homme pour réprimer l’opposition, trouve sa plus importante source de devises légales.
Ce livre est une plongée au pays de l’horreur – une horreur contemporaine.

Qu’est-ce qu’une dictature aujourd’hui ? Le texte d’Alan Clements décrit
l’horreur à l’état brut.
Ce petit livre au vitriol dénonce aussi la politique de la France en
Birmanie. Dictature terrifiante, le régime birman se fonde sur l’exploitation
à grande échelle du marché de l’héroïne.
Les généraux de Rangoon se sont mis au ban des nations en réprimant
sauvagement le soulèvement populaire de 1988, puis en ne
reconnaissant pas les résultats des élections de 1990 et en assignant à
résidence le leader de l’opposition, prix Nobel de la Paix, Aung San Suu
Kyi.
C’est dans ce contexte que la diplomatie française s’est portée à leur
secours. Total est devenu le premier investisseur étranger en Birmanie.
L’industrie du tourisme français a de même été encouragée aux pays des
mille pagodes.
Ainsi les dictateurs narco-trafiquants se sont vus offrir des sources de
devises qui leur permettent de blanchir l’argent de la drogue, leur
principale source de financement.
Dénoncé récemment par le gouvernement belge, Total, compromis
également dans l’exploitation du travail forcé, bénéficie toujours du
soutien inconditionnel du gouvernement français, malgré le rapport
accusateur de la mission d’information parlementaire sur les activités
petrolières, en 1999.
C’est ce scandale majeur de la République qui est ici mis en lumière.

« La Birmanie et son régime actuel, une narcojunte à l’état brut, exercent
depuis leur avènement, 1988, sur certains secteurs politiques,
économiques et affairistes français une véritable fascination. Cet
engouement pour un régime que toutes les démocraties s’accordent à
trouver infréquentable est, depuis une dizaine d’années, encouragé en
haut lieu, du Quai d’Orsay au […] Medef, en passant par l’Élysée, où le
président Chirac s’est lui-même fait publiquement le chantre de
l’investissement du pétrolier Total en Birmanie . »
Francis Christophe

Pour en savoir plus, visitez ce site Internet.



Tourisme au Myanmar: l’esclavage des Birman(ne)s

27 08 2007



Chili: découverte de restes d’ouvriers massacrés en 1907

27 08 2007

Texte repris du blogue Solidarité Ouvrière

Les restes de 820 victimes présumées de la première grande protestation ouvrière de l’histoire du Chili ont été exhumés hier. La “grève du sel” – comme elle est connue – est arrivée à paralyser la majorité des 102 gisements de sel du nord du pays qui au début du siècle dernier était la principale source de richesse du pays. Selon les organisations ouvrières d’alors, le massacre, ordonné par l’ex-président Pierre Montt, aurait coûté la vie de près de 3600 travailleurs, leurs femmes et leurs enfants. En décembre, cent ans se seront écoulés de ce qui fut la naissance du syndicalisme chilien.

Afin de reconstruire l’histoire et afin de déterminer avec exactitude la quantité de victimes, une équipe d’experts a commencé il y a trois semaines à exhumer des restes d’une cour du Service de Médecine Légale d’Iquique, près de deux mille kilomètres au nord de Santiago. Non seulement il n’existe pas de chiffre officiel des morts, mais les versions diffèrent énormément. Les journaux et le gouvernement de l’époque ont toujours soutenu qu’ils n’ont pas dépassé les 130, cependant, les syndicats ont parlé de milliers.

Fin de l’article ici.




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