Le premier ministre japonais Shinzo Abe après la défaite de sa coalition aux élections sénatorialesShinzo Abe, le premier ministre japonnais, est un grand supporteur de l’actuelle politique étasunienne. En 1947, après la seconde guerre mondiale, le Japon s’est doté (sous forte pression et occupation militaire étasunienne) d’une constitution pacifiste qui ne lui permet pas d’envoyer des forces armées à l’extérieur du pays. Depuis l’invasion étasunienne de l’Irak, les ÉU mettent de la pression sur le Japon pour qu’il envoie des forces armées en Irak afin de soulager un peu les forces étasuniennes, Abe entend donc céder aux ÉU et modifier la constitution (contre la grande opposition civile ) du Japon pour lui permetre d’envoyer des troupes hors Japon. Un autre des grands projets de Abe fût la privatisation de la compagnie postale Japonaise (qui est aussi une banque comme ça ce fait aussi en Europe). Au cours des dix premiers mois de son mandat, il a eu bien des difficultés, comme le rapporte Radio-Canada:

Devenu en septembre 2006 le plus jeune premier ministre japonais de l’après-guerre, à l’âge de 52 ans, M. Abe avait déjà frappé un mur d’indifférence, voire d’hostilité, de la population avec son programme très idéologique. Considéré comme un faucon, partisan de l’alliance avec les États-Unis, il a lancé un processus de révision de la Constitution pacifiste de 1947.

Toutefois, la population japonaise semble plus préoccupée par les questions d’emploi, de bien-être économique et du vieillissement de la population.

Le manque d’expérience et d’autorité du premier ministre Abe a surtout été mis en évidence par une série d’erreurs et de scandales financiers. Un énorme fiasco a notamment été révélé dans la gestion du système de sécurité sociale, lorsque 50 millions de dossiers de cotisants sont devenus inutilisables.

En décembre dernier, un proche de Shinzo Abe a dû démissionner pour une affaire de moeurs, suivi peu après par le secrétaire d’État pour les Réformes administratives, accusé de corruption. En février, le ministre de la Santé, Hakuo Yanagisawa, a qualifié les femmes de « machines à faire des enfants ». La déclaration a provoqué un tollé et a obligé le premier ministre à prendre sa défense.

En mai, le ministre de l’Agriculture, Toshikatsu Matsuoka, s’est suicidé après avoir été accusé de corruption. Enfin, en juillet, le ministre de la Défense, Fumio Kyuma, a été accusé d’avoir justifié les bombardements atomiques d’Hiroshima et de Nagasaki, durant la Deuxième Guerre mondiale, et a démissionné.

Et maintenent, pour couroner le tout, Shinzo Abe vient d’essuyer une grande défaite aux éléctions sénatoriales. Lui qui avait la grande majorité des sièges de la chambre haute vient de se voir attribuer qu’une très faible minorité.